Le “cashback” : Un mode de consommation de plus en plus répandu

Pour faire des économies, certains internautes utilisent le “cashback” (de l’anglais, qui signifie “remise en argent”). Cela permet de faire des achats qui rapportent. Le système est simple. Le consommateur achète via un site qui regroupe plusieurs marques et à chaque commande, ce site lui reverse de l’argent.

Le cashback est un secteur qui revendique aujourd’hui 6 millions de transactions par mois. Il existe une dizaine de sites. Mais attention, cashback peut aussi rimer avec arnaque.

Mieux vaut veiller à bien lire les conditions d’utilisation et privilégier les sites totalement gratuits. Lorsqu’ils sont payants, ce n’est souvent pas rentable. Il faut aussi se méfier des sites aux ristournes très alléchantes. Ils incitent à multiplier les achats.

Des distributeurs automatiques de billets disparaissent… faute de retraits

Les Français utilisent de moins en moins d’espèces pour régler leurs achats, privilégiant les paiements par carte. Conséquence : les banques ferment de plus en plus de distributeurs automatiques. Un phénomène qui pose problème, notamment dans les zones rurales ou périphériques.

Grèce : Fièvre acheteuse, de peur d’une banqueroute

Dans les rues d’Athènes, les magasins ne désemplissent pas. Les retraits sont toujours limités à soixante euros par jour, mais les Grecs qui peuvent se le permettre, préfèrent réaliser des achats, de peur de voir leur argent englouti par les banques, si elles devaient fermer pour de bon.

Les bijouteries, commerces de luxe ou encore d’électroménager ne désemplissent pas.

Consommation : Achat en magasin ou sur internet, qui est gagnant ?

L’économie du partage, la fin des intermédiaires, les nouveaux modes de consommation via internet sont-ils vraiment sources d’économies ? Acheter dans un magasin ou sur internet, louer à un professionnel ou à un voisin, comparaison entre deux familles, deux modes de consommation différents.

La première famille chasse les bons plans via internet, l’économie du partage, l’échange de services. L’autre famille préfère quant à elle les commerçants. Qui est gagnant ?

Transport, nourriture, vacances, vêtements, matériel, au total la famille internet a dépensé 1 261 euros. Côté famille boutique, pour des achats identiques, on atteint les 1 916 euros. Consommer par internet aura coûté dans les exemples pris pas le journaliste près de 34% moins chers. “Se connecter permet vraiment d’économiser“.

Soldes : Tout doit disparaître !

Près d’un vêtement sur deux serait vendu à prix cassé. A priori, il s’agit d’une bonne nouvelle pour tous les amateurs de mode. Mais les acheteurs réalisent-ils vraiment des bonnes affaires? Comment le marché du textile peut-il autant reposer sur un modèle économique au rabais? Jusqu’où certaines marques sont-elles prêtes à aller pour se débarrasser de leurs invendus?

Dans certains grands magasins, des collections sont spécialement créées pour les opérations promotionnelles. L’enquête sur ces vêtements «made in promo» conduit jusqu’en Macédoine, le nouvel eldorado du textile français, levant le voile sur l’un des secrets les mieux gardés de la profession, la destruction de stocks neufs, et sur les conditions de travail d’ouvrières du textile au Cambodge.

Réalisé par Rémi Delescluse (Juin 2015)

Noël : Dernier rush

C’est la dernière ligne droite avant le sapin, l’un des week-ends les plus fréquentés de l’année. Les week-ends de décembre, jusqu’à 200.000 personnes viennent faire leurs achats de Noël, à Parly 2, dans les Yvelines, l’un des plus grands centres commerciaux de France.

Grand rush des courses de Noël : l’envers du décor

Le mois de décembre est sans doute la période de l’année la plus stressante. En cause, les achats de Noël. Faut-il s’y prendre longtemps à l’avance ou au contraire, attendre la dernière minute ?

Comment faire plaisir sans trop se ruiner, comment dénicher la bonne affaire, le cadeau rare ? Vos enfants auront-ils au pied du sapin ce qu’ils ont vraiment commandé au Père Noël ? Autant de questions préoccupantes pour les parents et grands-parents.

Partie 1:


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Achats de Noël : Plongée au cœur d’Amazon

Alors que de plus en plus de Français achètent leurs cadeaux de Noël sur Internet, révélations sur les coulisses du géant de la distribution en ligne. Fondée en 1994 par Jeff Bezos, cette entreprise de commerce électronique américaine s’est spécialisée dans la vente de livres avant d’étendre et de diversifier les produits proposés.

Quelles sont les méthodes employées pour attirer un maximum de clients et accélérer les délais de livraison?

Comparer, négocier, «couponner» comment payer moins cher

Minés par la crise, des millions de Français se lancent chaque jour dans une quête effrénée de la bonne affaire. Dans l’espoir d’améliorer un pouvoir d’achat en berne, ils évaluent les prix, négocient et compilent les bons de réduction.

Internet a fait sauter les derniers tabous. Des sites spécialisés permettent de se renseigner sur les prix, de comparer les offres des enseignes en quelques clics. La pratique, autrefois réservée aux radins, touche désormais le grand public : 40% des consommateurs français déclarent discuter les prix régulièrement. Mais le chemin de la ristourne est souvent semé d’embûches et d’arnaques en tous genres.

Plus qu’un simple moyen de consommer pour trois fois rien, la récupération est devenue un mode de vie à part entière. Cette tendance séduit des milliers de Français à la recherche de la bonne affaire.

Cartes de fidélité : Fidèle un jour, fiché toujours

En quelques années, les cartes de fidélité ont envahi les porte-monnaie des consommateurs. Neuf Français sur dix en possèdent. Au moyen de bons, de cadeaux bien ciblés ou de crédits, les chaînes de la grande distribution récompensent leurs meilleurs clients, les incitent à revenir et en attirent de nouveaux.

