Inde : A l’université de la vie

Faut-il forcément étudier dans une école classique en dur pour réussir ? Ou alors existe-t-il d’autres types d’environnement tout aussi propices à la réussite ? Cette semaine, Learning World vous fait découvrir deux écoles anti-conformistes qui proposent un enseignement sans murs, loin des sentiers battus.

(Merci à Tilak)

Radio Courtoisie : « Le combat pour la liberté des semences » (Audio)

Le vendredi 10 avril 2015, dans l’émission le “Libre journal des sciences et des techniques” sur Radio Courtoisie, Paul Deheuvels recevait : Jocelyn Moulin, trésorier de l’association Kokopelli ainsi que Claire Chanut et Karine Fleith, cofondatrices du mouvement Femmes semencières.

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Pierre Rabhi : Les clés du paradigme

Retour sur le parcours de Pierre Rabhi, agriculteur, philosophe et essayiste français d’origine algérienne. Ce dernier est l’inventeur du concept de «sobriété heureuse». A travers le monde, il est reconnu comme l’un des experts internationaux de référence en matière de sécurité alimentaire.

En Ardèche, dans son refuge, l’homme se confie sur son enfance passée en Algérie et à Paris. Il revient sur la décision la plus importante de sa vie : quitter avec sa femme le monde industriel de la banlieue parisienne pour l’univers rural de l’Ardèche.

De cette expérience, il en tire un nouveau modèle de société basé sur «l’agro-écologie». Ce nouveau paradigme propose une société plus généreuse pour l’Homme et la Terre.

Cargill : La faim justifie les moyens

Nourrir la planète : c’est l’ambition affichée du numéro un du négoce en matières premières alimentaires, l’Américain Cargill. Cette multinationale inconnue du grand public achemine tous les ingrédients de base de notre assiette (viandes, céréales, huiles, etc.) d’un continent à l’autre. Son chiffre d’affaires : 121 milliards d’euros, deux fois celui de McDo et de Coca réunis, davantage que le PIB de la Hongrie.

Mais aujourd’hui, le géant Cargill est au centre de nombreuses polémiques : destruction des productions vivrières (et des emplois paysans), pollution, déforestation, réorganisation de la planète en zones de production ultra-spécialisées. En France, aux États-Unis et en Amérique latine, des agriculteurs et des riverains tirent la sonnette d’alarme sur les conséquences négatives de cet agro-business mondialisé.

Stenka Quillet et Pedro Brito Da Fonseca ont enquêté sur la multinationale, également soupçonnée de s’être enrichie lors des émeutes de la faim de 2008, en spéculant sur les matières premières qu’elle contrôlait. Devant notre caméra, le vice-président de Cargill répond aux différentes accusations.

Partie 1:

Partie 2: Lire la suite

Pologne : Vivre autrement

Alors que leur pays a cédé aux sirènes du capitalisme après l’avènement de la démocratie, aujourd’hui, de plus en plus de Polonais délaissent les villes pour lancer des projets solidaires et écologiques.

Visite dans une ferme biologique située en Mazurie, dans la partie nord-est du pays. La Mazurie est considérée une des plus belles régions de la Pologne, appelée le “Pays aux 1000 lacs”, bien qu’en réalité il y en ait le double.

États-Unis : Militantisme et alimentation alternative

Les mouvements pour une alimentation alternative sont-ils une panacée contre l’obésité, les problèmes de santé d’origine alimentaire et la mauvaise alimentation ? Nul besoin d’être réactionnaire pour voir les limites de cette proposition ; difficile pourtant de renoncer à cette croyance. Julie Guthman, dont le travail a presque à lui seul inauguré la recherche scientifique sur ces questions, nous aide à comprendre pourquoi.

Vous êtes principalement connue comme spécialiste de l’obésité et des produits biologiques. Mais plus généralement, on pourrait vous décrire comme chercheuse en études sur l’alimentation, un domaine à la fois assez récent et spécifique au monde anglophone. De quoi s’agit-il et comment y êtes-vous venue ?

Julie Guthman : Un nombre important de travaux tombent sous la catégorie des études sur l’alimentation, y compris dans les sciences dures. Mais dans les sciences humaines et sociales, trois courants différents peuvent être observés. Premièrement, il y a des travaux assez descriptifs qui se rapprochent de la littérature populaire et qui décrivent, souvent en des termes admiratifs, une expérience alimentaire, un restaurant, ou des produits alimentaires.
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Autrement (avec des légumes)


Et si nous consommions autrement. C’est la démarche des groupes d’achats solidaires, les CSA, qui sont en pleine expansion et auxquels la réalisatrice Anne Closset consacre ce documentaire.

