États-Unis : 9 experts prédisent l’imminence d’une grande crise financière

Y aura-t-il un effondrement financier aux États-Unis avant la fin 2015 ? Un nombre croissant d’experts financiers respectés avertissent que nous sommes au bord d’une nouvelle grande crise économique. Bien sûr, cela ne signifie pas que cela se produira. Ils se sont déjà trompés. Mais sans aucun doute, de nombreux signaux d’alertes fleurissent un peu partout et semblent orienter les faisceaux dans ce sens.

Les actions américaines baissent, le Dow Jones a ainsi perdu plus de 750 points depuis le sommet du marché en mai, et une action américaine sur cinq se trouve déjà dans un trend baissier. Les prochains mois pourraient être extrêmement chaotiques…

Ci-dessous, l’alerte de chacun des 9 experts financiers sur l’imminence d’une grave crise financière…
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Les entreprises : complices de la récession ?

En apparence, l’histoire de la grande patronne d’IBM Virginia Rometty, désignée par Forbes femme d’affaires la plus puissante au monde, a tout d’une « success story ». Voilà en effet plusieurs années que, sous son règne, les profits d’IBM ne cessent de grimper et que les actionnaires la bénissent.

Virginia sait effectivement se montrer très persuasive et fort généreuse envers eux à la faveur de dividendes en constante augmentation et, ce, quasiment depuis son accession à la tête de l’entreprise. Cette ascension dans la rémunération de l’actionnariat, et cette progression constante du prix de l’action masquent cependant une réalité prosaïque – voire un secret malsain-, à savoir qu’elles sont entièrement redevables aux rachats massifs des actions IBM … par IBM!

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Les États-Unis entrainent le monde vers le chaos et la tyrannie pour ralentir leur déclin

L’Empire américain est doublement engagé, au plan économique et monétaire d’une part et au plan stratégique et géopolitique d’autre part, pour tenter de ralentir son déclin, dans une entreprise systématique de destruction de ses adversaires comme des ses supposés « alliés ».

Au plan économique et monétaire, les manipulations domestiques et internationales auxquelles se livrent les USA (via leur Federal Reserve et leurs grandes banques « too big to fail ») sur la plupart des paramètres (statistiques faussées) et des actifs (monnaie, taux d’intérêt, actions, obligations, etc. « dirigés ») ne sont plus à démontrer, de telle sorte qu’il n’y a plus un seul marché libre dans le monde entier dont on puisse connaitre précisément la situation réelle !

Quant au plan stratégique et géopolitique, les USA, visant à empêcher toute alliance entre l’Europe et la Russie (toujours leur obsession du contrôle du « heartland » eurasien !) comme à saboter l’émergence de toute solution pacifique au Moyen Orient avant que ce soit le tour de l’Asie, installent des conflits régionaux qui nécessairement prendront suffisamment d’ampleur pour qu’ils auto-détruisent les États qui s’y laissent entrainer. [...]

Nous ne nous prononçons évidemment pas sur le point de savoir qui a raison ou a tort dans ces conflits (les Israéliens ou les Palestiniens, les Russes ou les Ukrainiens) mais seulement sur la méthode employée par les USA pour les créer et les envenimer dans le seul but d’empêcher toute coexistence pacifique internationale selon la pratique vieille comme le monde consistant à diviser pour régner.

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Ça fait rire les spéculateurs, ça ruine les salariés

Par Myret Zaki

Il existe un facteur qui permet aux investisseurs de voir s’apprécier exagérément la valeur de leur portefeuille par rapport aux fondamentaux économiques. Et qui, en même temps, cause une perte du pouvoir d’achat des salariés et, à terme, une dégringolade durable des conditions économiques et des finances étatiques.

Il s’agit de l’inflation, celle invisible aujourd’hui dans les statistiques, mais visible aux yeux des consommateurs, et évidente dans les prix des actions, de l’immobilier, et de l’art.

Cette inflation qui ne dit pas son nom sert d’unique politique monétaire depuis plus d’une décennie. Les indices officiels de prix à la consommation la sous-estiment grossièrement. Mais surtout, ces statistiques ne tiennent aucun compte de l’inflation la plus dangereuse, celle boursière et immobilière. Cette même bulle des prix qui avait causé le krach de 2008, et qui sera la cause inévitable du prochain krach.

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Crise économique: ce qui nous attend vraiment…

par Charles Sannat

C’est la célèbre histoire de la dinde de noël

Tous les jours pendant 1000 jours, la dinde est nourrie, engraissée. Chaque jour qui passe pendant cette période renforce la dinde dans sa croyance que demain sera identique à hier et qu’elle recevra une pitance abondante. Au bout de 1000 jours, le degré de confiance éprouvée par la dinde atteint son paroxysme. Le soir même la Dinde est tuée. Le lendemain vous la mangez dans votre assiette. La Dinde est morte alors que l’indice de confiance de la dinde était au plus haut.

Madame notre lectrice, ce qui est sûr, c’est que votre banquier est un dindon… donc surtout ne devenez pas son « dindon de la farce »!!

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Les banques françaises recevront 30 milliards d’euros

Quelques heures après leur départ de l’Élysée, les banquiers ont goûté leur plaisir. Alors qu’ils alertent depuis des mois sur les risques que représentent pour l’économie leurs contraintes en matière de liquidités, Bercy annonçait dans un communiqué avec la Caisse des dépôts qu’ils allaient récupérer non pas 25 mais 30 milliards d’euros de dépôts de l’épargne réglementée, aujourd’hui centralisée par le Fonds d’épargne au sein de l’institution de la rue de Lille.

L’exécutif multiplie les signes de détente

En réalité, cette décision avait été prise deux jours avant, lors de la commission de surveillance de la Caisse des dépôts. Les membres de la vigie parlementaire de l’institution financière ont en effet estimé que libérer cinq milliards de plus de la collecte centralisée du Livret A et du LDD ne porterait pas préjudice au Fonds d’épargne.

« Ces ressources permettront aux banques de prêter davantage pour le financement de l’économie, principalement au bénéfice des petites et moyennes entreprises », précisait le communiqué.

Au contraire, celui-ci dispose de près de 110 milliards de dépôts non utilisés qu’il place sur les marchés à des taux trop bas par rapport à la rémunération qu’il doit servir aux détenteurs de Livret A et LDD. Rendre une partie de ce trésor de guerre va donc permettre au Fonds d’épargne d’optimiser sa gestion de liquidité.
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« Les conséquences apocalyptiques de la hausse des taux ! »

Par Charles Sannat

Mes chères contrariées, mes chers contrariens !

Avant de vous parler du fort mouvement de hausse concernant les taux d’intérêt dans le monde, je voulais juste revenir sur la baisse de l’or de la fin de la semaine dernière. Quelques jours après – il faut toujours un peu de temps pour que ces informations arrivent jusqu’à nous –, nous avons appris que les appels de marge avaient encore été augmentés, obligeant un certain nombre d’investisseurs à découvert à couper tout ou partie de leur position, ce qui entraîne toujours mécaniquement un afflux d’ordres ce qui pèse sur le cours de l’or.

Évidemment, ce n’est pas la seule mauvaise nouvelle pour l’or (à court terme j’entends), ni pour les actions quelle que soit leur place de cotation, ni pour les obligations !

La mauvaise nouvelle ? Les taux explosent à la hausse !

