Les produits des ruches : De véritables médicaments

Dans les ruches, il y a le miel, bien sûr, tout de monde en consomme l’hiver pour lutter contre une mauvaise toux, mais la abeilles fabriquent aussi du pollen, de la gelée royale et de la propolis, des produits qui ont des vertus méconnues.

On les trouve dans les pharmacies, mais aussi dans les magasins spécialisés. Pur ou en mélange, les produits de la ruche se retrouvent sous de nombreuses formes. Ils attirent de plus en plus les consommateurs.

Le pollen contient ainsi des vitamines, des minéraux et des oligo-éléments. Mais ces produits ont un coût qui peut parfois freiner les consommateurs. Ces compléments alimentaires font fureur auprès des personnes qui se méfient des médicaments.

Les abeilles, un maillon fort de l’écosystème

Norvège : La première autoroute à abeilles inaugurée à Oslo

La capitale Norvégienne vient d’inaugurer la première autoroute à butineuses au monde. Un long corridor traversant la ville où des stations de pollinisation attendent les heureuses butineuses tous les 250 mètres.

L’information passée relativement inaperçue est rapportée par le Osloby, un journal local Norvégien. Le pays nordique n’est pas épargné par le phénomène d’effondrement des colonies d’abeilles et tout particulièrement des bourdons. Pollutions diverses, pesticides, étalement urbain et changements climatiques, ces insectes à l’utilité majeur pour l’environnement ne cessent de subir les conséquences de l’activité humaine chez eux comme ailleurs. Selon la liste rouge 2014 de l’IUCN (International Union for Conservation of Nature), près d’un quart des bourdons d’Europe sont menacés.

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Suisse : Pesticides tueurs d’abeilles dans les plantes ornementales

Près de 80% des plantes à fleurs testées dans toute l’Europe sont contaminées par des pesticides toxiques pour les abeilles. En Suisse, il s’agit même de 100 % de ces plantes.Et plus de la moitié des pesticides analysés dans les échantillons suisses ne sont pas autorisés pour les plantes ornementales.

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Etats-Unis : premières mesures contre les pesticides tueurs d’abeilles

Neuf mois après le lancement, par décret présidentiel, d’une « stratégie fédérale pour la santé des abeilles et des autres pollinisateurs », les Etats-Unis prennent leurs premières mesures de restrictions des insecticides dits « néonicotinoïdes ».

Dans une lettre adressée début avril aux firmes agrochimiques, l’Agence de protection de l’environnement (EPA) américaine prévient qu’elle ne délivrera plus d’autorisation de mise sur le marché de nouveaux produits contenant des molécules de la famille visée (imidaclopride, thiaméthoxame, etc.). Celles-ci sont suspectées d’être les éléments déterminants du déclin des abeilles domestiques et des insectes pollinisateurs et, vraisemblablement, d’une variété d’autres organismes (oiseaux, organismes aquatiques…).

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Entre miel et terre

Ils avaient vingt ans. Ils voulaient “vivre autrement”, vivre loin de la folie des hommes, vivre en harmonie avec la nature. Pour cela, Sam, Manu, Florent et Thimothée avaient choisi l’apiculture. Dix ans plus tard, ils sont apiculteurs. Dix ans plus tard, ils composent avec les contraintes économiques, familiales, font face à la mortalité toujours plus grande des abeilles, et, déjà, sans le savoir, inventent une nouvelle ruralité…

Les abeilles savent compter

Le monde des abeilles est surprenant. En effet, une chercheuse française a découvert que l’insecte est non seulement capable de compter mais de reconnaître un visage humain.

Les abeilles ont une grande capacité à accomplir des tâches complexes, comme compter ou reconnaître un visage humain. Ce constat a été fait par une jeune chercheuse française, récompensée mercredi pour ses travaux par la fondation L’Oréal-Unesco «Pour les femmes et la science».

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Frelon asiatique : fabriquez votre piège… et sauvez les abeilles !

[TUTORIEL] Vous avez du 15 février au 1er mai pour agir contre ce prédateur vorace qui conquiert la France depuis 2004. Le défi ? Bâtir assez de pièges pour capturer ses reines pondeuses, sans nuire aux autres insectes. We Demain vous explique comment vous y prendre.

C’est en 2004, dans un chargement de poteries chinoises, qu’aurait été importée en France la première reine de frelon asiatique (Vespa velutina). Depuis, l’insecte a prospéré à vitesse grand V sur notre territoire, dont le climat est comparable à celui de sa terre d’origine, située entre le Nord de l’Inde et la Chine. En seulement 10 ans, il a colonisé 70 % de la France.

