Japon : La forêt éternelle

Si l’écosystème de la forêt japonaise a été préservé malgré la présence de l’homme, elle le doit au principe d’harmonie et d’autosuffisance qui régit les rapports des Japonais à la nature. Depuis près de 4.000 ans, ils pratiquent une technique de brûlis qui vise autant à entretenir la forêt qu’à profiter de ses fruits.

Bien manger, mais à quel prix ?

Avec 58 milliards d’euros par an, les subventions accordées à l’agriculture représentent le deuxième poste budgétaire le plus coûteux de l’Union européenne. Les intentions de départ étaient vertueuses : aider les petits agriculteurs, stabiliser les prix alimentaires, assurer les approvisionnements et favoriser les exportations.

Quelques décennies plus tard, la situation est catastrophique. Les exploitations de taille modeste ne peuvent plus survivre, tandis que les très grosses, qui pratiquent l’agriculture et l’élevage à une échelle industrielle, prospèrent.

La qualité des produits s’en ressent, sans parler des conséquences sur l’environnement.

États-Unis : Les tracteurs autonomes de l’avenir

Faire une voiture autonome c’est compliqué, il faut gérer la circulation, les erreurs des autres usagers, les piétons, les vélos, la signalisation, etc.

Dans un champ tous ces problèmes disparaissent, c’est pour ça qu’il existe déjà des tracteurs autonomes utilisés en production et qui réalisent toutes les tâches courantes en étant guidés par GPS et qui arrivent même à se coordonner avec d’autres machines agricoles.

États-Unis : La corde du diable

Le fil de fer barbelé a été inventé et breveté aux États-Unis à la fin du XIXe siècle, à l’époque de la conquête de l’Ouest. Outil à vocation agricole, il devient rapidement un agent de surveillance.

Il permit de domestiquer l’espace, de contrôler les animaux et les humains, de revisiter les notions de frontières – ainsi le mur qui barre le territoire américain aux migrants mexicains.

Grâce à une iconographie abondante et à des rencontres avec des personnages pittoresques – l’auteur d’une encyclopédie, un collectionneur ironique, un inventeur de nouvelles techniques de barbelé, ce périple à travers les États-Unis revient sur une certaine histoire du territoire, de la clôture, de la frontière…

Turquie : Noisettes amères

En Turquie, des dizaines de milliers de familles kurdes se rendent chaque année dans le nord-est de la Turquie pour la récolte des noisettes. Tout le monde est mis à contribution, y compris les enfants.

Si le travail des enfants est interdit en Turquie, on estime pourtant qu’un demi-million d’entre eux travaillerait dans l’agriculture, 11 heures par jour, notamment dans les plantations de noisetiers. Avec un taux de chômage avoisinant les 35%, le travail saisonnier est devenu le seul moyen de survie pour des milliers de familles, dont les enfants sont payés 1 euro de l’heure.

Le temps des récoltes, des milliers de familles quittent leur domicile pendant pour vivre dans des camps de toile, dans des conditions sanitaires épouvantables. Les enfants travaillent et, de plus, se voient privés d’accès à l’éducation pendant plusieurs mois par an.

Trois quart des noisettes produites dans le monde proviennent des bords de la Mer Noire. La majeure partie de la récolte est exportée vers l’Allemagne et l’Italie où est installé le géant Ferrero, détenteur des marques Nutella et Kinder…

Les routes du cochon [Rediff.]

La viande de porc est la plus consommée en France – plus de trente kilos par personne par an. Pourtant, difficile de savoir d’où proviennent les cochons une fois transformés.

Le reportage retrace le parcours de la filière porcine, chez les agriculteurs, dans les coulisses de l’industrie agro-alimentaire, dans les abattoirs outre-Rhin, où des intérimaires roumains et polonais travaillent dans des conditions très précaires. Mais toutes les garanties sanitaires sont-elles réunies pour les consommateurs?

« Jardiniers, levez-vous ! » : Chronique d’une résistance jardinière

Tournée en autoproduction, cette chronique de la résistance jardinière est destinée à faire prendre conscience aux citoyens, et particulièrement aux citadins « hors sol », de l’absurdité de la législation franco-européenne sur les semences potagères qui empêche les maraîchers de recourir comme autrefois aux graines reproductibles, gage d’autonomie et de respect du vivant.

