Sucre : Le doux mensonge

Comment, depuis les années 1970, l’industrie agroalimentaire a œuvré pour augmenter les doses de sucre dans nos assiettes, avec à la clé un problème majeur de santé publique : obésité, diabète et maladies cardiaques se répandent à travers le monde, notamment chez les enfants. Cette enquête dévoile les mensonges de l’industrie sucrière et les recours possibles pour enrayer l’épidémie.

C’est en épluchant les archives internes de la Great Western Sugar Company, l’un des fleurons de l’industrie sucrière américaine, que la dentiste Cristin Kearns a fait une découverte de taille, exposée fin 2012 dans le magazine américain Mother Jones : dans les années 1970, l’industrie mondiale du sucre a mis au point une stratégie délibérée de conquête, visant à inclure toujours plus de saccharose dans l’alimentation quotidienne mondiale, et à en dissimuler sciemment les risques sanitaires.

40 ans durant, l’Association américaine du sucre et ses homologues d’autres continents ont réussi à faire prospérer un empire lourd de plusieurs milliards et à transformer les habitudes alimentaires à l’échelle planétaire. Conséquence de la nouvelle addiction qu’ils ont su généraliser, l’obésité, le diabète et les maladies cardiaques se répandent à travers le monde, notamment chez les enfants.

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Objets connectés, liberté ou aliénation du consommateur ?

Quelle prolifération ! Le pouvoir de séduction des objets connectés a déjà basculé dans l’ère de la banalisation. Tant et si bien que l’on assiste en temps réel à la mort – virtuelle – d’inventions connectées qui ne verront jamais le jour, devant l’indifférence générale ou le rejet des consommateurs et la défiance des investisseurs échaudés : le stylo correcteur d’orthographe, la bouteille détectrice de votre déshydratation, le porte-clé pour chien qui se perd…

Mais évitons les débats sur le thème de la querelle des anciens et des modernes ! Car en effet, les intérêts multiples des objets connectés sont infinis… tout comme la crédulité des hommes et des femmes dans leur capacité à céder aux sirènes séduisantes de la dernière « mode » avant de basculer dans des comportements d’achats compulsifs fatals !

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Internet : quand commence l’addiction ?

Internet : malédiction ou bénédiction ? Les smartphones permettent d’être connecté 24 heures sur 24. Lire les journaux, chatter avec des amis quand on se déplace, relever ses mails au restaurant… tout ça, c’est possible sur la Toile. C’est sûr, nous passons beaucoup de temps sur Internet. Peut-être même trop de temps. Quelles conséquences l’hyperconnectivité peut-elle avoir sur notre existence ?

Surfer et jouer sans interruption : l’addiction à la Toile est une pathologie à prendre au sérieux qui touche plus particulièrement les adolescents. Quels sont les raisons qui les poussent à transférer leur vie dans l’univers virtuel ? Certains chercheurs pensent par ailleurs qu’Internet modifie notre manière de lire : nous serions moins concentrés. Sommes-nous encore capables de nous plonger dans un texte ? Que se passe-t-il dans notre cerveau ?

Xenius (Arte – 19/06/2015)

Intoxication technologique ? Les infirmes sont parmi nous.

De nos jours les nouveaux infirmes ne peuvent plus vivre sans « infos ». Le matin dès qu’ils se lèvent, ils branchent la radio et la télévision et cela dès leur plus jeune âge. Les pauvres ne peuvent pas non plus regarder le ciel pour savoir le temps qu’il fera : ils ont besoin de la « météo » pour cela. Les infirmes ont en effet besoin qu’on leur dise ce qu’ils doivent regarder ou entendre, sinon ils seraient aveugles ou sourds.

Dès qu’ils sortent, ils se fichent des écouteurs dans les oreilles car leur audition nécessite ces appareillages. Que ce soit à pied, en vélo, en train, en bus ou en voiture, les pauvres ne peuvent en effet se passer de musique ou « d’infos ».

Quelle triste maladie que celle qui les rend incapables de rester quelques minutes dans le silence et la réflexion personnelle !

Les prothèses électriques

Les infirmes dépendent en permanence de prothèses pour penser et regarder le monde. Les prothèses se nomment médias, journal gratuit, tablette, blakberry, smartphone, écran, etc. Mais ce sont toujours des prothèses. Les yeux, les oreilles et l’esprit des infirmes ne fonctionnent pas, en effet, sans elles, sans cette dépendance. Quel malheur !

