Mexique : Le royaume perdu des Mayas

Au nord du Mexique, deux archéologues tentent d’atteindre la salle du trône d’un roi maya dont on sait fort peu de choses. George Bey et Tomas Gallareta sont équipés des dernières technologies. Un scanner révèle que la pièce dans laquelle ils sont sur le point d’entrer se trouve au centre d’un vaste complexe.

S’agit-il d’un temple ? Longtemps considérés comme les parents pauvres de l’histoire précolombienne, ils vivaient dans une région connue sous le nom de «Puuc». Des analyses menées sur des poteries montrent que certains quartiers des villes du nord datent de 600 avant Jésus Christ.

Comment expliquer la disparition des Mayas du nord? George Bey s’interroge sur la raison qui aurait poussé ceux-ci à abandonner en masse leurs cités.

Le Québec : la poubelle province

Le documentaire déterre un scandale auquel tous les Québécois et tout payeur de taxes devrait s’intéresser : le modèle québécois de gestion des matières résiduelles est un désastre écologique doublé d’un échec économique.

En dépit des efforts des citoyens, par manque d’investissement et de volonté politique, l’industrie québécoise de la récupération et du recyclage bat de l’aile et la moitié des centres de tri sont menacés de fermeture.

COP 21 et démographie

À la veille de COP 21 (Conférence des Nations unies sur les changements climatiques qui se tiendra à Paris du 30 novembre au 11 décembre 2015 – NDLR), il convient de rappeler combien l’avenir de notre planète est entre nos mains, bien en-deçà de ses conditions climatiques. Les problèmes majeurs qui sont posés à l’humanité ne sont-ils pas en effet le résultat de l’aveuglement et du manque de courage des responsables de tous les pouvoirs, face aux problèmes que pose notre démographie ?

Il suffit pour s’en rendre compte de considérer le mutisme obstiné de la plupart d’entre eux à propos d’une population mondiale passée, en un peu plus d’un siècle, de 1 à 7 milliards d’êtres humains et promettant de ne pas en rester là. Car qui consomme, détruit, dégrade, et pollue, sinon ces êtres humains, alors que leur multiplication se complique de l’abolition des frontières et des distances résultant d’un progrès et d’une mondialisation accélérée ?
Chacun peut se prendre à rêver à l’harmonie et aux réels bienfaits d’une croissance qu’une régulation de cette population eut pu assurer à l’humanité, pour des générations. Au lieu de cela, notre planète est devenu le théâtre de désordres, de violences et de gaspillages augmentant sans cesse et se généralisant.
Les peuples et les classes sociales en sont à former un tout hypertrophié, dans lequel les individus ayant le moindre statut social font figure de nantis. Un peuple de miséreux, auxquels la notion de revenu est étrangère, erre d’un continent à l’autre ou s’entasse dans des bidonvilles et des camps de réfugiés pour former un nouveau sous-prolétariat.

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L’extravagante affaire des avions renifleurs

En 1974, alors que Valéry Giscard d’Estaing est président de la République, la France traverse une crise pétrolière. L’année suivante, le comte Alain de Villegas, un aristocrate belge, et Aldo Bonassoli, un autodidacte italien, prétendent avoir mis au point un avion capable de repérer les gisements de pétrole.

Elf Aquitaine et l’État français investissent alors près de 1 milliard de francs dans le projet. Mais les recherches et les essais, qui se déroulent jusqu’en 1979, s’avèrent peu concluants. Cette même année, le scientifique Jules Horowitz dénonce la supercherie. Le scandale est révélé au grand public par le journaliste Pierre Péan en 1983.

Chips : Attention à l’acrylamide !

En juin 2015, l’Autorité européenne de sécurité des aliments, l’Efsa, a rendu un rapport alarmant sur les risques de l’acrylamide, une molécule présente dans les produits riches en amidon et susceptible de favoriser le développement d’un cancer, particulièrement chez les enfants.

