Le système bancaire parallèle pesait 75.000 milliards de dollars en 2013

Selon le Conseil de stabilité financière, le poids du “shadow banking” s’est encore accru en 2013, jusqu’à représenter 25% des actifs financiers totaux au niveau mondial.

Le système bancaire parallèle, dit “shadow banking“, a continué de grossir l’an passé pour peser quelques 75.000 milliards de dollars, selon la dernière évaluation du Conseil de stabilité financière (FSB) publiée jeudi.

En 2013, son poids s’est ainsi accru de 5.000 milliards de dollars (3.963 milliards d’euros), a indiqué cette autorité dépendante du G20 dans un communiqué.

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Chômage : un ex-dirigeant raconte le “fiasco” de Pôle emploi

Selon Hervé Chapron, la fusion ANPE-Assedic a été menée dans l’”impréparation totale” et avec un calendrier “irréaliste”, menaçant l’assurance chômage.

Fiasco“, “naufrage“, “échec” : dans un livre à paraître jeudi, Hervé Chapron, ex-directeur général adjoint de Pôle emploi, fait “l’autopsie” de la fusion ANPE-Assedic, réalisée dans “l’impréparation totale” lors du quinquennat précédent, et il juge l’assurance chômage “condamnée” si rien n’est fait.

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Une nouvelle crise financière se prépare-t-elle ?

Il y a déjà six ans, soit le 15 septembre 2008, la faillite de Lehman Brothers plongeait le monde dans une crise financière qui allait causer la plus forte récession depuis la dépression des années 30.

Oulah ! Houston ? Il y a des dégâts partout !
(CRISE MONDIALE DU CREDIT)

Malgré des mesures extrêmement stimulatrices de la part des banques centrales, surtout de la Réserve fédérale américaine (Fed), les économies de plusieurs régions éprouvent encore beaucoup de difficultés à retrouver un rythme de croissance comparable à ce qu’il était avant la crise.

Comme à chaque année, le Centre for Economic Policy Research, un influent think tank européen, publiait en début de semaine son Geneva Report on the World Economy. Fait inquiétant, on y mentionne la possibilité d’une nouvelle crise financière si des mesures ne sont pas prises rapidement pour contrer les effets d’une augmentation de la dette globale conjuguée à un taux de croissance économique trop faible.

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Crise financière : l’Etat fédéral en procès pour le sauvetage acrimonieux d’AIG

Six ans après le sauvetage de fleurons de Wall Street frappés par la crise s’ouvre lundi le procès intenté au gouvernement américain par l’ancien patron de l’assureur AIG, qui risque de rouvrir un épisode sombre de la crise financière.

Ce procès, qui se déroulera à Washington, s’annonce comme celui des mesures exceptionnelles prises par l’Etat fédéral pour éviter un effondrement du système financier.

Intenté par Maurice «Hank» Greenberg, 89 ans, l’ancien patron historique d’AIG, il verra défiler à la barre ceux qui étaient aux premières loges ce fameux week-end du 16 septembre 2008, au cours duquel le gouvernement américain a laissé tomber Lehman Brothers et poussé Merrill Lynch dans les bras de Bank of America.
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Ça fait rire les spéculateurs, ça ruine les salariés

Par Myret Zaki

Il existe un facteur qui permet aux investisseurs de voir s’apprécier exagérément la valeur de leur portefeuille par rapport aux fondamentaux économiques. Et qui, en même temps, cause une perte du pouvoir d’achat des salariés et, à terme, une dégringolade durable des conditions économiques et des finances étatiques.

Il s’agit de l’inflation, celle invisible aujourd’hui dans les statistiques, mais visible aux yeux des consommateurs, et évidente dans les prix des actions, de l’immobilier, et de l’art.

Cette inflation qui ne dit pas son nom sert d’unique politique monétaire depuis plus d’une décennie. Les indices officiels de prix à la consommation la sous-estiment grossièrement. Mais surtout, ces statistiques ne tiennent aucun compte de l’inflation la plus dangereuse, celle boursière et immobilière. Cette même bulle des prix qui avait causé le krach de 2008, et qui sera la cause inévitable du prochain krach.

