2012, hécatombe pour le marché de la construction

Les mises en chantier de logements neufs ont dévissé de 19,6 % en 2012. La fin d’année est particulièrement inquiétante. Et 2013 n’augure rien de bon pour une reprise du secteur.

Par Marine Rabreau

Une chute de 19,6%. Les mises en chantier de logements neufs en France se sont effondrées en 2012, à 304.234.

En prenant en compte les logements neufs et existants, le recul atteint 17,8%. Un tel repli annuel n’avait pas été constaté depuis la période octobre 2008-septembre 2009, au plus fort de la crise. Depuis, le marché reprenait de la vigueur, jusqu’à la toute fin de l’année 2011.

Dès janvier 2012, la courbe s’inverse de nouveau, sans parvenir à remonter. Pire, au fil des trimestres, la tendance s’est dégradée.

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Les faillites d’entreprises toujours à la hausse en France

2012 fut une année de sinistrose : selon la Banque de France, le nombre de défaillances d’entreprises a augmenté de près de 5% entre septembre et octobre. Sur un an la tendance est négative.

Les tribunaux français enregistrent toujours plus de faillites d’entreprises : cette tendance, amorcée en 2009 avec la crise économique, se poursuit sur un rythme régulier.

Entre septembre et octobre, le nombre de défaillances signalées aux juges des tribunaux de commerce est en hausse de 4,8% (soit 5 334 cas supplémentaires par rapport aux mois précédents), indique la Banque de France dans son dernier compte rendu.

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Le chômage des jeunes actifs atteint un niveau record

Le taux de chômage des actifs de 15-24 ans atteint désormais 24,2% en métropole, du jamais vu, après une nouvelle hausse de 1,4 point sur trois mois. Quant au taux général, il se rapproche de la barre des 10%.

(…) Les jeunes payent le plus lourd tribut de la dégradation du marché de l’emploi entre juillet et septembre. Le taux de chômage des jeunes actifs a bondi de 1,4 point sur trois mois, portant à 2,8 points la progression sur 12 mois.

Soit un taux de chômage de 24,2% des jeunes actifs en France métropolitaine et de 24,9% en France entière. Des niveaux records, jamais atteints dans l’histoire du chômage. Leur taux d’emploi a quant à lui plongé de 0,7 point sur trois mois, pour atteindre un plus bas historique à 28,4% de la classe d’âge (et même 25,6% en équivalent temps plein).

Cette dégradation ne devrait pas s’inverser avant le deuxième trimestre 2013 (…)

Le Figaro.fr

Le secteur du bâtiment prévoit 35.000 pertes d’emplois en 2012

Le secteur du bâtiment, “en situation d’urgence », prévoit la perte de quelque 35.000 emplois en 2012, a affirmé Bertrand Sablier, délégué général de la Fédération française du bâtiment (FFB), vendredi à Montpellier.

Nous prévoyons 35.000 pertes d’emplois en non-remplacements, intérim et licenciements », a affirmé M. Sablier au cours d’une conférence de presse, constatant que “si l’activité a progressé au premier semestre de 4%, elle va baisser d’environ 6% au second », soit “une chute de 10% en un semestre ».

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Sécu : le déficit proche de 15 milliards en 2012

Les comptes de la Sécurité sociale montrent que le déficit du régime général en 2012 devrait atteindre 14,7 milliards d’euros. Sans mesures correctrices, le « trou » aurait atteint 15,5 milliards d’euros.

Prévision 2012, au 05 octobre 2011. Source : http://www.securite-sociale.fr/Evolution-du-deficit-de-la-Securite-sociale-Regime-general

Les comptes de la Sécurité sociale sont moins bons que ne le prévoyait la droite, les nouveaux prélèvements décidés par la gauche permettront de rétablir la situation, au moins en partie. C’est le message qu’a voulu faire passer le gouvernement, qui présentait les estimations actualisées de déficit pour le régime général en 2012.

Sans mesures correctrices, le déficit aurait atteint 15,5 milliards d’euros, une dégradation de 1,7 milliard par rapport à ce qui a été voté, à l’automne dernier, dans la loi de financement de la Sécurité sociale.