Goût “poulet braisé” ou “côte de bœuf grillée”, les chips ne savent plus quoi inventer pour nous surprendre… Mais comment sont obtenues ces nouvelles saveurs ?

Reportage complet d’Envoyé spécial diffusé le 06/08/2015 : “Chips, une passion dévorante”
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Rudy Kurniawan, l’escroc aux grands crus

Retour sur le destin incroyable d’un surdoué aux capacités extraordinaires, avec un palais bien plus développé que le commun des mortels. Pendant des années Rudy Kurniawan a mis ce don au service d’une escroquerie à portée internationale. Il a réussi à écouler une quantité astronomique de bouteilles des plus grands crus, recréés par lui-même à partir de vins ordinaires.

Une fraude qui se compte en dizaine de millions de dollars. En faisant passer ses mélanges pour des crus d’exception, il a berné le marché du vin de prestige pendant près de 10 ans. Mais, cette incroyable escroquerie a pris fin grâce à un producteur français de vins de Bourgogne qui a découvert, lors d’une vente aux enchères, la mise en vente d’un lot de bouteilles anciennes de son domaine, datées des années 40 et 50. Or la production n’avait réellement commencé qu’en 1982.

Tous les témoins clés de cette histoire romanesque, qui jusqu’ici ne s’étaient jamais exprimés à la télévision, ont accepté de raconter l’histoire hors du commun de cet escroc de génie en quête de pépites encore méconnues aux États-Unis.

Japon : Les samouraïs

Depuis le VIIIe siècle, les samouraïs sont des guerriers d’élite redoutés. Pour reconstituer leur univers, le réalisateur britannique John Wate a consulté de nombreux manuels de guerre de l’époque. Il fait témoigner Stephen Turnbull, spécialiste de l’histoire nipponne, et Antony Cummins, expert en arts martiaux.

L’un des derniers grands maîtres de sabre japonais complète leurs propos avec des démonstrations terrifiantes qui mettent en lumière l’extrême cruauté des samouraïs et écornent l’imagerie idéaliste attachée à ces guerriers, plus coutumiers de violences, tortures, traquenards, complots ou exécutions d’innocents que de valeureux duels.

Animations en 3D et mises en scène ambitieuses avec de nombreux figurants reconstituent avec pertinence l’univers des samouraïs, ainsi qu’une bataille historique.

Le scandale Mandeville ou la révélation de la prospérité du vice

Londres, 1723. Un médecin hollandais émigré en Angleterre, spécialisé dans les maladies nerveuses, fait éditer un petit livre dont la parution déclenche immédiatement un scandale. Les esprits bien-pensants de l’époque sont épouvantés et jugent l’ouvrage pernicieux et diabolique. Le Grand Jury du Middlesex condamne l’écrit polémique et la controverse commence…

L’auteur de l’affront, Bernard Mandeville (1670-1733), administre en effet à ses détracteurs contrits une fable toute aussi impudente qu’effrontée. Les artefacts de la morale commune y sont crument dévoilés, l’ordre social décrit comme le travestissement de nos vils penchants naturels, la généalogie du lien social réduite  à un couple naturel de passions : l’amour de soi et l’amour propre.

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Salariés sans frontières

Il est un coin d’Europe, avec, en son coeur, un pays nommé le Luxembourg dont les frontières sont franchies chaque jour par plus de 150.000 travailleurs.

Ce phénomène, exceptionnel sur le vieux continent, se double d’un autre plus général à nos sociétés occidentales : ces salariés français, belges et allemands avalent, tous les jours et à toutes heures, des dizaines de kilomètres pour aller exercer des tâches de services dans le pays voisin pour que d’autres, souvent plus haut placés dans l’échelle sociale, profitent le mieux possible de leur quotidien.

Et dans la mobilité incessante caractéristique de nos sociétés modernes, la souplesse nomade de la vie de quelques uns va désormais de pair avec la disponibilité, mobilité, instabilité permanente des autres.

Chine : Yunnan-Vietnam, une ligne de chemin de fer française… en Chine

À flanc de montagne, ce train traverse la province du Yunnan, à 3.000 kilomètres au sud de Pékin. Il s’agit d’un train historique.

