Les produits des ruches : De véritables médicaments

Dans les ruches, il y a le miel, bien sûr, tout de monde en consomme l’hiver pour lutter contre une mauvaise toux, mais la abeilles fabriquent aussi du pollen, de la gelée royale et de la propolis, des produits qui ont des vertus méconnues.

On les trouve dans les pharmacies, mais aussi dans les magasins spécialisés. Pur ou en mélange, les produits de la ruche se retrouvent sous de nombreuses formes. Ils attirent de plus en plus les consommateurs.

Le pollen contient ainsi des vitamines, des minéraux et des oligo-éléments. Mais ces produits ont un coût qui peut parfois freiner les consommateurs. Ces compléments alimentaires font fureur auprès des personnes qui se méfient des médicaments.

Les abeilles, un maillon fort de l’écosystème

Le big data au service des abeilles

Le Monde a sélectionné six innovations parmi les 30 projets finalistes du Hello Tomorrow Challenge, qui s’est déroulé les 25 et 26 juin à Paris. Parmi elles, la ruche intelligente pour aider les apiculteurs.

A 38 °C, une ruche voit naître des abeilles qui produisent du miel. A 39 °C, des faux-bourdons viennent s’ajouter à la communauté, ce qui a pour effet direct de baisser sa productivité. C’est ce type d’information qu’une équipe bulgare ­récolte et analyse depuis plus d’un an pour aider les apiculteurs à mieux gérer leurs ruches.

« La disparition massive des abeilles a un impact alarmant sur la pollinisation et la production alimentaire mondiale, rappelle Ivan Kanev, cofondateur avec Sergey Petrov de Bee Smart Technologies. Nous avons imaginé une boîte bourrée de capteurs, de la taille d’un paquet de cigarettes, que nous plaçons au cœur de la ruche pour suivre différents indicateurs tels que le degré d’humidité, la température et même les vibrations sonores que produisent les insectes. »

Cette récolte et cette analyse de « données massives » (appelées big data) permettent « d’obtenir des conditions de vie optimales dans la ruche, poursuit l’inventeur. Logiquement, les abeilles s’adaptent en cas de problème, mais si les symptômes persistent, notre boîtier envoie un signal à l’apiculteur pour qu’il intervienne  ».

L’équipe, qui a gagné le Social Impact Challenge de Berlin en septembre 2014, va installer, d’ici à juillet, 10 prototypes en Californie chez des apiculteurs volontaires et annonce une production du boîtier en Bulgarie pour la fin de l’année.

Le Monde

Norvège : La première autoroute à abeilles inaugurée à Oslo

La capitale Norvégienne vient d’inaugurer la première autoroute à butineuses au monde. Un long corridor traversant la ville où des stations de pollinisation attendent les heureuses butineuses tous les 250 mètres.

L’information passée relativement inaperçue est rapportée par le Osloby, un journal local Norvégien. Le pays nordique n’est pas épargné par le phénomène d’effondrement des colonies d’abeilles et tout particulièrement des bourdons. Pollutions diverses, pesticides, étalement urbain et changements climatiques, ces insectes à l’utilité majeur pour l’environnement ne cessent de subir les conséquences de l’activité humaine chez eux comme ailleurs. Selon la liste rouge 2014 de l’IUCN (International Union for Conservation of Nature), près d’un quart des bourdons d’Europe sont menacés.

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Apipuncture : Guérir de sclérose en plaques grâce au venin des abeilles

Maryse Pioch garde sur le seuil de sa maison une ruche, et utilise les abeilles comme dans une armoire à pharmacie. L’apipuncuture, c’est-à-dire l’acupuncture avec des piqûres d’abeille, lui a permis de vaincre sa sclérose en plaques. Comme elle l’explique, l’infirmière “attrape l’abeille, et la pose sur un point d’acupuncture précis“.

Face à l’inefficacité des traitements classiques, Maryse commence l’apipuncture en 2005, à un stade déjà bien avancé de la maladie. Les résultats sont visibles en trois mois seulement. “J’avais une forme de sclérose en plaques particulièrement douloureuse. Les douleurs ont cessé progressivement à 100%“, assure-t-elle.

Cette ancienne championne d’athlétisme a intensifié son traitement, avec jusqu’à 40 piqûres, trois fois par semaine. Au bout de deux ans, elle est finalement déclarée guérie.

