Lauren Fletcher veut planter un milliard d’arbres avec ses drones

Lauren Fletcher est un ex-ingénieur de la NASA qui a de la suite dans les idées. Son projet : utiliser ses connaissances en aérospatial pour créer un prototype capable de planter un milliard d’arbres en un temps record et sans intervention humaine !

Quand on y pense, son idée est d’une simplicité déconcertante. Il a équipé un drone de canons à air comprimé qui projettent des boulettes biodégradables contenant les graines de la vie forestière. Ces engins volants pourraient ensemencer de larges espaces et de cette manière « industrialiser » la plantation d’arbres. Sa logique est simple « pour contrer le rythme industriel de la déforestation, nous avons besoin de replanter à un rythme industriel. »

Planter des graines à la main est un processus lent, beaucoup plus lent que le rythme effréné de la déforestation. Avec un de ses petits robots volants, l’ingénieur espère pouvoir planter 36.000 graines par jour, même dans les zones les plus difficiles d’accès. Objectif à long terme, planter 1 milliard d’arbres par année ! De quoi donner le vertige à Forest Man.

L’humain ne pourrait pas réaliser une telle prouesse à moins de se coordonner à l’échelle nationale comme l’a fait l’Irlande et ses 1 million d’arbres en 1 jour.
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Russie : Avis de gros temps sur l’économie

A chaque saison son choc. Après l’annexion de la Crimée au printemps, l’escalade des sanctions cet été, la chute brutale du prix des hydrocarbures cet automne, l’économie russe subit l’effondrement du rouble depuis novembre dernier. Rouvrant les cicatrices des années 1990, cette crise de change laissera des traces. Car elle expose au grand jour des faiblesses structurelles longtemps sous-estimées par le pouvoir.

Si le rattachement de la Crimée est interprété au Kremlin comme un succès militaire et politique, le bilan économique de l’année 2014, marquée par l’adoption de sanctions occidentales à l’encontre de la Russie, est loin d’être positif. L’ampleur de la chute du rouble vis-à-vis du dollar (-42% entre le 1er janvier 2014 et le 1er janvier 2015) a effacé les gains de puissance économique relative réalisés depuis 2009.

Le pays a rétrogradé du dixième au seizième rang mondial en termes de produit intérieur brut (PIB) au taux de change courant. Les autorités visaient une inflation réduite à 5 % ; elle a plus que doublé et s’établit à 11,4 %. La croissance devait se redresser à 3,5 % ; dans le meilleur des cas, elle sera nulle en 2014 et fera place à une récession en 2015 (entre -3 % et -4,5 % selon les prévisions du gouvernement).

La diversification industrielle devait être relancée ; la production d’automobiles a chuté lourdement. Le leader Avtovaz a déjà supprimé plus de dix mille postes et s’apprête de nouveau à licencier. Si la situation continue de se dégrader, nul doute que ses concurrents lui emboîteront le pas.
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Nouriel Roubini : « L’économie globale fonctionne sur un seul moteur »

L’économie mondiale est comme un avion de ligne qui a besoin que tous ses moteurs soient opérationnels pour pouvoir décoller et affronter les intempéries. Malheureusement, un seul de ses quatre moteurs fonctionne actuellement correctement: le moteur anglo-saxon.

Son deuxième moteur – la zone euro – est aujourd’hui au point mort, à l’issue d’un semblant de reprise après 2008. Un seul choc supplémentaire suffirait à faire plonger l’Europe dans la déflation pure et simple, qui s’accompagnerait à nouveau d’une récession. De même, le troisième moteur de l’économie mondiale, à savoir le Japon, arrive à court de carburant, après une année de relance budgétaire et monétaire.

Quant aux marchés émergents (son quatrième moteur), ils sont confronté à un net ralentissement, à mesure que les vents planétaires, favorables depuis une dizaine d’années – croissance chinoise rapide, taux directeurs zéro, et assouplissement quantitatif mené par la Réserve fédérale américaine – se sont transformés en vents contraires.

La question se pose par conséquent de savoir si – et pour combien de temps – l’économie globale pourra continuer de voler sur un seul moteur. La fébrilité observée dans le reste du monde est synonyme d’un dollar plus faible, ce qui est voué à fragiliser la croissance américaine. Plus le ralentissement s’accentuera au sein des autres pays, plus la hausse du dollar sera conséquente, et plus les États-Unis auront du mal à se dissocier des difficultés d’ailleurs, bien que la demande intérieure semble solide.
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OCDE : « La zone euro pourrait être tombée dans une trappe de stagnation persistante »

Dans son dernier rapport d’Economic Outlook (‘perspectives économiques’), l’Organisation de coopération et de développement économiques, un think tank parisien plus connu sous son acronyme OCDE, exhorte la Banque centrale européenne (BCE) à envisager un soutien monétaire d’urgence pour la zone euro, et le bloc de la zone euro à assouplir sa doctrine fiscale.

L’OCDE craint que la zone euro ne soit tombée dans une « trappe de la stagnation persistante » et note que les risques de stagnation augmentent dans la zone euro, ce qui pourrait faire peser une menace sur toute l’économie mondiale. Une stagnation prolongée dans la zone euro pourrait avoir pour effet d’entraver la croissance économique mondiale en raison des liens commerciaux et financiers que celle-ci entretient avec le reste du monde.

Selon les modélisations présentées dans le rapport, un choc négatif pourrait provoquer une nouvelle période étendue de croissance très faible accompagnée d’une faible inflation, qui conduirait à un maintien du chômage à son niveau actuel très élevé.

L’Organisation table sur une croissance mondiale de 3,3% cette année, de 3,7% pour 2015, et de 3,9% pour 2016. Les États-Unis et le Royaume-Uni auront une croissance plus forte que celle de la zone euro et du Japon, et certains pays émergents, notamment l’Inde, l’Indonésie et l’Afrique du Sud, devraient aussi connaitre une reprise vigoureuse. Cependant, l’économie de la Chine devrait s’affaiblir légèrement, tandis que celle de la Russie devrait stagner l’année prochaine.

Pour la zone euro, l’organisation prévoit une croissance de 0,8% cette année, puis 1,1% en 2015, et 1,7% en 2016. Aux États-Unis, cependant, l’OCDE prévoit de bien meilleures perspectives, avec une prévision de croissance de 2,2% pour cette année, et près de 3% pour 2015 et 2016.

Au sein de la zone euro, les interventions de la BCE pour assouplir la politique monétaire ont été limitées jusqu’à présent, et l’Allemagne s’y oppose farouchement.

Expresse.be

Afrique : Le business des safaris

Faire un safari, c’est faire un voyage, dans la langue swahili… Un voyage sur le continent africain parmi les animaux sauvages. Mais pour la plupart des touristes, la rencontre avec le Roi de la savane se déroule le plus souvent au bord d’une route bitumée, à l’intérieur d’un Parc national. Par exemple, en Afrique du Sud, haut lieu du safari photo.