Les sociétés qui gèrent ces programmes de fidélité font recette en scrutant les habitudes de consommation des ménages et en constituant d’énormes bases de données informatiques. Au bout de la chaîne, des acheteurs plus ou moins consentants, parfois entraînés dans la spirale du surendettement. Enquête dans l’univers de la fidélité programmée.

Cartes de fidélité : “Fidèle un jour, fiché toujours”

En quelques années, les cartes de fidélité ont envahi les porte-monnaie des consommateurs. Neuf Français sur dix en possèdent. Au moyen de bons, de cadeaux bien ciblés ou de crédits, les chaînes de la grande distribution récompensent leurs meilleurs clients, les incitent à revenir et en attirent de nouveaux.

Les sociétés qui gèrent ces programmes de fidélité font recette en scrutant les habitudes de consommation des ménages et en constituant d’énormes bases de données informatiques. Au bout de la chaîne, des acheteurs plus ou moins consentants, parfois entraînés dans la spirale du surendettement. Enquête dans l’univers de la fidélité programmée.

Un recul du pouvoir d’achat inédit en France depuis 30 ans

Le pouvoir d’achat a reculé de 0,4% en 2012. Et l’année 2013 ne s’annonce pas meilleure.

Comment calcule-t-on le pouvoir d’achat ? Pourquoi le ressenti des français est-il parfois différent des données proposées par l’INSEE ?

Une fois n’est pas coutume, le sentiment de paupérisation des Français est confirmé par les statistiques. Le pouvoir d’achat a reculé de 0,4 % en moyenne l’an dernier, a annoncé l’Insee. Il s’agit du « premier recul depuis 1984  (-1,1 %)», précise l’institut statistique. A l’époque, le pouvoir d’achat signait sa deuxième année consécutive de repli, suite au « tournant de la rigueur » pris par la gauche.

La publication des comptes nationaux détaillés montre que le pouvoir d’achat a même chuté de 0,8 % sur les trois derniers mois de 2012. Jamais depuis le début de la crise, les Français n’avait subit un tel choc sur leur revenu. Mesurée par « unité de consommation », ce qui permet de le ramener au niveau individuel en le corrigeant de la croissance démographique, le pouvoir d’achat a reculé de 1 % en 2012. En cinq années de crise, il a donc reculé, avec ce mode de calcul, à trois reprises  (-0,3 % en 2008 et -0,1 % en 2011).

Au lendemain de l’annonce d’une nouvelle hausse marquée du chômage en février, ce mauvais chiffre de plus ne va pas simplifier la tâche de François Hollande, ce soir sur France 2. « La forte hausse des impôts est le principal facteur de cette baisse », explique l’Insee. Les impôts sur le revenu et le patrimoine ont bondi de 10 % l’an dernier, du fait des mesures de rigueur prises pour réduire le déficit (désindexation du barème de l’impôt sur le revenu, contribution exceptionnelle pour les redevables de l’ISF…). S’est ajoutée la nette dégradation du marché du travail, qui a pesé sur les revenus d’activités.

Handicaps majeurs
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Neuromarketing : Consommateurs pris au piège

Enquête sur le neuromarketing mis en place par la grande distribution et les commerçants pour inciter à acheter : cette méthode redoutable incite à l’achat.

Les magasins manipulent les sens des clients grâce à de la musique, des parfums et des visuels. Ces astuces permettent de déclencher l’acte d’achat. Les professionnels du marketing détournent des technologies médicales directement liées à l’étude du cerveau.

Cette méthode, appelée neuromarketing, permet ainsi de deviner ce que veut le client sans même que ce dernier ait à y réfléchir. Ce business importé des États-Unis séduit les industriels français, qui le développent pour augmenter leurs ventes.

(Merci à Romégas)

Après la Chine, le Japon vole à son tour au secours de l’Europe endettée

Après la Chine, le Japon a promis à son tour d’acheter des obligations européennes pour aider à stabiliser la zone euro fragilisée par la crise de la dette de plusieurs de ses pays membres.

« Il est approprié que le Japon, un pays important, achète une certaine proportion » des obligations que le Fonds européen de stabilité financière (FESF) s’apprête à émettre, a annoncé mardi le ministre japonais des Finances, Yoshihiko Noda, lors d’une conférence de presse, ajoutant que cet achat nippon allait renforcer « la crédibilité » des titres européens.

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« Les États-Unis traversent une crise plus grave que l’Europe »

INTERVIEW – L’économiste américain Jeffrey Sachs soutient une réforme du système monétaire mondial avec un euro aussi important que le dollar.

William Smith Jewett (1812–1873), La terre promise - La famille Grayson

L’économiste américain Jeffrey Sachs, conseiller spécial du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon et professeur à l’université de Columbia, intervient aujourd’hui [jeudi 06 janvier 2011] au colloque « Nouveau monde, nouveau capitalisme », organisé à Paris par le ministre de l’Industrie Éric Besson, en présence de François Fillon et du premier ministre grec Georges Papandréou.

Père de la thérapie de choc libérale dans la Russie d’Eltsine, Sachs, qui a conseillé de nombreux gouvernements, s’est mué au fil des ans en croisé interventionniste de la lutte contre la pauvreté.

LE FIGARO. – L’Union européenne va-t-elle devoir sauver d’autres États membres cette année ?

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Emprunts européens : le grand chassé-croisé

Le regard du responsable des emprunts européens chez BNP Paribas AM.

