Papa vends des armes : Les nouveaux VRP de la guerre [Rediff.]

En France, 160.000 personnes travaillent pour les usines d’armement. Une industrie qui cultive le secret, et qui n’a pas toujours bonne réputation. Mitrailleuses, bazookas, fusils d’assaut: des lignes d’assemblage jusqu’aux foires internationales de la guerre, les employés de ces entreprises se battent pour décrocher de nouveaux contrats.

Quels sont les secrets de cette profession si particulière ? Des missiles aux avions de combat, peuvent-ils vendre leur dangereux arsenal à tous les États ? En marge des ventes légales prospèrent des filières parallèles : le marché noir des armes de guerre.

L’une de ses figures les plus célèbres s’appelle Viktor Bout. Ce Russe longtemps insaisissable a inspiré à Hollywood le film «Lord of War». Les équipes d’«Enquête exclusive» l’ont rencontré dans sa prison en Thaïlande.

 

L’Afrique : “Nouvelle Frontière” des investisseurs mondiaux

La dynamique économique africaine est enclenchée. Reste à mobiliser l’ensemble des forces du continent pour investir cette dynamique. Et en l’occurrence, le Maroc fait figure de moteur de l’intégration africaine. Bien évidemment, des écueils persistent.

Domenico Losurdo : « Contre-histoire du libéralisme »

Domenico Losurdo signe un ouvrage accablant sur les liens entre le libéralisme et les théories de la suprématie occidentale (esclavagisme, racisme, massacres de masse) portées par des penseurs ou acteurs politiques et économiques de premier plan, entre le XVIIe et le XIXe siècles.

Théodore Chassériau – “Portrait d’Alexis de Tocqueville” (1850)

«La race européenne a reçu du ciel ou a acquis par ses efforts une si incontestable supériorité sur toutes les autres races qui composent la grande famille humaine, que l’homme placé chez nous, par ses vices et son ignorance, au dernier échelon de l’échelle sociale est encore le premier chez les sauvages».

L’auteur des lignes mises en exergue ci-dessus n’est pas un marginal et sanguinaire partisan de la colonisation occidentale; c’est le doux et libéral A. de Tocqueville, auteur classique, inscrit aux programmes scolaires de certaines filières au lycée ou à l’université –pour des idées toutes autres que celles étudiées par Domenico Losurdo dans le présent ouvrage.
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Guerre de l’ombre au Sahara

La guerre pour contrôler les ressources du XXIe siècle a déjà commencé. Et l’Afrique, comme à l’accoutumée, est aux premières loges. Depuis des décennies, la France n’est plus la seule à avoir des vues sur le continent.

Dès les années 1960, la découverte d’immenses gisements de pétrole dans le golfe de Guinée attire un nouvel acteur aux besoins inextinguibles, les États-Unis. Peu à peu, la première puissance mondiale s’implante en Afrique. En 1992, son armée intervient en Somalie, ravagée par une guerre civile, pour une opération dite humanitaire. Six ans plus tard, les États-Unis récidivent au Soudan après des attentats contre deux ambassades américaines par une organisation alors obscure : al-Qaida.

Le 11 septembre 2001 est un tournant. Pris de vitesse par la Chine sur l’ensemble du continent, Washington met un pied au Sahara dans le cadre officiel de sa “lutte contre le terrorisme”. En 2007, l’administration Bush renforce son instrument politico-militaire à travers Africom, visant notamment à quadriller la région. Mais derrière ce combat se cachent d’autres batailles : la zone saharienne contient les plus grandes réserves pétrolières d’Afrique, mais aussi de l’uranium, du fer, de l’or… Parallèlement, la France renforce sa présence militaire sur le continent.

Réalisé par Bob Coen, Eric Nadler (France – 2013)

Le trésor des abysses

Un nouvel eldorado industriel est peut-être au fond des mers. La technologie d’aujourd’hui permet d’exploiter d’immenses gisements de métaux, repérés depuis 1985 dans tous les océans du globe.