La France veut protéger ses abeilles

Après les États-Unis, la France a lancé le mois dernier un plan d’action pour protéger les insectes dont la population est en chute libre depuis vingt ans. La production de miel a été divisée par trois.

L’assemblée a voté en mars l’interdiction des pesticides de la famille des néonicotinoïdes, toxiques pour les abeilles, à compter de janvier prochain. La population d’abeilles succombe aussi au parasite Varroa venu d’Asie.

À qui profite le miel ?

Sans les abeilles et les autres insectes pollinisateurs, nous pourrions tirer un trait sur une grande partie de notre nourriture. Si elles n’étaient plus là pour butiner, les plantes ne pourraient pas se reproduire.

Mais à force de vouloir rentabiliser notre production agricole – à grand renfort de pesticides notamment – nous devenons le premier ennemi de cet allié pourtant essentiel dans l’écosystème qui nous entoure.

Pr. Joyeux : Les produits de la ruche pour votre santé

Conférence du Docteur Henri Joyeux, chirurgien cancérologue, donnée le 27 mars 2015 dans le Périgord à Neuvic sur l’isle (24). Organisée par Isabelle Mathias et Elise Hernaez de Secrets de Miel.

Les abeilles s’installent au bord des autoroutes

Mercredi 20 mai, la ministre de l’Écologie a présenté, en Conseil des ministres, un plan national en faveur des abeilles, dont l’avenir est menacé par les insecticides. Son projet est d’étendre la production du miel le long des autoroutes.

A Forges-les-Bains (Essonne), des ruches ont été installées ce vendredi 22 mai à proximité de la route. 21 autres sont déjà établies sur d’autres sites. 400 kilos de miel d’autoroutes ont déjà été récoltés et distribués à des fins pédagogiques.

Cinéma : Pollen (Màj vidéo)

Les fleurs : symbole de la beauté à l’état pur. Fragiles et mystérieuses, délicates et gracieuses, elles sont l’avenir de la terre. Mais sans leur histoire d’amour avec les “pollinisateurs”, rien ne serait possible.

Tourné aux quatre coins du monde, le film nous fera partager l’intimité des rapports entre le monde végétal et le monde animal, essentiel pour l’équilibre de la planète.

Il faut sauver les abeilles des pesticides

La France veut poursuivre l’interdiction de certains insecticides agricoles dangereux. Il en va de la survie des abeilles. Le plan présenté au Conseil des ministres pour protéger les abeilles des pesticides implique la poursuite de l’interdiction de certains insecticides agricoles qui menacent les ouvrières et l’écosystème.

Disparition des abeilles, la fin d’un mystère

Depuis une vingtaine d’années, un mal mystérieux frappe les abeilles. Les pertes se chiffrent en millions. Les conséquences en sont désastreuses : faute de pollinisation, les arbres ne produisent plus de fruits et tout l’écosystème est menacé.

Le constat est alarmant : que ce soit en Europe, en Asie ou en Amérique du Nord, les abeilles meurent par millions. Plusieurs pistes sont abordées par le documentaire.

Le Varroa destructor, acarien nuisible aux abeilles, prolifère de façon anormale. Ce parasite originaire d’Asie, arrivé en Europe au début des années 1980, s’attaque aux ruches déjà affaiblies. Par conséquent, il ne peut être considéré que comme le facteur aggravant d’une crise plus profonde.

Des chercheurs américains ont ensuite mis en cause la grippe chez les abeilles, virus à traiter avec des médicaments et facile à enrayer. Mais, là encore, les morts inexpliquées des butineuses se poursuivent.

La raison est donc à chercher ailleurs : par exemple, du côté des activités humaines. Ainsi, les impulsions électromagnétiques émises par les antennes-relais semblent agir sur les abeilles comme des brouilleurs. Les ouvrières, désorientées, incapables de se déplacer correctement, perdent le chemin de la ruche et meurent. La théorie est pertinente car ces insectes, à l’instar de nombreux autres animaux, utilisent le champ magnétique terrestre pour s’orienter. Mais aucune étude ne vient appuyer cette thèse.

Les pesticides mis en cause.
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Abeilles mutantes

Pourvoyeuses de miel et de cire, les abeilles incarnent l’insecte utile par excellence. La structure hexagonale de leurs nids optimise le rapport quantité de matériau de construction – volume de l’espace de stockage et a été imitée en architecture et aéronautique.