C’est après s’être informés sur les dérives du système agro-industriel (le succès du « Monde selon Monsanto » en est l’exemple le plus parlant), qu’ils ont voulu se rendre sur le terrain à la rencontre des acteurs engagés dans la préservation de notre patrimoine alimentaire, à même le sol.

Des citoyens-jardiniers qui se battent pour que la biodiversité potagère ait encore un avenir, ce qui peut sembler compromis à la vue des dernières législations en la matière (privatisation du vivant).

Le gaspillage de nourriture dans un monde qui a faim

Un quart de la nourriture produite dans le monde est perdu chaque année à cause de récoltes inefficaces, de mauvaises conditions de stockage et de gaspillage par les ménages. Réduire ce gaspillage de moitié permettrait de nourrir un milliard de personnes de plus – et règlerait une fois pour toute le problème de la faim.

L’ampleur de ce gâchis de nourriture est particulièrement affligeante à la lumière des conclusions d’une nouvelle étude mondiale, L’État de l’insécurité alimentaire dans le monde de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture. Selon la FAO, 57 pays en développement ont échoué à réaliser l’un des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), arrivé à échéance cette année, qui était de réduire de moitié le nombre de personnes souffrant de la faim. Un individu sur neuf, soit 795 millions au total, se couche le ventre vide.

A l’horizon 2050, la demande alimentaire aura quasiment doublé, d’une part parce qu’il y aura deux milliards de bouches à nourrir en plus et de l’autre à cause de l’appétit croissant d’une classe moyenne émergente.

Bien entendu, des progrès remarquables ont également été enregistrés: au cours du dernier quart de siècle, le monde a nourri deux milliards de personnes de plus et, malgré l’échec de ces 57 pays, le monde en développement dans son ensemble a presque réduit de moitié le nombre de personnes souffrant de la faim.

Lire la suite

Melons : Le “charentais” vient de partout

Tous étiquetés “melon charentais“, ils sont rarement originaires de Charente. Le charentais, c’est le type de melon, la famille des melons à chair orange. En Espagne, le soleil est propice. La récolte a un mois d’avance sur la France.

L’avantage est que la main d’œuvre est une fois et demi moins chère qu’en France. Mais le problème, c’est l’eau. Acheminer quatre litres d’eau par jour et par pied de melon coûte cher. Il faut donc optimiser. Dans l’Hexagone, les melons actuellement récoltés ont poussé sous serre et sont donc plus chers. En juillet, ils seront à l’air libre comme les Espagnols et donc moins chers.

Alena : Les mirages du libre-échange

La résistance contre la déferlante du commerce sans limites commence à trouver un écho chez les parlementaires américains, qui ont rechigné devant la ratification accélérée du traité de partenariat trans-pacifique voulue par le président Barack Obama. Après deux décennies, le bilan accablant de l’accord de libre-échange nord-américain (Alena) ne devrait guère les inciter à persévérer dans cette voie.

Conclu entre le Mexique, les États-Unis et le Canada, l’Accord de libre-échange nord-américain (Alena) est entré en vigueur, le 1er janvier 1994, au milieu d’un flot de promesses. Ses promoteurs l’avaient répété: il allait permettre de développer les échanges commerciaux, doper la croissance, créer des emplois, réduire l’immigration clandestine.

Loin d’avoir offert de nouveaux débouchés aux entreprises américaines et de les avoir poussées à embaucher, l’Alena a favorisé les délocalisations industrielles et l’ouverture de succursales à l’étranger, en particulier au Mexique, où la main-d’œuvre est bon marché. Dans le secteur agricole, une multitude d’entreprises américaines spécialisées dans la transformation de produits alimentaires se sont également installées au Sud.

Tandis que le Washington Post s’émerveillait devant la « liste des nouvelles chances et des avantages » qu’il offrait (14 septembre 1993), le Wall Street Journal se réjouissait à l’idée que les consommateurs puissent bientôt bénéficier « de prix plus bas sur une vaste gamme de produits » (7 août 1992). Quant au Los Angeles Times, il assurait : « L’Alena générera beaucoup plus d’emplois qu’il n’en détruira » (29 mai 1993).
Lire la suite

Les robots arrivent dans nos entreprises

Ils sont de plus en plus nombreux à intégrer les entreprises françaises. Depuis plusieurs années, les robots humanoïdes ont investi les usines, l’industrie, mais aussi le domaine des services à l’instar des secrétariats.