À 3.500 mètres de profondeur, au milieu de l’Atlantique, se trouvent des cheminées hautes de 70 mètres qui crachent des panaches d’eau chauffée à 350 degrés par les volcans sous-marins. Ici se trouverait un des gisements de métaux les plus riches au monde: selon les estimations, il y aurait 150 millions de tonnes de cuivre.
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Hyperland : La mondialisation folle en modèle réduit

Hyperland est une oeuvre d’art qui dénonce la folie de l’homo-œconomicus moderne. « Produis – Consomme – Recommence » voilà en quelques mots comment décrire l’œuvre de Karine Giboulo, représentant le cycle éternel de la société productiviste.

A 35 ans, l’artiste Karine Giboulo vit et travaille à Montréal. Artiste pluridisciplinaire, cela fait une dizaine d’années que son œuvre oscille de la peinture à la sculpture en passant par des œuvres sur papier ou de la photographie.

Un jour, fascinée par les secrets de la mondialisation, elle décide d’infiltrer une usine chinoise en se faisant passer pour une riche femme d’affaire. Elle verra ainsi de ses yeux ces millions d’anonymes qui construisent le monde dans l’ombre. De ce choc avec la réalité en découlera des dioramas d’une incroyable complexité.

Karine Giboulo sculpte avec justesse, et une bonne dose de cynisme, ces instantanés d’un monde de surconsommation qui a transformé l’espèce humaine en machine. Elle livre non pas des vérités mais des visions et ne revendique rien sinon une volonté de voir, de fouiller, de (tenter de) comprendre.

Usine de prêt-à-porter au Bengladesh, tentes de fortunes en Afrique, consommateurs affamés et autres ‘drogués’ aux médicaments sont autant de scènes parlantes qu’elle reconstitue minutieusement.

Mr Mondialisation

Plongée dans les plus grands cimetières d’ordures de la planète

La croissance des pays émergents, en ouvrant la consommation de masse à des populations nombreuses, remet la problématique de la gestion des déchets au centre des préoccupations environnementales. Des centaines de décharges géantes apparaissent dans le monde, et les normes internationales peinent à faire consensus chez les politiques.Quelle diversité de décharges, ressemblant parfois à des cimetières de déchets, peut-on trouver dans le monde ?

Stéphane Arditi : Les décharges du monde peuvent se singulariser de plusieurs manières. On peut en établir de deux grandes catégories que sont les décharges légales des décharges illégales. Les décharges légales répondent à des standards, des normes qui les obligent à de fortes contraintes.
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Cameroun : Le retour des diplômés de la diaspora

Retour des cerveaux. Chaque année, un millier de jeunes camerounais formés à l’étranger reviennent s’installer dans leur pays d’origine. Une aventure loin d’être facile car 1/3 d’entre eux abandonnent leurs projets au bout de quelques mois, déstabilisés par un environnement des affaires trop éloigné de leurs habitudes.

Les esclaves oubliés (Rediff)

Ce documentaire raconte l’histoire de la traite orientale et arabo-musulmane, au cours de laquelle dix-sept millions d’Africains ont été réduits en esclavage pendant quatorze siècles.

Il s’intéresse également à une filière encore plus méconnue, la traite interne à l’Afrique noire, menée pendant des siècles par les royaumes africains. Il montre enfin que ces systèmes ont perduré dans le monde musulman et en Afrique noire jusqu’au milieu du XXe siècle.

Réalisé par Antoine Vitkine (2008)

Des étrangers dans la ville

Ils sont venus de tous les horizons de la planète en prenant tous les risques. Ils n’ont qu’un objectif: obtenir à tout prix la carte de séjour. L’accueil légal des étrangers en France représente 0,33% de la population française. La France est derrière la Tchéquie pour l’accueil des clandestins. Il y a en France 400.000 clandestins, un chiffre stable depuis 30 ans.

