Plus d’un Africain sur trois appartient à la classe moyenne

Plus d’un Africain sur trois appartient désormais à la classe moyenne, après une décennie de hausse du niveau de vie qui va perdurer avec la forte croissance économique, selon une étude de la Banque africaine de développement (BAD) publiée lundi.

34% des quelque 1,1 milliard d’Africains, soit environ 370 millions de personnes, appartiennent à cette classe moyenne, selon les standards africains (des revenus compris entre 2,2 et 20 dollars par jour).

Ce chiffre devrait atteindre 42% d’ici 2060, selon l’étude de la BAD, dévoilée à Johannesburg.
Lire la suite

Afrique du Sud : le marché noir a avalé le marché blanc

Vingt ans après la disparition de l’apartheid, le consommateur sud-africain n’est plus noir ou blanc. Les différences sont largement fonction des revenus et du mode de vie, comme dans un pays «normal», ou presque.

Enfants blancs pauvres en Afrique du Sud, 2010

«Sous l’apartheid, les Blancs avaient tout et les Noirs n’avaient rien», résume Peter Langschmidt, directeur de la société de conseil Echo.

Mais les choses ont bien changé. «Le rythme de la transformation s’est accéléré considérablement ces dernières années, et le ‘marché noir’ est maintenant plus grand que le blanc pour presque toutes les catégories, sauf quelques-unes, élitistes, comme les iPhones» d’Apple.

Si les Blancs ont toujours un revenu moyen six fois plus important que les Noirs, ils ne représentent que 8% de la population du pays. Et la classe moyenne et supérieure noire qui émerge a désormais un pouvoir d’achat plus important.

Ces Noirs plus fortunés constituent ainsi 58% des clients de Woolworths, une chaîne de supermarchés assez chics qui était un attribut des banlieues blanches. Il n’étaient que 47% il y a cinq ans.

Lire la suite

Afrique : Le business des safaris

Faire un safari, c’est faire un voyage, dans la langue swahili… Un voyage sur le continent africain parmi les animaux sauvages. Mais pour la plupart des touristes, la rencontre avec le Roi de la savane se déroule le plus souvent au bord d’une route bitumée, à l’intérieur d’un Parc national. Par exemple, en Afrique du Sud, haut lieu du safari photo.

Des milliers de visiteurs se pressent chaque année dans des structures touristiques équipées dans lesquelles lions, girafes ou éléphants cohabitent avec les vacanciers. Les plus fortunés peuvent s’offrir des safaris plus intimistes dans des réserves privées. Pour ces dernières, les safaris photos ne représentent que 10% de leur chiffre d’affaires. C’est une activité plus lucrative qui les fait vivre: la chasse.

Certains propriétaires possèdent un vaste éventail d’espèces animales et monnayent très cher le droit d’abattre l’un des Big 5 (lion, rhinocéros, léopard, buffle et éléphant). Une industrie qui engendre des dérives. Enquête sur le business des safaris où l’animal devient parfois une proie sans défense.

Afrique du Sud : Le premier avion militaire 100 % africain

Le premier avion militaire à avoir été complètement développé en Afrique a effectué son premier vol d’essai en public mercredi à Pretoria, en Afrique du Sud. Deux firmes aéronautiques sud-africaines sont à l’origine de cet appareil polyvalent.

L’appareil surprend d’abord par son design original. Le premier avion militaire 100 % africain semble associer un fuselage d’hélicoptère avec une queue double inspirée des bombardiers de la Deuxième Guerre mondiale. L’appareil reste de taille modeste – il est conçu pour deux personnes – mise à part une antenne proéminente à l’avant de l’engin, dont la forme évoque le dard d’un insecte.

L’AHRLAC – acronyme de l’anglais pour avion léger de reconnaissance à haute performance – a effectué avec succès son premier vol d’essai public, mercredi 13 août, depuis l’aéroport Wonderboom de Pretoria. Deux groupes aéronautiques sud-africains, Paramount et Aerosud, ont développé le projet.

