Le Salvador bannit le Roundup de Monsanto et connaît des récoltes records

Le Salvador a tourné le dos aux semences OGM et aux produits phytosanitaires pour favoriser la culture de graines locales par des méthodes naturelles. Depuis, le système agricole du pays gagne en durabilité et en productivité.

En septembre 2013, le Salvador votait l’interdiction de 53 produits phytosanitaires à usage agricole. Parmi eux, ce grand pays producteur de café, coton, maïs et canne à sucre retirait du marché le Roundup (glyphosate), désherbant vedette de Monsanto, récemment classé “cancérogène probable” par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

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Vins du Roussillon : des brebis comme alternative au désherbant chimique

Réintroduction des brebis dans les vignes escarpées du Pyrénées-Orientales pour lutter contre les pesticides : une expérience que tentent actuellement six vignerons du cru Banyuls et Collioure. Lancé en janvier 2014, ce projet se poursuit jusqu’en juin 2016. Il est suivi par le CNRS.

L’objectif est de mesurer l’efficacité et l’impact des troupeaux de moutons dans les vignes. Des carottages seront effectués régulièrement dans le sol des vignes par des scientifiques du CNRS . Ce projet a été lancé par le ministère de l’agriculture, une expérience qui pourrait permettre d’utiliser moins de pesticide dans les vignes. Le projet a été présenté dans un lycée agricole à l’occasion de la semaine de lutte contre les pesticides.

France3 Région Languedoc-Roussillon

Tomates sans eau ni pesticide : cette méthode qui fascine les biologistes

Les méthodes de Pascal Poot, loin de l’agriculture moderne, sont aussi hyperproductives que naturelles et peu coûteuses. Des scientifiques pensent y trouver des réponses au changement climatique.

Ici, le terrain est si caillouteux et le climat si aride que les chênes vieux de 50 ans sont plus petits que les hommes. Pourtant, à l’entrée de la ferme de Pascal Poot, sur les hauteurs de Lodève (Hérault), trône une vieille pancarte en carton : « Conservatoire de la tomate ». Pourtant, chaque été, les tomates Poire jaune et autres Noires de Crimée poussent ici dans une abondance folle.

Sans arrosage malgré la sécheresse, sans tuteur, sans entretien et bien sûr sans pesticide ni engrais, ses milliers de plants produisent jusqu’à 25 kg de tomates chacun.

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Retour des aides pour les agriculteurs bio

Pour les agriculteurs bios, les 25 % d’aides en moins ne sont plus qu’un mauvais souvenir. Une semaine après avoir signalé une coupe dans les subventions allouées aux agriculteurs bios, le ministère de l’agriculture revient sur sa décision et annonce un rétablissement de leurs aides.

Une décision que le ministre de l’agriculture Stéphane Le Foll explique en ces termes : “Il y a eu plus d’agriculteurs conventionnels qui se sont convertis au bio que ce que nous avions prévu d’où un problème budgétaire. J’ai décidé de mettre en œuvre des mesures de compensation pour l’année 2014 qui seront versés en 2015“.

Un effort expliqué par la volonté de l’état de généraliser le bio. En quatre ans, il souhaite doubler les surfaces agricoles consacrées à ce mode de production.

Les agriculteurs bio français sont en danger

L’agriculture bio est en danger !” alertent les agriculteurs bio français qui s’inquiètent du maintien des aides de l’État dans le cadre de la mise en œuvre en France de la nouvelle PAC (Politique Agricole Commune) à partir de 2015.

A l’initiative de l’AMAP La Riche en bio, un courrier a été envoyé en juillet 2014 à Monsieur Stéphane Le Foll, Ministre de l’Agriculture, et à Alain Rousset, Président de l’ARF (l’Association des Régions de France) afin de sauver les agriculteurs bio français.

Ce courrier est signé par l’association “Éleveurs Bio de France” (qui regroupe plus de 2000 éleveurs bovins, ovins, porcins, lait, volailles et œufs), la fédération Lait bio de France (qui regroupe 5 organisations d’éleveurs laitiers bio et représente près de 1000 fermes qui produisent environ 50% de la collecte de lait bio français), la fédération Cohéflor Bio (fruits et légumes bio), l’association “Manger Bio Ici et Maintenant” (restauration collective) et Les Coopératives de grandes cultures Bio.

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Bernard Charbonneau : « Repenser notre civilisation »

Bernard Charbonneau (1910-1996) est l’auteur qui, en 1973, a écrit “Triste campagnes”. Dans cet essai, il examine comment ce que l’on appelait à l’époque la modernisation agricole a favorisé le déclin et la décomposition des sociétés paysannes du Béarn, dans le Sud-Ouest de la France, où il avait choisi de s’établir au lendemain de la deuxième guerre mondiale.

Ce faisant, à travers l’examen méthodique de l’évolution d’une région donnée, il mettait à nu de manière prémonitoire la logique d’une évolution technique et économique qui n’a fait que s’accélérer et qui aujourd’hui, partout dans le monde, dissout le lien qui associe les sociétés paysannes à leurs terroirs et détruit leur identité.