Nous avons filmé quelques uns et quelques unes de ces rescapé(e)s de toutes les misères du monde dans tous les lieux où leur espoir d’une vie meilleure est mis à la rude épreuve des réglementations administratives.

Demandeurs d’asile tentant de convaincre des fonctionnaires parfois incrédules, parfois bienveillants mais eux-mêmes toujours corsetés par les règles très strictes qui leur sont imposées, travailleurs clandestins mais payant leurs impôts, innocents privés de liberté dans les centres de rétention et policiers chargés de veiller sur eux, tous sont pris au piège de logiques que personne ne semble plus comprendre.

Burkina Faso : Comment réussir à irriguer les terres aux portes du désert ?

Au village de Dî, les légumes poussent toute l’année, quelle que soit la saison. Cette prouesse est liée à l’installation d’un périmètre irrigué sur plus de 2.000 hectares, dans la vallée burkinabè du Sourou. Une révolution pour les cultivateurs locaux qui fait vivre près de 7.000 familles.

Ce reportage diffusé dans le cadre de l’émission Réussite vous conduira au Burkina Faso, dans la vallée du Sourou, aux portes du désert. Dans un pays où le secteur agricole emploie un peu plus de 80% des actifs, le système d’irrigation récemment entré en fonction à Dî change la vie des agriculteurs: autrefois dépendants de la saison des pluies, ceux-ci ont vu leurs rendements être multipliés par quatre ou cinq.

Les leviers du système? Plusieurs vis d’Archimède: des dispositifs qui font remonter l’eau depuis les stations de pompage de la rivière Sourou vers les canaux et distribuent ainsi l’eau jusque dans les champs.

Jeune Afrique

(Merci à Erwinn)

Paris : Oubliez le McDo, les fast-food africains passent à l’offensive

En quelques années, le marché de la restauration rapide en France a vu venir de nouveaux acteurs, les fast-food africains. Malgré la frilosité des banques à les aider, certains ont réussi à développer leur activité. Présentations avec trois d’entre eux installés à Paris.

Quand on arrive on casse tout“. Quand Abdelkader Jawneh, l’un des trois fondateurs de la chaîne de fast-food Afrik’N'Fusion, parle de ses restaurants, il affiche un grand sourire. Depuis l’ouverture de la première boutique il y a quatre ans, le rythme n’a pas baissé, au contraire. Depuis début novembre, l’enseigne a une troisième adresse, dans le 18e arrondissement de Paris.

À l’origine d’Afrik’N'fusion, il y a un constat simple : “Je travaillais dans un quartier de bureaux et il m’était impossible de manger un plat africain, le midi, dans le temps imparti“, raconte Abdelkader Jawneh dont la famille est originaire du Sénégal. Avec ses deux associés, ils décident d’y remédier et montent leur business plan.

Les banques refusent de leur faire confiance, ils se tournent alors vers leur réseau. Les prêts et les dons faits par l’entourage leur permettent d’ouvrir le premier Afrik’N'Fusion en décembre 2010, dans le 20e arrondissement de la capitale française.
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Chine : “Africatown” à Canton

Avec 12 millions d’habitants, Canton, dans le sud de la Chine est la troisième ville la plus peuplée du pays, après Shanghai et Pékin. Depuis l’ouverture économique, il y a de plus en plus d’étrangers, à Canton comme dans le reste de la Chine. Et parmi eux de nombreux Africains. S’ils viennent y faire du commerce, ils peinent à s’intégrer à la société chinoise, encore empreinte de préjugés ancestraux à leur égard.

Depuis une dizaine d’années, près de 200.000 Africains se sont installés à Canton, en Chine, pour y faire des affaires. Tous veulent faire fortune en exportant des produits chinois à bas coût vers l’Afrique. Et pour eux, les affaires marchent… Toutefois, les Chinois ne les regardent pas franchement d’un bon œil. Pour preuve le nom qu’ils donnent au quartier africain : “Chocolate City” (la ville chocolat).

