Italie : Les banques tentent de réduire l’impact de la crise russe

L’exposition globale du secteur au marché russe atteint 29 milliards de dollars. Il va devoir faire face à l’impact de la crise du rouble.

Outre l’impact négatif « automatique » du récent déclassement de la note souveraine italienne (à BBB-) par Standard & Poor’s, les banques de la Péninsule doivent faire face désormais à l’impact de la crise du rouble.

Avec un total d’exposition de 29 milliards de dollars, les banques italiennes, UniCredit et Intesa Sanpaolo en tête, sont les deuxièmes plus exposées dans le monde, derrière les banques françaises (50,6 milliards de dollars), mais loin devant leurs concurrentes américaines (23,7 milliards de dollars), allemandes (21,5 milliards) ou japonaises (19 milliards).

Particulièrement concerné : le numéro un bancaire italien UniCredit, propriétaire de Zao Bank, la neuvième banque russe, dont il a hérité dans la foulée de son rachat de l’allemand HVB (et de sa filiale Bank Austria) en 2005.
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Fitch dégrade la note souveraine de la France

L’agence Fitch Ratings a décidé d’abaisser la note de la France de “AA+” à “AA” en l’assortissant d’une perspective stable en raison notamment du dérapage budgétaire. Elle a également qualifié de “faibles” les perspectives économiques du pays.

(Merci à madeinfrance & à BA)

Les seniors vont affecter la croissance selon Moody’s

Le vieillissement de la population va faire perdre de plus en plus de points à l‘économie. Il s’agit d’une mise en garde de l’agence de notation américaine Moody’s, selon qui plus de 60 pays vont être classés comme “vieillissants” en 2015, ce qui signifie que 7% de leurs habitants auront plus de 65 ans.

Moody’s impute au vieillissement démograhique une baisse annuelle de la croissance de 0.4 points ces 5 prochaines années, et précise que ce processus a des effets négatifs sur la main d’œuvre, la productivité, l’investissement, ou encore le taux d‘épargne des ménages.

La population en âge de travailler augmentera presque moitié moins vite entre 2015 et 2030, que lors des 15 années précédentes. A l’exception de l’Afrique, tous les continents sont concernés. Dans son rapport, Moody’s met en avant certaines mesures pour freiner le phénomène: embaucher davantage de seniors et de femmes, “inciter l’immigration” ou “encourager les flux financiers”.

La Russie et la Chine déclarent une guerre financière totale à l’Occident

Moscou et Pékin développent de nouvelles armes dans le domaine de la finance pour mener leur guerre froide contre l’Occident. Les deux superpuissances prévoient de travailler ensemble et de se concentrer sur l’affaiblissement de la suprématie du dollar comme monnaie internationale, la création de leur propre agence de notation, d’une banque de développement, et de systèmes de paiement concurrents de MasterCard et Visa.

Les pays occidentaux ont longtemps dominé les autres marchés financiers. Le dollar demeure (pour l’instant) la monnaie de réserve mondiale, les agences de notation américaines, S & P, Moody et Fitch sont les seules à réellement faire autorité pour évaluer la solvabilité des entreprises et des gouvernements, et le FMI est encore dominé par des Occidentaux.

Mais avec les initiatives récentes de la Chine et de la Russie, tout cela pourrait bientôt changer. Les deux pays sont relativement mal cotés (La Chine est cotée AA- et la Russie BBB) par les trois grandes agences de notation (alors qu’elles décernent encore la meilleure note aux États-Unis, AAA…), ce qui a pour conséquence d’augmenter les taux d’intérêt qu’ils doivent payer sur leurs obligations, et dissuade les investisseurs de leur prêter de l’argent.

En particulier, la cote de la Russie a été dégradée par S & P et Moody après l’annexion de la Crimée en raison des graves difficultés économiques dont elle a fait l‘expérience. La nouvelle cote qu’elles ont attribué au pays, « BBB » (Qualité moyenne Inférieure), n’est plus qu’un grade au dessus de la cote réservée à la pacotille.

Les Chinois avaient déjà exprimé leur mécontentement de cette situation, en créant leur propre agence de notation, Dagong. Mais ils viennent de signer un accord avec le gouvernement russe pour créer une nouvelle agence de notation russo-chinoise à partir de cette institution. (En Europe aussi, on évoque de temps à autre la création d’une agence de rating spécifique, mais aucun plan concret n’a été élaboré dans ce sens).

Dagong attribue la note AAA à la Chine actuellement, et la note A à la Russie. En revanche, les Etats-Unis n’obtiennent qu’un A- . Ces cotes se fondent sur des données fondamentales telles que le ratio dette-PIB, qui sont plus favorables en Russie et en Chine. La nouvelle agence conjointe devrait émettre des cotes comparables.

Une autre mesure prise par la Russie et la Chine pour saper la puissance financière de l’Ouest est la mise en place d’une banque de développement privée en concurrence directe avec le FMI. Le manque de représentativité du FMI, où les pays émergents n’ont qu’un pouvoir de décision très faible, est une critique récurrente de l’Institution.

Le géant économique qu’est la Chine, la seconde puissance économique qui pourrait même passer première cette année, y détient toujours moins de droits de vote que la Grande-Bretagne, par exemple.

La Russie envisage également a création d’une « Union économique eurasienne » dans laquelle le rouble servirait de monnaie d’échange centrale. De son côté, la Chine souhaite développer l’usage du renminbi dans les transactions internationales.

En outre, le président russe, Vladimir Poutine, a émis le souhait de concevoir un système national de paiement pour concurrencer les géants américains de paiement Visa et Mastercard. Après l’annexion de la Crimée, ces deux institutions de crédit avaient boycotté Rossiya, et d’autres institutions financières russes.

Le journal allemand Die Welt compare ces initiatives pour concurrencer la domination financière de l’Occident à la course aux armements pendant la Guerre Froide, et il évoque « une guerre financière avec l’Occident ».

Express.be

(Merci à Gérard le Savoyard)

Argentine : Moody’s abaisse la note, pour pousser le pays à se tourner vers le FMI ?