Des milliers de visiteurs se pressent chaque année dans des structures touristiques équipées dans lesquelles lions, girafes ou éléphants cohabitent avec les vacanciers. Les plus fortunés peuvent s’offrir des safaris plus intimistes dans des réserves privées. Pour ces dernières, les safaris photos ne représentent que 10% de leur chiffre d’affaires. C’est une activité plus lucrative qui les fait vivre: la chasse.

Certains propriétaires possèdent un vaste éventail d’espèces animales et monnayent très cher le droit d’abattre l’un des Big 5 (lion, rhinocéros, léopard, buffle et éléphant). Une industrie qui engendre des dérives. Enquête sur le business des safaris où l’animal devient parfois une proie sans défense.

Afrique du Sud : Le premier avion militaire 100 % africain

Le premier avion militaire à avoir été complètement développé en Afrique a effectué son premier vol d’essai en public mercredi à Pretoria, en Afrique du Sud. Deux firmes aéronautiques sud-africaines sont à l’origine de cet appareil polyvalent.

L’appareil surprend d’abord par son design original. Le premier avion militaire 100 % africain semble associer un fuselage d’hélicoptère avec une queue double inspirée des bombardiers de la Deuxième Guerre mondiale. L’appareil reste de taille modeste – il est conçu pour deux personnes – mise à part une antenne proéminente à l’avant de l’engin, dont la forme évoque le dard d’un insecte.

L’AHRLAC – acronyme de l’anglais pour avion léger de reconnaissance à haute performance – a effectué avec succès son premier vol d’essai public, mercredi 13 août, depuis l’aéroport Wonderboom de Pretoria. Deux groupes aéronautiques sud-africains, Paramount et Aerosud, ont développé le projet.

Développer les capacités africaines
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Afrique du Sud : 1994-2014, le naufrage

Par Bernard Lugan

Vingt ans après que Frederik De Klerk ait hissé Nelson Mandela au pouvoir, la question raciale se pose avec d’autant plus de force qu’il s’agit d’un tabou empoisonnant et conditionnant tout à la fois la vie politique et les rapports sociaux.

Contrairement à ce que croyaient les gogos, la pluie démocratique n’a donc pas effacé les rayures du zèbre sud-africain. Quant à l’arc-en-ciel multi-racial, il s’est dissipé sous les orages.

Les élections du mois de mai 2014 – le dossier qui leur est consacré le montre d’une manière éloquente -, furent d’abord raciales.

Les Noirs ont en effet massivement voté pour des partis noirs, cependant que les Blancs, les Métis et les Indiens, ont non moins massivement donné leurs suffrages à l’Alliance démocratique.

Or, la fracture raciale qui est au cœur de toutes les problématiques sud-africaines va encore s’accentuer au fur et à mesure de la déliquescence de ce qui fut un pays prospère. Sans une croissance pérenne de 5 à 7% par an, l’Afrique du Sud ne pourra en effet pas freiner un chômage qui touche désormais au moins 40% de la population active. En 2013, cette croissance ne fut que de 1,6% et au premier trimestre 2014, le PIB a perdu 0,6%, notamment en raison des mouvements sociaux qui paralysent les mines.
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Chine : A la recherche de terres agricoles non-polluées

Les compagnies chinoises effectuent une expansion rapide sur le marché alimentaire mondial, rachetant dans le monde entier des entreprises de produits agricoles, des producteurs d’aliments et de boissons.

L’année passée, la Chine a dépensé plus de 12 milliards de dollars américains dans cet objectif. Jusqu’à présent, le gouvernement chinois poursuivait la stratégie d‘importations modérées des cultures agricoles et d’achat des terres agricoles sur le territoire des autres pays. Maintenant, les choses sont en train de changer.

En effet, en 2013, la compagnie de Hongkong « Shuanghui Group » a absorbé une compagnie américaine, ayant acheté pour 7 milliards de dollars le producteur de la viande « Smithfield Foods » avec ses dettes. La corporation publique « Cofco » qui contrôle 90 % du marché interne du blé a acheté le bloc de contrôle de la compagnie néerlandaise « Nidera Holdings » et la branche agricole de « Noble Group » ayant déboursé pour les deux compagnies près de 3 milliards de dollars.

De cette façon, Pékin s’est procuré des silos à grains en Argentine, des sucreries au Brésil, des minoteries en Europe Centrale et les usines de transformation des graines de tournesol en Afrique du Sud et en Ukraine

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Afrique du Sud : D’anciens Springboks victimes de maladies neurologiques rares

Le titre de champion du monde de rugby de l’Afrique du Sud en 1995 a été un des mythes fondateurs de la nation “arc-en-ciel” sud-africaine, tout juste sortie de l’apartheid. Mais à quel prix ? Un reportage, diffusé, dimanche 23 mars, dans l’émission “Stade 2″, met en lumière la sur-représentation de maladies neurologiques rares dans la génération de joueurs sud-africains de la première moitié des années 1990.

Un reportage pour briser un “tabou”

Venter souffre de myélite transverse, une maladie “qui touche une personne sur un million”, précise le reportage. Van der Westhuizen et Linee souffrent de sclérose latérale amyotrophique, plus connue sous le nom de maladie de Charcot, “qui touche 4 à 8 personnes sur 100.000″.

Aucune preuve scientifique n’a à ce jour mis en lumière un lien de cause à effet entre le dopage et ces maladies. “On n’a pas de réponse, on veut ouvrir le débat qui est tabou”, explique l’auteur du reportage, Nicolas Geay. Trois hypothèses sont évoquées pour expliquer cette récurrence : la répétition des chocs, les pesticides dispersés sur les pelouses et le dopage.

Des “vitamines” finalement interdites

Le capitaine emblématique des Springboks François Pienaar a raconté dans son autobiographie la prise systématique de pilules. “On était des amateurs, on s’entraînait dur. Il n’y avait rien d’illégal. C’étaient des vitamines mais plus tard, elles ont été interdites, alors on a tout arrêté”.

La Chine à l’assaut des matières premières et de l’Afrique ?

Avant même de poser l’existence sur l’échiquier mondial d’une « Chindiafrique », nouveau triangle de croissance et de puissance programmé, il est temps de mesurer comment la Chine fait de l’Afrique un accélérateur de sa domination.

Si la Chine, qui se réclame encore du monde en développement (jusqu’en 2050 pour Hu Jintao), se refuse à débattre d’un éventuel « néocolonialisme », peut-elle longtemps différer l’analyse des interrogations, des hostilités nées de sa « nouvelle frontière africaine » ?

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Sur les traces de Zheng He

L’Afrique n’est pas un eldorado qui fait irruption pour la Chine au début du XXIe siècle. Lorsque l’empereur Ming Yongle installe la flotte chinoise au premier rang mondial, c’est notamment pour armer sept expéditions sous l’autorité de l’amiral eunuque Zheng He, dont certaines à destination de l’Afrique orientale. Le but de ces voyages ? Des missions de relations publiques, la mise en place de liens diplomatiques et commerciaux équilibrés et… provisoires, puisque dès 1433, il devient illégal de construire des bateaux et d’avoir l’esprit du « grand large ».