Car c’est une véritable “Africa Town” qui s’est créée en plein cœur de Canton : restaurants, boîtes de nuit, salons de coiffure… tout un quartier s’est mis aux couleurs de l’Afrique. Peut-être même un peu trop aux yeux des Chinois, qui ont du mal à réfréner un racisme latent envers la population noire.

Avec pour conséquence une cohabitation difficile entre les communautés. Bagarres à coup de barres de fer, émeutes, prison… les tensions se multiplient. Car même s’ils parlent couramment le mandarin et permettent aux Chinois de faire fructifier leur business, les Africains ne sont pas toujours les bienvenus à Canton.

Ghana : Turtle, la voiture 100 % récup’ Made in Africa

Fabriquée par des artisans près de Kumasi, au Ghana, la Turtle est la première automobile conçue entièrement à partir de pièces de récupération.

La “Smati Turtle 1″ est le fruit des recherches de l’artiste Melle Smets et du sociologue Joost van Onna. Ces deux Hollandais ont suivi la piste de déchets de pièces automobiles occidentales des villes du Nord vers la zone industrielle de Suame Magazine à une dizaine de kilomètres de la ville de Kumasi, au sud du Ghana, où ils sont traités et commercialisés par environ 200.000 artisans dans 12.000 ateliers informels.

Créé en collaboration avec les artisans de Suame Magazine et monté en trois mois, cet engin emprunte d’ailleurs son nom au Suame Magazine Automatics Technical Institute (Smati), un centre local de formation en ingénierie. C’est la première auto entièrement conçue à partir de pièces de récupération.

Robuste, dépourvue d’électronique et pouvant se déplier en stand de vente sur les marchés, la Turtle pourrait devenir une solution intelligente pour recycler les véhicules en fin de vie.

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L’armada oubliée de la Chine impériale

Soixante navires composent la puissante armada chinoise qui fait route vers l’Occident en 1405. Les sept voyages qu’elle effectue la mènent jusqu’en Iran, en Arabie saoudite et en Afrique, en passant par Singapour, la Malaisie et l’Indonésie.

Auprès des gigantesques bateaux, trésors de la flotte de l’amiral Zheng He, les caravelles des explorateurs européens ont l’air de coquilles de noix.

Mais dès 1433, l’empire du Milieu perd son avance maritime et l’empereur ordonne l’arrêt des expéditions en mer. La Chine commence à s’isoler et abandonne les océans aux puissances européennes.

Partie 1:

Partie 2:
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Somaliland : Le pays qui n’existe pas

Aux yeux de la communauté internationale, le Somaliland est seulement une région semi-autonome de la Corne de l’Afrique. Mais pour ses 3,5 millions d’habitants, ce territoire, doté d’un président, d’un drapeau et même d’une monnaie, est bien distinct de la Somalie.

Autoproclamé État indépendant en 1991, le Somaliland est vu par plusieurs pays comme un îlot de stabilité dans une région complexe, ainsi qu’un partenaire solide dans la lutte contre la piraterie et les islamistes Shebab.

Près de 2 milliards de personnes utilisent de l’eau contaminée par des excréments

Bien que les dépenses d’assainissement dans le monde n’aient jamais été aussi élevées, près de 1,8 milliard de personnes utilisent une eau souillée par des excréments, relève un rapport de l’Organisation mondiale de la santé et UN Water.

Les Objectifs du Millénaire pour le développement liés à la santé (OMD) étaient de diviser par deux le nombre de personnes privées d’accès aux toilettes d’ici à 2015, mais l’insuffisance des financements ou leur mauvaise répartition fait que ces objectifs ne seront pas atteints.

Environ 1,8 milliard de personnes utilisent en effet de l’eau souillée par des excréments, constatent l’Organisation mondiale de la santé et UN Water dans un rapport publié mercredi à l’occasion de la journée mondiale des toilettes. Et pourtant, les dépenses d’assainissement dans le monde n’ont jamais été aussi élevées.