Le problème ? Ce frelon fait festin des abeilles, déjà menacées d’extinction. Pour se nourrir, Vespa Velutina se place en vol stationnaire devant la ruche et attaque les abeilles en les décapitant avec ses mandibules, avant de les emporter dans son nid pour nourrir ses larves. Une dizaine de ces insectes suffit à anéantir une ruche. Ce frelon s’en prend également aux autres insectes pollinisateurs, ce qui constitue une véritable catastrophe pour les écosystèmes. D’autant qu’avec son dard capable de traverser une épaisseur de 6 mm, cette espèce est agressive envers l’homme : ses piqûres sont très douloureuses et, suffisamment nombreuses, elles peuvent être mortelles.

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Survie des abeilles : un géant du miel tire la sonnette d’alarme

Petite entreprise familiale devenue numéro un du miel en Europe, la société Michaud est confrontée comme tous les apiculteurs français à la raréfaction des abeilles, menacées notamment par les pesticides. Pour préserver les abeilles, et assurer la pérennité de son activité, elle a lancé sa fondation, “Lune de miel“. Avec un chiffre d’affaires de 114 millions d’euros en 2013 et une croissance annuelle à deux chiffres depuis 1990, la société Famille Michaud, presque centenaire et installée sur les coteaux de Gan (Pyrénées-Atlantiques), près de Pau, produit aujourd’hui 40 000 pots de miel toutes les heures.

Mais Michaud a de plus en plus de mal à se fournir dans l’Hexagone, dont la production s’effondre : elle est passée de 32 000 tonnes en 1995 à moins de 10 000 tonnes en 2014. “Les 500 apiculteurs français couvrent seulement un quart de nos besoins. Les trois quarts de notre production sont importés de Hongrie, d’Espagne, du Portugal ou d’Argentine”, indique Vincent Michaud, P-DG de l’entreprise. En France comme ailleurs, la surmortalité des abeilles est due à différents facteurs “dont l’utilisation massive de pesticides”, rappelle M. Michaud, qui pointe du doigt l’usage des “néonicotinoïdes”.

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Le déclin des abeilles expliqué en 3 minutes

Observé depuis les années 1990, le déclin des abeilles inquiète de plus en plus. Chaque hiver ce sont parfois jusqu’à 35 % des colonies qui disparaissent. Cette hécatombe trouve certes de multiples origines, mais les plus importantes sont bien humaines. Explications.

Lien confirmé entre l’utilisation des neonicotinoides et le déclin des oiseaux

Pour la première fois, une étude britannique établit un lien statistique entre l’utilisation de ces pesticides et le déclin des populations d’oiseaux des champs.

Perturbez un échelon de la chaîne alimentaire, et c’est tout un écosystème qui est ébranlé.

Des travaux publiés au­jourd’hui dans Nature montrent, chiffres à l’appui, qu’un insecticide agricole a réduit certaines populations d’oiseaux aux Pays-Bas. Ils portent une nouvelle accusation contre l’imidaclopride, une molécule de la famille des néonicotinoïdes dont l’usage a été en partie restreint dans l’Union européenne, en raison du risque qu’elle fait courir aux populations d’abeilles et de bourdons.

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Hécatombe des abeilles : L’UE “oublie” le rôle des pesticides

La Commission européenne vient de publier un rapport d’étude épidémiologique qui concerne les mortalités de colonies d’abeilles dans 17 États européens, dont la France. Dans ce rapport, un facteur de mortalité a été omis par Bruxelles: les pesticides. Un choix moins scientifique que politique pour Gérard Arnold, directeur de recherche au CNRS.

Des voix se sont empressées de juger les résultats de cette étude, moins mauvais qu’attendu, considérant que certains d’entre eux étaient même encourageants. Pourtant, une lecture attentive du rapport montre que la situation demeure catastrophique pour certains pays et, en particulier, pour la France et la Belgique.

Les taux annuels de mortalité des colonies constatés en France au cours de cette période étaient très importants: de 14,1 % au cours de l’hiver 2012 et 13,6 % au cours du printemps et de l’été suivants. Soit une mortalité de l’ordre de 28 % en moins d’un an (trois trimestres) !

De quoi sont donc mortes ces colonies d’abeilles? A ce stade, le rapport n’apporte pas de réponse et, d’ailleurs, le protocole de cette étude – qui va être poursuivie cette année – ne permettra pas d’obtenir une réponse scientifique définitive. Parce qu’il présente une étrange lacune.
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Dans le Sichuan, des « hommes-abeilles » pollinisent à la main les vergers

La saison de la pollinisation bat son plein dans les vergers du Sichuan, dans le sud-ouest de la Chine. Perchés aux branches des pommiers, les agriculteurs du village de Nanxin se contorsionnent pour atteindre les fleurs les plus éloignées. Faire le travail réservé ailleurs sur la planète aux abeilles requiert une certaine agilité.