Développer les capacités africaines
Lire la suite

Fortaleza : le Bretton Woods du pauvre

Par Jean-Pierre Béguelin, ancien économiste au sein de la Banque nationale suisse, ancien économiste en chef de la banque Pictet & Cie (Suisse)

À Fortaleza et contrairement à l’avis de beaucoup, le récent sommet des BRICS a tout au plus accouché d’un «Bretton Woods» du pauvre.

À Fortaleza, le récent sommet des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) vient de créer une banque de développement, la NDB (New Development Bank ou Nouvelle banque de développement) à laquelle il a ajouté un mécanisme d’entraide sur le change, le CRA (Contigency Reserve Arrangement, quelque chose comme Accord d’aide monétaire d’urgence en français), quasiment un «Bretton Woods bis» pour de nombreux commentateurs.

Si, grâce à l’air conditionné, les politiciens réunis dans la station balnéaire brésilienne ont certainement moins souffert de la chaleur que les hauts fonctionnaires isolés dans les montagnes du New Hampshire il y a 70 ans, les résultats des deux conférences ne sont cependant pas comparables et les institutions nouvellement nées ne semblent pas appelées de longtemps à concurrencer sérieusement celles situées à Washington, 19th street.

Lire la suite

La banque des Brics, une ambition au-dessus de leurs moyens ?

La nouvelle architecture financière des Brics, lancée lors de leur sommet au Brésil, se pose en alternative à l’Occident, une ambition qui se heurte à plusieurs obstacles pour ce club très hétérogène des puissances émergentes.

Le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud ont créé une banque de développement et un fonds de réserve d’urgence, présentés comme une “reconfiguration de la gouvernance économique mondiale“.

Érigée en contrepoids à la Banque mondiale (BM) et au Fonds monétaire international (FMI), la banque des Brics, basée à Shanghai, suscite désormais la question d’une hégémonie de Pékin.

Lire la suite

Le vrai coût des Coupes du monde de football

Avant d’être un événément médiatiquement rentable, le Mondial est d’abord un événement… ruineux pour ses organisateurs. La preuve…

Lors de la première Coupe du monde en Uruguay, en 1930, la Fifa (fédération internationale de football association) n’était pas assez riche pour fournir des ballons aux équipes.

Le 30 juillet 1930, lors de la finale entre l’Uruguay, le pays d’accueil, et l’Argentine, l’arbitre dut recourir au tirage au sort pour trancher entre le ballon uruguayen et le ballon argentin. L’histoire ne dit pas quel ballon fut choisi, toujours est-il qu’il permit à l’Uruguay de l’emporter par 4 buts à 1. A l’époque, les dépenses du pays organisateur se sont limitées à la construction d’un nouveau stade et au remboursement des frais de transport et d’hébergement des équipes.

Vingt ans plus tard, la situation a changé du tout au tout: après le match final entre le Brésil et l’Uruguay, la Fifa comprend que l’argent va couler à flots sur le football. Les pays organisateurs comprennent tout l’intérêt d’accueillir cette compétition.

Du coup, un jeu à sommes non nulles se met en place: dans l’espoir de retombées économiques appréciables, les pays hôtes se mettent à investir des sommes considérables dans leurs infrastructures. Les investissements évoquent une fusée à trois étages: d’abord, l’organisation de l’événement, généralement gérée par un Comité d’organisation. Ce Comité est chargé par la Fifa de la billetterie des stades, du recrutement des personnels, et de l’animation des enceintes sportives.

Les pays émergents plus dépensiers
Lire la suite

A la Coupe des BRICS, la Chine part favorite

Le 15 juillet, le Mondial sera fini, mais un autre match va se jouer au Brésil. Plus discret, moins festif. Et, pourtant, tellement XXIe siècle. Cette compétition-là a pour théâtre les BRICS, acronyme des cinq économies émergentes – Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud – qui, en s’associant de façon informelle mais en voie d’institutionnalisation, peuvent apparaître comme le premier défi sérieux à l’ordre international issu de Bretton Woods, au lendemain de la seconde guerre mondiale.

