Le business lucratif des vêtements recyclés (Màj vidéo)

Depuis 2007, la valeur du textile usagé à été multiplié par cinq. L’équipe d’Envoyé spécial s’est rendue près d’Avignon (Vaucluse). Devant le hangar d’une usine de collecte de vêtements, de gros sacs blancs sont chargés dans un camion porte-conteneurs. D’après le personnel du hangar, le camion part à Bruay (Pas-de-Calais) pour que son contenu soit trié.

Mais en réalité, il prend la direction du port de Marseille. Le conteneur part pour la Tunisie. À Tunis, Mehdi reçoit comme chaque semaine des conteneurs de vêtements de France. La Tunisie importerait chaque année 100 000 tonnes de textile français. Dans cette usine de tri, une cinquantaine de personnes travaillent six jours sur sept.

En France, 18.000 conteneurs récoltent chaque année 100.000 tonnes de vêtements usagés. Des chiffres impressionnants, et un PDG qui n’est pas peu fier de cette réussite. En 30 ans, Le Relais a créé plus de 2.200 emplois. Une entreprise florissante et très lucrative.

Mais si vous pensiez donner vos vêtements à une association caritative, vous êtes loin du compte. Quand vous déposez des habits usagés dans ces conteneurs qui se multiplient à chaque recoin de quartier, ces derniers sont triés dans d’immenses usines, puis remis à la vente dans l’une des boutiques de l’entreprise. Ces vêtements que nous jetons sont revendus entre 4 et 200 euros pour les pièces de marque dans l’une des 70 boutiques de l’entreprise.

Pierre Duponchel, le PDG de l’entreprise, ne se cache pas. Oui, son but est de gagner de l’argent grâce au commerce des vêtements usagés. Ceux qui sont en moins bon état sont revendus à des sociétés africaines. Et pour les guenilles et les pièces en lambeaux qui représentent environ 30% des dons, ils sont transformés en isolant thermique.

Près de 2 milliards de personnes utilisent de l’eau contaminée par des excréments

Bien que les dépenses d’assainissement dans le monde n’aient jamais été aussi élevées, près de 1,8 milliard de personnes utilisent une eau souillée par des excréments, relève un rapport de l’Organisation mondiale de la santé et UN Water.

Les Objectifs du Millénaire pour le développement liés à la santé (OMD) étaient de diviser par deux le nombre de personnes privées d’accès aux toilettes d’ici à 2015, mais l’insuffisance des financements ou leur mauvaise répartition fait que ces objectifs ne seront pas atteints.

Environ 1,8 milliard de personnes utilisent en effet de l’eau souillée par des excréments, constatent l’Organisation mondiale de la santé et UN Water dans un rapport publié mercredi à l’occasion de la journée mondiale des toilettes. Et pourtant, les dépenses d’assainissement dans le monde n’ont jamais été aussi élevées.

Une personne sur sept, pour la plupart pauvre et vivant en zone rurale, défèque encore en plein air, contaminant l’eau et créant un terrain propice à la diarrhée, au choléra, la dysenterie et la typhoïde, lit-on dans ce rapport rédigé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et UN Water.
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L’ombre d’un survivaliste plane autour de SGS

Piero Falotti, homme d’affaires genevois expert de l’Afrique, et Piero San Giorgio, survivaliste affirmé, ne sont qu’un seul et même homme. Ces deux visages gênent-ils ses partenaires d’affaires?

Côté pile, Piero San Giorgio – un pseudo – est un survivaliste. Convaincu que la planète «va vers un effondrement global d’ici à 2025», le Genevois distille ses conseils pour «apprendre aux gens comment devenir résilients et moins dépendants du système». Via des livres – vendus à 60.000 exemplaires et traduits en russe, anglais, arabe, etc. – et via des vidéos sur Internet. Son nom est souvent associé à celui d’Alain Soral, depuis qu’il a donné une conférence avec l’essayiste français proche de l’extrême droite en 2012.

Côté face, Piero Falotti – son vrai nom – est un redoutable homme d’affaires, expert reconnu de l’Afrique. Lors d’un entretien avec Le Temps, il y a deux semaines, cet ancien du géant américain Oracle détaillait ses «20 ans de carrière dans le marketing international» et son «expérience des marchés émergents dans le milieu du logiciel».

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Pourquoi la faim, pourquoi la soif ?

A l’horizon 2050, la Terre comptera dix milliards d’habitants: impossible de continuer à balayer d’un revers de main la question alimentaire, alors que la population augmente trois fois plus vite que la production agricole. Des remèdes sont proposés à diverses échelles, du recours au génie génétique jusqu’à l’idée de faire des terres d’Afrique un gigantesque champ destiné à nourrir la planète.