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Radars mobiles embarqués : ce que vous devez savoir

Cette vidéo vous explique le fonctionnement des radars de nouvelle génération qui vont être déployés sur nos routes cet été (2012).

Toute personne qui utilise régulièrement sa voiture a le droit de savoir ce qui l’attend sur son trajet et de tenter, démocratiquement, de s’opposer au tout-répressif si elle estime que cette méthode n’est pas pertinente.

Pour signer la pétition, cliquez ici.

Ligue de Défense des Conducteurs

(Merci à Boreas)

Méridien zéro : “Les financiers qui mènent le monde”

Émission de Méridien zéro du dimanche 2 avril, Eugène Krampon et Gérard Vaudan reçoivent Pierre Jovanovic pour aborder l’épineux sujet des financiers apatrides qui mettent le monde en coupe réglée.

Jovanovic n’a rien perdu de sa verve habituelle, il commente l’actualité financière en procédant à de nombreux rappels historiques, conseille utilement les particuliers sur la bonne gestion à tenir. En évoquant le talent créatif de Blythe Masters à laquelle Jovanovic a consacré un ouvrage, ces deux interlocuteurs semblent fascinés davantage que uniquement par les compétences professionnelles de cette femme, enfin à l’approche des présidentielles il est fait référence à une autre femme (française) qui est d’après Jovanovic la seule éventuellement capable de parvenir par la voie des urnes à réformer utilement ce système financier mortifère, lequel nous mène tout droit à une catastrophe globale.

Partie 1:


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Arnaud Dassier : «L’UMP est au bout du rouleau»

Responsable de la campagne Internet du candidat Nicolas Sarkozy en 2007, Arnaud Dassier, qui briguait une investiture UMP dans le Loiret aux législatives de 2012, a décidé de quitter le parti majoritaire. Il s’en explique pour le JDD.fr.

Je voterai pour Nicolas Sarkozy au deuxième tour, s’il y est, face à un candidat de gauche, ou du FN. Mais mon pressentiment, c‘est que les Français vont vouloir renverser la table et réouvrir le jeu démocratique.

Le programme proposé par l’UMP pour 2012 m’a beaucoup déçu par son manque d’audace et de vision. Ce parti est au bout du rouleau. Il est temps d’aérer les idées et de renouveler les hommes. La rupture promise n’a été conduite que très partiellement.

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Le programme “anti-système” de Ron Paul séduit les Américains

Qui profite de l’inflation ? Seulement ceux qui sont en haut de la pyramide et récupèrent tout l’argent, directement de la source. Comme vous l’avez peut-être deviné, la source, c’est la Réserve fédérale.” Sur son site, Ron Paul, candidat libertarien à la primaire républicaine, n’y va pas par quatre chemins quand il s’agit de désigner les coupables de la crise financière actuelle et de l’inflation, toutefois modeste, à laquelle sont confrontés – entre autres – les Américains.

Un discours qui interpelle un nombre croissant d’électeurs potentiels puisqu’il dispute avec Mitt Romney la première place des sondages dans l’Iowa, premier Etat dans le calendrier des primaires. Selon l’institut Rasmussen Report, Ron Paul se situait jeudi 22 décembre 5 points derrière son concurrent, avec 20 % des intentions de votes.

Dans un contexte de crise économique et financière mondiale, le discours de Ron Paul va plus loin qu’une simple dénonciation des dérives de la finance. Surnommé “Docteur No” au Congrès pour ses positions “anti-système” et indépendantes des lobbies, il n’hésite pas à défendre un programme économique radical.

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En 2012 la rigueur en France sera pire qu’en 2011

Par Cyrille Lachèvre

30 milliards d’euros d’économie. Le chiffre a été lâché mardi sur France inter, par le ministre du Budget François Baroin : l’an prochain, il faudra faire 30 milliards d’euros d’économie pour faire passer le déficit public de 6% du PIB à 4,6%. Pour ramener, en 2011, de 7,7% à 6% du PIB le déficit public, l’effort demandé est de 40 milliards d’économie.

Apparemment donc, s’il reste encore de nombreux efforts à fournir l’an prochain, le lecteur non averti pourrait avoir la sensation que le plus dur sera à faire cette année et que la suivante sera plus tranquille.