On les retrouve même dans l’agriculture. Ainsi, une brouette robotisée accompagne d’ores et déjà certains agriculteurs.

Pourquoi il est si difficile de contenir la surconsommation de terres agricoles

Depuis des décennies, agriculteurs et représentants du monde rural n’ont de cesse d’alerter sur la surconsommation de foncier agricole, venant ponctionner toujours plus le potentiel de l’agriculture. Malgré un nouveau rapport sur la gestion des sols agricoles, rendu par le Cese mercredi 13 mai 2015, le cap à franchir pour des résultats positifs sur le terrain reste important.

En matière de lutte contre le gaspillage des terres agricoles, les rapports se succèdent et, malheureusement se ressemblent. Mercredi 13 mai, le Conseil économique, social et environnemental a voté un avis sur la « bonne gestion des sols agricoles ». Un avis consultatif qui reprend un constat établi depuis des années : la France consomme trop de terres agricoles pour son développement économique, et réduit ainsi inexorablement son potentiel agricole. « D’autant que les terres artificialisées sont le plus souvent les plus fertiles », expliquent les rapporteurs de l’avis Agnès Courtoux et Cécile Claveirole. Dans un précédent rapport publié en avril 2005, le Cese s’inquiétait déjà d’une consommation de foncier deux fois supérieure à celle de l’Allemagne.

Lire la suite

La terre en morceaux

Un pan de la France meurt en silence. Alors que la ville avance et apporte le béton, les terres agricoles disparaissent à grande vitesse: l’équivalent d’un département français est rayé de la carte tous les sept ans – 26 m2 par seconde selon le syndicat des jeunes agriculteurs !

Auteur de nombreux documentaires consacrés au monde paysan (Les terriens, Les bêtes, La maison neuve, La pluie et le beau temps), Ariane Doublet a voulu comprendre les raisons d’un tel désastre. En Normandie, dans le département de la Seine-Maritime, la réalisatrice est partie interroger des agriculteurs, des élus, un aménageur-lotisseur, une maître d’ouvrage de la communauté d’agglomération havraise… Tous se disputent la terre.

Cette raréfaction coïncide avec celle des petites exploitations familiales, prises en tenailles entre le développement des zones urbaines et la croissance exponentielle d’exploitants investissant à tout va. L’hypothèse d’une agriculture financiarisée et sans agriculteurs se dessine.

(Merci à bleu marine)

Le mythe de la croissance illimitée et les historiens

La lithosphère, la biosphère et même l’atmosphère n’ont jamais été autant sollicité que depuis le XIXe siècle jusqu’à nos jours. La révolution industrielle, qui débute dans l’espace anglo-saxon à la fin du XVIIIe siècle, a bouleversé en profondeur les modes de vie des hommes. D’abord localisé en Europe et par l’ampleur que ce nouveau phénomène va prendre, le tout couplé à des raisons politiques et économiques, c’est bientôt l’ensemble de la planète qui est touché. Dans ce contexte, de nouvelles idéologies prennent forme. D’un côté le marxisme, de l’autre le libéralisme qui accouche bientôt du capitalisme. Le XXe siècle accélère cette mutation. Les deux grands conflits mondiaux changent la face du monde.

John Manship : Prométhée – statue du Rockfeller Center à New-York

Au terme de la seconde guerre mondiale, l’espace anglo-saxon parvient à imposer son mode de vie et une idéologie dominante servant ses intérêts. Le capitalisme est roi, les frontières économiques sont mises à bas, le libre-échange brasse les monnaies et pousse à la consommation sans se soucier des effets sur le long terme. Dans ce contexte nouveau, de nombreuses voix s’élèvent et tirent la sonnette d’alarme. L’environnement – plus largement – trouve aussi ses historiens. Ainsi, on voit apparaître, depuis les années 1970, une critique de la croissance, de plus en plus étayée par des travaux de recherches historiques et scientifiques. C’est ce que nous allons tenter de voir ici.

Lire la suite

À qui profite le miel ?

Sans les abeilles et les autres insectes pollinisateurs, nous pourrions tirer un trait sur une grande partie de notre nourriture. Si elles n’étaient plus là pour butiner, les plantes ne pourraient pas se reproduire.

Mais à force de vouloir rentabiliser notre production agricole – à grand renfort de pesticides notamment – nous devenons le premier ennemi de cet allié pourtant essentiel dans l’écosystème qui nous entoure.