Supervisant l’investissement obligataire du plus gros fonds institutionnel de la zone euro – 106 milliards d’euros lui sont confiés –, Patrick Barbe décrypte qui sont ces «financiers» auxquels font face les pays européens.

Le Temps : Les responsables européens ont conspué les «spéculations» à l’origine de la crise les affectant depuis un an…

Patrick Barbe : En réalité, la spéculation sur les emprunts des Etats européens – celle des « hedge funds » – est aujour­d’hui limitée. Pour une raison simple : la liquidité sur ces marchés s’est totalement asséchée. Il est cependant vrai que ce sont les flux financiers sur ces obligations – tout autant que l’inquiétude sur la situation financière de chaque pays – qui font maintenant la loi sur les taux d’intérêt de ces Etats. Depuis un an, on a en effet assisté à un véritable basculement de l’équi­libre entre les détenteurs de ces titres.

– Au profit de qui a eu lieu ce mouvement de balancier ?

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Hu Jintao fossoyeur du made in France

Le Président Hu Jintao – qui s’est vu dérouler le tapis rouge – a quitté les terres françaises. Cette visite d’État révèle la toute-puissance de la Chine. Peut-on se permettre de tourner le dos à cet empire qui pourtant ne concourt pas à la défense de nos intérêts nationaux ?

Il est parti. Ouf ! Les Parisiens et les Niçois peuvent reprendre une vie normale. Mais au-delà des embouteillages et des caprices de la « star », la visite du Président Chinois est la démonstration parfaite de la toute-puissance de la Chine. Une toute-puissance que vient de couronner le magazine Forbes, qui affirme aujourd’hui que le nouvel homme le plus puissant de la planète n’est plus Barack Obama, mais Hu Jintao, justement.

Sa visite en France aura donc été placée sous le double signe de la brosse à reluire et du carnet de chèque. Sous le signe de la brosse à reluire, tout d’abord, avec un accueil somptuaire, des déclarations dithyrambiques sur l’amitié indéfectible entre la France et la Chine (alors que ces deux pays sont en froid depuis 2008), de « vraies convergences » sur certains sujets (notamment ceux que seront abordés lors du prochain G20), des partenariats aux bénéfices réciproques… Le pays des Bisounours, quoi !

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Immobilier : les prix pourraient baisser de 30 à 35% d’ici à 2015, selon Jacques Friggit

En principe, le prix des logements anciens augmente à peu près comme le revenu des ménages, selon l’économiste Jacques Friggit. Suite à leur envolée, les prix des logements anciens pourraient chuter de 30 à 35% d’ici à 2015 et retrouver ainsi leur corrélation de long terme.

Combien de temps durera l’euphorie qui règne actuellement sur le marché des logements, en particulier dans les secteurs tendus comme l’Ile-de-France ? Selon un récent sondage de la FNAIM, les ménages anticipent la poursuite de la hausse de l’immobilier ancien.

A moyen terme, cet avis n’est pas partagé par l’économiste Jacques Friggit, chargé de mission au Conseil général de l’environnement et du développement durable. Il scrute l’évolution depuis 1965 du revenu disponible par ménage sur l’ensemble de la France et l’indice du prix des logements anciens en France. « De 1965 à 2000, l’indice du prix des logements anciens a augmenté approximativement comme le revenu par ménage et a évolué dans un « tunnel » autour de ce dernier », observe-t-il.

Mais, depuis le début des années 2000, on assiste à une envolée du prix des logements anciens rapporté au revenu des ménages. Certes la courbe des prix a reculé d’environ 10% en 2009, mais elle a depuis, repris sa hausse. Résultat : l’indice des prix des logements anciens en France dépasse de 70% le fameux tunnel de Friggit.

Le retour vers le tunnel

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Inégalités, surendettement, les deux faces d’une même réalité

(extraits) Par Albert Edwards, responsable de la stratégie à la Société Générale

Quelle est la relation, si elle existe, entre le laxisme extrême des banques centrales aux États-Unis et au Royaume-Uni et le fait que ces pays aient été ceux où les inégalités ont augmenté de façon la plus extrême durant ces dernières décennies ?

Etait-ce un facteur important ?

J’ai lu quelques réflexions provocantes de Marc Faber, dans son Gloom, Boom and Doom report, sur les inégalités extrêmes qui existent aujourd’hui.

Elles m’ont rappelé que nos excellents économistes américains Steven Gallagher [économiste en chef, Société Générale New York] et Aneta Markowska [économiste, Société Générale New York] avaient également traité du sujet.

Sans aucun doute, aux États-Unis l’augmentation des inégalités a été fulgurante ces dernières années (voir graphique ci-dessous).

A gauche : répartition des revenus aux USA de 1917 à 2007, en pourcentage du revenu total. En rouge, les 10% de la population qui ont les revenus les plus élevés. En noir, le 1% de la population qui a les revenus les plus élevés. A droite : évolution du pourcentage de la population dépendant de bons d'alimentation pour se nourrir. (Cliquez sur le graphique pour l'agrandir)

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L’escroquerie monétaire mondiale

Par Eberhard Hamer (N.B. : cet article date de 2005)

La manipulation actuelle des systèmes de la monnaie et des changes constitue le scandale le plus important et aux conséquences les plus marquées de notre époque. Pour la première fois, l’escroquerie monétaire atteint des dimensions mondiales, car elle a lieu sur toute la planète, elle ne peut plus être contrôlée, arrêtée ou empêchée par aucun gouvernement et elle a même lieu de manière formellement légale, conformément à des lois nationales désuètes.

Toutefois, il est certain que l’escroquerie monétaire, comme toute autre escroquerie, ne peut pas enrichir à long terme les malfaiteurs par l’appauvrissement de leurs victimes, puisque l’on ne peut abuser d’aucun système monétaire libéral à long terme.