Il y a un énorme fossé qui s’est creusé ces dernières décennies entre le consommateur et le monde agricole. Et parallèlement à cela, la qualité de notre alimentation s’est fortement dégradée, ce qui a des conséquences sur notre santé et celle de notre planète.

D’un côté le mangeur moderne est face à l’obsédante question du “Que choisir ?”. De l’autre l’agriculteur est confronté à des difficultés qui le démotivent et mettent en danger sa propre subsistance : “Vers quelles solutions aller ?”

Au travers de ce film, la réalisatrice souhaite placer le citoyen, le mangeur en bout de chaîne, au centre du débat. Le consommateur n’a-t-il pas un rôle à jouer dans ce système ?

Merci à Pierre ainsi qu’à Blueman et son remarquable blog

Les robots-abeilles

Par Robert Wood (professeur d’ingénierie et de sciences appliquées à l’Université Harvard (États-Unis), où il est membre de l’Institut Wyss d’ingénierie bio-inspirée),  Radhika Nagpal (professeur d’informatique à l’Université Harvard et membre de l’Institut Wyss) et Gu-Yeon Wei  (professeur de génie électrique et d’informatique à l’Université Harvard).

En 2009, l’Université d’Harvard et la Northeastern University ont commencé à étudier la robotisation des abeilles, afin de créer une colonie de robots-abeilles, ou RoboBees, capable de remplacer ou d’aider les abeilles vivantes. Cela pourrait être une des solutions au cas où le monde des abeilles venait à disparaître.

Le robot-abeille est ici agrandi. Sa largeur réelle (ailes non comprises) est celle d’un doigt

Il n’y a pas si longtemps, un mal mystérieux, le « syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles », a commencé à décimer les ruches dans le monde entier. Les abeilles sont responsables d’une bonne partie de la pollinisation des plantes, et leur déclin nourrit la crainte que l’agriculture en pâtisse.

Serons-nous un jour contraints d’utiliser des dispositifs artificiels si elles venaient à disparaître ?

En 2009, avec des collègues de l’Université Harvard et de la Northeastern University, nous avons entrepris de créer une colonie d’abeilles robotisées. Nous nous demandions si des abeilles mécaniques pourraient reproduire non seulement le comportement d’insectes pris séparément, mais aussi le comportement unique qui émerge de milliers d’abeilles en interaction.
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Monsanto : Un lobbyiste assure que le Roundup est potable, mais refuse d’en boire

Les résultats de l’enquête du Centre international de recherche sur le cancer de l’OMS révèlent que cinq pesticides, dont l’un des plus utilisés au monde, le Roundup, sont cancérigènes.

Une évaluation réfutée par le docteur Patrick Albert Moore, expert en écologie et environnementaliste canadien, qui avance que le glyphosate, un composant du désherbant Roundup de Monsanto, “n’aurait pas augmenté le taux de malades du cancer en Argentine. (…) Vous pouvez en boire un grand verre et ça ne vous fera aucun mal.

Lorsque le journaliste propose à Patrick Albert Moore d’absorber du glyphosate, le scientifique a quelques hésitations. “Avec plaisir”, dit-il avant de se rétracter : “Bon, en fait, pas vraiment. Mais je sais que ça ne me ferait pas de mal.” Il finit par refuser définitivement de boire le breuvage : “Je ne suis pas stupide.”

“Ce n’est pas dangereux alors ?” demande le journaliste. ”Non, des gens tentent de se suicider régulièrement et se ratent.” “Alors vous êtes prêt à en boire un verre ?” insiste Paul Moreira. ”Non, je ne suis pas un idiot”, rétorque le docteur Moore. L’homme finit par interrompre la discussion.

La société multinationale Monsanto a déclaré que le rapport de l’OMS avait été biaisé.

Viande, alerte aux antibios

Administrés en grande quantité aux animaux d’élevage, les antibiotiques favoriseraient le développement chez les consommateurs de leur viande de bactéries résistantes aux antibiotiques. Pour le professeur Andremont, grand spécialiste de l’antibiorésistance, la France serait ainsi dans une situation «pré-catastrophique».

Des laboratoires de l’Agence nationale sanitaire de l’alimentation à ceux de l’hôpital Bichat à Paris, des prés de l’Aubrac, de la Creuse, de l’Auvergne à des fermes expérimentales de Bretagne où des éleveurs ont effectué la transition vers la viande bio, ce film répond aux questions qu’une majorité de personnes se pose aujourd’hui : faut-il continuer à manger de la viande ?

