Quand la Chine verte s’éveille

Dans la province du Yunnan, au sud-ouest de la Chine, des fermiers, des militants écologistes, des journalistes et des scientifiques luttent pour tenter d’arrêter le projet de construction d’un énorme barrage sur le fleuve Yangtsé (le fleuve bleu). Lequel submergerait les vallées et engendrerait le déplacement de quelque cent mille personnes.

Le plan de Xavier Beulin qui va faire disparaitre les petits paysans

Modernisation, investissements, compétitivité, exportations, moratoire sur les normes environnementales… Voici la recette prônée par le patron de la FNSEA, Xavier Beulin, pour sortir de la crise de l’élevage. Décryptage de ce « plan de sauvetage » de l’élevage.

Depuis le début de l’été, les chiffres alarmants se succèdent. Un éleveur de porcs abandonne son activité chaque jour, alerte Xavier Beulin, président de la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles), principal syndicat agricole français, et du groupe agro-industriel Avril-Sofiproteol. Quant au ministère de l’agriculture, il estime que 10 % des élevages (laitiers, porcins, bovins) seraient au bord du dépôt de bilan.

Face à cette crise de l’élevage, le gouvernement a mis en place un premier plan de sauvetage, le 22 juillet dernier : 600 millions d’euros pour restructurer les dettes et alléger les charges sociales. Insuffisant, selon la FNSEA, qui lance une nouvelle charge.

Le 23 août, à la veille d’une réunion avec le Président de la République et le Premier ministre, Xavier Beulin demande dans le Journal du Dimanche un grand plan de trois milliards d’euros pour « sauver l’élevage ». Le lendemain, à la sortie de la réunion, il annonce la venue de mille tracteurs à Paris pour ce jeudi 3 septembre. Lire la suite

Des retraites difficiles pour les agriculteurs

À l’occasion du Salon de l’agriculture, une équipe de France 3 s’est intéressée aux retraites des agriculteurs. À 78 et 83 ans, après 50 ans de travail, Yvette et Germain Bourry ont bien du mal à joindre les deux bouts.

Une longue vie de travail, mais une toute petite retraite de 500 euros par mois. C’est la moyenne pour une femme d’agriculteur, en raison du statut de conjointe ou d’aide familiale. Germain son mari, n’est guère mieux loti. À eux deux, ils dépassent tout juste 1.000 euros par mois.

“Solidarité paysan” : L’association qui vole au secours des exploitants agricoles

Rencontre avec une association qui vient en aide aux agriculteurs en détresse.

“On sauve des exploitations parce qu’on va arriver à renégocier des choses auprès des créanciers, à rétablir un dialogue parfois qui a été rompu avec la banque”, explique une membre de l’association.

Pesticides : Éleveurs, fruitiers, légumiers… à chacun son cancer ?

Les agriculteurs risquent des types de cancers différents selon leur secteur d’activités, ce qui pourrait être lié à l’utilisation de pesticides, selon des résultats présentés mardi 28 octobre de l’enquête Agrican sur la santé en milieu agricole.

Le risque de cancer du poumon est deux fois plus élevé chez les agriculteurs spécialisés dans la culture des pois fourragers, ainsi que dans la taille des arbres fruitiers ou la culture des légumes.

Le cancer de la prostate menace davantage les producteurs de bovin. En revanche, les éleveurs de bétail ou de chevaux pendant plus de 20 ans voient leur risque de cancer du poumon réduit, explique le chercheur Pierre Lebailly, coordinateur de l’étude Agrican.

Celui-ci s’exprimait lors d’un colloque sur l’exposition professionnelle aux pesticides, organisé mardi et mercredi à Paris par l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses).

Étudier les effets de pesticides spécifiques
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Lyon : un paysan refuse de céder ses terres au Grand Stade

C’est l’histoire d’un paysan, privé de ses fusils et bientôt privé de ses terres, qui lutte depuis 7 ans contre l’OL et ses envies de nouveau stade. Aujourd’hui, le céréalier est seul à faire entendre ses cordes vocales au milieu des bulldozers et du goudron chaud qui se rapproche un peu plus, jour après jour, de sa ferme. Entre coups de sang et émotions palpables, Philippe Layat nous compte son combat ; football versus agriculture.