La ligne Yunnan-Vietnam a été imaginée et construite par les Français entre 1903 et 1910. Avant, le voyage durait 25 jours. Avec le train, seulement trois jours et demi. La France voulait drainer le commerce de la Chine vers ses protectorats et colonie d’Asie du Sud-Est.

Aujourd’hui, il reste sur le tracé de cette ligne, des gares à la française qui séduisent les Chinois. Ils sont nombreux à s’y faire prendre en photo. Le long de la ligne, des ouvriers s’activent. Douanes, hangar, cantines des années 20 sont remis quasiment en l’état.

Japon : Les signaux toujours très mitigés de l’économie

Prix et chômage en légère hausse, consommation en baisse, l’économie japonaise continue de présenter un bilan mitigé. Les réactions des marchés confirment cette impression. Dépassant les 124 yens pour un dollar, la devise nippone a progressé, vendredi 31 juillet, signe de confiance dans la monnaie de l’archipel. L’indice Nikkei est resté stable, terminant la séance sur une très légère hausse de 0,3 %, à 20.585,24 points.

Ces évolutions interviennent après l’annonce par le gouvernement du taux d’inflation en juin. Sur un an, les prix ont augmenté de 0,1 %. La hausse reste limitée et loin de l’objectif de la Banque du Japon qui, en tablant sur une politique monétaire particulièrement agressive, reste déterminée à atteindre les 2 % d’inflation. Mais elle dépasse les attentes des observateurs et permet aux prix d’enregistrer leur vingt-cinquième hausse mensuelle consécutive.

En juin, les principales augmentations concernaient les nuits d’hôtel, les denrées périssables et les biens durables comme les téléviseurs et les climatiseurs. Les prix restent cependant sous pression des tarifs de l’énergie, en repli de 7 % sur un an. Conséquence de la chute des prix du pétrole, l’essence a baissé de 14,2 % en douze mois.

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Israël : L’affaire des vedettes de Cherbourg

Noël 1969 : cinq vedettes militaires, construites par les Chantiers de Normandie, quittent le port de Cherbourg. Très vite, on découvre que les navires ont été dérobés par des commandos israéliens. Tout commence en 1966, quand Israël commande douze vedettes à la France.

En 1967, à cause de la guerre des Six Jours, De Gaulle, président, décrète un embargo sur la vente d’armes à Israël. Cinq vedettes restent bloquées à Cherbourg. Utilisant une société factice, les service secrets israéliens proposent de racheter les navires. Finalement, les équipages, tous agents du Mossad, s’emparent des vedettes et les conduisent à Haïfa.

Japon : Hiroshima, la véritable histoire

Soixante-dix ans après la déflagration d’Hiroshima, une enquête de grande ampleur replace la vérité historique aux avant-postes et révèle d’étonnants témoignages. Un regard neuf sur un événement qui a provoqué tant d’aveuglement.

La scène est surréaliste. Choquante, franchissant allègrement les limites de l’indécence. Nous sommes en 1954. Dans une Amérique pro-nucléaire qui organise même le concours de “Miss bombe atomique”, Kiyoshi Tanimoto, un survivant d’Hiroshima de 36 ans venu lever des fonds au pays de l’Oncle Sam, en compagnie de femme et enfants, est exhibé star d’un soir dans This is your life (C’est votre vie), une émission de divertissement, présentée par Ralph Edwards, qui fait les beaux jours de NBC entre 1951 et 1962.

Les producteurs lui organisent une rencontre surprise, à la “Sacré soirée“, avec un invité mystérieux. Lorsque la porte s’ouvre le Japonais découvre Robert Lewis, co-pilote de l’Enola Gay, l’avion B-29 qui a largué la bombe nucléaire, à qui il n’a d’autre choix que de serrer la main. Interdit mais contraint de faire bonne figure, Kiyoshi porte un regard hébété, empli d’une profonde tristesse qui soulève le cœur. La caméra américaine ne s’y attarde d’ailleurs pas…

Et même soixante-dix ans après, l’image s’inscrit comme une blessure supplémentaire infligée au nom de la société du spectacle.