Une personne sur sept, pour la plupart pauvre et vivant en zone rurale, défèque encore en plein air, contaminant l’eau et créant un terrain propice à la diarrhée, au choléra, la dysenterie et la typhoïde, lit-on dans ce rapport rédigé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et UN Water.
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Pourquoi la faim, pourquoi la soif ?

A l’horizon 2050, la Terre comptera dix milliards d’habitants: impossible de continuer à balayer d’un revers de main la question alimentaire, alors que la population augmente trois fois plus vite que la production agricole. Des remèdes sont proposés à diverses échelles, du recours au génie génétique jusqu’à l’idée de faire des terres d’Afrique un gigantesque champ destiné à nourrir la planète.

Pourtant, la solution la plus évidente consisterait d’abord à répartir plus rationnellement la production actuelle, à l’heure où une partie colossale de celle-ci est dilapidée par une gestion très peu scrupuleuse. L’amélioration du niveau de vie dans les nouveaux pays industrialisés comme la Chine ne facilite pas la tâche, car elle entraîne une hausse spectaculaire de la demande en viande. Si les ressources mondiales de la planète étaient gérées au mieux, aucun enfant ne devrait mourir ni de faim ni de soif.

Le journaliste allemand Claus Kleber s’attache à démontrer point par point cette hypothèse. Pourquoi les ressources alimentaires, pourtant abondantes, n’atteignent-elles jamais certaines populations ? Comment empêcher que les matières premières et l’eau potable ne deviennent la cible des spéculateurs ou des enjeux de pouvoir ?

Ebola : Une course contre la montre

Identifié en 1976 par une équipe belge au Zaïre (actuelle République Démocratique du Congo), le virus se propage depuis le mois de décembre 2013 en Guinée, au Liberia, en Sierra Leone et au Nigeria.


Sur place, les médecins des organisations humanitaires témoignent de l’ampleur de la catastrophe sanitaire et de la difficulté de leur tâche face à la défiance des populations. Comment endiguer la propagation du virus et surtout quel médicament pourrait venir à bout du virus ?

Des scientifiques ont analysé les anticorps produits par le système immunitaire de quatre Ougandais rescapés de la maladie en 2000. Un médecin et une missionnaire américains ainsi qu’un infirmier anglais ont été contaminés cet été et rapatriés d’urgence dans leurs pays respectifs.

Traités à l’aide d’un médicament expérimental, le ZMapp composé d’une molécule très longue à produire, ils sont aujourd’hui guéris. Mais le virus Ebola poursuit inexorablement son expansion et les prévisions du nombre de malades et de morts sont aujourd’hui de plus en plus pessimistes.

Réalisé par Guy Smith, Tristan Quinn, Penny Palmer (2014)

Ébola : Les impacts d’une pandémie

Si l’épidémie du virus Ebola semble être actuellement assez «contenue» (malgré plus de 4000 morts), une pandémie pourrait avoir un impact majeur (l’OMS a en effet averti que l’épidémie était en croissance «explosive» et pourrait, en l’absence d’un renforcement significatif des moyens mis en œuvre, contaminer 20.000 personnes d’ici à novembre). L’économie mondiale pourrait alors en pâtir. Tentative d’explication sous forme de question-réponse.

Quels sont les premiers enseignements que l’on peut tirer?

Tout d’abord, cette épidémie ne tombe vraiment pas bien parce qu’elle frappe juste à un moment où l’économie mondiale doute.

Ensuite, l’expérience que nous apportent les précédents exemples est que l’impact est ressenti de façon inégale (géographiquement notamment car il y a quatre États qui sont réellement touchés (Guinée, Liberia, Nigeria et Sierra Leone).
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Jacques Attali : « Quelque chose va se passer »

Il faut vraiment se voiler la face, comme le font trop de dirigeants politiques, pour ne pas voir que quelque chose de majeur va se passer en Europe, dans les mois qui viennent: l’une ou l’autre des multiples épées de Damoclès suspendues au ciel de l’Histoire tombera sur nos têtes :

Les divers mouvements terroristes qui agissent au Moyen-Orient et y forment des émules, pourraient déclencher sur notre continent les attentats dont ils nous menacent.

