La Chine ne manque pas seulement de matières premières, mais aussi de terres arables

On estime à 9 % la part de la Chine dans le total des terres arables du monde. Avec quoi elle doit nourrir 20% de la population mondiale.

Vue aérienne de l’urbanisation près de Pékin

Le total des terres arables de la Chine est à peine supérieur à 120 millions d’hectares, qui est, pour les autorités chinoises, une ligne rouge à ne pas franchir. C’est ce niveau qu’elles considèrent comme la surface minimale pour subvenir aux besoins alimentaires des Chinois.

Le gouvernement chinois vient d’annoncer la mise en valeur de plus 50 millions d’hectares supplémentaires d’ici à 2020. C’est une des voies praticables pour résoudre le problème de la pénurie des terres arables.

Une autre voie, c’est un contrôle plus rigoureux de l’urbanisation.

Depuis la fin des années 1940, 600 villes sont sorties de terre, dont 90 comptent aujourd’hui plus d’un million d’habitants. L’urbanisation du pays est une tendance irrépressible. En Chine comme partout ailleurs dans le monde et en tout temps, elle accompagne le développement économique. Mais par sa puissance, le marché immobilier a souvent procédé au détriment de l’agriculture en construisant sur des terres cultivables. Et l’urbanisation progresse le plus vite dans l’est du pays, là où précisément se trouvent ces terres.

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Est-on à la veille d’un nouveau krach boursier ?

Un responsable de la Réserve fédérale américaine (Fed) [...] entrevoit des «feux orange» d’une possible surchauffe des marchés financiers et la possibilité d’une nouvelle crise financière.

Richard Fisher, le président de la banque régionale de la Fed à Dallas (Texas), a estimé, dans un discours prononcé vendredi à Hong Kong, que le soutien monétaire exceptionnel de la Fed «avait aidé à nourrir un marché boursier rugissant».

Dans ce discours, il souligne que les indices boursiers ont «presque triplé depuis leur plancher de 2009» et que la capitalisation du marché boursier américain atteint 145% du produit intérieur brut (PIB) du pays, soit deux fois plus que le dernier record en la matière qui date de mars 2000, avant l’éclatement de la bulle Internet.

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«Le monde peut se passer du pétrole russe»

Moscou se prépare à des sanctions économiques internationales, alors que l’annexion de la Crimée pourrait être décidée dimanche prochain. Le point sur les conséquences de la crise diplomatique actuelle sur l’économie russe avec Anton Khmelnitski, patron suisse d’Elbrus Capital, maison d’investissement établie à Kiev.

«Venons-en aux sanctions. C’est avant tout ceux qui veulent les imposer qui doivent en mesurer les conséquences», prévenait Vladimir Poutine lors de sa conférence de presse du 4 mars, après l’irruption de troupes russes en Crimée. «Dans un monde interconnecté et interdépendant, causer des dommages à un pays reste [certes] possible, mais d’autres pays seront affectés par des dégâts mutuels», ajoutait alors le président russe.

Dix jours plus tard, alors que l’annexion de la Crimée se précise – un référendum est convoqué dimanche – Moscou se prépare au scénario du pire : des sanctions similaires à celles frappant l’Iran et incluant restrictions commerciales et blocage d’actifs bancaires.

Selon l’agence Bloomberg, Moscou vient d’évoquer avec des oligarques et des compagnies d’Etat les dégâts liés à un arrêt de prêts fournis par les banques étrangères ou à des appels de garantie sur les crédits en place.

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Un parc immobilier de 6 milliards d’euros pour le Qatar en France, à la faveur d’un régime fiscal dérogatoire

Le Qatar s’est constitué un parc immobilier de plus de 6 milliards d’euros sur les dix dernières années en France dans le résidentiel très haut de gamme et les sites commerciaux ou touristiques de prestige à la faveur d’un régime fiscal dérogatoire, montrent des documents administratifs et juridiques consultés par Reuters.

Une quarantaine d’actifs immobiliers acquis par l’émirat du Qatar en France soit en direct, soit au travers de son fonds souverain ou encore par le biais d’investissements réalisés en propre par des membres de la famille régnante al Thani ont ainsi été identifiés.

L’émirat et son fonds souverain contrôlent une dizaine de ses biens immobiliers pour une valeur totale de près de 3 milliards d’euros, selon les données compilées par Reuters.