Pourtant, la solution la plus évidente consisterait d’abord à répartir plus rationnellement la production actuelle, à l’heure où une partie colossale de celle-ci est dilapidée par une gestion très peu scrupuleuse. L’amélioration du niveau de vie dans les nouveaux pays industrialisés comme la Chine ne facilite pas la tâche, car elle entraîne une hausse spectaculaire de la demande en viande. Si les ressources mondiales de la planète étaient gérées au mieux, aucun enfant ne devrait mourir ni de faim ni de soif.

Le journaliste allemand Claus Kleber s’attache à démontrer point par point cette hypothèse. Pourquoi les ressources alimentaires, pourtant abondantes, n’atteignent-elles jamais certaines populations ? Comment empêcher que les matières premières et l’eau potable ne deviennent la cible des spéculateurs ou des enjeux de pouvoir ?

Plus d’un Africain sur trois appartient à la classe moyenne

Plus d’un Africain sur trois appartient désormais à la classe moyenne, après une décennie de hausse du niveau de vie qui va perdurer avec la forte croissance économique, selon une étude de la Banque africaine de développement (BAD) publiée lundi.

34% des quelque 1,1 milliard d’Africains, soit environ 370 millions de personnes, appartiennent à cette classe moyenne, selon les standards africains (des revenus compris entre 2,2 et 20 dollars par jour).

Ce chiffre devrait atteindre 42% d’ici 2060, selon l’étude de la BAD, dévoilée à Johannesburg.
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Ebola : Une course contre la montre

Identifié en 1976 par une équipe belge au Zaïre (actuelle République Démocratique du Congo), le virus se propage depuis le mois de décembre 2013 en Guinée, au Liberia, en Sierra Leone et au Nigeria.


Sur place, les médecins des organisations humanitaires témoignent de l’ampleur de la catastrophe sanitaire et de la difficulté de leur tâche face à la défiance des populations. Comment endiguer la propagation du virus et surtout quel médicament pourrait venir à bout du virus ?

Des scientifiques ont analysé les anticorps produits par le système immunitaire de quatre Ougandais rescapés de la maladie en 2000. Un médecin et une missionnaire américains ainsi qu’un infirmier anglais ont été contaminés cet été et rapatriés d’urgence dans leurs pays respectifs.

Traités à l’aide d’un médicament expérimental, le ZMapp composé d’une molécule très longue à produire, ils sont aujourd’hui guéris. Mais le virus Ebola poursuit inexorablement son expansion et les prévisions du nombre de malades et de morts sont aujourd’hui de plus en plus pessimistes.

Réalisé par Guy Smith, Tristan Quinn, Penny Palmer (2014)

Pourquoi Total ne paie pas d’impôt sur les sociétés en France

Le groupe, qui ne paie pas d’impôt sur les sociétés en France, pourrait toucher un chèque du fisc de 80 millions en 2017 au titre du Cice et du Crédit d’impôt recherche. Ce qui suscite des critiques.

Aux hommages, quelques heures après la disparition de Christophe de Margerie, le président de Total, se mêlent aussi des critiques sur la fiscalité clémente dont profite le groupe en France. Tout en en se disant «choqué» de la mort de ce grand patron, l’ex-ministre et député PS François Lamy, a jugé qu’il n’était pas normal que le groupe puisse toucher, selon lui, 80 millions au titre du Cice.

«C’est bien le problème posé par le Crédit Impôt compétitivité emploi, qui bénéficie à toutes les entreprises, quelles qu’elles soient», a souligné ce proche de Martine Aubry sur Sud radio, qui souhaite «cibler» davantage ce dispositif. D’autres responsables politiques, comme Florian Philippot, le vice-président du FN, ont dénoncé le fait que le groupe s’était organisé pour ne pas payer «un centime d’impôts en France», ce qui «choque».

La réalité est toutefois un peu plus complexe. Voici les réponses aux principales questions que suscite le groupe sur sa fiscalité.

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Ébola : Les impacts d’une pandémie

Si l’épidémie du virus Ebola semble être actuellement assez «contenue» (malgré plus de 4000 morts), une pandémie pourrait avoir un impact majeur (l’OMS a en effet averti que l’épidémie était en croissance «explosive» et pourrait, en l’absence d’un renforcement significatif des moyens mis en œuvre, contaminer 20.000 personnes d’ici à novembre). L’économie mondiale pourrait alors en pâtir. Tentative d’explication sous forme de question-réponse.

Quels sont les premiers enseignements que l’on peut tirer?

Tout d’abord, cette épidémie ne tombe vraiment pas bien parce qu’elle frappe juste à un moment où l’économie mondiale doute.

