La France dans le piège centrafricain

A l’heure où notre pays a décidé d’intervenir en Irak, il existe d’autres théâtres d’opérations militaires françaises qui ont disparu des écrans radars médiatiques. C’est le cas notamment de la Centrafrique. Le pays n’est toujours pas stabilisée, les actes de brigandage viennent s’ajouter aux affrontements communautaires. Quant aux forces armées de maintien de la paix — notamment les troupes françaises — elles sont accusées de tous les maux.

Le 16 septembre dernier, après des cérémonies en grande pompe, la Centrafrique s’est réveillée avec une nouvelle force de maintien de la paix dans ses rues. Les soldats de la force africaine ont échangé leurs casques vert olive pour de beaux casques bleus de la force onusienne. La Minusca, 7 600 hommes envoyés notamment par le Pakistan, le Maroc et l’Indonésie, a pour mission de protéger les civils, organiser le désarmement, appuyer la transition et soutenir l’acheminement de l’aide humanitaire. Celle-ci peut compter sur le soutien sur place du contingent dirigé par l’Union européenne de l’EUFOR-RCA (750 hommes) et par les 2 000 soldats français de l’opération Sangaris (à ce jour aucune date de retrait n’a été annoncée).

Plus de 10 000 hommes s’attellent donc désormais au maintien de la paix en République Centrafricaine. 

Congo : Les enfants du diable

Dans l’Est du Congo, des centaines d’enfants travaillent dans les mines de diamants, où ils recherchent la pierre qui pourra les arracher à la misère. Beaucoup d’entre eux ont été rejetés par leurs parents, qui les accusent d’être possédés par des esprits malins, ils se retrouvent à la rue.

Autrefois, cela ne concernait que les enfants handicapés, prématurés ou albinos. Aujourd’hui, n’importe quel enfant peut être un «sorcier». Vivant dans le rejet et la peur des autres habitants, ils sont souvent opprimés, chassés, voir traqués. Pour survivre, la solution qui s’offre à eux réside dans la recherche de diamants.

Ces enfants risquent tous les jours leurs vies pour travailler dans les mines, généralement pour un salaire de misère. Un documentaire qui met en lumière la misère de ces enfants exploités, premières victimes de ce marché illégal qui détruit peu à peu cette région.

Ébola : Dans l’antre du virus

C’est un virus hautement contagieux, mortel dans un cas sur deux. Les équipes de la Croix Rouge interviennent dès qu’un malade ou un décès lié à Ébola leur est signalé. Une course contre la montre, une course contre la mort.

Un document exclusif en Guinée Conakry, là où le patient ” 0 ” est décédé en décembre dernier, là où a commencé cette épidémie qui a déjà causé près de 2000 victimes en Afrique de l’Ouest.

Peut-on contenir l’épidémie ?

Partie 1:
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Afrique : Le défi des classes moyennes

L’émergence de l’Afrique passe par l’essor des classes moyennes.
 Pourtant, elles sont bien différentes en Afrique de celles du reste du monde. 
La grande pauvreté persiste. Et les frustrations menacent.

Il se compte 350 millions de personnes dans la classe moyenne africaine, autant qu’en Inde ou en Chine ! La nouvelle réjouit tous ceux qui sont persuadés qu’enfin l’Afrique émerge. Le boom des matières depuis le début des années 2000 et la nouvelle attractivité du continent sur la scène internationale ont permis ce changement essentiel pour le continent, dont le moteur économique repose sur les exportations de produits bruts (pour un tiers), sur la construction d’infrastructures (un tiers) mais aussi, désormais, sur la consommation interne, pour le dernier tiers.

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Ébola : Les chiffres qui font peur

Le nombre de cas d’infection par le virus Ébola pourrait exploser dans les prochaines semaines, et atteindre des centaines de milliers d’ici quelques mois, selon une modélisation mathématique basée sur les tendances actuelles.

Le bilan de l’épidémie est évalué aujourd’hui par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à 3.069 cas et 1.552 morts, la mortalité globale de l’infection étant estimée à 52 %. On ne voit jusqu’ici aucun signe de ralentissement de l’épidémie : plus de 40 % des cas actuels sont survenus pendant les trois dernières semaines, la majorité au Libéria.

D’ici le 24 septembre prochain, le nombre de personnes touchées par le virus Ébola en Afrique de l’Ouest pourrait dépasser 10.000, et pourrait atteindre plusieurs centaines de milliers dans les prochains mois, selon une modélisation réalisée par Alessandro Vespignani, professeur de physique à l’université Northeastern, à Boston.

