Allemagne : Les leçons ambiguës de Hjalmar Schacht, le «banquier du diable»

Une récente biographie romancée souligne l’héritage économique, mais aussi l’ambiguïté politique de celui qui, après avoir vaincu l’hyperinflation, est devenu ministre de l’économie du régime nazi.

Qui se souvient encore de Hjalmar Schacht ? Ce fut pourtant un des hommes les plus importants de l’histoire économique du 20e siècle, celui qui brisa l’hyperinflation allemande de 1923 et sortit l’Allemagne de la grande crise des années 1930.

Mais cet homme au destin unique est aussi un homme maudit, marqué à tout jamais par sa collaboration avec le « diable », Adolf Hitler. C’est à ce personnage sulfureux, controversé, haï et admiré, mais certainement passionnant, que Jean-François Bouchard, conseiller au FMI, vient de consacrer une biographie romancée.

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Allemagne : Une parodie publicitaire irrite Mercedes-Benz

Une fois de plus, une parodie de publicité faisant référence au nazisme et à son fondateur, Adolf Hitler, aura déclenché la polémique sur le thème du “on ne peut pas rire de tout“.

Plutôt doués, les élèves de l’Académie du Cinéma de Baden-Württemberg ont pastiché les publicités du constructeur allemand vantant les mérites de son tout nouveau système anti-collision, à tel point que l’on dirait une vraie publicité. Ce système d’assistance à la conduite déclenche un freinage d’urgence automatique lorsqu’un obstacle inattendu apparaît sur la route.

Dans leur vidéo, les étudiants ont donc téléporté une Mercedes équipée de cette fonction dans le petit village autrichien de Braunau am Inn, au siècle dernier, village qui a la particularité d’avoir donné naissance à Adolf Hitler, en 1889.

La suite est facile à imaginer. Des enfants jouant sur la route au beau milieu du village sont magistralement évités par la Mercedes équipée du détecteur anti-collision. Mais quand, un peu plus loin, un petit garçon imprudent traverse devant la voiture et se fait malgré tout renverser, le spectateur s’interroge. “Pourquoi la voiture n’a-t-elle pas freiné ?
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L’Union européenne, c’est l’Empire et l’Empire, c’est la guerre

Par Thierry Baudet, juriste et historien néerlandais né en 1983. Docteur à la faculté de droit de Leyde avec une thèse sur la souveraineté nationale, il publie régulièrement des articles dans la presse néerlandophone, en particulier sur la question des droits de l’homme. Il est l’auteur de “Significance of borders” (Importance des frontières).

On a l’habitude de considérer que l’Union a assuré la paix en Europe. Or lorsque les États-nations cèdent leur souveraineté à des entités supranationales, cela mène au conflit, note de manière provocatrice l’historien Thierry Baudet. Voilà pourquoi il propose de dissoudre l’euro et de rétablir les frontières.

Les partisans du projet européen soutiennent, imperturbables, que le nationalisme conduit à la guerre et la construction européenne à la paix. Toute perte provoquée par Bruxelles sur les plans de la démocratie, de la souveraineté et de la transparence, serait en définitive compensée par un objectif noble : la paix.

Or cette supposition repose sur une erreur. Le nationalisme ne conduit pas à la guerre. L’ambition d’instaurer un Empire européen conduit à la guerre. L’ambition de faire entrer de force différents peuples dans un carcan mène à la guerre. En somme, c’est la construction européenne qui conduit à la guerre.

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L’or nazi

A leur apogée en 1939, les États-Unis détiennent la moitié de tout l’or jamais exploité dans l’histoire, soit pratiquement 22.000 tonnes. Alors que le monde s’extirpe difficilement de la grande dépression, une nouvelle crise s’avance à grands pas. Celle-ci menace la civilisation toute entière. Adolf Hitler prend le pouvoir alors que l’Allemagne est encore chancelante de sa défaite dans la première Guerre mondiale.

Un lingot issu de l or volé aux pays envahis par les nazis

Ses réserves d’or sont vides et sa monnaie sans valeur. Ayant promis de rendre au pays sa gloire initiale, Hitler entreprend de reconstruire l’empire germanique. Pour ce faire, il lui faut de l’or.

Il est essentiel de comprendre que les réserves d’or de l’Allemagne en 1939 ne sont pas énormes, environ 200 millions de dollars et qu’elles ont été déjà largement engagées notamment dans la construction de la machine de guerre allemande. Par ailleurs, le pays ne peut plus acheter de produits manufacturés à l’étranger ni de matières premières de base avec son Reichsmark trop faible. Sa seule alternative reste l’or.

Aussi, au fur et à mesure qu’elle marche sur l’Europe, l’armée allemande pille au passage les réserves d’or des nations. En 1938, la Tchécoslovaquie avec ses 30 millions de dollars en or, en 1939 la Pologne avec 85 millions de dollars en or. En réalité, ça a commencé en 1938 avec l’Anschluss en Autriche. Ils ont d’abord pris l’or des Autrichiens, puis en 1939, ils se sont emparés des réserves tchèques en finissant d’occuper la Tchécoslovaquie, et au début de la guerre, chaque fois qu’ils se rendaient maîtres d’un pays, ils en pillaient l’or.
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