Étudiées de plus près, les abeilles révèlent d’autres facultés insoupçonnées : des plans de vol d’une extrême précision, une communication par la danse et une capacité d’orientation par rapport au soleil.

L’homme cherche aujourd’hui à utiliser l’abeille de multiples manières : détection d’explosifs, évaluation de la pollution atmosphérique, utilisation du miel pour ses vertus désinfectantes …
Mais l’abeille, aidée par la maladresse de l’homme, peut aussi devenir un problème.

En 1956, les abeilles africaines, plus agressives que les abeilles européennes, sont introduites au Brésil car elles sont grosses productrices de miel. Suite à une erreur humaine, des reines s’échappent dans la nature et l’espèce va proliférer très vite et se répandre jusqu’au sud des États-Unis. Devenue “abeille tueuse”, l’abeille africaine est une grave nuisance en Arizona.

Réalisé par Thierry Berrod (2003 – CNRS)

Le berger des abeilles (Rediff)

Découvrir une colonie d’abeilles en plein travail, c’est entrer de plain-pied dans un monde extraordinaire : une sorte de super-cerveau dirigé par une reine qui organise la vie de cette société. Le « berger des abeilles » commence son activité par une transhumance : une visite de la ruche et le départ en pollinisation. Au fil des saisons, la ruche, ce laboratoire vivant, dévoile l’abeille, l’héroïne de cette histoire.

L’évolution de ses différents rôles programmés à l’avance – larve, sentinelle, ventileuse, nettoyeuse, bâtisseuse et butineuse – rythme l’histoire fascinante et mystérieuse de cet insecte méconnu et des tâches passionnantes du « berger des abeilles ».

L’observation d’un rayon où les abeilles réussissent à construire des alvéoles de cire, dont le dessin parfait reste encore un mystère pour l’homme, suscite une fascination pour cet insecte qui laisse rarement indifférents ceux qui l’approchent.

Réalisateur Jean-Baptiste Moulin. Auteur Pierre-André Pellissier (Suisse – 2006)

Les abeilles savent compter

Le monde des abeilles est surprenant. En effet, une chercheuse française a découvert que l’insecte est non seulement capable de compter mais de reconnaître un visage humain.

Les abeilles ont une grande capacité à accomplir des tâches complexes, comme compter ou reconnaître un visage humain. Ce constat a été fait par une jeune chercheuse française, récompensée mercredi pour ses travaux par la fondation L’Oréal-Unesco «Pour les femmes et la science».

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Les robots-abeilles

Par Robert Wood (professeur d’ingénierie et de sciences appliquées à l’Université Harvard (États-Unis), où il est membre de l’Institut Wyss d’ingénierie bio-inspirée),  Radhika Nagpal (professeur d’informatique à l’Université Harvard et membre de l’Institut Wyss) et Gu-Yeon Wei  (professeur de génie électrique et d’informatique à l’Université Harvard).

En 2009, l’Université d’Harvard et la Northeastern University ont commencé à étudier la robotisation des abeilles, afin de créer une colonie de robots-abeilles, ou RoboBees, capable de remplacer ou d’aider les abeilles vivantes. Cela pourrait être une des solutions au cas où le monde des abeilles venait à disparaître.

Le robot-abeille est ici agrandi. Sa largeur réelle (ailes non comprises) est celle d’un doigt

Il n’y a pas si longtemps, un mal mystérieux, le « syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles », a commencé à décimer les ruches dans le monde entier. Les abeilles sont responsables d’une bonne partie de la pollinisation des plantes, et leur déclin nourrit la crainte que l’agriculture en pâtisse.

Serons-nous un jour contraints d’utiliser des dispositifs artificiels si elles venaient à disparaître ?

En 2009, avec des collègues de l’Université Harvard et de la Northeastern University, nous avons entrepris de créer une colonie d’abeilles robotisées. Nous nous demandions si des abeilles mécaniques pourraient reproduire non seulement le comportement d’insectes pris séparément, mais aussi le comportement unique qui émerge de milliers d’abeilles en interaction.
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Ariège : Les apiculteurs s’unissent face à la disparition des abeilles

Les apiculteurs de l’Ariège ont subi une hécatombe dans leurs ruches l’année dernière. Après avoir lancé un appel à l’aide, ils ont reçu 150 essaims, donnés par des collègues de toute la France.