Selon la théorie financière, la monnaie est un moyen d’échange légalisé, qui conserve de surplus sa valeur. C’est pourquoi elle était jadis un monopole de l’État (droit de battre monnaie). Les pièces d’or, d’argent et de cuivre qui circulaient comme monnaie étaient battues par l’État. Celui-ci garantissait aussi la pureté du métal et le poids des monnaies, de sorte que l’on savait à tout moment, dans le pays comme à l’étranger, quelle était la valeur de chaque pièce. Ainsi, les pièces de monnaie étaient simultanément moyen d’échange et valeur durable.

• Mais pour battre monnaie, l’État doit avoir de l’or et de l’argent. Il était donc important qu’il disposât de mines d’argent, par exemple (Rammelsberg près Goslar), ce qui lui permettait de battre des monnaies supplémentaires en argent. Inversement, les citoyens savaient que l’État ne pouvait battre monnaie que dans la mesure où il disposait des métaux précieux correspondants. L’approvisionnement en métaux précieux était donc la base de la monnaie de métal précieux en circulation (monnaie d’or en circulation).

De la monnaie réelle à la monnaie fiduciaire
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La Chine va-t-elle nous bouffer ?

Philippe Cohen et Luc Richard livrent dans ” Le Vampire du Milieu “, une enquête saisissante sur l’envers du décor du modèle chinois. Non seulement l’économie de marché n’a pas converti la deuxième puissance mondiale à la démocratie, mais elle n’a pas amélioré la vie des Chinois…

La naïveté vis-à-vis de la Chine est-elle une tradition des élites françaises ?

Il y a quelques décennies, la fine fleur de l’intelligence revenait émerveillée de voyages très organisés dans quelques villages Potemkine du paradis maoïste. Depuis quelques années, le gratin des patrons français croyait avoir trouvé le paradis du capitalisme dans quelques mégalopoles côtières chinoises.

Alors que brille l’Exposition universelle de Shanghai et que la plupart des médias continuent de s’émerveiller de la réussite chinoise, l’enthousiasme retombe dans les milieux économiques français. Mais, comme chez nos ex-maos, le pressentiment de s’être fait piéger ne pousse pas nos entrepreneurs déçus à l’analyse publique.

Le passionnant et terrifiant livre écrit par (…) Philippe Cohen et Luc Richard, longtemps correspondant de Marianne en Chine, permet de comprendre ce qui s’est passé.

Ils nous avaient prévenus, il y a cinq ans, avec un premier ouvrage, ” La Chine sera-t-elle notre cauchemar ? ” (Mille et Une Nuits), et ont, depuis, poursuivi leur enquête sur l’envers du décor de ce ” modèle chinois “, un système sans précédent : une dictature qui a misé sur la mondialisation sauvage, avec, comme atout décisif, un immense prolétariat esclave dressé par un demi-siècle de communisme.

Car là résidait le principal intérêt de la Chine aux yeux des financiers d’Europe et d’ailleurs : une main-d’oeuvre de 20 à 30 fois moins chère, leur permettant de s’affranchir d’un salariat occidental protégé.

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L’Addictature : la tyrannie de la dépendance

«L’addictature», c’est la dictature du système marchand, mondialiste et médiatique à travers l’addiction : l’addiction aux images, l’addiction à la consommation ; notamment par la prise du contrôle des esprits par les publicitaires et la décérébration scientifique, une addiction à la consommation, à la publicité et au commerce, qui est la principale cause du politiquement correct. C’est le chef d’entreprise, le publicitaire et l’éditorialiste qui cherchent à éviter tout ce qui peut nuire à un « bon climat », ce qui les conduit à privilégier le conformisme et à craindre la liberté de l’esprit.

1/ Consommer c’est détruire

Londres, été 2000, à proximité du célébrissime Hyde Park, une réunion se tient dans les locaux d’une agence de publicité regroupant une vingtaine de «marketeurs» du monde entier… Face à l’agence, un panneau publicitaire de 4 mètres sur 3 attire l’attention du passant, dérange la bonne société londonienne et émerveille nos jeunes cadres un brin efféminés, grands prêtres de l’impact pour l’impact, adeptes des idées décalées qui «feraient bouger le monde», ennemis jurés de la normalité d’emblée jugée réactionnaire ou simplement emmerdante.

Sur l’affiche géante : une femme septuagénaire ridée comme une pomme, le visage révulsé et bestial, un corps misérable au deux tiers dénudé, simplement sanglé dans une combinaison sado-maso de latex noir clouté ; dans sa main droite un fouet hérissé d’épines de métal, dans sa main gauche une boîte de pastilles à la menthe et un « claim », une signature, un message : «Draw the pleasure from the pain» (tirez votre plaisir de la souffrance).

Un clin d’œil bien british à la gloire du menthol contenu dans ces anodines pastillettes, mais qui pourrait en dire long sur la dégradation de notre rapport au monde, ô combien tourmenté.

Et si consommer, c’était consumer et se consumer, altérer l’objet et s’altérer soi-même… et si consommer, c’était avant tout détruire ?

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Nous sommes tous des Grecs

On va en baver. Pour sauver la Grèce ? Non. La construction européenne ? Non plus. Pour sauver les marchés. Pour sauver le capitalisme. Pour se plier à ses diktats, une fois de plus, tout en faisant mine d’en dénoncer les « excès », les « dérives ». En s’en prenant, en mots, jamais en actes, aux « spéculateurs », comme si la spéculation n’était pas l’un des fondements du capitalisme. Qui a provoqué la crise sinon les marchés ? Qui a attaqué la Grèce ? Et le Portugal ? Et bientôt l’Espagne et l’Italie ? Ceux qui veulent la mort de l’Europe. Et ce serait bon pour nous ? Non.

