L’Islande ne souhaite plus rejoindre l’UE

L’Islande, dont un désaccord avec l’UE pour des questions relatives à la pêche pourrait aboutir à des sanctions, a indiqué jeudi qu’elle envisageait de procéder au retrait de sa demande d’adhésion à l’UE, rapporte l’agence de presse française AFP.

Selon le ministère islandais des Affaires étrangères, le conseil consultatif constitutionnel a estimé que le gouvernement n’était pas tenu de mener les négociations d’adhésion, initiées par un vote du Parlement datant de 2009.

L’Islande avait suspendu les pourparlers d’adhésion en janvier, dans la perspective de ses élections législatives qui se sont tenues en avril de cette année. C’est une coalition de centre-droit opposée à l’adhésion à l’UE qui a remporté les élections, ce qui explique pourquoi les pourparlers n’ont jamais repris depuis.

Le nouveau gouvernement a promis d’organiser un référendum sur l’adhésion à l’UE, mais certains de ses membres proposent de cesser dès à présent les négociations, alors que les sondages montrent que les Islandais ne sont pas favorables à l’adhésion du pays à l’UE.

L’Islande est déjà membre de l’Espace Schengen, mais on avait anticipé qu’elle pourrait avoir quelques difficultés dans ses négociations avec l’UE en raison d’un litige lié à la pêche. La Commission européenne lui reproche d’avoir augmenté ses quotas de pêche du maquereau. Cette semaine, l’UE a interdit les importations de maquereaux et de harengs en provenance des îles Féroé, une province autonome qui dépend du Danemark, précisément pour cette raison, et l’Islande encourt les mêmes sanctions.

Express.be

Géorgie : Pourquoi l’UE ne doit pas nous ouvrir ses portes

Le rapprochement avec l’Union, et notamment la libre circulation, sera au centre de la campagne pour les législatives de cet automne et de la présidentielle de 2013. Mais, met en garde un journaliste géorgien, l’abolition des visas pour l’UE pousserait ses compatriotes à fuir le pays au lieu de contribuer à son développement.

Lors de l’un de ses récents meetings de campagne [les législatives vont avoir lieu cet automne, la présidentielle au printemps prochain], Mikhaïl Saakachvili a déclaré que la Géorgie allait bientôt entamer des pourparlers en vue de simplifier, et à terme de supprimer, le régime de visas avec l’Union européenne. Le sujet concerne plusieurs centaines de milliers de Géorgiens qui vivent et travaillent dans l’UE, ou qui s’y rendent pour affaires ou pour le plaisir.

Toutefois, il est presque certain que c’étaient des paroles en l’air, car Micha [diminutif de Mikhaïl] ne peut ignorer que l’Europe n’ouvrira sous aucun prétexte ses frontières à la Géorgie dans les décennies à venir.

Au risque de choquer, j’oserai d’ailleurs dire que, dans l’intérêt même de la Géorgie, il faut que les visas avec l’Europe demeurent, sans compromis.

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“Laissez-nous entrer, bande de salopards !”

De tous les Etats souhaitant rejoindre l’UE, le “Pays des Aigles” semble le plus motivé. Mais les chances d’obtenir rapidement le statut de candidat sont pour l’heure assez minces, car de nombreux progrès sont à faire. Reportage depuis la frontière avec la Grèce, où le flux migratoire est rythmé par les aléas de l’économie. Extraits.

Ces temps-ci, en Albanie, les négociations pour l’adhésion à l’Union européenne constituent le principal sujet de conversation politique. Et pour cause : en novembre, Bruxelles dira si le pays est prêt à se porter officiellement candidat.

(…) Il faut dire que l’enthousiasme des Albanais pour l’Union européenne est sans égal. En Turquie, ce soutien peine à dépasser la barre des 50 %. Il a fortement chuté en Serbie, le pays ayant acheté son statut de candidat en livrant au tribunal de La Haye des Serbes suspectés de crimes de guerre : Milosevic, Karadzic et Mladic. Même la Croatie, le prochain pays à rejoindre l’UE, est bien plus eurosceptique que l’Albanie.

Le soutien à l’adhésion à l’UE est resté à 97-98 % pendant des années”, s’enthousiasme Gjergj Erebara. “Dans toute l’histoire de l’Union, aucun pays n’a jamais affiché de tels chiffres. En comparaison avec la Turquie par exemple, ici, même les musulmans très stricts sont pro-européens.”

‘…) L’UE fera des gestes, c’est certain. Aujourd’hui déjà, par exemple, les Albanais n’ont plus besoin de visa pour voyager dans l’espace Schengen, et ils ont un très bon accord commercial avec l’Europe…

Ils se rendent compte qu’ils ne peuvent pas s’en sortir sans la main-d’œuvre albanaise.