Un fond créé par l’ex-émir, cheikh Hamad ben Khalifa al Thani, qui a abdiqué en juin en faveur de son fils cheikh Tamin, en détient neuf et ses enfants, dont le nouvel émir, six.

Les autres sont contrôlés soit par d’autres membres de la famille soit par des hommes d’affaires qui entretiennent des liens étroits avec la famille régnante comme Ghanim bin Saad al-Saad.

L’ancien émir du Qatar s’est ainsi porté acquéreur du célèbre showroom Citroën des Champs-Elysées mis en vente par PSA, qui confronté à d’importantes difficultés financières, a cédé pour deux milliards d’actifs en 2012.

Les Qataris bénéficient en France d’un régime fiscal dérogatoire controversé en vertu d’un accord bilatéral dont la dernière mouture remonte à 2008 et qui exempte d’imposition sous certaines conditions les plus values immobilières.

Il s’agissait notamment pour Paris de proposer des conditions au moins aussi attractives que Londres à un moment où la crise financière avait exacerbé la concurrence pour attirer les investissements des pays exportateurs de pétrole et de gaz, enrichis par l’envolée des cours, soulignent plusieurs experts.

C’est grâce aux avantages fiscaux que les Qataris sont actuellement les seuls acheteurs sur le marché parisien“, relève Pour sa part Philippe Chevalier, directeur chez Emile Garcin, l’un des spécialistes de l’immobilier de luxe.

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Le «manger local» continue de progresser

Il y a deux ans, le cabinet Xerfi identifiait un ralentissement du marché du bio, en parallèle à une envolée de la tendance locavore (les deux n’étant bien sûr absolument pas incompatibles).

Le «manger local» plaît de plus en plus, ça se confirme encore : Ipsos et le réseau Bienvenue à la ferme viennent de dévoiler une étude sur les Français et la consommation alimentaire locale.

Comme « un Français sur deux estime ne plus savoir ce qu’il mange » – à la suite de scandales alimentaires divers et variés – les achats de produits locaux (avec une origine connue et proche, donc plus rassurants, en plus de la dimension environnementale) s’accélèrent.

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Quel financement pour la dette américaine ?

L’impact sur les pays émergents du changement de politique de la Fed a été abondamment commenté. Mais qu’en est-il de ses conséquences sur la dette publique américaine ?

Caricature de Janet Yellen, présidente de la Fed

Une nouvelle fois, le Trésor américain a, le 7 février, engagé des premières mesures exceptionnelles afin de repousser tout défaut sur la dette, annonçant pouvoir tenir jusqu’à la fin du mois.

Dans l’actualité récente, les effets de la décélération des achats de titres de la Fed sur les monnaies des pays émergents ont à juste titre accaparé l’attention. Mais d’autres considérations moins visibles et immédiates expliquent la prudence avec laquelle la politique d’assouplissement quantitatif de la Fed est infléchie, que ce nouvel épisode de déplafonnement par le Congrès remet à l’ordre du jour : le financement futur de la dette américaine.
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Israël prépare un nouveau plan d’austérité

Le gouvernement va également sabrer dans le budget de la Défense.

Yaïr Lapid, détesté des manifestants anti-austérité

«Oui, ça va faire mal, mais nous devons en passer par-là.» Vainqueur incontesté des élections législatives du 22 janvier dernier et chantre de la «défense des classes moyennes», le nouveau ministre israélien des Finances, Yaïr Lapid, prépare un plan d’austérité particulièrement sévère. Plus grave, sans doute, que celui imaginé par son prédécesseur Benyamin Netanyahou en 2005. Objectif ? Récupérer 40 milliards de shekels (environ 9 milliards de francs) d’ici à la fin de 2014.

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LEAP : l’imminente plongée en récession de la planète

Communiqué public du LEAP (Laboratoire Européen d’Anticipation Politique), 15 mai 2013

Malgré une sensation de calme relatif relayée à la fois par les médias et par des marchés financiers américains et japonais volant de records en records, l’économie mondiale ralentit sérieusement et une récession généralisée se profile.

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Consommer en temps de crise

Low cost, achats d’occasion ou groupés, location, troc… 
Les consommateurs développent de nouvelles stratégies auxquelles 
les industriels cherchent à s’adapter. Ce faisant, une modification
 durable des modes de consommation s’opère.