Cet épisode est capital pour les Chinois : il justifie la référence à de « longs siècles d’amitié » et les appels de Hu Jintao aux « frères africains ». C’est donc une redécouverte de l’Afrique depuis 2000, après avoir apporté des soutiens aux luttes anticoloniales (Algérie, Angola, Rhodésie du Sud) ou face aux Russes (Éthiopie). Bardés de certitudes — pas de passif prédateur colonial, pas de rapports centre/ périphérie de domination —, les Chinois peuvent donc se présenter comme un « partenaire au-dessus de tout soupçon », un partenaire de relations Sud/Sud, « win-win », antihégémonique.
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Le tsunami qui affecte les monnaies des économies émergentes

Les marchés mondiaux des devises ont été très agités la semaine dernière et les monnaies de plusieurs pays émergents ont subi une avalanche de dépréciations. Le rouble est tombé à son niveau le plus bas depuis 5 ans, et le peso argentin a perdu 15%.

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Les marchés des changes commencent à réagir à l’arrêt progressif de la politique monétaire américaine de rachat des bons du Trésor, mais aussi au ralentissement de la croissance chinoise.

Mais on assiste également à un changement de méthode. Par le passé, les marchés financiers raisonnaient de façon globale, lorsqu’ils considéraient les pays émergents, les envisageant comme un tout. Mais ce n’est plus le cas, explique Izabella Kaminska du Fiancial Times. Désormais, ils les individualisent de plus en plus pour établir leurs décisions d’investissement.

Au Venezuela, en Argentine et en Ukraine, ce sont les problèmes causés par une gestion critiquable des autorités qui menacent la stabilité économique. Les deux premiers pays sont confrontés à une inflation massive et des relations dysfonctionnelles avec les marchés mondiaux. S’ils échouent à mener des réformes importantes, ils risquent d’entrer dans de très graves difficultés. En Ukraine, beaucoup de choses vont dépendre de la façon dont la crise actuelle évolue.

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Près de la moitié des richesses mondiales est détenue par 1% de la population (Màj vidéo)

Addendum du 26/01/2014: Pour le millionnaire Kevin O’Leary, le fait qu’il existe autant de pauvres est ”fantastique”, ce serait un excellent signe ! Tous ces pauvres seraient donc un encouragement à travailler plus pour relancer la machine économique en espérant à leur tour faire partie des 0,1%…

Le fossé entre riches et pauvres est le principal risque pesant sur le monde ces 10 prochaines années, devant les événements climatiques et le chômage, prévient le Forum économique mondial, alors que se tient le Forum de Davos cette semaine. Face à la montée des inégalités, Oxfam tire le signal d’alarme.

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2013: marchés émergents, la fin du miroir aux alouettes

Les pays émergents ont cessé d’être en 2013 la promesse de lendemains radieux pour l’économie mondiale. Croissance ralentie, marchés financiers et devises instables, troubles sociaux: ils sont devenus un sujet d’inquiétude… peut-être exagérée. En novembre, le club de réflexion des pays riches, l’OCDE, a résumé la situation : la croissance mondiale sera plus faible à cause du ralentissement des pays émergents, et “l’environnement économique mondial pourrait faire office d’amplificateur et de courroie de transmission pour des chocs négatifs” en provenance de ces pays.

Depuis des années, l’économie mondiale ne jurait que par eux : le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine, l’Afrique du Sud… Leur forte croissance compensait la stagnation des pays avancés, leurs marchés intérieurs en pleine expansion aiguisaient les appétits des grands groupes occidentaux, leurs bas coûts de production faisaient tourner le commerce mondial et leurs réserves de devises leur permettaient de financer l’endettement occidental. Mais 2013 a marqué un coup d’arrêt. Ils ont perdu un peu de leur lustre, pour être considérés d’un œil peut-être plus lucide.

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G20 : Les BRICS font un pas vers un fonds de réserve monétaire commun de 100 milliards de dollars

En ouverture du sommet du G20 à Saint-Pétersbourg, Chine, Russie, Brésil, Inde et Afrique du Sud confirment leur volonté de mettre sur pied un fonds de réserve de change pour lutter contre les désordres monétaires actuels. En évoquant aussi la responsabilité des Occidentaux.

C’était fin mars à Durban en Afrique du Sud, l’une des principales annonces du sommet des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), lue d’un ton docte par le président sud-africain Jacob Zuma lui-même. La création d’un fond de réserve monétaire propre au BRICS vient de se concrétiser un peu plus à Saint-Pétersbourg. Dénommé “Contingent Reserve Arrangement” ou “currency pool” ce fonds devrait s’élever à 100 milliards de dollars.

Le projet a été dévoilé suite au mini-sommet à cinq qui s’est tenu vers midi ce 5 septembre en prélude au sommet du G20 qui se déroule à Saint-Pétersbourg ce jeudi et demain 6 septembre. Une manière claire de peser d’entrée de jeu face aux pays développés dans ce sommet en principe économique mais reste dominé par le crise syrienne et l’opposition attendue en Vladimir Poutine et Barack Obama.

Cette rencontre des BRICS a réuni les chefs d’Etat et de gouvernement Dilma Rousseff (Brésil), Manmohan Singh (Inde), Vladimir Poutine (Russie), Xi Jinping (Chine) et Jacob Zuma (Afrique du sud).

La Chine, principal pays contributeur

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Afrique du Sud : Des chenilles résistent au maïs OGM

Un des arguments des défenseurs des OGM est la capacité d’une plante génétiquement modifiée à sécréter son propre pesticide. Mais en Afrique du Sud, une équipe de chercheurs vient de montrer qu’un papillon de nuit a développé un système de défense contre la toxine d’un maïs OGM. “Ce résultat ébranle le fondement de la stratégie anti-résistance qui accompagne en général l’utilisation des OGM.”

Comme beaucoup d’autres plantes transgéniques, le maïs dit « Bt » synthétise son propre pesticide : une protéine toxique, produite dans ses feuilles et ses tiges, qui tue en quelques jours ses ravageurs. Imparable… sauf si les populations d’insectes s’adaptent à cette toxine !

Jusqu’à présent, les stratégies mises en place pour contrer l’apparition de résistances sont apparues efficaces. Mais des chercheurs de l’IRD et leurs partenaires sud-africains viennent de montrer qu’un papillon de nuit, Busseola fusca, a développé en Afrique du Sud un nouveau mode de défense contre la toxine Bt.

Une résistance, génétiquement dominante contrairement au mécanisme classique, qui s’est propagée très rapidement. Cette découverte, publiée dans PLoS ONE, remet en question le principe-même sur lequel repose la stratégie anti-résistance qui accompagne généralement l’utilisation des OGM.

