Sud-est asiatique : Et la paix succédera à la guerre

En novembre 1992, Handicap International s’est mobilisée aux côtés de 5 ONG pour fonder la Campagne internationale pour interdire les mines antipersonnel (ICBL), véritable prémices au traité d’Ottawa.

Le 3 décembre 1997, 112 pays signaient le traité d’Ottawa et s’engageaient donc à ne pas utiliser, à ne pas stocker, à ne pas produire, à ne pas transférer vers d’autres pays des mines antipersonnel. Et surtout, ils s’engageaient à détruire les mines antipersonnel restant en leur possession. Ce traité entrait en vigueur le 1er mars 1999, soit un an plus tard.

Viêt-Nam : ” Agent Orange “, la bombe à retardement chimique de Monsanto

Après 40 années de guerre ininterrompue contre la France puis les États-Unis, le Vietnam sort enfin de la guerre, le 30 avril 1975. Fin des bombes à billes, à fragmentation, qui déchirent les corps. Fin des bombes au phosphore, au napalm qui transforment les humains en torches vivantes. La paix et la reconstruction du pays sont à portée d’espérance.

Pourtant, en partant, l’armée américaine laisse un poison aujourd’hui invisible : la dioxine. Cette arme chimique puissante, plus connue sous le nom d’Agent Orange produite entre autres par la multinationale Monsanto, a pris possession de la terre, des eaux, de la végétation vietnamienne. En s’infiltrant dans les sols, les rivières, elle touche la chaine alimentaire. Des millions de Vietnamiens sont victimes de la dioxine et atteints de lourdes malformations, de cancers. 40 ans après les derniers épandages, la dioxine continue de faire des ravages.

Comment qualifier cette catastrophe humaine et écologique que vivent le Vietnam et sa population ? Au-delà du cas vietnamien, quelle est la responsabilité des États dans le choix des armes et de leur utilisation en cas de conflit armé ? Quelles sont les réparations possibles envers les victimes et les pays dévastés ? Le reportage aborde ces questions à travers des témoignages et l’analyse donnée par des scientifiques et historiens rencontrés au Vietnam, en France et aux États-Unis.

Réalisé par Thuy Tiên Ho et Laurent Lindebrings (France (2012)

Dans les entrailles de Monsanto

Le groupe inonde le continent américain de ses OGM. Mais pour la première fois, l’an prochain, les agriculteurs pourront replanter son soja sans lui payer de royalties. Parce que ses brevets expirent, Monsanto se trouve ainsi confronté aux mêmes défis que les groupes pharmaceutiques avec les médicaments génériques.

Robb Fraley a la chaleur des hommes du Midwest. Fils de fermier, il a passé l’essentiel de sa vie entre le Mississippi et l’Ohio, ces deux fleuves qui irriguent les grandes plaines agricoles d’Amérique. L’absence de cravate et la cordialité du déjeuner organisé avec une poignée de journalistes, la semaine dernière à Saint-Louis (Missouri), ne doivent, toutefois, pas tromper : Robb Fraley est un homme puissant, qui suscite autant d’admiration que de haine. Pour certains, c’est un grand scientifique ayant modernisé le monde agricole comme peu de personnes avant lui. Pour d’autres, c’est un Frankenstein, le premier à avoir modifié l’ADN d’une plante au nom de Monsanto, il y a une vingtaine d’années. « Nous avons beaucoup travaillé auprès des fermiers, mais nous n’avons pas assez communiqué auprès des consommateurs », reconnaît celui qui est devenu depuis vice-président du groupe, chargé des développements technologiques.

La bataille de l’image est d’autant plus cruciale que Monsanto arrive à saturation sur ses marchés phares – l’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud – et que ses principaux brevets (soja et maïs) sont en voie d’expiration. Si Monsanto veut poursuivre sa croissance, il lui faut donc lancer de nouveaux produits et convaincre des pays d’accepter la culture d’organismes génétiquement modifiés (OGM), au-delà de la trentaine qui la pratiquent déjà (Brésil, Chine, Inde, Afrique du Sud, Espagne, Canada, etc.).

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Gilles-Eric Séralini : “Nous pouvons nous dépolluer !”

Entretien réalisé avec Gilles-Eric Séralini, professeur et chercheur à l’Université de Caen à l’Institut de biologie et président du Conseil scientifique du CRIIGEN. Il est l’auteur de Nous pouvons nous dépolluer !

(La Voix est Libre, France 3 Centre, février 2009)

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Viêtnam : 40 ans après, l’agent orange fait toujours des victimes

Au Vietnam, 40 ans après, l’agent orange fait toujours des victimes. Utilisé massivement par l’armée américaine pour empêcher les soldats vietcongs de se cacher, cet herbicide s’est infiltré dans les terres. Encéphalite, malformations congénitales, leucémie… Des milliers d’enfants naissent aujourd’hui avec de lourds handicaps.

De 1961 à 1971 l’armée américaine a procédé à des épandages massifs de dioxine sur le Vietnam. Au total, entre 2,1 et 4,8 millions de personnes vivant dans 20.000 villages ont été directement affectées.

40 ans après l’épandage, l’agent orange continue de provoquer des décès, des cancers, des leucémies, ou des malformations à la naissance. La croix rouge vietnamienne estime le nombre de victimes à un million.

http://www.dailymotion.com/video/xl84br

(Reportage France24 – 2011)