Avant de commencer à disserter sur ce sujet essentiel, voici quelques chiffres juste pour illustrer ce mouvement massif de hausse des taux :

- Emprunt à 10 ans USA 2,62 % à ce jour contre un plus bas dans la dernière année de 1,38 % ;

- Emprunt à 10 ans France 2,45 % à ce jour contre un plus bas dans la dernière année de 1,65 % ;

- Emprunt à 10 ans Allemagne 1,82 % à ce jour contre un plus bas dans la dernière année de 1,13 % ;

- Emprunt à 10 ans Italie 4,82 % à ce jour contre un plus bas dans la dernière année de 3,64 % ;

- Emprunt à 10 ans Espagne 5,05 % à ce jour contre un plus bas dans la dernière année de 3,94 %.

Plusieurs constats peuvent être tirés à l’appui de ces quelques exemples chiffrés:

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Jean Borjeix : ” Krach boursier sur les marchés asiatiques “

Jean Borjeix, du groupe Platinium Gestion, le 13 juin 2013 sur BFM Radio, met les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Placements“, face à Cédric Decoeur et Guillaume Sommerer.

« La Banque mondiale va encore réviser à la baisse ses prévisions – Les marchés sont très manipulés par les banques centrales – La vitesse de circulation de la monnaie aux États-Unis prouve que les ‘Quantitative Easing‘ ne fonctionne pas. »

Cela va très mal finir ! Et la “fin de la partie” est pour bientôt !

« Par essence, la création monétaire ex nihilo que pratiquent les banques est semblable, je n’hésite pas à le dire pour que les gens comprennent bien ce qui est en jeu ici, à la fabrication de monnaie par des faux-monnayeurs, si justement réprimée par la loi. Concrètement, elle aboutit aux mêmes résultats. La seule différence est que ceux qui en profitent sont différents ».

Maurice Allais, prix Nobel de sciences économiques en 1988.

Nous pensons que les banques centrales sont en train de perdre le contrôle des Systèmes bancaire et monétaire dans la mesure où leurs politiques ultra laxistes ont abouti (comme tout économiste “autrichien” pouvait d’ailleurs le prévoir) au contraire de ce qu’elles voulaient obtenir puisque les taux d’intérêt à long terme ont commencé une forte hausse de nature à provoquer l’effondrement des prix des obligations et que les actions très surévaluées ont commencé leur retournement à la baisse dont tout indique qu’il va se transformer en krach (mini ou maxi impossible à savoir), sans que les économies se soient durablement redressées ni que le chômage ait suffisamment baissé.

Cette fois-ci, la chute des obligations ne permettra pas aux actions de monter plus haut, les deux actifs chutant ensemble comme cela a commencé au Japon. Ce qui entrainera de nouvelles faillites de banques et autres institutions financières dont l’exposition aux deux actifs précités est à un niveau record. Sans parler des épargnants qui se feront à nouveau rincer…

La seule action que les banques centrales ont réussi c’est de créer des bulles dont l’éclatement est inévitable, étant donné que leur création monétaire artificielle massive n’est pas entrée dans l’économie réelle mais s’est investie dans les actifs financiers dont la hausse ne favorise que les mécanismes de spéculation sans liens avec la réalité de l’offre et de la demande effectives au seul bénéfice de quelques “oligarques” de la finance (grands spéculateurs et/ou dirigeants des banques supposées “too big to fail”).

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La Bourse profite-t-elle de la crise ?

Émission “Du Grain à moudre” d’Hervé Gardette, diffusée le 29 mai 2013 sur France Culture, avec Dominique Plihon et Bertrand Jacquillat.

La bourse française se porte bien. Ailleurs, c’est encore mieux. Le Dax allemand, le Footsie britannique, le Dow Jones à New-York, les marchés asiatiques : le temps des indices records est de retour. Comme si tout allait pour le mieux dans l’économie mondiale.

Certes, le CAC 40 est encore loin de son record absolu : 6944 points en séance. C’était en septembre 2000, la bulle Internet n’allait pas tarder à se décomposer. Aujourd’hui, l’indice qui mesure les performances financières des 40 plus grandes entreprises françaises est loin d’avoir retrouvé ce niveau.

Mais en franchissant à nouveau la barre des 4000 points il y a quelques jours, le CAC 40 a repris des couleurs : sa meilleure “performance” depuis 2 ans, après une progression de 15% en 2012.

Sauf que tout va plutôt mal. Si ce n’est dans l’ensemble des pays du globe, à tout le moins en Europe. La zone euro est en récession, le taux de chômage y a atteint le niveau record de 12,1% au mois de mars…et pourtant , la Bourse est en pleine forme. A croire que l’économie réelle et les marchés financiers sont déconnectés.

A minima, on peut parler d’un décalage, qui s’explique de plusieurs façons. D’abord par l’internationalisation du CAC 40 : les grandes entreprises françaises sont de moins en moins liées à l’économie hexagonale. Ensuite par la faiblesse des taux d’intérêts, qui rend les actions beaucoup plus attractives que d’autres placements.

Le problème, c’est que cet édifice semble, une fois de plus, reposer sur des bases bien fragiles : une bulle peut-être, qui comme toutes les bulles n’a pas d’autre vocation que de finir par éclater.

États-Unis : Les pièges qui attendent la Fed quand les taux remonteront

Par Nouriel Roubini

Il est peut-être trop tôt pour dire si de nombreux actifs risqués ont atteint des niveaux de bulle, et si les niveaux d’endettement et de prise de risque sur les marchés financiers sont devenus excessifs. Néanmoins, il est probable que des bulles du crédit et des actifs / actions se forment dans les deux ans à venir, en raison de la politique monétaire américaine accommodante.

La faiblesse persistante de l’économie américaine – où le désendettement des secteurs public et privé se poursuit – a conduit à un chômage obstinément élevé et une croissance inférieure à la normale. Les effets de l’austérité budgétaire – une forte hausse des impôts et une forte baisse des dépenses publiques depuis le début de l’année – minent encore plus les performances économiques.

En effet, des données récentes ont imposé le silence à certains responsables de la Réserve fédérale, qui avaient laissé sous-entendre que la Fed pourrait commencer à sortir du troisième cycle d’assouplissement quantitatif (QE3) qui est actuellement en cours (pour une durée indéterminée). Compte tenu de la faible croissance, du taux de chômage élevé (qui a diminué seulement parce que les travailleurs découragés sont en train de quitter la population active) et d’une inflation largement inférieure à l’objectif de la Fed, ce n’est pas le moment de commencer à contraindre la liquidité.

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Le Big Bang de la fin de l’Eurozone et l’univers financier dans le monde d’après

Par Jean Claude Werrebrouck

La grande question sera celle du niveau de stress de la communauté financière mondiale. Et ce niveau dépend probablement du mode de passage de l’ancien au nouveau système. Sera-t-il le résultat d’une concertation et d’un plan opératoire ?  Et dans ce cas tous les pays seront-ils consultés ? Ou bien le passage s’opère- t-il  de façon sauvage, est le fait d’un ou plusieurs pays, selon un processus non coopératif, voire selon un mode panique ? Hélas la deuxième solution est celle qui devrait logiquement l’emporter.

La très difficile stratégie coopérative

Il est bien évident que la vitesse d’exécution des décisions constitue la variable clé d’un succès.

Il est aussi évident qu’une coopération pour le changement ne peut intervenir qu’au terme d’une analyse commune d’une situation dont on peut déjà anticiper les contours tant ils sont  apparents.