Moody’s, la célèbre agence de notation financière a abaissé d’un cran lundi la note de la dette de l’Argentine, rétrogradant cette dernière de B3 à Caa1. Raisons invoquées : la baisse des réserves de change du pays assortie selon elle de mesures politiques « inadaptées ».

Faible élément positif : Moody’s attribue une note stable à la perspective du pays, ce qui signifie qu’elle n’envisage pas un nouvel abaissement de la note à moyen terme.

L’agence de notation s’inquiète tout particulièrement du fait que le pays ne pouvant actuellement recourir au marché financier, s’est vu contraint de puiser dans ses réserves afin de contrer la chute du peso et rembourser sa dette.

Selon Moody’s, les réserves de l’Argentine auraient chuté de 52 milliards de dollars en 2011 à 27,5 milliards actuellement, les exportations de soja – pourtant importantes – ne permettant pas au pays de redresser la situation. Une situation due notamment à son déficit énergétique (8 milliards de dollars en 2013). Or, selon l’agence, Buenos Aires n’aura pas d’autre choix que de continuer à puiser dans ce capital en vue de rembourser les quelque « 20 milliards de dollars » qu’elle doit à ses créanciers entre 2014 et 2015.

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Hollande : Le pays qui fera éclater la zone euro

Quel est le pays de la zone euro le plus endetté ? Ces gaspilleurs de Grecs, avec leurs généreuses pensions de retraite ? Les Chypriotes et leurs banques pleines à craquer d’argent sale d’origine russe ? Les Espagnols touchés par la récession ou les Irlandais en faillite ? Eh bien, curieusement, ce sont les Hollandais sobres et responsables.

La dette des consommateurs aux Pays-Bas a atteint 250% du Produit intérieur brut et c’est l’une des plus élevées au monde. À titre de comparaison, la dette des consommateurs espagnols n’a jamais dépassé les 125% du Produit intérieur brut.

La Hollande est l’un des pays les plus endettés au monde. Elle s’enfonce dans la récession et montre peu de signes d’amélioration réelle. La crise de l’euro traîne désormais depuis trois ans et, jusqu’à présent, elle n’avait infecté que les pays périphériques de la monnaie unique. La Hollande, cependant, est un membre central tant de l’Union européenne que de la zone euro. Si elle ne peut survivre dans cette zone, tout sera terminé.

Ce pays a toujours été l’un des plus stables et des plus prospères d’Europe, en plus d’être l’un des plus grands défenseurs de l’Union européenne. Il s’agit d’un membre fondateur de l’Union et d’un des partisans les plus enthousiastes du lancement de la monnaie unique.
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Inde : La chute de l’or met le pays en ébullition

S’il y a un pays où la chute de l’or suscite bien des réactions, c’est l’Inde. Le métal jaune demeure le placement de prédilection des Indiens, ce qui fait du pays le plus gros acheteur de la planète. Compte tenu de la place de l’or dans les portefeuilles - mais aussi dans la psychologie - des Indiens, un repli brutal des cours entraîne des conséquences variées et parfois inattendues.

La première d’entre elles, bien sûr, c’est un appauvrissement des Indiens qui ont placé tout ou partie de leur épargne en or. Globalement, le broker CLSA estime que les ménages indiens possèdent 20.000 tonnes d’or valant 845 milliards d’euros (en décembre dernier), ce qui correspondrait à 18 % de leurs avoirs. La baisse des cours d’environ 20 % observée depuis le dernier pic se traduirait donc par un effet d’appauvrissement de l’ordre de 4 % de leurs actifs.

Les familles voient dans la baisse des cours l’occasion d’achats à bon compte. Les prêteurs sur gages s’inquiètent.

Leurs réactions risquent cependant d’être très différentes selon que l’on ait affaire à des épargnants traditionnels qui placent leurs économies plutôt modestes en or (souvent sous forme de bijoux) faute d’autre possibilité et qui en achètent quoi qu’il arrive pour les mariages et les fêtes religieuses ; ou à des investisseurs qui voient dans le métal jaune un instrument de spéculation et de couverture contre l’inflation.
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Fitch retire sa note maximale “AAA” à la Grande-Bretagne (màj)

Addendum du 24/04/2013 : La Banque d’Angleterre perd son “AAA” dans la foulée du Royaume-Uni

L’agence Fitch Ratings a retiré mercredi sa note maximale “AAA” à la Banque d’Angleterre, désormais notée “AA+”, dans la foulée de la rétrogradation du Royaume-Uni la semaine dernière, avec une perspective “stable”.

L’agence explique dans un communiqué que même si la capacité de la Banque centrale de créer de la monnaie est théoriquement illimitée, les avantages de cette pratique dépendent du gouvernement, ce qui renforce le lien étroit entre la Banque centrale et la note souveraine du royaume.

Boursorama


Cette annonce est un nouveau revers pour le gouvernement de David Cameron, alors que l’agence Moody’s avait déjà privé le pays de son triple A fin février.

États-Unis : « Strike debt », un plan de sauvetage du peuple par le peuple

Par Agnes Rousseaux

Trois ménages sur quatre sont endettés aux États-Unis. Si l’État fédéral est venu en aide aux financiers de Wall Street au bord de la faillite, il n’a pas porté secours aux familles plombées par des frais de santé, un prêt étudiant ou un emprunt immobilier. Le mouvement « Strike debt » a imaginé une solution : retourner les pratiques bancaires aux bénéfices des personnes endettées, en rachetant leurs créances dépréciées pour tout simplement les annuler. Explications.

Le mouvement Strike Debt – « grève de la dette » – vient de réduire à néant plus d’un million de dollars de dettes médicales dans les États du Kentucky et de l’Indiana. Un millier de personnes choisies au hasard, ayant contracté une créance de 900 dollars en moyenne à cause d’une hospitalisation ou d’une opération chirurgicale, ont vu leur dette effacée. Tout simplement.

Et ce n’est pas un miracle : c’est grâce au collectif Strike Debt, issu du mouvement Occupy Wall Street, qui a secoué les États-Unis il y a un an et demi. Ce collectif a décidé de retourner à son avantage, et aux bénéfices des personnes lourdement endettées, une pratique bancaire courante.