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Les millionnaires sont de plus en plus nombreux et de plus en plus riches

Le nombre de personnes disposant d’au moins un million de dollars à investir a augmenté de 15% pour atteindre 13,7 millions, selon le dernier rapport sur la fortune dans le monde réalisé par Capgemini et RBC Wealth Management.

Près de deux millions de personnes ont rejoint l’an dernier le groupe des millionnaires en dollars dans le monde, ceux dont la fortune globale a grimpé de près de 14% grâce aux bonnes performances des marchés boursiers et à l’amélioration du climat économique global, montre le dernier rapport sur le sujet de Capgemini et RBC Wealth Management.

Une fortune cumulée de 52.620 milliards de dollars

Selon cette enquête, qui s’appuie sur une étude réalisée auprès de plus de 4.500 personnes fortunées dans 23 pays, le nombre de personnes disposant d’au moins un million de dollars à investir a augmenté de 15% pour atteindre 13,7 millions. Et la fortune cumulée de ces millionnaires, qui n’a cessé de croître depuis 2008 malgré la crise financière, atteint désormais 52.620 milliards de dollars (38.770 milliards d’euros).

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Les classes populaires décrochent depuis 2008 (et tout le monde s’en fout)

« Ce décrochage de la France d’en bas est inédit », lit-on dans une note de l’Observatoire des inégalités, dont le directeur n’est pas content et le fait savoir.

François Hollande visitant une usine, en 2012

Soit une population, la France. Découpons-la en dix parts égales en fonction des revenus. On obtient dix tranches (déciles). On prend les chiffres de l’Insee de 2008 à 2011 qui étudie le revenu déclaré moins les impôts payés plus les prestations sociales reçues, et on sait de quel montant on dispose en moyenne dans chaque part.

C’est ce qu’a fait l’Observatoire des inégalités en février 2014, qui en rend compte dans une note aussi limpide qu’énergique : « La France populaire décroche, qui s’en soucie ? », écrite par Louis Maurin, ancien journaliste à Alternatives Economiques, cofondateur et rédacteur en chef de l’Observatoire des inégalités.

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Pourquoi les planches à billets ne créent plus d’inflation

L’explosion du bilan des banques centrales avait fait craindre, à tort, une surchauffe générale. Tant que l’argent ne circule pas, le risque est insignifiant. Aujourd’hui, ce sont les monnaies qui donnent le rythme.

Le contrôle de la crise, dessin de Jos Collignon (Pays-Bas)
BANQUES – PAYS – BANQUES – PAYS – BANQUES – PAYS – BANQUES

C’est à en faire replonger certains dans leurs premiers manuels d’économie. Pourquoi, malgré l’explosion du bilan des banques centrales dans les pays développés, l’inflation y reste-t-elle aussi insignifiante ? Après la crise financière de 2008, lorsque, pour soutenir la relance, les planches à billets ont commencé à tourner à plein régime, nombreux sont ceux qui prédisaient pourtant une inflation galopante et destructrice de richesse. Comme dans les années 1970.

Cinq ans plus tard, en Suisse, où la Banque nationale suisse (BNS) a émis 290 milliards de nouveaux francs, l’indice des prix à la consommation a passé l’essentiel de ces deux dernières années en territoire négatif. En Europe, alors que la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) se fait de plus en plus accommodante, et qu’elle pourrait l’être davantage encore – jeudi dernier, son président, Mario Draghi, a évoqué un éventuel « large programme de rachats d’actifs » – c’est plutôt le spectre déflationniste qui plane actuellement au-dessus de la zone euro. Tandis qu’aux Etats-Unis, la Réserve fédérale (Fed) imprime chaque mois des dizaines de milliards de dollars pour racheter des actifs obligataires. Résultat ? L’inflation y reste cantonnée entre 1 et 1,5%.
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Les bonus des mastodontes de la City font encore des vagues

Veto du gouvernement à l’augmentation du plafond des rémunérations variables chez RBS, vives critiques des actionnaires de Barclays : les bonus des mastodontes de la City continuent de faire des vagues au Royaume-Uni.