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La Banque mondiale fustige la “réponse catastrophiquement inadéquate” à Ebola

Plus de 1.500 décès en Afrique de l’Ouest et 3.000 personnes contaminées en Sierra Leone, en Guinée et au Liberia… Le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim dénonce dans un entretien accordé au ‘Washington Post’ la “réponse catastrophiquement inadéquate” apportée par le monde à l’épidémie de fièvre Ebola en Afrique de l’Ouest.

La crise qui se déroule sous nos yeux est moins liée au virus lui-même qu’à des préjugés mortels et mal informés qui ont conduit à une réponse catastrophiquement inadéquate à l’épidémie“, affirme-t-il.

Selon lui, si Ebola “avait touché Washington, New York ou Boston, il ne fait aucun doute que les systèmes de santé auraient circonscrit puis éliminé le virus”.

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Afrique de l’ouest : L’épidémie d’Ebola menace la sécurité alimentaire

La crise sanitaire provoquée par l’apparition du virus Ebola en Afrique de l’ouest pourrait bien déboucher sur une crise alimentaire. L’épidémie qui impose des quarantaines aux populations des trois pays les plus touchés perturbe les récoltes et fait flamber les prix alimentaires, s’inquiète mardi l’organisation spécialisée de l’ONU, la FAO.

En Guinée, au Liberia et en Sierra Leone, les zones de quarantaine et les restrictions aux déplacements des personnes “ont sérieusement limité le mouvement et la commercialisation des aliments”, prévient l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO) dans un communiqué. Bilan :

“Cette situation a engendré des achats dictés par la panique, des pénuries alimentaires et de fortes flambées des prix pour certaines denrées, en particulier dans les centres urbains”.

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Ebola : la Centrafrique lance un plan de riposte d’un an

La République centrafricaine ( RCA) a annoncé un plan de riposte d’un an pour prévenir le virus Ebola, estimant plus de 814 millions de francs CFA (1,6 million de dollars américains) seront nécessaires pour contrer la maladie qui touche désromais six pays africains, dont la République démocratique du Congo (RDC) voisine, ont indiqué lundi les autorités de transition centrafricaines, un gros défi pour un pays en crise.

D’une population estimée à quelque 4,6 millions d’habitants,

la RCA est un pays où le virus d’Ebola circule, des génomes ayant été identifiés par des chercheurs chez des animaux tels que les rats, les chauves-souris, les singes ou encore les sibissis.

Les facteurs d’émergence de l’épidémie ne sont cependant pas encore réunies, à en croire le Dr Emmanuel Nakouné-Yandoko de l’ Institut Pasteur de Bangui.

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Ébola : L’OMS s’attend à terme à plus de 20.000 cas

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) espère stopper la progression du virus Ébola d’ici à trois mois, selon un document publié jeudi 28 août, à Genève (Suisse). L’organisme s’attend à plus de 20.000 cas de fièvre hémorragique durant cette épidémie.

Dans une “feuille de route”, l’OMS souligne également les actions que les pays touchés d’Afrique de l’Ouest et leurs partenaires doivent entreprendre pour mettre fin à la plus grande flambée d’Ebola dans l’histoire. L’organisation souhaite pouvoir stopper la progression de nouveaux cas d’ici trois mois, expliquant avoir besoin de 490 millions de dollars (371 millions d’euros) pour cela.

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Libye : Est-il encore possible d’empêcher la création d’un “État islamique d’Afrique du Nord” ?

Par Bernard Lugan (Ce communiqué peut-être repris à condition d’en mentionner la source)

Au point de vue militaire la situation libyenne a considérablement évolué depuis mon précédent communiqué en date du 17 août dernier :

- A l’Est, en Cyrénaïque, l’offensive du général Haftar a été bloquée par les milices islamistes; le 22 juillet, à Benghazi, le quartier général de ses forces spéciales a même été pris d’assaut.
- A l’Ouest, en Tripolitaine, les milices de Misrata (Frères musulmans) et les salafistes de Tripoli surarmés par le Qatar et par la Turquie, paraissent prendre peu à peu le dessus sur les milices berbères de Zenten dans la région de l’aéroport principal de Tripoli. Le second aéroport de la capitale, celui de Maïtigua, est déjà contrôlé par les islamistes d’Abdelhakim Belhaj.