Quand les emprunteurs n’arrivent plus à rembourser, englués dans un prêt immobilier à taux variable ou un crédit étudiant à payer alors qu’on est au chômage, les banques cherchent à se débarrasser de cette créance devenue toxique. Pour récupérer une partie de leurs avoirs, elles « vendent » ces crédit à moindre coût à des organismes de recouvrement ou à des marchés spéculatifs.
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Russie : Détruire l’économie pour mieux la reconstruire

Cet article d’économie-fiction imagine ce qui se passerait en Russie en cas de défaut de paiement des États-Unis. L’auteur, Stanislav Machaguine, est président du fond d’investissement Personalnyie strateguii.

Il est complètement fou de discuter la probabilité d’un défaut de paiement de États-Unis de ses obligations, dans la mesure où il est impossible à chiffrer. Le scénario le plus brutal n’est pas technique, c’est le défaut de paiement complet. Et il peut effectivement se produire.

La demande actuelle des foyers américains, selon les estimations des experts, dépasse annuellement de 2 200 milliards d’euros les recettes aux États-Unis. Le déficit est financé en grande partie sur le compte de l’augmentation de la dette de l’État.

Chaque mois, la dette de l’État américain augmente de plus de 90 milliards d’euros pour le service de la dette courante. Aujourd’hui, le plafond de la dette nationale d’État aux États-Unis atteint les 12 000 milliards de dollars : ce plafond a été atteint le 31 décembre 2012.

Le Ministère des Finances des États-Unis a pris des mesures incontournables pour la prolongation du service de la dette jusqu’au 19 mai 2013. Standard and Poor’s, Moody’s Investors Service et Fitch Ratings n’excluent pas de baisser la note de États-Unis en 2013 à cause des problèmes de budget et de la dette qui contribuent encore plus à l’augmentation des dépenses pour la dette, et en conséquence, la dette elle-même.
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États-Unis : Une agence de notation au banc des accusés

Il pourrait s’agir de la première procédure d’un État à l’encontre d’une agence de notation. Les autorités américaines s’apprêtent à porter plainte contre Standard & Poor’s (S & P) pour sa mauvaise évaluation du risque associé aux obligations américaines adossées à de la dette (collateralized debt obligations, CDO).

S & P est accusé par le Ministère de la Justice américain d’avoir manipulé, en 2007, la note de ces produits financiers basés sur des montages liés à des emprunts immobiliers à risques, plus connus sous le nom de “subprimes”. Jusqu’à l’éclatement, un an plus tard, de la bulle desdits “subprimes”, ces actifs ont bénéficié de très bonnes notes, tout comme les établissements financiers qui les émettaient.

Washington réclamera plus de cinq milliards de dollars de dommages et intérêts, a précisé mardi 5 février le ministre de la justice, Eric Holder.

La France dans un ‘état de faillite aggravée’ selon la porte-parole du gouvernement

Sans considérer l’impact potentiel de ses propos auprès des agences de notation, la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, a aujourd’hui déclaré que la France était dans un “état de faillite aggravée”.

Mme Najat Vallaud-Belkacem répliquait aujourd’hui à François Fillon, qui a accusé le président François Hollande “d’amateurisme”, en le renvoyant au bilan de son action gouvernementale.

“M. Fillon est-il vraiment le mieux placé pour donner des leçons, lui qui a commencé son mandat de Premier ministre à la tête d’un Etat en faillite et l’a laissé en état de faillite aggravée ?”

a déclaré à l’AFP Najat Vallaud-Belkacem.

Suite à ces propos,

certains commentateurs ne manquent pas de souligner qu’il est difficile de défendre avec crédibilité la note AAA de la France tout en déclarant que celle-ci est dans un état de faillite aggravée.

Dans une interview jeudi aux Echos, l’ex-premier ministre a estimé que le projet de budget pour 2013 était “un monument d’amateurisme, d’irresponsabilité et de mauvaise foi”. “On se demande qui gouverne, François Hollande et le gouvernement ou quelques nostalgiques de l’économie dirigée ?”, a-t-il demandé.

Romandie.com

(Merci à BA)

Les agences de notation alimentent la crise

Les agences de rating accélèrent et amplifient la crise de la dette en Europe, constate l’Université suisse de St-Gall dans une nouvelle étude. Elles créent un cercle vicieux sans rapport avec l’économie réelle.

La crise de la dette en Europe est alimentée par les agences de notation. Dans une étude publiée cette semaine, l’Université de St-Gall démontre comment les notations des agences de rating créent une spirale à la baisse qui s’auto-nourrit.

Avant d’aboutir à ce constat fracassant, vu le contexte actuel, le professeur Manfred Gärtner et Björn Griesbach ont comparé les données macro-économiques de 25 états de l’OCDE entre 1999 et 2011 et la notation de ces derniers par l’agence Fitch. Troisième en importance, Fitch se partage avec ses consœurs américaines Standard & Poor’s et Moody’s près de 90% du marché mondial de la notation financière.

Selon l’étude st-galloise, l’impact d’une dégradation de la note dépend de la situation dans laquelle le pays se trouve au départ. S’il bénéfice de la meilleure note, soit d’un «Triple-A», la réaction des marchés est plutôt sereine, comme observé cette semaine encore, après que Moody’s a menacé de revoir à la baisse la note de l’Allemagne.

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Moody’s abaisse la note de 15 grandes banques occidentales, dont BNP Paribas, Société générale et Crédit agricole

L’agence de notation avait annoncé qu’elle publierait d’ici à la fin du mois de juin le résultat du réexamen des notes d’une quinzaine de grands établissements bancaires. Elle avait prévenu que de nombreuses banques seraient fortement déclassées. La forte baisse des indices boursiers outre-Atlantique (-1,95 pour le Dow Jones et -2,44 % pour le Nasdaq) s’explique en partie par ces craintes.

Les plus touchés sont les américains Citigroup et Bank of America, qui ne se situent plus qu’à deux crans de la catégorie dite «spéculative». En Grande-Bretagne, le couperet est tombé sur HSBC, Barclays et RBS. Enfin, les notes des suisses UBS et Crédit Suisse et de l’allemand Deutsche Bank sont également revues à la baisse.

