Douleur en dos majeur

Lumbago, hernie discale, arthrose lombaire: 80% des Français souffriront au moins une fois dans leur vie du dos. Première cause d’invalidité chez les moins de 45 ans, les douleurs dorsales représentent 8% des consultations chez les généralistes et 50% de l’activité des kinésithérapeutes.

Fléau pour les patients, fardeau pour la société, la lombalgie a augmenté de manière exponentielle depuis un demi-siècle. En cause, la sédentarité. Certaines entreprises forment les salariés aux bonnes postures, mais la France souffre encore d’un manque de prévention et d’un déficit d’investissement dans la recherche.

Quand on souffre du dos, à qui s’adresser? Et comment lutter contre l’errance diagnostique de nombreux malades? Des antidouleurs à la chirurgie ou l’activité physique, quelles sont les solutions les plus efficaces pour vaincre le mal de dos? Enquête.

Diabète et obésité sont de puissants freins à la croissance mondiale

Selon une étude de Morgan Stanley (en anglais), 18,2 % de la croissance du PIB réel devrait être perdue en moyenne par les pays de l’OCDE sur 20 ans à cause de maladies liées au sucre. Le Chili et les États-Unis seraient les plus touchés.


“Vivre gras, mourir jeune”

Si le diabète promet d’être un marché prospère pour les big pharmas (50 milliards de dollars soit 46 milliards d’euros en 2020), il sera ravageur pour la croissance de nombreux pays. C’est en tout cas ce que pronostique Morgan Stanley dans une étude publiée le 18 mars.

La banque estime ainsi que 0,5 point de croissance du PIB des pays de l’OCDE sera perdu chaque année en moyenne à cause du diabète et de l’obésité, et ce jusqu’en 2035. Au total cela représenterait une perte moyenne de 18,2% de la croissance du PIB réel (ajusté avec les prévisions d’inflation ou de déflation, ndlr)  de ces pays sur 20 ans.

Quant à la croissance des BRIICS (Brésil, Russie, Inde, Indonésie, Chine, Afrique du Sud), si elle est estimée à 4,5% par an jusqu’en 2035, elle devrait tomber à 4,2% en prenant en compte les impacts des problèmes liés au sucre.
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États-Unis : Quand les entreprises espionnent l’activité physique de leurs employés

« Quantifier » l’employé jusqu’au nombre de pas qu’il fait dans la journée, c’est ce que certaines assurances et entreprises américaines imposent. Les salariés portent sur eux des compteurs de mouvements pour mesurer leur activité physique.

Beaucoup utilisent des applications de ce genre sur smartphone, ou des gadgets dédiés, tels que FitBit ou Jawbone. Ces appareils, à première vue ludiques, comptent le nombre de pas effectués par l’utilisateur dans la journée, la distance parcourue et peuvent même à peu près compter le nombre de calories brûlées ou la pression artérielle…

Aux États-Unis, pas moins de 13 millions de ces appareils ont été distribués dans des entreprises, les données étant récupérées par l’employeur… et les assureurs. Ce sont d’ailleurs les assurances santé qui tentent d’imposer ces outils de flicage aux entreprises, sous peine de pénalité de cotisation ou de remises pour ceux qui les utilisent.

Les bracelets connectés et autres trackers d’activité pullulent désormais sur le marché. Ils équipent de plus en plus d’utilisateurs heureux de pouvoir suivre leur activité physique et les résultats de leurs pratiques sportives. Or leur usage n’est déjà plus seulement personnel…
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Grande-Bretagne : Les policemen obèses gagneront moins

Alors qu’un rapport constate que trois quarts des policiers londoniens sont en surpoids, un projet de réforme demande des tests d’aptitude physique réguliers, avec sanctions salariales en cas d’échec.

Par Cyrille Vanlerberghe

52% des 11.500 policiers de Scotland Yard, la célèbre police métropolitaine de Londres, sont en surpoids et 22% sont même obèses, a constaté un rapport officiel britannique qui recommande des mesures drastiques pour remédier au problème.

Les femmes s’en sortent un peu mieux que les hommes, elles ne sont que 32% à être en surpoids, mais 16% d’entre elles sont tout de même obèses.

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L’obésité est un thème d’investissement

Le surpoids génère d’importants coûts sociaux. Le problème offre néanmoins d’intéressantes directions d’investissement.

Près d’un tiers de la population des États-Unis est obèse et plus de 60% des Américains sont en surpoids.

L’obésité se répand dans les pays émergents, suite à l’amélioration du niveau de vie qui engendre une consommation accrue de calories. Elle entraîne d’importants coûts sociaux, ce qui a incité les autorités à réagir. Des campagnes nationales sont régulièrement mises en œuvre pour sensibiliser le public. L’obésité génère des dépenses significatives en matière de santé.

De plus, elle a des incidences néfastes dans le domaine du travail (absentéisme, productivité diminuée) et crée d’importants dérangements psychologiques. Ce phénomène de société engendre également des problèmes pratiques dans la vie de tous les jours, dans les transports notamment.

En matière économique, l’obésité est un important facteur de coûts, surtout de par son impact en matière de santé. En Suisse, une estimation sur 2008 mentionne que les coûts de santé engendrés par les personnes en surpoids s’élèvent à 5,7 milliards de francs. Ce montant a plus que doublé sur cinq ans. Aux États-Unis, l’obésité coûte environ 147 milliards de dollars, soit environ 10% des coûts de la santé.

Mais l‘obésité est un thème d’investissement porteur, car les taux de progression du fléau sont importants et la lutte contre cette maladie s’intensifie. A ce jour, les ventes en relation avec l’obésité dépassent 300 milliards de dollars. Plusieurs secteurs bénéficient directement de la surcharge pondérale, à commencer par la pharmacie et les hôpitaux. On mentionnera également les segments tels que la confection (avec la montée des tailles XXL), l’alimentation saine et les secteurs développant l’activité physique des personnes (gymnastique, fitness). Ou les produits susceptibles d’accroître la mobilité des personnes ou de contenir les effets du surpoids. Enfin, le créneau du manque d’activité physique a été détecté par les fabricants de jeux vidéos, car la nouvelle génération de jeux demande davantage de mouvements de la part des adeptes.

L’Agefi