73 millions de jeunes chômeurs dans le monde en 2013

Aucune amélioration du marché du travail des jeunes n’est à attendre à moyen terme, avec un taux de chômage mondial des 15-24 ans attendu à 12,8% en 2018 contre 12,3% en 2013, selon une étude de l’Organisation internationale du travail (OIT) publiée mercredi.

Tunis, janvier 2011. Manifestation contre Ben Ali.

En 2013, à l’échelle mondiale, il y aura près de 73,4 millions de jeunes chômeurs, une augmentation de près de 3,5 millions depuis 2007 et de 0,8 million depuis 2011, selon le rapport “Tendances mondiales de l’emploi des jeunes”.

Globalement, entre 2012 et 2018, le nombre de jeunes chômeurs va augmenter de plus de deux millions, ce qui équivaut à une progression de près de 25%. “En 2018, le taux de chômage des jeunes devrait s’élever à 12,8% (contre 12,6% en 2013), avec des disparités régionales croissantes“, prédisent les experts de l’OIT.

Le Figaro

LEAP – Crise systémique globale 2013 : Pièges, repères et grilles de lecture

Communiqué public du LEAP (Laboratoire Européen d’Anticipation Politique), 15 mars 2013

Dans les tendances Up&Down [haut et bas] présentées dans le numéro de janvier, notre équipe avait placé en Down [bas] « Les indicateurs économiques » avec l’argumentaire suivant : « Entre des indicateurs économiques de court terme qui décrivent seulement ce qui s’est passé dans la semaine, d’autres qui sont manipulés par les gouvernements pour refléter le message qu’ils souhaitent passer, et d’autres enfin qui n’ont plus de pertinence dans le monde actuel, la réalité économique est pour le moins très mal décrite, voire travestie, par ces chiffres pourtant suivis par les entreprises, les banques, les pays. Ce brouillard statistique empêche une navigation fiable, pourtant primordiale dans ces temps de crise. »

Que ce soit le fruit de manipulations intentionnelles de la part des acteurs dans leur effort de survie ou le résultat de l’extrême volatilité des bases de calcul (comme la valeur des monnaies et du dollar US tout particulièrement), cette tendance se confirme en effet.

Des indicateurs fiables et pertinents sur la situation économique, politique et sociale mondiale sont pourtant indispensables afin de traverser la crise sans encombre. Mais ceux utilisés par les gouvernements ou les entreprises sont, au mieux, inutiles dans la période actuelle de remodelage profond du monde, au pire, néfastes.

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1.087 : c’est le nombre d’usines qui ont fermé en France depuis 2009

Depuis 2009, plus d’un millier d’usines ont dû mettre la clef sous la porte. C’est le bilan inquiétant dressé par le cabinet de veille économique Trendeo.

En 2012, quelque 266 usines auraient disparu quand seulement 166 auraient été créées, selon la société de veille économique Trendeo. Au total, le rythme de fermeture se serait ainsi accéléré de 42%. Ce n’est pas loin de la triste performance enregistrée au plus fort de la crise en 2009 avec quelque 379 usines fermées. Résultat : ce sont 1.087 usines qui ont mis la clef sous la porte depuis 2009.

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2013 comme 1913

En 1913, les dictatures menaçaient, les “nihilistes” sévissaient, la crise économique avançait au même rythme que le progrès technologique. Comme en 2013, rappelle Jacques Attali…

Par Antoine Bouthier.

L’année 2013 ne ressemble à aucune plus qu’à 1913.

Cette année-là, une formidable période de croissance butait sur une crise financière provoquée par la première puissance économique du moment, la Grande-Bretagne.

De formidables progrès techniques, en matière d’énergie et de communication (électricité, automobile, avion, radio, sous-marin) annonçaient des lendemains qui chantent. Un grand nombre de mouvements favorables à la démocratie se faisaient jour en Amérique latine, Afrique, Russie, Asie. Mais sévissaient aussi des groupes terroristes (qu’on nommait alors “nihilistes”). Des idéologies totalitaires dénigraient l’économie de marché et la démocratie, et annonçaient leur intention de combattre les valeurs des droits de l’homme.