L’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest pourrait prendre des proportions majeures et finir par atteindre significativement l’Europe, entraînant un ralentissement significatif des échanges de toute nature.

La situation politique et financière de la Chine, de plus en plus instable, pourrait y entraîner une crise économique majeure, aux conséquences considérables sur l’économie mondiale et en particulier sur l’Europe.
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Canada : Un vaccin contre Ebola bientôt testé en Afrique

Partout dans le monde, les laboratoires sont sur le pied de guerre pour mettre au point le vaccin contre le virus Ebola. Exemple au laboratoire national de Microbiologie, à Winnipeg.

Le vaccin contre Ebola développé ici, le ZMapp, est l’un des deux considérés comme “prometteur” par l’Organisation mondiale de la santé. Sept patients occidentaux ont reçu ce traitement. Parmi eux, Nancy Writebol, l’infirmière américaine, guérie grâce à lui. Un autre patient, un médecin, a lui aussi survécu.

Mais deux autres patients qui l’avaient reçu sont morts. “L’efficacité du traitement dépend de l’état du malade et aussi du moment où il commence à prendre le ZMapp“, explique le docteur Xiangguo Qio, biologiste à Winnipeg. Les essais du ZMapp en Afrique sur des patients volontaires devraient débuter dans quelques semaines.

Transferts de migrants : les pays africains les mieux lotis en 2014 sont…

Selon la dernière édition de la note d’information de la Banque mondiale sur les migrations et le développement, publiée le 06 octobre, “les envois de fonds officiellement comptabilisés” vers les pays en développement devraient atteindre 435 milliards de dollars en 2014, soit une hausse de 5 % par rapport à 2013. Une progression supérieure à la hausse de 3,4 % enregistrée en 2013, et qui s’explique en grande partie par l’essor des flux à destination de l’Asie et de l’Amérique latine.

Par Joël Té-Léssia

Dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord, ces envois de fonds ne devraient connaître qu’une croissance modérée de 2,9 % cette année pour atteindre 51 milliards de dollars, et augmenter de 4 % en 2015 pour atteindre 53 milliards de dollars.

Une “dépression” liée à “la crise économique persistante et aux taux de chômage élevés en Europe”, estime l’institution basée à Washington.

Les transferts vers l’Afrique subsaharienne devraient eux atteindre 33 milliards de dollars cette année (+3,2 %) et 34 milliards de dollars en 2015 (+5 %).

Principaux destinataires

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Afrique : Le second continent de la Chine

Entretien avec Howard French, professeur à la Columbia Journalism School de New York et auteur de “China’s Second Continent”. Dans cet ouvrage, Howard French explique comment les immigrés chinois en Afrique sont en train de construire ce qu’il appelle un « nouvel empire » sur le continent noir.

Terrorisme : les touristes doivent-ils avoir peur ?

L’appel du Quai d’Orsay à une vigilance accrue dans une quarantaine de pays a provoqué la panique de nombreux touristes. Retour sur un quiproquo.

Sales et méchants“. Ainsi sont décrits les Français par l’organisation État islamique, qui appelle à s’en prendre à nos concitoyens

depuis que la France participe aux frappes visant à la détruire en Irak.

Une menace que les djihadistes ont mise à exécution la semaine dernière avec l’effroyable exécution d’Hervé Gourdel en Algérie. Ce drame a conduit dès le lendemain le ministère des Affaires étrangères à ajouter onze pays (Indonésie, Malaisie, Philippines, Afghanistan, Pakistan, Ouzbékistan, Comores, Burundi, Tanzanie, Somalie et Ouganda)

à sa liste des États où les Français sont invités à la “plus grande prudence”.