Match amical Chine-Brésil, le 10 septembre 2012 (score : 0-8)

Les 15 et 16 juillet donc, les dirigeants des BRICS réunis à Fortaleza puis à Brasilia devront se mettre d’accord sur le lieu du siège de la future banque de développement qu’ils prévoient de créer. Et devinez ? Shanghaï tient la corde.

Lire la suite

Afrique du Sud : 1994-2014, le naufrage

Par Bernard Lugan

Vingt ans après que Frederik De Klerk ait hissé Nelson Mandela au pouvoir, la question raciale se pose avec d’autant plus de force qu’il s’agit d’un tabou empoisonnant et conditionnant tout à la fois la vie politique et les rapports sociaux.

Contrairement à ce que croyaient les gogos, la pluie démocratique n’a donc pas effacé les rayures du zèbre sud-africain. Quant à l’arc-en-ciel multi-racial, il s’est dissipé sous les orages.

Les élections du mois de mai 2014 – le dossier qui leur est consacré le montre d’une manière éloquente -, furent d’abord raciales.

Les Noirs ont en effet massivement voté pour des partis noirs, cependant que les Blancs, les Métis et les Indiens, ont non moins massivement donné leurs suffrages à l’Alliance démocratique.

Or, la fracture raciale qui est au cœur de toutes les problématiques sud-africaines va encore s’accentuer au fur et à mesure de la déliquescence de ce qui fut un pays prospère. Sans une croissance pérenne de 5 à 7% par an, l’Afrique du Sud ne pourra en effet pas freiner un chômage qui touche désormais au moins 40% de la population active. En 2013, cette croissance ne fut que de 1,6% et au premier trimestre 2014, le PIB a perdu 0,6%, notamment en raison des mouvements sociaux qui paralysent les mines.
Lire la suite

Chine : A la recherche de terres agricoles non-polluées

Les compagnies chinoises effectuent une expansion rapide sur le marché alimentaire mondial, rachetant dans le monde entier des entreprises de produits agricoles, des producteurs d’aliments et de boissons.

L’année passée, la Chine a dépensé plus de 12 milliards de dollars américains dans cet objectif. Jusqu’à présent, le gouvernement chinois poursuivait la stratégie d‘importations modérées des cultures agricoles et d’achat des terres agricoles sur le territoire des autres pays. Maintenant, les choses sont en train de changer.

En effet, en 2013, la compagnie de Hongkong « Shuanghui Group » a absorbé une compagnie américaine, ayant acheté pour 7 milliards de dollars le producteur de la viande « Smithfield Foods » avec ses dettes. La corporation publique « Cofco » qui contrôle 90 % du marché interne du blé a acheté le bloc de contrôle de la compagnie néerlandaise « Nidera Holdings » et la branche agricole de « Noble Group » ayant déboursé pour les deux compagnies près de 3 milliards de dollars.

De cette façon, Pékin s’est procuré des silos à grains en Argentine, des sucreries au Brésil, des minoteries en Europe Centrale et les usines de transformation des graines de tournesol en Afrique du Sud et en Ukraine

Lire la suite

Afrique du Sud : D’anciens Springboks victimes de maladies neurologiques rares

Le titre de champion du monde de rugby de l’Afrique du Sud en 1995 a été un des mythes fondateurs de la nation “arc-en-ciel” sud-africaine, tout juste sortie de l’apartheid. Mais à quel prix ? Un reportage, diffusé, dimanche 23 mars, dans l’émission “Stade 2″, met en lumière la sur-représentation de maladies neurologiques rares dans la génération de joueurs sud-africains de la première moitié des années 1990.

Un reportage pour briser un “tabou”

Venter souffre de myélite transverse, une maladie “qui touche une personne sur un million”, précise le reportage. Van der Westhuizen et Linee souffrent de sclérose latérale amyotrophique, plus connue sous le nom de maladie de Charcot, “qui touche 4 à 8 personnes sur 100.000″.