A en croire Zhen Xiuqiong, 56 ans, tout est question d’habitude. Voilà plus de vingt ans qu’elle grimpe sur ses arbres et ceux de ses voisins dès l’apparition du printemps. S’il peut arriver qu’une branche casse, elle dit ne jamais avoir peur.

Tous les habitants du village en âge de travailler sont mobilisés pour la pollinisation à la main. Cette année, elle a commencé mi-avril et devra être achevée avant le 27 ou 28 du même mois. Ce calendrier strict, fixé par la météo et le cycle de floraison, impose de faire vite. Les plus anciens de ces paysans acrobates sont adroits et arrivent à déposer le pollen sur toutes les fleurs d’un arbre en à peine une demi-heure ! Une performance nécessaire puisque chaque propriétaire possède de 100 à 200 pommiers.

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Demain, mangera-t-on encore du miel français ?

2013 ne fait pas le miel des apiculteurs. Avec une récolte quasi inexistante au printemps, la profession souffre. Au point que son déclin, amorcé il y une quinzaine d’années, pourrait rattraper celui des abeilles.

C’est le défi de l’été : trouver un pot de miel d’acacia français dans un supermarché. Même galère pour le colza et pour toutes les miellées de printemps. « A quelques exceptions près, dans tout le pays, personne n’a rien récolté avant juillet », soupire Henri Clément, le porte-parole de l’Unaf, l’Union nationale de l’apiculture française.

A première vue, la cause de cette pénurie est simple : les abeilles ne sortent pas butiner sous la pluie. Sophie Dugué, apicultrice dans la Sarthe, a donc nourri ses ouvrières elle-même jusqu’en juin. « Les reines étaient à la diète, l’éclosion des œufs au ralenti, explique-t-elle. Alors cet été, le soleil a beau être revenu, on a moins de monde pour butiner. »

Une mauvaise année donc. Il se pourrait que comme l’an dernier, certains demandent un soutien au ministère au titre des calamités agricoles. Mais le malaise est plus profond.

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Le berger des abeilles (Rediff.)

Depuis la nuit des temps, la mythologie de toutes les civilisations a célébré l’abeille avec un sentiment mêlé de crainte et d’admiration. Intrigué par l’organisation sociale de la colonie et émerveillé par les propriétés extraordinaires des produits de la ruche, l’homme s’est efforcé d’entretenir des relations privilégiées avec cet insecte.

A quoi ressembleraient nos supermarchés sans les abeilles ?

par Audrey Garric

Comme souvent, une seule photo peut être plus parlante que de longs rapports. Dans une communication efficace, la chaîne de supermarchés américaine Whole Foods, spécialisée dans le bio et l’équitable, a imaginé à quoi ressembleraient nos étals si les abeilles venaient à s’éteindre. L’un de ses magasins, situé à Providence (Rhode Island), a temporairement enlevé tous les produits venant de plantes pollinisées par des abeilles et autres insectes pollinisateurs. Résultat : 237 des 453 produits proposés à l’accoutumée, soit 52 % des récoltes, ont disparu. Parmi eux : les pommes, oignons, carottes, citrons, brocolis, avocats ou encore concombres.

En réalité, un tiers de notre nourriture dépend des abeilles, rappelle l’enseigne de distribution. “Les pollinisateurs naturels sont un maillon essentiel de notre chaîne alimentaire. Plus de 85 % des espèces végétales de la terre, dont beaucoup composent les aliments les plus nutritionnels de notre alimentation, exigent des pollinisateurs pour exister. Pourtant, nous continuons à assister à un déclin alarmant de ces populations, regrette Eric Mader, directeur adjoint de la Xerces Society, une ONG qui protège les abeilles. Notre organisation travaille avec des agriculteurs pour les aider à recréer un habitat sauvage et adopter des pratiques moins intensives en pesticides. Ces stratégies simples peuvent faire pencher la balance en faveur de retour des abeilles.”

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Grande Bretagne : Abeilles, des députés demandent l’interdiction de pesticides

Un nouveau front s’est ouvert dans la guerre que mènent les défenseurs des abeilles contre les pesticides néonicotinoïdes. Dans un rapport sévère diffusé vendredi 5 avril, les députés britanniques de la Commission de l’environnement volent au secours des butineuses en appelant le gouvernement de Londres à interdire ces traitements chimiques, très largement utilisés dans les cultures de maïs, de colza, de tournesol et de coton.