Du côté des forces sociales qui tenteront  de maintenir l’euro, nous aurons : les rentiers qui craignent le retour de l’inflation, les « hyper-consommateurs » de marchandises mondialisées éventuellement équipés de crédits à la consommation moins usuraires, les touristes ennemis de frontières prédatrices, mais aussi les entreprises de l’économie réelle qui ont vu disparaître avec l’euro les charges de couverture de change et les risques pays, mais enfin une grande partie des classes politiques qui, historiquement, ont milité pour la construction de la zone euro. Cela fait beaucoup de monde et cela explique que, malgré la violence de la crise, les sondages, y compris dans les pays les plus meurtris, restent très favorables au maintien de la monnaie unique. (74% des Italiens malgré les dernières élections restent favorables – selon l’institut IPSOS -  au maintien de leur pays dans la zone euro) [1].

Du côté des forces qui se manifestent en faveur de la liquidation, les éléments objectifs l’emportent sur la subjectivité des acteurs et, au-delà des entreprises laminées par la sous-compétitivité induite, c’est le constat de la saignée des pays victimes d’une dégradation très lourde des échanges extérieurs qui, malgré tous les plans de rigueur, ne peuvent refaire surface. Curieusement, la situation objective avec ses manifestations concrètes (entre autres chômage de masse, dette publique ingérable et évaporation de l’Etat-providence) n’altère  pas  les engouements enthousiastes en faveur de l’euro. Cela est peut-être dû au fait qu’un groupe de pays, ceux du nord, sont très favorisés par le système : taux de change plus faibles que celui d’un Mark hors Euro-zone, dévaluation interdite pour les partenaires moins compétitifs etc. mais faveurs qui n’apparaissent que sous la forme de récompense d’un comportement jugé vertueux.

De fait la grande difficulté est que – telle une drogue  les aspects séduisants de l’Euro sont très visibles alors que ses conséquences catastrophiques sont invisibles pour le citoyen non initié à la culture économique. Particularité que l’on retrouve par conséquent dans les sondages.

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AIG va vendre pour 6 milliards de dollars d’actions AIA

American International Group (AIG) veut lever quelque six milliards de dollars (4,5 milliards d’euros) via la cession d’une partie de sa participation dans AIA, numéro trois de l’assurance en Asie, une somme qui servira à rembourser l’Etat fédéral américain.

AIG met en vente environ 1,7 milliard de titres AIA, dont l’assureur américain détient un tiers du capital, pour un prix compris dans une fourchette allant de 27,15 à 27,50 dollars Hong Kong par titre, ce qui représente une décote de 7% par rapport au cours de clôture de vendredi. La cotation de l’action AIA était suspendue ce lundi. AIG a précisé dans un communiqué que la vente de titres AIA se ferait par un placement auprès d’investisseurs institutionnels sans pour autant en spécifier le montant.

Le produit net de la cession sera utilisé pour payer une partie des 8,4 milliards de dollars qui sont dus au Trésor américain au titre de ses actions préférentielles dans un véhicule d’investissement dédié regroupant les actions d’AIG dans AIA. Si AIG lève six milliards de dollars, le solde à payer de 2,4 milliards est nettement inférieur à la valeur de la participation qu’AIG conservera encore dans AIA.

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Vie et mort des stock-options

A priori, on dirait un assassinat brutal, en bonne et due forme. Au Bourget, François Hollande prévient : « Les stock-options seront supprimées. » Dans « Le Journal du dimanche », un grand patron, Jean-Paul Agon, PDG du groupe de cosmétique L’Oréal, semble jouer l’exécuteur des basses oeuvres du candidat socialiste à l’élection présidentielle, dont il n’est pourtant pas l’un des proches : « En avril, je proposerai au conseil d’administration l’arrêt total du système de stock-options chez L’Oréal, pour tout le monde et dès cette année. » Mais il s’agit d’un faux petit meurtre entre amis. Car si les stock-options sont encore le symbole de rémunérations extravagantes, elles sont en réalité atteintes d’ un mal qui les condamne à disparaître dans la plupart des cas. Ce qui les a fait grandir va les tuer.

Leur épopée commence dans les années 1970. Les actionnaires des entreprises, matraqués au sortir de la Grande Dépression, relèvent enfin la tête. Des économistes comme Milton Friedman expliquent que le seul but de l’entreprise est de servir les plus gros profits possible. Pour y parvenir, il convient d’« aligner » les intérêts des dirigeants sur ceux des actionnaires. Le moyen jugé le plus efficace est de les rémunérer avec des actions. Le moyen le moins cher est de leur donner non pas des titres, mais la possibilité d’en acheter plus tard, à prix d’ami -autrement dit, une option d’achat d’actions, « stock option » en américain.

Dans les années 1980, le système prend son envol. Dans les années 1990, il triomphe, pour quatre raisons. D’abord, c’est une décennie d’euphorie boursière. L’indice CAC 40 est multiplié par trois, le Dow Jones par quatre. Les stock-options rapportent des fortunes à leurs heureux détenteurs, qui en redemandent. En 2000, la valeur des options distribuées aux Etats-Unis approche 120 milliards de dollars, dix fois plus qu’en 1992. Ensuite, c’est une ère d’effervescence entrepreneuriale. Rêvant des promesses fabuleuses du cyberespace, les investisseurs placent des centaines de milliards de dollars dans la foule d’entreprises qui se créent pour tirer profit d’Internet. Et pour attirer, par exemple, le numéro deux de l’opérateur de télécoms ATT, une start-up -une jeune pousse, comme on dit en français -ne peut pas se permettre de faire un pont d’or… mais peut offrir l’espoir de gains mirobolants sur son capital.

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Le devenir du dollar : Une perspective

La dépression mondiale semble accélérer les reclassements de puissance et annoncer la figure d’un ordre Mondial profondément transformé. La guerre du Golfe avait été l’occasion pour les USA de porter sur les fonds baptismaux un ordre américain ressemblant fortement à celui de la guerre froide, l’URSS en moins. Il ne se sera agi que d’un intermède dont nous vivons le terme.

La clef de voûte de cet ordre, le dollar, est en train de s’affaisser sous nos yeux. L’abandon de la convertibilité du dollar en or par le président Nixon le 15 août 1971 signait déjà l’affaiblissement de l’économie américaine : les déficits de la balance commerciale des années 60 rendaient inévitable l’adoption d’un système de parités monétaires flottantes, l’or détenu par les USA ne pouvait durablement garantir la valeur de la monnaie américaine sans fuir à l’étranger.  Mais le dollar restait la monnaie dominante des échanges mondiaux et l’instrument privilégié des banques centrales désireuses de disposer de réserves de change.

Il semble bien que la dépression mondiale actuelle – à l’issue toujours aussi incertaine – ouvre un nouveau chapitre de l’histoire monétaire mondiale. Mais faute de disposer de données sur les évolutions du commerce international en dollar, il n’est pas possible de déterminer si le dollar est en train de perdre son Hégémonie avec pour conséquence ultime la perte de son rôle de base du crédit international.

Les informations partielles et la rumeur ne pouvant se substituer aux chiffres exacts, il existe toutefois un biais pour envisager le problème du dollar. Il ne s’agit pas de poser la question des quantités d’échanges commerciaux réalisés en dollar, il faut plutôt s’interroger sur les mécanismes réels qui permettent aux USA d’irriguer le marché mondial de $ et de fournir via leur système financier les bases du crédit international libellé en $ à l’extérieur des USA.