Dans la réalité, il n’en est rien. L’effort qu’il faudra accomplir en 2012 est colossal, sans commune mesure avec celui de cette année. Pourquoi ? Parce que, grosso modo, au cours des douze prochains mois, le véritable effort sur la dépense publique ne sera pas de 40 milliards mais, dans le meilleur des cas, de 17 milliards. Comment expliquer une telle différence ? Parce que les 40 milliards mélangent les choux et les carottes.

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LEAP – 1er trimestre 2011 : franchissement du seuil critique de la dislocation géopolitique mondiale

Communiqué public du Laboratoire Européen d’Anticipation Politique (LEAP), du 15 novembre 2010

Comme l’avait anticipé le LEAP dans sa lettre ouverte aux leaders du G20 publiée dans l’édition mondiale du Financial Times le 24 Mars 2009, à la veille du sommet de Londres, la question d’une réforme fondamentale du système monétaire international est bien au cœur de toute tentative de maîtrise de la crise actuelle.

Mais hélas, ainsi que vient de le démontrer à nouveau l’échec du sommet du G20 de Séoul, la fenêtre d’opportunité pour réussir pacifiquement une telle réforme s’est bien refermée après l’été 2009 et elle ne se rouvrira plus avant 2012/2013 (1).

Le monde est en effet bien engagé dans la phase de dislocation géopolitique mondiale dont nous avions annoncé le début pour la fin 2009 et qui se traduit, moins d’un an plus tard, par la multiplication rapide des mouvements, des difficultés économiques, des défaillances budgétaires, des conflits monétaires… prémices de chocs géopolitiques majeurs.

Avec le sommet du G20 de Séoul, qui marque la prise de conscience planétaire de la fin de la domination américaine sur l’agenda international et de son remplacement par un « chacun pour soi » généralisé, une nouvelle étape de la crise vient de s’ouvrir qui incite l’équipe du LEAP à lancer une nouvelle alerte.

En effet, le monde est en train de franchir un seuil critique de la phase de dislocation géopolitique globale. Comme tout franchissement de seuil critique dans un système complexe, cela va générer dès le premier trimestre 2011 un cortège de phénomènes non-linéaires, c’est-à-dire, d’évolutions échappant aux « règles habituelles » et aux « projections traditionnelles » tant en terme économiques que monétaires, financiers, sociaux et politiques.

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Dix-huit mois décisifs

Par Jacques Sapir

La suspension, probablement temporaire, du mouvement social qui s’est manifesté à travers l’opposition au projet de réforme des retraites du gouvernement, ouvre ce que l’on peut appeler la « grande » année électorale. Désormais, il est clair que tous les acteurs vont avoir les yeux rivés sur les échéances de 2012.

Cela ne signifie pas que tout se réduise à cette forme de lutte politique. Cependant, pour tenter de prolonger le mouvement social dans ce nouveau contexte, il faut tirer les leçons de ce que nous venons de vivre depuis septembre, et se projeter au-delà.

Une victoire tactique et une défaite stratégique

La première leçon est, incontestablement, que si le gouvernement a remporté une victoire tactique contre le mouvement social, il l’a payée d’un prix exorbitant. Cette victoire pourrait se transformer en une défaite stratégique.

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Apocalypse 2012

Les subprimes, vous pensiez que c’était fini ? Surprise ! Ils vont revenir, et encore plus fort. Ce n’est pas nous qui le disons, c’est Maarten Slendebroeck, le directeur général de Blackrock Solutions pour l’Europe, dans Les Échos : “C’est en 2012 que l’on atteindra un pic dans les défauts de paiements.”

Donc les banques ont encore des tonnes d’actifs pourris dans leurs coffres. Alors que tous crient à la reprise, l’origine de la crise – les crédits immobiliers – n’est pas complètement réglée. C’est d’ailleurs ce que confirme Dominique Strauss-Kahn dans Le Figaro : “Il reste d’importantes pertes non dévoilées : 50% sont peut-être encore cachées dans les bilans. La proportion est plus forte en Europe qu’aux États-Unis. L’histoire des crises bancaires, notamment au Japon, démontre qu’il n’y aura pas de croissance vive et saine sans un nettoyage complet du bilan des banques.

