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Nigeria : On pourra bientôt payer avec sa carte d’identité

L’annonce en a été faite lors de l’édition africaine du Forum économique mondial, la semaine dernière au Cap. La compagnie américaine MasterCard et la Commission de la carte d’identité du Nigeria se sont associées pour créer des “cartes nationales d’identité intelligentes”, qui serviront autant aux contrôles de police qu’à retirer de l’argent dans un distributeur automatique, relève Fast Company.

13 millions de ces cartes hybrides doivent être délivrées par la banque nigériane Access Bank pour une expérimentation pilote dès l’année prochaine, suivies par 120 millions d’autres si le système s’avère concluant. La carte intelligente détient code confidentiel, mais aussi informations biométriques (empreintes digitales, photo d’identité…) sur une puce électronique, tout en étant reliée au compte en banque de son détenteur. Utilisée dans une boutique, le vendeur pourra à loisir “vérifier l’identité de l’acheteur”, précise Fast Company.

Le gouvernement voit, dans ce système de paiement qui s’affranchit de la monnaie physique, une solution pour gagner en traçabilité et en sécurité, et booster le développement économique de ce pays – où la croissance dépasse les 7 %, mais où près de 63 % de la population vit sous le seuil de pauvreté. “En plus des diverses fonctionnalités d’une ‘carte d’identité intelligente’, ce système permettra aux Nigérians,  dont 70 % d’entre eux n’ont pas de compte en banque, de participer à l’économie globale”, explique aussi un responsable Afrique de MasterCard.

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Londres, Pékin, Tokyo et l’agonie du multilatéralisme

Par Irnerio Seminatore, président de l’Institut européen des relations internationales et directeur de l’Academia diplomatica europaea

Trois minirévolutions sont aujourd’hui en cours à Londres, Pékin et Tokyo.

Le référendum sur le “Brixit” (mot-valise composé de Britain et exit) pour décider de la sortie ou du maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne marque une mutation dans l’équilibre des pouvoirs entre le Royaume-Uni et les pays de la zone euro.

Le rééquilibrage de l’économie chinoise, qui aura d’importantes répercussions sur l’économie mondiale, vise à passer d’un développement à forte croissance tiré par l’investissement et les exportations à une économie à faible croissance tirée par la consommation.

L’émission massive de liquidités par la Banque du Japon, avec pour objectif d’atteindre une inflation de 2 % en deux ans, est un virage économique majeur, consistant à inverser les priorités entre croissance et désendettement, et la logique de résorption de la dette aujourd’hui à l’oeuvre aux Etats-Unis et en Europe.

Nous assistons, dans les trois cas, à l’abandon de la croyance en un multilatéralisme efficace, et à un retour aux étalons décisionnels de l’unilatéralisme national.

ÉCHEC D’UN SYSTÈME MONDIAL
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Israël : Manifestations contre les mesures d’austérité

Plusieurs milliers d’Israéliens ont défilé, samedi 12 mai au soir à Tel-Aviv et dans d’autres villes, pour protester contre le budget d’austérité qui va être présenté lundi par le ministre des finances au gouvernement libéral-conservateur de Benjamin Netanyahu. Ces défilés, dans un climat d’inquiétude socio-économique, faisaient écho à la vague de contestation sociale sans précédent qui avait secoué Israël pendant l’été 2011.

Les manifestants avaient, comme tête de turc, le nouveau ministre des finances, Yaïr Lapid, populiste sorti grand vainqueur des récentes élections législatives en se présentant comme le champion des classes moyennes et de l’égalité sociale.

Pour limiter le déficit budgétaire à 4,65 % du PIB cette année et à 3 % pour 2014, M. Lapid a proposé une hausse de 1,5 % des impôts directs pour les particuliers – limitée à 1 % pour les entreprises –, ainsi qu’une augmentation de la TVA (+ 1 %) et une réduction des allocations familiales.

Les médias israéliens ont fait état de 10.000 manifestants à Tel-Aviv, haut lieu de la contestation en 2011, et de plusieurs centaines à Jérusalem, Haïfa, Modiin, Rishon LetZion et Ashdod. “Il faut prendre aux magnats, pas à nous“, pouvait-on lire sur les pancartes. Sur la sellette, Yaïr Lapid a mis en garde les manifestants contre le risque d’un effondrement de l’économie israélienne, jusque là relativement épargnée par la crise internationale.
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Russie : Le LDPR veut interdire la possession de dollars US

Un député du Parti libéral-démocrate de Russie (LDPR) dirigé par Vladimir Jirinovski a préparé un projet de loi visant à interdire la possession et l’utilisation de dollars américains sur le territoire de la Russie, rapporte lundi le quotidien russe Izvestia.