Réalisé par Claude Ardid

L’OMS épingle cinq pesticides jugés cancérogènes “probables” ou “possibles” (Màj vidéo)

Addendum du 22/03/2015 : Une enquête de l’OMS dénonce les pesticides, Monsanto conteste les résultats

L’agence du cancer de l’Organisation mondiale de la santé (Iarc) a classé vendredi cinq pesticides cancérogènes “probables” ou “possibles” pour l’homme.

Les “preuves sont limitées”, indique l’Agence internationale de recherche sur le cancer (Iarc). Mais il y en a assez pour que l’agence de l’OMS décide de classer cinq pesticides sur sa liste noire.

Parmi eux, l’herbicide glyphosate. Il est l’un des plus utilisés dans le monde, pour l’agriculture amis aussi dans les forêts et par les particuliers dans leurs jardins. Il vient d’être classé cancérogènes “probables chez l’homme”.

Les niveaux d’exposition observés sont toutefois “généralement bas”, souligne l’Iarc .

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Tomates sans eau ni pesticide : cette méthode qui fascine les biologistes

Les méthodes de Pascal Poot, loin de l’agriculture moderne, sont aussi hyperproductives que naturelles et peu coûteuses. Des scientifiques pensent y trouver des réponses au changement climatique.

Ici, le terrain est si caillouteux et le climat si aride que les chênes vieux de 50 ans sont plus petits que les hommes. Pourtant, à l’entrée de la ferme de Pascal Poot, sur les hauteurs de Lodève (Hérault), trône une vieille pancarte en carton : « Conservatoire de la tomate ». Pourtant, chaque été, les tomates Poire jaune et autres Noires de Crimée poussent ici dans une abondance folle.

Sans arrosage malgré la sécheresse, sans tuteur, sans entretien et bien sûr sans pesticide ni engrais, ses milliers de plants produisent jusqu’à 25 kg de tomates chacun.

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Cuba vit une nouvelle révolution agricole : de l’agriculture intensive à l’agroforesterie

Après avoir essuyé les ravages économiques et environnementaux de la monoculture à grande échelle, Cuba se tourne maintenant vers l’agroforesterie à une vitesse et une ampleur inégalées. Et c’est un succès.

Au lendemain de la révolution de 1959, le gouvernement cubain adopte le modèle de développement agricole promu par la révolution verte. L’île se modernise. Elle introduit massivement les tracteurs, les fertilisants chimiques, les herbicides, les systèmes d’irrigation à grande échelle et les graines hybrides. Cuba devient l’un des pays les plus mécanisés d’Amérique latine.

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Retour des aides pour les agriculteurs bio

Pour les agriculteurs bios, les 25 % d’aides en moins ne sont plus qu’un mauvais souvenir. Une semaine après avoir signalé une coupe dans les subventions allouées aux agriculteurs bios, le ministère de l’agriculture revient sur sa décision et annonce un rétablissement de leurs aides.

Une décision que le ministre de l’agriculture Stéphane Le Foll explique en ces termes : “Il y a eu plus d’agriculteurs conventionnels qui se sont convertis au bio que ce que nous avions prévu d’où un problème budgétaire. J’ai décidé de mettre en œuvre des mesures de compensation pour l’année 2014 qui seront versés en 2015“.

Un effort expliqué par la volonté de l’état de généraliser le bio. En quatre ans, il souhaite doubler les surfaces agricoles consacrées à ce mode de production.

La problématique de la coccinelle asiatique

Importée volontairement à la fin des années 90 en Europe pour lutter de manière biologique contre les pucerons, la coccinelle asiatique est devenue une espèce invasive. Elle se reproduit très rapidement, colonise les habitats et mange nos propres coccinelles. Les dégâts sont nombreux : attaque de la biodiversité, nuisances visuelles, olfactives, etc.

Comment la reconnaitre ? Comment s’en débarrasser ? L’unité d’Entomologie de Gembloux Agro-Bio Tech a les réponses.

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Mexique : L’homme qui parle avec les plantes

Des choux de 35 kilos, des oignons gros comme une tête humaine, des maïs hauts de 5 mètres , des blettes d’un mètre et demi : ce sont les plantes que fait pousser Don José Carmen Garcia, en leur parlant.