Le gouvernement a été très clair. Notre approche de la rémunération doit être équilibrée alors que nous émergeons de la crise financière“. Tapant du poing sur la table, le ministère britannique des Finances a opposé une fin de non-recevoir à la Royal Bank of Scotland (RBS), dont l’État détient 81% du capital depuis son sauvetage à grand frais en 2008.

La banque, qui n’a pas encore sorti la tête de l’eau malgré une cure de redressement drastique et a accusé une nouvelle perte massive de près de 9 milliards de livres (environ 10,9 milliards d’euros) l’an dernier, a indiqué vendredi qu’elle aurait souhaité relever le plafond des bonus de ses banquiers.

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Seine-Saint-Denis : enquête sur des soupçons de fraude aux contrats aidés

Une enquête préliminaire a été diligentée par le parquet de Bobigny après des suspicions de fraude, estimée à plusieurs millions d’euros, d’un opérateur chargé de suivre de jeunes chômeurs en contrat aidé en Seine-Saint-Denis. Selon une source judiciaire, l’enquête a été ouverte « pour détournements de fonds publics, faux et usage de faux ».

Thierry Frère, directeur de C3 Consultants (à droite), avec un demandeur d’emploi

Elle vise C3 Consultants, l’un des principaux opérateurs privés chargés de suivre de jeunes chômeurs dans le cadre du contrat d’autonomie, soupçonné d’avoir fait croire à l’administration que des jeunes qu’il suivait avaient retrouvé un emploi, une prestation facturée à l’Etat.

Lancé en 2008 par Nicolas Sarkozy dans le cadre du plan « Espoir banlieues », ce contrat vise l’accompagnement pendant six mois de jeunes issus de quartiers prioritaires vers l’emploi durable, la formation ou la création d’entreprises. C3 Consultants, sélectionné sur un appel d’offres, n’a pas souhaité répondre aux sollicitations de l’AFP.
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Ventes à découvert : la justice européenne maintient l’interdiction, au grand dam de la City

La justice européenne vient d’infliger un désaveu cinglant au Royaume-Uni. La Cour de Justice de l’UE a en effet jugé compatible avec le droit européen l’interdiction de la vente de titres à découvert sur les marchés financiers.

La Cour a rejeté un recours introduit en 2012 par Londres contre cette législation, proposée par le commissaire européen aux Services financiers, Michel Barnier, et adoptée début 2012 dans le contexte de la crise financière. Elle visait à empêcher une déstabilisation des marchés par cette pratique susceptible d’entraîner une chute des cours.

Une pratique particulièrement mise en cause pendant la crise financière de 2008
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La crise est-elle surmontée… et les esprits critiques contredits ?

Par Eberhard Hamer

Vous savez quoi ? J’suis heureux ! (paroles de Droopy, personnage des célèbres dessins animés de Tex Avery)

Lorsque l’auteur publia en 2002 son livre intitulé «Was passiert, wenn der Crash kommt ?» [Que se passera-t-il quand la crise surviendra ?] à la suite d’une réflexion sur les conséquences d’une grande crise économique, il fut abreuvé de reproches de la part des banquiers, des politiciens, de la presse dominante et même des collègues professeurs qui estimaient qu’une telle pensée était «incongrue», «dépassée», le fruit d’un «ignorant dépassé par la réalité».

Mais lorsqu’en 2008, la crise mondiale se déclara, tout le monde prétendit l’avoir vue venir et quelques-uns ne se gênèrent pas de copier des passages du livre de l’auteur pour être au moins «à la page».
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La vraie menace qui plane sur la City

La fragmentation géographique des marchés financiers inquiète de plus en plus les autorités londoniennes. Le mouvement de filialisation des activités des banques étrangères fragiliseraient la place offshore.

Une menace bien plus importante que les tours de vis réglementaires imposés par Bruxelles, notamment sur les bonus, pèse sur la City. Il s’agit de la fragmentation géographique des marchés financiers qui est en train de se produire depuis la crise financière de 2008. En tant que centre financier international brassant l’argent des banques du monde entier, Londres a tout à y perdre. « Le régulateur britannique est tenté par une vision domestique mais la partie la plus avisée des autorités nationales a désormais compris qu’il y avait potentiellement un danger », indique Ludovic de Montille, président de BNP Paribas en Grande-Bretagne.