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La neuroéconomie ou comment fonctionne le cerveau des traders

Comprendre les déviations comportementales à l’origine de certaines décisions financières, améliore les modèles financiers, à partir des dernières et subtiles avancées en neuroscience sur la prise de décision animale.

Confronté à une décision économique ou financière, comment fonctionne notre cerveau et pourquoi réagit-il ainsi ? Connaissons nous ses vrais ressorts ? Est-il prudent ? Est-il logique ? Est-il émotif ? La science économique a souvent donné son avis sur les comportements des agents économiques, mais elle s’est arrêtée en chemin. La finance comportementale, elle, a mis en évidence un grand nombre de biais cognitifs ou d’anomalies comportementales par rapport aux prédictions de la théorie de la rationalité économique. A cet égard, la finance comportementale s’apparente aux programmes de recherche sur l’intégration des données et des modèles psychologiques en économie. Les biais correspondent à des déficiences cognitives systématiques de la part des agents (dans l’usage de la mémoire, du raisonnement, de l’anticipation des risques, etc.). Mais indépendamment des limites cognitives des agents, des facteurs internes, comme les émotions, ou externes, comme les phénomènes de mimétisme, peuvent entraîner des déviations par rapport aux deux hypothèses classiques que sont : la rationalité économique et l’efficience du marché.

La neuroéconomie part du principe qu’il existe une explication pertinente aux déviations comportementales observées dans les prises de décision financières et que cette explication met en jeu des mécanismes cérébraux. Elle affirme même que leur mise en évidence permettra de mieux comprendre les facteurs internes d’irrationalité et de contribuer à l’amélioration des environnements de la décision financière.

Les premiers travaux sur la neuroéconomie de la décision financière se sont concentrées sur deux aires cérébrales qui semblent influencer ces décisions : le noyau accumbens et l’insula. En particulier, dans leur étude de 2005 en imagerie fonctionnelle (IRMf), les chercheurs américains Camelia Kuhnen et Brian Knutson ont scanné le cerveau de sujets soumis à une prise de décision financière qui mettait en jeu des produits financiers : deux actions et une obligation. Ils n’avaient au départ aucune information sur la qualité de ces produits. Il s’avérait simplement qu’au cours de l’expérience, l’une des actions avait un rendement favorable, l’autre un rendement défavorable, et que l’obligation présentait un rendement moindre que l’action favorable pour un niveau de risque également moindre. Les sujets devaient se livrer à 200 décisions financières impliquant ces trois choix possibles et découvraient donc peu à peu la nature et les conséquences de ces choix.

Actions ou obligation ?

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Monnaie financière: une nouvelle monnaie?

Lorsqu’une banque s’endette auprès du système bancaire pour mener des opérations financières pour son propre compte, il y a lieu de s’interroger sur la création d’une monnaie financière.

Pris de quelque crise de mysticisme aigu, les passionnés d’économie devraient se promener en procession, portant une image de billet de banque et une pièce d’or en avant du cortège et marmonnant « fiduciaire, fiduciaire, fiduciaire ». Ils nous diraient par ce mouvement étrange de la part de gens dont on pense qu’ils sont profondément ancrés dans la réalité que la monnaie n’est que croyance, conviction et confiance et cela, depuis la nuit des temps. On n’ira pas se plonger dans ces temps-là, c’est le job des ethnologues.

La monnaie sans cesse inventée.

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Market makers

Si on était animé d’un esprit critique, on laisserait à penser que les « Market makers » sont les béquilles d’un marché qui se pose en ultima ratio de l’allocation des capitaux. Dans la réalité, ils sont là, pour faire tenir debout l’obsession et peut-être une part essentielle de la raison d’être des marchés financiers : la liquidité.

Les « faiseurs de marché »…. En français, on a préféré éviter les « faiseurs de marché » du coup on hésite, « teneurs de marché », « animateurs de marché »… on ne sait pas trop. Ce qui est sûr : ce petit métier, comme la Bourse et les marchés financiers en raffolent, fait partie de tous ceux qui sont là pour que la belle mécanique pure et parfaite du rapport entre l’offre et la demande ne souffre pas de grains de sable, d’anomalies, de manques. Sur les marchés financiers tous ces petits défauts dans le fonctionnement de la mécanique ont trait à la « liquidité ».  « …espoir suprême et suprême pensée ! ». Sans liquidité, pas de marché financier qui tienne. Sans liquidité, pas de cotation, pas de « produit financier », pas d’ « instrument de marché ». La liquidité sur un marché financier c’est l’équivalent de l’essence pour un moteur à explosion. Quand il n’y en a plus, plus rien ne se passe.
Donc les « teneurs de marché », les « animateurs de marché » sont là, pour le cas, où la liquidité viendrait à manquer. On utilisera, ici, les deux termes pour décrire la formule anglaise.

Teneurs de marché ?

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Quelques prévisions économiques, financières et monétaires

A notre avis, le déclin accéléré de l’Occident – Union européenne (à l’exception de l’Allemagne et de quelques petits États), Grande Bretagne mais aussi USA – vis-à-vis des pays émergents (BRIC) se poursuivra en 2011. Tant aux plans de leur influence géopolitique (ils ne sont plus en mesure de contrôler la plupart des institutions internationales, leurs cultures ne sont plus dominantes et leur modèle de développement à l’heure de la mondialisation généralisée est devenu obsolète) qu’économique (étant de moins en moins compétitifs, ils accumulent des déficits croissants de commerce extérieur ce qui diminue le pouvoir d’achat de leurs consommateurs atteints, en outre, par un chômage de masse et la diminution des prestations sociales du fait du démantèlement de l’État-providence) que financière et monétaire.

Leurs dettes étatiques et privées, déjà à leur plus haut niveau historique, continuent de s’accroître de façon exponentielle sans que leurs programmes de monétisation – dits de Quantitative Easing – et la dévaluation compétitive de leurs monnaies apportent de solution à moyen et long termes puisqu’ils ne créent que des bulles artificielles des marchés d’actions ou d’autres actifs destinées à exploser, tout en repoussant à plus tard l’ajustement drastique auquel ils devront finir par se résoudre).

Quant à pratiquer au pire moment de vraies politiques de rigueur en Occident, pour autant que cela ne déclenche pas une révolte sociale et politique des populations, cela ne pourra qu’accroître sa récession (à l’exemple de la Grèce, de l’Irlande, de l’Espagne, du Portugal, etc.). On va vers une diminution globale de la croissance économique qui devrait progressivement se transformer en dépression.

De leur côté, les pays émergents ne sont pas encore en mesure de substituer rapidement la croissance de leur consommation intérieure à leur modèle économique basé sur l’exportation qui va s’épuiser du fait de la moindre consommation dans les pays occidentaux, d’autant que la richesse étant très inégalement répartie dans lesdits pays il n’y aura pas à court terme chez eux le “boom” de leur économie domestique que beaucoup d’analystes anticipent à tort.

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En 2009, les patrons du CAC 40 ont gagné en moyenne 190 fois le smic

Les rémunérations des patrons d’entreprises du CAC 40 ont baissé de 14 % par rapport à 2009, mais elles tournent encore en moyenne aux alentours de 3 millions d’euros, selon une étude du cabinet de conseil aux investisseurs Proxinvest, diffusée mardi 14 décembre.

Selon le document, la rémunération totale des présidents exécutifs du CAC 40 s’est élevée en 2009 à 3,06 millions d’euros en moyenne, stock-options et actions gratuites comprises. Cela représente 190 fois le smic annuel.