2012, hécatombe pour le marché de la construction

Les mises en chantier de logements neufs ont dévissé de 19,6 % en 2012. La fin d’année est particulièrement inquiétante. Et 2013 n’augure rien de bon pour une reprise du secteur.

Par Marine Rabreau

Une chute de 19,6%. Les mises en chantier de logements neufs en France se sont effondrées en 2012, à 304.234.

En prenant en compte les logements neufs et existants, le recul atteint 17,8%. Un tel repli annuel n’avait pas été constaté depuis la période octobre 2008-septembre 2009, au plus fort de la crise. Depuis, le marché reprenait de la vigueur, jusqu’à la toute fin de l’année 2011.

Dès janvier 2012, la courbe s’inverse de nouveau, sans parvenir à remonter. Pire, au fil des trimestres, la tendance s’est dégradée.

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Emploi : les prévisions noires de l’Unedic

Le gestionnaire de l’Assurance chômage anticipe une nette hausse du nombre de demandeurs d’emploi en 2013, ainsi que de son déficit.

Après la satisfaction (pas tout à fait) générale provoquée par le succès des négociations sur l’emploi, vendredi, le retour à la réalité. L’Unedic, qui gère les finances de l’Assurance chômage, a livré ce lundi des prévisions pessimistes pour 2013 : ses finances devraient être au diapason de l’emploi en 2013, c’est-à-dire franchement dans le rouge, en raison de la croissance quasi-nulle à laquelle s’attendent les économistes.

Pour faire ses comptes, en effet, l’Unedic ne s’est pas appuyée sur la prévision du gouvernement, un 0,8% de moins en moins crédible, mais sur le chiffre de 0,1% retenu notamment par l’Insee. Autant dire que l’activité restera stable en 2013, ce qui ne permettra pas de résorber un chômage en hausse depuis dix-neuf mois consécutifs.

L’institution s’attend donc à 185.500 inscriptions supplémentaires à Pôle Emploi en catégorie A (aucune activité), après 295.000 en 2012. Un ralentissement, donc, mais pas une baisse : le nombre total de demandeurs d’emploi de catégorie A s’élèverait ainsi à 3.300.000 environ. Le nombre de demandeurs d’emploi indemnisés, lui, augmenterait de 180.000 environ, ce qui entraînerait une augmentation de 8% des dépenses de l’Assurance chômage.

Dans le même temps, cette dernière verrait la situation se dégrader côté recettes, en raison des destructions d’emploi, mais aussi de la faible progression de la masse salariale, sur laquelle sont appuyés ses revenus. L’endettement de l’Assurance chômage augmenterait donc de près de 34%, atteignant 18,6 milliards d’euros en fin d’année, un niveau record.

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2013 : L’année de la guerre économique

Stagnation européenne, essoufflement chinois, incertitude américaine… Alors que l’horizon de croissance s’assombrit, les tensions s’exacerbent tous azimuts. “L’Expansion” dessine les contours de cet affrontement mondialisé.

Par Franck Dedieu et Béatrice Mathieu – lexpansion.lexpress.fr

Dans cette course sans fin et suicidaire au moins-disant fiscal et social, et sur fond de disette budgétaire, les mécanismes assurant la Solidarité nationale, les fondations de nos vieilles nations, sont Menacés.

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Incroyable, mais vrai : 45.000 eurocrates gagneront 5,5% de plus en 2013

L’incapacité des Etats membres à s’entendre sur une proposition de modification du règlement concernant la gestion du personnel va permettre aux 45.000 fonctionnaires de l’UE de ne plus payer l’année prochaine une taxation sur leurs salaires de 5,5%, rapporte Euractiv.

Cette taxe de solidarité, instituée en 2004, est devenue caduque, faute d’avoir été reconduite.