Jason et les Argonautes tentant de résister au chant des sirènes (cliquer sur l'image pour l'agrandir)

Les « marchés » (terme anonyme qui recouvre pourtant une réalité humaine : ceux qui donnent les ordres d’achat et de vente, et qui veulent pouvoir continuer de les donner le plus longtemps possible en dollars, et non en euros) sont en train d’obtenir ce qu’ils voulaient : la mort de l’Europe par la destruction du seul instrument qui aurait pu lui permettre de jouer un rôle international en l’état de sa construction, l’euro.

Un euro qui est cause de l’actuelle guerre (arrêtons les euphémismes : oui, nous sommes en guerre politique et économique !) entre les deux côtés de l’Atlantique, guerre dissimulée aux yeux des Européens par cette réalité on ne peut plus navrante : attaquée sur son flanc méditerranéen, l’Europe a tout de suite décidé… de collaborer.

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Accord sur 750 milliards d’euros de prêts pour sauver la zone euro

Les pays de l’UE se sont mis d’accord, dans la nuit du dimanche 9 au lundi 10 mai, sur la mise en place d’un plan de secours historique allant jusqu’à 750 milliards d’euros pour aider les pays de la zone euro, si nécessaire, et endiguer une crise financière qui menace de gagner toute la planète. Cette enveloppe sans précédent dans l’histoire récente pour un programme de soutien financier inclut des prêts et garanties des pays de la zone euro, ainsi que des prêts du Fonds monétaire international.

Il faut attaquer les problèmes à la racine, et vraiment combattre les causes” des tensions qui pèsent actuellement sur la monnaie unique européenne, a estimé la chancelière lors d’un bref point de presse, évoquant la nécessité de “consolider le budget” de tous les pays de la zone euro. Les décisions prises dimanche vont permettre de “renforcer et protéger l’euro“, a-t-elle dit.

Il aura fallu plus de onze heures de tractations à Bruxelles entre ministres des finances européens, convoqués en urgence, pour aboutir à un total se décomposant en 60 milliards de prêts apportés par la Commission européenne et 440 milliards de prêts et garanties par les pays de la zone euro, soit 500 milliards au total. Le Fonds monétaire international apportera une contribution additionnelle sous forme de prêts, pour un montant pouvant atteindre 250 milliards d’euros.

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Implosion occidentale et croissance chinoise

Une tribune libre de Michel Drac

La plupart des Occidentaux sont encore aujourd’hui convaincus que les USA possèdent une économie infiniment plus puissante, performante et créatrice de richesses que l’économie chinoise.

Il est fréquent qu’on vous oppose, quand vous évoquez la montée en puissance de la Chine, le ratio qui existe entre le PIB US au taux de change courant (14 400 milliards de dollars en 2008) et son équivalent chinois (4 300 milliards pour la même année), soit à peu près le chiffre magique de 3.

Voyons, comment pouvez-vous évoquer une situation de quasi-parité entre Chine et USA en termes de puissance économique, alors que le PIB des USA est trois fois plus gros que celui de la Chine ? Et comment pouvez-vous dire que le système US n’est pas forcément plus performant que le système chinois, alors que les USA, quatre fois moins peuplés que la Chine, ont un PIB trois fois plus important ? Voyons, le PIB par habitant des USA est 13 fois plus élevé que celui de la Chine !

Pour mesurer à quel point ce type d’interrogation est en soi révélateur de la confusion carte/territoire qui constitue, dans l’actuelle phase de paraphrénie collective, l’essence du mode de pensée de nos contemporains occidentaux, il faut ici rappeler quelques évidences.

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Crise et mutation (suite et fin)

Il y a quelques jours, nous avons publié deux extraits d’un livre-dialogue, insolite et inclassable, qui vient de paraître, « Crise et mutation » (Editions Charles Antoni – L’Originel, janvier 2010).

En voici un troisième et dernier passage, dû à Jean-Pierre Crépin, ex-associé du groupe de marketing HighCo, spécialiste de la mutation consommateur citoyen, auteur du blog Nécronomie, sur lequel il chronique la crise après l’avoir annoncée dès 2005.

« L’individu ayant abandonné sa liberté au profit du social, peut, en cas de retournement, se déchaîner contre ce qu’il adulait jusque-là. » (Charles Antoni)

Certes, mais depuis la chute des idéologies, Charles, je pense que les insurrections auxquelles nous aurons droit seront d’un autre ordre ou plutôt le prolongement de celui-ci.

Nous sommes devenus les sous-produits d’un mode de vie érigé en tant que culture : le consumérisme et la culture des Marques devenus philosophie de vie.

Les émeutes de la Gare du Nord avaient donné lieu à des commentaires, où il s’agissait de déterminer si nous étions en présence d’une révolte sociale, ou d’actes de délinquance. Un syndicat de police nous certifiant que nous étions en présence de délinquants, puisqu’il y avait eu pillage d’un magasin de chaussures.
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La crise financière est-elle finie ? Crédible ou pas crédible ?

Par Charles Dereeper

Les autorités monétaires et politiques de nombreux pays sont formelles : la crise est finie et il va falloir reconstruire et remonter la pente.

Voici les raisons pour lesquelles je « n’avale pas » cette version officielle…

Avant de démarrer la démonstration, je précise que depuis début octobre 2009, j’ai abandonné la baisse et j’ai retourné ma veste sur la tendance du CAC 40 : aujourd’hui, j’anticipe toujours la poursuite du marché haussier, avec un top pour le début du mois de mars 2010 autour de 4300 points.