Il y a des ruches d’Alsace, de Bourgogne, du Larzac, des Cévennes… Chaque apiculteur ariégeois reçoit une dizaine d’essaims.

Insectes auxiliaires, les alliés du jardin

Nombre d’insectes sont les amis du jardinier. Ce sont des “auxiliaires”, qui aideront à réguler les populations de ravageurs et polliniseront vos fleurs et légumes. Et tout ça, gratuitement et écologiquement !

La Chrysope

Toute frêle et habillée d’une belle robe vert vif qui vire au rose ou au brun à l’automne quand elle cherche à se réfugier dans les bâtiments pour passer l’hiver, la chrysope mérite bien son nom populaire de demoiselle aux yeux d’or.

Mais les entomologistes du XVIIIe siècle l’avait surnommée à juste titre le ”lion des pucerons” : à la belle saison, la larve et l’adulte en dévorent des centaines pour se nourrir. Pas étonnant que la chrysope soit élevée en masse et vendue pour protéger les cultures sous serre.

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Hong Kong : Un artiste transforme des abeilles en cartographes

L’artiste Ren Ri qui marie l’apiculture et l’art en manipulant le comportement des abeilles pour leur faire créer dans des ruches des sculptures étonnantes.

Il a utilisé cette même méthode pour faire en sorte que des abeilles construisent des cartes en relief de différents pays avec leurs alvéoles de cire. Elles sont en ce moment exposées à la Pearl Lam Galerie à Hong Kong.

Des abeilles et des hommes (Rediff)

Documentaire sur l’énigmatique et inquiétante disparition des abeilles.

Depuis quelques années, de nombreuses abeilles meurent sans que l’on sache pourquoi. En France, sur 2000 colonies, 40% ont été perdues. Cela est très inquiétant car l’homme a besoin des abeilles pour survivre.

Réalisé par Markus Imhoof (2012)

Frelon asiatique : fabriquez votre piège… et sauvez les abeilles !

[TUTORIEL] Vous avez du 15 février au 1er mai pour agir contre ce prédateur vorace qui conquiert la France depuis 2004. Le défi ? Bâtir assez de pièges pour capturer ses reines pondeuses, sans nuire aux autres insectes. We Demain vous explique comment vous y prendre.

C’est en 2004, dans un chargement de poteries chinoises, qu’aurait été importée en France la première reine de frelon asiatique (Vespa velutina). Depuis, l’insecte a prospéré à vitesse grand V sur notre territoire, dont le climat est comparable à celui de sa terre d’origine, située entre le Nord de l’Inde et la Chine. En seulement 10 ans, il a colonisé 70 % de la France.

Le problème ? Ce frelon fait festin des abeilles, déjà menacées d’extinction. Pour se nourrir, Vespa Velutina se place en vol stationnaire devant la ruche et attaque les abeilles en les décapitant avec ses mandibules, avant de les emporter dans son nid pour nourrir ses larves. Une dizaine de ces insectes suffit à anéantir une ruche. Ce frelon s’en prend également aux autres insectes pollinisateurs, ce qui constitue une véritable catastrophe pour les écosystèmes. D’autant qu’avec son dard capable de traverser une épaisseur de 6 mm, cette espèce est agressive envers l’homme : ses piqûres sont très douloureuses et, suffisamment nombreuses, elles peuvent être mortelles.

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Survie des abeilles : un géant du miel tire la sonnette d’alarme

Petite entreprise familiale devenue numéro un du miel en Europe, la société Michaud est confrontée comme tous les apiculteurs français à la raréfaction des abeilles, menacées notamment par les pesticides. Pour préserver les abeilles, et assurer la pérennité de son activité, elle a lancé sa fondation, “Lune de miel“. Avec un chiffre d’affaires de 114 millions d’euros en 2013 et une croissance annuelle à deux chiffres depuis 1990, la société Famille Michaud, presque centenaire et installée sur les coteaux de Gan (Pyrénées-Atlantiques), près de Pau, produit aujourd’hui 40 000 pots de miel toutes les heures.

