Quand l’Afrique se réveillera : La France se relèvera

Par Michel Lhomme

Dans une tribune du quotidien britannique Financial Times, le gouverneur de la Banque centrale du Nigeria, Lamido Sanusi, s’en est pris le mois dernier, « aux méthodes impérialistes de la Chine sur le continent. Il est temps pour nous d’ôter les lunettes teintées de rose à travers lesquelles nous voyons la Chine. »

La Chine en Afrique : du néo-colonialisme

Pour la première fois en Afrique, ont été dénoncées les relations commerciales déséquilibrées entre l’Empire du Milieu et les pays africains, ces derniers troquant l’exploitation de leurs immenses ressources naturelles contre des devises, des prêts et même des produits chinois bon marché mais de piètre qualité.

En riposte, Lamido Sanusi a proposé de produire localement mais aussi de repousser activement les importations chinoises et leur politique prédatrice. Que la Chine s’empare des matières premières africaines et qu’elle leur vende des biens manufacturés, n’est-ce pas exactement ce qu’on appelle par essence le néo-colonialisme? Cette politique chinoise contribue de façon significative à la désindustrialisation et au sous-développement continu de l’Afrique.

Le Nigéria est  l’un des premiers pays africains à avoir réagi. Pour que son immense manne pétrolière et gazière (qui représente en moyenne 36 % du PIB et plus de 97 % des exportations) profite au maximum au pays, le gouvernement nigérian applique depuis trois ans la politique dite de « local content », qui impose que l’essentiel de l’activité liée aux hydrocarbures soit assuré par la main d’œuvre locale ou des entreprises à capitaux majoritairement nigérians.
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Mondialisation et régionalisation des flux migratoires

En ce début du vingt et unième siècle, les migrations internationales ont pris un essor sans précédent. Mais, à la différence du passé, ce ne sont plus les Européens qui ont émigré de par le monde, l’Europe étant au contraire devenue l’une des premières destinations migratoires, en proie à un déclin démographique, mais la planète entière qui est en mouvement, notamment les zones du sud.

De nouvelles destinations se sont fait jour, comme les pays du Golfe, le continent africain, certains pays asiatiques, tandis que des pays de départ sont devenus des pays d’accueil et de transit, comme l’Europe du sud, puis le Mexique, la Turquie et les pays du Maghreb.

Ces migrations se sont mondialisées depuis trente ans, et ont triplé depuis le milieu des années 1970 : 77 millions en 1975, 120 millions en 1999, 150 millions au début des années 2000, près de 240 millions aujourd’hui.

Ce processus va se poursuivre car les facteurs de la mobilité ne sont pas près d’avoir disparu : écarts entre les niveaux de développement humain (qui combinent l’espérance de vie, le niveau d’éducation et le niveau de vie) le long des grandes lignes de fracture du monde, crises politiques et environnementales, productrices de réfugiés et de déplacés.
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Afrique du Sud : Les “BRICS” lancent leur banque de développement

Les dirigeants des pays émergents des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), réunis à Durban en Afrique du Sud, se sont mis d’accord mardi pour créer une banque de développement commune destinée à financer des infrastructures, qui devrait leur permettre de se passer de la Banque mondiale.

[...] Derrière le discours politique unificateur, qui consiste à dire que les Brics doivent constituer une force économique et politique pour s’affranchir des puissances occidentales, se dissimulent cependant des appréhensions africaines.

C’est de fait l’implantation massive en Afrique de la Chine, le géant des Brics, qui pose question, certains estimant que la Chine n’est plus un pays émergent, et que ses relations économiques avec le continent s’apparentent désormais à une nouvelle forme de colonialisme.

La nouvelle banque devrait être dotée d’un capital de départ de 50 milliards de dollars, soit 10 milliards par pays. Quand bien même elle devrait avoir du mal à réunir une telle somme qui correspond à 2,5% de son produit intérieur brut (PIB), l’Afrique du Sud en a fait une priorité. Elle espère trouver ainsi un moyen de financer son ambitieux programme d’infrastructures et aussi les projets des pays voisins.
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Usines françaises : L’hécatombe

1.300 petites entreprises qui faisaient le tissu industriel ont disparu depuis 2009. Seuls les salariés concernés se battent… ou se résignent. [...]