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LEAP : 2013, les premiers pas dans un « monde d’après » en plein chaos

Communiqué public du LEAP (Laboratoire Européen d’Anticipation Politique), 15 décembre 2012

Sur la péninsule de Rockaway, dans la quartier du Queens à New York, après le passage de l’ouragan Sandy, fin octobre 2012

La dislocation géopolitique actuelle, largement anticipée par le LEAP depuis février 2009, se traduit par une fragmentation du monde qui va s’accélérer l’année prochaine sur fond de récession mondiale. La fin du leadership des anciennes puissances va provoquer en 2013 un chaos mondial, duquel commence déjà à émerger le monde d’après.

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Hausse de la contribution française à l’UE

Le gouvernement a déposé mercredi à l’Assemblée nationale un amendement relevant de 837 millions d’euros la contribution de la France au budget de l’Union européenne, qui seront financés par des économies supplémentaires, a-t-on appris auprès de Bercy. Il s’agit de couvrir, avec les autres Etats membres, des dépenses de l’UE qui ont été plus fortes que prévu cette année.

Cet amendement au projet de loi de finances pour 2013, qui revient en débat jeudi à l’Assemblée, porte le “prélèvement sur recettes” au profit de l’UE à 20,43 milliards d’euros, soit une hausse de 1,5 milliard par rapport à 2012 et de 837 millions par rapport aux dernières prévisions, selon Bercy, confirmant une information du site du journal Les Echos.

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Le chômage des jeunes actifs atteint un niveau record

Le taux de chômage des actifs de 15-24 ans atteint désormais 24,2% en métropole, du jamais vu, après une nouvelle hausse de 1,4 point sur trois mois. Quant au taux général, il se rapproche de la barre des 10%.

(…) Les jeunes payent le plus lourd tribut de la dégradation du marché de l’emploi entre juillet et septembre. Le taux de chômage des jeunes actifs a bondi de 1,4 point sur trois mois, portant à 2,8 points la progression sur 12 mois.

Soit un taux de chômage de 24,2% des jeunes actifs en France métropolitaine et de 24,9% en France entière. Des niveaux records, jamais atteints dans l’histoire du chômage. Leur taux d’emploi a quant à lui plongé de 0,7 point sur trois mois, pour atteindre un plus bas historique à 28,4% de la classe d’âge (et même 25,6% en équivalent temps plein).

Cette dégradation ne devrait pas s’inverser avant le deuxième trimestre 2013 (…)

Le Figaro.fr

Social, impôts : Hollande met la pression

François Hollande a tenu dimanche soir un discours quasi churchillien en proposant du sang et des larmes sur le plan fiscal, avec 30 milliards de mesures nouvelles pour 2013. Seule condition pour parvenir à un “redressement de la France dans les deux ans“. C’est le calendrier qu’il s’est donné pour inverser la courbe du chômage et rétablir la compétitivité de la France.

Ce qui passera, c’est confirmé, par une réforme du financement de la protection sociale, qui s’appuiera sur de nouvelles recettes, sans doute la CSG et une imposition écologique. Les partenaires sociaux ont eux été invités à s’entendre d’ici à la fin de l’année sur la redéfinition du contrat de travail, faute de quoi l’Etat prendra ses responsabilités.

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Avis de tempête sur l’économie

Par Nouriel Roubini

Des nuages noirs et bas viennent de toutes les directions menacer l’économie mondiale : de la zone euro, des USA, de la Chine et d’ailleurs. Aussi dès l’année prochaine, l’économie mondiale pourrait se trouver en danger.

John William Waterhouse (1849–1917) - Miranda - La tempête (1916)

Tout d’abord la crise de la zone euro s’aggrave, tandis que l’euro reste une devise forte : l’austérité accroît la récession dans de nombreux pays membres, la restriction du crédit à la périphérie et le prix élevé du pétrole font obstacle à la reprise. Le système bancaire de la zone euro se balkanise, les lignes de crédit transfrontalières et interbancaires sont coupées et la fuite des capitaux pourrait se transformer en panique bancaire dans les pays de la périphérie, si, comme c’est probable, la Grèce fait une sortie désordonnée de la zone euro dans les prochains mois. Lire la suite

La Grèce et l’Irlande doivent faire défaut

Réunis la semaine prochaine à Bruxelles, les responsables européens cesseront-ils de se disputer pour faire face aux vrais enjeux de la crise de la dette ?

