États-Unis : La mort est un actif financier comme les autres

Quel est le prix d’une vie ? Ou plutôt, quelle est la valeur de la mort ? Le capitalisme américain a la capacité de tout monétiser. L’espérance de vie est devenue aux États-Unis une marchandise sur laquelle les banques spéculent au travers de produits financiers sophistiqués.

Cette industrie, qui a pris un essor remarquable dans les années 1990 et 2000, a pour nom « life settlement ». Une pratique qui consiste à racheter une police d’assurance-vie à son souscripteur en pariant sur le décès de celui-ci.

Le life settlement, Antoine Bello l’a d’abord découvert en tant qu’investisseur. Cet écrivain français, qui vit à New York, s’était fait démarcher il y a quelques années pour souscrire à cette classe d’actifs, comme on achète des actions ou des obligations.

« J’ai tout de suite compris que derrière chaque police souscrite, puis revendue, il y avait une histoire. Je n’avais pas envie d’investir, mais d’écrire un livre là-dessus », explique-t-il.
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Protection de l’innovation : L’inflation des brevets s’explique aussi par l’extension de leurs domaines d’usage, tant privé que public

L’augmentation du nombre de dépôts de brevets génère des critiques. Pourtant, bien que coûteux, ce système de défense de l’innovation reste efficace, et les réflexions se poursuivent pour soutenir la politique d’innovation des PME. Mais si la hausse du nombre de demande de dépôts de brevets se poursuit, c’est aussi parce les organismes publics en déposent à tour de bras pour valoriser le résultat de leurs travaux. Et c’est encore, car le brevet endosse désormais de nouvelles utilités, notamment dans les domaines de la communication, du management et de la finance.

La première fonction du brevet (quel que soit le système national de brevet) est de protéger l’invention pour une période de temps limitée (aujourd’hui 20 ans maximum). Toutefois, pour l’obtenir, le déposant doit fournir un descriptif précis de l’invention qu’il a produite. [...] Il s’ensuit qu’avec le dépôt de brevet, il y a des risques de contrefaçon ou d’imitation de l’invention. Le système judiciaire s’avère tout à fait complémentaire du système de brevet, il permet au déposant de défendre ses droits. Il apparaît comme l’une des conditions d’un fonctionnement correct du système de brevet.

Ce paragraphe est extrait des Nouvelles fonctions du brevet – approches économiques et managériales, ouvrage coordonné par Pascal Corbel et Christian Le Bas. Le brevet à l’origine a pour but de protéger une invention, tout en favorisant l’innovation, puisque celle-ci est rendue publique et évite le recours au secret industriel. Le nombre croissant de dépôts de brevets (5,17 millions de demandes de brevets attendaient en 2010 d’être traitées au niveau mondial, selon un rapport de l’OMPI, l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle, une institution spécialisée des Nation Unies) est l’objet de critiques dans certains milieux.

Il y a une augmentation du nombre de brevets, sans doute supérieure aux dépenses de recherche et développement, et supérieure aux inventions produites”, confirme Christian Le Bas, auteur de l’ouvrage précité et professeur d’économie à l’université Lyon 2. Mais il ne se fait pas l’écho de ces inquiétudes. “Mais c’est parce qu’une invention est protégée par plus d’un brevet, on protège de plus en plus les rouages. La même invention va être protégée en France par une dizaine de brevets, plus des extensions dans le monde…

J’ai entendu parler de cette idée selon laquelle il y a trop de brevets. Ce n’est pas quelque chose qui me frappe, déclare Yves Bizollon, avocat associé chez Bird & Bird en charge de la propriété intellectuelle. Il y a, en France et en Europe, des dépôts raisonnables.” L’OMPI, qui a publié les chiffres de 2010, estime que le taux de croissance des dépôts de brevets est simplement corrélé au dynamisme des activités de recherche et développement.

Ce qui se dégage de nos chiffres, c’est une croissance au niveau mondial des demandes dans tous les domaines de la propriété intellectuelle, confirme Bruno Le Feuvre, statisticien à l’OMPI. La croissance de dépôts est généralement le signe d’une activité économique soutenue”. “Pour un constructeur automobile, il est important d’avoir un bon portefeuille de brevets, riche, sur les technologies qui ont de l’avenir, rappelle Marc Duval-Destin, directeur de la recherche et de l’ingénierie avancée chez PSA, premier déposant en France. Quand vous faites une automobile, vous risquez d’être pris à parti sur la contrefaçon. Vous pouvez consciemment ou inconsciemment copier. Si vous avez un bon portefeuille de brevets, vous protégez votre modèle, et cela permet de répondre aux injonctions des concurrents.” C’est là l’utilisation classique du système brevet, qui malgré les critiques, semble toujours efficace pour protéger les innovations.

Protecteur et coûteux

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Pourquoi la hausse de l’or est théoriquement illimitée…

… et va être effectivement considérable ?

Depuis le début de la décennie et, en même temps, du XXe siècle, l’or a incontestablement sur-performé tous les autres actifs financiers de papier ou réels (obligations, actions, monnaies, matières premières, etc.) et cela continue.

Nous allons prochainement assister à une hausse hyperbolique du métal jaune (doublement, triplement, quadruplement de son prix dans toutes les monnaies -impossible de dire de combien au stade actuel-), puis à sa stabilisation à un très haut niveau de prix. Prélude de sa réintégration de facto ou de jure comme principal actif de réserve des banques centrales voire étalon monétaire international.

Pourquoi? Tout simplement parce que la valeur de l’étalon-dollar US et des autres monnaies de papier se réduisant par suite de l’écroulement progressif du Système monétaire international en vigueur depuis 1971 basé sur le néant et les politiques ultra laxistes des banques centrales, les détenteurs de monnaies de papier (et autres instruments financiers gagés par elles -comme les obligations d’Etat et aussi les actions-) n’ont pas d’autre choix pour se protéger contre la perte de leur pouvoir d’achat que d’acheter l’or qui est ainsi en train de redevenir ce qu’il n’aurait jamais dû cesser d’être.

A savoir la seule et unique authentique et réelle monnaie acceptable par tous parce que la moins manipulable par les pouvoirs politiques et oligarchiques et que l’on obtient que pour l’avoir gagnée et non pas artificiellement créée.

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