Mais revenons à M. Slendebroeck : “2007 a été l’année où le nombre de prêts accordés a été le plus important. Au regard de la dégradation de la conjoncture et du retrait de certaines banques du secteur immobilier, c’est en 2012 que les remboursements des créances immobilières vont être difficiles et que l’on atteindra un pic dans les défauts de paiement.”

Bon, d’accord, les défauts de paiement n’ont pas encore atteint leur maximum. Mais ce n’est pas bien grave, non ? Après tout, les banques ont démontré leurs capacités de résistance lors des stress tests.
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Les caisses du MoDem sont vides

Licenciements et doutes sur les capacités d’emprunt de François Bayrou pour 2012. Aura-t-il les moyens de se présenter dans de bonnes conditions en 2012 ? Au-delà de la crise électorale que traverse le MoDem – après une succession d’échecs aux dernières élections municipales, européennes et régionales, le parti de Bayrou traverse une crise financière.

Le financement public d’un parti politique dépend de ses résultats aux élections législatives. Or, les divisions des centristes (l’UDF ayant éclaté en deux partis, MoDem et Nouveau Centre) ont entraîné un morcellement des subventions publiques qui leur étaient destinées jusqu’à présent. Pour obtenir une subvention publique, le Nouveau Centre s’est arrangé avec le règlement en s’alliant avec un parti polynésien.

S’il apparaît improbable que Bayrou renonce à une candidature faute d’argent, il se pourrait qu’il opte pour une campagne low cost en cas de prêts bancaires insuffisants.

Le MoDem n’a pas eu besoin de contourner le règlement, mais avec seulement 3 députés à l’Assemblée nationale, le financement public s’est réduit comme peau de chagrin. Après toute une série de défaites électorales et de désistement interne, le parti est désormais en difficulté financière au point de devoir licencier et de s’interroger sur les conditions d’une candidature de Bayrou en 2012.

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Le coup d’Etat silencieux

L’année 2010 est en train de marquer une rupture dans notre histoire institutionnelle, qu’il ne faut pas hésiter à qualifier de « coup d’Etat ».

Darth Sidious, personnage "méchant" de la série cinématographique "La guerre des étoiles" (1)

Jusqu’ici, on considérait que les gouvernements tiraient leur légitimité du peuple, dont la volonté s’exprimait lors des élections et à qui ils devaient rendre des comptes en fin de mandat.

Ce type de régime a progressivement été vidé de sa substance, sous l’influence de la démocratie d’opinion, des normes supranationales européennes, des exigences de la compétitivité dans une économie ouverte, ainsi que d’un jeu politique qui n’offre le choix qu’entre un libéralisme social et un social-libéralisme.

Mais le principe démocratique demeurait, au moins en théorie, même s’il apparaissait de plus en plus comme une fiction. Le principe est en train de sauter sous nos yeux, depuis quelques mois. Désormais, un autre type de souveraineté est en passe de se substituer à celle de la volonté du peuple.

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Obligations (USA) : l’apocalypse est pour demain

En 2012, les entreprises américaines vont devoir rembourser une montagne d’emprunts obligataires. Le pire est à craindre.

Lorsque les Mayas ont prédit la fin du monde pour 2012 – si l’on en croit Hollywood –, ils n’ont pas inclus les junk bonds [obligations pourries] au nombre des périls qui menaceraient la planète. Pourtant, 2012 est également le début d’une période triennale au cours de laquelle plus de 700 milliards de dollars [524 milliards d’euros] de dettes à hauts rendements et à hauts risques arriveront à échéance, mettant ainsi, redoutent certains, une pression terrible sur les marchés du crédit. Comme l’Etat fédéral américain devra régler une énorme facture au même moment, les entreprises risquent d’avoir du mal à obtenir de nouveaux prêts, ce qui déclencherait une vague de défauts de paiement et de faillites.