Concrètement, les banques vont avoir plus de mal à se financer avec ces mauvaises notes. L’ampleur de la dégradation risque de passer difficilement vendredi matin. En effet, l’agence n’a pas fait dans le détail avec cette vague généralisée d’abaissement de note.

Le Figaro

Etats-Unis : Standard & Poor’s pourrait abaisser la note en 2014

L’agence de notation confirme le «AA+» actuel et la perspective négative des Etats-Unis. Mais redoute une augmentation du risque de crédit sur la dette publique du pays.

L’agence d’évaluation financière américaine Standard and Poor’s a confirmé vendredi la note de solvabilité AA+ qu’elle accorde aux Etats-Unis, mais elle a menacé de l’abaisser une nouvelle fois d’ici à 2014. L’agence confirme ainsi la note qu’elle attribue au pays depuis son coup de tonnerre d’août 2011, quand elle avait privé l’Etat fédéral américain de son « triple A », et maintient la perspective « négative » qu’elle lui associe.

« Cette perspective négative témoigne de notre opinion selon laquelle le risque de crédit sur la dette publique des Etats-Unis, de nature essentiellement politique et budgétaire, pourrait augmenter jusqu’au point de nous conduire à abaisser d’ici à 2014 la note AA+ que nous attribuons à la dette à long terme du pays », écrit l’agence dans un communiqué.

S&P ajoute que « l’exécution budgétaire », « le poids de l’endettement » des Etats-Unis, « et ce que nous percevons comme étant la baisse récente de l’efficacité, de la stabilité et du caractère prévisible de leur législation et de leurs institutions politiques, en particulier en ce qui concerne la direction de la politique budgétaire », sont des éléments susceptibles d’affaiblir la cote de crédit de l’Etat fédéral américain.

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CAC 40: les dégagements se poursuivent sous les 3000 points.

Les marchés d’actions européens ont tous ouvert en baisse vendredi matin, la Bourse de Paris retombant sous les 3.000 points, les craintes provoquées par la crise européenne incitant les investisseurs à poursuivre leurs dégagements.

Vers 10h30, l’indice CAC 40 cède 0,6% à 2994,2 points et revient vers ses planchers de l’automne 2011.

Ailleurs en Europe, Francfort lâche 0,5% et Londres perd 0,7%.

Fitch Ratings a abaissé hier soir la note souveraine de la Grèce à ‘CCC’, une décision qui semble acter aux yeux de l’agence la faillite du pays et sa sortie de la zone euro.

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Présentation du MAS, le Mouvement d’Action Sociale

Le Libre journal des lycéens du samedi 5 mai 2012, animé par Romain Lecap aux côtés de Mathilde Parsimperi, Pascal Lassalle et Xavier Delaunay, est une émission de Radio Courtoisie.

Une action du MAS en janvier dernier contre l’agence de notation Moody’s:

Grèce : Moody’s voit un défaut de paiement

Addendum: L’agence de notation Fitch abaisse sa note

Malgré l’effacement partiel de sa dette, l’agence de notation Fitch a abaissé la note de la Grèce et a placé le pays en “défaut partiel”. Robert Rochefort, vice-président du MoDem et économiste, a expliqué cette décision.

L’agence d’évaluation Moody’s  a indiqué vendredi qu’elle considérait que la Grèce  avait fait défaut sur le paiement de sa dette. De ce fait, elle maintient la note attribuée au pays à C, ce qui correspond à la valeur la plus basse dans son échelle. Moody’s estime en effet que cet échange constitue un “échange contraint” et donc un défaut sur la dette. C’est en effet ce qu’a indiqué l’agence dans un communiqué, suite à l’accord d’une majorité des créanciers privés d’Athènes conclu en vue d’effacer plus de 100 milliards d’euros de dette, et le déclenchement de clauses contraignant une minorité à se joindre à l’opération.

En juillet dernier, les agences de notation les plus importantes avaient d’ores et déjà indiqué que l’opération d’échange  serait assimilée à un défaut de paiement partiel, les analystes prévoyaient toutefois que lesdites agences devraient redonner une note à la Grèce une fois l’opération réalisée.

De son côté, en février dernier, l’International swaps and derivatives association (ISDA), entité de référence, avait laissé entendre qu’elle considérait l’opération comme volontaire. De ce fait, elle estimait alors que le montage réalisé ne constituait pas un événement de crédit, et ne pouvait être assimilée à une modification unilatérale des conditions du contrat passé entre débiteur et créancier, élément susceptible de déclencher le paiement de ces CDS (Credit Default Swaps).

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Des Brics toujours en béton ?

Même fragilisés, les émergents sont là pour durer.

Fatigués, les BRICS ? Fin 2011, ce groupe de grands pays émergents formé par le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud a montré des signes de faiblesse. Croissance nulle au troisième trimestre pour le Brésil, bulle immobilière et déséquilibres en tout genre en Chine, etc. Albert Edwards a tranché. Fin novembre, le célèbre analyste de la Société Générale s’est moqué de l’acronyme Brics en lui attribuant une définition très personnelle et peu flatteuse : Bloody Ridiculous Investment Concept (Putain de Concept d’Investissement Ridicule). Eh oui, la traduction française n’atténue pas la rudesse de la formule.

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La gauche entre l’Agence Fitch et les classes moyennes de Grèce et d’ailleurs

La radicalisation de la situation en Grèce fait peu réagir les dirigeants socio-démocrates européens et français. Il leur faudra pourtant bientôt choisir leur camp : soit obéir à l’agence Fitch qui menace de baisser la note de la France et  [de] la Grande-Bretagne, soit affaiblir son pouvoir en légiférant contre le pouvoir des marchés financiers.

Dans son livre “La dernière bulle”, publié cet automne, Jean-Michel Quatrepoint avait parfaitement prévu ce qui se déroule sous nos yeux : les masses financières des banques, renflouées par les plans de relance, vont permettre aux traders de spéculer sur la dette des Etats. Les CDS ont été l’instrument de ces manipulations. Et quand les chefs d’Etat de l’Union européenne s’intéressent enfin au sujet, il est bien tard et ils apparaissent, une fois de plus, à la traîne les opérateurs financiers.