J’anticipe également un premier semestre en croissance faible, au niveau du PIB français. De nombreuses raisons militent pour ces deux événements.

Mais de là à penser que la crise est finie, à long terme, il y a un pas que je ne franchirai jamais.
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Consommation : les Français ont mangé leur pain blanc en 2009…

Par Alexandre Bourgeois, économiste chez Natixis

C’est un fait entendu : de tous les « grands pays », la France est celui qui, durant cette crise, a le mieux résisté. Au classement des bons élèves de l’Union à vingt-sept, notre pays, avec un recul maximal de son PIB de 3,5 %, occupe même une très bonne quatrième position, loin toutefois derrière la Pologne (dont le PIB n’a pas reculé), la Grèce (- 1,7 %) et la Suède (- 2,3 %). A l’arrivée, l’écart de croissance avec la zone euro devrait dépasser les 1,5 point en moyenne cette année, un sommet depuis plus de vingt ans.

Ce serait toutefois un contre-sens de penser que l’économie française va bien.

En effet, comme la très grande majorité des économies occidentales, la France a connu en 2009 sa crise la plus grave depuis la Deuxième Guerre Mondiale. L’intensité de la récession a ainsi été presque trois fois supérieure à celle de la grave crise de 1992-93.

Heureusement, la consommation des ménages, principal moteur de l’économie hexagonale depuis dix ans, a bien résisté.

De manière surprenante en effet, malgré la hausse du chômage, malgré le ralentissement des salaires, malgré un indice de confiance à son plus bas niveau historique, les Français n’ont pas réduit leurs dépenses de consommation durant cette crise.

Deux explications principales peuvent être mentionnées pour expliquer ce phénomène. Lire la suite

Bourse : +22%, mon Dieu que c’est bon !

Haut les cœurs braves gens, la Bourse de Paris a enregistré une hausse de 22% en 2009. Mais ce qui est plus que jamais en augmentation, c’est l’optimisme de nos «zéditorialistes» et de nos «zexperts»…

La Une du Figaro, lundi 04 janvier 2009

Il y a les hausses qui font mal au porte-monnaie des Français (comme l’augmentation des tarifs de la SNCF ou du forfait hospitalier) et celles qui font frémir de plaisir les grands « zéditorialistes » : +22% pour la Bourse de Paris en 2009 ! L’extase !

Du coup, l’optimisme est de mise. Les « zexperts », nous dit Le Figaro dans son édition de ce lundi, « tablent sur une nouvelle hausse de 10% des actions en 2010 ».

+22% à 3 936 points ? Dieu que c’est bon, surtout quand les commentateurs ont à l’esprit que le 9 mars 2009, la Bourse de Paris avait chuté à 2 520 points.

Mais ce +22% serait vraiment bon, si seulement il n’était pas calculé au regard d’une année 2008 terrible et à la fin de laquelle le CAC 40 avait clôturé à près de 3 218, soit une baisse de 43%.

+22% à 3 936 ? C’est moins bien qu’en 2005, 2006 et 2007.

+22% à 3 936 ? C’est largement derrière les 5 926 de l’année 2000, année de tous les records et… de l’explosion de la fameuse « bulle Internet ».

+22% à 3 936 ? C’est une peccadille, au regard des augmentations hallucinantes enregistrées, l’année passée, par d’autres places boursières et relevées par Slate.fr : « 128% de hausse à Moscou, 115% à Buenos Aires, 79% à Bombay, 78% à Shanghai ».

+22% à 3 936 ? Un résultat obtenu grâce, notamment, à un secteur automobile lui-même dopé artificiellement par la prime à la casse : +95,15% pour Renault et +94,77% pour Peugeot.

Le tout, en dépit du maintien d’un chômage musclé et des inquiétudes sur le pouvoir d’achat et surtout la protection sociale : les Français, pourtant parmi les mieux protégés du monde, consacrent 17% de leurs revenus à l’épargne. On n’atteint pas encore les taux chinois (jusqu’à 60%) mais tout de même.

Si une leçon n’a pas été tirée de la crise c’est bien celle-là : chacun s’est complètement habitué au décalage entre la Bourse et l’économie réelle. Au point de préférer regarder les courbes sur son i-Phone plutôt que son voisin…

Mais qu’importe, on a échappé au pire, +22%, c’est bon : il faut coûte que coûte se réjouir et même jouir. Ils sont forts ces « zéditorialistes » et ces « zexperts ». Ils ont de l’optimisme à revendre. Mais, s’il était coté en Bourse — cet optimisme —, les petits épargnants seraient bien inspirés de ne pas miser un kopeck dessus : il est régulièrement contredit par les faits…

Marianne2

Le grand Monopoly mondial des terres agricoles

Incapables de nourrir leurs larges populations avec leur seule production domestique, certains pays se lancent dans de vastes opérations d’achat de terres cultivables à l’étranger.

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Depuis 2007 et la forte hausse des matières premières agricoles, qui a provoqué les émeutes de la faim, l’acquisition des terres cultivables est devenue la priorité numéro un de nombreux pays du globe, pour assurer leur autosuffisance alimentaire.

Au premier rang d’entre eux, la Chine. «Avec 10 % de surfaces agricoles exploitables, la Chine doit nourrir 22 % de la population mondiale», explique un consultant agricole, Axel de Martene. Lire la suite

(14.11.2009)

  • Euro Disney creuse sa perte et reporte ses paiements de dette

Euro Disney a creusé sa perte au cours de son exercice clos le 30 septembre à cause des effets de la crise sur son chiffre d’affaires et son résultat d’exploitation. En 2008-2009, la perte nette part du groupe a progressé à 55 millions d’euros, après une perte de 2,8 millions un an plus tôt. Les ventes du groupe sont tombées à 1,230 milliard d’euros, contre 1,324 milliard lors de l’exercice précédent, tandis que le bénéfice d’exploitation a été ramené à 26,4 millions contre 90,5 millions. Au 30 septembre 2009, la trésorerie du groupe s’élevait à 340,3 millions d’euros, contre 374,3 millions d’euros une année auparavant.