Fossiles : dix raisons de sevrer la planète

La dépendance au pétrole, au charbon et au gaz a atteint des niveaux inégalés, menaçant l’environnement et l’économie mondiale. Pourtant, les alternatives existent et sont désormais rentables.

Nous sommes tous junkies. Dépendants au charbon, au pétrole et au gaz. Produits de la décomposition de forêts et micro-organismes voilà des millions d’années, les combustibles fossiles ont dormi sous terre jusqu’à ce qu’Homo Sapiens se mette à les extraire à marche forcée à partir du milieu du XIXe siècle. Grâce à ce shoot énergétique, tout est devenu possible : le drapeau sur la Lune, les fraises en hiver, la pâte à prout fluo. Plus que jamais, les hydrocarbures irriguent nos vies.

Et nos dealers sont bichonnés. Le Fonds monétaire international (FMI) estimait en 2013 que les gouvernements de 176 pays ont subventionné – allégements fiscaux, incitations ou financements directs – à hauteur de 1 900 milliards de dollars le secteur des énergies fossiles en 2011, soit 2,5% du PIB mondial.

Accros ou pas, il va falloir trouver notre bonheur ailleurs. La baisse du prix du pétrole pendant quelques mois nous a maintenus dans l’illusion de la défonce, mais il est déjà remonté. Les gisements facilement accessibles et peu chers à exploiter se tarissent. Surtout, si nous voulons avoir une chance de vivre dans un monde à peu près stable ces prochaines décennies, nous ne pourrons pas extraire jusqu’au dernier atome de carbone du sous-sol.

Lire la suite

La méthode Jean Pain (Rediff)

Jean Pain était un autodidacte, inventeur d’un système de production d’énergie autonome, sans impact sur l’environnement (bilan carbone nul). Il démontrera la possibilité d’extraire de l’énergie thermique par contact avec la masse en fermentation et produira du “bio gaz” à partir de matières fortement ligneuses.

C’est en 1970 que Jean Pain met au point ces “Méthodes”, techniques permettant de fabriquer un compost à partir de broussailles. Les qualités de ce compost sont extraordinaires et lui permettent de produire des légumes même sur des sols très pauvres sans arrosage, sans traitement d’aucune sorte et sans apport de fertilisant autre que son “compost de broussailles“.

En 1972 Ida, son épouse, écrit un livre “Un autre jardin” relatant les découvertes de son mari. En 1976 Jean PAIN sera décoré de la médaille du grade de Chevalier du Mérite Agricole par le Ministre de l’Agriculture de l’époque, Mr Maihaignerie, pour ses travaux concernant le “Compost de Broussailles”.

Il invente le “Broyeur Jean Pain” pour palier à l’indisponibilité du matériel capable de réduire les broussailles et autres végétaux ligneux en un broyat de granulométrie appropriée au compostage selon sa méthode.

Déforestation : 170 millions d’hectares pourraient disparaitre d’ici 2030, selon le WWF

Un nouveau rapport publié par le WWF estime à 170 millions d’hectares la portion de forêt qui disparaitra de la surface de la planète d’ici 2030, si rien n’est fait jusque-là. 

Le développement des activités humaines engendre des dommages considérables sur les écosystèmes. Malheureusement, cette tendance ne va pas en s’arrangeant. C’est ce que suggère un rapport publié récemment par le WWF qui estime à 170 millions d’hectares la portion de forêt qui disparaitra de la surface de la planète d’ici 2030. Une estimation particulièrement préoccupante.

Lire la suite

Australie : Des drones intelligents au secours de l’agriculture biologique

Quand les drones ne sont pas employés pour survoler des centrales nucléaires ou pour livrer des colis d’une quelconque multinationale, ils peuvent parfois trouver une utilité dans le milieu alternatif. Michael Godfrey, un jeune étudiant en agronomie de l’université du Queensland (Australie), propose une application peu commune pour ces engins: le lâcher d’insectes.

Michael Godfrey est un étudiant avec de la suite dans les idées. Le jeune australien a mis au point un drone capable de propager un acarien utile aux cultures dans le but de faire gagner du temps, et donc gagner naturellement en productivité sans intervention de la chimie.

L’insecte bien utile en question est le Neoseiulus Californicus. Un acarien qui se nourrit d’autres insectes et est fréquemment utilisé comme alternative écologique aux pesticides. Le concepteur du drone explique que son idée est d’employer des prédateurs naturels pour contrôler les insectes nuisibles aux récoltes.