Ghislaine Lèchevin, 75 ans, retraitée, et son fils Gérard, 49 ans, CAP d’électromécanicien, chômeur. En médaillon, l’usine FFM de Péronne, dans les années 60, quand elle employait quelque 600 personnes.

Philippe Quévremont a été licencié de la Filature française de mohair de Péronne, dans la Somme, où il a passé trente-trois ans et dont il est devenu le directeur industriel. Il était à trois ans de la retraite.

Depuis, il revient pour vendre les machines, s’occuper. « Quand une usine ferme, on n’existe plus », dit-il. Le lustre passé de l’unique filature de mohair du pays hante les bâtiments du site industriel.

Au faîte de son activité, dans les années 70, l’usine, rachetée par une famille du Nord, emploie plus de 600 personnes, des femmes des environs qui, sitôt le certificat d’études obtenu, intègrent les ateliers.
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Constat d’échec pour la défense du monde sauvage

Faudra-t-il, demain, autoriser une reprise partielle du commerce international de l’ivoire pour éloigner la menace pesant sur l’éléphant d’Afrique ? Doit-on dès aujourd’hui, comme viennent de le suggérer quatre experts internationaux dans la revue Science, légaliser celui des cornes de rhinocéros dans un dernier effort pour sauver l’espèce de l’extinction ?

Seule certitude : la lutte contre le trafic illégal des espèces sauvages est un échec.

Et les moyens d’y remédier seront au coeur des débats de la seizième Conférence des parties (CoP16) de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (Cites), qui se tient à Bangkok du dimanche 3 au jeudi 14 mars.

“CORRUPTION”
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Crise du Mali, deuxième partie : Les intérêts de la France

par Aymeric Chauprade

Au regard des intérêts de la France en Afrique, la décision d’intervention militaire française apparaîtra, je le crois, comme une bonne décision. Pour en juger, et comme toujours si nous voulons être fidèles à notre ligne réaliste, il faut être capable de s’élever au-dessus des partis pris politiques et idéologiques des uns et des autres. Chacun sait en effet que je me situe, sur le plan des idées, à des années-lumières des gouvernements qui se sont succédés en France ces trente dernières années, et que j’exècre, peut-être plus que tous ceux qui l’ont précédé, ce gouvernement qui mine les fondements de notre civilisation, accélère l’invasion migratoire, achève notre économie, et pousse à l’exil, par son fanatisme de l’Égalité, ce qu’il reste de créatif en France.

Il est arrivé souvent dans l’Histoire qu’une décision prise au nom de mauvaises raisons ait pu produire les résultats les plus positifs. N’est-il pas étrange de constater aujourd’hui qu’un président issu d’un camp que rien ne prédispose à la défense d’intérêts français en Afrique ait néanmoins pris une décision qui va peut-être améliorer sensiblement le statut de la France en Afrique ?

Car quelle était la situation de la France en Afrique avant cette affaire du Mali ? Plus précisément que devenait l’influence française en Afrique depuis le discours de la Baule du président Mitterrand, le 20 juin 1990 ?

La réalité est que, depuis la fin de la Guerre froide, et faute de vision géopolitique, la France n’a cessé de reculer en Afrique. En position défensive, sans vision ni anticipation, elle n’aura fait que subir la montée de l’influence américaine dans toutes ses anciennes colonies. Prise en tenaille entre ses devoirs européens et l’atlantisme, son influence s’est considérablement amoindrie outre-mer. D’un côté le discours de la démocratisation, de l’autre les magouilles du personnel politique (cette françafrique que l’on ne saurait confondre avec les intérêts légitimes de la France en Afrique) ; et bien sûr une montée en puissance des États-Unis sur le prétexte de la lutte contre le terrorisme islamiste, au début des années 2000…

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Les classes moyennes des pays émergents deviennent plus exigeantes

Les classes émergentes adoptent de nouveaux comportements. Elles obligent les entreprises présentes dans les pays en développement à tenir compte de leurs revendications.

Les manifestations en Inde le mois dernier pour le statut des femmes en attestent. Comme d’ailleurs les mouvements sociaux en Afrique du sud, où le chômage des jeunes dépasse 40 % ; la crise en Russie à la fin de 2011 ou encore les printemps arabes. Beaucoup de tensions qui secouent les pays émergents agissent comme le révélateur des transformations sociales enclenchées par l’augmentation du niveau de vie.

