Radio Courtoisie : « La France à l’épreuve du feu » (Audio)

Le dimanche 24 mai 2015, dans l’émission le “Libre Journal de la promesse” sur Radio Courtoisie, Alain Sanders recevait Robert Paturel, ancien négociateur du RAID, animateur de l’Académie des arts de combat et écrivain.

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La faible utilité de la Bourse

On nous serine en effet sur l’aspect “indispensable” de la Bourse pour que les entreprises puissent se financer – ce qu’elles ne font que lors de l’émission d’actions nouvelles. Et à ces émissions, il convient de soustraire les rachats de leurs propres actions par les entreprises, pour aboutir aux émissions nettes.

émissions actions cotées bourse

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On observe ainsi que sur les 200 milliards d’investissements réalisés par nos entreprises, seuls 10 à 40 viennent de la Bourse. Le reste provient essentiellement de prêts bancaires et d’autofinancement. Le pourcentage de financement boursier est même de moins de 20 %.

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Histoire : John Law, la banque royale et le krach de 1720

Né en 1671 à Édimbourg, John Law gagne la confiance du régent Philippe d’Orléans à la mort de Louis XIV. La France est endettée et Law suggère en 1716 la création d’une banque privée que le régent érige en banque royale deux ans plus tard. Elle a le droit d’émettre des billets au porteur en écus. Les affaires sont d’abord florissantes, la spéculation gonflant le cours des actions.

Mais dès l’année suivante, les bénéfices se font attendre et on assiste à des fuites de capitaux à l’étranger. Pour faire face, Law fait miroiter les immenses réserves d’or découvertes en Louisiane et au bord du Mississippi. Il invente l’émission d’une action populaire pour les exploiter.

(Merci à alex1737)

L’idéologie du travail

Par Michel Drac

« L’idéologie du travail » [par Alain de Benoist] est un texte court, mais nourrissant. On y trouve une des critiques les plus habiles et les plus convaincantes de la théorie marxienne. Si certains raccourcis peuvent choquer (par exemple l’ignorance de l’étape pourtant fondamentale de la réforme grégorienne dans le rapport de l’Occident au travail), dans l’ensemble, l’exposé tient la route.

Pour Alain de Benoist (AdB), l’idéologie du travail prend son origine dans la Bible : dès les premiers chapitres de la Genèse, l’homme est défini par l’action qu’il exerce sur la nature. Et cela, avant même la faute originelle, qui ne fera qu’aggraver les conditions dans lequel le travail est conduit.

Fondamentalement, l’homme est l’agent du travail dans l’idéologie biblique. En cela qu’il instaure un rapport instrumental entre l’homme et la nature, l’héritage hébraïque s’oppose donc à l’héritage grec, et il annonce, déjà, la technique moderne. L’homme est objet de Dieu, mais la terre est objet de l’homme. Une éthique, puis une morale, découleront inéluctablement de cette idéologie (l’éthique protestante, par exemple). Le capitalisme est, en partie au moins, un produit de l’idéologie hébraïque du travail.

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Projet pour une rupture décisive

En avant-première, voilà la conclusion du livre «La Déglobalisation» (titre provisoire) de Jacques Sapir, à paraître prochainement aux Éditions du Seuil.

La France a tout misé depuis près de trente ans, sur des solutions coordonnées. Qu’il s’agisse de l’euro ou des règles du marché international, elle a délibérément abandonné tout moyen d’agir et renoncé à une politique nationale. Sans chercher à juger sur le fond, remarquons qu’une telle attitude fait de nous le dindon de la farce, car elle n’a de sens que s’il existe au niveau international une volonté commune pour faire triompher des solutions collectives. Or, cette dernière volonté est absente, à l’évidence. Ce sont bien des politiques nationales que suivent les autres pays, n’en déplaise à nos dirigeants présents et passés.

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Citation du jour

«Nous ne voulons pas parler de Las Vegas ni d’Atlantic City. Mais du système financier des États-Unis. Le volume de transactions a explosé bien au-delà de ce qui est nécessaire pour soutenir l’économie. L’endettement – poliment appelé « effet de levier financier » – échappe à tout contrôle. Et les marchés des Futures permettent aux gens de jouer sans même posséder une seule action. Résultat : le système est en train de basculer de l’investissement dans la spéculation.»

Business Weeks, 16 septembre 1986, article cité dans la préface au livre « Hard Times, Histoires orales de la Grande Dépression », p19.

(Merci à Pakc)

Déjouer le piège de la rigueur et le verrou de l’Euro

Par Jacques Sapir

Sommes-nous donc en 1931 ? Alors que les annonces de plans dits «de rigueur» ou «d’austérité» se multiplient à travers l’Europe, il est aujourd’hui évident que l’ordre du jour des divers gouvernements est dominé par la réduction des déficits publics. Se répètent ainsi les erreurs commises lors de la « Grande Dépression » [1]. Ceci n’est pas – seulement – dû à un oubli de l’Histoire. La crise que connaît la zone euro, et qui n’en est qu’à son commencement, a joué dans ce tournant un rôle à la fois décisif et pernicieux. C’est elle qui a lourdement pesé dans la conversion actuelle des principaux gouvernements à la «rigueur».

