La guerre secrète des Etats-Unis dans 134 pays : La croissance des Opérations Spéciales

Ils agissent dans la splendeur verte de la vision nocturne dans le Sud-ouest Asiatique et guettent dans les jungles d’Amérique du Sud. Arrachent des hommes de leur foyer au Maghreb et tirent contre des militants fortement armés dans la Corne de l’Afrique. Ils sentent l’écume salée quand ils volent au ras des vagues dans le turquoise des Caraïbe et le bleu intense du Pacifique. Ils mènent à bien des missions dans la chaleur étouffante des déserts du Moyen Orient et dans la Scandinavie glaciale. L’administration Obama a entrepris une guerre secrète sur toute la planète dont l’amplitude n’a jusqu’ici jamais été complétement révélée.

A partir du 11 septembre 2001, les Forces d’Opérations Spéciales des USA ont grandi de façon inimaginable tant en effectifs qu’en budget. Le plus révélateur a été, cependant l’augmentation des déploiements des opérations spéciales au niveau global.

Cette présence – en ce moment dans presque 70% des nations du monde – fournit de nouvelles preuves de la taille et de l’étendue d’une guerre secrète qui se livre depuis l’Amérique Latine jusqu’aux terres les plus reculées d’Afghanistan, des missions d’entraînement avec leurs alliés Africains jusqu’aux opérations d’espionnage lancées dans le cyberespace.

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Les Etats-Unis peinent à endiguer les saisies de logements

Une porte-parole du Trésor américain, Meg Reilly, a annoncé, dimanche 29 novembre, que le gouvernement imposera aux banques et aux organismes de crédit “des mesures supplémentaires de transparence et de responsabilité financière” pour les amener à réduire le nombre des emprunteurs immobiliers insolvables, qui menace de gonfler démesurément.

MAISONS HANTEES - Sur les pancartes : SAISIE (Scène d'Halloween)

Dans le débat sur l’efficacité des mesures de l’administration Obama pour surmonter “la pire crise économique depuis la Grande Dépression”, un nouveau front s’est en effet ouvert : à quoi ont servi les 75 milliards de dollars (50 milliards d’euros) du programme dit de “modification de l’accession à la propriété” alloués à l’aide des familles menacées d’expulsion ?

Dans un entretien au New York Times, le secrétaire adjoint au Trésor chargé des institutions financières, Michael Barr, a admis que seule une infime part des emprunts a été renégociée, alors que les sommes dégagées par l’Etat fédéral étaient censées subventionner ces institutions pour qu’elles réduisent le montant des remboursements mensuels.

Or une mission désignée par le Congrès a conclu en octobre que sur les 500 000 dossiers de refinancement de crédits immobiliers ouverts depuis que la loi de sauvetage financier a été votée, en février, seuls… 2 000 ont abouti. Les autres restent “à l’étude”. M. Barr a mis en cause la “mauvaise volonté” des banquiers. Le gouvernement, a-t-il menacé, usera désormais de l’arme de “la honte” pour les forcer à modifier leur comportement. Lire la suite

La prochaine bulle : celle des obligations d’État

Sur le site de La Chronique Agora, Bill Bonner ne mâche pas ses mots pour nous dire à quel point la coupe de la dette publique est pleine.

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Le gouvernement fait-il n’importe quoi avec la situation monétaire ? Oh cher, très cher lecteur, s’il vous plaît, posez-nous une question plus compliquée. Des milliers de milliards de dollars de déficits… des dépenses pour relance qui transforment les Etats-Unis en Economie Zombie, des subventions données aux banquiers, des cadeaux aux carry traders

Le gouvernement se surpasse. Lire la suite

Technologies vertes : la nouvelle course aux armements chinoise

Au moment où les commentateurs notent la fin de non-recevoir sur l’éventualité d’un partenariat de type G-2, opposée par le président chinois au président américain en visite officielle ; où la perspective d’un accord global sur le climat à Copenhague, bute sur les divergences d’intérêts entre pays émergents et pays riches ; où l’Occident semble empêtré dans des pesanteurs que l’on peut percevoir comme idéologiques, mais qui ne sont peut-être que celles d’une oligarchie crispée sur des avantages acquis ; l’impressionnant bilan des avancées chinoise dans secteur des technologies vertes, établi par l’américain Robert F. Kennedy Jr (universitaire et avocat, spécialiste des questions environnementales) dans le Huffington Post le 19 novembre 2009, remet quelques pendules à l’heure.