En fer de lance de ces revendications, les classes moyennes, ces consommateurs en herbe qui, tout en accédant à un mode de consommation à l’occidentale, développent des exigences sociétales de plus en plus fortes. Celles-ci vont souvent dans le même sens : une plus grande transparence de l’Etat, moins de corruption ou encore un respect accru des libertés publiques.

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Le revenu annuel des 100 plus riches pourrait éradiquer 4 fois la pauvreté mondiale

Du 23 au 27 janvier, les grands de ce monde se retrouvent à Davos, petite station de sports d’hiver du canton des Grisons en Suisse, pour la traditionnelle réunion annuelle du Forum économique mondial. Les semaines précédant le sommet, lobbies et ONG ont coutume de mettre en lumière quelques-uns des problèmes les plus urgents de la planète à grands coups de rapports et de mises en perspectives déroutantes.

À quelques jours de la 43e édition du rassemblement, l’organisation humanitaire Oxfam n’a pas dérogé à la règle en dévoilant son rapport sur les inégalités, “Le coût de l’inégalité: comment la richesse et les revenus extrêmes nous font tous mal“. Avec une idée-choc: le revenu annuel des 100 personnes les plus riches pourrait permettre d’éradiquer quatre fois la pauvreté mondiale.

Barbara Stocking, directeur-général d’Oxfam, indique qu’au cours des vingt dernières années les personnes les plus aisées de la planète, qui représentent à peine 1% de la population mondiale, ont vu leurs revenus augmenter de 60%. A l’inverse, les plus démunis tentent de survivre tant bien que mal avec moins d’un dollars et 15 cents par jour.

Le marché des produits de luxe, par exemple, a connu, depuis le début de la crise, une croissance de plus de 10%, selon le même rapport.
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Afrique : 3000 soldats américains pour limiter l’expansion chinoise

Par Mark P. Fancher, avocat et auteur de nombreux articles sur la présence militaire US en Afrique

Le service de presse d’Army Times vient de rapporter que les États-Unis s’apprêtent à envoyer plus de 3 000 soldats un peu partout, en Afrique, pour 2013. Pour le Major Général, David R. Hogg, « En ce qui concerne notre mission, c’est un territoire vierge ». Mais, que des soldats stationnent sur le continent africain, n’a rien de nouveau et, même si Hogg ne l’admet pas, le but de la mission est de verrouiller au plus vite le continent africain.

Pour les Américains, il y a urgence face à l’avancée commerciale de la Chine sur tout le continent. En fait, l’armée américaine effectue annuellement à peu près une douzaine d’opérations importantes en Afrique et pour ces opérations, des troupes et du matériel, y compris sophistiqué, sont réellement engagées.

Avoir un pied, militairement, dans tous les coins du continent, limiterait le risque que leurs intérêts ne soient pas protégés dans des régions où de réelles menaces existent en ce qui concerne l’’accaparement de terres agricoles ou l’exploitation de minerais rares.

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Les BRICS, ces puissances mutantes de la mondialisation

Qu’est ce que l’Afrique du Sud a de commun avec le Brésil, l’Inde, la Chine et la Russie ? Ces puissances émergentes incarneraient l’avenir de l’économie mondiale. Un expert des BRICS démêle le vrai du faux.

Le PIB cumulé des BRICS est aujourd’hui presque égal à celui des États-Unis. Incarnent-ils pour autant l’avenir de l’économie mondiale ?

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Russie : Le puissant allié dont l’Europe a tant besoin

Par Arnaud Leclercq

Le pays est au centre des enjeux du XXIe siècle et de la «nouvelle Route de la soie» entre l’Orient et l’Occident.

Dans un formidable renversement du monde, la Russie, rendue maudite des cénacles financiers suite à son défaut de 1998, se présente aujourd’hui comme l’un des rares îlots de stabilité. Des champions nationaux de l’énergie, de l’industrie ou de la banque, détenus partiellement par un État faiblement endetté, permettent d’assurer un rendement décent de 4 à 6% par an pour un risque somme toute raisonnable, avec des maturités courtes assurant une bonne visibilité.

Vladimir Poutine a pourtant hérité d’une Russie délabrée, endettée et acculée à ses frontières. Passée de la puissance du panzer communisme au statut de pays du tiers-monde dirigé par un leader éthylique vieillissant, la Russie a repris en à peine dix ans une place prépondérante dans le concert international. Cette résilience est d’autant plus remarquable qu’elle évite, pour l’instant, aux États-Unis et à la Chine d’occuper une position hégémonique.