Ce sont deux cinéastes français, Yvo Perez Barreto et Marie Ange Baratier qui ont fait la découverte de ce paysan hors du commun, lors d’un tournage documentaire sur la médecine traditionnelle au Mexique. Le film, un documentaire et un livre ont raconté cette histoire incroyable.

Don José Carmen leur expliqua sa méthode : « les gens qui ne développent par leur culture sont ceux qui ne changent pas leur manière de penser. Les plantes ont une vie comme n’importe quelle personne, n’importe quel animal, n’importe quelle chose. Il faut apprendre à les connaître, les traiter avec douceur, elles le comprennent, elles savent. ».

Et il ajoutait : « je ne crois pas aux fertilisants chimiques parce qu’ils brûlent la terre. Pour moi, le meilleur fertilisant, c’est la conversation avec les plantes. La terre s’alimente avec les déchets de la dernière récolte ». Alertés, les fonctionnaires du Ministère de l’agriculture se rendirent sur place.
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Ethiopie : Le retour du lion d’Abyssinie

Le Far East du continent bat des records de croissance. Les entreprises étrangères, chinoises en tête, s’y pressent pour profiter du faible coût de la main d’œuvre. À vingt-trois euros le salaire mensuel d’un ouvrier, l’Éthiopie devient le nouvel atelier du monde.

Les investisseurs étrangers se bousculent au portillon, alléchés par les conditions avantageuses d’installation. Au détriment de la population locale, chassée des terres. Mais les autorités du pays veulent aussi attirer les investisseurs étrangers dans les campagnes pour développer l’agriculture, que les paysans soient d’accord ou non.

Vente directe, du champ à l’assiette

La vente directe, qui élimine la quasi-totalité des intermédiaires entre producteurs et consommateurs, semble rendre liberté et dignité à des milliers d’agriculteurs et d’éleveurs français. Elle entraîne également dans son sillage des millions de consommateurs, ravis de retrouver le goût du sain et du bon et d’être en relation directe avec les paysans.

En 2014, ce circuit représentait près de 25% des ventes des paysans et près de 7% de la consommation des Français.

Ce film part sur les routes de France, de Bordeaux à Perpignan, des confins de la Normandie aux rivages de la Méditerranée, à la rencontre d’ostréiculteurs, de maraîchers, d’éleveurs et de consommateurs-citoyens.

Réalisé par Laurence Wycke (Février 2015)

La pomme de terre : L’autre trésor Inca

Gardant cette tradition bien vivace, les Indiens Quechua en cultivent pas moins de trois mille variétés différentes! Pour préserver cette activité, les petits paysans se sont organisés en association. Leur objectif : léguer à la postérité leurs techniques ancestrales.

Non contents de veiller sur le maintien des diverses variétés, ils travaillent à en développer de nouvelles, plus résistantes. Car le changement climatique se ressent jusque dans les Andes et menace régulièrement l ensemble des récoltes.

Genaro Puma Pacco, l’un d’eux, tient le rôle respecté de “protecteur de la pomme de terre” : il est chargé de transmettre à ses pairs son vaste savoir, de la plantation à la récolte, accompagnée chaque année en mai d une cérémonie dédiée à la “Pachamama”, la terre-mère.

Chronique d’une France rurale

Partant du constat que chaque semaine, en France, des centaines de fermes agricoles disparaissent, le mouvement «Terre de Liens» agit pour préserver une certaine conception du monde rural. Il rachète des fermes avant de les mettre en location, cherchant à promouvoir une agriculture biologique et respectueuse de l’environnement.

Plusieurs acteurs de ce mouvement, fermiers, administrateurs ou bénévoles, racontent pourquoi ils ont décidé de retourner cultiver la terre. Leurs témoignages éclairent une démarche qui vise à rapprocher les producteurs des consommateurs et à tisser entre eux des relations privilégiées.

La terre, bien commun

Partant du constat que chaque semaine, en France, des centaines de fermes agricoles disparaissent, le mouvement «Terre de Liens» agit pour préserver une certaine conception du monde rural.


Il rachète des fermes avant de les mettre en location, cherchant à promouvoir une agriculture biologique et respectueuse de l’environnement.

 

Plusieurs acteurs de ce mouvement, fermiers, administrateurs ou bénévoles, racontent pourquoi ils ont décidé de retourner cultiver la terre. Leurs témoignages éclairent une démarche qui vise à rapprocher les producteurs des consommateurs et à tisser entre eux des relations privilégiées.