Sur le podium des patrons les mieux payés, on retrouve Carlos Ghosn (Renault-Nissan) avec 9,2 millions d’euros par an, Christopher Viehbacher (Sanofi-Aventis) avec 8,2 millions et Bernard Arnault (LVMH) avec 7,6 millions.

En outre, poursuit l’étude, les revenus des patrons d’entreprises du CAC 40 sont restés, en 2009, sans commune mesure avec ceux des petites et moyennes entreprises.

Le salaire moyen des dirigeants de PME était de 61.300 euros nets annuels en 2008, selon l’Insee, et « auront sans doute baissé en raison de la crise » en 2009, rapporte Jean-François Roubaud, le président de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME).

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Brève histoire de l’oligarchie en Russie

Par Xavier Moreau

Mikhaïl Khodorkovski

Le mot oligarque symbolise à lui tout seul l’histoire de la Russie de ces vingt dernières années et nous le trouvons utilisé pour désigner tout et n’importe quoi. Ce terme qui, au milieu des années 90, était synonyme de puissance et était ouvertement revendiqué est aujourd’hui récusé par les grandes fortunes de Russie, tant il est lié aux pires heures de l’ère Eltsine.

L’oligarchie a fortement évolué tout au long de la période. Certains oligarques sont tombés dans l’oubli, d’autres ont fui ou sont en prison. Les plus pragmatiques se sont adaptés en renonçant à toute prétention politique, ce qui rend d’autant le terme inadéquat pour les désigner aujourd’hui.

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Les secrets de la Réserve Fédérale, institut d’émission monétaire des États-Unis (Rediff.)

Contrairement à une croyance générale, l’institut d’émission des Etats-Unis est, en fait, une machine à fabriquer de l’argent détenue par un cartel bancaire privé, qui gagne d’autant plus que les taux sont élevés. Mine de rien, il imprime des dollars à bon marché et les revend plus cher.

J.P. Morgan et J.D. Rockefeller vers 1910

L’institut d’émission des Etats-Unis, appelé aussi «Réserve fédérale» ou «FED», revient constamment en point de mire lorsque le monde financier international se demande, anxieux, s’il va modifier son taux directeur ou non.

L’abréviation FED se rapporte au «Board of Governors of the Federal Reserve System», c’est-à-dire à la conférence des gouverneurs du «Federal Reserve System» érigé il y a 93 ans.

Il s’agit non pas d’une ­banque centrale traditionnelle, mais de la réunion de cinq banques privées régionales tout d’abord, de douze banques actuellement, disséminées aux Etats-Unis, habilitée chacune à porter le nom de Federal Reserve Bank, un petit nombre d’initiés seulement sachant à qui elles appartiennent.

Un seul point est certain : elles n’appartiennent pas à l’Etat. Néanmoins, elles exercent les fonctions d’un institut d’émission de l’Etat.

Elles prennent leurs décisions au sein du Federal Reserve Board, dont le président les représente à l’extérieur et dont les séances ont lieu à Washington dans leur propre et imposant monument historique. La plus importante de ces banques privées est la Federal Reserve Bank of New York, qui contrôle l’énorme place financière de cette ville. Lire la suite

Le pari risqué de la Fed pour stimuler l’économie américaine

La Banque centrale américaine s’apprêtait mercredi à annoncer une initiative très risquée censée stimuler l’économie des Etats-Unis. La Fed rachèterait pour 500 à 1.000 milliards de dollars (356 à 713,7 milliards d’euros) de dette du gouvernement fédéral afin de faire baisser les taux d’intérêt à long terme, déjà extrêmement faibles.

Le rachat se ferait par blocs de 100 milliards par mois et commencerait probablement immédiatement. Il s’agirait d’un « assouplissement quantitatif », ou « QE2 » [quantitative easing n°2], en jargon d’économiste. Entre 2008 et le début 2010, la Fed a déjà dépensé environ 1.700 milliards de dollars (1.213 milliards d’euros) pour racheter des créances aux banques et stabiliser ces établissements.

Cette fois, la Fed rachèterait des bons du Trésor aux banques, ce qui fournirait à ces dernières des liquidités à prêter aux consommateurs. Acquérir d’aussi grandes quantités de bons du Trésor fait baisser les taux d’intérêts car la demande en bons du Trésor fait monter les prix et baisser le rendement. Or, les taux d’intérêts sont liés au rendement. Des taux d’intérêt plus bas encouragent les gens à emprunter de l’argent pour un crédit immobilier, par exemple.

Parallèlement, des taux d’intérêts bas rendent des investissements relativement sûrs comme les bons moins attractifs, ce qui incite les entreprises et investisseurs à s’équiper ou acheter des actions cotées. La Bourse grimpe et les Américains consomment. Le commerce tourne, l’emploi repart à la hausse et un cercle vertueux de dépense et d’embauche.

Mais de nombreux analystes et même certains partisans du plan de la Fed estiment que la manoeuvre comporte aussi des dangers. Cela pourrait affaiblir davantage le dollar et déclencher des conflits commerciaux avec d’autres pays ; les courtiers en bons pourraient être amenés à croire qu’une accélération de l’inflation se profile, ce qui ferait monter les taux d’intérêt, au grand dam de la Fed.

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Vous devez absolument voir le film Wall Street II… et enfin comprendre !

Par Paul Dontigny (Québec)

Je vous conseille fortement de louer le film Wall Street de 1987 et de l’écouter avant de voir le II.

Et petite parenthèse : lorsque j’ai vu Wall Street 1, j’avais environ l’âge de Bud Fox, le personnage interprété par Martin Sheen. J’avais commencé cette année-là, à 21 ans, à travailler comme courtier et ce que je voyais dans ce film représentait la réalité de ce qui se passait ici [au Québec] à plus petite échelle, dans le contexte des nouvelles émissions Réa [fonds d'investissement de la Banque Nationale du Canada] et le reste…

Le insider trading [trading d'initiés] et le sentiment de pouvoir relié à la capacité potentielle de faire toujours plus d’argent. Les avocats, comptables, le « gang » de financement corporatif et des élites des dirigeants qui vendaient leur stock [portefeuille d'actions] au public.

La focalisation ultime, voire l’obsession envers l’argent à tout prix. C’était ce que j’ai souvent qualifié de « la culture de Wall Street » et elle existe depuis que la première action a transigé [été vendue], et elle existera encore dans 100 ans.

Je racontais ce qui se passait dans cette industrie à mon père qui était médecin et il ne me croyait pas. Il m’avait dit : « la plus grande firme au Canada ne laisserait pas faire de telles choses au détriment des clients » et j’avais répondu qu’elle ne laissait pas faire, elle encourageait et protégeait ces activités… comme tous les autres. En fait, le véritable problème est que les organismes de réglementation essaient de faire croire au public qu’il est protégé…

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Quand les BRIC doubleront les marchés développés

Peu importe quand — dans un, trois, cinq, sept ou dix ans — les marchés émergents battront à plate couture leurs homologues des pays développés.

« On a beaucoup écrit sur le sujet des marchés émergents contre les marchés submergés, a noté Joel Bowman,  et à raison ». Selon le stratégiste de Goldman Sachs, Timothy Moe, la valeur de marché des actions des marchés émergents va quintupler au cours des deux prochaines décennies, pour atteindre les 80 000 milliards de dollars d’ici 2030. La Chine aura d’ici là pris la place des États-Unis sur la première marche du podium, et sera devenu le marché le plus puissant du monde.