En réalité, la Grèce et l’Irlande ont déjà fait défaut. Pas officiellement. Cependant, à écouter les opérateurs financiers, plus personne ne veut prêter un centime à ces deux Etats qui croulent sous les dettes. La situation du Portugal et de l’Espagne n’est guère plus confortable.

Lundi passé, des chiffres publiés par la Banque centrale européenne ont démontré comment elle tient les Etats de la zone euro à bout de bras. Entre le 25 novembre et le 1er décembre, la BCE a acheté pour 1,965 milliard d’euros d’obligations publiques ; le plus fort montant enregistré depuis le début du mois de juillet alors que l’on sortait à peine de la crise grecque. Les opérateurs estiment que l’institution dirigée par Jean-Claude Trichet a nettement accéléré ses achats de dette publique irlandaise et portugaise. Car, en face, les grands investisseurs s’en détournent.

Pimco, le géant américain des obligations, a déjà annoncé avoir vendu la majorité de ses titres grecs, irlandais, portugais et espagnols. JPMorgan, un des poids lourds du marché de la dette gouvernementale européenne, a indiqué que beaucoup de ses clients veulent se débarrasser des titres des Etats «périphériques» de la zone euro.

D’ailleurs, Goldman Sachs a calculé que 17% de la dette cumulée de la Grèce, de l’Irlande et du Portugal se trouvent désormais dans les coffres de la BCE. Au rythme actuel, cette part pourrait monter à 50% sans tarder.

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Avec le MES, la Zone euro fait un beau gâchis !

Par Philippe Béchade

S'ajoutent à ces sommes, 250 milliards d'euros apportés par le FMI

▪ De nombreuses voix s’élèvent en Europe, au FMI et à la BCE pour que le Fonds européen de stabilité financière (FESF), doté de 750 milliards d’euros au printemps dernier, voie ses moyens financiers accrus.

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Monnaie, recherche désespérement souverain sérieux

Par Jean-Claude Werrebrouck

Les images du bateau, et des passagers clandestins, évoquées dans « l’euro : sursaut ou implosion » se voulaient révélatrices de la réalité de la monnaie unique. Les passagers clandestins étaient les Etats eux-mêmes, et des Etats – puisque passagers clandestins – peu soucieux d’une stratégie de coopération.

Le bateau était lui-même le symbole de la monnaie, et une monnaie sans autre pilote qu’un fonctionnaire indépendant, voire en état d’apesanteur, et surtout dépourvu de gouvernail : la banque centrale est en effet indépendante et son rôle n’est que de maintenir le navire à flot, et ce, sans même lui assigner une direction.

Jadis, le pilote était l’Etat lui-même, et les passagers avaient le statut d’usagers d’un service monétaire largement soumis au caprice du prince. Bref la monnaie avait un maître, et il est vrai, souvent autoritaire, et peu scrupuleux, appelé souverain.

En sorte qu’il était exact que « battre monnaie était un attribut de la souveraineté ». Et souvent avec la violence du souverain : seigneuriage, dilution, assignats, « banqueroute des deux-tiers », inflation, etc. (cf. : « la crise : scénario pour 2010 »)

Le fonctionnement des marchés politiques en Europe, et leur histoire, devait pourtant aboutir à une « grande transformation » à la Polanyi : puisque « l’extériorité » qui tient les hommes ensemble peut devenir le marché, lequel rend faussement et magiquement obsolète l’Etat, alors il est possible d’engendrer une monnaie sans Etat et donc sans souverain : l’Euro était né.

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LEAP – 1er trimestre 2011 : franchissement du seuil critique de la dislocation géopolitique mondiale

Communiqué public du Laboratoire Européen d’Anticipation Politique (LEAP), du 15 novembre 2010

Comme l’avait anticipé le LEAP dans sa lettre ouverte aux leaders du G20 publiée dans l’édition mondiale du Financial Times le 24 Mars 2009, à la veille du sommet de Londres, la question d’une réforme fondamentale du système monétaire international est bien au cœur de toute tentative de maîtrise de la crise actuelle.