Ensuite, l’expérience que nous apportent les précédents exemples est que l’impact est ressenti de façon inégale (géographiquement notamment car il y a quatre États qui sont réellement touchés (Guinée, Liberia, Nigeria et Sierra Leone).
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Jacques Attali : « Quelque chose va se passer »

Il faut vraiment se voiler la face, comme le font trop de dirigeants politiques, pour ne pas voir que quelque chose de majeur va se passer en Europe, dans les mois qui viennent: l’une ou l’autre des multiples épées de Damoclès suspendues au ciel de l’Histoire tombera sur nos têtes :

Les divers mouvements terroristes qui agissent au Moyen-Orient et y forment des émules, pourraient déclencher sur notre continent les attentats dont ils nous menacent.

L’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest pourrait prendre des proportions majeures et finir par atteindre significativement l’Europe, entraînant un ralentissement significatif des échanges de toute nature.

La situation politique et financière de la Chine, de plus en plus instable, pourrait y entraîner une crise économique majeure, aux conséquences considérables sur l’économie mondiale et en particulier sur l’Europe.
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Canada : Un vaccin contre Ebola bientôt testé en Afrique

Partout dans le monde, les laboratoires sont sur le pied de guerre pour mettre au point le vaccin contre le virus Ebola. Exemple au laboratoire national de Microbiologie, à Winnipeg.

Le vaccin contre Ebola développé ici, le ZMapp, est l’un des deux considérés comme “prometteur” par l’Organisation mondiale de la santé. Sept patients occidentaux ont reçu ce traitement. Parmi eux, Nancy Writebol, l’infirmière américaine, guérie grâce à lui. Un autre patient, un médecin, a lui aussi survécu.

Mais deux autres patients qui l’avaient reçu sont morts. “L’efficacité du traitement dépend de l’état du malade et aussi du moment où il commence à prendre le ZMapp“, explique le docteur Xiangguo Qio, biologiste à Winnipeg. Les essais du ZMapp en Afrique sur des patients volontaires devraient débuter dans quelques semaines.

Transferts de migrants : les pays africains les mieux lotis en 2014 sont…

Selon la dernière édition de la note d’information de la Banque mondiale sur les migrations et le développement, publiée le 06 octobre, “les envois de fonds officiellement comptabilisés” vers les pays en développement devraient atteindre 435 milliards de dollars en 2014, soit une hausse de 5 % par rapport à 2013. Une progression supérieure à la hausse de 3,4 % enregistrée en 2013, et qui s’explique en grande partie par l’essor des flux à destination de l’Asie et de l’Amérique latine.

Par Joël Té-Léssia

Dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord, ces envois de fonds ne devraient connaître qu’une croissance modérée de 2,9 % cette année pour atteindre 51 milliards de dollars, et augmenter de 4 % en 2015 pour atteindre 53 milliards de dollars.

Une “dépression” liée à “la crise économique persistante et aux taux de chômage élevés en Europe”, estime l’institution basée à Washington.

Les transferts vers l’Afrique subsaharienne devraient eux atteindre 33 milliards de dollars cette année (+3,2 %) et 34 milliards de dollars en 2015 (+5 %).

Principaux destinataires

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Enfants forçats

Petits creuseurs des mines d’or burkinabaises ou des mines de mica indiennes, mendiants touaregs dans les rues de Ouagadougou, gamins des décharges en République dominicaine, petites Mexicaines ouvrières agricoles dans les champs de tabac ou de piment aux États-Unis…

A travers ce documentaire éloquent, Hubert Dubois, déjà auteur de L’enfance enchaînée en 1992, reprend son enquête pour mesurer les progrès réalisés, mais aussi alerter sur leur fragilité, en particulier en temps de crise.

La cause des enfants

L’Indien Kailash Satyarthi, fondateur en 1980 d’une ONG qui libère les enfants réduits en esclavage pour les envoyer à l’école, est le fil conducteur de l’enquête, menée dans quatre pays et trois continents. Cet infatigable activiste parvient à mettre face à leurs responsabilités les grandes industries du tapis, de la chaussure de sport, du tabac, du cacao ou de la confection, les obligeant à faire le ménage dans leurs chaînes d’approvisionnement.

Comme lui, à travers le monde, des hommes et des femmes fortement engagés pour la cause des enfants poursuivent le combat, parfois au péril de leur vie. Résultat : depuis une quinzaine d’années, le nombre de petits travailleurs a significativement baissé. 215 millions d’enfants restent néanmoins touchés par ce fléau, preuve que la mobilisation ne doit en aucun cas se relâcher.