Dans un monde où les technologies cruciales de demain ne seront pas forcément celles qu’imaginent le bloc occidental (nano, NTIC, biotechs…) mais, plus prosaïquement, celles qui permettront d’affronter concrètement le défi du climat et de l’énergie, les plus modernes et les plus réactifs ne sont pas ceux que l’on croit.

Entravée par l’opposition des grands émetteurs de carbone et de leurs alliés à courte vue du Capitole [le siège du congrès US], l’administration Obama a reconnu cette semaine qu’elle reviendrait de Copenhague sans que soient pris de nouveaux engagements en vue de contrôler les gaz à effet de serre. De même, le Congrès fait marche arrière sur la promesse pourtant judicieuse de l’administration d’imposer un prix raisonnable sur le carbone.

L’explication ultime de blocage, c’est l’attitude traîtresse de la Chambre de Commerce américaine, toujours prête à caresser obséquieusement Big Oil [Gros Pétrole] et King Coal [Roi Charbon] dans le sens du poil, plutôt que de se soucier de ses devoirs envers notre pays, et qui combat chaque effort en vue d’accélérer la transition de l’Amérique vers une économie de marché dé-carbonisée .

La Chambre de Commerce continue à prétendre stupidement qu’un effort pour accroître l’efficacité et l’indépendance énergétique du pays mettrait, en quelque sorte, l’Amérique en désavantage concurrentiel par rapport à la Chine. Lire la suite

49 millions d’Américains mal nourris

Cela saute aux yeux, dès qu’on s’aventure dans les quartiers pauvres de l’Amérique, à Washington même, mais le drame est maintenant aussi chiffré : 49 millions d’Américains (1 sur 7) vivent dans “l’insécurité alimentaire”, indique le dernier rapport du ministère de l’Agriculture, pour l’année 2008.

Une augmentation de 13 millions par rapport à 2007.

Parmi ces 49 millions d’Américains mal nourris, un tiers sont obligés de sauter des repas faute d’argent, distingue le rapport.

Deux tiers ont généralement assez à manger, mais ils doivent se contenter des produits les moins chers, visiter les soupes populaires ou demander des bons alimentaires.

Un nombre record de 36 millions d’Américains collectent maintenant ces bons alimentaires distribués par les pouvoirs publics.

Un nombre record d’enfants aussi souffrent de carences alimentaires : près de 17 millions d’enfants américains (22% des enfants) vivent dans des foyers où la nourriture manque, plus ou moins souvent.

Les foyers les plus vulnérables sont encore une fois ceux des mères célibataires : 37% souffrent “d’insécurité alimentaire”, montre ce rapport.

L’origine des parents reste aussi un facteur essentiel : 29% des ménages hispaniques entrent dans la catégorie “insécurité alimentaire”, contre 27% des ménages noirs et 12% des ménages blancs.

La cause essentielle de cette nouvelle aggravation est bien sûr le chômage, qui frappe maintenant 10,2% de la population active (et encore, le taux de chômage était de 7% en décembre 2008 quand cette étude a été réalisée, ce qui signifie que les chiffres ont certainement empiré depuis).

Ce rapport est une “grande chance de mettre ce problème en lumière” a malgré tout assuré le secrétaire à l’Agriculture, Tom Vilsack. L’administration Obama, qui a promis de mettre fin à la malnutrition enfantine d’ici 2015, espère maintenant convaincre le Congrès de débloquer de nouveaux moyens, pour lutter contre le chômage, et la faim en Amérique.

Même les militants, qui aident à nourrir les plus pauvres et connaissent bien le problème, se disent “atterrés” par ces nouveaux chiffres. Ainsi Vicki Escarra, présidente de Feeding America : “C’est impensable. On dirait que nous vivons dans un pays du Tiers Monde”.

Libération

Le grand Monopoly mondial des terres agricoles

Incapables de nourrir leurs larges populations avec leur seule production domestique, certains pays se lancent dans de vastes opérations d’achat de terres cultivables à l’étranger.

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Depuis 2007 et la forte hausse des matières premières agricoles, qui a provoqué les émeutes de la faim, l’acquisition des terres cultivables est devenue la priorité numéro un de nombreux pays du globe, pour assurer leur autosuffisance alimentaire.