Ils sacrifient ainsi la substance – à savoir la dynamique économique qui fonde en réalité la possibilité réelle de la zone euro à se maintenir – à l’apparence : les conditions immédiates de son maintien face à la spéculation des marchés. Il est donc à craindre que l’Europe et la France n’entrent dans une période prolongée de récession sous l’impact cumulé de ces politiques restrictives. Des mesures radicales s’imposent, mais, pour les évaluer, il faut d’abord procéder à un bilan de la situation.

Le piège de la rigueur ne se comprend pas hors du verrou de l’euro. Pour autant, l’adhésion à ce dernier n’a pas reposé que sur des considérants idéologiques. Il y a bien eu des facteurs réels qui ont convaincu les gouvernements d’accepter cette solution de la monnaie unique dont les inconvénients étaient pourtant connus dès l’origine. Le délitement de ces facteurs pose la question de la possibilité de la survie de la zone euro et, au-delà, des solutions alternatives qui s’offrent à nous.

Vers la récession

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Angoisser le futur pour mieux dominer le présent

On ne cesse d’agir dans le présent en imaginant ce que sera notre futur : c’est ainsi que les hommes agissent et croient, souvent de bonne foi, qu’ils agissent ainsi de façon rationnelle. Or, rien n’est plus faux car, bien souvent, leur vision du futur n’est qu’une croyance indémontrable.

Nos anciens avaient bien plus conscience que nous de l’imprévisibilité du futur, ils n’étaient pas aussi présomptueux que l’homme moderne, et acceptaient le chaos et l’indétermination émanant d’une réalité dont nous peinons à comprendre les plus simples mécanismes.

Le débat sur les retraites est sur ce point très démonstratif de la chose, la vision du futur nous imprime l’action dans le présent. Et nos hommes politiques comme nos pseudo-économistes usent de la peur du futur pour forcer la réforme, ou plutôt la démolition des retraites du présent. Ce faisant, ils oublient, peut-être volontairement, que ce sont les travailleurs d’aujourd’hui qui payent les retraites d’aujourd’hui.

Si les caisses sociales sont vides ou se creusent de déficits, c’est bien plus par manque de cotisants en nombre suffisant, tout comme en moyens financiers, que par l’explosion du nombre de retraités.

Comme je l’avais expliqué dans un texte précédent la vrai question n’est pas l’âge de la retraite, mais celle des capacités productives du pays. C’est très exactement ce qu’Emmanuel Todd vient d’expliquer, dans son texte consacré aux retraites.

Un pays qui produit ce qu’il consomme n’a pas à s’inquiéter de son vieillissement, on peut toujours se débrouiller pour mieux répartir les richesses. La question du nombre d’années de cotisation peut aussi être raisonnablement discuté. Mais il est absurde de vouloir augmenter le nombre d’annuités de travail, tout en laissant une telle masse de force potentiellement productive au chômage.

La peur du futur, ou les prévisions sur le futur construites par les médias dominants, eux-mêmes dominés par des intérêts particuliers, servent en grande partie à justifier des actions dans le présent. Le futur tel qu’il sera réellement, nous l’ignorons en grande partie, mais le discours qu’ont les dominants sur le futur nous en apprend beaucoup sur ceux qui dominent la société française.

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Quelque chose vient de se passer

Par James Howard Kunstler

Tout le monde sur cette terre est fauché, sauf peut être Lloyd Blankfein, le PDG de Goldman Sachs, quoiqu’il finira peut être plus brisé que fauché par la machine à broyer politique qui est en train de prendre les maux de la planète et de les transformer en une sorte de triste charcuterie destinée à être distribuée aux masses en colère comme un substitut synthétique de pain et de jeux. Appelez cela une obligation d’arbitrage politique synthétique et sans couverture.

Il s’est passé quelque chose la semaine dernière dans le monde et beaucoup de gens l’on ressenti, particulièrement dans les organes de distribution des nouvelles et de fabrication d’opinion, mais ce “ quelque chose ” n’a pas été clairement identifié. La macro-escroquerie des orgies mondiales de pyramides financières à la Ponzi est en train d’être découverte par le public, qui commence seulement à se rendre compte que le trou noir qui en est la conséquence va engloutir tout ce qui nous est familier, niveaux de vie, espoirs, rêves, sans compter de nombreuses vies. L’action politique va se résumer désormais à une frénésie pour déterminer qui et quoi sera englouti ou survivra dans ce trou noir d’anéantissement. Et tout ceci est en train d’apparaître comme un moment clef de l’histoire humaine.

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Crise des subprime : Goldman Sachs poursuivie pour fraude

Le gendarme boursier américain estime que la grande banque d’affaires a trompé les investisseurs en vendant ces titres liés à des crédits hypothécaires à risque. L’action plonge en Bourse.