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Chine : La montée en puissance du pays futur détonateur de la prochaine Guerre mondiale ?

Alors que le Royaume-Uni et la zone euro sont retombés en récession, les Etats-Unis et le Japon sont menacés du même sort. La Chine, elle, continue de prospérer. En se nourrissant d’un déséquilibre commercial international qui ruine les autres pays de la planète, la Chine sera-t-elle l’élément déclencheur du prochain conflit mondial ?

Si dans les années 30, la récession avait été dans l’ensemble plus accentuée que celle que subissent aujourd’hui les pays développés, c’est essentiellement parce que les dirigeants politiques concernés n’avaient pas réagi à hauteur de l’adversité qu’ils subissaient.

Il n’en va pas de même aujourd’hui. Les dirigeants américains, européens et japonais, pour éviter un remake des années 30, se singularisent au contraire par une succession d’initiatives d’une audace extrême.

Fin 2008, faisant fi de l’état de leurs dettes publiques, ils décidèrent, sous l’égide du FMI et de DSK, une opération de relance budgétaire massive et simultanée qui se termina très mal : effet boomerang, les titres de leurs dettes publiques furent attaquées, obligeant le Royaume-Uni à basculer dans une austérité budgétaire marquée dès 2010 et obligeant un nombre croissant de pays de la Zone Euro à adopter eux aussi des politiques d’austérité jamais vues.

Pour faire baisser les taux longs sur leurs marchés obligataires en dépit de la défiance dont leur dette publique faisait désormais l’objet, la Banque d’Angleterre, la Fed, la Banque du Japon et très récemment la BCE elle-même ont osé pratiquer ce qu’elles s’interdisaient jusqu’alors : faire fonctionner la planche à billets, le financement des Etats par la banque centrale qui leur correspond.

Ce qui est alarmant, c’est que toutes ces initiatives de relance, bien que d’une ampleur jamais vue, n’ont accouché que d’une souris. Certes, l’ampleur de la récession est bien moindre que celle subie dans les années 30. Mais jusqu’à présent, les économies des pays développés n’ont redémarré ni significativement ni durablement. Pire, si on interrompait brusquement les perfusions artificielles qui leur sont administrées, ces économies s’effondreraient et on se retrouverait dans l’affreux scénario des années 30.

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Le concept du Pic de l’Or

Par Mark O’Byrne

Le pic pétrolier est un phénomène connu de tous. En revanche, le pic de l’or demeure un concept étrange pour beaucoup de personnes. Le pic de l’or est la date à laquelle le taux maximum d’extraction d’or sera achevé, après quoi le taux de production entrera une phase terminale de déclin. Le terme pic de l’or nous vient du pic de production du pétrole, un concept inventé en 1956 par Hubbert.

La production d’or de l’Afrique du Sud continue de diminuer

A l’inverse du pétrole et de l’argent, qui sont détruits lors de leur utilisation, l’or peut être réutilisé et recyclé. En revanche, contrairement au pétrole, l’or est une monnaie et une réserve de valeur, et est peu à peu remonétisé sur le système financier global. Il se pourrait qu’il joue bientôt à nouveau un rôle sur le système monétaire international.

En 2001, le monde enregistrait sa plus importante production d’or de l’Histoire, avec 2.649 tonnes. Depuis cette date, la production d’or mondiale a commencé à chuter, et ce malgré la hausse du prix du métal.

La production d’or de l’Afrique du Sud ne cesse de s’effondrer.  Elle a enregistré une chute de 2,9% au cours du seul mois de mai, selon des données publiées par Statistics South Africa. Ce déclin de la production d’or en Afrique du Sud intervient malgré une augmentation de 0,8% de la production minière globale.

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Afrique du Sud : un massacre qui met en lumière la vraie situation du pays

Par Bernard Lugan

Après plusieurs jours de violents affrontements entre grévistes et non grévistes ayant fait une vingtaine de morts et des dizaines de blessés, le 17 août, la mine de platine de Marikana à l’ouest de Pretoria a connu de vraies scènes de guerre quand, totalement débordée, la police s’est dégagée en tirant dans la masse des émeutiers armés. Bilan, une quarantaine de morts, plus d’une centaine de blessés et un demi millier d’arrestations. Les grèves insurrectionnelles se multipliant à travers le pays, le constat sécuritaire sud africain est que la police est incapable de faire face à des manifestants déterminés que les syndicats n’arrivent plus à encadrer.