Au titre de l’exercice 2008-2009, Euro Disney dit ne pas avoir respecté ses objectifs de performance prédéterminés et a donc reporté des paiements en dette subordonnée à long terme. Il s’agit des 25 millions d’euros de redevances de licence dues à The Walt Disney Company (TWDC) au titre de l’exercice passé et des 15,1 millions d’euros d’intérêts dus à la Caisse des dépôts et consignations. Le groupe prévoit également de reporter le paiement d’un montant supplémentaire de 5,1 millions d’euros d’intérêts dus à la CDC au cours du premier trimestre de l’exercice 2010. Reuters

  • Dassault souffre, la France lui achète des Rafale

Le constructeur aéronautique français Dassault Aviation a subi un recul de 8% de son chiffre d’affaires au troisième trimestre à 908,7 millions d’euros. Sur les neuf premiers mois, le chiffre d’affaires cède 9% à 2,292 milliards. L’avionneur souligne avoir subi des annulations et des reports de livraison, notamment dans le secteur des avions d’affaires qui l’ont amené à revoir à la baisse ses cadences de production et à mettre en place depuis septembre des mesures de chômage partiel. Hasard de calendrier, c’est ce même jour que le ministre de la Défense, Hervé Morin, annonce avoir approuvé une nouvelle commande de 60 avions de combat Rafale pour la Marine et l’armée de l’Air fabriqués justement par Dassault. Une commande certes prévue dans la loi de finances 2009 et par la loi de programmation militaire pluriannuelle mais qui tombe bien. Elle porte à 180 le nombre de Rafale commandés par le ministère de la Défense dont près de 80 déjà livrés. Au total, la France a prévu d’en acheter 294 dont 60 en version Marine. Le prix unitaire pour la France est estimé à 50 millions d’euros mais en prenant en compte les coûts de développement et de maintenance, il double presque à 96 millions. Reste maintenant à vendre l’avion à l’export. On attend une commande venue du Brédil. D’autres pays comme les Emirats arbes unis, le Koweït, Oman, le Qatar, voire la Libye ou encore la Suisse s’y intéressent. La Tribune

  • Vinci : chiffre d’affaires en baisse de 5,7% au 3ème trimestre

Le groupe français de BTP et de concessions autoroutières Vinci, numéro un mondial du secteur, a dégagé au troisième trimestre un chiffre d’affaires en baisse de 5,7% à 8,604 milliards d’euros. Au troisième trimestre, les ventes, à périmètre comparable, sont en recul de 7,2%. Les métiers construction, routes et services à l’énergie affichent une baisse d’activité de 7,6% à 6,94 milliards d’euros. La filiale Vinci Construction enregistre le plus fort recul (-12,1%), en raison de la fin de plusieurs grands chantiers en France et de la “forte contraction des marchés de la construction au Royaume-Uni, en Belgique et en Europe Centrale”. Sur les neufs premiers mois de l’année, le chiffre d’affaires s’établit à 23,6 milliards d’euros, en baisse de 4,6% par rapport à la même période de 2008 (-6,3% à données comparables). Romandie News

  • Derichebourg : le chiffre d’affaires 2008/2009 chute de 42%

Le chiffre d’affaires consolidé non audité du groupe Derichebourg pour l’exercice 2008-2009 s’élève à 2,4 Milliards d’Euros en diminution de 42,6% à périmètre et taux de change constants. La baisse du chiffre d’affaires des services à l’environnement est de -56,1%, du fait de la baisse des volumes et des prix, ce qui explique pour une large part cette évolution. Le chiffre d’affaires de l’activité des services aéroportuaires s’élève à 555 Millions d’Euros, soit une diminution de 11,4%, à périmètre et taux de change constants. Sur le deuxième semestre, la variation est de -10,7% contre -12,1% sur le premier semestre témoignant selon le groupe d’une évolution favorable propre aux sociétés du groupe. Cette diminution s’explique notamment par la baisse de l’activité Cargo. Le chiffre d’affaires de l’activité multiservices est en baisse de 4,1%, et s’élève à 516 ME. Finances Orange

(07.11.2009)

  • L’Afrique du Sud annule l’achat de huit avions militaires à Airbus

Le gouvernement sud-africain a annoncé jeudi l’annulation d’un contrat signé en 2005 avec Airbus pour l’achat de huit avions de transport militaire A-400 M, en raison d’une escalade des coûts et de retards de livraison. Le coût de ces avions-cargos a plus que doublé en quatre ans, a souligné le porte-parole du gouvernement Themba Maseko, cité par l’agence Sapa. Le contrat initial était de 17 milliards de rands (1,5 milliard d’euros, 2,2 milliards de dollars au taux actuel) mais représente aujoud’hui environ 40 milliards de rands (3,5 Mds EUR, 5,2 Mds USD), a-t-il précisé. Le gouvernement a déjà payé 2,9 milliards de rands, mais sera remboursé parce qu’Airbus n’a pas respecté les délais de livraison mentionnés dans le contrat, a-t-il dit. AFP