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Euro faible : ne rêvons pas !

L’euro est tombé le 4 juin sous les 1,20 dollar, pour la première fois depuis plus de quatre ans. Ce n’est pas forcément une bonne nouvelle pour la croissance européenne.

“Rêve du chevalier”, peinture à l’huile de Raffaello Santi ou Sanzio, dit Raphaël

La monnaie unique européenne continue sa dégringolade face notamment au dollar. Elle est tombée vendredi 4 juin sous les 1,20 dollar pour la première fois depuis quatre ans.

Mais on verse d’un excès dans un autre en pensant qu’après avoir été la raison de nos maux quand il était fort, l’euro faible est la solution à tous nos problèmes. Certes, il peut aider à compenser l’impact récessif de l’austérité. Mais on est loin d’un retour à une économie normale qui créé des emplois.

Du grand doute sur la construction européenne au procès d’une Allemagne égoïste et dominatrice, de la crainte de voir la Grèce faire défaut au risque d’une faillite d’une caisse d’épargne espagnole, de la peur de l’effet de dominos sur les autres États du sud de l’Europe à la litanie des plans de rigueur, les économistes rebondissent de modes en théories éphémères, de lectures partielles de la crise en affirmations sans lendemain.

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Le « malade de l’Europe » ne va pas si mal

Dans les années fastes du “miracle économique,” l’image de l’Espagne était excessivement étincelante. Aujourd’hui, les attaques des marchés sur la dette espagnole l’ont ternie bien plus qu’elle ne le méritait, estime El País.

Les Allemands ne se distinguent pas précisément pour leur sens de l’humour, et les banques moins encore, mais si l’on en croit la très grande et très sérieuse Deutsche Bank — première banque allemande — l’Espagne incarnait en 2007 “la variante heureuse du capitalisme” et “l’une des réussites les plus impressionnantes de ces dernières décennies”. Telle était, en quelques mots, l’image de la marque Espagne (si tant est que le concept même existe), à quelques mois de l’entrée dans le tunnel de la crise.

Une récession est une façon un peu étrange de remettre les choses à leur place, et elle crée de surcroît d’énormes distorsions. Il se peut que le parallèle soit injuste, mais une photographie résume bien l’image actuelle de l’économie espagnole dans le contexte international : celle du président Zapatero au Forum de Davos, assis entre le Premier ministre de la Grèce (épicentre de la crise budgétaire européenne) et le président de la Lettonie (le pays européen qui a subi une crise encore plus grave).

Du point de vue espagnol, ces trois dernières années ont été une façon de se réveiller d’un rêve, du nombrilisme qui a permis un long voyage de quinze années de prospérité alimentées par des montagnes de dettes — publiques, mais surtout privées —, par une bulle immobilière, et par une époque dorée qui touche à sa fin.
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Les États-Unis ne méritent pas leur notation AAA

Le massacre européen serait causé par les agences de notation, pleurnichent les politiques, désemparés. La solution à la crise : ne pas les croire. Après la Grèce et le Portugal, c’est maintenant l’Espagne qui a vu sa note souveraine dégradée par une agence de notation. C’est le Far West, cela flingue de tous les côtés. Les agences de notations dézinguent les notes des obligations souveraines des pays européens.

Graphique des prêts immobiliers résidentiels américains arrivant à échance

Le graphe ci-dessus représente le risque d’explosion d’une nouvelle bulle des crédits immobiliers aux États-Unis.

Les gouvernements et différentes autorités européennes s’en prennent aux agences de notation et leur tirent dans les pattes. Avant que tout cela ne tourne au carnage, faisons un petit point sur qui assassine qui.

Massacre à la notation souveraine

Les agences de notations sont prises d’une crise de conscience et dégradent à tour de bras tous les pays du “Club Med”. La Grèce est maintenant ravalée au rang de “junk”, ou obligation pourrie.

Standard & Poor’s ne s’en est pas arrêté là et, dans la foulée, a dégradé la note du Portugal – la passant de A+ à A- – puis celle de l’Espagne (de AA+ à AA).

Immédiatement, le ministre du Budget français, François Baroin, a tenu à nous rassurer : la note de la France ne sera pas dégradée. Foi de lonely cowboy… La France conservera son AAA. [Addendum de la Rédaction: Baroin déclare à présent que "Maintenir la note AAA est un objectif «tendu»"]

Pourtant, nous pouvons légitimement nous en inquiéter car la France n’est pas loin d’être considérée comme faisant partie du “Club Med.” Notre déficit n’est pas meilleur que celui des pays du sud.

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Les syndicats européens veulent s’unir contre la rigueur

Une réponse syndicale coordonnée aux plans d’austérité européens s’est esquissée cette semaine, notamment chez les syndicats d’Europe du Sud qui entendent lancer de nouvelles grèves et manifestations.

La centrale italienne CGIL, forte de six millions d’adhérents, a annoncé un débrayage complet dans toute la péninsule pour le 25 juin, précédé de manifestations le 12 juin.

En Grèce, le syndicat du secteur privé GSEE a fait savoir qu’il appellerait à la grève le mois prochain contre la réforme des retraites.

Le principal syndicat portugais se prépare quant à lui à une grande manifestation samedi à Lisbonne, et les fédérations espagnoles ont maintenu leur menace d’une grève générale, leurs négociations avec le gouvernement socialiste sur la réforme du travail étant toujours dans l’impasse.

Madrid est sous pression pour mener à bien ces réformes, surtout depuis que l’agence de notation Fitch a décidé vendredi d’abaisser la note de sa dette souveraine de AAA à AA+ (voir ). Les syndicats espagnols prévoient déjà une grève du secteur public face aux réductions de salaires.

Dans ces quatre pays, les salariés résistent à la volonté des gouvernements d’appliquer de sévères programmes d’austérité. Le GCEE grec a annoncé qu’il démarcherait ses homologues européens en vue d’une action commune. La CGIL italienne a rapidement apporté son soutien à cette initiative.