Mais Michaud a de plus en plus de mal à se fournir dans l’Hexagone, dont la production s’effondre : elle est passée de 32 000 tonnes en 1995 à moins de 10 000 tonnes en 2014. “Les 500 apiculteurs français couvrent seulement un quart de nos besoins. Les trois quarts de notre production sont importés de Hongrie, d’Espagne, du Portugal ou d’Argentine”, indique Vincent Michaud, P-DG de l’entreprise. En France comme ailleurs, la surmortalité des abeilles est due à différents facteurs “dont l’utilisation massive de pesticides”, rappelle M. Michaud, qui pointe du doigt l’usage des “néonicotinoïdes”.

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Australie : 2 apiculteurs inventent la ruche à robinet (Màj vidéo)

(Merci à Johny Walker)

Deux australiens vont probablement révolutionner le domaine de l’apiculture. Leur procédé permet d’extraire le miel d’une ruche sans interférence avec leurs occupantes, avec un simple robinet. Pour les professionnels du domaine, c’est une véritable révolution. De quoi faire de la production de miel une « happy-culture » ?

L’annonce est enthousiaste et fait en ce moment le buzz dans le monde entier. Cedar Anderson et son fils Stuart viennent de mettre au point, après 10 ans de travaux, une solution d’extraction du miel pratiquement invisible pour les abeilles. Les apiculteurs savent de quoi on parle, le procédé traditionnel d’extraction est périlleux, long et fatiguant pour les abeilles.

Adieu les méthodes archaïques

Habituellement, il faut étourdir les abeilles, retirer les couches d’alvéoles, ouvrir ces dernières avec un couteaux chaud et charger le tout dans une centrifugeuse pour obtenir le miel. Certaines abeilles sont écrasées par la manipulation. Dans le meilleur des cas, celles-ci sont stressées par l’intrusion de l’homme dans leur habitat.

Embêtés par cette problématique, les deux amoureux de la nature vont mettre leur intelligence en commun pour concevoir une étrange ruche.
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Des pesticides dans nos assiettes

Et si la mort mystérieuse des abeilles était un signal d’alarme ? Les études se multiplient qui mettent en cause un type d’insecticide, les néonicotinoïdes, fabriqués notamment par la firme suisse Syngenta.

Ce sont de puissants neurotoxiques, 5000 à 10000 fois plus nocifs pour les insectes que le DDT. Ils se transmettent dans la chaîne alimentaire, donc dans notre nourriture, sans que l’on connaisse leurs effets à long terme sur la santé humaine. Une chose est sûre: ils n’affectent pas que les abeilles, mais toute la biodiversité.

Temps Présent (RTS – 2014)

Suisse : Deux laboratoires expliquent l’hécatombe d’abeilles

Plus d’un million d’abeilles sont mortes à la fin d’avril dans le canton de Berne. Des laboratoires donnent une explication.

Les causes de la mort mystérieuse de plus d’un million d’abeilles à la fin d’avril dans la région de Zäziwil, dans le canton de Berne, sont désormais élucidées. Un insecticide, le fipronil, a été par erreur mélangé avec un fongicide chez un fabricant de produits phytosanitaires.


Du fipronil, une substance qui présente un effet insecticide, a été découvert sur les feuilles d’arbres fruitiers. Mais la façon dont ce produit s’est déposé sur les végétaux demeure un mystère. Son utilisation en Suisse pour la protection des plantes est interdite.

Ce sont deux laboratoires indépendants qui ont fait le rapprochement avec le fipronil, a annoncé lundi 10 novembre le service apicole apiservice. Une table ronde sera mise en place entre les différents acteurs pour prévenir un nouvel incident de ce type.

Tdg.ch

Japon : Abeilles vs frelons asiatiques

Si la loi du plus fort est bien souvent prédominante au sein du monde animal, il arrive parfois que l’entraide inverse cette tendance. C’est notamment le cas de ces abeilles qui ont fait preuve de solidarité afin de venir à bout d’un redoutable prédateur venu de l’étranger : le frelon géant du Japon. En vibrant à l’unisson, elles ont généré assez de chaleur pour brûler leur opposant. Un bel exemple d’esprit d’équipe !

Les frelons géants du Japon sont de redoutables prédateurs. Ainsi, un seul d’entre eux est à même de tuer une quarantaine d’abeilles en seulement une minute. En groupe, c’est une colonie tout entière que ces monstres volants sont capables d’anéantir ! Les frelons faisant tellement de dégâts, les abeilles ont été obligées de s’adapter pour survivre.