Aucune preuve scientifique n’a à ce jour mis en lumière un lien de cause à effet entre le dopage et ces maladies. “On n’a pas de réponse, on veut ouvrir le débat qui est tabou”, explique l’auteur du reportage, Nicolas Geay. Trois hypothèses sont évoquées pour expliquer cette récurrence : la répétition des chocs, les pesticides dispersés sur les pelouses et le dopage.

Des “vitamines” finalement interdites

Le capitaine emblématique des Springboks François Pienaar a raconté dans son autobiographie la prise systématique de pilules. “On était des amateurs, on s’entraînait dur. Il n’y avait rien d’illégal. C’étaient des vitamines mais plus tard, elles ont été interdites, alors on a tout arrêté”.

Une crise des pays émergents ferait rechuter les économies développées en récession, selon Morgan Stanley

Morgan Stanley a estimé, dans une note de recherche publiée le 12 mars, qu’une crise des pays émergents se transmettrait automatiquement aux économies des pays développés.

Selon les analystes de la banque d’investissement américaine, une récession dans les pays émergents aurait des conséquences beaucoup plus importantes sur les économies avancées que lors de la précédente crise asiatique de 1997-1998. Et pour cause : les pays émergents représentent aujourd’hui 38% de l’économie mondiale, contre 20% seulement en 1997.

Dans sa note de recherche, Morgan Stanley énumère plusieurs scénarios. Il s’agit, entre autres, d’un choc soudain dans un grand pays émergent comme le Brésil, la Turquie ou l’Afrique du Sud ou encore d’un ralentissement de la croissance chinoise, un scénario jugé encore plus probable.
Lire la suite

Quand le tsunami des capitaux s’en va

Par Myret Zaki

Ce n’est pas le moindre des paradoxes : la Banque centrale américaine (Fed) et celle du Japon (BoJ), qui insufflent d’immenses liquidités dans les actions, obligations et changes, ont plus d’effets sur les marchés émergents que sur les marchés développés qu’elles régissent directement.

Depuis le mois de mai déjà, les capitaux globaux ont commencé à se retirer des marchés émergents, dès la première utilisation du mot «tapering» (réduction de l’assouplissement monétaire) par la Fed. Aux annonces de réduction de liquidités des Etats-Unis s’est ajoutée celle du Japon.

Il n’en fallut pas davantage pour que les capitaux globaux, tel un banc de harengs, se détournent en quelques secondes de ce qu’ils considèrent comme les actifs les plus risqués, les marchés émergents.

Lire la suite

La Chine à l’assaut des matières premières et de l’Afrique ?

Avant même de poser l’existence sur l’échiquier mondial d’une « Chindiafrique », nouveau triangle de croissance et de puissance programmé, il est temps de mesurer comment la Chine fait de l’Afrique un accélérateur de sa domination.

Si la Chine, qui se réclame encore du monde en développement (jusqu’en 2050 pour Hu Jintao), se refuse à débattre d’un éventuel « néocolonialisme », peut-elle longtemps différer l’analyse des interrogations, des hostilités nées de sa « nouvelle frontière africaine » ?

(cliquer sur l’image pour l’agrandir)

Sur les traces de Zheng He

L’Afrique n’est pas un eldorado qui fait irruption pour la Chine au début du XXIe siècle. Lorsque l’empereur Ming Yongle installe la flotte chinoise au premier rang mondial, c’est notamment pour armer sept expéditions sous l’autorité de l’amiral eunuque Zheng He, dont certaines à destination de l’Afrique orientale. Le but de ces voyages ? Des missions de relations publiques, la mise en place de liens diplomatiques et commerciaux équilibrés et… provisoires, puisque dès 1433, il devient illégal de construire des bateaux et d’avoir l’esprit du « grand large ».