Le risque de résistance plane
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Dmitry Orlov : “Leçons post-soviétiques pour un siècle post-américain”

Par Dmitry Orlov - Juin 2005

Il y a une décennie et demi, le monde est passé de bipolaire à unipolaire, parce que l’un des pôles s’est désagrégé : l’Union soviétique n’est plus. L’autre pôle — symétriquement appelé les États-Unis1 — ne s’est pas (encore) désagrégé, mais il y a des grondements menaçants à l’horizon. L’effondrement des États-Unis semble aussi improbable maintenant que l’était l’effondrement de l’Union soviétique en 1985. L’expérience du premier effondrement peut-être instructive pour ceux qui souhaitent survivre au second.

Les gens raisonnables ne soutiendraient jamais que les deux pôles aient été exactement symétriques ; en même temps que des similitudes significatives, il y avait des différences également significatives, les unes et les autres étant valables pour prédire ce qu’il adviendra de la seconde moitié du géant super-puissant aux pieds d’argile qui autrefois enjambait la planète, lorsqu’elle se désagrégera aussi.

J’ai voulu écrire cet article pendant presque une décennie à présent. Jusqu’à récemment, cependant, peu de gens l’auraient pris au sérieux. Après tout, qui aurait douté que la locomotive économique mondiale que sont les États-Unis, ayant récemment gagné la guerre froide et la guerre du Golfe, continue, triomphalement, vers l’avenir brillant des super-autoroutes, des jets supersoniques et des colonies interplanétaires ?

Mais plus récemment le nombre de sceptiques a commencé de croître régulièrement. Les États-Unis sont désespérément dépendants de la disponibilité de pétrole et de gaz naturel peu chers et abondants, et accrochés à la croissance économique. Une fois que le pétrole et le gaz seront devenus chers (tels qu’ils le sont déjà) et de plus en plus difficiles à obtenir (l’affaire d’une année ou deux tout au plus), la croissance économique s’arrêtera et l’économie américaine s’effondrera.

Beaucoup de gens railleront ce pronostic déprimant, mais cet article devrait trouver quelques lecteurs tout de même.
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Pays émergents : Pourquoi il ne faut plus compter sur la croissance

Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud, Turquie… Les grands pays en croissance ralentissent. Un trou d’air qui pourrait s’avérer durable.

François Hollande comptait sur la croissance mondiale pour entraîner vers le haut l’économie française. Le rebond américain devait se combiner au dynamisme des pays émergents pour aider la zone euro à sortir de la crise économique. Las. À en croire le Fonds monétaire international (FMI), ce scénario optimiste est caduc. Cette année, la richesse mondiale devrait progresser de 3,1 % seulement, pas plus qu’en 2012. Les désormais fameux Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) ainsi que d’autres économies du monde en forte croissance, comme la Turquie, ralentissent.

Dans la dernière livraison de ses perspectives de l’économie mondiale, le FMI note que la croissance dans les pays émergents et les pays en développement devrait ralentir à 5 % en 2013 et à environ 5,5 % en 2014, soit environ un quart de point de pourcentage de moins que prévu dans les PEM d’avril 2013. Cette année, la hausse du PIB ne devrait pas dépasser 2,5 % au Brésil et en Russie.

Évidemment, les émergents exportateurs n’ont pas été insensibles à la crise de croissance dans les pays riches. Mais cela n’explique qu’une petite partie de leurs difficultés. Au Brésil par exemple, les deux tiers de la croissance sont portés par le marché intérieur.

Des politiques monétaires déstabilisantes
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Quand l’Afrique se réveillera : La France se relèvera

Par Michel Lhomme

Dans une tribune du quotidien britannique Financial Times, le gouverneur de la Banque centrale du Nigeria, Lamido Sanusi, s’en est pris le mois dernier, « aux méthodes impérialistes de la Chine sur le continent. Il est temps pour nous d’ôter les lunettes teintées de rose à travers lesquelles nous voyons la Chine. »

La Chine en Afrique : du néo-colonialisme

Pour la première fois en Afrique, ont été dénoncées les relations commerciales déséquilibrées entre l’Empire du Milieu et les pays africains, ces derniers troquant l’exploitation de leurs immenses ressources naturelles contre des devises, des prêts et même des produits chinois bon marché mais de piètre qualité.

En riposte, Lamido Sanusi a proposé de produire localement mais aussi de repousser activement les importations chinoises et leur politique prédatrice. Que la Chine s’empare des matières premières africaines et qu’elle leur vende des biens manufacturés, n’est-ce pas exactement ce qu’on appelle par essence le néo-colonialisme? Cette politique chinoise contribue de façon significative à la désindustrialisation et au sous-développement continu de l’Afrique.

Le Nigéria est  l’un des premiers pays africains à avoir réagi. Pour que son immense manne pétrolière et gazière (qui représente en moyenne 36 % du PIB et plus de 97 % des exportations) profite au maximum au pays, le gouvernement nigérian applique depuis trois ans la politique dite de « local content », qui impose que l’essentiel de l’activité liée aux hydrocarbures soit assuré par la main d’œuvre locale ou des entreprises à capitaux majoritairement nigérians.
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Mondialisation et régionalisation des flux migratoires

En ce début du vingt et unième siècle, les migrations internationales ont pris un essor sans précédent. Mais, à la différence du passé, ce ne sont plus les Européens qui ont émigré de par le monde, l’Europe étant au contraire devenue l’une des premières destinations migratoires, en proie à un déclin démographique, mais la planète entière qui est en mouvement, notamment les zones du sud.

De nouvelles destinations se sont fait jour, comme les pays du Golfe, le continent africain, certains pays asiatiques, tandis que des pays de départ sont devenus des pays d’accueil et de transit, comme l’Europe du sud, puis le Mexique, la Turquie et les pays du Maghreb.

Ces migrations se sont mondialisées depuis trente ans, et ont triplé depuis le milieu des années 1970 : 77 millions en 1975, 120 millions en 1999, 150 millions au début des années 2000, près de 240 millions aujourd’hui.

Ce processus va se poursuivre car les facteurs de la mobilité ne sont pas près d’avoir disparu : écarts entre les niveaux de développement humain (qui combinent l’espérance de vie, le niveau d’éducation et le niveau de vie) le long des grandes lignes de fracture du monde, crises politiques et environnementales, productrices de réfugiés et de déplacés.
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Afrique du Sud : Les “BRICS” lancent leur banque de développement

Les dirigeants des pays émergents des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), réunis à Durban en Afrique du Sud, se sont mis d’accord mardi pour créer une banque de développement commune destinée à financer des infrastructures, qui devrait leur permettre de se passer de la Banque mondiale.

[...] Derrière le discours politique unificateur, qui consiste à dire que les Brics doivent constituer une force économique et politique pour s’affranchir des puissances occidentales, se dissimulent cependant des appréhensions africaines.

C’est de fait l’implantation massive en Afrique de la Chine, le géant des Brics, qui pose question, certains estimant que la Chine n’est plus un pays émergent, et que ses relations économiques avec le continent s’apparentent désormais à une nouvelle forme de colonialisme.