Baisse du pouvoir d’achat, crainte du chômage, incertitudes quant à l’avenir… Les Français n’ont d’autre choix que de s’adapter. Différentes « solutions » s’offrent – ou s’imposent – à eux : consommer moins, moins cher, « mettre la main à la pâte » ou encore partager.

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75 % des industriels français s’estiment compétitifs

D’après une étude réalisée par le cabinet RolandBerger en partenariat avec L’Usine Nouvelle, les trois quarts des industriels français considèrent leur usine comme compétitive. La question du coût du travail ne semble pas aussi critique que celles de la performance de la fonction achats et de l’organisation industrielle.

Estimez-vous que votre usine est compétitive ? C’est la question à laquelle ont répondu plus d’une centaine de directeurs de sites industriels, dans le cadre d’une étude menée par les consultants de RolandBerger en partenariat avec L’Usine Nouvelle. Menée fin 2012, en plein cœur du débat sur la compétitivité des usines françaises, cette étude dresse un état des lieux moins sombre que l’on pourrait penser. En effet, 63 % des patrons interrogés considèrent que leur site est compétitif, et 12 % le jugent même “très compétitif“.

Bien sûr, cela ne les empêche pas de nourrir des inquiétudes pour 2013. Seuls 4 % des patrons de sites “compétitifs” envisagent une hausse de leur performance économique l’an prochain.
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La BCE lance un deuxième programme de rachat des dettes publiques

La Banque centrale européenne (BCE) va intervenir à des montants illimités sur le marché de la dette des Etats de la zone euro face aux primes de risques élevées réclamées à certains pays, a annoncé jeudi 6 septembre son président, Mario Draghi.

La BCE va lancer un nouveau programme, baptisé “Outright monetary transactions” (OMT), en raison “des perturbations graves observées sur le marché des obligations publiques qui proviennent de craintes infondées de la part des investisseurs sur la réversibilité de l’euro”, a-t-il dit lors d’une conférence de presse à Francfort.

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Et si l’administration commençait par acheter français ?

La politique d’achats de l’administration française n’est guidée que par des questions comptables ou réglementaires, sans se soucier des conséquences sur l’emploi dans le pays, estime Bénédicte Michon, présidente de l’association “La France qui bosse”. Elle préconise notamment d’insérer dans le Code des marchés publics une clause valorisant l’emploi en Europe.

Affiche de 1977. De nos jours, le PCF défend-il encore l’ouvrier français ?

Il y a un certain nombre d’années fleurissait sur les devantures de nos commerçants ce slogan : « Nos emplettes sont nos emplois ». C’était réaliste et hélas prémonitoire d’une situation ô combien dégradée depuis. Avec la crise que nous traversons, nos gouvernants incitent à consommer français et on applaudit à ce patriotisme que nos voisins d’outre-Rhin ont toujours appliqué avec succès.

On s’étonne donc en voyant certains achats de l’administration, qu’elle soit nationale, locale, des hôpitaux ou des entreprises parapubliques. Le dernier exemple en date est celui de la Région Ile de France qui vient de décider de délocaliser au Maroc un centre d’appels. Certes, en agissant ainsi, elle gère au mieux son budget mais cela montre combien les règles publiques amènent à brider l’emploi en France.

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Quand le Qatar rachète l’Europe

Immobilier, sport, médias, industrie, art… Y a-t-il un domaine où les fonds d’investissement qataris sont absents ? Morceau par morceau, l’émirat achète l’Europe. Et s’assure ainsi un avenir confortable.

Son Altesse Cheikh Hamad bin Khalifa Al Thani, Emir du Qatar

310 mètres. C’est la taille de la plus haute tour d’Europe, inaugurée à Londres la semaine dernière, à quelques jours de l’ouverture des jeux Olympiques 2012. Avec ses 95 étages de verre et d’acier, la “Shard London Bridge Tower” a coûté la bagatelle d’1,8 milliard d’euros. Financée à 80 % par quatre fonds d’investissement qataris.

Lorsque les pays européens, durement touchés par la crise, voient certains de leurs prêts gelés, et leurs taux d’intérêts grimper, vers qui se tourner pour trouver des liquidités ? Depuis quelques années, ils n’hésitent plus à faire appel à la manne financière qatarie qui investit à tout-va dans différents secteurs.