Réalisé par Luba Vink et Aurélien Levêque (Chronique d’une France rurale – France3 23/02/2015)

Des retraites difficiles pour les agriculteurs

À l’occasion du Salon de l’agriculture, une équipe de France 3 s’est intéressée aux retraites des agriculteurs. À 78 et 83 ans, après 50 ans de travail, Yvette et Germain Bourry ont bien du mal à joindre les deux bouts.

Une longue vie de travail, mais une toute petite retraite de 500 euros par mois. C’est la moyenne pour une femme d’agriculteur, en raison du statut de conjointe ou d’aide familiale. Germain son mari, n’est guère mieux loti. À eux deux, ils dépassent tout juste 1.000 euros par mois.

Ukraine : Analyse économique de la crise – Entretien avec Volodymyr Vakhitov

Pour l’économiste ukrainien V. Vakhitov, les analyses de la crise politique ukrainienne exagèrent le poids de la tutelle russe. Le pays n’est pas aussi divisé qu’on l’affirme, partagé entre l’Ouest pro-européen et l’Est pro-russe. La révolte contre les autorités aujourd’hui est une protestation de grande ampleur contre un régime corrompu, qui confisque les richesses.

La vie des idées : Les événements actuels en Ukraine, et tout particulièrement à Kiev, donnent l’impression d’un pays profondément divisé, au niveau politique, économique, social, géographique, et même culturel. À quel point cette image correspond-elle à la réalité ?

V. Vakhitov : Je suis d’accord sur le fait qu’il y a une division économique et politique. Si vous analysez les élections de ces vingt dernières années, vous verrez que le pays se divise en deux, plus ou moins de part et d’autre du fleuve Dniepr : pro-communistes contre « nationalistes », Iouchtchenko contre Ianoukovitch, le Parti des régions contre Patrie, Timochenko contre Ianoukovitch, etc. Tout cela peut donner l’impression d’une division politique.

Toutefois, si vous prenez une carte de la Rzeczpospolita [1] au XVIIIe siècle et que vous la superposez à une carte de l’Ukraine contemporaine, vous verrez que cette frontière imaginaire suit à peu près le tracé de la frontière Est de la Rzeczpospolita (exception faite de la Région des Trans-Carpates et de la Crimée). Cependant, cette division n’est ni géographique, ni économique, ni sociale. C’est plutôt une division mentale, entre les zones d’influence ’pro-occidentale’ et ‘pro-russe’.

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“Solidarité paysan” : L’association qui vole au secours des exploitants agricoles

Rencontre avec une association qui vient en aide aux agriculteurs en détresse.

“On sauve des exploitations parce qu’on va arriver à renégocier des choses auprès des créanciers, à rétablir un dialogue parfois qui a été rompu avec la banque”, explique une membre de l’association.

La permaculture peut-elle nourrir les Français?

De plus en plus de paysans, y compris en ville, s’inspirent de la nature pour aménager des exploitations agricoles différentes et à taille humaine. Ils produisent en quantité plantes, fruits et légumes sans engrais, sans tracteur, sans énergie fossile. Et propagent, ainsi, l’idée de l’autosuffisance alimentaire.

La micro-ferme est adossée au château de La Bourdaisière, en Indre-et-Loire. Elle se situe à deux pas d’un potager conservatoire de la tomate, regroupant 650 variétés du fruit sur un peu moins d’un hectare. L’exploitation pilotée par Maxime de Rostolan, 33 ans, s’étend, quant à elle, sur 1,4 hectare.

Mais elle n’a rien de comparable, puisque le président de la plateforme de crowdfunding Blue Bees, s’adressant aux projets de développement durable et d’agro-écologie, y cultive, depuis un an, une cinquantaine de produits.

On trouve de tout chez cet ex-Parisien: des légumes, des plantes vivaces et comestibles, des arbres fruitiers. Des poules, des serres, du compost, aussi, ainsi que du feuillage posé sur le sol, entre des plants. D’où cette curieuse impression que la nature domine en ces lieux. Mais rien ne pousse par hasard, ici.
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Russie : Avis de gros temps sur l’économie

A chaque saison son choc. Après l’annexion de la Crimée au printemps, l’escalade des sanctions cet été, la chute brutale du prix des hydrocarbures cet automne, l’économie russe subit l’effondrement du rouble depuis novembre dernier. Rouvrant les cicatrices des années 1990, cette crise de change laissera des traces. Car elle expose au grand jour des faiblesses structurelles longtemps sous-estimées par le pouvoir.