Goldman Sachs dans l’oeil du cyclone. La “Securities & Exchange Commission” (SEC), le gendarme boursier américain, vient d’ouvrir une enquête pour fraude contre la grande banque d’affaires américaine. Cette dernière est accusée d’avoir trompé les investisseurs “en passant sous silence des faits essentiels sur certains produits financiers liés aux prêts subprime (ces titres d’investissements liés à des crédits hypothécaires à risque dont l’éclatement a provoqué la crise financière, ndlr) au moment où le marché de l’immobilier résidentiel américain commençait à chuter.

Goldman, à tort, a permis à un client qui jouait contre le marché hypothécaire d’influencer lourdement quels titres immobiliers devaient être inclus dans un véhicule d’investissement, alors qu’au même moment elle disait à d’autres investisseurs que ces titres étaient choisis par un tiers indépendant et objectif,” a expliqué un responsable de la SEC, Robert Khuzami.

Dans le détail, la SEC reproche à Goldman Sachs d’avoir caché aux marchés qu’elle avait créé et structuré un CDO (“collateralized debt obligations“), un produit de dette complexe adossé à des prêts immobilier résidentiel, à la demande de l’un de ses principaux clients, le fonds d’investissements Paulson. Ce dernier était impliqué dans le choix des titres alors qu’il avait lui-même pris une position de vente à découvert sur ce portefeuille, misant donc sur la baisse de sa valeur.

Un des vice-présidents de la banque, Fabrice Tourre, est également poursuivi. Il est considéré par les autorités comme le principal responsable dans ce montage, qui aurait fait perdre plus d’un milliard de dollars à plusieurs investisseurs. En un peu plus de neuf mois, 99% de ce portefeuille a en effet été dégradé, précise la SEC. Paulson aurait versé 15 millions de dollars à Goldman Sachs pour concevoir la structure du CDO

En Bourse, l’action Goldman Sachs chute de plus de 12%, entraînant dans son sillage l’ensemble des valeurs bancaires et toutes les places boursières mondiales.

Le texte complet de la plainte de la SEC (en anglais)

La Tribune

Bourse : krach pour 2010

Olivier Delamarche, du groupe Platinum Gestion, reçu par Pierre Jovanovic, lors de son émission radio hebdomadaire sur Radio Ici et Maintenant. Il avait déjà défrayé la chronique sur BFM radio par ses prises de positions non conformistes concernant les marchés boursiers.

Olivier Delamarche prédit “un krach pour 2010” et suggère: “vendez toutes vos actions“, car “à force de souffler dans un ballon, on sait qu’à un moment donné il va exploser“.

http://www.dailymotion.com/video/xbup2c
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Le chômage américain officiel au-dessus des 10%… et officieusement, près des 20%

Les prévisions de la banque centrale américaine sont désormais caduques, avec un taux de chômage de 10,2% en octobre.

[N.B. : rappelons qu'officieusement, en raison du mode de comptage discutable des chômeurs aux Etats-Unis, le taux réel de la "population active" sans emploi, avoisinerait plutôt les 20%, si l'on en croit certains économistes hétérodoxes, tels que le célèbre Gerald Celente (18,7% en juillet 2009), le moins connu Peter Morici (18 % en novembre 2009) ou le fameux site Shadowstats, autrement dit "statistiques fantômes" (22% en novembre 2009), ou encore... un responsable local de la Fed à Atlanta (16 % en août 2009) - Fortune]

Effet psychologique garanti : le chômage américain a dépassé en octobre la barre des 10%, atteignant 10,2%. Le marché de l’emploi souffre encore de destructions d’emplois massives, bien qu’en baisse, selon les chiffres officiels corrigés des variations saisonnières publiés vendredi à Washington.

Le rythme des destructions d’emploi a néanmoins ralenti par rapport à un mois de septembre catastrophique. L’économie américaine a détruit 190.000 postes en octobre, soit 13,3% de moins que le mois précédent, mais toujours bien plus qu’en août, quand les licenciements nets étaient tombés à 154.000, a indiqué le département du Travail.

“Faiblesse persistante”

Les chiffres publiés “contiennent à la fois les signes d’un rétablissement et la preuve douloureuse de la faiblesse persistante du marché de l’emploi”, a réagi la conseillère économique en chef du président Barack Obama, Christina Romer. Lire la suite

“Reprise”: les investisseurs toujours pas rassurés

Depuis le début de l’été, les investisseurs ne parlent plus de crise mais de reprise, justifiant ainsi les gains de 10 % à 15 %, des grands indices boursiers. Mais ils s’interrogent: la reprise sera-t-elle molle ou “éruptive” ? S’agira-t-il d’un sursaut vif mais bref de l’économie ?

Ces incertitudes ont fait fléchir les indices boursiers  à Wall Street, Paris, Londres ou Berlin début septembre. Seul le marché chinois a su limiter les dégâts.

Lundi, après le plongeon de 6,74 % du marché, le gendarme de la Bourse chinoise a lancé un appel “au patriotisme des investisseurs” pour que cesse la dégringolade des cours susceptible de ternir le soixantième anniversaire du Parti communiste, le 1er octobre.

Les premières victimes de ce contexte troublé sont les actions du secteur bancaire. “On présage que les taux de défaut des crédits accordés aux ménages ou aux entreprises vont augmenter“, explique Jean-Louis Mourier, analyste de la société de Bourse Aurel BGC.
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