États-Unis : L’art de rançonner les pauvres

Impossible, ou presque, de vivre aux États-Unis sans contracter un emprunt. Devant les difficultés de leurs clients à rembourser, les banques augmentent les pénalités et… leurs profits. En revanche, dans certains quartiers défavorisés, elles refusent d’ouvrir des agences. Les habitants doivent alors avoir recours aux échoppes de « prêteurs rapaces ».

Au comptoir d’un check casher, le long de Broadway, une artère de Central Brooklyn assombrie par le métro aérien de New York, M. Carlos Rivera demande un sursis. « No tengo los 10 pesos » (« Je n’ai pas les 10 dollars »), lance-t-il à l’employée derrière la vitre. A Brooklyn, ces boutiques sont omniprésentes: les Pages jaunes en recensent 268.

A l’échelle nationale, ces milliers d’échoppes forment une industrie financière puissante, multiforme, désignée par le terme générique de predatory lenders, ou « prêteurs rapaces ». Un surnom dû à un modèle commercial agressif: on ne lâche jamais un emprunteur, qui rembourse souvent une dette contractée lors d’un premier emprunt en en souscrivant un nouveau.

On les reconnaît à leurs façades colorées et décrépites, à leurs néons, au symbole du dollar et au mot « Cash » sur les vitrines. Outre les transferts d’argent liquide, elles assurent l’encaissement des chèques à l’ordre d’habitants qui n’ont pas de compte en banque: le montant est converti en espèces moyennant une commission (autour de 2 % pour 100 dollars, plus frais divers). Elles proposent aussi des prêts de très court terme à des taux d’intérêt très élevés.
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Inégalités, surendettement, les deux faces d’une même réalité

(extraits) Par Albert Edwards, responsable de la stratégie à la Société Générale

Quelle est la relation, si elle existe, entre le laxisme extrême des banques centrales aux États-Unis et au Royaume-Uni et le fait que ces pays aient été ceux où les inégalités ont augmenté de façon la plus extrême durant ces dernières décennies ?

Etait-ce un facteur important ?

J’ai lu quelques réflexions provocantes de Marc Faber, dans son Gloom, Boom and Doom report, sur les inégalités extrêmes qui existent aujourd’hui.

Elles m’ont rappelé que nos excellents économistes américains Steven Gallagher [économiste en chef, Société Générale New York] et Aneta Markowska [économiste, Société Générale New York] avaient également traité du sujet.

Sans aucun doute, aux États-Unis l’augmentation des inégalités a été fulgurante ces dernières années (voir graphique ci-dessous).

A gauche : répartition des revenus aux USA de 1917 à 2007, en pourcentage du revenu total. En rouge, les 10% de la population qui ont les revenus les plus élevés. En noir, le 1% de la population qui a les revenus les plus élevés. A droite : évolution du pourcentage de la population dépendant de bons d'alimentation pour se nourrir. (Cliquez sur le graphique pour l'agrandir)

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(22.10.2009)

► Hausse des impôts en 2012

Les décideurs politiques ne pourront éluder la question de l’augmentation de la pression fiscale quand la France sera sortie de la crise, selon un rapport d’information de la commission des finances du Sénat, intitulé: “Quels prélèvements pour la sortie de crise ?”, et publié le 17 octobre. L’Expansion

► Découverts bancaires : «Des frais abusifs et illégaux»

«Leurs taux frôle l’usure.» Marie-Jeanne Husset, directrice de «60 millions de consommateurs» demande des comptes aux banques françaises. Une enquête dénonce des frais bancaires, liés aux découverts, «abusifs.» En plus des agios «déjà élevés», l’enquête met en avant des prélèvements de frais, appelés «commission d’intervention», lorsqu’un client dépasse son découvert autorisé. Des frais qui vont de 5,90 à 10 euros par opération, selon les établissements. «Les banques enfoncent des ménages qui ont déjà des difficultés financières. Dans le contexte de crise actuel, ces pratiques sont indécentes mais aussi illégales. 6,5 millions de foyers ont recours au découvert bancaire.» 20 Minutes

► PSA Peugeot Citroën : le titre plonge

PSA annonce un chiffre d’affaires en recul de 7,7% au troisième trimestre à 11,7 milliards d’euros. les marchés ne semblent pas convaincus par les performances et les perspectives. L’impact des dispositifs de primes à la casse est une énigme qui ne les rassure pas. En fin de journée, Peugeot subit un des plus forts replis du CAC: -4,84% à 23 euros. La Tribune

► La réforme de La Poste adoptée par le Sénat

Un amendement du rapporteur UMP, Pierre Herisson, a été adopté contre l’avis du ministre de l’industrie, Christian Estrosi. Il augmente l’abattement sur la taxe professionnelle dont bénéficie La Poste, pour assurer sa présence dans tous les secteurs même déficitaires, de 85 % à 100 %, soit de 137 millions d’euros à 220 millions d’euros. Parmi les principaux autres amendements adoptés celui du rapporteur UMP, qui “garantit que la Poste restera à cent pour cent publique.” L’article 1 dispose désormais que “le capital de la société est détenu par l’État et par d’autres personnes de droit public.” Le Monde