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La France dans le piège centrafricain

A l’heure où notre pays a décidé d’intervenir en Irak, il existe d’autres théâtres d’opérations militaires françaises qui ont disparu des écrans radars médiatiques. C’est le cas notamment de la Centrafrique. Le pays n’est toujours pas stabilisée, les actes de brigandage viennent s’ajouter aux affrontements communautaires. Quant aux forces armées de maintien de la paix — notamment les troupes françaises — elles sont accusées de tous les maux.

Le 16 septembre dernier, après des cérémonies en grande pompe, la Centrafrique s’est réveillée avec une nouvelle force de maintien de la paix dans ses rues. Les soldats de la force africaine ont échangé leurs casques vert olive pour de beaux casques bleus de la force onusienne. La Minusca, 7 600 hommes envoyés notamment par le Pakistan, le Maroc et l’Indonésie, a pour mission de protéger les civils, organiser le désarmement, appuyer la transition et soutenir l’acheminement de l’aide humanitaire. Celle-ci peut compter sur le soutien sur place du contingent dirigé par l’Union européenne de l’EUFOR-RCA (750 hommes) et par les 2 000 soldats français de l’opération Sangaris (à ce jour aucune date de retrait n’a été annoncée).

Plus de 10 000 hommes s’attellent donc désormais au maintien de la paix en République Centrafricaine. 

Congo : Les enfants du diable

Dans l’Est du Congo, des centaines d’enfants travaillent dans les mines de diamants, où ils recherchent la pierre qui pourra les arracher à la misère. Beaucoup d’entre eux ont été rejetés par leurs parents, qui les accusent d’être possédés par des esprits malins, ils se retrouvent à la rue.

Autrefois, cela ne concernait que les enfants handicapés, prématurés ou albinos. Aujourd’hui, n’importe quel enfant peut être un «sorcier». Vivant dans le rejet et la peur des autres habitants, ils sont souvent opprimés, chassés, voir traqués. Pour survivre, la solution qui s’offre à eux réside dans la recherche de diamants.

Ces enfants risquent tous les jours leurs vies pour travailler dans les mines, généralement pour un salaire de misère. Un documentaire qui met en lumière la misère de ces enfants exploités, premières victimes de ce marché illégal qui détruit peu à peu cette région.

Ébola : Dans l’antre du virus

C’est un virus hautement contagieux, mortel dans un cas sur deux. Les équipes de la Croix Rouge interviennent dès qu’un malade ou un décès lié à Ébola leur est signalé. Une course contre la montre, une course contre la mort.

Un document exclusif en Guinée Conakry, là où le patient ” 0 ” est décédé en décembre dernier, là où a commencé cette épidémie qui a déjà causé près de 2000 victimes en Afrique de l’Ouest.

Peut-on contenir l’épidémie ?

Partie 1:
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Afrique : Le défi des classes moyennes

L’émergence de l’Afrique passe par l’essor des classes moyennes.
 Pourtant, elles sont bien différentes en Afrique de celles du reste du monde. 
La grande pauvreté persiste. Et les frustrations menacent.

Il se compte 350 millions de personnes dans la classe moyenne africaine, autant qu’en Inde ou en Chine ! La nouvelle réjouit tous ceux qui sont persuadés qu’enfin l’Afrique émerge. Le boom des matières depuis le début des années 2000 et la nouvelle attractivité du continent sur la scène internationale ont permis ce changement essentiel pour le continent, dont le moteur économique repose sur les exportations de produits bruts (pour un tiers), sur la construction d’infrastructures (un tiers) mais aussi, désormais, sur la consommation interne, pour le dernier tiers.

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Ébola : Les chiffres qui font peur

Le nombre de cas d’infection par le virus Ébola pourrait exploser dans les prochaines semaines, et atteindre des centaines de milliers d’ici quelques mois, selon une modélisation mathématique basée sur les tendances actuelles.