“Si la dette américaine continue d’augmenter, le krach du système fondé sur le dollar aura lieu dès 2017. Les pays qui ne se seront pas débarrassés à temps de leur dépendance envers cette devise seront particulièrement touchés. Le projet de loi vise à protéger les Russes. Si l’on n’agit pas maintenant, il faudra venir en aide aux détenteurs de dollars, comme pour les déposants lésés dans les années 90 et les victimes de pyramides financières”, a déclaré le député du LDPR Mikhaïl Degtiarev, auteur du projet de loi.

Selon le député du LDPR, dont le leader Vladimir Jirinovski émet régulièrement des déclarations tonitruantes, la loi ne concernera pas les autres devises.

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Bangladesh : Du sang sur mes fringues (Màj vidéo)

Addendum du 13/05/2013 – Éric Zemmour : Bangladesh, le plus grave accident industriel de la mondialisation


1.000 morts depuis 2005. 384 morts et 900 disparus suite à l’effondrement du Rana Plaza à Dacca, mercredi dernier. Déjà en 2006, l’équipe de “Là-bas si j’y suis” était au Bangladesh, avec les ouvriers et les ouvrières du textile.

L’industrie textile emploie plus de 3,5 millions de personnes au Bangladesh, en majorité des femmes. “Consommer toujours plus et moins cher” dans les pays occidentaux c’est travailler toujours plus et moins payé dans les pays en voie de développement.

NB: l’émission proprement dite commence à partir de 07’23″.

La Nef : Une banque éthique et solidaire qui veut prêter plus

A l’exact opposé des mégabanques qui spéculent sur les marchés et ne roulent que pour elles-mêmes, “il existe en France un établissement bancaire unique, singulier : la Nef, banque éthique européenne et coopérative constituée de 27.000 sociétaires et d’une cinquantaine de salariés.

Le film accompagne l’aventure de ces banquiers singuliers, qui réinventent la banque ou plutôt la rendent à sa fonction initiale d’intermédiation. Pas de placements en Bourse, pas de produits complexes ou toxiques… Mais le financement de projets dans l’économie réelle, et une attention portée à l’homme au coeur des projets financés”.

La Nef, c’est aussi la garantie pour l’épargnant d’une complète transparence dans l’usage de son argent, puisque c’est le seul établissement à publier intégralement chaque année la liste des prêts accordés. Il ne lui manque plus que l’agrément bancaire pour pouvoir passer à la vitesse supérieure.

(France 2, 14 novembre 2012, rediffusé sur Public Sénat le 29 avril 2013)

Allemagne : Les grèves se multiplient face à l’austérité

Après les salariés de l’industrie, c’est au tour de ceux du secteur bancaire de se mettre en grève pour obtenir des augmentations de salaire.

Après quinze années d’austérité, les conflits salariaux se multiplient en Allemagne. Le syndicat Ver.di a annoncé vendredi 4 mai des mouvements de grève dans le secteur bancaire pour obtenir des hausses de salaire, à l’instar des salariés de l’industrie qui ont lancé un large mouvement cette semaine.

Ver.di, qui négocie des hausses de salaire pour 220 000 salariés des banques publiques et privées d’Allemagne, n’a pas réussi dans la nuit de jeudi à vendredi à se mettre d’accord avec le patronat. Après de premiers appels à la grève le mois dernier, le syndicat compte les “amplifier” et décidera des modalités “dans les jours à venir”

Ver.di a rejeté une offre du patronat, qui proposait une augmentation en trois étapes (+2%, puis deux fois +1,1%) pendant les deux prochaines années. Selon le syndicat, une telle proposition aurait fait augmenter les salaires de 1,3% par an, moins que la hausse des prix. Cette offre “était totalement inacceptable”, a expliqué Beate Mensch, responsable de Ver.di.

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Wall Street et la City s’affrontent sur l’avenir du Libor

Bob Diamond ignorait tout du fonctionnement du Libor (London interbank offered rate) jusqu’à l’éclatement, le 27 juin 2012, du scandale de la manipulation de taux interbancaires par des traders, basés principalement à Londres, affaire qui devait lui coûter sa place à la tête de la Barclays.