Les infirmes ne peuvent lire non plus : ils n’arrivent pas à se concentrer si le texte n’apparaît pas sur un écran luminescent. Et si le texte dépasse la longueur d’un message publicitaire, ils doivent en outre « zapper » pour regarder autre chose. Car chez les infirmes l’attirance pour le bruit et le mouvement l’emporte sur la perception du sens.

Le drame de la dépendance

A peine assis, les infirmes tripotent leur smartphone ou leur ordinateur portable, envoient des SMS ou téléphonent. N’importe où. Même au cinéma, en famille, lors d’un enterrement ou au restaurant. Et comme la SNCF se montre charitable envers les infirmes, elle a même installé des prises électriques à cette fin dans les trains grandes lignes.

Car les pauvres ne peuvent rester sans contact avec des correspondants, quels qu’ils soient. Ils éprouvent le besoin irrépressible de consulter les messages que d’autres, également malades sans doute, leur adressent : et s’ils n’en reçoivent pas ils en envoient immédiatement, par peur du néant sans doute. Salariés, ils sont rivés du matin au soir à leur écran comme le galérien à sa chiourme.
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Annie Bussière : La crise du symbolique et la nouvelle économie psychique

La question du patrimoine engage celle du Père et de la transmission symbolique. Or, il se trouve que, de nos jours, la figure du Père est fortement contestée.D’où les questions : le Père assure-t-il encore la Transmission ? Si oui, que transmet-il ?

En passant de l’économie industrielle du XIXè siècle à l’économie financière du néolibéralisme, nous sommes passés d’une économie de la névrose, bâtie sur le refoulement, à une économie de la perversion fondée sur la jouissance.

L’économie industrielle s’achève en août 1971 avec la fin de l’étalon or et l’auto-régulation du Marché. Simultanément, on constate au niveau sociétal un effacement de l’étalon phallus – cette instance symbolique qui régule le manque et permet la subjectivation de l’individu – dont le déclin, il convient de le dire, s’est amorcé au siècle des Lumières ; l’individu doit désormais s’auto-réguler en dehors de toute référence symbolique, ce qui génère une nouvelles économie psychique donnant libre cours à la jouissance aux dépens du désir. On constate que les mêmes mécanismes sont à l’œuvre dans l’économie financière et dans la nouvelle économie psychique, soit le déni du réel au profit du virtuel et de l’imaginaire.

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Chine : Web Junkie, dans l’enfer des camps de désintox

En Chine, les autorités considèrent que la menace numéro un pour la santé des jeunes est celle de l’addiction à Internet. Pour combattre ce “fléau”, quatre cents centres ont été créés dans lesquels s’enchaînent les rigoureux programmes d’entraînement physique et les séances de thérapie de groupe.

Le film se déroule entièrement en huis clos dans l’un d’eux, un hôpital militaire de la banlieue de Pékin où sont enfermés des adolescents, majoritairement des garçons, âgés de 13 à 18 ans. Ce centre où règne une discipline plutôt martiale, se rapproche plus d’un établissement pénitentiaire que d’un lieu thérapeutique.

Réalisé par Shosh Shlam, Hilla Medalia (Israël 2013)

Inde : Le boom des cyberaddictions

De plus en plus d’adolescents indiens sont accros à Internet. Un virus qui se répand au rythme des bouleversements sociétaux que connaît le pays.

Je ne veux pas vivre dans une maison avec de telles restrictions. Utiliser Facebook n’est pas un crime. C’est une chose normale. Mais mes parents pensent que c’est grave, et c’est leur problème.

C’est pour cela que je me suicide.”

Aishwarya S. Dahiwal, étudiante à Parbhani, dans l’État du Maharashtra, s’est querellée avec ses parents, qui lui reprochaient d’abuser de Facebook.

En rage, elle est partie droit dans sa chambre, a écrit ce message et s’est pendue.

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L’addiction (court métrage)

La vidéo dure cinq minutes. Pendant cinq bonnes minutes, qui pourront vous paraître longues, on suit dans un univers fait d’une sobre ligne noire, ce qui ressemble à un oiseau. Sur sa route, il croise une pépite en or, et s’en délecte. À chaque fois, il court, saute, s’envole, puis retombe. Et plus le court métrage avance, plus la chute est dure et les répercussions noires.