La nouvelle banque devrait être dotée d’un capital de départ de 50 milliards de dollars, soit 10 milliards par pays. Quand bien même elle devrait avoir du mal à réunir une telle somme qui correspond à 2,5% de son produit intérieur brut (PIB), l’Afrique du Sud en a fait une priorité. Elle espère trouver ainsi un moyen de financer son ambitieux programme d’infrastructures et aussi les projets des pays voisins.
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Usines françaises : L’hécatombe

1.300 petites entreprises qui faisaient le tissu industriel ont disparu depuis 2009. Seuls les salariés concernés se battent… ou se résignent. [...]

Ghislaine Lèchevin, 75 ans, retraitée, et son fils Gérard, 49 ans, CAP d’électromécanicien, chômeur. En médaillon, l’usine FFM de Péronne, dans les années 60, quand elle employait quelque 600 personnes.

Philippe Quévremont a été licencié de la Filature française de mohair de Péronne, dans la Somme, où il a passé trente-trois ans et dont il est devenu le directeur industriel. Il était à trois ans de la retraite.

Depuis, il revient pour vendre les machines, s’occuper. « Quand une usine ferme, on n’existe plus », dit-il. Le lustre passé de l’unique filature de mohair du pays hante les bâtiments du site industriel.

Au faîte de son activité, dans les années 70, l’usine, rachetée par une famille du Nord, emploie plus de 600 personnes, des femmes des environs qui, sitôt le certificat d’études obtenu, intègrent les ateliers.
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Crise du Mali, deuxième partie : Les intérêts de la France

par Aymeric Chauprade

Au regard des intérêts de la France en Afrique, la décision d’intervention militaire française apparaîtra, je le crois, comme une bonne décision. Pour en juger, et comme toujours si nous voulons être fidèles à notre ligne réaliste, il faut être capable de s’élever au-dessus des partis pris politiques et idéologiques des uns et des autres. Chacun sait en effet que je me situe, sur le plan des idées, à des années-lumières des gouvernements qui se sont succédés en France ces trente dernières années, et que j’exècre, peut-être plus que tous ceux qui l’ont précédé, ce gouvernement qui mine les fondements de notre civilisation, accélère l’invasion migratoire, achève notre économie, et pousse à l’exil, par son fanatisme de l’Égalité, ce qu’il reste de créatif en France.

Il est arrivé souvent dans l’Histoire qu’une décision prise au nom de mauvaises raisons ait pu produire les résultats les plus positifs. N’est-il pas étrange de constater aujourd’hui qu’un président issu d’un camp que rien ne prédispose à la défense d’intérêts français en Afrique ait néanmoins pris une décision qui va peut-être améliorer sensiblement le statut de la France en Afrique ?

Car quelle était la situation de la France en Afrique avant cette affaire du Mali ? Plus précisément que devenait l’influence française en Afrique depuis le discours de la Baule du président Mitterrand, le 20 juin 1990 ?

La réalité est que, depuis la fin de la Guerre froide, et faute de vision géopolitique, la France n’a cessé de reculer en Afrique. En position défensive, sans vision ni anticipation, elle n’aura fait que subir la montée de l’influence américaine dans toutes ses anciennes colonies. Prise en tenaille entre ses devoirs européens et l’atlantisme, son influence s’est considérablement amoindrie outre-mer. D’un côté le discours de la démocratisation, de l’autre les magouilles du personnel politique (cette françafrique que l’on ne saurait confondre avec les intérêts légitimes de la France en Afrique) ; et bien sûr une montée en puissance des États-Unis sur le prétexte de la lutte contre le terrorisme islamiste, au début des années 2000…

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Le revenu annuel des 100 plus riches pourrait éradiquer 4 fois la pauvreté mondiale

Du 23 au 27 janvier, les grands de ce monde se retrouvent à Davos, petite station de sports d’hiver du canton des Grisons en Suisse, pour la traditionnelle réunion annuelle du Forum économique mondial. Les semaines précédant le sommet, lobbies et ONG ont coutume de mettre en lumière quelques-uns des problèmes les plus urgents de la planète à grands coups de rapports et de mises en perspectives déroutantes.

À quelques jours de la 43e édition du rassemblement, l’organisation humanitaire Oxfam n’a pas dérogé à la règle en dévoilant son rapport sur les inégalités, “Le coût de l’inégalité: comment la richesse et les revenus extrêmes nous font tous mal“. Avec une idée-choc: le revenu annuel des 100 personnes les plus riches pourrait permettre d’éradiquer quatre fois la pauvreté mondiale.

Barbara Stocking, directeur-général d’Oxfam, indique qu’au cours des vingt dernières années les personnes les plus aisées de la planète, qui représentent à peine 1% de la population mondiale, ont vu leurs revenus augmenter de 60%. A l’inverse, les plus démunis tentent de survivre tant bien que mal avec moins d’un dollars et 15 cents par jour.

Le marché des produits de luxe, par exemple, a connu, depuis le début de la crise, une croissance de plus de 10%, selon le même rapport.
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Afrique : 3000 soldats américains pour limiter l’expansion chinoise

Par Mark P. Fancher, avocat et auteur de nombreux articles sur la présence militaire US en Afrique

Le service de presse d’Army Times vient de rapporter que les États-Unis s’apprêtent à envoyer plus de 3 000 soldats un peu partout, en Afrique, pour 2013. Pour le Major Général, David R. Hogg, « En ce qui concerne notre mission, c’est un territoire vierge ». Mais, que des soldats stationnent sur le continent africain, n’a rien de nouveau et, même si Hogg ne l’admet pas, le but de la mission est de verrouiller au plus vite le continent africain.

Pour les Américains, il y a urgence face à l’avancée commerciale de la Chine sur tout le continent. En fait, l’armée américaine effectue annuellement à peu près une douzaine d’opérations importantes en Afrique et pour ces opérations, des troupes et du matériel, y compris sophistiqué, sont réellement engagées.

Avoir un pied, militairement, dans tous les coins du continent, limiterait le risque que leurs intérêts ne soient pas protégés dans des régions où de réelles menaces existent en ce qui concerne l’’accaparement de terres agricoles ou l’exploitation de minerais rares.

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Chine : La montée en puissance du pays futur détonateur de la prochaine Guerre mondiale ?

Alors que le Royaume-Uni et la zone euro sont retombés en récession, les Etats-Unis et le Japon sont menacés du même sort. La Chine, elle, continue de prospérer. En se nourrissant d’un déséquilibre commercial international qui ruine les autres pays de la planète, la Chine sera-t-elle l’élément déclencheur du prochain conflit mondial ?

Si dans les années 30, la récession avait été dans l’ensemble plus accentuée que celle que subissent aujourd’hui les pays développés, c’est essentiellement parce que les dirigeants politiques concernés n’avaient pas réagi à hauteur de l’adversité qu’ils subissaient.