L’interdiction des néonicotinoïdes est à l’étude en Europe, après que des études scientifiques ont démontré le rôle de ces produits dans l’effondrement des colonies d’abeilles et d’autres insectes pollinisateurs.

“Nous estimons que les preuves scientifiques sont importantes pour justifier des mesures de précaution, donc nous appelons (…) à un moratoire sur l’usage de pesticides liés au déclin des abeilles”, a déclaré la présidente de la commission parlementaire, Joan Walley, membre du parti d’opposition travailliste.

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Abeilles : Du bétail à Miel dans les enclos des colonies humaines

“Abeilles: du bétail à miel dans les enclos des colonies humaines” évoque tous les précipices de l’apiculture productiviste: la nourriture artificielle, frelatée – et parfois transgénique – des abeilles, la production de reines hybrides, l’insémination artificielle des reines, les traitements insecticides utilisés dans les ruches à base de produits toxiques vendus par les mêmes multinationales agrochimistes qui détruisent les abeilles dans les champs, etc.

La Commission renonce à protéger les abeilles

Une coalition d’intérêts divergents au sein de l’Union européenne a empêché vendredi la constitution d’une majorité pour interdire pendant deux ans plusieurs pesticides mortels pour les abeilles, a-t-on appris de sources européennes. C’est un “comité d’experts” qui a pris cette décision.

La Commission européenne a expliqué dans un communiqué que le vote organisé au sein d’un comité d’experts “n’a pas permis de dégager une majorité qualifiée en faveur ou contre sa proposition“.

Selon un décompte obtenu par l’AFP, treize États ont voté pour l’interdiction de ces pesticides, dont la Belgique, mais aussi la France, l’Italie, l’Espagne et la Pologne, 9 ont voté contre (République Tchèque, Slovaquie, Roumanie,  Irlande, Grèce, Lituanie, Autriche, Portugal et Hongrie) et 5 se sont abstenus, dont l’Allemagne et le Royaume-Uni.
Nouvelle proposition de compromis ?

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Alsace : Une colonie d’abeilles produit un mystérieux miel bleu

A Ribeauvillé, dans le département du Haut-Rhin, une autre mauvaise surprise attendait les apiculteurs. Début août, plusieurs d’entre eux constatent que leurs abeilles ramènent d’étranges produits de couleur, bleu ou vert, parfois marron chocolat. Les quantités transportées sont importantes au point de bloquer la ponte. Un désastre, car c’est en été que les reines pondent les “abeilles d’hiver” qui permettront à la ruche de passer la saison du froid. Puis, très vite, les apiculteurs récoltent une étrange mixture à la couleur tout à fait inhabituelle.

Le syndicat des apiculteurs de Ribeauvillé mène une enquête (…)

Sur le site d’une entreprise de méthanisation de déchets – qui permet, entre autres, de produire du biogaz –, il découvre une colonie d’abeilles au-dessus de gros conteneurs abritant un produit de couleur identique à la mixture qu’elles ramènent à la ruche.

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Abeilles : le massacre autorisé

Comment les abeilles sont sacrifiées et, avec elles, notre alimentation et l’ensemble de l’écosystème, pour servir les intérêts des multinationales agrochimiques.

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Pour signer la pétition demandant l’interdiction des pesticides néonicotinoïdes, cliquez ici.

Pollinis

(Merci à Boreas)

Les abeilles zombies débarquent

Depuis plusieurs dizaines d’années, le phénomène d’effondrement des colonies (Colony Collapse Disorder, CDD) a décimé des populations entières d’abeilles. Il s’est même accéléré à partir de 2007, sans qu’on puisse en déterminer précisément les causes. Un phénomène qui s’ajoute à différentes menaces qui pèsent sur les apidés au rang desquelles on trouve les pesticides, le parasite varroa, ou encore le frelon asiatique. Des chercheurs américains ont trouvé une autre raison de s’inquiéter avec l’Apocephalus borealis, une mouche parasite originaire d’Amérique du Nord qui ravage elle aussi les ruches.

Celle-ci commence par pondre des œufs dans l’abdomen de l’abeille. Puis les larves éclosent et la dévorent ensuite littéralement de l’intérieur. Emergeant entre la tête et l’abdomen de l’apidé, elles peuvent être jusqu’à treize à sortir de son corps une fois morte. Fatalement, la population de l’Apocephalus borealis augmente rapidement, ce qui entraîne de profonds bouleversements dans le comportement des abeilles, lesquelles abandonnent leur ruche la nuit à la recherche de sources de lumière.

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