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Spéculation: le psychodrame de trop

Les gouvernements parlent de régulation, mais ne changent rien au système financier qui génère crise sur crise. Le politique a abdiqué. Veut-il et peut-il reprendre le pouvoir?

Si l’Europe se construit sur des crises, il est des psychodrames dont elle pourrait faire l’économie. Mais il faudrait que les pouvoirs politiques assument leur rôle sans faillir, sans laisser la spéculation financière opérer en toute impunité et les manipuler comme des marionnettes pour son plus grand bénéfice.

Que d’égards pour des opérateurs qui, grâce aux subtilités de techniques sophistiquées comme la vente à découvert, font leur beurre de l’asphyxie financière de peuples entiers – avec les destructions  d’emplois qui s’en suivent  - en ayant tout intérêt à ce que les crises soient plus profondes pour que le rebond soit plus fort!

Car pour eux, le pire serait qu’il n’y ait ni bulle ni crise. Or, il suffirait que certaines pratiques soient interdites pour que la redoutable efficacité de la spéculation soit enrayée. C’est possible, puisque cela fut déjà fait.

Régulation financière retoquée

Encore faudrait-il montrer aux prédateurs sur les marchés qu’ils ne mènent pas le monde, et inventer des stratégies qui ne soient pas seulement défensives. Tel devrait être l’objectif poursuivi par les pouvoirs en place. Le projet n’est pas utopique.
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Après la Grèce, l’Espagne inquiète les marchés financiers

Les craintes sur l’Espagne font chuter les Bourses internationales et l’euro. A Paris, le CAC 40 a terminé en baisse de 3,64%, son plus bas niveau depuis 2 mois. Les rumeurs de dégradation de la note de l’Espagne continuent d’inquiéter les marchés. Mais, outre une crise économique, l’Espagne vit aussi une crise morale.

L’UE et le FMI viennent tout juste de débloquer une aide financière à la Grèce et voilà que les marchés s’affolent à nouveau. L’Espagne est cette fois-ci dans leur collimateur.

Près de 5% de baisse à Madrid, – 4% à Lisbonne, -4,7 à Milan, – 3,64% à Paris, -2,5% à Londres et Francfort… La crise grecque a une nouvelle fois fait plonger les bourses ce mardi en Europe. Malgré le bouclage du plan d’aide à la Grèce, la crainte d’une contagion au reste de l’Europe a fait chuter les marchés dans le sillage de la bourse d’Athènes qui a dégringolé de plus de 6,6%. La Bourse de New York a elle aussi ouvert en nette baisse mardi, les investisseurs s’inquiétant des difficultés budgétaires des pays de la zone euro : le Dow Jones perdait plus de 2% et le Nasdaq 2,81%. L’indice Hang Seng a perdu 2% à Hong Kong, celui de la bourse de Shanghai 2,1%, Singapour 1,2% et les marchés australiens 1,9%.

La semaine dernière, l’agence de notation Standard and Poor’s, a dégradé la note de la dette à long terme de l’Espagne. Leurs spécialistes estiment que la croissance morose du pays risque d’empêcher le gouvernement de réduire des déficits qui ont explosé à 11,2% du PIB en 2009.

Des rumeurs selon lesquelles d’autres agences de notation allaient dégrader la note de l’Espagne et selon lesquelles Madrid pourrait demander une aide financière colossale au FMI continuent de faire tanguer les marchés financiers. Moody’s et Fitch ont pourtant assuré mardi que cette dernière restait pour l’instant la plus élevée possible, le fameux triple AAA.

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La crise va toucher tout le monde développé

Le trou noir financier s’élargit. Après la Grèce et le Portugal, l’Espagne a vu sa note abaissée par l’agence Standard & Poor’s, le 28 avril. La dynamique négative semble de moins en moins contrôlable.

La Grèce poursuit son vol en spirale vers une sorte de trou noir. Et elle entraîne à sa suite d’autres pays. “La contagion a commencé,” assurait le Secrétaire général de l’OCDE, Ángel Gurria, et la baisse de la note de l’Espagne par l’agence Standard & Poor’s ne fait qu’ajouter aux incertitudes. La dégradation de la dette souveraine d’un pays comme l’Espagne a notamment pour conséquence une hausse permanente du coût des capitaux. Il en résulte un enchérissement de la dette, qu’elle soit publique ou privée. “Dans un pays aussi endetté que l’Espagne, c’est une très mauvaise nouvelle,” résume Carmen Reinhart, économiste à l’université du Maryland et auteur de l’un des grands livres sur cette crise [This Time is Different, écrit avec Kenneth Rogoff]. Mais cette fois la donne a changé.

Je crains que le Portugal n’aie déjà les plus grandes difficultés à sortir de cette spirale que constitue une attaque spéculative,” explique Charles Wyplosz, de l’Institut universitaire de hautes études internationales à l’université de Genève [Graduate institute of international and development studies]. “L’Espagne a encore quelques semaines pour agir. Le plan d’austérité budgétaire n’est déjà plus suffisant (…). Il faut des accords rapides, des mesures d’urgence, profondes, peut-être suivre l’exemple de l’Allemagne et interdire les déficits publics par la loi ; quelque chose de radical.”

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La Grèce condamnée à une cure d’austérité et de récession

Réduire de 10 points son déficit en deux ans, soit économiser 25 milliards d’euros : les exigences de l’UE et du FMI pour prêter de l’argent à la Grèce sont socialement et économiquement explosives. Explications.

Violences entre policiers et manifestants, lors de la journée de grève générale organisée le 5 mars 2010 à Athènes.

Il y a la carotte : 45 voire, 120 milliards d’euros de prêts, à un taux plus avantageux que les marchés (5%). Et il y a le bâton : 25 milliards d’euros d’économies sur deux ans. Tel est le deal que le gouvernement socialiste grec s’apprête à passer avec l’Union européenne et le FMI pour sortir le pays de la tourmente financière. Un accord à haut risque social.