Les nouveaux géants verts

L’industrie des aliments biologiques s’est développée grâce à une foule de petits joueurs. Ils ont offert des produits recherchés par les consommateurs soucieux de leur alimentation. Cette offre est couronnée d’un tel succès que les distributeurs d’aliments Bio les plus en vue sont achetés par des géants comme Kellogg ou General Foods. Les produits Bio deviennent subtilement des produits naturels, un qualificatif non-règlementé. Mais leur marketing, lui, reste le même.

Une science économique plus désespérante que jamais

Depuis 25 ans, un débat houleux fait rage entre les économistes les plus éminents sur la scène internationale. Le cœur du débat tournait autour de la nature des cycles économiques qui se serait fondamentalement modifiée à la fin des « Trente Glorieuses », la période qui a succédé à la Seconde Guerre mondiale, alors que l’économie était caractérisée par une croissance vigoureuse, le plein emploi et un penchant vers une inflation modérée. Trois groupes se sont campés sur leurs positions.

Larry Summers fut le premier à se prononcer, en 1991, par le truchement d’un article fondateur, intitulé « How Should Long-Term Monetary Policy Be Determined? » (Comment déterminer la politique monétaire à long terme ?) dans lequel il exprimait des doutes sur l’hypothèse d’une réalité économique sous-jacente en train de se transformer.

Son propos portait donc principalement sur des aspects techniques – une démarche pour prévenir une éventuelle répétition des perturbations inflationnistes des années soixante-dix qui ont marqué la fin des Trente Glorieuses.

Sa prescription consistait à raffermir l’indépendance technocratique des banques centrales. Les responsables politiques doivent établir les objectifs, mais aussi éviter de gérer les menus détails de l’économie ou d’imposer des règles trop rigides qui échoueraient inévitablement au moindre aléa. Selon Summers, les technocrates étaient plus à même de mener les politiques à bien, s’orientant sur une cible de 2 à 3 % d’inflation annuelle.
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Chine : Zoom sur le business du cheveu

En Chine, il existe un salon dédié aux cheveux. Perruques, postiches, mèches, extensions ou même broderies sont à la fête, qu’il s’agisse de cheveux naturels ou de cheveux synthétiques. Perruques, mèches, les cheveux représentent un marché fait vivre quatre millions de personnes.

Ce salon international se tient une fois par an, à Xuchang, dans la région du Henan. Ici, le business du cheveu est tout sauf anecdotique. 67% de la production est exportée. Rien que pour les États-Unis, cela représente 1,2 milliard de dollars.

A 14 ans, il invente un robot-jardinier

Eliott Sarrey, 14 ans, n’est pas un adolescent tout à fait comme les autres : il fait partie des 20 jeunes finalistes du concours “Google Science Fair“, qui vise à récompenser les inventeurs en herbe du monde entier. Eliott doit cette nomination à Bot2Karot, son robot-jardinier.

S’opposer à la fabrication du nouvel individualisme de l’”Homme nouveau” néolibéral

Note des administrateurs de Fortune : L’équipe de Fortune tient à préciser qu’en aucun cas son équipe est en lien ou cherche à assurer la promotion du M’PEP en relayant un de ces textes. Le choix de relayer ce texte est exclusivement du à l’intérêt que le sujet présente en vue d’offrir un regard éclairant sur le monde contemporain et ses évolutions. 

Rien n’est plus urgent que d’assimiler correctement les ressorts de l’hégémonie acquise par le néolibéralisme. Il faut donc bien comprendre la rupture que signifie « néo » dans « néolibéralisme ». Le libéralisme classique prône le « laisser faire » au motif que le marché serait un mécanisme « naturel ». Le néolibéralisme, quant à lui, ne considère absolument pas le marché comme étant naturel, mais comme étant une construction institutionnelle, façonnée par la loi, et qui nécessite une intervention permanente de l’État. Pour le néolibéralisme, l’économie doit être dirigée, soutenue et protégée par la loi, les institutions et l’État.