Si le rattachement de la Crimée est interprété au Kremlin comme un succès militaire et politique, le bilan économique de l’année 2014, marquée par l’adoption de sanctions occidentales à l’encontre de la Russie, est loin d’être positif. L’ampleur de la chute du rouble vis-à-vis du dollar (-42% entre le 1er janvier 2014 et le 1er janvier 2015) a effacé les gains de puissance économique relative réalisés depuis 2009.

Le pays a rétrogradé du dixième au seizième rang mondial en termes de produit intérieur brut (PIB) au taux de change courant. Les autorités visaient une inflation réduite à 5 % ; elle a plus que doublé et s’établit à 11,4 %. La croissance devait se redresser à 3,5 % ; dans le meilleur des cas, elle sera nulle en 2014 et fera place à une récession en 2015 (entre -3 % et -4,5 % selon les prévisions du gouvernement).

La diversification industrielle devait être relancée ; la production d’automobiles a chuté lourdement. Le leader Avtovaz a déjà supprimé plus de dix mille postes et s’apprête de nouveau à licencier. Si la situation continue de se dégrader, nul doute que ses concurrents lui emboîteront le pas.
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Comment les drones conquièrent différents métiers

De nombreux métiers sont prêts à changer et à s’adapter pour bénéficier des avantages des drones. C’est le cas pour les copropriétaires d’un immeuble de Lyon (Rhône-Alpes). Souhaitant cibler les travaux d’isolation à réaliser, ils font appel à une société équipée d’un drone à caméra thermique.

L’engin effectue une centaine de relevés du bâtiment en trois heures de vol. Résultats : les endroits de perte d’énergie sont mieux déterminés qu’avec d’anciennes méthodes. Coût : 5.000 euros, soit 37 euros par propriétaire.Dans une carrière près de Chartres (Eure-et-Loir), un drone analyse en détail les 300 hectares des lieux. “L’intérêt du drone, c’est que ça nous donne une photo globale. (…) On peut identifier directement les endroits où ça ne va pas bien“, explique Grégoire Arranz, ingénieur de Monnoyeur.

Deux jours après, il a une carte en 3D de la carrière. La prestation coûte 7.500 euros. C’est beaucoup moins que les économies attendues sur les coûts de production. “Le capteur est 4 à 8 fois plus performant que l’œil humain“.

Comment des OGM cachés arrivent sur le marché

Elles ne sont pas encore dans nos assiettes. Mais, dans les laboratoires des sociétés de biotechnologies, elles poussent à vive allure. Et elles ne tarderont pas à arriver sur le marché. Ce sont de nouvelles variétés de plantes, céréales, fruits et légumes issues des techniques de manipulation génétique les plus avancées. Il s’agit bien, au sens propre, d’organismes génétiquement modifiés (OGM).

Pourtant, elles n’ont pas encore de statut. Tandis qu’aux États-Unis des variétés de colza et de pomme de terre ont été exemptées de procédure d’autorisation par le ministère de l’agriculture, en Europe, ces cultures en germe échappent pour l’instant à toute réglementation. Et ce, alors que l’Union européenne (UE) vient d’adopter une nouvelle législation réformant le processus d’autorisation des OGM, après des années de blocage sur le sujet.

Les OGM classiques sont obtenus par la méthode de la transgénèse: un gène étranger provenant d’un autre organisme – un transgène – est introduit dans le génome d’une espèce végétale pour lui conférer une ou plusieurs propriétés. Par exemple, le pouvoir de sécréter un insecticide qui le protège des ravageurs − c’est le cas du seul OGM cultivé en Europe, le maïs MON 810 de Monsanto, actif contre la pyrale −, ou une tolérance, c’est-à-dire une résistance aux herbicides, qui lui permet de survivre à l’épandage de désherbants tels que le Roundup de la même firme américaine.

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Japon : Agro-industrie, quand le pays prépare « l’après »

Quand les spécialistes affirment qu’il faudrait 6 planètes pour vivre tous comme un américain, ce n’est pas qu’un concept, c’est une réalité. Mais, comme l’occident n’ambitionne pas de produire moins, où doit-on trouver la place pour nourrir la planète demain quand la seule solution employée actuellement est la déforestation massive? Des chercheurs japonais proposent une solution pour produire beaucoup en un espace réduit avec peu de ressources.

10.000 laitues par jour

Shigeharu Shimamura est un scientifique Japonais qui a développé une technique agricole peu commune. En effet, le chercheur est capable de produire 10.000 laitues chaque jour grâce à ses cultures intérieures. Comment ? Par l’utilisation de milliers d’ampoules à très faible consommation « LED » capables d’imiter la lumière naturelle, jour et nuit.