Mais hélas, ainsi que vient de le démontrer à nouveau l’échec du sommet du G20 de Séoul, la fenêtre d’opportunité pour réussir pacifiquement une telle réforme s’est bien refermée après l’été 2009 et elle ne se rouvrira plus avant 2012/2013 (1).

Le monde est en effet bien engagé dans la phase de dislocation géopolitique mondiale dont nous avions annoncé le début pour la fin 2009 et qui se traduit, moins d’un an plus tard, par la multiplication rapide des mouvements, des difficultés économiques, des défaillances budgétaires, des conflits monétaires… prémices de chocs géopolitiques majeurs.

Avec le sommet du G20 de Séoul, qui marque la prise de conscience planétaire de la fin de la domination américaine sur l’agenda international et de son remplacement par un « chacun pour soi » généralisé, une nouvelle étape de la crise vient de s’ouvrir qui incite l’équipe du LEAP à lancer une nouvelle alerte.

En effet, le monde est en train de franchir un seuil critique de la phase de dislocation géopolitique globale. Comme tout franchissement de seuil critique dans un système complexe, cela va générer dès le premier trimestre 2011 un cortège de phénomènes non-linéaires, c’est-à-dire, d’évolutions échappant aux « règles habituelles » et aux « projections traditionnelles » tant en terme économiques que monétaires, financiers, sociaux et politiques.

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Crise agricole : il faut sortir de la logique productiviste

A l’heure où 10 000 céréaliers français défilent à Paris à l’appel de la FNSEA, la Fédération Nationale d’Agriculture Biologique des régions de France (Fnab) défend dans un communiqué – relayé par l’Organisation professionnelle de l’agriculture biologique d’Alsace (Opaba) – l’importance de soutenir l’agriculture biologique, solution à la crise agricole.


La Fédération rappelle la situation intenable des exploitants en agriculture conventionnelle, dont la logique productiviste ne cesse de montrer ses limites : revenus en chute libre, endettement, faillites, sans compter les impacts sur l’environnement et la santé.

L’agriculture bio offre au contraire, selon la Fnab, « la possibilité pour les paysans de vivre décemment des revenus de leur travail. […] Cette crise historique, réelle et sérieuse de l’agriculture, poursuit-elle, ne doit pas être instrumentalisée par les organisations professionnelles pour prolonger un système qui en a été à l’origine. Comment comprendre que les plus grands bénéficiaires de la PAC aujourd’hui se retrouvent à défiler ? »

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Obligations (USA) : l’apocalypse est pour demain

En 2012, les entreprises américaines vont devoir rembourser une montagne d’emprunts obligataires. Le pire est à craindre.

Lorsque les Mayas ont prédit la fin du monde pour 2012 – si l’on en croit Hollywood –, ils n’ont pas inclus les junk bonds [obligations pourries] au nombre des périls qui menaceraient la planète. Pourtant, 2012 est également le début d’une période triennale au cours de laquelle plus de 700 milliards de dollars [524 milliards d’euros] de dettes à hauts rendements et à hauts risques arriveront à échéance, mettant ainsi, redoutent certains, une pression terrible sur les marchés du crédit. Comme l’Etat fédéral américain devra régler une énorme facture au même moment, les entreprises risquent d’avoir du mal à obtenir de nouveaux prêts, ce qui déclencherait une vague de défauts de paiement et de faillites.

Ces prévisions apocalyptiques ­ne sont pas l’apanage des éternels cassandres et autres spéculateurs à la baisse. Même Moody’s, connu pour la sobriété de ses déclarations, tire la sonnette d’alarme. “En 2012 et au-delà, une avalanche emportera les entreprises si elles ne se sauvent pas à temps”, avertit Kevin Cassidy, analyste pour cette agence de notation financière.

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