Le bilan de l’épidémie est évalué aujourd’hui par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à 3.069 cas et 1.552 morts, la mortalité globale de l’infection étant estimée à 52 %. On ne voit jusqu’ici aucun signe de ralentissement de l’épidémie : plus de 40 % des cas actuels sont survenus pendant les trois dernières semaines, la majorité au Libéria.

D’ici le 24 septembre prochain, le nombre de personnes touchées par le virus Ébola en Afrique de l’Ouest pourrait dépasser 10.000, et pourrait atteindre plusieurs centaines de milliers dans les prochains mois, selon une modélisation réalisée par Alessandro Vespignani, professeur de physique à l’université Northeastern, à Boston.

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La Banque mondiale fustige la “réponse catastrophiquement inadéquate” à Ebola

Plus de 1.500 décès en Afrique de l’Ouest et 3.000 personnes contaminées en Sierra Leone, en Guinée et au Liberia… Le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim dénonce dans un entretien accordé au ‘Washington Post’ la “réponse catastrophiquement inadéquate” apportée par le monde à l’épidémie de fièvre Ebola en Afrique de l’Ouest.

La crise qui se déroule sous nos yeux est moins liée au virus lui-même qu’à des préjugés mortels et mal informés qui ont conduit à une réponse catastrophiquement inadéquate à l’épidémie“, affirme-t-il.

Selon lui, si Ebola “avait touché Washington, New York ou Boston, il ne fait aucun doute que les systèmes de santé auraient circonscrit puis éliminé le virus”.

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Afrique de l’ouest : L’épidémie d’Ebola menace la sécurité alimentaire

La crise sanitaire provoquée par l’apparition du virus Ebola en Afrique de l’ouest pourrait bien déboucher sur une crise alimentaire. L’épidémie qui impose des quarantaines aux populations des trois pays les plus touchés perturbe les récoltes et fait flamber les prix alimentaires, s’inquiète mardi l’organisation spécialisée de l’ONU, la FAO.

En Guinée, au Liberia et en Sierra Leone, les zones de quarantaine et les restrictions aux déplacements des personnes “ont sérieusement limité le mouvement et la commercialisation des aliments”, prévient l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO) dans un communiqué. Bilan :

“Cette situation a engendré des achats dictés par la panique, des pénuries alimentaires et de fortes flambées des prix pour certaines denrées, en particulier dans les centres urbains”.

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Ebola : la Centrafrique lance un plan de riposte d’un an

La République centrafricaine ( RCA) a annoncé un plan de riposte d’un an pour prévenir le virus Ebola, estimant plus de 814 millions de francs CFA (1,6 million de dollars américains) seront nécessaires pour contrer la maladie qui touche désromais six pays africains, dont la République démocratique du Congo (RDC) voisine, ont indiqué lundi les autorités de transition centrafricaines, un gros défi pour un pays en crise.

D’une population estimée à quelque 4,6 millions d’habitants,

la RCA est un pays où le virus d’Ebola circule, des génomes ayant été identifiés par des chercheurs chez des animaux tels que les rats, les chauves-souris, les singes ou encore les sibissis.

Les facteurs d’émergence de l’épidémie ne sont cependant pas encore réunies, à en croire le Dr Emmanuel Nakouné-Yandoko de l’ Institut Pasteur de Bangui.

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Ébola : L’OMS s’attend à terme à plus de 20.000 cas

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) espère stopper la progression du virus Ébola d’ici à trois mois, selon un document publié jeudi 28 août, à Genève (Suisse). L’organisme s’attend à plus de 20.000 cas de fièvre hémorragique durant cette épidémie.

Dans une “feuille de route”, l’OMS souligne également les actions que les pays touchés d’Afrique de l’Ouest et leurs partenaires doivent entreprendre pour mettre fin à la plus grande flambée d’Ebola dans l’histoire. L’organisation souhaite pouvoir stopper la progression de nouveaux cas d’ici trois mois, expliquant avoir besoin de 490 millions de dollars (371 millions d’euros) pour cela.

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