Ébola : L’OMS s’attend à terme à plus de 20.000 cas

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) espère stopper la progression du virus Ébola d’ici à trois mois, selon un document publié jeudi 28 août, à Genève (Suisse). L’organisme s’attend à plus de 20.000 cas de fièvre hémorragique durant cette épidémie.

Dans une “feuille de route”, l’OMS souligne également les actions que les pays touchés d’Afrique de l’Ouest et leurs partenaires doivent entreprendre pour mettre fin à la plus grande flambée d’Ebola dans l’histoire. L’organisation souhaite pouvoir stopper la progression de nouveaux cas d’ici trois mois, expliquant avoir besoin de 490 millions de dollars (371 millions d’euros) pour cela.

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Libye : Est-il encore possible d’empêcher la création d’un “État islamique d’Afrique du Nord” ?

Par Bernard Lugan (Ce communiqué peut-être repris à condition d’en mentionner la source)

Au point de vue militaire la situation libyenne a considérablement évolué depuis mon précédent communiqué en date du 17 août dernier :

- A l’Est, en Cyrénaïque, l’offensive du général Haftar a été bloquée par les milices islamistes; le 22 juillet, à Benghazi, le quartier général de ses forces spéciales a même été pris d’assaut.
- A l’Ouest, en Tripolitaine, les milices de Misrata (Frères musulmans) et les salafistes de Tripoli surarmés par le Qatar et par la Turquie, paraissent prendre peu à peu le dessus sur les milices berbères de Zenten dans la région de l’aéroport principal de Tripoli. Le second aéroport de la capitale, celui de Maïtigua, est déjà contrôlé par les islamistes d’Abdelhakim Belhaj.

La stratégie des salafistes, des Frères musulmans et du Qatar est désormais claire : faire de la Libye une base de déstabilisation régionale. De fait, l’Égypte et l’Algérie sont directement menacées cependant que la Tunisie n’arrive pas à liquider les maquis des monts Chaambi. Quant au Maroc, il va être dans les prochains mois la cible d’un nouveau mouvement fondamentaliste baptisé Unicité et jihad au Maghreb al-Aqsa. Au Sud, le Mali, le Niger et le Tchad vont automatiquement subir la contagion de la situation libyenne.
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Afrique : Le business des safaris

Faire un safari, c’est faire un voyage, dans la langue swahili… Un voyage sur le continent africain parmi les animaux sauvages. Mais pour la plupart des touristes, la rencontre avec le Roi de la savane se déroule le plus souvent au bord d’une route bitumée, à l’intérieur d’un Parc national. Par exemple, en Afrique du Sud, haut lieu du safari photo.

Des milliers de visiteurs se pressent chaque année dans des structures touristiques équipées dans lesquelles lions, girafes ou éléphants cohabitent avec les vacanciers. Les plus fortunés peuvent s’offrir des safaris plus intimistes dans des réserves privées. Pour ces dernières, les safaris photos ne représentent que 10% de leur chiffre d’affaires. C’est une activité plus lucrative qui les fait vivre: la chasse.

Certains propriétaires possèdent un vaste éventail d’espèces animales et monnayent très cher le droit d’abattre l’un des Big 5 (lion, rhinocéros, léopard, buffle et éléphant). Une industrie qui engendre des dérives. Enquête sur le business des safaris où l’animal devient parfois une proie sans défense.

Ébolaphobie : L’Afrique mise au ban du monde ?

La psychose suscitée par le virus Ébola atteint parfois des records d’absurdité. Les raccourcis, les incompréhensions et les confusions alimentent l’inquiétude à l’étranger… qui peut rapidement se transformer en afrophobie, voire en racisme pur et simple.

Les rumeurs concernant Ébola filent à toute vitesse et dépassent les frontières africaines. À l’étranger, certains n’ont visiblement pas compris que l’épidémie ne concernait que 4 pays sur les 54 du grand continent… faisant courir un autre risque, bien réel : celui d’ostraciser tous les Africains, sans exception.

Tour d’horizon des décisions les plus irrationnelles prises par peur du virus.
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Ébola : La dimension économique de l’épidémie

L’épidémie d’Ébola perturbe les activités économiques à travers les pays d’Afrique de l’Ouest et affecte également le reste du continent.