L’addiction vue par un court métrage glaçant par konbini

Zoom sur l’histoire du chewing-gum

La naissance de la production de chewing-gum à échelle industrielle date du 19e siècle. En France, il débarque en juin 1944, c’est un succès immédiat.

Le chewing-gum séduit et peut s’avérer addictif. Avec une tablette par jour, par personne en moyenne, les Français sont les plus gros consommateurs au monde derrière les Américains.

Génération “gamers” : Qui a peur des jeux vidéo ?

En revisitant l’histoire du suicide d’un jeune joueur de jeu vidéo, présenté par la presse comme une conséquence d’une nouvelle forme d’addiction à Internet, ce documentaire explore les peurs et les fantasmes liés à l’explosion des jeux vidéo en ligne.

Un voyage en France chez les «gamers», qui jouent en réseau sur Internet, explorant des continents virtuels, des univers guerriers ou médiévaux tout en restant dans leurs chambres. Quelles sont les conséquences de l’arrivée des écrans dans le monde des ados ?

Quelle doit être la bonne attitude des parents face à ces jeux sur Internet qui séduisent plus de 500.000 joueurs en France et rassemblent des dizaines de millions de joueurs connectés dans le monde entier ? Comment gérer certains phénomènes excessifs ? Joueurs, psychiatres et parents témoignent d’un phénomène culturel massif parfois déroutant.

Game Over : Le règne des jeux vidéo

Ces 10 dernières années, les jeux en réseau ont révolutionné le monde des jeux vidéo. à travers les aventures de personnages hauts en couleur aux quatre coins de la planète, ce reportage se penche sur cette révolution en évoquant de façon différente les notions d’éducation, de violence ou d’addiction.

Il pose aussi des questions plus inhabituelles telles que l’effacement de la frontière entre réel et virtuel, les relations avec son avatar, l’apprivoisement de la complexité des liens sociaux, les nouvelles sociabilités engendrées par les jeux vidéo en réseau…

Des sujets clés, rarement abordés et pourtant essentiels à la compréhension du vrai pouvoir des jeux vidéo.

“Désintoxication numérique” : faut-il se soigner de l’overdose d’écrans ?

En quelques années, les habitudes des citoyens des pays industrialisés ont radicalement changé. Les écrans ont envahi tous les pans de la vie, et certains de mettre en garde contre le trop plein technologique. Sommes-nous tous des candidats potentiels à une cure de désintoxication aux écrans, concept de plus en plus en vogue outre-Atlantique ?

En Amérique du Nord, ce sont des centres de cures de désintoxication qui ouvrent leurs portes aux “drogués de la technologie” ; en Europe, des hôtels qui offrent de confisquer tous vos appareils dès votre arrivée. Des lieux publics vantés “sans wifi”, des écoles françaises qui établissent “une semaine sans écran” : l’addiction technologique est devenue une vraie problématique.

Travail, vie quotidienne, éducation, loisirs : les écrans sont partout et captent l’attention de tout un chacun, avec leur lot de désagréments de plus en plus reconnus — une fois la période du plaisir de la découverte et de la nouveauté passée. Au point que des chercheurs en neurosciences alertent sur les effets délétères des écrans sur le développement des enfants et sur la vie humaine en général. Pendant que des centres de désintoxication au numérique font le plein de “digital addicts” (“accros au numérique”) aux Etats-Unis.

Des études inquiétantes à propos des enfants
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États-Unis : L’addiction au sucre responsable de l’obésité ?

Un documentaire sorti le 9 mai aux États-Unis met en garde contre les sucres ajoutés dans les produits industriels. Interrogés, des spécialistes vaudois nuancent le propos.

Aux États-Unis, 80% des produits alimentaires transformés contiennent du sucre ajouté.

C’est ce qu’indique la bande-annonce (voir en fin d’article) d’un documentaire choc sur l’obésité, Fed Up, projeté dans les cinémas américains depuis le 9 mai.

Le film suit un groupe d’enfants en surpoids pendant deux ans et interroge les experts: pourquoi ces enfants qui se nourrissent de produits 0% ne perdent pas de poids? Pourquoi les politiques de santé publique se sont-elles concentrées pendant des décennies sur les calories, alors que le sucre fait grossir ? Abordant son sujet à coups d’assertions-choc, la réalisatrice Stephanie Soechtig entend dénoncer un «dirty little secret», un «sale petit secret»: l’industrie alimentaire entretient notre addiction au sucre, et celle-ci est responsable du fléau de l’obésité.