Plutôt que d’essayer vainement de piquer leur redoutable ennemi, les abeilles nippones affluent en masse autour de ce dernier et se mettent à vibrer ensemble, faisant ainsi grimper leur température jusqu’à 47,2°C à la façon d’un four à chaleur tournante. Le frelon, pris au piège, cuit à petit feu. En effet, si les abeilles peuvent supporter une température avoisinant les 49°C, les frelons géants du Japon ne survivent pas au-delà de 46°C. Une preuve que le collectif l’emporte toujours sur l’individu !

Suède : Le miel qui panse les blessures

La blessure de ce cheval avait du mal à guérir. Il aura fallu l’utilisation d’un nouveau remède pour en venir à bout. Il a été fabriqué à base de bactéries d’acides lactiques provenant du jabot des abeilles. Elles ont été incorporées dans du miel de l’eau et du sucre. Le tout crée des substances antimicrobiennes qui tuent les germes résistants.

Cette découverte a été faite dans les laboratoires de l’université de Lund en Suède. Elle s’inscrit dans une longue et millénaire tradition d’utilisation du miel pour soigner des pathologies.

Miel : Récolte 2014 en baisse de 50 à 80%

L’Union Nationale de l’Apiculture Française (UNAF) dresse un bilan catastrophique et alarmant des récoltes de miel pour 2014, après une large consultation parmi ses 20.000 apiculteurs adhérents répartis sur l’ensemble du territoire national. L’UNAF appelle le gouvernement à soutenir d’urgence les producteurs et contrer le déclin des abeilles.

En 2014, la production française de miel est la plus faible de ces dernières années. Une chute de production de 50 à 80%

Nous savons que les abeilles meurent dans toute l’Europe. La production de miel s’en fait forcément ressentir et chute depuis quelques années. Mais 2014 bat tous les records : selon l’UNAF, la production française est cette année la plus faible de notre histoire.

« A l’exception de l’Ouest et de la Bretagne qui semblent quelque peu épargnés, dans toutes les régions de France et en particulier dans les grandes régions de production comme Provence Alpes Côte-d’Azur, Rhône-Alpes, Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon… les récoltes sont en baisse de 50 à 80%. », précise le représentant des apiculteurs dans un communiqué. Et ce par rapport aux récoltes de 2013, qui étaient déjà mauvaises !
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Disparition des insectes : Une catastrophe silencieuse

Pour François Ramade, professeur émérite d’écologie à l’université de Paris-Sud, les insecticides modernes, notamment les néonicotinoïdes, sont responsables d’une véritable “catastrophe écologique“. Et, selon lui, “la réponse des pouvoirs publics des pays développés et des institutions multilatérales est absente ou dérisoire“.

Les personnes de plus de 40 ans se souviennent des pare-brise, phares et calandres de voiture constellés de cadavres d’insectes. La propreté des voitures actuelles est le signe d’une disparition massive d’insectes qui doit nous alarmer.

L’agriculture moderne a permis, par l’usage massif d’« intrants », une augmentation considérable de la productivité des cultures. Elle atteint depuis quelques décennies des limites dues à l’impact environnemental de ses pratiques.

En effet, l’accroissement de productivité qu’elle a permis n’est pas dû à une révolution biologique dans le contrôle de la photosynthèse, mais à un recours sans cesse accru aux engrais chimiques et aux pesticides, dont les conséquences écologiques néfastes sont connues.
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Landes : Des poulets participent à la lutte contre le frelon asiatique

Vespa Velutina, alias le frelon asiatique, est largement implanté en France depuis 2004. Il est arrivé dans le Lot-et-Garonne accidentellement, caché dans des poteries importées de Chine.

Les insecticides et les pièges n’arrivent pas débarrasser les départements touchés, et l’insecte poursuit son expansion en France, où il est désormais installé dans les trois quarts des départements du territoire métropolitain. Un nouveau prédateur de ses insectes existe pourtant: le poulet.

Placés près des ruches, les poulets permettent en effet de limiter les attaques des frelons asiatiques. Un ancien gendarme a constaté que les volailles étaient friandes de cet insecte qui attaque les abeilles. La méthode est insolite, mais elle marche, les frelons asiatiques restant une proie facile pour les gallinacés.