Au premier rang d’entre eux, la Chine. «Avec 10 % de surfaces agricoles exploitables, la Chine doit nourrir 22 % de la population mondiale», explique un consultant agricole, Axel de Martene. Lire la suite

Etats-Unis : pourquoi les banquiers se font casser partout

Il y a un sport qui fait fureur aux Etats-Unis : le « banker-bashing » (littéralement, le « cassage de banquier ou de financier »). La discipline est pratiquée un peu partout sur la planète, essentiellement par des commentateurs feignants et des politiciens démagogues, mais elle connaît depuis peu un renouveau dans un pays plutôt réputé pro-business.

Le « banker-bashing » fait des émules jusque dans les médias, qui passaient pourtant leur temps à chercher des « success stories » et semblent avoir pris du recul. Journalistes et commentateurs s’interrogent de plus en plus sur les raisons de la crise économique et désignent, parfois de façon caricaturale, les coupables sous les vocables de « banquiers », « financiers »…

L’opinion publique elle aussi se révolte, dans une Amérique où le banquier a toujours eu une bonne image, ce banquier qui octroie aux familles l’hypothèque et le crédit, étapes indispensables sur le chemin de l’American Dream.

C’est bien l’économie réelle qui a fait tomber le rêve américain : face à la reprise boursière et aux profits historiques de Wall Street, la réalité économique du pays paraît d’autant plus dramatique qu’elle touche toute la population. Lire la suite

Nouveaux “subprimes” : on efface tout, et on recommence!

Il y a quelques jours, nous signalions le danger de récidive d’une crise des prêts hypothécaires “subprimes” aux Etats-Unis.

Marianne2 nous emboîte le pas, en s’inquiétant du peu d’intérêt éveillé en France par l’avertissement qu’a lancé un économiste de la Fed.
Presque sans écho en France, une étude de la réserve fédérale américaine révèle que le taux de prêts hypothécaires subprimes a retrouvé son niveau de 2006. Sauf que cette fois-ci, pas de banque à mettre en faillite en cas de crise : les Etats vont trinquer direct !

Londres, Washington, Pittsburgh… La réforme du capitalisme a failli marcher ! Quelques semaines durant, le grand public en aurait presque oublié la fâcheuse affaire des subprimes et de ces prolétaires américains dont les prêts hypothécaires, impossibles à rembourser, avaient plongé la finance et l’économie mondiale dans le chaos. Raté !

« La part des emprunteurs avec un score de crédit de moins de 660 est revenue juste au-dessus de 20% », annonçait il y a une semaine John Krainer, économiste de la réserve fédérale de San Francisco, « la même que lors du pic de la titrisation subprime en 2006. » Le score FICO de 660, c’est la barrière entre l’emprunteur solvable et le subprime. Le pic de 2006, c’est celui qui a causé, un an plus tard, l’effondrement du système financier américain. Et nous y revoilà ! Lire la suite

“Cessons de nous ruiner pour sauver les riches”

Bob Herbert, éditorialiste du New York Times, s’insurge devant le scandale de l’insolente richesse retrouvée par ceux qui n’ont dû leur survie qu’au prix d’un sauvetage qui a ruiné l’Etat, alors même que la grande majorité de ses concitoyens lutte pour parvenir à joindre les deux bouts ou à conserver un toit.
Les grands titres qui faisaient la première page du New York Times ce samedi résumaient sans le vouloir la situation terrible dans laquelle nous avons permis que notre pays s’enfonce.

A droite, le titre de Une annonçait : « Le déficit US s’élève à 1 400 milliards de dollars – le plus important depuis 1945. »

Celui situé à proximité disait : « Le renflouement permet la renaissance des banques et des bonus »

Nous avons passé ces dernières décennies à couvrir les riches d’argent, comme s’il n’y avait pas de lendemain. Nous avons abandonné les pauvres, étranglé économiquement la classe moyenne et mis en faillite le gouvernement fédéral – tout en donnant à peu près tout ce qu’ils voulaient aux banques, aux méga-entreprises et à ceux qui sont au sommet de la pyramide économique.

Mais nous ne semblons toujours pas en avoir tiré les leçons qui s’imposent. Nous avons laissé tant de gens tomber dans le terrible abîme du chômage, que personne – ni l’administration Obama, ni les syndicats, ni certainement quiconque au Parti républicain – n’a la moindre idée sur la façon de leur redonner du travail.

Pendant ce temps, Wall Street tutoie les sommets. Je suis étonné de voir à quel point la population reste passive face à ce scandale qui perdure. Lire la suite