L’habitude du sucré
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La dépendance au smartphone, un mal croissant chez les jeunes

Êtes-vous facilement distrait par votre smartphone ? Difficile de vous en séparer? Êtes-vous constamment en train de le consulter sans raison particulière ? Il y a des risques que vous soyez accro et même que vous ayez besoin de l’aide d’un psychologue.

A Singapour, comme dans un nombre grandissant de pays, des psychiatres militent pour que l’addiction aux smartphones soit reconnue comme un trouble psychologique. Avec la Corée du Sud, la Chine et Taïwan, la cité-État est l’un des pays d’Asie les plus concernés par ce phénomène.

Singapour et Hong Kong détiennent le record régional du plus grand nombre d’utilisateurs de smartphones par habitant, selon un rapport publié l’an dernier par le cabinet d’étude Nielsen. 87% des 5,4 millions de Singapouriens sont ainsi munis d’un téléphone multifonctions, contre 65% aux États-Unis. Ils passent en moyenne 38 minutes par session sur Facebook, soit presque deux fois plus que les Américains, selon la société Experian.
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Oxycodone, la face sombre des antidouleurs (Docu)

Connus également sous le nom d’oxycodone, les antalgiques opioïdes sont de plus en plus prescrits aux États-Unis. De la plus misérable des caravanes jusque dans les manoirs les plus somptueux, les antidouleurs sont en train de briser le tissu social américain.

De plus en plus de personnes sont dépendantes à ces pilules, bien plus qu’à la cocaïne, à l’héroïne et à la méthamphétamine réunies. Elles sont également la seconde cause d’accidents mortels de la route. Des collines de l’Ohio jusqu’aux rues hostiles de Tijuana, les antalgiques opioïdes sont désormais la drogue du 21ieme siècle.

Folies sur ordonnance

La maladie fait souvent basculer la vie des familles dans une difficile épreuve. Parfois, comme pour Didier Jambart, ce sont les effets secondaires d’un traitement qui les font plonger dans la désolation. Retour sur une affaire judiciaire qui a défrayé la chronique.

Réalisation : Thierry de Lestrade et Sylvie Gilman (2013)

Comment rester soi-même à l’ère de la connexion généralisée

Dans son dernier ouvrage, Rémy Oudghiri considère que la possibilité de se connecter à Internet depuis les téléphones portables crée des dépendances maladives qui ont pour conséquence un oubli de la présence des autres, un état de distraction chronique, voire un manque de présence au monde.

Regardons autour de nous. Le dos voûté, les individus déambulent dans les rues le nez collé aux petites machines qui les connectent au monde entier. Foule anonyme mais connectée. Foule solitaire mais connectée. C’est la silhouette la plus familière de notre époque : passants penchés à l’écoute, mais de quoi ?

Le temps est venu d’apprendre à vivre avec les nouvelles technologies. Un mouvement en faveur de la «déconnexion» est en train d’émerger dans nos sociétés. Ici et là, des individus commencent à ralentir le rythme. Ils n’hésitent plus à «débrancher» temporairement leurs appareils électroniques. Leur objectif ? Reprendre le contrôle de leur vie.

S’appuyant sur ses lectures, de Sénèque à Thoreau, en passant par Sylvain Tesson et tant d’autres, Rémy Oudghiri pense que cette déconnexion salutaire est une possibilité de se retrouver soi-même et de remettre les livres et l’esprit au coeur de nos vies.

Sucre : Une poudre blanche qui rend accro ?

Avec Serge Ahmed, directeur de recherche (CNRS) à l’Institut des maladies neurodégénératives de Bordeaux, et Sarah Coscas, psychiatre addictologue au Centre d’étude, de recherche et de traitement des addictions à l’hôpital Paul Brousse de Villejuif.

L’Addictature : la tyrannie de la dépendance

«L’addictature», c’est la dictature du système marchand, mondialiste et médiatique à travers l’addiction : l’addiction aux images, l’addiction à la consommation ; notamment par la prise du contrôle des esprits par les publicitaires et la décérébration scientifique, une addiction à la consommation, à la publicité et au commerce, qui est la principale cause du politiquement correct. C’est le chef d’entreprise, le publicitaire et l’éditorialiste qui cherchent à éviter tout ce qui peut nuire à un « bon climat », ce qui les conduit à privilégier le conformisme et à craindre la liberté de l’esprit.