Après cette description des faits, quelle analyse peut-on en faire ?

Comme je ne cesse de le dire depuis des années, le «miracle» sud-africain n’est qu’un mirage car l’échec de l’ANC est total et cela dans tous les domaines :

1) Le chômage touche environ 40% des actifs et le revenu de la tranche la plus démunie de la population noire, soit plus de 40% des Sud-africains, est inférieur de près de 50% à celui qu’il était sous le régime blanc d’avant 1994.

2) Le climat social est empoisonné par les criantes inégalités nourries par les « Black Diamonds », ces nouveaux riches noirs, profiteurs insatiables qui ont fait main basse sur l’économie du pays et qui affichent avec insolence un luxe ostentatoire.

3) Le pays est livré à la loi de la jungle et des crimes sordides y font quotidiennement la « une » des journaux. En moyenne, plus de cinquante meurtres sont commis quotidiennement.

4) L’Affirmative Action ou « Ségrégation Positive », ou « Discrimination à l’envers », a remplacé le mérite et la compétence par la préférence raciale ou communautaire, tant dans les recrutements professionnels que dans l’obtention de contrats publics ou dans les grands choix politiques, administratifs, sociaux, etc.

5) Le pari qui était que la RSA allait décoller en raison de sa main d’œuvre noire à bon marché et de son encadrement blanc de haut niveau a été perdu car, depuis 1994, les Blancs diplômés ont quitté le pays, chassés par l’insécurité, les brimades diverses et la surfiscalité, ou bien ils se sont repliés dans la région du Cap. Quant aux Noirs, ils ne se satisfont plus de salaires de misère.

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L’Afrique du Sud malade de son secteur minier

Le massacre de 34 mineurs sur le site sud-africain de Marikana montre que le “miracle économique” de l’après-apartheid reste illusoire. Le secteur minier, qui reste un atout de l’économie du pays, reflète l’absence de véritables réformes pour favoriser le développement du pays.

La situation restait confuse lundi sur le site minier de Marikana, en Afrique du Sud, où jeudi la police a abattu 34 mineurs et en a blessé 78, suite à une grève sans préavis dont la principale revendication portait sur le triplement du salaire mensuel, de 400 euros actuellement à 1.250 euros. Selon les forces de l’ordre, les policiers ont été contraint d’ouvrir le feu pour se protéger face à des manifestants armés qui les chargaient.

Selon des informations fournies par l’exploitant, la société Lonmin, un peu plus d’un mineur sur quatre (27%) était présent à son poste lundi matin. Le groupe minier avait indiqué ce week-end que les grévistes, au nombre de 3.000, qui ne reprendraient pas le travail ce lundi seraient licenciés. Au total, 30.000 personnes travaillent sur ce site.

Rivalités syndicales
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Afrique du Sud : la crise sociale prend un tour dramatique

Jeudi, au moins 34 mineurs grévistes de la mine Lonmin de Marikana sont décédés au cours d’une opération policière. L’Afrique du Sud est sous le choc.

L’Afrique du Sud est horrifiée. Jeudi, au moins 34 mineurs grévistes de la mine de platine Lonmin de Marikana, dans le nord du pays, sont morts lors d’une opération policière. Un tel massacre n’était jamais survenu depuis la chute de l’apartheid en 1994. « Le nombre total des morts est de 34, avec plus de 78 blessés. 259 personnes ont été arrêtés, pour différents motifs, violence publique, meurtre, tentative de meurtre, rassemblement illégal, possession d’armes dangereuses (…) », a déclaré la chef de la police nationale, Riah Phiyega, établissant un premier bilan officiel de la tuerie.

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Les BRICS envisagent un fonds commun anti-crise

Les principaux pays émergents pourraient mettre en place un fonds commun anti-crise s’ils n’obtiennent pas un droit de regard suffisant au sein du Fonds monétaire international, a dit un haut responsable russe.