Freiner la tendance à la démondialisation
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Cinéma – bande annonce – War zone

Ksenia envoie son fils en vacances chez son père à l’autre bout du pays. Mais quelques jours après, la guerre éclate : elle décide alors, au péril de sa vie, d’aller le chercher derrière les lignes de front et va devoir traverser la zone la plus dangereuse du pays.

Sujet relatif à la guerre ayant opposé en 2008 la Géorgie, soutenue par les USA et l’OTAN à la Russie .

Le début peut surprendre par son aspect “Final Fantasy”. Ne vous en laissez toutefois pas compter,  n’hésitez pas à visionner plus avant (Fortune).

18 signes de ce que les marchés financiers mondiaux entrent dans une spirale de la mort

Vous pouvez le voir venir, n’est-ce pas ?  Le rendement à dix ans des bons du Trésor américain est en pleine ascension, le S & P 500 a été en panne pendant 9 des 11 derniers jours de bourse et des nouvelles économiques troublantes continuent d’affluer en provenance de toute la planète. 

La « correction financière » tant attendue approche à grands pas, et les investisseurs commencent à courir vers la sortie. Nous n’avons pas vu autant de signes de difficultés financières venant tous ensemble à un moment comme celui-ci depuis juste avant la dernière crise financière majeure. C’est presque comme si une « tempête parfaite » se préparait, et que beaucoup de « l’argent facile » avait déjà été sorti des actions et des obligations. 

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Etats-Unis : le PIB gonflé par un nouveau calcul intégrant la production intellectuelle

Cela pourrait se traduire par un ouf de soulagement outre-Atlantique : les Etats-Unis viennent en effet de trouver la recette miracle pour afficher au monde entier que tout va bien dans le meilleur des mondes, et que la croissance américaine reprend de la vigueur.

Décollage de la navette spatiale Challenger, le 28 janvier 1986

Comment cela ?

C’est avec une relative discrétion qu’à compter du 31 juillet [2013], la production intellectuelle rentrera dans le calcul du PIB des Etats-Unis. Les dépenses en recherche et développement ainsi que la création artistique seront donc désormais considérées comme des investissements.

Une mise à jour de formules mathématiques dirons-nous poliment… qui permettra au gouvernement américain d’afficher une croissance de près de 3%. Pas belle la vie ?

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France : l’emploi migre de l’industrie aux maisons de retraite, aux services et au tourisme

Depuis début 2008, l’industrie française a supprimé 330.000 postes, soit 10 % de ses effectifs. L’emploi a reculé dans l’automobile, le plastique, le textile. Il a grimpé dans les restaurants et les maisons de retraite.

Fermetures d’usines, licenciements, départs non remplacés… les effets dévastateurs de la crise sur l’emploi sont visibles tous les jours. Le bilan, publié ce matin [18 juillet 2013] par l’Acoss, l’organisme qui chapeaute l’Urssaf, en mesure l’ampleur exacte, secteur par secteur, depuis cinq ans. Les effectifs salariés dans le secteur privé ont reculé de 0,7 % entre 2007, la dernière année avant le retournement de la conjoncture, et la fin 2012. En cinq ans, malgré le court répit de 2011, l’économie française n’est pas parvenue à fournir plus d’emplois à une population active qui a progressé de plus de 2 % dans le même temps. D’où l’envolée du chômage. Sur la seule année 2012, l’emploi est resté parfaitement stable, à 17,9 millions de salariés.
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La plus belle récolte mondiale de céréales et pourtant des stocks en danger

Malgré une récolte record de céréales en 2013-2014, les stocks seront en baisse à la fin de la campagne qui vient de commencer. La situation risque même d’être très tendue pour le blé.