La stratégie des salafistes, des Frères musulmans et du Qatar est désormais claire : faire de la Libye une base de déstabilisation régionale. De fait, l’Égypte et l’Algérie sont directement menacées cependant que la Tunisie n’arrive pas à liquider les maquis des monts Chaambi. Quant au Maroc, il va être dans les prochains mois la cible d’un nouveau mouvement fondamentaliste baptisé Unicité et jihad au Maghreb al-Aqsa. Au Sud, le Mali, le Niger et le Tchad vont automatiquement subir la contagion de la situation libyenne.
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Afrique : Le business des safaris

Faire un safari, c’est faire un voyage, dans la langue swahili… Un voyage sur le continent africain parmi les animaux sauvages. Mais pour la plupart des touristes, la rencontre avec le Roi de la savane se déroule le plus souvent au bord d’une route bitumée, à l’intérieur d’un Parc national. Par exemple, en Afrique du Sud, haut lieu du safari photo.

Des milliers de visiteurs se pressent chaque année dans des structures touristiques équipées dans lesquelles lions, girafes ou éléphants cohabitent avec les vacanciers. Les plus fortunés peuvent s’offrir des safaris plus intimistes dans des réserves privées. Pour ces dernières, les safaris photos ne représentent que 10% de leur chiffre d’affaires. C’est une activité plus lucrative qui les fait vivre: la chasse.

Certains propriétaires possèdent un vaste éventail d’espèces animales et monnayent très cher le droit d’abattre l’un des Big 5 (lion, rhinocéros, léopard, buffle et éléphant). Une industrie qui engendre des dérives. Enquête sur le business des safaris où l’animal devient parfois une proie sans défense.

Ébolaphobie : L’Afrique mise au ban du monde ?

La psychose suscitée par le virus Ébola atteint parfois des records d’absurdité. Les raccourcis, les incompréhensions et les confusions alimentent l’inquiétude à l’étranger… qui peut rapidement se transformer en afrophobie, voire en racisme pur et simple.

Les rumeurs concernant Ébola filent à toute vitesse et dépassent les frontières africaines. À l’étranger, certains n’ont visiblement pas compris que l’épidémie ne concernait que 4 pays sur les 54 du grand continent… faisant courir un autre risque, bien réel : celui d’ostraciser tous les Africains, sans exception.

Tour d’horizon des décisions les plus irrationnelles prises par peur du virus.
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Ébola : La dimension économique de l’épidémie

L’épidémie d’Ébola perturbe les activités économiques à travers les pays d’Afrique de l’Ouest et affecte également le reste du continent.

Alors que plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, ont du mal à contenir l’épidémie d’Ébola, d’autres nations ont imposé des mesures pour tenter de prévenir la propagation d’un virus dont les conséquences sont manifestes pour certains pays fragilisés.

Le Cameroun qui n’a aucun cas signalé, a toutefois ordonné la fermeture de toutes ses frontières avec le Nigeria qui est son principal partenaire commercial.
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Afrique : Un inventeur se dresse en “apôtre du Made in Ghana”

Avec ses voitures “made in Ghana” qui démarrent à l’aide d’une montre en or, ses gardiens-robots ou encore un prototype d’hélicoptère de combat, un inventeur ghanéen autoproclamé “la star de l’Afrique” espère révolutionner le secteur industriel dans son pays.



Dossier: Inventeurs africains, sésame pour l’émergence

En Afrique, les chercheurs qui cherchent, on en trouve; mais les chercheurs qui trouvent, on en cherche.” Longtemps, cette boutade a servi à narguer les limites de la recherche scientifique en Afrique. Elle est désormais révolue devant le génie-créateur de nombreux inventeurs africains, créateurs de solutions innovantes. Ces fils d’Afrique n’attendent que reconnaissance et valorisation.

(Merci à Erwinn)

Qui sont les personnes naturellement immunisées contre le VIH ?

Article rédigé par le Docteur Pascal Nitiema et publié le mardi 12 juillet 2011.

Quelqu’un à Ouagadougou s’écriait un jour : « Qu’ils ont de la chance ces gens qui ne peuvent pas être infectés par le VIH ! Si j’étais l’un d’entre eux, j’aurais vécu une vie de débauché sexuel. » Tous n’auraient certainement pas fait pareil, heureusement d’ailleurs. Malheureusement ces personnes immunes au VIH constituent généralement une minorité dans la population générale.

Étudier comment l’organisme de ces personnes immunes arrive à bloquer le VIH peut aider à trouver des remèdes et des vaccins contre la maladie. Il s’agira alors de mimer les stratégies utilisées par l’organisme de ces sujets résistants.

Il y a plusieurs mécanismes de résistance, et le plus étudié d’entre eux concerne un élément de cellule appelé CCR5. Il s’agit d’une mutation génétique qui par hasard, ne permet pas au virus du SIDA de pénétrer dans les cellules. En effet, lorsque le virus pénètre dans l’organisme, il a besoin de rentrer dans certaines cellules (lymphocytes, monocytes) pour survivre et se multiplier.