De cette manière, il invite à diminuer (ou abolir dans le domaine organique) l’utilisation de produits pétrochimiques, néfastes à l’environnement et trop couteux.
Lire la suite

Les secrets de fabrication des pâtes

Faciles à préparer, les pâtes existent de toutes les tailles et de toutes les formes. 16 paquets sont achetés chaque seconde en France. Et chacun à ses critères : le prix, la qualité ou le temps de cuisson. Les Français en consomment 8 kilos par an.

Reportage à la rencontre d’un industriel, d’un céréalier et d’un artisan pour connaître leurs secrets de fabrication. Trois plats venant de chacun d’eux ont ensuite été testés à l’aveugle par des consommateurs.

Dans l’assiette, les testeurs remarquent la différence. Les plus chères, artisanales sont bien les plus savoureuses. Les variations de prix s’expliquent par les différences de qualité des blés utilisés.

 

Bali : Un prêtre hindou viticulteur

Rai Budarsa, un prêtre hindou de 42 ans, a été le premier à cultiver du vin à Bali. Aujourd’hui, il est à la tête de Hatten Wines, une société viticole qui vend ses produits partout dans le monde.

(Merci à Tilak)

Russie : Projet de ferme bio à Kungur

Message reçu de l’un de nos lecteurs lecteurs installé en Russie:

Bonjour à tous!

Comme nous sommes tous ici globalement d’accord et que je suis fatigué de toujours entendre autour de moi les gens se plaindre manifester etc tout cela à mon avis dans le vide. Cela dissipe notre énergie et aide le système à s’adapter. C’est pour cette raison que, étant passé au cours de ma vie par plein de mouvements, j’ai décidé de partir en Russie.

Projet de longue date, russe première langue au collège. Donc mon but était de créer une ferme / centre écologique. Ici la terre n’est pas un problème donc il est possible de libérer des terres et de les faire migrer vers une agriculture bio plus facilement.
Lire la suite

Pollution, gaspillage et maintenant la facture !

Au sommaire : Californie : un État à sec. Dans certaines villes de Californie, la première puissance mondiale commence à ressembler au Sahel. – Paris à bout de souffle. A Paris, la municipalité cherche à lutter contre la pollution. A cause de maladies chroniques, des Parisiens décident de faire leurs bagages. – Fuites d’eau et pompes à fric. La facture d’eau a augmenté de 6% en 3 ans.

Dans certaines villes de Californie, la première puissance mondiale commence à ressembler au Sahel : les arbres meurent, le bétail aussi, l’emploi s’écroule. A Paris, la municipalité cherche à lutter contre la pollution. A cause de maladies chroniques, des Parisiens décident de faire leurs bagages. Des entrepreneurs astucieux inventent des capteurs nouvelles générations et se lancent dans le ravalement de façades. La facture d’eau a augmenté de 6% en 3 ans. En cause : les coûts de dépollution et le gaspillage. Reportage dans l’Eure-et-Loir, où les collectivités financent une usine pour 15 millions d’euros, et exigent des agriculteurs qu’ils limitent leurs engrais. A Tulle, certains services sont spécialisés dans la recherche de fuites.

Complément d’enquête – France 2 21/05/2015

Les bovins : simplement des vaches à lait ?

Viande, lait, os, sang, fumier…avec les bovins, l’homme en a pour son argent. Malgré tout, son élevage devient de plus en plus problématique car il consomme et pollue des quantités astronomiques d’eau, occupe d’importantes surfaces agricoles tout en contribuant à l’effet de serre.

Alors, quel avenir pour les bovins ? Des races sélectionnées qui grandissent vite et à bas coût et donnent un maximum de viande ? Ou un retour aux races traditionnelles combiné à une meilleure connaissance des techniques d’élevage ?

Agriculture : faire face à l’élevage intensif

L’équipe d’Élément Terre s’intéresse à l’élevage de masse, ses conséquences sur l’environnement et les solutions pour y remédier. Pollution de l’air, des sols, des nappes phréatiques, peut-on continuer à manger de la viande et boire du lait tout en préservant l’environnement ?