(Merci à Tilak)

Afrique : Le second continent de la Chine

Entretien avec Howard French, professeur à la Columbia Journalism School de New York et auteur de “China’s Second Continent”. Dans cet ouvrage, Howard French explique comment les immigrés chinois en Afrique sont en train de construire ce qu’il appelle un « nouvel empire » sur le continent noir.

Terrorisme : les touristes doivent-ils avoir peur ?

L’appel du Quai d’Orsay à une vigilance accrue dans une quarantaine de pays a provoqué la panique de nombreux touristes. Retour sur un quiproquo.

Sales et méchants“. Ainsi sont décrits les Français par l’organisation État islamique, qui appelle à s’en prendre à nos concitoyens

depuis que la France participe aux frappes visant à la détruire en Irak.

Une menace que les djihadistes ont mise à exécution la semaine dernière avec l’effroyable exécution d’Hervé Gourdel en Algérie. Ce drame a conduit dès le lendemain le ministère des Affaires étrangères à ajouter onze pays (Indonésie, Malaisie, Philippines, Afghanistan, Pakistan, Ouzbékistan, Comores, Burundi, Tanzanie, Somalie et Ouganda)

à sa liste des États où les Français sont invités à la “plus grande prudence”.

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La France dans le piège centrafricain

A l’heure où notre pays a décidé d’intervenir en Irak, il existe d’autres théâtres d’opérations militaires françaises qui ont disparu des écrans radars médiatiques. C’est le cas notamment de la Centrafrique. Le pays n’est toujours pas stabilisée, les actes de brigandage viennent s’ajouter aux affrontements communautaires. Quant aux forces armées de maintien de la paix — notamment les troupes françaises — elles sont accusées de tous les maux.

Le 16 septembre dernier, après des cérémonies en grande pompe, la Centrafrique s’est réveillée avec une nouvelle force de maintien de la paix dans ses rues. Les soldats de la force africaine ont échangé leurs casques vert olive pour de beaux casques bleus de la force onusienne. La Minusca, 7 600 hommes envoyés notamment par le Pakistan, le Maroc et l’Indonésie, a pour mission de protéger les civils, organiser le désarmement, appuyer la transition et soutenir l’acheminement de l’aide humanitaire. Celle-ci peut compter sur le soutien sur place du contingent dirigé par l’Union européenne de l’EUFOR-RCA (750 hommes) et par les 2 000 soldats français de l’opération Sangaris (à ce jour aucune date de retrait n’a été annoncée).

Plus de 10 000 hommes s’attellent donc désormais au maintien de la paix en République Centrafricaine. 

Congo : Les enfants du diable

Dans l’Est du Congo, des centaines d’enfants travaillent dans les mines de diamants, où ils recherchent la pierre qui pourra les arracher à la misère. Beaucoup d’entre eux ont été rejetés par leurs parents, qui les accusent d’être possédés par des esprits malins, ils se retrouvent à la rue.

Autrefois, cela ne concernait que les enfants handicapés, prématurés ou albinos. Aujourd’hui, n’importe quel enfant peut être un «sorcier». Vivant dans le rejet et la peur des autres habitants, ils sont souvent opprimés, chassés, voir traqués. Pour survivre, la solution qui s’offre à eux réside dans la recherche de diamants.

Ces enfants risquent tous les jours leurs vies pour travailler dans les mines, généralement pour un salaire de misère. Un documentaire qui met en lumière la misère de ces enfants exploités, premières victimes de ce marché illégal qui détruit peu à peu cette région.

Ébola : Dans l’antre du virus

C’est un virus hautement contagieux, mortel dans un cas sur deux. Les équipes de la Croix Rouge interviennent dès qu’un malade ou un décès lié à Ébola leur est signalé. Une course contre la montre, une course contre la mort.

Un document exclusif en Guinée Conakry, là où le patient ” 0 ” est décédé en décembre dernier, là où a commencé cette épidémie qui a déjà causé près de 2000 victimes en Afrique de l’Ouest.

Peut-on contenir l’épidémie ?

Partie 1:
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Afrique : Le défi des classes moyennes

L’émergence de l’Afrique passe par l’essor des classes moyennes.
 Pourtant, elles sont bien différentes en Afrique de celles du reste du monde. 
La grande pauvreté persiste. Et les frustrations menacent.

Il se compte 350 millions de personnes dans la classe moyenne africaine, autant qu’en Inde ou en Chine ! La nouvelle réjouit tous ceux qui sont persuadés qu’enfin l’Afrique émerge. Le boom des matières depuis le début des années 2000 et la nouvelle attractivité du continent sur la scène internationale ont permis ce changement essentiel pour le continent, dont le moteur économique repose sur les exportations de produits bruts (pour un tiers), sur la construction d’infrastructures (un tiers) mais aussi, désormais, sur la consommation interne, pour le dernier tiers.

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