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À la recherche du Hobbit : Broceliande, la forêt magique (2/5)

Dans ce deuxième épisode, John Howe, illustrateur et directeur artistique des deux trilogies du cinéaste Peter Jackson, nous fait découvrir, carnet à la main, la forêt de Brocéliande.

On situe désormais ce lieu mythique, qui inspira bien des légendes celtiques, dans la forêt bretonne de Paimpont.

L’historien Leo Carruthers, directeur du Centre d’Études médiévales anglaises de la Sorbonne, et le conteur Nicolas Mezzalira nous emmènent dans un voyage à la découverte des légendes de Merlin, Morgane et Viviane.

Réalisé par Olivier Simmonet (2014)

Zero Waste, ou comment les grandes villes peuvent s’attaquer au problème des déchets… sans les multinationales

« Trop compliqué, trop d’habitants, impossible à gérer… » : c’est ainsi que de nombreuses municipalités françaises, dont Paris, justifient leur absence d’efforts en matière de recyclage des déchets, et leur choix de recourir aux grandes multinationales du secteur, Veolia et Suez en tête, pour gérer le problème. Résultat : décharges, incinérateurs et pollutions continuent de se développer. Et les coûts d’augmenter sans cesse pour les citoyens. Pourtant, plusieurs grandes agglomérations, de Milan à San Francisco en passant par Lorient, se sont lancées dans une politique de récupération et de recyclage de presque tous leurs déchets. Alors, zéro déchet, mission impossible ?

« Ce serait dommage que les bio-déchets qui sont composés à 80 % d’eau finissent à l’incinérateur. » C’est l’automne, et l’association « le Sens de l’Humus » organise une formation sur le compostage, à Montreuil (Seine-Saint-Denis). Frédéric Géral, maître-composteur, détaille le fonctionnement et l’utilité du compost.

Après une petite heure d’explications et d’observations, le public dispose de toutes les informations pour recycler ses matières organiques. Pour obtenir un bon compost, il faut respecter l’équilibre entre matière carbonée (copeaux de bois, herbe sèche, carton) et matière azotée (restes alimentaires principalement). Vous pouvez également ajouter du marc de café ou des coquilles d’œufs pour faire plaisir aux vers de terre. Évitez en revanche les épluchures d’agrumes, l’ail ou les oignons qui éloignent les bactéries.

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Des pesticides dans nos assiettes

Et si la mort mystérieuse des abeilles était un signal d’alarme ? Les études se multiplient qui mettent en cause un type d’insecticide, les néonicotinoïdes, fabriqués notamment par la firme suisse Syngenta.

Ce sont de puissants neurotoxiques, 5000 à 10000 fois plus nocifs pour les insectes que le DDT. Ils se transmettent dans la chaîne alimentaire, donc dans notre nourriture, sans que l’on connaisse leurs effets à long terme sur la santé humaine. Une chose est sûre: ils n’affectent pas que les abeilles, mais toute la biodiversité.

Temps Présent (RTS – 2014)

Pays-Bas : Amsterdam, une ville plus astucieuse que les autres ?

Énergie, transports, habitat, communications… Révolutionner l’organisation urbaine grâce au numérique: l’idée fait son chemin depuis une dizaine d’années. Avant-goût à Amsterdam, métropole pionnière.

C’est un péril imperceptible, et pourtant il pourrait faire sombrer Amsterdam, ville de carte postale aux canaux quatre fois centenaires, dans un cauchemar sans issue. Ce péril a un nom : le succès.

On vient de toute l’Europe pour étudier à Amsterdam, y implanter une start-up ou le siège social de son entreprise — fiscalité incitative oblige. En 2030, c’est-à-dire demain, l’aire urbaine du Stadsregio Amsterdam comptera 600.000 habitants de plus, franchissant le cap des deux millions de citoyens — un huitième de la population des Pays-Bas.