Couverture de la première édition du Léviathan de Thomas Hobbes

Pour construire cette marchandisation généralisée, la vie des individus doit être intégralement réglée par et sur le marché. C’est pourquoi le néolibéralisme ambitionne de créer un « homme nouveau » : l’ « homme néolibéral ». L’ « homme néolibéral » est un être froid. Calculateur. Rationnel. Qui procède en permanence à des arbitrages résultant de calculs d’optimisation et de maximisation. L’ « homme néolibéral » est une petite entreprise à lui tout seul.

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Les jardins font la ville

Le jardin est-il juste une alternative à la ville ou est-il en résistance, en dissidence au sein de l’urbain? Comment l’”espace vert” construit-il le paysage citadin? Une mise en perspective de l’histoire du jardin public permet de mieux appréhender le travail des paysagistes. Comment l’espace privé devient-il paysage public ? Comment le jardin public est-il conçu comme lieu intégrant, consacré à ceux qui viendront en jouir ?

En France, en Allemagne et en Espagne, le film s’attache à montrer des lieux emblématiques où les paysagistes Michel Péna, Gilles Clément, Pascal Cribier et Peter Latz confrontent leur approche à la réflexion d’urbanistes comme Olivier Mongin et François Barré. Séduction “Le jardin a une place à tenir en tant que ‘mi-lieu’ entre le privé et le public, ce ‘public’ de l’espace public démocratique où je ne suis plus anonyme puisque je délibère.

Dans un jardin, je peux rester anonyme si je le désire, mais c’est un lieu de frottement, de séduction. Les jardins sont le pendant des fameux passages si bien décrits par Walter Benjamin, mais en grand et non couvert. Ou couvert par les arbres : c’est une petite forêt urbaine, pourrait-on dire. Le jardin, c’est cela : une espèce de monument revalorisé comme tel, dans une période où notre problème est de retrouver le lien entre la nature et la culture, le public et le privé.

L’énigme de la productivité française

De nombreuses études se sont penchées sur l’« énigme de la productivité britannique », à propos du ralentissement durable de la croissance de la productivité que l’on a pu observer depuis la Grande Récession au Royaume-Uni. Mais l’énigme de la productivité française, désignant un phénomène assez similaire observé simultanément de l’autre côté de la Manche, a reçu beaucoup moins d’attention.

Certes la productivité du travail est relativement élevée en France lorsqu’on la compara avec celle des autres pays européens. En effet, en 2014, la productivité française était plus élevée que la moyenne de l’OCDE et notamment plus forte que la productivité allemande. La croissance de la productivité du travail est restée assez forte entre 2001 et 2007.

Elle était proche de celle observée en Allemagne, mais légèrement inférieure à la moyenne de l’OCDE. La Grande Récession a mis un terme à cette tendance : depuis 2008, la croissance de la productivité horaire et de la productivité totale des facteurs est particulièrement décevante.

Le taux de croissance annuel moyen de la valeur ajouté par tête a été de – 0,4 % entre 2008 et 2009 ; elle n’a connu par la suite qu’une timide reprise, puisqu’elle ne s’est établie qu’à 1,3 % entre 2010 et 2011, avant de ralentir à nouveau en atteignant 0,8 % entre 2012 et 2014.
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Rafale : New Delhi renonce au contrat du siècle

L’appel d’offre a été officiellement cassé par New Delhi. Dans un communiqué publié en fin de semaine dernière, le ministère de la Défense indien a annoncé que l’appel d’offre portant sur la vente de 126 avions de combat “a été annulé“. Ce qui n’est pas réellement une surprise.

Cet appel d’offre était en discussions depuis trois ans avec Dassault Aviation pour la vente de 126 Rafale, dont 106 devaient être fabriqués localement par Hindustan Aeronautics Limitel (HAL), était en sursis depuis l’annonce surprise faite à Paris par le Premier ministre indien, Narendra Modi, de l’achat de 36 Rafale “prêts à voler”.