Il n’en va pas de même aujourd’hui. Les dirigeants américains, européens et japonais, pour éviter un remake des années 30, se singularisent au contraire par une succession d’initiatives d’une audace extrême.

Fin 2008, faisant fi de l’état de leurs dettes publiques, ils décidèrent, sous l’égide du FMI et de DSK, une opération de relance budgétaire massive et simultanée qui se termina très mal : effet boomerang, les titres de leurs dettes publiques furent attaquées, obligeant le Royaume-Uni à basculer dans une austérité budgétaire marquée dès 2010 et obligeant un nombre croissant de pays de la Zone Euro à adopter eux aussi des politiques d’austérité jamais vues.

Pour faire baisser les taux longs sur leurs marchés obligataires en dépit de la défiance dont leur dette publique faisait désormais l’objet, la Banque d’Angleterre, la Fed, la Banque du Japon et très récemment la BCE elle-même ont osé pratiquer ce qu’elles s’interdisaient jusqu’alors : faire fonctionner la planche à billets, le financement des Etats par la banque centrale qui leur correspond.

Ce qui est alarmant, c’est que toutes ces initiatives de relance, bien que d’une ampleur jamais vue, n’ont accouché que d’une souris. Certes, l’ampleur de la récession est bien moindre que celle subie dans les années 30. Mais jusqu’à présent, les économies des pays développés n’ont redémarré ni significativement ni durablement. Pire, si on interrompait brusquement les perfusions artificielles qui leur sont administrées, ces économies s’effondreraient et on se retrouverait dans l’affreux scénario des années 30.

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Le concept du Pic de l’Or

Par Mark O’Byrne

Le pic pétrolier est un phénomène connu de tous. En revanche, le pic de l’or demeure un concept étrange pour beaucoup de personnes. Le pic de l’or est la date à laquelle le taux maximum d’extraction d’or sera achevé, après quoi le taux de production entrera une phase terminale de déclin. Le terme pic de l’or nous vient du pic de production du pétrole, un concept inventé en 1956 par Hubbert.

La production d’or de l’Afrique du Sud continue de diminuer

A l’inverse du pétrole et de l’argent, qui sont détruits lors de leur utilisation, l’or peut être réutilisé et recyclé. En revanche, contrairement au pétrole, l’or est une monnaie et une réserve de valeur, et est peu à peu remonétisé sur le système financier global. Il se pourrait qu’il joue bientôt à nouveau un rôle sur le système monétaire international.

En 2001, le monde enregistrait sa plus importante production d’or de l’Histoire, avec 2.649 tonnes. Depuis cette date, la production d’or mondiale a commencé à chuter, et ce malgré la hausse du prix du métal.

La production d’or de l’Afrique du Sud ne cesse de s’effondrer.  Elle a enregistré une chute de 2,9% au cours du seul mois de mai, selon des données publiées par Statistics South Africa. Ce déclin de la production d’or en Afrique du Sud intervient malgré une augmentation de 0,8% de la production minière globale.

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Afrique du Sud : un massacre qui met en lumière la vraie situation du pays

Par Bernard Lugan

Après plusieurs jours de violents affrontements entre grévistes et non grévistes ayant fait une vingtaine de morts et des dizaines de blessés, le 17 août, la mine de platine de Marikana à l’ouest de Pretoria a connu de vraies scènes de guerre quand, totalement débordée, la police s’est dégagée en tirant dans la masse des émeutiers armés. Bilan, une quarantaine de morts, plus d’une centaine de blessés et un demi millier d’arrestations. Les grèves insurrectionnelles se multipliant à travers le pays, le constat sécuritaire sud africain est que la police est incapable de faire face à des manifestants déterminés que les syndicats n’arrivent plus à encadrer.

Après cette description des faits, quelle analyse peut-on en faire ?

Comme je ne cesse de le dire depuis des années, le «miracle» sud-africain n’est qu’un mirage car l’échec de l’ANC est total et cela dans tous les domaines :

1) Le chômage touche environ 40% des actifs et le revenu de la tranche la plus démunie de la population noire, soit plus de 40% des Sud-africains, est inférieur de près de 50% à celui qu’il était sous le régime blanc d’avant 1994.

2) Le climat social est empoisonné par les criantes inégalités nourries par les « Black Diamonds », ces nouveaux riches noirs, profiteurs insatiables qui ont fait main basse sur l’économie du pays et qui affichent avec insolence un luxe ostentatoire.

3) Le pays est livré à la loi de la jungle et des crimes sordides y font quotidiennement la « une » des journaux. En moyenne, plus de cinquante meurtres sont commis quotidiennement.

4) L’Affirmative Action ou « Ségrégation Positive », ou « Discrimination à l’envers », a remplacé le mérite et la compétence par la préférence raciale ou communautaire, tant dans les recrutements professionnels que dans l’obtention de contrats publics ou dans les grands choix politiques, administratifs, sociaux, etc.

5) Le pari qui était que la RSA allait décoller en raison de sa main d’œuvre noire à bon marché et de son encadrement blanc de haut niveau a été perdu car, depuis 1994, les Blancs diplômés ont quitté le pays, chassés par l’insécurité, les brimades diverses et la surfiscalité, ou bien ils se sont repliés dans la région du Cap. Quant aux Noirs, ils ne se satisfont plus de salaires de misère.

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“Le basculement de l’ordre mondial a commencé”

L’économiste Philippe Hugon analyse pour Youphil.com les enjeux de la création d’une banque de développement pour les Brics.

Las de demander – en vain – à être mieux représenté dans les institutions internationales, le groupe des cinq grands pays émergents, les Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) souhaite créer sa propre banque de développement. Cette banque “Sud-Sud” financerait les projets de développement des pays émergents et régirait leurs échanges commerciaux. Une façon de concurrencer la Banque mondiale qui rechigne à leur donner plus de poids.

La nécessité d’une gouvernance plus juste et équilibrée sera l’un des enjeux phares du sommet de l’ONU sur le développement durable à Rio, le 20 et 22 juin prochain. Dès lors, la création d’une banque des Brics pourrait bien ressurgir dans les débats.

Youphil.com: Quel serait l’impact économique de la création d’une banque “Sud-sud” réservée aux Brics et à d’autres pays émergents?

Philippe Hugon: Cette banque de développement aurait plus un impact symbolique qu’un réel impact sur le système financier. Il s’agit plus d’une position par rapport aux pays occidentaux, une volonté des Brics de montrer que les Suds montent en puissance. Ils veulent aussi prouver que nous sommes dorénavant dans un monde multipolaire.

C’est une réponse au manque de prise en considération des pays émergents par les institutions financières internationales, en particulier la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI).

Quant au dollar, il a encore de beaux jours devant lui, même si une banque Sud-Sud favoriserait la diversification monétaire du système financier mondial et lui ferait donc perdre de son influence.