Voilà sept ans que le sanguin paysan lyonnais passe par toutes les émotions. Du projet de construction d’un nouveau stade et d’un nouveau plan d’urbanisation en 2007, à la signature du permis de construire, en passant par le début des travaux amorcé il y a un an, l’homme a pris des rides et perdu du poids. La chemise rentrée dans le pantalon, la ceinture réajustée et le cheveu fin et broussailleux, l’homme fait le guet aux abords de ses terres. Combattant infatigable depuis sept longues années, l’éleveur d’une soixantaine d’année sent que la guerre menée touche à sa fin.

Un matin, il s’est réveillé avec d’énormes tas de terre dans ses champs de céréales, rendant ainsi impossible la poursuite de son activité. « Il tient grâce à sa femme, sans elle il aurait pris son fusil de chasse et aurait flingué tout le monde depuis belle lurette », se désole un de ses proches. En marge de l’Euro 2016 et de la construction du nouveau stade de l’Olympique lyonnais, Philippe est tout simplement menacé d’expulsion. Chose impensable pour le bougre, dont la famille est dans le milieu agricole depuis 400 ans.

« Moi, je pensais, comme mes ancêtres, tranquillement couler mes derniers jours dans cette ferme. Tu sais, pendant la guerre, les nazis venaient et réquisitionnaient ta ferme, tuaient tes bêtes. Bah aujourd’hui c’est pareil, sauf que l’ennemi est de chez nous cette fois », s’emporte-t-il.

Lui est le dernier des 80 autres agriculteurs expropriés, le seul à encore faire de la résistance. Logique quand on sait que le réfractaire est un des seuls propriétaires des alentours. Les autres étant majoritairement des métayers ou de petits particuliers, peu ont vraiment eu l’opportunité de contester leur expropriation.

« Ils nous prennent pour des jambons »
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Les agriculteurs bio français sont en danger

L’agriculture bio est en danger !” alertent les agriculteurs bio français qui s’inquiètent du maintien des aides de l’État dans le cadre de la mise en œuvre en France de la nouvelle PAC (Politique Agricole Commune) à partir de 2015.

A l’initiative de l’AMAP La Riche en bio, un courrier a été envoyé en juillet 2014 à Monsieur Stéphane Le Foll, Ministre de l’Agriculture, et à Alain Rousset, Président de l’ARF (l’Association des Régions de France) afin de sauver les agriculteurs bio français.

Ce courrier est signé par l’association “Éleveurs Bio de France” (qui regroupe plus de 2000 éleveurs bovins, ovins, porcins, lait, volailles et œufs), la fédération Lait bio de France (qui regroupe 5 organisations d’éleveurs laitiers bio et représente près de 1000 fermes qui produisent environ 50% de la collecte de lait bio français), la fédération Cohéflor Bio (fruits et légumes bio), l’association “Manger Bio Ici et Maintenant” (restauration collective) et Les Coopératives de grandes cultures Bio.

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Rencontre avec des éleveurs du Morvan (Audio)

Emission Terre à terre sur les éleveurs du Morvan.

Avec : Delphine et Philippe Perrot, paysans sans subventions et Pascal Fichot, agriculteur.

“Avec le système des primes, on baisse le prix des denrées agricoles en dessous des coûts de production. Les produits se vendent avec une concurrence complètement déloyale sur les marchés du monde entier. Il y a des paysans dans le Monde qui ont toujours vécu sur leurs lopins de terre et qui se retrouvent à crever dans des bidons-villes. [...] Nos paysans deviennent malgré eux complices de cet État mafieux.”

Terre à terre (France Culture – 08/06/14)

(Merci à Martine)

Anaïs s’en va-t-en guerre (MAJ)

Anaïs s’en va-t-en guerre, diffusé le 17 avril sur TV Rennes, (le 20 mai sur Fortune) aurait pu rester dans un cercle restreint. Il comptabilise désormais 240.000 vues sur le replay. L’équivalent d’une audience très honnête sur Arte.