Cet épisode est capital pour les Chinois : il justifie la référence à de « longs siècles d’amitié » et les appels de Hu Jintao aux « frères africains ». C’est donc une redécouverte de l’Afrique depuis 2000, après avoir apporté des soutiens aux luttes anticoloniales (Algérie, Angola, Rhodésie du Sud) ou face aux Russes (Éthiopie). Bardés de certitudes — pas de passif prédateur colonial, pas de rapports centre/ périphérie de domination —, les Chinois peuvent donc se présenter comme un « partenaire au-dessus de tout soupçon », un partenaire de relations Sud/Sud, « win-win », antihégémonique.
Lire la suite

Le tsunami qui affecte les monnaies des économies émergentes

Les marchés mondiaux des devises ont été très agités la semaine dernière et les monnaies de plusieurs pays émergents ont subi une avalanche de dépréciations. Le rouble est tombé à son niveau le plus bas depuis 5 ans, et le peso argentin a perdu 15%.

http://img4.hostingpics.net/pics/273472tsunami.jpg

Les marchés des changes commencent à réagir à l’arrêt progressif de la politique monétaire américaine de rachat des bons du Trésor, mais aussi au ralentissement de la croissance chinoise.

Mais on assiste également à un changement de méthode. Par le passé, les marchés financiers raisonnaient de façon globale, lorsqu’ils considéraient les pays émergents, les envisageant comme un tout. Mais ce n’est plus le cas, explique Izabella Kaminska du Fiancial Times. Désormais, ils les individualisent de plus en plus pour établir leurs décisions d’investissement.

Au Venezuela, en Argentine et en Ukraine, ce sont les problèmes causés par une gestion critiquable des autorités qui menacent la stabilité économique. Les deux premiers pays sont confrontés à une inflation massive et des relations dysfonctionnelles avec les marchés mondiaux. S’ils échouent à mener des réformes importantes, ils risquent d’entrer dans de très graves difficultés. En Ukraine, beaucoup de choses vont dépendre de la façon dont la crise actuelle évolue.

Lire la suite

Près de la moitié des richesses mondiales est détenue par 1% de la population (Màj vidéo)

Addendum du 26/01/2014: Pour le millionnaire Kevin O’Leary, le fait qu’il existe autant de pauvres est ”fantastique”, ce serait un excellent signe ! Tous ces pauvres seraient donc un encouragement à travailler plus pour relancer la machine économique en espérant à leur tour faire partie des 0,1%…

Le fossé entre riches et pauvres est le principal risque pesant sur le monde ces 10 prochaines années, devant les événements climatiques et le chômage, prévient le Forum économique mondial, alors que se tient le Forum de Davos cette semaine. Face à la montée des inégalités, Oxfam tire le signal d’alarme.

Lire la suite

2013: marchés émergents, la fin du miroir aux alouettes

Les pays émergents ont cessé d’être en 2013 la promesse de lendemains radieux pour l’économie mondiale. Croissance ralentie, marchés financiers et devises instables, troubles sociaux: ils sont devenus un sujet d’inquiétude… peut-être exagérée. En novembre, le club de réflexion des pays riches, l’OCDE, a résumé la situation : la croissance mondiale sera plus faible à cause du ralentissement des pays émergents, et “l’environnement économique mondial pourrait faire office d’amplificateur et de courroie de transmission pour des chocs négatifs” en provenance de ces pays.

Depuis des années, l’économie mondiale ne jurait que par eux : le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine, l’Afrique du Sud… Leur forte croissance compensait la stagnation des pays avancés, leurs marchés intérieurs en pleine expansion aiguisaient les appétits des grands groupes occidentaux, leurs bas coûts de production faisaient tourner le commerce mondial et leurs réserves de devises leur permettaient de financer l’endettement occidental. Mais 2013 a marqué un coup d’arrêt. Ils ont perdu un peu de leur lustre, pour être considérés d’un œil peut-être plus lucide.

Lire la suite

G20 : Les BRICS font un pas vers un fonds de réserve monétaire commun de 100 milliards de dollars

En ouverture du sommet du G20 à Saint-Pétersbourg, Chine, Russie, Brésil, Inde et Afrique du Sud confirment leur volonté de mettre sur pied un fonds de réserve de change pour lutter contre les désordres monétaires actuels. En évoquant aussi la responsabilité des Occidentaux.