« Comment les marchés émergents peuvent-ils atteindre des taux de croissance aussi solides ? » s’est demandé Joel à voix haute. « Ils travaillent. Qui plus est, ils font dans le productif — ils fabriquent des automobiles, des brosses à dents et des ponceuses à courroie — contrairement à ce que les pays occidentaux considèrent comme de la productivité — compter les gens, rédiger des lois et fouiller les grands-mères dans les aéroports ».Une telle divergence de productivité fait bien évidemment la joie de M. le Marché.

Au cours de la dernière décennie, l’indice MSCI des marchés émergents a plus que doublé. Au cours de la même période, l’indice MSCI des pays développés a chuté de presque 21%.

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USA : recettes fiscales et dépenses n’augurent pas d’une consolidation des finances publiques…

Dans la déclaration finale de la dernière réunion du G-20 de juin, les Etats participants se sont fixé des objectifs ambitieux : réduire de moitié le déficit budgétaire d’ici à 2013, plus de nouvelles dettes à partir de 2016, et en même temps réduire le ratio dettes/PIB. Mais cela semble bien n’avoir été qu’un exercice de pure forme, tant les promesses et la réalité sont, à ce jour, éloignées l’une de l’autre, et cela est particulièrement vrai aux Etats-Unis.

Là-bas, le président Obama a décidé d’augmenter les impôts sur les hauts revenus (plus de 250 000 dollars par an, ce qui concerne 1% des salariés, alors que 43,569 millions de citoyens américains se retrouvent en dessous du « seuil de pauvreté », niveau le plus élevé depuis le début de ces statistiques, il y a 51 ans), mais simultanément, il décide d’injecter 50 milliards de dollars pour développer les infrastructures du pays.

Recettes (en bleu) et dépenses (en rouge) de l'Etat fédéral US, en milliers de milliards de dollars, de 1950 à 2010

Comme on le voit sur le graphique, les rentrées fiscales et les dépenses augmentent depuis 1950. Récemment, en raison de la dernière récession, les recettes ont diminué, alors que les dépenses ont atteint un nouveau sommet. Le budget fédéral américain est en déficit depuis 23 mois consécutifs. Depuis le milieu des années 70, les dépenses augmentent plus rapidement que les revenus.

Au cours de la présidence de Clinton, les deux lignes se sont une fois brièvement croisées (voir graphique), après quoi le déficit budgétaire s’est creusé de plus en plus. En 2009, la dette s’est accrue de [1.610 milliards] de dollars (11,2% du PIB) et, du 1er septembre 2009 au 31 août 2010, de [1.640 milliards] de dollars.

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Edouard Balladur : «L’Europe à 27 est vouée à l’échec»

Dans un entretien au Monde, Edouard Balladur justifie l’offensive sécuritaire de Nicolas Sarkozy et son récent bras de fer avec la Commission européenne sur les Roms. Pour l’ancien premier ministre, “l’Europe à 27 est vouée à l’échec”, notamment à cause de l’écart des régimes sociaux entre les Etats membres. Son constat d’une Europe qui ne marche plus rejoint celui d’une France en déclin. La fin du quinquennat doit être, selon lui, consacrée à réduire les déficits, améliorer la capacité industrielle et se rapprocher de la fiscalité allemande. Dans l’immédiat, M. Balladur veut que les stock options et les retraites chapeau soient remises en cause.

Comment trouvez-vous le climat politique ?

Malsain. Je suis frappé par la violence verbale. Il est urgent que chacun retrouve son calme. J’observe, d’ailleurs, que la gauche commence à en être consciente car on lit des déclarations, venant de ses rangs, selon lesquelles l’antisarkozysme n’est pas un programme. C’est François Hollande qui le dit.

Et il a raison, mieux vaut éviter de sombrer dans le ridicule. Tout est matière à critique contre le gouvernement et contre le chef de l’État. On assiste depuis des mois à une sorte de cristallisation hostile qui se répand de façon épidémique. L’élection présidentielle approche, ce sera le temps des polémiques et des excès verbaux, mais aussi, je l’espère, des propositions ambitieuses. Cependant, la période de dix-huit mois qui nous sépare d’elle ne peut pas être perdue pour le pays. Il y a des débats à engager et des décisions à prendre.

N’est-ce pas Nicolas Sarkozy lui-même qui a mis la société sous tension avec son discours de Grenoble sur la sécurité, la chasse aux Roms, le conflit avec la Commission européenne ?

Ce n’est pas mettre la société sous tension que de la placer devant les réalités. La sécurité, la libre circulation en Europe, l’immigration clandestine, sont des problèmes essentiels qu’on ne peut éluder sous prétexte qu’il faudrait laisser l’opinion publique en repos, d’autant qu’elle ne l’est pas, et que les Français sont bien conscients de ce qui est en cause… Nos partenaires devraient être appelées à la lucidité. L’Europe à 27 est vouée à la confusion à et l’échec. Elle souffre de défauts que le traité de Lisbonne n’a pas corrigés… Que faire ? Revenir sur le principe de la libre circulation, ériger de nouvelles barrières ?

Il faut discuter d’un meilleur contrôle aux frontières de l’Union ; à l’intérieur, je ne vois pas comment la liberté totale de circulation pourra entrer en vigueur en 2013. C’est un problème que la divergence des régimes sociaux et juridiques rend difficile à résoudre rapidement. En attendant, la sagesse commande de repousser tout élargissement de l’Europe à 27 comme de la zone euro.

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Faber: « Achetez de l’or, des propriétés à la campagne et des céréales »

Le docteur Marc Faber, surnommé “Marc Faber” (Cassandre) est le rédacteur du célèbre bulletin Gloom Boom & Doom, une publication mensuelle financière se fondant sur des tendances économiques, sociales et historiques, et faisant part d’opportunités d’investissement sortant des sentiers battus, en particulier dans des secteurs délaissés mais ayant la capacité de rebondir.

Connu pour son approche contrarienne (investisseur allant à contre-courant de la tendance), il a prédit en février des temps difficiles pour l’économie américaine et a suggéré d’acquérir de l’or et des propriétés à la campagne.

Les investisseurs sont actuellement déboussolés et ne savent pas dans quels types d’actifs investir. Pourriez-vous nous livrer quelques pistes d’investissement ?

Je recommanderais à un riche particulier, qui aurait 100 millions de dollars à investir, de faire la part belle à l’immobilier asiatique, pouvant représenter entre 25% et 30% de son portefeuille, et aux actions, à hauteur de 25%. Les marchés boursiers émergents, notamment asiatiques, sont à privilégier. Alors que de nombreux pays émergents franchissent le seuil du développement, les marchés dits “frontière” [idée de "front pionnier", NDLR] offrent beaucoup de potentiel. En Chine, le décollage économique des régions rurales a pris le relais du développement côtier. De même, je vois un potentiel important pour la Mongolie, qui s’est ouverte au Monde après l’effondrement de l’Union soviétique en 1989, et fait des étincelles depuis cinq ans.

Le pays, avec ses 2,5 millions d’habitants seulement, son territoire immense et ses ressources abondantes, a les atouts pour devenir l’Arabie saoudite de l’Asie. Dans le désert de Gobi, il y a beaucoup d’or, de charbon, de cuivre, et de nombreux gisements devraient être découverts à l’avenir. Oulan Bator veut développer les mines du pays, attirer les capitaux étrangers,… Outre l’immobilier asiatique et les actions, je conseillerais aussi à un riche investisseur d’accumuler progressivement de l’or, pouvant représenter entre 10% et 15% de ses avoirs, des obligations d’entreprises à hauteur de 20% et un certain volant de liquidités. Mais s’il ne devait choisir qu’un placement à horizon 2020, il devrait sélectionner l’or.