Le magasin et les membres du comité de gestion d’un GSA (Grenier de Sécurité Alimentaire), dans un village du Burkina Faso, été 2012

Jamais on ne produira autant de céréales entre juillet de cette année et juin de l’an prochain : plus de 950 millions de tonnes de maïs, près de 700 millions de tonnes de blé, 500 millions de tonnes de riz. Après une année catastrophique, marquée par les sécheresses russe et américaine, on peut se réjouir : la récolte de céréales sera plus abondante de 7% par rapport à la campagne qui s’achève.

La production mondiale de maïs va fortement progresser, mais aussi celle de blé, grâce au retour de belles récoltes aux Etats-Unis, en Australie et dans les pays de la mer Noire. Cette perspective, attendue, a contribué à faire baisser le prix du blé, repassé sous les 200 euros la tonne, et du maïs, juste au-dessus de 220 euros, jusqu’à la semaine dernière.

Pourtant, cette récolte record ne suffira pas à reconstituer les stocks, loin de là, et en particulier pour le blé. Dans un an, les réserves mondiales de blé – 172,4 millions de tonnes – seront à leur plus bas niveau depuis 2007-2008, l’année des émeutes de la faim !

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Kondratieff : la crise jusqu’en 2020

Les secousses de 2008 n’auraient été qu’un avatar de la phase descendante du 4e cycle de Kondratieff qui devrait se prolonger jusqu’en 2020. Quelques repères pour y voir plus clair.

A prévoir, un retour au Moyen Âge ?

Les théories de Nikolaï Dimitrievitch Kondratieff restent entourées d’une aura de mystère. Longtemps, ses idées ont surtout été connues au travers de Schumpeter qui les a relayées vers l’Occident, alors que leur auteur croupissait déjà en prison. Car Nikolaï Dimitrievitch est véritablement un martyr de la science économique, d’où peut-être la résonance quasi prophétique acquise par son nom.

Vice-ministre de l’Approvisionnement dans le dernier et éphémère gouvernement Kerenski en octobre 1917, Kondratieff fut d’abord toléré par les bolcheviques, à la tête de l’Institut de la conjoncture. En 1922, au retour d’un voyage d’études en Europe occidentale, il jeta les bases de sa théorie du cycle long, qu’il exposa en détail dès 1925. A cette date déjà, il anticipait une grave crise économique, en se basant notamment sur l’évolution à long terme des prix des matières premières.

L’avenir allait bientôt lui donner raison : en septembre 1929, la baisse des prix des matières premières s’accéléra fortement et, le mois suivant, les cours de la bourse s’effondraient. Cette prescience ne profita pas à Kondratieff : arrêté en 1930, il devait être exécuté dans le courant de 1938.

La fureur de Staline s’explique, car la théorie de Kondratieff met en lumière l’erreur fondamentale de Marx qui, en 1848, estimait dans son Manifeste communiste que la paupérisation croissante était l’horizon indépassable de l’économie capitaliste. Or Marx était influencé par le spectacle de la première grande crise économique de l’histoire contemporaine. En 1837, la Bourse de Londres s’était effondrée et le tournant des années 1840 allait être marqué par une misère sans précédent.

Mais Marx n’avait pas compris le caractère cyclique de cette évolution et il ne devait jamais revenir sur son erreur.
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Les stocks alimentaires sont remis au goût du jour

Ils étaient accusés jusqu’à présent de fausser les marchés agricoles mais aujourd’hui les stocks de denrées ne sont plus tabous, s’il s’agit de préserver la sécurité alimentaire.

Distribution de nourriture au Niger

La libéralisation des échanges dans les années 1980 et 1990 avaient rendu les stocks alimentaires caducs. Fini les stocks de céréales ou de poudre de lait en Europe. Achetés par Bruxelles pour soutenir le revenu des agriculteurs, lorsque les cours s’effondraient, les stocks alimentaires étaient accusés par les pays producteurs libéraux d’Océanie de fausser les échanges mondiaux.

Pourtant, depuis les émeutes de la faim déclenchées par la hausse vertigineuse des prix des céréales en 2008, les stocks ne sont plus tabous aux yeux des organisations internationales ou des bailleurs de fond. Le consensus prévaut sur la nécessité de constituer des stocks d’urgence, dans les pays déficitaires en céréales.

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