Tout comme le poisson doit être dans l’eau pour assurer sa survie. Le virus passe alors, par une porte située sur la cellule appelée « CCR5 ». Chez certaines personnes, la constitution de cette porte a été modifiée par erreur (mutation génétique) et n’est plus adaptée au passage du VIH. Le virus est alors facilement éliminé par l’organisme.

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Ébola : L’épidémie se répand et est « largement sous estimée » selon MSF et l’OMS (Màj vidéo)

Addendum du 16/08/2014:

L’Organisation mondiale de la santé indique sur son site internet avoir des preuves que l’épidémie d’Ébola sévissant actuellement en Afrique de l’Ouest est largement sous-estimée, tandis que Médecins sans frontières (MSF) affirme que l’épidémie «se répand plus vite que [sa] capacité à y faire face», alors que de lourdes conséquences économiques apparaissent.

Joanne Liu, directrice de MSF a averti qu’il faudrait six mois pour en venir à bout. «Il faut élaborer une nouvelle stratégie, l’Ebola n’est plus confinée seulement dans quelques villages, elle se propage dans une ville d’1,3 million d’habitants, Monrovia.» «Nous avons une totale défaillance des infrastructures». L’ONG a déployé 692 personnes au total, dont 72 expatriés.

«Les équipes présentent (sur place) voient des preuves» que le nombre de cas et de décès officiellement recensés est en deçà de la réalité, écrit ainsi l’organisation, selon qui une partie du problème réside dans le fait que l’épidémie sévit dans des régions «caractérisées par leur extrême pauvreté, des systèmes de santé défaillants, un manque criant de médecins et une peur rampante». Les pays touchés ont admis ne pas parvenir à contrôler la situation.

État d’urgence décrété dans quatre pays

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L’UE débloque 415 millions d’euros pour l’intégration continentale en Afrique

La Commission européenne vient d’annoncer le lancement de la première phase d’un programme à visée panafricaine doté d’une enveloppe de 845 millions d’euros. Les premiers projets, qui s’étendent sur la période 2014-2017 pour un budget de 415 millions d’euros, couvrent notamment la sécurité alimentaire, le commerce interrégional et le renforcement des institutions régionales.

Par Margaux Subra-Gomez

Alors que le continent africain regarde cette semaine vers Washington où se tient le sommet États-Unis-Afrique, c’est un autre programme de coopération internationale qui est lancé aujourd’hui… avec l’Union européenne.

845 millions d’euros

La Commission européenne a annoncé ce mercredi 6 août le lancement de la première phase de son “programme panafricain”, présenté en avril 2014 lors du 4e sommet UE-Afrique, à Bruxelles. Doté d’une enveloppe globale de 845 millions d’euros, ce plan, qui s’étend de 2014 à 2020, vise à favoriser le processus d’intégration de l’Afrique au niveau continental et constitue le premier programme européen couvrant l’ensemble du continent. Sa mise en œuvre, assure la Commission européenne dans un communiqué, se fera en parallèle et en complément aux autres programme de coopération européen, notamment le Fonds européen de développement.

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Aide au développement : Privatisation au profit des grandes multinationales

Un réseau d’ONG s’alarme de la montée en puissance des « institutions financières de développement » (IFD), mandatées pour soutenir les investissements du secteur privé dans les pays émergents. Ces banques dépendent de l’argent que leur versent États ou organisations internationales.


Team building Proparco “C’est comme ça”

Mais, peu contrôlées, elles auraient une fâcheuse tendance à favoriser les multinationales des pays riches, voire à financer des projets privilégiant la rentabilité économique plutôt que l’utilité sociale des investissements. Quitte à solliciter, si nécessaire, des fonds implantés dans les paradis fiscaux…

L’aide publique au développement (APD), en direction des pays pauvres, connaît-elle une privatisation silencieuse, déconnectée des besoins des populations mais conduite au plus grand bénéfice des entreprises multinationales ? Tandis que les parlementaires français entendent réduire le budget national consacré à cette aide publique, un rapport publié vendredi 11 juillet par le Réseau européen sur la dette et le développement (Eurodad) s’inquiète de la montée en puissance et de l’opacité de fonctionnement des institutions financières de développement (IFD).

Celles-ci sont en charge des aides orientées vers le secteur privé des pays émergents. Et pour elles, entreprises et marchés sont désormais considérés comme les principaux leviers de leur développement.
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