Dans l’univers des actions, quels secteurs et quels régions faut-il privilégier ?

Il faut se concentrer sur les entreprises versant des dividendes confortables, dans des métiers peu cycliques. Comme les biens de consommation, les services aux collectivités, l’énergie et les banques, deux secteurs très porteurs en Asie, la distribution et les valeurs foncières. Il faut surpondérer les pays émergents, dont la production de biens représente déjà plus de 50% de celle de la planète. On pourra s’intéresser à l’Asie centrale et à la Russie. Même si une correction n’est pas exclue sur les marchés actions émergents au cours des prochains mois, la tendance reste très positive à long terme.

Vous avez récemment évoqué un risque de krach en Chine…

Il y a des signes de ralentissement en Chine et on ne peut pas exclure un krach. La bulle immobilière menace d’éclater. Une chute brutale des prix du foncier aurait un impact majeur sur la croissance du pays.

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Le fabuleux lobbying de la finance américaine

Par Hélène Rey, professeur à la London Business School

Le lobby (vestibule, couloir) de la Chambre des Communes (Angleterre), par Liborio Prosperi, 1886

La crise économique que nous traversons a de multiples facettes. Les historiens auront fort à faire pour établir la version correcte des faits et établir les responsabilités.

Les grands déséquilibres macroéconomiques et les déficits de la balance courante américaine ont sûrement joué un rôle, tout comme la politique monétaire de la Réserve fédérale des Etats-Unis. Les régulateurs se sont endormis au volant ou ont été trop complaisants face aux offensives de charme des grandes banques. Les agences de notation ont profité de la manne de Wall Street et n’ont pas fait leur travail. Certains économistes ont mis en garde contre la bulle immobilière mais d’autres ont cherché à justifier par des facteurs rationnels les accroissements faramineux des prix des maisons. Les structures des rémunérations dans les banques ont encouragé la prise de risque.

Et lorsque la crise s’est véritablement déclenchée, le cafouillage des autorités a également été dommageable. La faillite de la banque d’investissement Lehman Brothers, par exemple, lâchée par le Trésor américain, a contribué de façon décisive à la déstabilisation des marchés financiers. Hank Paulson, secrétaire d’Etat américain au Trésor à l’époque, tente, dans son livre de mémoires de rejeter la responsabilité de cette faillite sur le Trésor britannique. Ce dernier aurait bloqué le rachat de Lehman Brothers par Barclays à la dernière minute, en raison de craintes (sûrement justifiées !) de l’impact d’une telle acquisition sur la stabilité du système financier britannique. Les historiens trancheront.

De nombreuses questions sont maintenant soulevées sur le coût du sauvetage de la compagnie d’assurances AIG avec des milliards de dollars d’argent public. Les principaux bénéficiaires de cette opération ont été de grandes banques d’investissement, dont certaines jugées proches de l’administration américaine.

Les universitaires commencent à se pencher attentivement sur le lobbying des institutions financières aux Etats-Unis.
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Marc Faber : «Le système sera en faillite dans cinq à dix ans»

Selon Marc Faber, le gourou de la finance, les pays occidentaux sont devenus plus risqués que les économies émergentes.

– L’intervention des Etats dans l’économie va-t-elle encore durer des années ?

- Certainement. L’excès de crédits qui a provoqué la crise a été plus ou moins nettoyé et caché sous le tapis. A entendre les discours récents de Bernanke (ndlr : président de la Réserve fédérale américaine) et de Krugman (ndlr : Prix Nobel d’Economie en 2008), aucune mention n’est faite par rapport à la croissance démesurée de l’endettement. Cela n’existe pas pour les Américains. L’Etat peut intervenir dans l’économie de deux manières : directement, ou via la politique fiscale et monétaire. C’est cette dernière qui est privilégiée. Il me semble qu’avec Obama, les aides étatiques augmenteront, notamment pour sauver Fannie Mae et Freddie Mac. Ils ont bien plus de problèmes que n’en ont eus AIG et d’autres établissements. Aujourd’hui comme lors de la faillite du fonds LTCM, le message qui est envoyé par les Etats est : continuez de spéculer, nous sommes là pour vous sauver. Ceux qui veulent, aux Etats-Unis, créer une inflation de l’ordre de 6% par an, ne pourront pas le faire sans avoir de problèmes d’endettement. Pour créer cette inflation, les taux d’intérêt seront artificiellement maintenus à des niveaux proches de zéro, comme aujourd’hui.

Cette année, on prévoit 1600 milliards de dollars de déficit pour les Etats-Unis. A moyen terme, l’endettement américain ne pourra être inférieur à 1000 milliards de dollars, ce qui reste énorme. En conséquence, lorsqu’il faudra remonter les taux d’intérêts pour réduire la dette, le payement des intérêts sera équivalent à 35% des entrées fiscales dans cinq à dix ans. Cela posera des problèmes énormes.

– Où se situe-t-on dans le développement de la crise ?
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L’Islande ou le caractère démoniaque de l’argent

Par Bruno Bandulet (Allemagne)

Comment un des pays les plus riches du monde s’est effondré d’un jour à l’autre, et les leçons à en tirer.

A l’été 2006, lorsque je me suis rendu en Islande pour observer le miracle économique au cercle polaire et m’entretenir avec des représentants de la Banque centrale et de Kaupthing, la plus grande banque privée, il était inimaginable que cette économie très développée puisse s’effondrer en quelques jours en octobre 2008.

Le PNB par habitant était plus élevé que celui des Etats-Unis, de l’Allemagne et de la Grande-Bretagne. Le système de retraites par capitalisation était exemplaire, la dette publique ne représentait que 27% du PIB, le budget était excédentaire, la solvabi­lité des emprunts d’Etat était jugée AAA (notation supérieure) et le système fiscal était, avec ses taux peu élevés, un modèle pour l’Europe toute entière.

Certes, dès 2006, l’endettement important du secteur privé et l’énorme déficit de la ba­lance des paiements courants (cf. Gold&Money Intelligence, août/septembre 2006) révélaient des risques, mais dans les deux années qui suivirent, ce sont des facteurs aggravants qui ont causé l’effondrement du système financier et économique.

En 2008, année fatidique, ce petit pays qu’est l’Islande est devenu un laboratoire et une menace pour tout le système financier occidental fondé sur de l’argent sans couverture. Et la question se pose de savoir si un phénomène semblable pourrait se produire à l’avenir dans d’autres pays.
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Que faire pour surmonter la crise ? La “stratégie Alpha”

Une tribune libre de Michel Drac

Faut-il trembler pour ses placements à la banque ?

Réponse : oui.

En dépit de leurs bénéfices souvent plus que confortables depuis dix ans, beaucoup de groupes bancaires français sont fragiles.

Les récentes augmentations de capital de BNP-Paribas (4,3 milliards d’euros) et de la Société Générale (4,8 milliards d’euros) eurent pour motivation officielle le remboursement des aides d’Etat. Outre que cela revient à dire qu’on recourt à l’épargne publique pour refinancer indirectement un Etat surendetté, ce qui en soi est déjà assez malsain, ce n’est de toute façon pas la raison réelle.