Les nouvelles mesures d’austérité viendront durcir un premier plan de réduction des déficits abyssaux de la Grèce, prévoyant déjà 4,8 milliards d’euros d’économies pour 2010. Selon des syndicalistes grecs, l’UE et le Fonds monétaire international demandent des économies allant jusqu’à 25 milliards d’euros sur deux ans. Cela permettrait de réduire le déficit public, estimé à environ 14% du produit intérieur brut (PIB) en 2009, de dix points d’ici fin 2011. Le ramenant ainsi à 4%.

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Obligations (USA) : l’apocalypse est pour demain

En 2012, les entreprises américaines vont devoir rembourser une montagne d’emprunts obligataires. Le pire est à craindre.

Lorsque les Mayas ont prédit la fin du monde pour 2012 – si l’on en croit Hollywood –, ils n’ont pas inclus les junk bonds [obligations pourries] au nombre des périls qui menaceraient la planète. Pourtant, 2012 est également le début d’une période triennale au cours de laquelle plus de 700 milliards de dollars [524 milliards d’euros] de dettes à hauts rendements et à hauts risques arriveront à échéance, mettant ainsi, redoutent certains, une pression terrible sur les marchés du crédit. Comme l’Etat fédéral américain devra régler une énorme facture au même moment, les entreprises risquent d’avoir du mal à obtenir de nouveaux prêts, ce qui déclencherait une vague de défauts de paiement et de faillites.

Ces prévisions apocalyptiques ­ne sont pas l’apanage des éternels cassandres et autres spéculateurs à la baisse. Même Moody’s, connu pour la sobriété de ses déclarations, tire la sonnette d’alarme. “En 2012 et au-delà, une avalanche emportera les entreprises si elles ne se sauvent pas à temps”, avertit Kevin Cassidy, analyste pour cette agence de notation financière.

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L’Europe n’échappera pas à des réformes impopulaires, déclare Van Rompuy

La survie du modèle économique et social européen passera par des “mesures impopulaires” alors que le “populisme régnant” rend difficile l’adoption de telles mesures, a estimé le président de l’Union européenne Herman Van Rompuy dans un entretien à quatre journaux.

Le modèle européen ne peut survivre sans une croissance économique plus forte et l’Europe ne peut jouer un rôle dans le monde sans plus de robustesse économique”, déclare Herman Van Rompuy dans El Pais.

Or “le grand danger, c’est le populisme régnant et, par conséquence, le manque d’engagement européen. Le populisme rend difficile l’adoption des mesures nécessaires pour l’avenir de l’Europe. Quand je vois l’agenda économique, les défis budgétaires… je vois que nous serons obligés de prendre des mesures impopulaires dans les prochaines années”, ajoute-t-il.

En tant que Belge, je suis bien placé pour en parler.

Le populisme va à l’encontre du courage politique. Quand j’étais ministre du budget, on a pris des mesures d’économie très dures. Après quatre ans, on est sorti vainqueur de cette phase. Il faut à un moment donné aller à l’encontre de certaines tendances”, précise-t-il dans Le Monde.

On ne pourra pas échapper à des réformes impopulaires dans les prochaines années”, poursuit Herman Van Rompuy, sans préciser lesquelles.

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L’effondrement des États

Des dettes bancaires aux dettes « souveraines. » Les jours comptés de l’État-nation et d’une « hypothétique » réforme monétaire internationale.

Dans une étude transmise à ses clients privilégiés, la Société générale recommande de se tenir prêt face au risque d’« effondrement de l’économie mondiale » au cours des deux prochaines années.

Une manière de dire : « Vous voilà bien prévenu ! » Les auteurs de cette étude fondent leur conclusion sur des données concises, sans préciser bien sûr que la crise actuelle résulte avant tout de la révolution des techniques financières spéculatives des banquiers. Techniques financières qui ont permis, depuis la fin des années 70, l’émergence, malheureusement durable, d’une économie virtuelle aux dépens de l’économie réelle.

Une économie virtuelle qui a désormais besoin, pour survivre, d’écraser la véritable économie, seule source de richesses et d’emplois durables.

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Krach obligataire : déjà ?

Après la Grèce, le Portugal… le scénario de contagion est en marche”, d’après Le Monde. Cela sent le roussi sur le marché obligataire. Si certains doutaient encore que la dette souveraine serait le problème majeur de 2011, cette nouvelle dégradation – et la baisse des marchés qui l’accompagne – devraient les convertir au krach obligataire.

Que s’est-il passé ces derniers jours ? L’agence de notation Fitch a dégradé la note de long terme du Portugal, qui passe ainsi de “AA” à “AA-.” Ce n’est pas vraiment une surprise, puisque le Portugal fait partie des fameux PIGS, ou PIIGS, ou Club Med qui sont sous le feu de la rampe depuis les ennuis grecs.

Les causes de cette dégradation ? Comme pour la Grèce, les déficits et la solvabilité du Portugal. Rien de bien original donc, mais un souci de plus de l’Europe qui n’arrive toujours pas vraiment à se décider sur l’aide à apporter à la Grèce. Plus les ennuis s’accumulent et plus l’incapacité de la zone euro à sauver l’un des siens devient évidente. L’euro est de nouveau le grand perdant puisqu’il  est repassé cette semaine sous les 1,33 dollar, pour la première fois depuis 10 mois.

Dubaï, puis la Grèce et maintenant le Portugal… est-ce le début d’un effet boule de neige sur le marché obligataire ? En tout cas, la Fed avait, il y a quelques jours, publiquement exprimé ses inquiétudes. “La Fed craint que la crise grecque ‘affecte’ l’économie américaine.

Un de ses dirigeants, Dennis Lockhart, a identifié trois facteurs qui pourraient jouer sur la croissance économique américaine :

1. Baisse de la croissance en Europe et donc, par ricochet, baisse des exportations américaines vers le Vieux Continent.

2. Baisse de l’euro et par conséquent arrivée massive de capitaux sur le dollar, ce qui entraînerait une hausse importante du dollar et pénaliserait les exportations américaines.