Une décision qui a été justifiée par l’urgence des besoins opérationnels de l’armée de l’air indienne (IAF).[...]Sur l’achat des 36 Rafale, le ministère a confirmé que les réunions entre les équipes de négociations indienne et française avaient commencé. Sans préciser quand.

Les Indiens veulent que le Rafale, équipé de ses systèmes et de son armement, soit “livré dans la même configuration qui avait été testée et approuvée par l’armée de l’air indienne et avec une responsabilité de la maintenance de l’appareil plus longue assurée par la France“, selon le communiqué du ministère de la Défense indien. Et de rappeler que New Delhi veut acquérir ces appareils “aussi vite que possible” dans le cadre d’un accord de gré à gré avec le gouvernement français (Inter-Governmental Agreement-IGA).
[...]

La Tribune

(Merci à Tilak)

Alaska : Le plus grand gisement de pétrole d’Amérique du Nord

Le plus grand gisement de pétrole d’Amérique du Nord se trouve à Prudhoe Bay, en Alaska.

Rencontre avec Vince, un ouvrier qui y travaille depuis 28 ans. James, quant à lui, est camionneur sur la Dalton Highway, qui relie le puits à la civilisation. Enfin, Heimo Korth, un trappeur, vit toute l’année au fond des bois, à des centaines de kilomètres
de ses semblables.

Union européenne : Le plan secret de Bruxelles pour des sorties « ordonnées »

Il semble que la Commission prépare en coulisse un plan permettant à d’éventuels États membres de se retirer de l’Union Européenne d’une manière ordonnée. Une éjection pure et simple n’étant guère possible juridiquement, la Commission mettrait donc au point une sorte de procédure de divorce. Tout comme l’est déjà l’entrée dans l’UE, la sortie serait financée par les contribuables.

Selon le site Euractiv, généralement bien informé, les travaux de rédaction d’un tel contrat de divorce ont d’ores et déjà été lancés. Euractiv s’appuie sur des sources anonymes au sein de la Commission. De cette façon, les États sortants pourraient être congédiés avec une espèce d’indemnité de départ.

La Commission ne serait donc pas restée les bras ballants devant le désastre grec

Des États-membres tels que la Grèce ou que la Grande-Bretagne pourraient prétendre à un “soutien“ de la part des États restants dans l’UE, “s’ils se décident à quitter la famille de manière ordonnée“. La procédure serait liée à la réalisation de certaines conditions bien définies (“benchmarks“), “similaires à celles du processus d’entrée [dans l’UE]“.

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Buffets à volonté : Une recette en or !

Quel est le point commun entre un club de vacances, un bar branché, un restaurant routier et une table de luxe ? Le buffet à volonté. Inventé dans les années 1960 avec la naissance des premiers clubs de vacances, ce type de restauration s’est aujourd’hui imposé partout. Le concept est simple: des dizaines de plats proposés pour un prix fixe et la possibilité de se resservir à l’infini.

Une avalanche de plats dont les clients raffolent, et qui fait aussi le bonheur des restaurateurs car avec sa nourriture basique et l’absence de serveurs, le buffet est une formule très rentable.

Mais la qualité est-elle toujours au rendez-vous ? Est-il bien raisonnable pour la santé de consommer sans modération ? Côté hygiène, les clients prennent-ils des risques ?

Enquête sur ce nouveau mode de restauration, et rencontre avec ceux pour qui buffet rime avec succès.

Idriss Aberkane : « Avec le biomimétisme, il n’y aura plus de déchets »

Idriss Aberkane, chercheur en neurosciences cognitives et ambassadeur de l’Unitwin et de l’Unesco, fait partie de ces scientifiques qui s’attardent sur les incroyables capacités du vivant à créer ce dont il a besoin pour répondre à une situation spécifique. Son objectif, tirer des enseignements du biomimétisme et si possible des applications concrètes au profit d’un équilibre environnemental.