France 24 (30/03/2015)

Arbre champêtre : Source de fertilité et pilier de l’agriculture

Conférence d’Alain Canet sur l’agroforesterie. L’arbre y est vu comme un outil de production à part entière, qui participe à la protection et à la régénération de la terre « en emmenant les pollinisateurs, en protégeant du vent, en produisant un microclimat, en limitant l’érosion ». Une pratique ancestrale puisqu’on en retrouve la trace à l’époque des Romains.

Mon potager à tout prix

Aujourd’hui, posséder son propre potager est devenu le symbole d’un retour à la nature. Derrière cette nouvelle mode se cachent une réhabilitation de la détente et un engouement pour les produits naturels comestibles.

Ces jardins ne servent pas uniquement à «faire joli», l’intérêt est surtout de pouvoir consommer ses propres tomates ou carottes, des légumes qui ont le goût de ceux d’antan. Ce concept du potager citadin fait de plus en plus d’adeptes. La France découvre ses délices : écoles, crèches, cliniques et grandes entreprises se convertissent. Même dans les grandes villes, cultiver son jardin devient possible. New York, par exemple, met à profit ses 3500 hectares de toits plats pour développer une agriculture urbaine.

France 5 (03/05/2015)

Union Européenne : 19 OGM autorisés à l’importation et la commercialisation

L’Union européenne a autorisé vendredi 24 avril l’importation et la commercialisation de 19 OGM, deux jours après avoir proposé aux Etats membres une réforme leur permettant d’interdire leur utilisation sur leur territoire.

Onze produits de la multinationale américaine Monsanto figurent au nombre des OGM autorisés, a précisé la Commission européenne dans un communiqué.

La réforme présentée mercredi vise à modifier les règles d’importations des OGM pour faciliter leur entrée dans l’Union Européenne, en échange de la possibilité pour les Etats de bannir leur utilisation, fâchant à la fois les Etats-Unis, l’industrie et les anti-OGM.

Lire la suite

Argentine : OGM et pesticides, un tandem toxique ?

L’Argentine figure parmi les grands pays exportateurs de soja dans le monde. Une manne financière, mais aussi un enjeu de santé publique important: la majorité des cultures est traitée au glyphosate, un pesticide que l’OMS vient de classer dans la catégorie des “cancérogènes probables“.

Vins du Roussillon : des brebis comme alternative au désherbant chimique

Réintroduction des brebis dans les vignes escarpées du Pyrénées-Orientales pour lutter contre les pesticides : une expérience que tentent actuellement six vignerons du cru Banyuls et Collioure. Lancé en janvier 2014, ce projet se poursuit jusqu’en juin 2016. Il est suivi par le CNRS.

L’objectif est de mesurer l’efficacité et l’impact des troupeaux de moutons dans les vignes. Des carottages seront effectués régulièrement dans le sol des vignes par des scientifiques du CNRS . Ce projet a été lancé par le ministère de l’agriculture, une expérience qui pourrait permettre d’utiliser moins de pesticide dans les vignes. Le projet a été présenté dans un lycée agricole à l’occasion de la semaine de lutte contre les pesticides.

France3 Région Languedoc-Roussillon

Dmitry Orlov : “La population européenne est moins instable qu’en Amérique”

Traduction d’un entretien avec Dmitry Orlov réalisé le 15 décembre 2011.

Quelle différence voyez-vous entre l’avenir de l’Amérique et celui de l’Europe ?

Les pays d’Europe sont des entités historiques qui gardent encore des vestiges d’allégeance par delà le domaine monétisé, commercial, tandis que les États-Unis ont commencé comme une entité commerciale, basée sur une révolution qui était essentiellement une révolte fiscale et donc n’avait pas de position de repli. La population européenne est moins instable qu’en Amérique, avec un plus fort sens de l’appartenance régionale, et elle est plus susceptible d’avoir des relations avec ses voisins, de pouvoir trouver un langage commun et de trouver des solutions aux difficultés communes.

La plus grande différence probablement, et la plus prometteuse pour une discussion fructueuse, est dans le domaine de la politique locale. La vie politique européenne est peut-être endommagée par la politique de l’argent (1) et le libéralisme de marché, mais au contraire des États-Unis, elle ne semble pas en complète mort cérébrale. Du moins j’espère qu’elle n’est pas complètement morte ; l’air chaud sortant de Bruxelles est souvent indistinguable de la vapeur dissipée par Washington, mais de meilleures choses pourraient se produire au niveau local.