C’est ce que l’ancien directeur général américain de la banque britannique a assuré dans un entretien au New York Times, publié le 2 mai, dans lequel il a aussi soutenu la campagne des Etats-Unis en vue d’abandonner cet outil qui sert d’étalon pour les 350 milliards de dollars (266,8 milliards d’euros) de produits financiers s’échangeant chaque jour.

Pourtant, en dépit de cette affaire dans laquelle sont impliqués d’autres établissements de renom, Londres, avec le soutien de la Commission européenne, entend tout faire pour préserver l’indice de référence qui détermine le taux auxquels les banques se prêtent entre elles.

Gary Gensler, président de la Commodity Futures Trading Commission (CFTC), le régulateur des marchés à terme américains, s’est fait le chantre de la suppression du Libor : il s’agit, dit-il, de “restaurer l’intégrité des marchés et de promouvoir la stabilité financière”.

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Le monde en 2030… selon la CIA (Màj)

Tous les quatre ans, au début de chaque nouveau mandat présidentiel aux États-Unis, le National Intelligence Council (NIC), bureau d’analyse et d’anticipation géopolitique et économique de la Central Intelligence Agency (CIA), publie un rapport qui devient automatiquement une référence majeure pour toutes les chancelleries du monde.

Bien qu’il s’agisse, évidemment, d’une vision très partielle (celle de Washington), élaborée par une agence (la CIA) dont la mission principale est de défendre les intérêts des États-Unis, le rapport stratégique du NIC présente un intérêt indiscutable : il résulte d’une mise en commun – révisée par toutes les agences d’intelligence américaines – d’études élaborées par des experts indépendants de plusieurs universités et de nombreux pays (Europe, Chine, Inde, Afrique, Amérique Latine, monde arabo-musulman, etc.).
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L’intérêt de la dette, un levier d’influence politique

La dette représente un levier d’influence pour les créanciers qui la détiennent.En effet certains Etats ou organisations comme l’UE ou le FMI peuvent utiliser ce levier pour influencer la politique d’un Etat dont ils détiennent de la dette. Or cette influence peut être bienveillante dans certains cas, destructrice dans d’autres.

Le coup de pouce

L’UE a plusieurs fois allégé, voire même annulé, la dette de pays africains dont elle voulait favoriser le développement. En 2012, l’UE a par exemple décidé de soutenir l’apurement de la dette guinéenne en effaçant 15 millions d’euros d’arriérés, en échange de quoi la Guinée s’est engagée à assurer la tenue d’élections législatives libres et transparentes. Néanmoins les choses ne se passent pas toujours aussi tendrement.

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Comment rester soi-même à l’ère de la connexion généralisée

Dans son dernier ouvrage, Rémy Oudghiri considère que la possibilité de se connecter à Internet depuis les téléphones portables crée des dépendances maladives qui ont pour conséquence un oubli de la présence des autres, un état de distraction chronique, voire un manque de présence au monde.

Regardons autour de nous. Le dos voûté, les individus déambulent dans les rues le nez collé aux petites machines qui les connectent au monde entier. Foule anonyme mais connectée. Foule solitaire mais connectée. C’est la silhouette la plus familière de notre époque : passants penchés à l’écoute, mais de quoi ?

Le temps est venu d’apprendre à vivre avec les nouvelles technologies. Un mouvement en faveur de la «déconnexion» est en train d’émerger dans nos sociétés. Ici et là, des individus commencent à ralentir le rythme. Ils n’hésitent plus à «débrancher» temporairement leurs appareils électroniques. Leur objectif ? Reprendre le contrôle de leur vie.

S’appuyant sur ses lectures, de Sénèque à Thoreau, en passant par Sylvain Tesson et tant d’autres, Rémy Oudghiri pense que cette déconnexion salutaire est une possibilité de se retrouver soi-même et de remettre les livres et l’esprit au coeur de nos vies.

Energie : Exploiter des minitornades

En utilisant des tourbillons artificiels, on peut produire de l’électricité à bas coût.

Les tourbillons de poussière [phénomènes naturels courants dans les régions à fort ensoleillement] font plus penser à une force destructrice qu’à de l’énergie durable. Pourtant, il est désormais possible d’exploiter leur puissance afin de générer de l’électricité renouvelable. Le système Solar Vortex, inventé par Mark Simpson et Ari Glezer, du Georgia Institute of Technology à Atlanta, aux Etats-Unis, repose sur le principe de ces tourbillons : la différence de température entre l’air chaud au sol et l’air frais situé 1 mètre au-dessus. Avec l’air chaud qui monte et l’air frais qui descend, des courants de convection se forment entre ces deux couches et créent des minitornades.