“Nous sommes les seuls à pouvoir sauver la Grèce”, clame quelqu’un d’un ton sérieux, tandis que les autres opinent du chef. “Vous voyez ? Le futur de toute l’UE est entre nos mains. Mais vous, bande de salopards, vous refusez de nous laisser entrer”, lâche Izeti en riant.

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Ilir META veut faire entrer l’Albanie dans… par tv5mondelinvite

 

Sept pays candidats pour rejoindre [la zone euro]

Derrière l’Estonie, sept États membres de l’Union européenne sont inscrits dans la file d’attente pour rejoindre la zone euro : la Lettonie, la Lituanie, la Roumanie, la Bulgarie, la République tchèque, la Hongrie et la Pologne.

Tous ces candidats sont issus du côté soviétique du rideau de fer, et, pour leurs dirigeants, l’adoption de l’euro, malgré la crise actuelle, sera la consécration d’une intégration européenne accomplie en deux décennies doublée d’une stabilité économique présumée meilleure. L’enthousiasme des élites est en général contrebalancé dans l’opinion par la crainte d’une envolée des prix.

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Serbie : aujourd’hui, l’adhésion à l’UE n’est plus qu’une « question technique »

Réunis lundi 13 septembre, les 27 ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne ont décidé de débloquer la demande de candidature de la Serbie. Belgrade doit maintenant attendre la réunion du Conseil de l’Union européenne fin octobre pour voir son dossier transmis à la Commission. Božidar Đelić, vice-Premier ministre serbe, s’est félicité de cette avancée qui devrait permettre d’entamer des pourparlers dès la mi-2012.

Le président serbe, Boris Tadic, avec José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, le 3 septembre 2008

Les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne se sont montrés disposés, lundi 13 septembre 2010, à débloquer la demande de candidature de la Serbie et à la renvoyer devant la Commission européenne. Ils en ont toutefois été empêchés par une question technique relative à la formation du gouvernement néerlandais, qui n’est pas achevée. Certes, Belgrade devra ainsi attendre leur prochaine réunion prévue en octobre pour franchir cette étape décisive, mais il ne fait plus de doute depuis le 13 septembre que la volonté politique d’aller en ce sens existe bien chez tous les États membres de l’UE. Cela signifie, comme l’a par ailleurs confirmé le vice-Premier ministre Božidar Đelić, que « la Serbie pourrait obtenir le statut de pays candidat avant la fin de l’année 2010, et connaître la date du début des négociations en vue d’une adhésion en bonne et due forme à l’UE d’ici la mi-2012 ».

L’adhésion de la Serbie, une « question technique »

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Si l’Islande refuse de banquer…

[N.B. : Le premier et le dernier de ces trois articles sont antérieurs au référendum par lequel les Islandais se sont massivement prononcés contre le remboursement, par leur pays, de la dette "Icesave". La rédaction de Fortune]

I – Si l’Islande refuse de banquer…

Faut-il faire payer par le contribuable l’incompétence des banquiers ? C’est la question à laquelle doit répondre le pays lors du référendum du 6 mars. Alors que le krach ne cesse de révéler les dérives d’une oligarchie, la révolte gronde.

“On va faire comme les paysans français !” avait promis l’un des activistes. Las ! le camion de fumier qui devait être déchargé devant le siège de l’Islandsbanki, sur le front de mer de Reykjavik, n’est pas arrivé à temps. Les protestataires en sont réduits à klaxonner bruyamment sur le parking, sous une bourrasque de vent glacé. “Nous voulons dire haut et fort notre refus de payer, nous simples citoyens, pour les fautes commises par les “banksters”", explique Svein, vendeur de voitures et l’un des organisateurs de la manifestation.

Des traites mensuelles multipliées par sept

Bankster, cette contraction des mots anglais banker (banquier) et gangster, s’impose dans le débat public depuis quinze mois. Précisément, depuis octobre 2008, date de l’implosion du système financier, sous l’effet d’une hyperspéculation incontrôlée. A l’automne 2008, l’Etat doit nationaliser en catastrophe les trois banques principales de l’île, récupérer les dettes et gérer l’explosion du coût du crédit qui frappe les ménages.

Mais, quinze mois après, comment payer la note ? Les contribuables islandais, normalement placides, refusent que leurs impôts, garantie d’un Etat providence généreux, épongent le passif creusé par les agissements troubles de financiers et hommes d’affaires. C’est tout un peuple qui se révolte contre des banquiers qui jurent qu’ils ne savaient rien de la catastrophe annoncée.