Lire l’intégralité de l’article sur youphil.com

Achetez du yuan, vendez le dollar

Par Myret Zaki

«Fin 2013, le dollar aura perdu son statut de devise dominante des transactions commerciales»

Depuis la sortie de “La fin du dollar” en avril 2011, les événements se sont précipités. L’utilisation du dollar dans le commerce mondial baisse brutalement. La part du dollar dans les échanges mondiaux, indicateur plus fiable et plus dynamique que celui de la part du billet vert dans les réserves des banques centrales, se réduit à toute vitesse au profit des monnaies des BRIC (Chine, Brésil, Inde, Russie, Afrique du Sud). «Dès la fin 2013, le dollar aura perdu son statut de devise dominante des transactions commerciales internationales et, au plus tard en 2016, le commerce mondial s’organisera de manière équilibrée autour des trois devises que sont le dollar (qui ne représentera plus que 35-40% des transactions mondiales), l’euro (30-35%) et le yuan (10%)», prédit une analyse récente du Laboratoire européen d’anticipation politique (LEAP). A l’heure actuelle, environ 50% des exportations mondiales sont libellées en dollars, 30% en euros et le reste principalement en yens.

LES BRIC SE PASSENT DU DOLLAR

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Les Brics veulent écarter les Américains de la présidence de la Banque mondiale

Les principales puissances émergentes de la planète ont publiquement rejeté dimanche le principe selon lequel la présidence de la Banque mondiale revient de facto à une personnalité américaine et ont dit songer à présenter leur propre candidature lorsque le mandat de Robert Zoellick arrivera à échéance.

Les ministres des Finances de l’ensemble BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) se sont réunis ce week-end en marge du sommet du G20 organisé à Mexico et sont arrivés à la conclusion selon laquelle la présidence de la Banque mondiale, que Robert Zoellick quittera en juin, doit être ouverte à tous les pays. “Les candidatures devraient être fondées sur le mérite et non pas sur la nationalité ”, a déclaré à des journalistes le ministre brésilien des Finances Guido Mantega. Un autre responsable d’un pays membre de l’ensemble BRICS a déclaré qu’une réflexion serait engagée sur la pertinence d’une candidature commune en concurrence de celle qui sera proposée par les Etats-Unis. “C’est certainement une discussion que nous aurons ”, a-t-il dit.

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Des Brics toujours en béton ?

Même fragilisés, les émergents sont là pour durer.

Fatigués, les BRICS ? Fin 2011, ce groupe de grands pays émergents formé par le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud a montré des signes de faiblesse. Croissance nulle au troisième trimestre pour le Brésil, bulle immobilière et déséquilibres en tout genre en Chine, etc. Albert Edwards a tranché. Fin novembre, le célèbre analyste de la Société Générale s’est moqué de l’acronyme Brics en lui attribuant une définition très personnelle et peu flatteuse : Bloody Ridiculous Investment Concept (Putain de Concept d’Investissement Ridicule). Eh oui, la traduction française n’atténue pas la rudesse de la formule.

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L’Afrique du Sud rejoint les pays émergents du groupe BRIC


L’Afrique du Sud a été formellement invitée à rejoindre le groupe BRIC des grands pays émergents (Brésil, Russie, Inde et Chine), a annoncé vendredi 24 décembre la ministre sud-africaine des affaires étrangères, Maite Nkoana-Mashabane.

« La Chine, qui assure la présidence tournante du groupe BRIC, conformément à un accord des Etats membres, invite l’Afrique du Sud à devenir membre à part entière de ce groupe qui s’appellera à l’avenir les BRICS », a déclaré Mme Nkoana-Mashabane à la presse à Pretoria. Le nouveau sigle correspond à l’orthographe anglaise de l’Afrique du Sud (South Africa). Ce pays a la plus forte économie du continent africain, équivalent à un quart du PIB de l’Inde.

Brésil, Russie, Inde et Chine, groupe informel qui tient des sommets réguliers, devraient représenter 61 % de la croissance mondiale en 2014, selon le Fonds monétaire international (FMI). Ils ont pris des mesures pour renforcer leur coopération financière et les investissements mutuels.

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Géorgie : des Sud-africains pour travailler la terre

Le gouvernement géorgien mise tout sur l’installation de familles de fermiers blancs sud-africains pour relancer un secteur agricole autrefois florissant, écrit Kviris Palitra.

Berger en Géorgie

Il paraît que des fermiers blancs sud-africains vont bientôt poser leurs valises en Géorgie. Descendants d’Européens, les Boers viendront cultiver chez nous leurs légumes et élever leur bétail. Puis ils vendront leur production sur des marchés locaux, et, si l’affaire tourne, ils pourront même exporter.

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Comment l’UE subventionne des organisations racistes noires sud-africaines

Le 12 juillet, le médiateur sud-africain chargé de la Presse faisait savoir qu’un article écrit par un nommé Andile Mngxitama et publié le 11 avril 2010 dans le City Press, très diffusé parmi les Noirs, avait contrevenu au Code de Déontologie. Celui-ci accusait en effet Terre’Blanche, l’AWB et les « racistes Blancs » de Ventersdorp d’avoir assassiné dix ans plus tôt le maire noir de la ville. Sauf que l’auteur du crime, Johannes Monatle, est en attente d’être jugé. Ce faisant, Mngxitama diffusait une propagande erronée incitant à la haine raciale contre les Afrikaners.

Thabo Mbeki et Nicolas Sarkozy au premier sommet Union européenne-Afrique du Sud, le 25 juillet 2008

Rien de nouveau en cela. Le jeune homme est le fondateur d’un groupe raciste noir du nom de “Blackwash” («Nous sommes un collectif de Noirs, par les Noirs et pour les Noirs exclusivement») qui demande aux Africains de ne pas « se livrer à des violences xénophobes contre les frères noirs » mais de « décharger leur colère contre les “colons” (sic) ».

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Le FMI à l’heure du grand marchandage

L’assemblée annuelle du Fonds monétaire international (FMI) qui se tient aujourd’hui [vendredi 8 octobre 2010] à Washington s’annonce des plus tendues. Les 184 représentants des pays membres vont en effet y débattre de la réforme de la gouvernance de l’institution multilatérale, dans le but de l’adapter aux défis du XXIe siècle. Les grands pays émergents réclament, à juste titre, une plus grande influence dans la conduite de la politique du Fonds.

La volonté des pays d’Asie et d’Amérique est d’autant plus légitime qu’ils ne veulent plus être les victimes d’une institution dominée par les pays industrialisés, qui leur ont si longtemps imposé leur diktat. Il en va de la crédibilité internationale du FMI. La réforme revêt deux aspects. Le premier tient aux droits de vote de chacun des membres. Le second est lié à la composition du conseil d’administration.

Au sujet des droits de vote, les négociations en cours visent à transférer 5 % des voix des pays riches vers les pays émergents. Un premier transfert portant sur environ 3 % des droits est intervenu en 2008 au profit de la Chine, du Mexique, de la Corée et de la Turquie.