Le Solar Vortex capte ces courants grâce à un ensemble de pales intégrées. Le tourbillon fait tourner une turbine située au centre du dispositif. Aucune énergie n’est nécessaire pour lancer le processus, car la disposition des pales permet au vortex de démarrer spontanément. A mesure que l’air chaud s’élève, encore plus d’air s’engouffre, si bien que le tourbillon artificiel est autoalimenté.

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Le vrai poids de nos aliments

Pour accroître leurs marges sans faire fuir leurs clients, les commerçants misent désormais sur la balance : en jouant sur le poids des articles vendus, nombre d’entre eux parviennent à alourdir la facture sans que la différence soit réellement perceptible pour le consommateur. C’est ce qu’on appelle l’inflation masquée. Plusieurs techniques ont aujourd’hui cours. Certains fabricants allègent le contenu de leurs produits sans modifier le prix, d’autres utilisent des additifs controversés pour retenir l’eau contenue dans les aliments, ou bien en modifient la composition. Face à ce phénomène, les services de l’Etat veillent au grain. Enquête.

De l’écologie comme rempart au totalitarisme pacifié…

Par Arnaud Guyot-Jeannin

La plupart des gens de droite défendent l’écologie humaine (l’ordre naturel et la famille traditionnelle) au détriment de l’écologie environnementale (l’ordre cosmique et la famille des animaux, des végétaux et des minéraux) louée par de nombreux gens de gauche qui nient, quant à eux, la réalité anthropologique et historique des peuples.

L’âge d’or, illustration de Johann Wilhem Baur (1600-1640) pour Les Métamorphoses d’Ovide (ici, une édition de 1703)

Les premiers rejettent le mariage homosexuel, l’adoption d’enfants pouvant en découler, la PMA (Procréation médicalement assistée) et la GPA (Gestation pour autrui), mais ne remettent pas en cause le capitalisme mondialisé — qu’accompagne le progressisme libertaire — qui marchandise les vies, le lien social et la nature. Les seconds repoussent ce capitalisme dérégulé engendrant l’exploitation humaine, la misère sociale et la suraccumulation matérielle, mais sans réfuter le libéralisme moral du tout vaut tout, tout se vaut, tous se valent dont l’indistinction spirituelle, ethnoculturelle et sexuelle est le produit.

Les partisans des deux camps procèdent par un réductionnisme dommageable. Le processus infernal défiant la nature est enclenché. Le monde commun disparaît au profit d’un monde individualiste et narcissique sans foi ni loi sinon celles de l’argent, de la production et de la consommation.

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Europe : Le Vieux continent se porte bien, merci

Les déclinistes du monde entier répètent à qui veut l’entendre que l’Union européenne est condamnée à cause de sa faiblesse structurelle et de la crise économique. Mais dans bien des domaines, l’UE tient son rang face à des puissances mondiales comme la Chine ou les États-Unis, selon Mark Leonard et Hans Kundnani.

Non. Ces temps-ci, certains parlent de l’Europe comme si peu à peu, elle avait perdu sa raison d’être. Étant donné sa croissance anémique, une crise de l’euro qui s’éternise et la complexité de la prise de décision, il ne fait aucun doute que l’Europe est actuellement une cible facile.

Par ailleurs, face à l’ascension stupéfiante de pays comme le Brésil et la Chine ces dernières années, nombreux sont ceux qui pensent que le Vieux Continent va finir dans les poubelles de l’histoire. Pourtant, les théoriciens du déclin feraient bien de se rappeler quelques données irréductibles.

Non seulement l’Union européenne reste la plus grande économie mondiale, mais elle dispose aussi du second budget de défense mondial derrière les États-Unis, avec plus de 66.000 militaires déployés dans le monde ainsi qu’environ 57.000 diplomates (l’Inde en a plus ou moins 600). Le PIB de l’UE par habitant en termes de pouvoir d’achat demeure presque quatre fois celui de la Chine, trois fois celui du Brésil et presque neuf fois celui de l’Inde. Si c’est ce qu’ils appellent déclin, cela vaut toujours mieux que de vivre dans une puissance montante.
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