En Europe il reste quelque chose comme un spectre politique, la contestation n’est pas entièrement futile, et la révolte n’est pas entièrement suicidaire. En somme, le paysage politique européen peut offrir beaucoup plus de possibilités de relocalisation, de démonétisation des relations humaines, de dévolution à des institutions et des systèmes de subsistance plus locaux, que les États-Unis.

L’effondrement américain retardera-t-il l’effondrement européen ou l’accélérera-t-il ?
Lire la suite

“Pourquoi je suis redevenue paysanne”

Perrine Hervé-Gruyer vit comme elle respire, au grand air, les mains dans les champs. Elle vient nous parler d’agriculture et de jardin, de pensée systémique et de permaculture.

Après un parcours de juriste internationale, Perrine Hervé-Gruyer crée, avec son mari Charles, la Ferme biologique du Bec Hellouin (Eure), en 2003. Paysanne, spécialiste de permaculture, Perrine a largement dépassé son objectif premier qui était de nourrir leurs quatre filles avec des produits sains, issus du travail de leurs mains.

Selon elle, chacun de nous a un jardin à cultiver.

Reportage sur ‘AMAP qui diffuse les produits de “La ferme du Bec Hellouin”
Lire la suite

Inde : A l’université de la vie

Faut-il forcément étudier dans une école classique en dur pour réussir ? Ou alors existe-t-il d’autres types d’environnement tout aussi propices à la réussite ? Cette semaine, Learning World vous fait découvrir deux écoles anti-conformistes qui proposent un enseignement sans murs, loin des sentiers battus.

(Merci à Tilak)

Radio Courtoisie : « Le combat pour la liberté des semences » (Audio)

Le vendredi 10 avril 2015, dans l’émission le “Libre journal des sciences et des techniques” sur Radio Courtoisie, Paul Deheuvels recevait : Jocelyn Moulin, trésorier de l’association Kokopelli ainsi que Claire Chanut et Karine Fleith, cofondatrices du mouvement Femmes semencières.

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Pierre Rabhi : Les clés du paradigme

Retour sur le parcours de Pierre Rabhi, agriculteur, philosophe et essayiste français d’origine algérienne. Ce dernier est l’inventeur du concept de «sobriété heureuse». A travers le monde, il est reconnu comme l’un des experts internationaux de référence en matière de sécurité alimentaire.

En Ardèche, dans son refuge, l’homme se confie sur son enfance passée en Algérie et à Paris. Il revient sur la décision la plus importante de sa vie : quitter avec sa femme le monde industriel de la banlieue parisienne pour l’univers rural de l’Ardèche.

De cette expérience, il en tire un nouveau modèle de société basé sur «l’agro-écologie». Ce nouveau paradigme propose une société plus généreuse pour l’Homme et la Terre.

Cargill : La faim justifie les moyens

Nourrir la planète : c’est l’ambition affichée du numéro un du négoce en matières premières alimentaires, l’Américain Cargill. Cette multinationale inconnue du grand public achemine tous les ingrédients de base de notre assiette (viandes, céréales, huiles, etc.) d’un continent à l’autre. Son chiffre d’affaires : 121 milliards d’euros, deux fois celui de McDo et de Coca réunis, davantage que le PIB de la Hongrie.

Mais aujourd’hui, le géant Cargill est au centre de nombreuses polémiques : destruction des productions vivrières (et des emplois paysans), pollution, déforestation, réorganisation de la planète en zones de production ultra-spécialisées. En France, aux États-Unis et en Amérique latine, des agriculteurs et des riverains tirent la sonnette d’alarme sur les conséquences négatives de cet agro-business mondialisé.

Stenka Quillet et Pedro Brito Da Fonseca ont enquêté sur la multinationale, également soupçonnée de s’être enrichie lors des émeutes de la faim de 2008, en spéculant sur les matières premières qu’elle contrôlait. Devant notre caméra, le vice-président de Cargill répond aux différentes accusations.

Partie 1:

Partie 2: Lire la suite

Pologne : Vivre autrement

Alors que leur pays a cédé aux sirènes du capitalisme après l’avènement de la démocratie, aujourd’hui, de plus en plus de Polonais délaissent les villes pour lancer des projets solidaires et écologiques.

Visite dans une ferme biologique située en Mazurie, dans la partie nord-est du pays. La Mazurie est considérée une des plus belles régions de la Pologne, appelée le “Pays aux 1000 lacs”, bien qu’en réalité il y en ait le double.