1/ Consommer c’est détruire

Londres, été 2000, à proximité du célébrissime Hyde Park, une réunion se tient dans les locaux d’une agence de publicité regroupant une vingtaine de «marketeurs» du monde entier… Face à l’agence, un panneau publicitaire de 4 mètres sur 3 attire l’attention du passant, dérange la bonne société londonienne et émerveille nos jeunes cadres un brin efféminés, grands prêtres de l’impact pour l’impact, adeptes des idées décalées qui «feraient bouger le monde», ennemis jurés de la normalité d’emblée jugée réactionnaire ou simplement emmerdante.

Sur l’affiche géante : une femme septuagénaire ridée comme une pomme, le visage révulsé et bestial, un corps misérable au deux tiers dénudé, simplement sanglé dans une combinaison sado-maso de latex noir clouté ; dans sa main droite un fouet hérissé d’épines de métal, dans sa main gauche une boîte de pastilles à la menthe et un « claim », une signature, un message : «Draw the pleasure from the pain» (tirez votre plaisir de la souffrance).

Un clin d’œil bien british à la gloire du menthol contenu dans ces anodines pastillettes, mais qui pourrait en dire long sur la dégradation de notre rapport au monde, ô combien tourmenté.

Et si consommer, c’était consumer et se consumer, altérer l’objet et s’altérer soi-même… et si consommer, c’était avant tout détruire ?

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Crise et mutation (suite et fin)

Il y a quelques jours, nous avons publié deux extraits d’un livre-dialogue, insolite et inclassable, qui vient de paraître, « Crise et mutation » (Editions Charles Antoni – L’Originel, janvier 2010).

En voici un troisième et dernier passage, dû à Jean-Pierre Crépin, ex-associé du groupe de marketing HighCo, spécialiste de la mutation consommateur citoyen, auteur du blog Nécronomie, sur lequel il chronique la crise après l’avoir annoncée dès 2005.

« L’individu ayant abandonné sa liberté au profit du social, peut, en cas de retournement, se déchaîner contre ce qu’il adulait jusque-là. » (Charles Antoni)

Certes, mais depuis la chute des idéologies, Charles, je pense que les insurrections auxquelles nous aurons droit seront d’un autre ordre ou plutôt le prolongement de celui-ci.

Nous sommes devenus les sous-produits d’un mode de vie érigé en tant que culture : le consumérisme et la culture des Marques devenus philosophie de vie.

Les émeutes de la Gare du Nord avaient donné lieu à des commentaires, où il s’agissait de déterminer si nous étions en présence d’une révolte sociale, ou d’actes de délinquance. Un syndicat de police nous certifiant que nous étions en présence de délinquants, puisqu’il y avait eu pillage d’un magasin de chaussures.
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Libéralisation des jeux : qui va gagner des milliards ?

Machines à sous, courses de chevaux, poker, Loto, Banco… Internet a démultiplié l’offre de jeux en même temps qu’il a ouvert un marché sauvage. Entre problèmes de santé publique et enjeux financiers démesurés, le débat qui s’ouvre pèse plusieurs milliards.

Les Français ont dépensé 2,3 millions d’euros par heure au jeu en 2007.

En cinq ans, les sommes dépensées quotidiennement au jeu par les Français, sont passées de 47,3 millions d’euros à 57,3 millions d’euros, soit une hausse de 21 %. Un record.. “Dans un contexte économique de crise, les gens vont continuer à jouer”, prévoit Jean-François Cot, délégué général du syndicat national des Casinos de France, “parce qu’ils espéreront toujours remporter le jackpot.”

Mais statistiquement, les parieurs perdent. C’est même le fondement du modèle économique des jeux. En France, le véritable gagnant reste l’État qui, sous prétexte de protection des joueurs, contrôle, réglemente et ponctionne les trois opérateurs autorisés : la Française des Jeux (FDJ), le PMU, dont il est actionnaire principal, et les casinos. Le jackpot s’est élevé, en 2008, à 5,3 milliards d’euros, dont une part non négligeable de 750 millions d’euros de recettes réalisées sur les jeux en ligne.

Un monopole extrêmement rentable qui va pourtant prendre fin.
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