Les secrets de la Réserve Fédérale, institut d’émission monétaire des États-Unis (Rediff.)

Contrairement à une croyance générale, l’institut d’émission des Etats-Unis est, en fait, une machine à fabriquer de l’argent détenue par un cartel bancaire privé, qui gagne d’autant plus que les taux sont élevés. Mine de rien, il imprime des dollars à bon marché et les revend plus cher.

J.P. Morgan et J.D. Rockefeller vers 1910

L’institut d’émission des Etats-Unis, appelé aussi «Réserve fédérale» ou «FED», revient constamment en point de mire lorsque le monde financier international se demande, anxieux, s’il va modifier son taux directeur ou non.

L’abréviation FED se rapporte au «Board of Governors of the Federal Reserve System», c’est-à-dire à la conférence des gouverneurs du «Federal Reserve System» érigé il y a 93 ans.

Il s’agit non pas d’une ­banque centrale traditionnelle, mais de la réunion de cinq banques privées régionales tout d’abord, de douze banques actuellement, disséminées aux Etats-Unis, habilitée chacune à porter le nom de Federal Reserve Bank, un petit nombre d’initiés seulement sachant à qui elles appartiennent.

Un seul point est certain : elles n’appartiennent pas à l’Etat. Néanmoins, elles exercent les fonctions d’un institut d’émission de l’Etat.

Elles prennent leurs décisions au sein du Federal Reserve Board, dont le président les représente à l’extérieur et dont les séances ont lieu à Washington dans leur propre et imposant monument historique. La plus importante de ces banques privées est la Federal Reserve Bank of New York, qui contrôle l’énorme place financière de cette ville. Lire la suite

Comment les puissants sont réellement devenus puissants – Du protectionnisme au libre-échangisme, une conversion opportuniste

Par Ha-Joon Chang, professeur à la faculté d’économie et de politique de l’université de Cambridge (Royaume-Uni) ; auteur de « Kicking Away the Ladder. Development Strategy in Historical Perspective », Anthem Press, Londres, 2002 (Prix Gunnar Myrdal 2003)

Les libre-échangistes ont remporté des victoires significatives au cours des deux dernières décennies. Depuis le début de la crise de la dette de 1982 et de l’imposition des programmes d’ajustement structurel par le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale, de nombreux pays en voie de développement ont radicalement libéralisé leur commerce.

L’effondrement du communisme, en 1991, a ouvert de nouveaux et vastes espaces au libre-échange. Pendant les années 1990, d’importants accords régionaux ont été signés, dont l’accord de libre-échange nord-américain (Alena) qui regroupe le Canada, les Etats-Unis et le Mexique. Pour couronner le tout, les négociations du cycle de l’Uruguay de l’accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT), conclues à Marrakech en 1994, ont débouché sur la naissance de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en 1995.

Si importants que soient ces succès, les libre-échangistes ne s’en satisfont pas. Au sein de l’OMC, représentants des Etats développés en tête, ils continuent à faire pression pour des baisses des tarifs douaniers encore plus fortes et plus rapides, et un élargissement de la compétence de cette organisation à des domaines ne figurant pas dans son mandat initial, par exemple l’investissement à l’étranger et la concurrence.

Les partisans du libre-échange croient agir dans le sens de l’Histoire. Selon eux, cette politique est à l’origine de la richesse des pays développés ; d’où leur critique des pays en voie de développement qui refusent d’adopter une recette aussi éprouvée. Rien n’est pourtant plus éloigné de la réalité.

Les faits historiques sont sans appel : quand les pays actuellement développés étaient encore en développement, ils n’ont mené pratiquement aucune des politiques qu’ils préconisent. Et nulle part l’écart entre le mythe et la réalité historique n’est aussi flagrant que dans les cas de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis.

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Les annulations de dettes dans le passé

Il y a déjà eu dans l’Histoire de véritables annulations de dettes, parfois unilatérales, parfois validées en justice, parfois concédées par les puissances dominantes. Nous présentons ici quelques exemples significatifs.

Répudiations de dettes

Les États-Unis

En 1776, les treize colonies britanniques d’Amérique du Nord ont décidé de constituer les États-Unis et de rompre leurs liens de dépendance envers la Couronne britannique. Le nouvel État s’est libéré du fardeau de la dette en déclarant nulles les dettes dues à l’égard de Londres. Au XIXe siècle, après l’élection d’Abraham Lincoln |1| à la présidence, les États sudistes ont fait sécession et ont constitué les États confédérés d’Amérique. La guerre de Sécession qui s’en est suivie (1861-1865) a vu la victoire des États nordistes, anti-esclavagistes et en phase d’industrialisation. À cette occasion s’est produite une nouvelle répudiation de dette au détriment des riches des États sudistes. Des emprunts avaient été contractés dans les années 1830, essentiellement pour la création de banques (Planter’s Bank dans le Mississipi et Union Bank en Caroline du Nord notamment) ou pour garantir la construction des chemins de fer.