Au delà d’une vision purement scientiste, ce chercheur questionne la notion de « connaissance » en société qu’il observe comme le pétrole infini de l’avenir. Couplé à la maitrise du biomimétisme, cette connaissance pourrait mener à une économie bleue circulaire où les déchets seraient de l’ordre du passé car nous aurions simplement appris à ne plus en produire…

« Dans une société marquée par les notes et les labels, l’éducation actuelle est pratiquée de façon industrielle, avec pour objectif de servir l’économie. Ce qui produit le « gavage intellectuel » auquel sont soumis les enfants. Pour en sortir, il faut développer un appétit pour la connaissance, faire en sorte que les savoirs s’acquièrent dans le plaisir et non plus dans la douleur. » explique le chercheur sur le site de TEDx.

Il fut invité à discourir pour le CESE (Conseil Économique, Social et Environnemental) dont le but est « d’explorer les avancée du biomimétisme, identifier ses acteurs, évaluer l’état de la recherche fondamentale et appliquée » pour encourager cette transition vers des modes de production plus sains.

Misère de l’humanité numérique

La compréhension du monde et sa transformation peuvent-elles se réduire à de simples questions de programmation ? Alors que vient de paraître son deuxième ouvrage, Who Owns the Future ?, il n’est pas inutile de discuter les intuitions du geek humaniste Jaron Lanier qui dénonce la standardisation des consciences et la démonétisation croissante de l’économie.

Deux milliards de personnes sont aujourd’hui connectées à internet. D’ici quelques années, la majeure partie de l’humanité vivra enveloppée dans un flux constant d’informations. Les différents éléments de notre quotidien sont en train de devenir smart (les voitures, les frigos, les compteurs électriques, les lunettes, les montres, etc.), et nos organes ne tarderont pas à être eux aussi branchés uns à uns sur le réseau global.

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Inde : Aux sources du capitalisme du sous-continent

Aujourd’hui la 10e puissance mondiale en termes de valeur nominale du PIB, l’Inde reste largement absente des travaux comparatifs sur les variétés du capitalisme contemporain. L’historien de l’économie Claude Markovits revient ici sur le rôle du colonialisme, de la diaspora ou encore de la caste sur l’évolution de l’industrie et du capitalisme en Inde.

Quel a été l’impact de la période coloniale britannique sur le développement de l’industrie et l’expansion du capitalisme après l’indépendance ?

Claude Markovits: C’est une idée fort répandue en Inde que l’héritage de la période coloniale a pesé lourd sur le développement industriel et l’expansion du capitalisme après l’indépendance. Mais, quand on cherche à définir plus précisément les aspects négatifs de l’héritage colonial, on se heurte à certaines difficultés.

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Paris : Des chefs cuisiniers adeptes des jardins sur les toits

En plein Paris, des chefs cuisiniers séduits par la mode du “consommer local” se lancent dans l’installation de potagers sur les toits.

Je trouve que c’est un outil formidable pour la créativité et puis justement pour éviter d’être dans une routine quotidienne de faire les mêmes menus, les mêmes plat. Tous les jours, ça change, en fonction des semaines et des saisons“, explique Ogier Pottiez, chef en second au “Frame”, restaurant de l’hôtel Pullman Eiffel.

Inde : Le yoga, nouvelle arme d’influence

Le Premier ministre indien utilise le yoga comme outil d’influence et de pouvoir. Le yoga devient aujourd’hui un vecteur de rayonnement de l’Inde dans le monde, mais aussi un levier de croissance économique: derrière le salut au Soleil, il y a un marché qui se calcule en dizaines de milliards d’euros.

Japon : La forêt éternelle

Si l’écosystème de la forêt japonaise a été préservé malgré la présence de l’homme, elle le doit au principe d’harmonie et d’autosuffisance qui régit les rapports des Japonais à la nature. Depuis près de 4.000 ans, ils pratiquent une technique de brûlis qui vise autant à entretenir la forêt qu’à profiter de ses fruits.