Les LED font leur entrée dans l’agriculture

Construite sur un terrain dévasté par le tremblement de terre et le tsunami en 2011, l’exploitation agricole non conventionnelle de M. Shimamura est la plus grande au monde. De la taille approximative d’une moitié de terrain de foot, cet espace accueille plusieurs rangées entières de laitues réparties sur 15 étages.

De quoi répondre à la problématique du manque d’espace qui pourrait être demain, au moins autant que nos modes de vie déséquilibrés, vecteur d’un manque de nourriture.

«Nous voulons prouver que les végétaux peuvent pousser partout.» – Shigeharu Shimamura.

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Le circuit court : une boucle vertueuse

De plus en plus de communes boudent les supermarchés classiques préférant les magasins de producteurs, maraîchers, éleveurs, fromagers, les agriculteurs font de la vente directe.

Globalement le prix est le même pour les consommateurs mais avec la qualité en plus et la satisfaction de savoir que l’on soutient les paysans de sa région.

JT 13H France 2 (20/01/2015)

La culture des OGM facilitée dans l’Union européenne

L’Europe a mis fin à des années de blocage sur le dossier OGM. Mardi 13 janvier, les eurodéputés ont adopté à une large majorité (480 voix contre 159), en deuxième lecture, un amendement à une directive datant de 2001, permettant à un pays de l’Union de s’opposer aux cultures d’organismes génétiquement modifiés sur son territoire, même si une autorisation a été délivrée au niveau de Bruxelles. Dans le même temps, cette législation, qui entrera en vigueur au printemps, devrait faciliter la culture de semences transgéniques sur un Vieux Continent hostile aux biotechnologies.

Jusqu’à présent, la Commission autorisait les OGM après avis de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), mais se retrouvait systématiquement confrontée à l’hostilité des Etats anti-OGM lors des conseils européens et ne parvenait pas à obtenir de majorité qualifiée lors des votes. De leur côté, les Etats « anti-OGM » (ils sont 19, dont la France, à s’opposer à ces cultures) ne pouvaient interdire les cultures transgéniques qu’en prenant sur leur territoire des clauses de sauvegarde ou des mesures d’urgence pour des motifs environnementaux et sanitaires. Une procédure très fragile juridiquement.

La planète a atteint ses limites

Réchauffement climatique, érosion de la biodiversité, perte de nutriments agricoles… jusqu’à quel point l’humanité peut-elle modifier son environnement sans risquer d’importants désagréments ? C’est en cherchant à répondre à cette question qu’une équipe de chercheurs internationaux a forgé, en 2009 dans Nature, la notion de « limite planétaire ».

Leurs travaux, qui font date, identifiaient les seuils-limite à ne pas franchir pour éviter que « le système-Terre ne bascule dans un état très différent [de l’actuel], probablement bien moins favorable au développement des sociétés humaines ».

Vendredi 16 janvier, dans la revue Science, la même équipe publie une mise à jour de cette étude et identifie quatre limites déjà franchies ou en cours de dépassement. Ces conclusions seront présentées au Forum économique mondial qui se tient à Davos (Suisse) du 21 au 24 janvier.

Changement climatique

Selon les chercheurs, les principales limites transgressées sont celles du changement climatique et de l’érosion de la biodiversité. Les deux autres seuils franchis relèvent de dégâts locaux : l’un tient au changement rapide d’utilisation des terres, l’autre à la perturbation des cycles de l’azote et du phosphore – deux éléments essentiels à la fertilité des sols.
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Un kolkhoze ukrainien, 1967

Des envoyés spéciaux de “Cinq Colonnes à la une” sont allés à la rencontre de “Trois Russes en URSS” et ont partagé leur quotidien. Ce troisième et dernier reportage est consacré au paysan d’un kolkhoze, coopérative agricole.

Ce kolkhoze a été choisi par les autorités de Moscou, et les dirigeants du kolkhoze ont désigné une famille de paysans que les reporters ont suivis dans leur mode de vie.

Le kolkhoze Octobre se situe en Ukraine, dans la région du Kouban, il est très prospère malgré les difficultés du régime avec son agriculture. 6000 personnes dont 3000 travailleurs auxquelles il faut ajouter les instituteurs, les médecins, les vendeuses, les maçons y vivent.