En l’état actuel de la situation, le pourcentage de droits de vote d’un pays dépend d’une formule mathématique compliquée, prenant en compte la valeur de son PIB mais aussi son degré d’ouverture économique, l’importance de ses réserves… Cette formule ne satisfait personne et sa simplification est à l’étude. Là encore, les négociations sont ardues.

Les Etats-Unis plaident pour que le PIB ait une importance prépondérante. Les pays émergents, eux, plaident plutôt pour un PIB en parité de pouvoir d’achat, et non en valeur nominale. Ce qui aboutirait à renforcer fortement leur poids. Selon les dernières propositions faites en juillet, la nouvelle formule proposée n’aboutirait qu’à un transfert de moins de 3 % des droits de vote vers les pays émergents. On est loin du compte.

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Afrique du Sud : le gâchis des terres restituées aux Noirs

Le gouvernement ANC s’est rendu à l’évidence : la réforme agraire est un échec. Il a ainsi renoncé à son objectif de redistribuer un tiers des surfaces arables aux Noirs d’ici à 2014. Reportage dans la province du Limpopo.

"L'AWB (Mouvement de résistance afrikaner, d'Eugène Terreblanche) était meilleur que l'ANC - Nous votons pour une vie meilleure, pas pour une pire. Nous vivons comme des cochons." (Cliquez sur l'image pour l'agrandir)

Etienne Cannaerts, un Belge de 61 ans installé depuis six ans à Lephalale (province du Limpopo, nord de l’Afrique du Sud), avait-il été séduit par la beauté du paysage ? On ne le saura jamais. Le 26 janvier, il a été kidnappé sur sa ferme, ligoté et égorgé.

Depuis le début de l’année, trois fermiers blancs sont tués chaque semaine en Afrique du Sud. «Depuis la fin de l’apartheid, cela fait 3367 morts», affirme Théo De Jager, le vice-président du syndicat Agri SA. Proies faciles en raison de leur isolement, les fermiers sont, après les policiers, les premières victimes de l’effroyable criminalité dans le pays.

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Les annulations de dettes dans le passé

Il y a déjà eu dans l’Histoire de véritables annulations de dettes, parfois unilatérales, parfois validées en justice, parfois concédées par les puissances dominantes. Nous présentons ici quelques exemples significatifs.

Répudiations de dettes

Les États-Unis

En 1776, les treize colonies britanniques d’Amérique du Nord ont décidé de constituer les États-Unis et de rompre leurs liens de dépendance envers la Couronne britannique. Le nouvel État s’est libéré du fardeau de la dette en déclarant nulles les dettes dues à l’égard de Londres. Au XIXe siècle, après l’élection d’Abraham Lincoln |1| à la présidence, les États sudistes ont fait sécession et ont constitué les États confédérés d’Amérique. La guerre de Sécession qui s’en est suivie (1861-1865) a vu la victoire des États nordistes, anti-esclavagistes et en phase d’industrialisation. À cette occasion s’est produite une nouvelle répudiation de dette au détriment des riches des États sudistes. Des emprunts avaient été contractés dans les années 1830, essentiellement pour la création de banques (Planter’s Bank dans le Mississipi et Union Bank en Caroline du Nord notamment) ou pour garantir la construction des chemins de fer.

Dans le Mississipi par exemple, les remboursements initiaux ont été effectués, mais une loi a permis la tenue en 1852 d’un référendum, pour que les habitants se prononcent pour ou contre le paiement des bons de la Planter´s Bank. La réponse fut négative. Après la guerre de Sécession, en 1876, la Constitution a été modifiée par une clause où l’on a interdit spécifiquement le paiement des bons de la Planter’s Bank. Le nouveau régime a donc entériné cette décision pour que l’arrêt des remboursements devienne légal. Les montants en question dans les huit États concernés sont de 75 millions de dollars.

L’URSS
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La guerre de l’eau aura-t-elle lieu ?

Par Yvonne Handler, Directeur Exécutif Matières Premières, Morgan Stanley

L’agriculture sera fortement influencée par une pénurie de cette nouvelle matière première qu’est l’or bleu.

La pénurie d’eau pourrait constituer l’un des principaux défis économiques de ce siècle. L’expansion rapide des populations urbaines, dans des pays tels que l’Inde et la Chine, aux besoins alimentaires en hausse, combinée à une consommation d’eau croissante dans l’industrie et à une utilisation non efficiente, exposent à un risque accru de pénurie d’eau gérée de manière durable. La variabilité des ressources hydriques résultant de l’évolution météorologique et climatique, s’ajoute à ces augmentations de la demande.

L’agriculture représente, en moyenne, 70% de la consommation mondiale d’eau. C’est pourquoi, nous estimons que la meilleure façon de se protéger contre une pénurie d’eau, passe par l’agriculture. Beaucoup envisagent des placements dans l’infrastructure, ou dans des actions susceptibles de bénéficier d’une hausse des prix agricoles. Toutefois, si l’on recherche la manière la plus directe d’aborder ce thème, l’agriculture est imbattable. Pourquoi ?

Si l’on observe les tendances sur le long terme, l’eau est une ressource en cours de raréfaction. D’un point de vue historique, le triplement de la population mondiale, au cours du XXème siècle, a multiplié par six la consommation d’eau (Forum du Conseil mondial de l’eau : la crise de l’eau), principalement en raison de l’accroissement des besoins alimentaires.

Selon les prévisions de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), la production alimentaire mondiale doit augmenter d’environ 60% pour nourrir 2 milliards d’habitants supplémentaires d’ici à 2030. L’orientation à la hausse de la consommation d’eau est favorisée par l’évolution de l’alimentation dans les pays en développement, une mauvaise gestion de l’eau, des pratiques agricoles non durables, ainsi que l’augmentation de la population urbaine mondiale.

[Un] graphique illustre la diminution des ressources en eau renouvelable dans le monde.

Nous estimons que ces tendances s’accompagneront d’une hausse des prix agricoles. Certaines cultures nécessitent de grandes quantités d’eau et c’est l’importance de cette consommation qui, selon nous, fait de l’agriculture le meilleur moyen de tirer parti de la thématique de l’eau.

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L’Afrique se rebiffe contre le «néocolonialisme» chinois

Si la percée de la Chine en Afrique a un temps été accueillie avec enthousiasme, elle suscite aujourd’hui l’inquiétude.

C’est une fin de non-recevoir sans précédent que vient d’essuyer la Chine au Nigeria. La première, mais sans doute pas la dernière sur le continent africain.

Profitant du bras de fer qui oppose les autorités nigérianes aux grandes compagnies étrangères implantées depuis près d’un demi-siècle dans le pays, Shell, Chevron, Total, ExxonMobil, le gouvernement a refusé fin septembre la proposition chinoise d’acheter 6 milliards de barils de pétrole. Un contrat évalué à quelque 20 milliards d’euros. «Je peux vous dire que nous n’allons pas leur donner tout ça», a simplement déclaré Odein Ajumogobia, vice-ministre du pétrole du Nigeria. Lire la suite