Alors que plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, ont du mal à contenir l’épidémie d’Ébola, d’autres nations ont imposé des mesures pour tenter de prévenir la propagation d’un virus dont les conséquences sont manifestes pour certains pays fragilisés.

Le Cameroun qui n’a aucun cas signalé, a toutefois ordonné la fermeture de toutes ses frontières avec le Nigeria qui est son principal partenaire commercial.
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Afrique : Un inventeur se dresse en “apôtre du Made in Ghana”

Avec ses voitures “made in Ghana” qui démarrent à l’aide d’une montre en or, ses gardiens-robots ou encore un prototype d’hélicoptère de combat, un inventeur ghanéen autoproclamé “la star de l’Afrique” espère révolutionner le secteur industriel dans son pays.



Dossier: Inventeurs africains, sésame pour l’émergence

En Afrique, les chercheurs qui cherchent, on en trouve; mais les chercheurs qui trouvent, on en cherche.” Longtemps, cette boutade a servi à narguer les limites de la recherche scientifique en Afrique. Elle est désormais révolue devant le génie-créateur de nombreux inventeurs africains, créateurs de solutions innovantes. Ces fils d’Afrique n’attendent que reconnaissance et valorisation.

(Merci à Erwinn)

Qui sont les personnes naturellement immunisées contre le VIH ?

Article rédigé par le Docteur Pascal Nitiema et publié le mardi 12 juillet 2011.

Quelqu’un à Ouagadougou s’écriait un jour : « Qu’ils ont de la chance ces gens qui ne peuvent pas être infectés par le VIH ! Si j’étais l’un d’entre eux, j’aurais vécu une vie de débauché sexuel. » Tous n’auraient certainement pas fait pareil, heureusement d’ailleurs. Malheureusement ces personnes immunes au VIH constituent généralement une minorité dans la population générale.

Étudier comment l’organisme de ces personnes immunes arrive à bloquer le VIH peut aider à trouver des remèdes et des vaccins contre la maladie. Il s’agira alors de mimer les stratégies utilisées par l’organisme de ces sujets résistants.

Il y a plusieurs mécanismes de résistance, et le plus étudié d’entre eux concerne un élément de cellule appelé CCR5. Il s’agit d’une mutation génétique qui par hasard, ne permet pas au virus du SIDA de pénétrer dans les cellules. En effet, lorsque le virus pénètre dans l’organisme, il a besoin de rentrer dans certaines cellules (lymphocytes, monocytes) pour survivre et se multiplier.

Tout comme le poisson doit être dans l’eau pour assurer sa survie. Le virus passe alors, par une porte située sur la cellule appelée « CCR5 ». Chez certaines personnes, la constitution de cette porte a été modifiée par erreur (mutation génétique) et n’est plus adaptée au passage du VIH. Le virus est alors facilement éliminé par l’organisme.

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Ébola : L’épidémie se répand et est « largement sous estimée » selon MSF et l’OMS (Màj vidéo)

Addendum du 16/08/2014:

L’Organisation mondiale de la santé indique sur son site internet avoir des preuves que l’épidémie d’Ébola sévissant actuellement en Afrique de l’Ouest est largement sous-estimée, tandis que Médecins sans frontières (MSF) affirme que l’épidémie «se répand plus vite que [sa] capacité à y faire face», alors que de lourdes conséquences économiques apparaissent.

Joanne Liu, directrice de MSF a averti qu’il faudrait six mois pour en venir à bout. «Il faut élaborer une nouvelle stratégie, l’Ebola n’est plus confinée seulement dans quelques villages, elle se propage dans une ville d’1,3 million d’habitants, Monrovia.» «Nous avons une totale défaillance des infrastructures». L’ONG a déployé 692 personnes au total, dont 72 expatriés.

«Les équipes présentent (sur place) voient des preuves» que le nombre de cas et de décès officiellement recensés est en deçà de la réalité, écrit ainsi l’organisation, selon qui une partie du problème réside dans le fait que l’épidémie sévit dans des régions «caractérisées par leur extrême pauvreté, des systèmes de santé défaillants, un manque criant de médecins et une peur rampante». Les pays touchés ont admis ne pas parvenir à contrôler la situation.

