Et si la BCE avait déjà échoué ?

La Banque centrale européenne se démène pour éviter la déflation. Mais son action risque d’être peu efficace. Par Marc Berry, consultant

Il y avait dans l’étalage de mesures annoncées par la BCE le 4 septembre, quelque chose de précipité, de l’ordre de l’urgence. Face aux questions des journalistes, le discours de Mario Draghi manque de cohérence, fuit les précisions et paraît même parfois gêné. La multiplication – pour ne pas dire l’amoncellement – des outils de refinancement semble trahir un certain désarroi de la part de la BCE.

Toutes les options sont désormais sur la table. Et même si le banquier central continue de brandir la menace d’un ” fantomatique ” QE (de dettes souveraines), on peut s’interroger sur la pertinence des mesures voulues par la BCE. En apparence, la banque centrale est dans son rôle : active, volontaire, impassible et sûre d’elle. Mais passé les premiers effets d’annonce, on comprend vite que ses actions n’auront qu’une portée limitée. Explications.

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États-Unis : “Starti”, la première voiture créée avec une imprimante 3D

Après la pizza, le vêtement, le meuble et même la maison issus des imprimantes 3D, voici la voiture. Un groupe d’ingénieurs a présenté une voiture conçue à partir d’impressions 3D, samedi 13 septembre, au salon des technologies de l’industrie à Chicago (États-Unis).

Les composants de la voiture ont été imprimés les uns après les autres durant plus de 44 heures, selon Les Echos. “Nommé ‘Strati’, le prototype du véhicule a été sélectionné parmi plus de 200 autres en juin dernier par Local Motors qui avait lancé un appel à projet auprès de sa communauté d’experts et de designers”, précise le quotidien économique.

Avec 800 kilos, elle est plus légère que les véhicules traditionnels. Elle est fabriquée avec de l’acrylonitrile butadiène styrène (ABS), un plastique présentant une bonne tenue aux chocs et relativement rigide, à renfort de fibre de carbone. Aux pièces imprimées en 3D vient s’ajouter un moteur électrique.

Mais vous ne la croiserez pas tout de suite dans les rues : elle n’a pas encore été homologuée par l’instance chargé d’approuver les véhicules, a précisé samedi le PDG de Local Motors.

L’effondrement capitaliste et la poussée vers la guerre

[La Rédaction de Fortune ne partage pas forcément toutes les analyses ni les préconisations de ce texte issu d'une publication trotskiste. Néanmoins, il nous a paru intéressant de le soumettre à la critique des lecteurs.]

L’aspect le plus frappant de la réunion, cette semaine, du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) ne sont pas les décisions, aussi importantes soient elles, qu’il a prises pour réduire encore davantage les taux d’intérêt officiels et initier l’achat de titres adossés à des actifs (ABS).

Otto Dix : “La guerre” (panneau central)

En réalité, c’est le profond sentiment de malaise qui a plané sur la réunion alors que les pouvoirs en place étaient confrontés au fait que six ans après l’effondrement du système financier mondial en 2008, non seulement ils ne sont pas plus près de trouver un train de mesures pour assurer une « relance » économique, mais la situation ne fait qu’empirer.

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Collateralized debt obligation (CDO)

Il n’y a pas de bonne traduction française de cette expression. Certaines créent vraiment des risques de confusion car il y a une différence réelle entre les « obligations » qui sont appuyées, c’est à dire liées à des dettes et qui sont donc garanties ( ABS, asset backed securities) et les CDO où un portefeuille de crédit est la contrepartie de l’émission d’obligations : on dit parfois que ces dernières sont « conjointes ». Il vaut mieux oublier la francisation, d’autant plus que toute la littérature autour de la Crise de 2008 et de ses causes fait référence non pas à « obligation avec dette collatérale » mais à … CDO.

Pour comprendre ce qui est à l’origine du CDO, outre l’imagination toujours sur la brèche des financiers, il faut se mettre dans la peau d’un banquier. Un banquier, on l’oublie un peu trop ces derniers temps, prête de l’argent à des particuliers, des entreprises ou des collectivités publiques et privées et même des Etats.

Comment sortir les risques et supprimer les contraintes qui pèsent sur les portefeuilles de crédit.

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Vous avez aimé les subprimes, vous adorerez les «dark pools»

La crise financière de 2007-2009 a fait apparaître au grand jour l’existence d’un système financier avec des structures opaques, parallèle au système financier «officiel», ayant cru de façon exponentielle au cours des quelques années précédentes, avec ses FCC, SIV, SPV, et autres «conduits»…

Rendre plus transparent ce système financier parallèle (shadow financial system) est devenu une préoccupation majeure des travaux du G20. Mais, alors même qu’il était décidé de rendre plus transparentes ces structures, au même moment s’est développé en Europe, un système boursier parallèle: un shadow market system.  Sous l’argument irrésistible de «best execution», celui-ci a non seulement permis mais bien accepté des «caches»:  l’internalisation, et maintenant les «dark pools»: ce ne sont plus seulement certaines structures d’intermédiation financière qui sont obscures, mais la plupart des opérations entre les différents agents économiques, le «marché» lui-même. Aura-t-on gagné au change?

«Je ne sais pas ce qui se passe sur mes titres… On ne peut pas dire que ce soit en progrès… Il se fait tous les jours des opérations sur nos titres dont on ne peut avoir des données claires. C’est très inquiétant.» (Déclaration de Martin Bouygues aux entretiens annuels de l’Autorité des marchés financiers (AMF) – 16 décembre 2009).

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