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Dix groupes contrôlent l’essentiel de ce que vous achetez

Kraft, Nestlé, Pepsico, Kellogg’s, Mars, Coca-Cola, Procter & Gamble, Unilever, Johnson & Johnson, General Mills : ces dix groupes possèdent la plupart des produits de consommation courante. Les autorités de régulation sont-elles encore capables de faire respecter la concurrence ?

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“L’illusion du choix”, “ces dix compagnies contrôlent tout ce que vous achetez” : le schéma publié par Business Insider fait réfléchir. La concurrence ne serait qu’apparence : sous la multiplicité des marques, on retrouve toujours les dix mêmes compagnies. Or la concurrence donne sa légitimité à l’économie de marché : sans elle, la seule limite à la recherche de profits, c’est l’épuisement du budget des consommateurs.

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L’immobilier est devenu inaccessible aux plus jeunes

Dans leur bilan sur le marché immobilier en 2011, les notaires confirment que le nombre d’acquéreurs de moins de 30 ans ne cesse de baisser alors que celui des plus de 60 ans augmente fortement.

Le plus exhaustif, mais aussi le plus tardif : c’est la force et la faiblesse du bilan annuel du marché immobilier dressé par les notaires. Dévoilé ce jeudi matin, il conforte les contours du marché 2011, tel qu’il a été décrit par la plupart des professionnels.Première confirmation : le record du nombre de transactions (837.000 en 2006) a été battu avec 858.200 transactions en France (710.000 en province et 148.200 en Ile-de-France). Des chiffres exceptionnels dopés par le PTZ +, les taux bas et l’effet plus-values de ceux voulant vendre avant la modification de la fiscalité. Concernant les prix, celui des appartements anciens a progressé en moyenne de 6,5% sur un an à travers le pays avec des pointes à 9% dans des villes telles que Lyon ou Bordeaux. Les notaires relèvent cependant que les tarifs ont amorcé une légère décrue depuis le quatrième trimestre. Lire la suite

La Chine réduit sa dépendance au dollar américain

La Chine détenait 1.150 milliards de dollars d’emprunts du Trésor américain au 31 décembre 2011. Un montant pour la première fois en baisse.

Pékin a réduit sa détention d’actifs financiers en dollars l’an dernier. Une première historique depuis l’existence des données statistiques compilée à partir de 2001 par le Département du Trésor américain. Selon les chiffres divulgués par ce dernier, hier soir, la Chine détenait 1.150 milliards de dollars d’emprunts du Trésor américain au 31 décembre dernier contre 1.160 milliards fin 2010. En juillet de l’an dernier, le montant détenu avait même atteint un pic de 1.315 milliards de dollars. Selon les calculs effectués par Dow Jones, cité par le « Wall Street Journal », la proportion des réserves chinoises investies en dollar se serait effondrée à 54% en juin 2011, contre 74% en 2006.

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La Chine multiplie ses investissements en Europe

Les investissements ont doublé en 2011 pour atteindre 6,7 milliards de dollars. Ils restent toutefois encore très en deçà de ceux des Etats-Unis ou du Japon.

Les sociétés chinoises ont récemment multiplié les rachats d’entreprises en Europe, dans des secteurs très divers comme l’eau, l’énergie ou les yachts de luxe, des investissements plus attractifs que les obligations d’Etat en pleine crise de la dette.
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La faillite de la Grèce désormais officielle

Nouriel Roubini persiste et signe. Après avoir mis en garde la France sur le dérapage de ses finances publiques le mois dernier, le célèbre économiste a récidivé dans une interview accordée au Monde : « Un jour, les marchés se réveillent et il est trop tard ». Un constat valable pour toute l’Europe ?

Il y a d’abord eu l’Islande, puis la Grèce et la Hongrie. Et enfin l’Irlande. Malheureusement, le rouleau compresseur n’est pas près de s’arrêter en Europe et l’Espagne est dans la ligne de mire des investisseurs. Ainsi, l’agence Moody’s vient de publier un rapport annonçant que les banques espagnoles sont confrontées à des besoins de recapitalisation de l’ordre de 17 milliards d’euros.

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