État d’urgence décrété dans quatre pays

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L’UE débloque 415 millions d’euros pour l’intégration continentale en Afrique

La Commission européenne vient d’annoncer le lancement de la première phase d’un programme à visée panafricaine doté d’une enveloppe de 845 millions d’euros. Les premiers projets, qui s’étendent sur la période 2014-2017 pour un budget de 415 millions d’euros, couvrent notamment la sécurité alimentaire, le commerce interrégional et le renforcement des institutions régionales.

Par Margaux Subra-Gomez

Alors que le continent africain regarde cette semaine vers Washington où se tient le sommet États-Unis-Afrique, c’est un autre programme de coopération internationale qui est lancé aujourd’hui… avec l’Union européenne.

845 millions d’euros

La Commission européenne a annoncé ce mercredi 6 août le lancement de la première phase de son “programme panafricain”, présenté en avril 2014 lors du 4e sommet UE-Afrique, à Bruxelles. Doté d’une enveloppe globale de 845 millions d’euros, ce plan, qui s’étend de 2014 à 2020, vise à favoriser le processus d’intégration de l’Afrique au niveau continental et constitue le premier programme européen couvrant l’ensemble du continent. Sa mise en œuvre, assure la Commission européenne dans un communiqué, se fera en parallèle et en complément aux autres programme de coopération européen, notamment le Fonds européen de développement.

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Aide au développement : Privatisation au profit des grandes multinationales

Un réseau d’ONG s’alarme de la montée en puissance des « institutions financières de développement » (IFD), mandatées pour soutenir les investissements du secteur privé dans les pays émergents. Ces banques dépendent de l’argent que leur versent États ou organisations internationales.


Team building Proparco “C’est comme ça”

Mais, peu contrôlées, elles auraient une fâcheuse tendance à favoriser les multinationales des pays riches, voire à financer des projets privilégiant la rentabilité économique plutôt que l’utilité sociale des investissements. Quitte à solliciter, si nécessaire, des fonds implantés dans les paradis fiscaux…

L’aide publique au développement (APD), en direction des pays pauvres, connaît-elle une privatisation silencieuse, déconnectée des besoins des populations mais conduite au plus grand bénéfice des entreprises multinationales ? Tandis que les parlementaires français entendent réduire le budget national consacré à cette aide publique, un rapport publié vendredi 11 juillet par le Réseau européen sur la dette et le développement (Eurodad) s’inquiète de la montée en puissance et de l’opacité de fonctionnement des institutions financières de développement (IFD).

Celles-ci sont en charge des aides orientées vers le secteur privé des pays émergents. Et pour elles, entreprises et marchés sont désormais considérés comme les principaux leviers de leur développement.
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Les États-Unis entrainent le monde vers le chaos et la tyrannie pour ralentir leur déclin

L’Empire américain est doublement engagé, au plan économique et monétaire d’une part et au plan stratégique et géopolitique d’autre part, pour tenter de ralentir son déclin, dans une entreprise systématique de destruction de ses adversaires comme des ses supposés « alliés ».

Au plan économique et monétaire, les manipulations domestiques et internationales auxquelles se livrent les USA (via leur Federal Reserve et leurs grandes banques « too big to fail ») sur la plupart des paramètres (statistiques faussées) et des actifs (monnaie, taux d’intérêt, actions, obligations, etc. « dirigés ») ne sont plus à démontrer, de telle sorte qu’il n’y a plus un seul marché libre dans le monde entier dont on puisse connaitre précisément la situation réelle !

Quant au plan stratégique et géopolitique, les USA, visant à empêcher toute alliance entre l’Europe et la Russie (toujours leur obsession du contrôle du « heartland » eurasien !) comme à saboter l’émergence de toute solution pacifique au Moyen Orient avant que ce soit le tour de l’Asie, installent des conflits régionaux qui nécessairement prendront suffisamment d’ampleur pour qu’ils auto-détruisent les États qui s’y laissent entrainer. [...]