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Les Islandais se détournent de l’Europe qui les accueille

Les dirigeants des pays de l’Union européenne ont décidé jeudi d’ouvrir des négociations d’adhésion avec l’Islande, moins d’un an après le dépôt de la candidature de l’île.

Ce 17 juin marque le 66ème anniversaire de l’indépendance de l’Islande. Mais il est aussi le jour où elle obtient le statut de candidat officiel à l’Union européenne. Une nouvelle étape vers l’adhésion qui intervient dans un contexte délicat : si, parmi les Européens, le soutien est «solide» en faveur de Reykjavik, en Islande, l’UE est loin de faire l’unanimité. «Il s’agit d’une société postcoloniale !», s’exclame Eirikur Bergmann, professeur de sciences politiques à l’université de Bifröst. «Il nous est difficile de rejoindre l’“ennemi”, ces Européens qui ont parfois été très intransigeants avec nous.»

Même la coalition au pouvoir depuis février 2009 est partagée : entre les sociaux-démocrates, proeuropéens, et les «gauche-Verts», eurosceptiques. Mais les premiers ont convaincu les seconds d’ouvrir au moins les négociations.

Les 307.000 Islandais, déjà amarrés à l’Espace économique européen et à Schengen, appliquent près des trois quarts des lois de l’Union. Alors pourquoi faire le dernier pas ? Fin 2008, tandis que leur économie s’effondrait, les Islandais ne voyaient pas d’autre choix. Aujourd’hui, alors que le contentieux avec Londres et La Haye sur la banque Icesave n’est toujours pas réglé, ils sont bien plus réservés : plus de 60% d’entre eux voteraient contre une éventuelle adhésion.

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L’Islande paiera pour ses banques, qu’elle le veuille ou non…

La révolte des citoyens islandais pourrait bien coûter plus cher à leur pays que l’indemnisation pure et simple des clients étrangers floués par la faillite des banques locales emportées par le tsunami financier de 2008. En décidant, mardi, de soumettre la loi organisant le remboursement par le budget de l’État des 3,8 milliards d’euros perdus par les quelque 320.000 clients britanniques et néerlandais de la banque Icesave à un référendum, le président islandais, Olafur Ragnar Grimsson, a déclenché les foudres de la communauté internationale.

« Le peuple islandais, s’il devait arriver à cette conclusion (négative) dirait en réalité que l’Islande ne veut pas faire partie du système financier international, que l’Islande ne veut pas avoir accès au financement multinational, national et bilatéral et ne veut pas être considéré comme un pays sûr, avec lequel faire des affaires » a crûment résumé Paul Myners, le secrétaire d’État britannique aux finances.

C’est aussi toute la stratégie de sortie de crise mise en œuvre par la première ministre sociale-démocrate Johanna Sigurdardottir qui est menacée : le gouvernement, inquiet, a fait savoir, mardi soir, que l’Islande reste « pleinement engagée » à respecter ses engagements. Mais il faudra d’abord gagner le référendum…

La loi d’indemnisation, votée à une très courte majorité dans la nuit du 30 au 31 décembre après plusieurs semaines de débats, a indigné une bonne partie de la population qui n’a guère l’intention de payer pour les erreurs de ses banques. En effet, cette indemnisation, qui s’étendra au moins jusqu’en 2024, représente 40 % du PIB actuel d’une île qui est toujours au bord de la banqueroute.
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L’adhésion à la zone euro entravée par la crise

La crise mondiale compromet le processus d’adhésion à la zone euro des nouveaux pays membres de l’Union européenne au moment même où ceux-ci éprouvent le plus le besoin d’adopter la monnaie unique.

Les perspectives pour ces pays “sont moins claires que jamais,” selon un rapport de l’Institut bulgare de politique européenne, portant sur la Bulgarie, la République tchèque, l’Estonie, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne et la Roumanie.

D’une part, il y a la volonté croissante d’adhérer à la zone euro et d’accélérer le processus car le prix d’en rester exclu a augmenté de manière significative. D’autre part, la crise mondiale a rendu difficile l’accomplissement des critères” et rendu vagues les délais.

La forte volatilité des taux de change, même si elle a dans certains cas permis de maintenir la compétitivité des exportations, a stimulé l’intérêt pour la devise européenne de pays comme la République tchèque, la Hongrie, la Pologne et la Roumanie.

Après septembre 2008, la zone euro est apparue comme le meilleur refuge dans un monde turbulent, offrant un abri contre les attaques spéculatives et une absorption efficace des chocs,” relève l’étude. Si la Slovaquie a rejoint la zone le 1er janvier 2009, les incertitudes liées à la crise et la prudence des 16 pays membres promettent les nouveaux candidats à “une longue attente.

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