La ruche murmurante ou les fripons devenus honnêtes gens

La Fable des abeilles est une fable politique de Bernard Mandeville, parue en 1714. La signification réelle reste controversée jusqu’à aujourd’hui. Friedrich Hayek vit en lui un précurseur du libéralisme économique tandis que Keynes mit en avant la défense de l’utilité de la dépense.

La Fable des abeilles, développe avec un talent satirique la thèse de l’utilité sociale de l’égoïsme. Mandeville avance que toutes les lois sociales résultent de la volonté égoïste des faibles de se soutenir mutuellement en se protégeant des plus forts.

Sa thèse principale est que les actions des hommes ne peuvent pas être séparées en actions nobles et en actions viles, et que les vices privés contribuent au bien public tandis que des actions altruistes peuvent en réalité lui nuire. Par exemple, dans le domaine économique, il dit qu’un libertin agit par vice, mais que « sa prodigalité donne du travail à des tailleurs, des serviteurs, des parfumeurs, des cuisiniers et des femmes de mauvaise vie, qui à leur tour emploient des boulangers, des charpentiers, etc. ». Donc la rapacité et la violence du libertin profitent à la société en général.

Les vices des particuliers sont les éléments nécessaires du bien-être et de la grandeur d’une société. L’Angleterre y est comparée à une ruche corrompue mais prospère et qui se plaint pourtant du manque de vertu. Jupiter leur ayant accordé ce qu’ils réclamaient, la conséquence est une perte rapide de prospérité, bien que la ruche nouvellement vertueuse ne s’en préoccupe pas, car le triomphe de la vertu coûte la vie à des milliers d’abeilles.

TEXTE INTÉGRAL:

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Ces zones où les abeilles n’ont plus le droit d’exister

La mortalité des ruches dans plusieurs vallées des Pyrénées a atteint un seuil catastrophique. C’est le cas de l’exploitation apicole de Jacques Loubet, en Ariège, dont l’avenir est largement compromis. En cause selon lui, l’accumulation des produits chimiques qui crée des « zones de non droit à l’existence des abeilles ». Avec d’autres apiculteurs, il demande à ses voisins éleveurs de réfléchir à la pertinence des traitements antiparasitaires de leurs troupeaux et à leurs alternatives. « J’en ai assez de me taire ! Quand arrêterons-nous le suicide collectif ? » Témoignage.

Apiculteur professionnel depuis plus de 25 ans, en Ariège, dans les Pyrénées, je gère avec une jeune collègue 350 ruches en production de miel. Cette année, alors que tout allait bien, après les deux semaines du froid de novembre, j’ai dénombré 330 ruches complètement mortes : abeilles mortes et ou disparues, provisions de miel énormes.

Bien sûr, cette situation avec pertes de ruches n’est pas nouvelle, et s’aggrave depuis quelques années, mais n’avait jamais atteint ce seuil catastrophique.

Les analyses ne donnent aucun résultat, les seuils de détection n’étant pas assez bas ou les molécules incriminées ayant disparu. D’autres collègues subissent le même problème avec plus ou moins de gravité, y compris dans les Pyrénées-Orientales, les Hautes-Pyrénées… et, bizarrement, surtout en zone de montagne dans les vallées proches de l’Espagne.

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Hécatombe des abeilles : L’UE “oublie” le rôle des pesticides

La Commission européenne vient de publier un rapport d’étude épidémiologique qui concerne les mortalités de colonies d’abeilles dans 17 États européens, dont la France. Dans ce rapport, un facteur de mortalité a été omis par Bruxelles: les pesticides. Un choix moins scientifique que politique pour Gérard Arnold, directeur de recherche au CNRS.

Des voix se sont empressées de juger les résultats de cette étude, moins mauvais qu’attendu, considérant que certains d’entre eux étaient même encourageants. Pourtant, une lecture attentive du rapport montre que la situation demeure catastrophique pour certains pays et, en particulier, pour la France et la Belgique.

Les taux annuels de mortalité des colonies constatés en France au cours de cette période étaient très importants: de 14,1 % au cours de l’hiver 2012 et 13,6 % au cours du printemps et de l’été suivants. Soit une mortalité de l’ordre de 28 % en moins d’un an (trois trimestres) !