Dans le Mississipi par exemple, les remboursements initiaux ont été effectués, mais une loi a permis la tenue en 1852 d’un référendum, pour que les habitants se prononcent pour ou contre le paiement des bons de la Planter´s Bank. La réponse fut négative. Après la guerre de Sécession, en 1876, la Constitution a été modifiée par une clause où l’on a interdit spécifiquement le paiement des bons de la Planter’s Bank. Le nouveau régime a donc entériné cette décision pour que l’arrêt des remboursements devienne légal. Les montants en question dans les huit États concernés sont de 75 millions de dollars.

L’URSS
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JFK : la FED pille les USA

La direction du Bureau du Président a été utilisée pour fomenter un complot pour anéantir la liberté des Américains, et avant que je ne quitte le Bureau, je dois informer les citoyens de ces conditions.

Président John Fitzgerald Kennedy (1917-1963)

JFK tenta de réformer la FED et le Dollar. Le dollar est émis non pas par le gouvernement des États-Unis, mais par la FED, qui est contrôlée par des banques privées.

La FED met à disposition du gouvernement de l’argent et, en contre-partie, encaisse largement des intérêts et prélève des impôts. De plus, les obligations émises par le gouvernement donnent à la FED un droit de gage, public et privé, sur l’ensemble des biens/fonds des États-Unis.

Le président John F. Kennedy tenta le 4 juin 1963, après Abraham Lincoln, de transformer la FED en édictant un décret présidentiel (« Executive Order 11110 ») par lequel le gouvernement US retrouvait un pouvoir inscrit dans la Constitution, celui de créer sa monnaie sans passer par la Réserve Fédérale.

Cette nouvelle monnaie, gagée sur les réserves d’or et d’argent du Trésor, rappelait les greenbacks et le coup de force du Président Lincoln.

Les conséquences de l’Executive Order n° 11110 étaient énormes. En effet, d’un trait de plume, J.F. Kennedy était en passe de mettre hors jeu tout le pouvoir que les banques privées de la FED s’étaient arrogées depuis 1816 et qu’elles détenaient officiellement depuis 1913.

Car si, dans un premier temps, les deux monnaies avaient circulé parallèlement, la monnaie d’État, gagée sur les réserves d’argent, aurait fini par terrasser la monnaie créée ex-nihilo par les banquiers. Cette nouvelle monnaie aurait considérablement diminué l’endettement de l’État, puisqu’elle éliminait le paiement des intérêts.

http://www.dailymotion.com/video/x6acqr

La monnaie, le système bancaire et le Système de la Réserve Fédérale

(Le texte suivant est la traduction d’une vidéo visible en bas de page, en version originale. Certaines situations et déclarations peuvent être mises en parallèle avec ce qui se passe aujourd’hui, non seulement aux États-Unis, mais aussi eu Europe. On apprend notamment que, par deux fois, des Présidents US ont aboli les premières tentatives d’établissement de banques centrales, sans que cela ne remette en cause la croissance US. Voir également notre principale publication sur le sujet et, également, cette autre vidéo.)

Le Système de la Réserve Fédérale exerce le contrôle sur le système monétaire de la nation, mais il n’est cependant redevable envers personne. Il n’a aucun budget, n’est pas non plus l’objet d’aucun audit, et aucun comité du congrès n’est informé de ses activités, ni n’est en mesure de les superviser.

Murray N. Rothbard (1926 – 1995)

Depuis plus de vingt ans, le niveau de vie de la classe moyenne américaine n’a cessé de décliner : les revenus n’ont pas progressé, voire ont baissé, tandis que les opportunités et la sécurité que l’on pouvait considérer comme acquises, ont commencé à s’amenuiser. Pour la plupart des familles, un seul salaire ne permet généralement plus de payer l’addition : ce sont deux salaires ou plus qui sont requis pour couvrir les dépenses de logement, les soins médicaux et la prise en charge des enfants, ainsi que les frais de scolarité. Sans un changement de la tendance actuelle, les jeunes travailleurs ne vivront probablement pas aussi bien que leurs parents. Les emplois de qualité offrant des perspectives d’avenir sont de plus en plus difficilement accessibles, l’éducation n’apporte plus ce qu’elle offrait par le passé, les impôts continuent d’augmenter, tandis que le système de sécurité sociale se dirige vers la banqueroute. Les retraites privées ne sont plus fiables, la volatilité économique et les incertitudes sont en progression. Les personnages politiques épousent de nombreuses théories sur la cause des problèmes économiques du pays, mais ne regardent que rarement sous la surface : les racines de nos difficultés économiques peuvent être retracées comme étant la conséquence du système bancaire central et notre système monétaire actuel.

« Depuis 1980, la Fed a bénéficié du privilège du pouvoir absolu pour faire littéralement tout ce qu’elle veut : non seulement acheter des valeurs mobilières du gouvernement US, mais aussi n’importe quel actif, ou n’importe quelle quantité d’actifs, et d’inflater le crédit selon son bon vouloir. Il n’y a aucune contrainte qui pèse sur la Réserve Fédérale. La Fed est le maître de tous ses contrôles. »

La Réserve Fédérale prétend gérer notre monnaie, mais au lieu de cela elle lui fait perdre de la valeur jour après jour. Cette situation a généré une succession de cycles économiques de plus en plus graves tout en abaissant notre niveau de vie.

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