Les dirigeants des BRICS lors du dernier G20 au Mexique

Les dirigeants des nations regroupées sous l’acronyme BRICS – Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud – se sont engagés lors du sommet du G20 au Mexique à fournir 75 milliards de dollars pour doper la force de frappe du FMI, mais ont cherché à lier ce prêt aux réformes des droits de vote engagées au sein de l’institution.

Dans le même temps, les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales des BRICS ont été chargés d’étudier un possible accord d’échange de devises nationales et de présenter des propositions lors du prochain sommet des BRICS l’année prochaine en Afrique du Sud.

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“Le basculement de l’ordre mondial a commencé”

L’économiste Philippe Hugon analyse pour Youphil.com les enjeux de la création d’une banque de développement pour les Brics.

Las de demander – en vain – à être mieux représenté dans les institutions internationales, le groupe des cinq grands pays émergents, les Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) souhaite créer sa propre banque de développement. Cette banque “Sud-Sud” financerait les projets de développement des pays émergents et régirait leurs échanges commerciaux. Une façon de concurrencer la Banque mondiale qui rechigne à leur donner plus de poids.

La nécessité d’une gouvernance plus juste et équilibrée sera l’un des enjeux phares du sommet de l’ONU sur le développement durable à Rio, le 20 et 22 juin prochain. Dès lors, la création d’une banque des Brics pourrait bien ressurgir dans les débats.

Youphil.com: Quel serait l’impact économique de la création d’une banque “Sud-sud” réservée aux Brics et à d’autres pays émergents?

Philippe Hugon: Cette banque de développement aurait plus un impact symbolique qu’un réel impact sur le système financier. Il s’agit plus d’une position par rapport aux pays occidentaux, une volonté des Brics de montrer que les Suds montent en puissance. Ils veulent aussi prouver que nous sommes dorénavant dans un monde multipolaire.

C’est une réponse au manque de prise en considération des pays émergents par les institutions financières internationales, en particulier la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI).

Quant au dollar, il a encore de beaux jours devant lui, même si une banque Sud-Sud favoriserait la diversification monétaire du système financier mondial et lui ferait donc perdre de son influence.

Lire l’intégralité de l’article sur youphil.com

Achetez du yuan, vendez le dollar

Par Myret Zaki

«Fin 2013, le dollar aura perdu son statut de devise dominante des transactions commerciales»

Depuis la sortie de “La fin du dollar” en avril 2011, les événements se sont précipités. L’utilisation du dollar dans le commerce mondial baisse brutalement. La part du dollar dans les échanges mondiaux, indicateur plus fiable et plus dynamique que celui de la part du billet vert dans les réserves des banques centrales, se réduit à toute vitesse au profit des monnaies des BRIC (Chine, Brésil, Inde, Russie, Afrique du Sud). «Dès la fin 2013, le dollar aura perdu son statut de devise dominante des transactions commerciales internationales et, au plus tard en 2016, le commerce mondial s’organisera de manière équilibrée autour des trois devises que sont le dollar (qui ne représentera plus que 35-40% des transactions mondiales), l’euro (30-35%) et le yuan (10%)», prédit une analyse récente du Laboratoire européen d’anticipation politique (LEAP). A l’heure actuelle, environ 50% des exportations mondiales sont libellées en dollars, 30% en euros et le reste principalement en yens.

LES BRIC SE PASSENT DU DOLLAR

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Les Brics veulent écarter les Américains de la présidence de la Banque mondiale

Les principales puissances émergentes de la planète ont publiquement rejeté dimanche le principe selon lequel la présidence de la Banque mondiale revient de facto à une personnalité américaine et ont dit songer à présenter leur propre candidature lorsque le mandat de Robert Zoellick arrivera à échéance.

Les ministres des Finances de l’ensemble BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) se sont réunis ce week-end en marge du sommet du G20 organisé à Mexico et sont arrivés à la conclusion selon laquelle la présidence de la Banque mondiale, que Robert Zoellick quittera en juin, doit être ouverte à tous les pays. “Les candidatures devraient être fondées sur le mérite et non pas sur la nationalité ”, a déclaré à des journalistes le ministre brésilien des Finances Guido Mantega. Un autre responsable d’un pays membre de l’ensemble BRICS a déclaré qu’une réflexion serait engagée sur la pertinence d’une candidature commune en concurrence de celle qui sera proposée par les Etats-Unis. “C’est certainement une discussion que nous aurons ”, a-t-il dit.

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