De quoi sont donc mortes ces colonies d’abeilles? A ce stade, le rapport n’apporte pas de réponse et, d’ailleurs, le protocole de cette étude – qui va être poursuivie cette année – ne permettra pas d’obtenir une réponse scientifique définitive. Parce qu’il présente une étrange lacune.
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Var (83) : Des abeilles-sentinelles pour contrôler la qualité de l’air

Au Revest-les-Eaux (Var), depuis trois ans, on fait appel à des abeilles sentinelles pour contrôler la qualité de l’air et de l’environnement à proximité d’une carrière à ciel ouvert. Il s’agit, par exemple, de surveiller leurs ailes : il ne faut pas qu’elles soient déformées, car cela indiquerait qu’elles sont touchées par un virus.

Elles collectent ce qui va être analysé

Les abeilles-sentinelles sont celles qui sont en contact direct avec l’environnement. “Elles récupèrent de l’eau, du pollen, du nectar et donc elles vont servir de biocollecteurs (…) Elles collectent les éléments qu’il y a dans l’air et nous, ensuite, on va les analyser”, explique Benjamin Poirot, docteur en biochimie, spécialiste des abeilles.

La carrière du Revest-les-Eaux entend devenir un exemple pour montrer que ce type d’exploitations peut être écologique. “Nous avons des retenues d’eau qui attirent des espèces protégées de grenouilles (…) Quand on a fini d’exploiter un endroit, on lui redonne une ondulation, on remet de la terre végétale et on replante”, expliquait une ingénieure environnement de la société exploitante au quotidien régional Var-Matin, en 2011.

Népal : Chasseurs de miel

Deux fois par an, les Laprakis risquent leur vie pour récolter le miel des Apis laboriosa, les abeilles à miel les plus grosses du monde. Ces insectes peuvent mesurer jusqu’à 3 centimètres et ont eu la bonne idée de faire leurs ruches sur les hauts contreforts de l’Himalaya.

Les Laprakis travaillent en équilibre sur des échelles de cordes ou de longues perches de bambou pour accéder aux essaims et y puiser le précieux nectar. C’est un spectacle inoubliable que d’observer comment ces chasseurs pratiquent pour enfumer les essaims puis récolter le miel perchés sur leurs frêles passerelles, ignorant des piqures sous de rudimentaire voile de protection

Ces chasseurs de miel sont dépendants de cette récolte pour assurer leur subsistance. Les mois de mai et juin sont propices à cette activité pour peu que la floraison soit abondante. Elle annonce également la célébration de l’anniversaire de la naissance de Bouddha.

Les secrets de la ruche

Le miel a mille vertus et des pouvoirs sur notre santé. Ses bienfaits, mais aussi ceux de la gelée royale et du pollen, sont connus depuis la nuit des temps. Des scientifiques pensent qu’ils pourraient agir là où des antibiotiques n’opèrent plus. La recherche sur le cancer s’intéresse aussi aux vertus de cette substance.

Mais les ruches de nos campagnes tendent à disparaître à cause des pesticides et des maladies. Pour satisfaire aux besoins des Français en miel, le pays en importe de plus en plus dont les provenances ne sont pas toujours fiables. Interdit pendant quelques années, le miel de Chine est à nouveau importé en France mais il reste sous haute surveillance…

L’avenir des ruches serait dans les grandes villes. A Paris, les abeilles deviennent à la mode auprès de sociétés qui installent des ruches sur les toits pour obtenir un label environnemental. Du miel des villes au miel qui soigne, ce documentaire effectue une plongée butineuse dans cet univers “sucré”.

Pesticides : La récolte de miel au plus bas en 2013

15.000 tonnes de miel seulement ont été produites en 2013, soit “la récolte la plus faible jamais connue en France”. Principales causes de l’hécatombe citées par les apiculteurs: les grandes cultures -la radio nationale cite l’exemple d’”un champ de maïs immense sans aucune autre fleur-, les parasites et les pesticides.

2013, année noire pour les agriculteurs français, dont la production atteint des chiffres historiquement bas. L’Union Nationale de l’Apiculture Française (UNAF) s’inquiète notamment de l’effet nocif des pesticides sur les populations d’abeilles. Un apiculteur venu de la région Rhône-Alpes expliquera notamment ce mardi à Paris comment il a perdu la totalité de sa population d’abeilles en un an.

Face à cette baisse inquiétante de la production, les apiculteurs demandent de l’aide au gouvernement et en appellent également aux agriculteurs, qui ont eux aussi besoin d’abeilles pour polliniser leurs cultures.

L’Express

(Merci à Tilak)