Charbonneau a porté sur son siècle un regard à la fois critique et exigeant. Dès sa jeunesse, il acquiert la conviction que ce siècle serait – et pour les mêmes raisons – à la fois celui des totalitarismes et du saccage de la nature. Du Jardin de Babylone, à La planète et le canton, en passant par Tristes Campagnes et La fin du Paysage, c’est cette conviction, qui oriente sa manière de décrire l’évolution du monde et des paysages qui l’entourent ; c’est le fil rouge de sa carrière de penseur qui fut celle d’un géographe et d’un professeur.

Toute son œuvre est marquée par l’idée que « le lien qui attache l’individu à la société est tellement puissant que, même dans la soi-disant “société des individus”, ces derniers sont si peu capables de prendre leurs distances avec les entraînements collectifs que, spontanément, ils consentent à l’anéantissement de ce à quoi ils tiennent le plus : la liberté. »

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Pérou : Le sucre bio est un succès complet

A 55 ans, Vicente Cordoba ne cache pas sa fierté. Le sucre complet biologique qu’il produit sur les hauteurs de Montero, au nord du Pérou, est aujourd’hui consommé en France, en Italie, au Canada et en Nouvelle-Zélande.

« Quand on a commencé, en 2000, on ne pensait pas que notre produit irait si loin », sourit le paysan. En 2013, la coopérative Norandino, dont il est membre, a exporté 751 tonnes de sucre, contre 531 en 2012.

Comme lui, 700 producteurs de la région de Piura se consacrent aujourd’hui à cette production. Ils étaient moins de 200 à cultiver la canne à sucre au début des années 2000. « A l’époque, on en faisait de la chancaca , qu’on vendait sur le marché local à 10 ou 15 sols le sac de 15 kg, un revenu très faible », confie Vicente Cordoba.

Avec l’aide des ingénieurs de l’ONG Progreso, les producteurs de Montero ont alors cherché à donner de la valeur ajoutée à leur production, en changeant le processus de transformation de la canne à sucre. « Au début, peu de producteurs se sont risqués, car il n’y avait pas de marché établi, se souvient Yeni Robledo, l’ingénieure chimiste chargée de la filière du sucre complet à Norandino. C’est là que les dirigeants d’Ethiquable sont entrés en jeu. »

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Cinéma : Résistance Naturelle

Réunis sous le soleil de l’Italie, une poignée de vignerons et un directeur de Cinémathèque partagent leur passion du vin et du cinéma. En quelques années, des agriculteurs libres ont transformé la conception du vin ainsi que son marché en produisant un vin dit « naturel ».

Par goût de la liberté, de la transmission, de l’honnêteté artisanale et de la santé de la planète (et de ses habitants), ils sont entrés en résistance. Contre la tyrannie du marché et des gouvernements qui le servent.

Mais un engagement écologique envers la nature ne sert à rien s’il n’y a pas également une écologie de la culture. Comme le vin, la transmission vitale et le rôle contestataire de la culture cinématographique sont menacés de disparition. Dix ans après Mondovino, Jonathan Nossiter part à la rencontre en Italie de ses quelques résistants, de ces passeurs de vie.

Stefano Bellotti, le Pasolini des vignes (poète et rebelle) dans le Piémont et Elena et Anna Pantaleoni, deux générations de femmes Émiliennes, ré-imaginent, souvent avec leur ironie, comment contester. Rejoins par Corrado Dottori dans les Marches et Giovanna Tiezzi en Toscane, ils partent tous à la recherche de la prochaine bataille.

(Merci à Romain)

Dans l’enfer de la malbouffe

Entre le fromage synthétique et les îles flottantes sans œufs, l’industrie agroalimentaire nous fait avaler n’importe quoi. Un livre enquête sur ce phénomène. A en perdre l’appétit.

Le scandale des lasagnes à la viande de cheval a jeté une lumière crue sur le phénomène de la malbouffe. Mais cet événement est une goutte d’eau dans la mer. Et ce serait presque une gentille rigolade par rapport aux futurs scandales qui risquent d’ébranler le domaine de l’agroalimentaire.

Dans un ouvrage sorti mercredi, «Vive la malbouffe, à bas le bio», Christophe Labbé et Olivia Recasens, journalistes au Point, Jean-Luc Porquet et Wozniak, journaliste et dessinateur au Canard enchaîné, nous dressent le musée des horreurs de la bouffe.

Le bio
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Musique : Ecowar

NB: En raison du son particulièrement “hardcore”, pensez à diminuer le volume de votre PC…

Paroles de la chanson du groupe Tagada Jones

Production et rentabilité ne laissent pas de place pour la qualité,
Pas de pitié sur le marché, l’économie doit tout dévorer,
Aujourd’hui encore, les aliments proviennent de la terre,
Mais depuis quelques années, la productivité leur a déclaré la guerre
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Beaujolais Terres d’Avenir: Enquête sur un Beaujolais qui n’est pas encore arrivé…

Je pense que la meilleure manière de rendre justice à ce reportage, c’est en premier lieu, de mettre en lumière la noblesse (pas moins) de sa dimension utilitaire : son but n’est pas de distraire ou de faire rêver, mais de faire réfléchir et faire avancer…

Aux États-Unis, la « Transition » prépare l’après-pétrole

Au beau milieu des États-Unis, l’après-pétrole a commencé. Au pays de l’essence pas chère et de la négation du réchauffement, des groupes de citoyens se sont donné pour mission d’aider les communautés américaines à se préparer à la double échéance de la fin du pétrole et du changement climatique.

Leur mouvement a un nom : la Transition.

Rob Hopkins

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