La raison officieuse, mais assez évidente, est plutôt à chercher du côté des très mauvais ratios dettes sur capitaux propres de ces établissements, lesquels ont eu recours, depuis dix ans, à des effets de levier phénoménaux.

Ce ratio, en bonne gestion, ne doit pas excéder, pour une banque, le niveau approximatif de 10. Or, il avoisine 30 pour les grandes banques françaises.

On a calculé que pour leur redonner une structure de bilan stable, il faudrait injecter au bas mot 200 milliards d’euros de capitaux propres. Autant dire que les augmentations annoncées récemment ne sont qu’une goutte d’eau par rapport à l’ampleur réelle du problème.

On objectera qu’en regard de leurs dettes, ces établissements possèdent des actifs colossaux. C’est vrai. Mais comme ces actifs renvoient pour l’essentiel à des créances sur des acteurs économiques eux-mêmes surendettés (ménages, entreprises, Etat), les banques françaises sont potentiellement le fusible qui, en sautant, apurera tôt ou tard l’énorme bulle de l’endettement. En France, comme ailleurs en Europe, au demeurant (les banques allemandes sont tout aussi fragiles). Lire la suite

Contrefaçon d’actions à Wall Street : histoire d’une escroquerie monumentale

En 2008, de mystérieux spéculateurs ont inondé les marchés financiers d’énormes quantités d’actions de contrefaçon, ce qui a contribué à tuer Bear Stearns et Lehman Brothers. Le gouvernement américain ne se presse pas pour enquêter…

Cet article est la traduction résumée d’une longue et complète enquête de Matt Taibbi pour le compte de Rolling Stone, magazine dans lequel avait déjà paru un autre article retentissant du même auteur sur Goldman Sachs.

L’après-midi du 11 mars 2008, les actions de la vénérable banque d’investissement Bear Stearns s’échangeaient à 62,97 dollars. Mais l’établissement commença sa descente aux enfers dès le lendemain.

A la fin de la semaine, l’entreprise avait perdu la quasi-totalité de sa trésorerie et pendant le week-end, elle fut achevée par la FED et le Trésor US, forcée de se vendre à JPMorgan Chase (qui a utilisé 29 milliards de dollars d’aides publiques pour ce faire) au prix humiliant de… 2 dollars par action.

Quand Nostradamus joue en bourse…

Ce qui est remarquable, c’est que le 11 mars 2008, “quelqu’un” a fait l’un des paris les plus fous de l’histoire de Wall Street, investissant 1,7 millions de dollars dans une série d’options (produits financiers complexes) bien particulières : pour gagner, il fallait que Bear Stearns perde plus de la moitié de sa valeur en moins de neuf jours.

À ce moment là, il ne s’agissait pas d’un pari fou, mais d’une pure folie ! Aussi dingue qu’“acheter pour 1,7 millions de billets de loterie”.

Mais ce qui est encore plus fou, c’est que notre Nostradamus boursicoteur a gagné son pari… empochant 159 fois sa mise, soit environ 270 millions de dollars.

Réunion secrète à la FED Lire la suite

Le jour où la fraude a contrôlé l’économie

Et si la finance avait adopté la fraude pour éviter une crise fatale au système ? C’est la thèse du juge Jean de Maillard. Entretien.

Est-ce un syndrôme de la crise économique ? Sa cause ? Ou sa conséquence ? En tout cas, l’idée que l’économie contemporaine est gangrenée par la criminalité fait son chemin.

Depuis « Un monde sans loi » (Stock, 1998), Jean de Maillard, magistrat, explore les vices cachés de la criminalité financière. Dans son dernier livre, « L’Arnaque », le magistrat (qui n’a jamais été juge financier) inverse le paradigme : et si, pour survivre, la finance internationale, avait pris en main les ressorts de la « fraude » ?

«C’est un terme par défaut, précise-t-il, qui remonte aux années 80, au moment où Reagan et Thatcher arrivent au pouvoir. Ils mettent en concurrence, dans l’univers du crédit immobilier, les structures mutualistes avec les entreprises privées. C’est là que la dérive commence.»

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Citation du jour

Arthur A. Robertson, millionnaire à 24 ans (…) connaissait toutes les figures légendaires du marché, qui « accumulaient les actions à un prix ridicule et les refourgaient au public crédule » (…) « En 1929, le pays était un casino avec un des dés pipés. Quelques requins plumaient la masse des pigeons. On échangeait des chiens contre des chats, très cher. Une frénésie financière à côté de laquelle Ponzi faisait figure d’amateur. Tout s’achetait sur l’espoir.»

Charles Ponzi

Arthur A. Robertson, millionnaire cité dans « Hard Times, Histoires orales de la Grande Dépression », p20.

(Merci à Pakc)

Bourse : le taux de distribution des dividendes bat des records

Les entreprises cherchent à préserver au maximum leurs dividendes. Les analystes anticipent une hausse de 15 % des dividendes en masse, qui seront versés l’an prochain, après une légère contraction cette année.

Même si les turbulences des marchés ne semblent plus finir, les analystes restent optimistes sur les entreprises. Ils prévoient de belles croissances des bénéfices et des dividendes.

Le consensus anticipe une très légère baisse des dividendes versés cette année (au titre de l’exercice 2009) des entreprises européennes du Stoxx 600 (- 4,4 %, à 233 milliards d’euros), malgré un recul plus prononcé des profits (- 21,4 %), d’après les données de FactSet retraitées par PrimeView.

Surtout, ils tablent sur de nettes hausses pour le futur : les dividendes versés l’an prochain (sur l’exercice 2010) devraient augmenter de 15,3 %, puis de 11,9 % en 2012. En 2012, les dividendes auront ainsi presque retrouvé leur sommet de 2007.

Le constat est similaire pour la France, où la saison des assemblées générales et des versements bat son plein. D’après les calculs réalisés en début d’année par Ricol Lasteyrie, sur la base des publications de résultats annuels, les entreprises du CAC 40 devraient verser autour de 35,5 milliards d’euros à leurs actionnaires, un montant globalement stable par rapport à l’année précédente. Les analystes anticipent ensuite des hausses respectives de 9 % et 12 % pour les exercices 2010 et 2011.

Ces chiffres reflètent la volonté des sociétés de préserver leurs actionnaires, en phase de crise, et d’augmenter leurs coupons dès la reprise.

Sur longue période, la volatilité des dividendes est inférieure à celle des résultats. Exemple emblématique : BP, pourtant soumis à la pression de politiques pour réduire ses dividendes, a indiqué hier qu’il paierait le dividende intérimaire prévu en juin. « Le versement continue de jouer un rôle de signal lancé au marché », rappelle Dionisio Luiz, analyste chez Markit Dividend.

Ainsi, le taux de distribution (calculé par rapport aux résultats) des entreprises de l’Euro Stoxx 50 atteint cette année 53 %, au plus haut depuis cinq ans au moins, contre une moyenne de 42 %, selon les calculs de Markit. En France, il devrait frôler les 60 %, là aussi, un record.

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Revenus 2009 des [grands] patrons : un recul en trompe-l’oeil

En renonçant à lever leurs stock-options, les grands patrons ont fait légèrement baisser leur rémunération globale… dont toutes les autres composantes ont crû malgré la crise.

Les salaires de base

Que les résultats soient bons ou mauvais, le salaire minimal tourne autour de 1 million d’euros en moyenne pour l’élite du CAC.

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