Nous ne nous prononçons évidemment pas sur le point de savoir qui a raison ou a tort dans ces conflits (les Israéliens ou les Palestiniens, les Russes ou les Ukrainiens) mais seulement sur la méthode employée par les USA pour les créer et les envenimer dans le seul but d’empêcher toute coexistence pacifique internationale selon la pratique vieille comme le monde consistant à diviser pour régner.

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Maroc : Du poisson chinois radioactif dans les assiettes

Les Marocains consommeraient du poisson et des produits de la mer radioactifs importés des pays du sud-est de l’Asie, principalement de Chine. Certains de ces produits seraient même pêchés dans une zone maritime dénommée “61″, classée dangereuse par l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO).

La région entourée de plusieurs réacteurs nucléaires serait parmi les zones les plus contaminées au monde par la radioactivité, affirme le quotidien Al Massae.

La hausse du prix du poisson et des fruits de mer pendant le mois de Ramadan pousse les consommateurs marocains à se tourner vers les produits de la mer importés principalement de Chine, réputés moins chers, mais de mauvaise qualité.

Al Massae a tenté de retracer l’origine de ces produits, notamment les crevettes, les crevettes à pattes blanches, et des mollusques ressemblants à des calamars, de type “Encornet” ou “Pota”, vendus sous forme de rondelles, s’interrogeant sur le danger pour la santé du consommateur marocain.

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Immigration : Favoriser l’économie ou préserver l’identité ? (Audio – Rediff.)

Dans cette émission du philosophe Alain Finkielkraut, qui met aux prises deux économistes, deux conceptions s’affrontent: celle du professeur Olivier Pastré campe sur la constatation que dans le cours de l’histoire, l’immigration a toujours été un facteur de croissance économique. Son contradicteur, l’essayiste Hervé Juvin, insiste sur l’importance de ménager l’identité des populations et de prendre en compte leur opinion sur l’ouverture aux migrants.

Les deux économistes le reconnaissent, le thème de l’immigration devient crucial dans une Europe qui vieillit et qui va manquer de main d’œuvre, alors que l’Afrique et l’Asie connaissent une démographie toujours vigoureuse. Hervé Juvin cite même un rapport de l’ONU datant de l’an 2000 qui enjoint l’Europe à se préparer à accueillir, d’ici 2050, 1 milliard 300 millions d’immigrés en provenance de pays extra européens …

L’Europe, continent d’immigration ? Un contenu à certains égards explosif susceptible d’altérer le regard que l’on peut porter aux politiques natalistes de certains pays…

L’obésité infantile progresse et inquiète l’OMS

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a décidé de s’occuper de l’obésité des enfants. En 2012, celle-ci concernait 44 millions d’entre eux, selon les derniers chiffres disponibles, contre 31 millions en 1990.

«L’obésité des enfants est l’un des problèmes majeurs de santé dans le monde», a indiqué vendredi à Genève Sir Peter David Gluckman, coprésident de la Commission pour la fin de l’obésité des enfants, mise en place par l’OMS en juin dernier. Il rappelle que les enfants obèses aujourd’hui risquent de contracter des maladies graves telles que le diabète et le cancer.

Dans la région Afrique telle que définie par l’OMS, qui comprend aussi les pays arabes, leur nombre a plus que doublé entre 1990 et 2012, passant de 4 à 10 millions. «Si cette tendance se poursuit», il y aura d’ici 2025 pas moins de «75 millions» d’enfants obèses dans le monde, avertit l’OMS dans un document.

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La Chine ne manque pas seulement de matières premières, mais aussi de terres arables

On estime à 9 % la part de la Chine dans le total des terres arables du monde. Avec quoi elle doit nourrir 20% de la population mondiale.

Vue aérienne de l’urbanisation près de Pékin

Le total des terres arables de la Chine est à peine supérieur à 120 millions d’hectares, qui est, pour les autorités chinoises, une ligne rouge à ne pas franchir. C’est ce niveau qu’elles considèrent comme la surface minimale pour subvenir aux besoins alimentaires des Chinois.

Le gouvernement chinois vient d’annoncer la mise en valeur de plus 50 millions d’hectares supplémentaires d’ici à 2020. C’est une des voies praticables pour résoudre le problème de la pénurie des terres arables.

Une autre voie, c’est un contrôle plus rigoureux de l’urbanisation.