« Beaucoup de gens appellent, Anaïs reçoit 300 mails par jour »,

poursuit le producteur. Quark l’aide à y répondre et met en place une page sur Ulule pour ceux qui veulent la soutenir.

(…) Anaïs, de son côté, est en pleine récolte. «J’ai déjeuné avec elle hier, confie la réalisatrice. Elle travaille 15 heures par jour, elle a énormément de commandes, c’est extraordinaire

Sur son site, Anaïs écrit:

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Consommation : Les promesses des circuits courts

Grossistes, traders, coopératives, acheteurs, transformateurs, vendeurs… Face à l’opacité qui semble régner dans le milieu de l’agroalimentaire, le consommateur est bien souvent perdu face à son assiette. Comment être sûr de ne pas être trompé sur la marchandise ? Face à cette interrogation, ils sont de plus en plus nombreux à faire confiance à un autre mode de consommation, celui des circuits courts.

Leur principe est simple: un intermédiaire, pas plus, entre le producteur et le consommateur! En réduisant les trajets et les frais, nous aurions tous à y gagner: des produits moins chers et une rémunération plus juste pour les agriculteurs. La promesse est-elle toujours respectée ?

En Saône-et-Loire, un éleveur de charolais parcourt 1000 km chaque week-end pour livrer au domicile de ses clients la viande des bœufs qu’il élève. Dans le Lot-et-Garonne, d’autres on choisit de s’associer pour créer un magasin d’agriculteurs, pour ne plus subir les cours du marché des fruits et légumes.

Peut-on s’affranchir facilement du réseau de la grande distribution? Quelles sont les conséquences d’un tel choix? Comment réagit la grande distribution face à cette nouvelle tendance? Loin d’être réservé à des utopistes, cette méthode de distribution est en train de devenir un marché porteur économiquement.

E-commerce, supermarchés et même produits surgelés en circuit court, les initiatives se multiplient. Pas toujours pour le meilleur…

Suicide des patrons : Un tabou français

En France, le tribunal de commerce de Saintes vient de créer une cellule psychologique destinée à aider les patrons à faire face aux moments difficiles de la vie d’une entreprise. Derrière cette initiative, se cache une réalité encore taboue en France : de plus en plus de patrons de PME se suicident..

De nombreuses d’études se penchent sur les risques et les désagréments que vivent les salariés au travail, mais très peu évoquent ceux des patrons. Dans l’opinion publique française, le patron est souvent vu comme le responsable de ces souffrances, et jamais comme la victime.

« Lorsqu’un salarié se donne la mort, cela est traité dans les journaux comme un fait de société alors que le suicide d’un patron est généralement considéré comme un fait divers », commente Olivier Torres, professeur à l’Université de Montpellier et à l’EM Lyon, et qui s’est spécialisé dans la santé des dirigeants d’entreprise.

Il affirme que le nombre de chefs d’entreprise qui se donnent la mort n’a jamais été aussi grand. Selon l’Observatoire de la santé des dirigeants de PME, un ou deux chefs d’entreprises français se suicident chaque jour.

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Allemagne : Total rural

Wolfgang Beuse est le dernier fermier de Wildemann, un village de 1 300 âmes dans le massif allemand du Harz. Depuis la fermeture des mines qui faisaient sa richesse, cette région a misé sur le tourisme et vu peu à peu disparaître ses paysans. Wolfgang, lui, est toujours là. Depuis quarante-six ans, il travaille seize heures par jour dans sa ferme et s’en trouve bien.

Il ne s’est jamais marié, mais il a su rassembler autour de lui des gens attirés par son charisme et prêts à l’aider. Helmut, le vacher, garde dans les prés alentour son troupeau de vaches rouges, une race en voie de disparition. Manuela vient les traire après son travail dans une clinique gériatrique. Et lorsque Wolfgang est débordé, c’est toute la famille qui vient lui prêter main-forte.

Certains villageois ne voient en lui qu’un casse-pieds qui refuse la modernité. Les autres, en majorité, admirent sa puissance de travail, son amour de la nature et des autres, son esprit rebelle et désintéressé, son indépendance.