  • Opel : GM va supprimer 10.000 emplois, la polémique enfle

General Motors devrait supprimer environ 10.000 emplois chez Opel, sa filiale européenne qu’il a finalement décidée de conserver. Cela représente pas moins de 20% des effectifs du constructeur, qui compte des usines en Allemagne, au Royaume-Uni et en Espagne. La décision fait des remous outre-Rhin. Le président du Land de Hesse a fait part de sa colère et exigé le remboursement du prêt relais accordé à GM d’ici la fin du mois de novembre. Le ministre allemand de l’Economie Rainer Brüdera a émis la même exigence. Opel a fait répondre qu’il ne doit que 900 millions d’euros environ à l’Etat fédéral et aux Länder allemands car il a déjà remboursé une partie du prêt relais dont il a bénéficié : 200 millions sur un total de 1,1 milliard d’euros, moins que le montant maximum de 1,5 milliard mis à sa disposition. Le gouvernement allemand a en tout cas qualifié l’attitude de General Motors dans ce dossier d’“inacceptable”. Les syndicats allemands d’ Opel ont annoncé des “actions de protestation” sur tous les sites allemands dès jeudi, qui doivent ensuite s’étendre au niveau européen. La Tribune

(Merci à SPOILER)

  • USA : recul des ventes de Chrysler de 30 % en octobre, 23 000 suppressions d’emplois

Le constructeur automobile américain Chrysler a annoncé avoir ouvert un nouveau plan de départs volontaires pour 23 000 salariés aux Etats-Unis pour tenter de réduire les coûts. Seuls les employés horaires représentés par le syndicat United Auto Workers (UAW) y sont admissibles, les salariés qualifiés en étant exclus. Les personnes concernées ont jusqu’au 13 novembre pour accepter le départ, recevant en contrepartie une somme d’argent, des bons pour l’achat de véhicule et un certain nombre de prestations de retraite et de couverture de soins, en fonction de l’âge, de l’ancienneté et du lieu de travail. Cette annonce intervient au moment où le directeur général de Fiat doit dévoiler sa stratégie industrielle pour Chrysler, dont les ventes ont chuté de 30% en octobre aux Etats-Unis. L’usine nouvelle

  • Allemagne : Daimler va supprimer 1.000 postes chez Mercedes-Benz

Daimler envisage de supprimer 1.000 postes dans sa filiale de voiture de luxe Mercedes-Benz en offrant des plans de départ volontaire à certains employés, a annoncé mercredi le constructeur automobile. L’activité automobile de Mercedes-Benz emploie environ 45.000 personnes en Allemagne. Daimler s’est entendu avec les syndicats pour s’abstenir de réaliser des licenciements secs jusqu’en 2011. Le directeur de Daimler, Dieter Zetsche, a annoncé que les effectifs de son groupe serait sensiblement réduit l’année prochaine. Reuters

Surendettement: Lagarde contre la suppression du crédit “revolving”

Christine Lagarde est opposée à la suppression du crédit “revolving” ou crédit renouvelable. Elle se dit hostile à la proposition de loi pour supprimer ce type de crédit.

Le crédit revolving ou encore crédit permanent est une forme de crédit à la consommation. Souvent accompagné d’une carte, il permet de disposer d’une réserve d’argent qui se renouvelle, dans la limite d’un plafond fixé, au fil des remboursements.

En France, ils sont des milliers à être pris à la gorge, étouffés par les crédits qui, pour certains présentent des taux d’intérêts frôlant les 20 %. La crise aidant, il y a malheureusement fort à parier que les dossiers de surendettement aillent croissant. L’association 60 millions de consommateurs annonce déjà une augmentation de 12,6 % entre juillet 2008 et juin 2009, ce qui porterait à 205 297, le nombre de dossiers déposés en commissions de surendettement en une seule année. Soit, à ce jour, plus d’un million de procédures en cours.

“Interdire le crédit revolving, c’est la facilité. 40% des achats par correspondance à La Redoute ou aux Trois Suisses sont réglés avec des cartes de crédit revolving. Il y a des milliers d’emplois à la clef,” argue la ministre qui préfère donc rendre le crédit “responsable” plutôt que de le supprimer.

Pourtant 90 % des procédures de surendettement concernent des personnes ayant contracté un ou plusieurs crédits revolving. Souvent, après avoir essuyé un refus auprès des banques. “Ce système est un véritable pousse-au-crime dont le seul but est de générer l’achat compulsif.” L’Express

Matières premières : manipulation des cours par des fonds spéculatifs

Lorsqu’il n’existe aucun organisme régulant le marché d’une matière première, comme par exemple l’OPEP (Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole) qui influe sur le cours des produits pétroliers, ce marché est dit entièrement “libre”.

Cette “liberté” est en réalité le règne du plus fort, ou plus exactement, du plus riche et du mieux placé.

Ainsi en est-il du marché de l’or, dominé par un cartel formé par certaines grandes banques comme JP Morgan et HSBC, et du marché du gaz, notamment.

Sur ces marchés interviennent des “hedge funds” ou fonds spéculatifs, de nature privée, dont le but n’est pas l’investissement normal dans le marché, consistant à financer la production de richesses en échange d’une partie des bénéfices mais, essentiellement, comme leur nom l’indique, la spéculation.

Comment ? Le plus souvent, simplement en achetant en grandes quantités un type de biens au prix le plus bas possible, puis en le revendant au plus haut, progressivement ou en masse, notamment après avoir ainsi, en provoquant pendant un temps une baisse de l’offre, “étranglé” le marché et contribué à une hausse des prix.

A titre d’illustration parmi d’autres, c’est le mécanisme actuellement en branle sur le marché de l’étain à Londres, comme nous l’apprend une dépêche de l’AFP, datée du 8 octobre 2009.

Un discret investisseur possède actuellement plus de 90% de l’étain échangé sur le London Metal Exchange (LME), une situation légale, selon le régulateur du marché, mais qui fait grogner les acheteurs contre des prix jugés artificiellement élevés. Lire la suite