Depuis la fin des années 1940, 600 villes sont sorties de terre, dont 90 comptent aujourd’hui plus d’un million d’habitants. L’urbanisation du pays est une tendance irrépressible. En Chine comme partout ailleurs dans le monde et en tout temps, elle accompagne le développement économique. Mais par sa puissance, le marché immobilier a souvent procédé au détriment de l’agriculture en construisant sur des terres cultivables. Et l’urbanisation progresse le plus vite dans l’est du pays, là où précisément se trouvent ces terres.

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Les pays en développement cible privilégiée des investisseurs

Selon les statistiques de la Cnuced, ils ont capté 54 % des flux d’investissement direct l’an dernier. Les Etats-Unis conservent leur première place.

Les effets de la grande crise s’atténuant peu à peu, la lente reprise économique mondiale va de pair avec la reprise des flux d’investissements directs à l’étranger (IDE).

Selon les statistiques de la Conférence des Nations unies pour le Commerce et le Développement (Cnuced), publiées ce mardi [24 juin 2014], les IDE entrants se sont inscrits en hausse de 9 % l’an passé, à 1.450 milliards de dollars. Si l’ensemble des pays ont pu bénéficier de ce regain, il n’en demeure pas moins que les pays en développement ont maintenu leur leadership en matière d’accueil de capitaux. Ces derniers ont attiré 778 milliards de dollars, captant ainsi 54 % du total des flux.

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Le dollar perdrait-il sa couleur ?

Le dollar est la monnaie de référence des échanges économiques internationaux. Mais plusieurs événements pourraient amorcer un début de changement de tendance et bouleverser les échanges internationaux. Le poids pris par le yuan en fait partie. Par John Plassard, Directeur adjoint de Mirabaud Securities.

Pourquoi une telle évolution du dollar ? Quelles sont les implications pour les devises ? Les États-Unis peuvent-ils fermer les yeux sur ce qui est en train de se passer ?
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Radio Courtoisie : «Les fractures de l’Afrique centrale» (Audio)

Henry de Lesquen assisté de Jacqueline Loevenbruck recevait, dans son Libre journal du 23/06/14, Bernard Lugan historien. Thème : Les fractures de l’Afrique centrale.

(Bernard Lugan à partir de 10′)

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Afrique : Une banane OGM dopée à la vitamine A testée sur l’homme

Les premiers essais cliniques de ce fruit OGM ont été autorisés aux États-Unis. Le projet, soutenu par Bill Gates, vise à commercialiser l’aliment en Afrique à l’horizon 2020 pour lutter contre la mortalité infantile.

Les chercheurs la surnomment la «super banane».

Pas certain que les militants anti-OGM soient du même avis. Derrière ce nom se cache une banane génétiquement modifiée. Développée depuis neuf ans,

elle se veut un aliment cultivable en Afrique et riche en vitamine A,

dont la carence est à l’origine de graves maladies. Pour la première fois, ce fruit OGM va être testé sur des êtres humains.

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Europe : L’avenir de l’industrie se trouve sur la rive sud de la Méditerranée

La crainte de nationalisations est tout à fait déplacée et aucun slogan des révoltes arabes de 2011 n’a montré d’hostilité au capital étranger, européen ou non européen. Il convient simplement de sortir progressivement de la logique des zones franches et des avantages fiscaux qui ne sont en rien corrélés avec des indicateurs de développement des capacités de maîtrise et d’innovation technologiques.

Si l’on songe que la côte sud de la Méditerranée est la porte d’entrée vers le continent africain, d’un côté, et vers la riche péninsule Arabique, de l’autre, comment ne pas s’orienter vers de grands investissements industriels pour produire localement et exporter des biens d’équipement comme des biens de consommation, grâce à la valorisation des très vastes ressources humaines disponibles sur les deux rives de la Méditerranée ?

En bref, il est temps de commencer à penser la complémentarité active et productive au bénéfice des deux rives, en lieu et place des situations rentières qui dominent trop souvent les relations économiques entre les deux rives de la Méditerranée.

La coproduction peut, bien sûr, prendre également la forme de capitaux du sud de la Méditerranée, investis en Europe dans des entreprises de taille moyenne à la recherche de liquidités pour assurer leur développement et leur expansion.

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