Pour ceux-là, Beuse est le seul à faire bouger les choses et à faire venir des gens, y compris le ministre régional de l’Agriculture. Ils ne redoutent qu’une chose : le jour où Beuse s’arrêtera.

Partie 1/2 :

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La terre en colère [Archive 1993]

Ce reportage de 1993 met l’accent sur le désarroi des gros exploitants de 50 à 100 hectares, piégés par l’endettement, qui ne parviennent plus à vivre de l’agriculture intensive. Le documentaire est tourné quelques mois après la réforme de la PAC de 1992 entraînant un important changement dans le système de soutien à l’agriculture alors en vigueur. C’est aussi une période de renégociation des accords du GATT de 1947, aboutissant à la signature en 1994 de l’Organisation Mondiale du Commerce.

(Voir cette vidéo sur le site de l’INA)

Réalisé par Pierre Bonte (Envoyé Spécial – Janvier 1993)

Paysans des villes : La tentation du retour à la terre

Ils étaient chimiste, coiffeuse ou agent immobilier… ils élèvent désormais des vaches, des cochons et des chèvres. On les appelle les “hors cadre familial”. Face au déclin démographique de la population paysanne, ces jeunes agriculteurs assurent la survie de nombreuses petites exploitations. Nous sommes partis à leur rencontre dans le Gers, les Hautes-Pyrénées et les Pyrénées-Atlantiques.

Christophe Masson est membre du réseau “slow food“, il incarne une vision de l’agriculture à taille humaine, centrée sur la qualité de la viande, le bien-être animal et la préservation de l’environnement. Ses 25 vaches paissent sur 50 hectares de prairie, une anomalie dans le paysage gersois, qui fut un des premiers à moderniser son agriculture.

Quand on est passé par la ville et qu’on voit la merde qu’on y mange, on ne peut pas avoir envie de la produire.

“Il y a cinq ans, je n’avais encore jamais vu de cochon.” Les bottes ancrées dans la boue, Nicolas Soisson déverse un mélange de petit lait et de céréales dans les mangeoires. Un grognement tonitruant traverse l’air humide de l’hiver gersois. En bas de la pente, six énormes porcs de 200 kilos s’élancent, traversent leur parcelle à vive allure et plongent le groin dans la mixture.
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Dans le silence des campagnes

Un film poignant de Jean-Louis Saporito sur la détresse des agriculteurs, dont le taux de suicide est le plus élevé de toutes les catégories. S’intéressant aux destins des humbles, des pauvres, des oubliés, Saporito vise souvent juste.

Cette fois, il s’est intéressé aux agriculteurs français. Et plus particulièrement à un phénomène très inquiétant : aujourd’hui, le taux de suicide des agriculteurs est le plus élevé de toutes les catégories socioprofessionnelles. Chaque année, ils sont plus de 400 (certains disent plus du double) à mettre fin à leurs jours.

Brésil : OGM, les agriculteurs en conflit avec Monsanto

Des millions d’agriculteurs brésiliens cultivant des semences de soja transgénique Monsanto refusent depuis quelques années de s’acquitter de la redevance que leur réclame le géant américain.

Monsanto – Qui a tué l’alimentation naturelle ? (Traduction et sous-titrage Fortune)

Ils ont alors porté l’affaire en justice, et la dernière instance de ce procès doit prochainement avoir lieu.

En avril dernier, le tribunal régional de l’État du Rio Grande do sul a condamné le groupe Monsanto à rembourser les redevances qu’il impose depuis 8 ans à des millions d’agriculteurs brésiliens cultivant des semences de soja transgénique.

Une décision dont le géant américain, censé rembourser deux milliards de dollars au minimum, a fait appel.

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70 à 80% des agriculteurs concernés par le RSA

Les agriculteurs affichent un meilleur moral que les années passées, notamment après la crise de 2009. Pourtant, 70 à 80% des éleveurs seraient susceptibles de toucher le RSA. Certains refusent l’allocation par fierté, d’autres ne peuvent tout simplement pas en bénéficier car ils sont propriétaires de leur exploitation.