Ces prévisions apocalyptiques ­ne sont pas l’apanage des éternels cassandres et autres spéculateurs à la baisse. Même Moody’s, connu pour la sobriété de ses déclarations, tire la sonnette d’alarme. “En 2012 et au-delà, une avalanche emportera les entreprises si elles ne se sauvent pas à temps”, avertit Kevin Cassidy, analyste pour cette agence de notation financière.

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Crise mondiale de l’emploi : le FMI nous propose de partager… le chômage !

Doit-on partager le travail ou le chômage ? La question, loin d’être anodine, pourrait être, en ces temps de chômage de masse, à la base d’un choix de société pour le futur. Dans le cas du FMI, on a une solution : mettre fin rapidement aux “privilèges scandaleux” des salariés en CDI !

Quelle est l’analyse du FMI sur la situation du chômage ?

Le FMI s’inquiète de la situation et écrit dans un chapitre des “Prévisions économiques mondiales” semestrielles :

(…) Le FMI a basé ces prévisions sur un examen des tendances de l’emploi lors des phases qui ont suivi les précédentes récessions mondiales. Pour plusieurs économies développées, la possibilité d’une reprise lente de l’activité et la nature de la récession récente présage de taux de chômages élevés à court terme”, a prévenu le Fonds.(…) Comme un chômage élevé peut rapidement devenir un problème structurel, cela pourrait entraîner des difficultés politiques et sociales graves (…) La profondeur et la durée de la Grande récession dans plusieurs économies développées, ont créé la nécessité de certains ajustements structurels pour leurs marchés du travail (…) La tâche des responsables politiques est de faire en sorte que cet ajustement se fasse le plus en douceur possible et de minimiser les conséquences économiques et sociales de long terme d’un taux de chômage obstinément élevé (…)

Et quelle sont ses suggestions, proposées dans son rapport ?

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La dette, ligne de mire des présidentielles de 2012

Les élections présidentielles de 2012 auront pour principal enjeu la réduction de la dette. La campagne électorale s’annonce intéressante et le vainqueur sera obligé de prendre en compte ce paramètre pour mettre en place son programme.

La campagne présidentielle de 2012 risque d’être – enfin – une campagne sérieuse, parce que le scénario-catastrophe vers lequel nous semblons évoluer obligera enfin les différents candidats à s’en tenir aux problèmes de fond soigneusement esquivés en 2007 et en 2002.

Avec une croissance prévue de 0,8 % en 2010, la France ne voit toujours pas son économie redémarrer ; et, pour 2011, l’OFCE prévoit un maigre 1,5 %.

L’OFCE révèle que la croissance réellement perdue est de 7 % étalés jusqu’en 2020, soit 140 milliards d’euros de PIB, dont 75 de pertes de recettes pour le budget de l’Etat et des régimes de Sécurité Sociale, auxquels il faut ajouter les déficits cumulés actuels ; sur la base du scénario le plus optimiste et le moins probable, celui d’une croissance annuelle de 2,5 % et d’une baisse du chômage de 1% par an, la France mettrait 10 ans à sortir de la récession mondiale.

Forte dégradation des comptes publics et des comptes sociaux, montée de l’endettement, croissance insuffisante, mécontentement social : tel est le contexte dans lequel Sarkozy risque de devoir se battre pour sa réélection… Mais il empêchera aussi l’opposition de mettre en avant un contre-projet économique et social irresponsable, sous peine d’être à nouveau battue faute de crédibilité : le « demain, on rasera gratis » ne marchera pas.
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La pauvreté augmente de nouveau

Le dernier rapport de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale reconnaît officiellement l’échec du gouvernement à réduire la pauvreté. La récession y est évidemment pour quelque chose…

L’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale (ONPES) vient de remettre son rapport annuel. Il dresse un état des lieux complet de la pauvreté en France.

L’observatoire livre une batterie particulièrement riche de données, qui permet de comprendre la pauvreté ; notamment, via 11 indicateurs phares, du taux de pauvreté à la part des demandeurs d’emploi non indemnisés, en passant par les inégalités de revenus.

Mais ces données, publiées début 2010, posent problème : elles portent en effet au mieux sur l’année 2007, pour la plupart des indicateurs. Ce qui signifie qu’elles ne prennent pas en compte l’effet du retournement économique majeur intervenu depuis deux ans.

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