Propagande: devenues agressives, des “vaches nazies” abattues au Royaume-Uni

Les aurochs de Heck, une espèce créée par deux biologistes allemands proches du régime nazi, sont réputés pour être des animaux puissants et sanguins.

Menacé par son cheptel, Derek Gow a dû abattre sept de ses aurochs de Heck. Ces animaux, issus de recherches génétiques menées dans les années 1920 et 1930 en Allemagne, étaient devenus trop violentes: “Celles dont nous avons dû nous séparer saisissaient toutes les chances de nous attaquer. Elles auraient tué n’importe qui. Ce sont les animaux les plus agressifs avec lesquels j’ai travaillé”, a expliqué le fermier britannique à The Independent.

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Sol enherbé, sol vivant : Itinéraires culturaux d’un vigneron bio

De l’agronomie à l’expression du terroir, des différents outils aux périodes d’intervention, ce petit film de 17 minutes, se basant sur une année culturale chez un vigneron, met en lumière avec sincérité les questions, réflexions et solutions générées par la culture d’une vigne en bio avec les différents aspects de la gestion des sols et de l’enherbement.

Zoom sur les circuits courts

Les circuits courts s’engagent à supprimer les intermédiaires entre les producteurs et les consommateurs. Meilleur pour la santé, plus équitable, moins polluant et moins cher, le circuit court est tendance. Chefs de file dans le secteur des fruits et légumes, les Amap, associations pour le maintient d’une agriculture paysanne.

Le circuit court, un marché qui a tellement le vent en poupe, que la grande distribution a à son tour créé une enseigne spécialisée, O’Tera. L’idée : faire cohabiter circuits courts et circuits traditionnels. Antilles, Espagne, Équateur… 28% des produits vendus ici sont loin d’être issus des circuits courts. Objectif : attirer une nouvelle clientèle pas prête à acheter son produit directement dans la ferme, mais qui veut en finir avec la traditionnelle grande surface.

Lorsqu’on a semé ces poireaux en mars, on savait déjà qu’on les avait vendus à 150 familles qui sont autour de nous. C’est le principe de l’Amap où les consommateurs s’engagent à l’avance à financer toute la production d’une ferme“, commente Florent Seban, maraîcher en Haute-Saône. Dans le village, les clients reçoivent chaque semaine un panier d’au moins douze fruits et légumes bio.

Ailleurs, des agriculteurs se sont regroupés pour vendre leurs produits dans un même magasin. Les 27 agriculteurs travaillent chacun un jour par semaine, dans cet espace qui ressemble à une supérette. Tout est récolté à moins de 80 km. Ici, le panier, pas toujours bio, est facturé 16,99 euros.

(Merci à Pierre)

Burkina Faso : Comment réussir à irriguer les terres aux portes du désert ?

Au village de Dî, les légumes poussent toute l’année, quelle que soit la saison. Cette prouesse est liée à l’installation d’un périmètre irrigué sur plus de 2.000 hectares, dans la vallée burkinabè du Sourou. Une révolution pour les cultivateurs locaux qui fait vivre près de 7.000 familles.

Ce reportage diffusé dans le cadre de l’émission Réussite vous conduira au Burkina Faso, dans la vallée du Sourou, aux portes du désert. Dans un pays où le secteur agricole emploie un peu plus de 80% des actifs, le système d’irrigation récemment entré en fonction à Dî change la vie des agriculteurs: autrefois dépendants de la saison des pluies, ceux-ci ont vu leurs rendements être multipliés par quatre ou cinq.

Les leviers du système? Plusieurs vis d’Archimède: des dispositifs qui font remonter l’eau depuis les stations de pompage de la rivière Sourou vers les canaux et distribuent ainsi l’eau jusque dans les champs.

Jeune Afrique

(Merci à Erwinn)

Des renards et des hommes

L’odeur de l’herbe coupée est un documentaire sur le renard en Lorraine où il fait face aux chasseurs et aux agriculteurs. A l’aide de sa caméra, le réalisateur lorrain Franck Vigna, par ailleurs naturaliste et militant dans des associations de protection de la nature, vient de réaliser un documentaire sur la place du renard dans l’écosystème de sa région. Avec ce film, il donne la parole à tous les acteurs de la vie du renard. Un piégeur, un chasseur, un scientifique, un naturaliste et deux agriculteurs exposent leurs points de vue, pour aider chacun à se forger son opinion cet animal sujet de controverses. Auxiliaire utile pour les uns, nuisible concurrent pour les autres, le renard laisse peu de gens indifférents.

via GOODPLANET INFO