C’était fin mars à Durban en Afrique du Sud, l’une des principales annonces du sommet des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), lue d’un ton docte par le président sud-africain Jacob Zuma lui-même. La création d’un fond de réserve monétaire propre au BRICS vient de se concrétiser un peu plus à Saint-Pétersbourg. Dénommé “Contingent Reserve Arrangement” ou “currency pool” ce fonds devrait s’élever à 100 milliards de dollars.

Le projet a été dévoilé suite au mini-sommet à cinq qui s’est tenu vers midi ce 5 septembre en prélude au sommet du G20 qui se déroule à Saint-Pétersbourg ce jeudi et demain 6 septembre. Une manière claire de peser d’entrée de jeu face aux pays développés dans ce sommet en principe économique mais reste dominé par le crise syrienne et l’opposition attendue en Vladimir Poutine et Barack Obama.

Cette rencontre des BRICS a réuni les chefs d’Etat et de gouvernement Dilma Rousseff (Brésil), Manmohan Singh (Inde), Vladimir Poutine (Russie), Xi Jinping (Chine) et Jacob Zuma (Afrique du sud).

La Chine, principal pays contributeur

Lire la suite

Afrique du Sud : Des chenilles résistent au maïs OGM

Un des arguments des défenseurs des OGM est la capacité d’une plante génétiquement modifiée à sécréter son propre pesticide. Mais en Afrique du Sud, une équipe de chercheurs vient de montrer qu’un papillon de nuit a développé un système de défense contre la toxine d’un maïs OGM. “Ce résultat ébranle le fondement de la stratégie anti-résistance qui accompagne en général l’utilisation des OGM.”

Comme beaucoup d’autres plantes transgéniques, le maïs dit « Bt » synthétise son propre pesticide : une protéine toxique, produite dans ses feuilles et ses tiges, qui tue en quelques jours ses ravageurs. Imparable… sauf si les populations d’insectes s’adaptent à cette toxine !

Jusqu’à présent, les stratégies mises en place pour contrer l’apparition de résistances sont apparues efficaces. Mais des chercheurs de l’IRD et leurs partenaires sud-africains viennent de montrer qu’un papillon de nuit, Busseola fusca, a développé en Afrique du Sud un nouveau mode de défense contre la toxine Bt.

Une résistance, génétiquement dominante contrairement au mécanisme classique, qui s’est propagée très rapidement. Cette découverte, publiée dans PLoS ONE, remet en question le principe-même sur lequel repose la stratégie anti-résistance qui accompagne généralement l’utilisation des OGM.

Le risque de résistance plane
Lire la suite

Crise des devises : des pays émergents préparent une riposte concertée

L’Inde prépare, avec d’autres pays émergents comme le Brésil, une intervention concertée et imminente sur les marchés des changes non physiques. Ceux-ci sont accusés d’avoir accentué la chute de leurs devises depuis trois mois.

« Il est temps d’arrêter », tonne Dipak Dasgupta, le principal conseiller économique du ministère indien des Finances en évoquant la chute que connaissent depuis trois mois les devises des principaux pays émergents, roupie indienne en tête. D’où son idée de lancer une riposte coordonnée concertée sur les marchés des changes non physiques.

Les concertations déjà engagées depuis plusieurs semaines devraient rapidement déboucher sur une action, assure-t-il sans entrer dans le détail des mesures qui pourraient être prises. Quand ? « Ce sera une question de jours plutôt que de semaines », a-t-il assuré à Reuters en précisant que le Brésil et l’Inde « peuvent lancer le mouvement. »

Principale accusée : la spéculation qui met en danger la stabilité économique mondiale. Au Brésil, en Indonésie, en Turquie et en Inde, les Banques centrales ont dû multiplier les actions pour arrêter le plongeon de leurs devises et l’écroulement de leurs marchés boursiers. La spéculation, et ses relais. A savoir, les marchés à terme non livrables (NDF) qui se sont développés ces dernières années pour permettre aux investisseurs étrangers de spéculer sur les devises de pays qui n’ont pas de marché au comptant suffisamment accessible.

Lire la suite