3. Les ennuis grecs font boule de neige provoquant un désintérêt massif des investisseurs pour les obligations américaines. Voici ce que rapporte Le Monde : Le troisième point est la possibilité que la crise budgétaire grecque débouche sur un grand choc des marchés financiers. Cela pourrait se manifester dans le système bancaire ou sous la forme d’un mouvement de retrait général [des investisseurs] du marché de la dette des États”.
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Après la Grèce, le Portugal… le scénario de contagion est en marche

Après la Grèce, le Portugal est-il en passe de devenir le nouveau “maillon faible de l’Europe ?” L’agence de notation financière Fitch a annoncé, mercredi 24 mars, qu’elle abaissait d’un cran la note de la dette à long terme du Portugal, de “AA” à “AA-“, faisant part de ses inquiétudes sur les déficits et la solvabilité du pays. Jeudi, en fin de matinée, la Bourse de Lisbonne a plongé de plus de 2,2 %.

Ce changement de notation, qui survient à la veille du débat au Parlement portugais du programme de stabilité et de croissance du pays, “montre que le scénario de contagion en Europe, que l’on a beaucoup évoqué ces derniers mois, est en train de se matérialiser”, souligne Marie de Vergès, du service Économie du “Monde,” qui explique les fondements de cette décision et les conséquences qu’elle peut avoir. (Cliquez ici pour écouter son analyse.)

L’agence Fitch a justifié sa décision par la crainte “d’éventuelles conséquences de la crise sur l’économie portugaise et sur ses finances publiques à moyen terme, compte tenu de la fragilité structurelle du pays et de son fort endettement”. “Même si le Portugal n’a pas été affecté outre mesure par la crise mondiale, les perspectives de reprise économique sont plus faibles que pour les 15 autres membres de la zone euro, ce qui va peser sur ses finances publiques à moyen terme”, a développé Douglas Renwick, un responsable de Fitch.

Cet abaissement reflète les contre-performances budgétaires du Portugal en 2009, avec un déficit de 9,3 % du PIB, contre 6,5 % prévu par Fitch en septembre. Le gouvernement portugais a réaffirmé son “ferme engagement” à redresser ses finances publiques. 

“Dans la situation actuelle de nervosité et de volatilité des marchés financiers internationaux (…), il est fondamental que le Portugal démontre un ferme engagement politique dans la mise en œuvre du programme de stabilité et de croissance, en vue de redresser les comptes publics et réduire le déficit extérieur par une récupération de la compétitivité”, a déclaré le ministère des finances.

Le gouvernement table par ailleurs sur une hausse de ses recettes grâce à la suppression de nombreux bénéfices fiscaux et un vaste plan de privatisations sur fond de reprise timide de la croissance (+0,7% prévu en 2010).

Le Monde

Première alerte sur le système bancaire espagnol

[Article du mardi 19/01… 2009 ! Prémonitoire, en quelque sorte. Merci à sniper pour sa vigilance. - €ric]

L’agence de notation Standard and Poor’s a abaissé sa note souveraine pour l’Espagne, estimant que la crise actuelle a mis en lumière les faiblesses structurelles du pays, deuxième de la zone euro à subir ce sort après la Grèce.

L’Espagne est devenue lundi le deuxième pays de la zone euro à voir sa note souveraine abaissée par Standard & Poor’s, qui a infligé le même traitement à la Grèce la semaine dernière.

L’abaissement de notre note reflète notre anticipation d’une dégradation des comptes publics qui ira de pair avec une détérioration des perspectives de croissance de l’Espagne“, a déclaré Trevor Cullinan, analyste chez S&P.

Elle tient également compte du fait que la réponse politique apportée aux défis économiques et fiscaux n’est peut-être pas suffisante,” a-t-il poursuivi.

L’agence de notation a baissé sa note sur la dette à long terme de l’Espagne de “AAA” à “AA+“, estimant que l’actuelle crise économique et financière avait mis en lumière ses faiblesses structurelles. Selon S&P, ces faiblesses sont incompatibles avec une note “AAA”, la plus élevée dans l’échelle de l’agence, dont l’Espagne bénéficiait depuis la fin de 2004.

Des analystes de S&P ont par ailleurs jugé que la dette publique de l’Espagne devrait augmenter pour atteindre 60% environ du PIB d’ici à 2011, alors que Madrid vise 54% contre 40% à peu près actuellement.

Dans la foulée de cette annonce, l’euro est tombé à un plus bas de jour de 1,3217 dollar pour un euro, les intervenants craignant que l’Irlande et le Portugal subissent le même sort.
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L’agence Fitch met en garde le Royaume-Uni, la France et l’Espagne

L’agence Fitch a mis en garde, mardi 9 mars, le Royaume-Uni, la France et l’Espagne sur la gestion de leurs finances publiques, les appelant à prendre des mesures de réduction des déficits “plus crédibles”, au risque de voir leurs notes (AAA) remises en cause.

“Les pays dotés de notes de crédit élevées doivent faire état de plans de consolidation budgétaire plus crédibles et plus robustes en 2010 pour soutenir la confiance dans la robustesse de leurs finances publiques à moyen terme”, a déclaré l’un des responsables de l’agence.

“Le Royaume-Uni, l’Espagne et la France, en particulier, doivent énoncer des programmes plus crédibles cette année, étant donné le rythme de la détérioration des finances publiques et les difficultés auxquelles ils font face dans la stabilisation de la dette publique”, a estimé Brian Coulton lors d’une conférence à Londres.

Les trois pays affichent pour l’instant chez Fitch un AAA, la meilleure note possible, assorti d’une perspective stable.

Concernant le Royaume-Uni, Brian Coulton a souligné que le profil de crédit s’était fortement détérioré au cours de la crise financière, mais qu’il restait à l’intérieur des limites “tolérables” pour lui maintenir sa note.

La question d’une dégradation de cette note agite cependant les commentateurs depuis qu’en mai dernier, l’agence concurrente Standard & Poor’s a assorti sa propre note AAA d’une perspective négative.

M. Coulton a noté, mardi, que le pays avait connu la progression la plus rapide de sa dette publique parmi les pays bénéficiant de cette notation. De moins de 40 % du produit intérieur brut avant la crise, elle est passée en effet à 56 % cette année et devrait culminer, selon le gouvernement, à 78 % début 2015.

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