Le drame, c’est qu’Amsterdam est déjà une cité saturée. Impossible ou presque de l’étendre davantage, sauf à investir des parties désaffectées de l’immense port industriel (processus en cours dans le secteur de Nieuw-West) ou à bâtir de nouveaux quartiers résidentiels sur l’eau.
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Iran : Les jardins suspendus de Babylone

Babylone est réputée pour avoir été l’une des plus belles villes antiques jamais bâties. Située au milieu du désert, elle possédait jadis des murailles impressionnantes et a notamment abrité des jardins suspendus qui sont considérés comme la seconde merveille du monde.

Les recherches d’un archéologue allemand au début du XXe siècle les situent dans le sud de la ville. Une autre théorie les placerait dans la ville assyrienne de Ninive, conquise par les Babyloniens avec l’alliance des Mèdes.

Cet édifice fut construit au VI° siècle avant Jésus Christ par le roi de Perse, Nabuchodonosor II, qui régnait alors à Babylone (dans l’Irak actuel.). Ce dernier fit construire les jardins suspendus pour rappeler à son épouse, Amytis, la végétation des montagnes de son pays d’origine (la Médie, une région se trouvant aujourd’hui en Iran.).

Selon d’autres sources, se rapprochant plus de la légende que de la réalité, les jardins auraient été construits par la reine Sémiramis, épouse de Ninus, roi de Ninive. Il se pourrait, selon une nouvelle hypothèse, que les Grecs aient confondus Babylone et Ninive, cette dernière étant la capitale de l’Empire assyrien, qui précéda l’Empire perse.

Hauts de 23 à 92 mètres, les Jardins de Babylone étaient composés de plusieurs étages en terrasses, reliés par un grand escalier de marbre. L’édifice était soutenu par des voûtes et des piliers de brique. L’eau était ramenée de l’Euphrate, et remontait jusqu’au étages à l’aide d’un savant montage hydraulique.

Fitch dégrade la note souveraine de la France

L’agence Fitch Ratings a décidé d’abaisser la note de la France de “AA+” à “AA” en l’assortissant d’une perspective stable en raison notamment du dérapage budgétaire. Elle a également qualifié de “faibles” les perspectives économiques du pays.

(Merci à madeinfrance & à BA)

Nouvelle-Zélande : Business touristique au pays des Hobbits

Le pays, situé en Océanie, a inspiré Peter Jackson, le réalisateur des trilogies du Seigneur des Anneaux et du Hobbit, pour la beauté de ses paysages. Les touristes viennent en nombre, sur les traces des films.

À la recherche du hobbit : Les univers de Tolkien (1/5)

L’univers créé par Tolkien est peuplé d’êtres fantastiques et de créatures terribles. En cinq étapes, la série documentaire À la recherche du Hobbit nous révèle les sources d’inspiration de l’écrivain, qui fut également professeur de linguistique.

Dans ce premier volet, nous partons à la rencontre de John Howe, illustrateur et directeur artistique des deux trilogies de Peter Jackson, alors que sort le 10 décembre sur les écrans Le hobbit : La bataille des cinq armées, dernier film de la saga.

L’homme se prépare à un périple en Europe sur les traces des légendes qui ont nourri Tolkien.

Réalisé par Olivier Simmonet (2014)

La startup qui veut vous libérer du réseau EDF grâce à l’énergie solaire

Comwatt entend rendre chaque maison productrice de sa propre énergie grâce à l’Indepbox, un boitier connecté capable de synchroniser la consommation électrique des foyers avec la production des panneaux solaires dont ils sont équipés.

Lorsqu’en France, un particulier installe des panneaux solaires sur son toit, ils ne servent pas directement à alimenter sa maison. L’énergie produite est revendue à EDF à un tarif d’achat garanti, avant d’être redistribuée autre part. « Or, le transport de l’énergie représente environ 50 % du prix payé par les consommateurs. Il serait beaucoup plus logique de consommer et produire l’énergie localement », explique Grégory Lamotte, PDG de Comwatt. « Chef d’entreprise et militant », il entend montrer que la troisième révolution industrielle n’est pas qu’un concept pour prospectiviste américain optimiste. Son crédo, c’est l’autoconsommation électrique, ou « énergie potagère », comme il l’appelle.

Émirats, les mirages de la puissance

Au début du siècle passé, les émirats sont des terres sans frontière, peuplées de tribus nomades. Leurs habitants dépendent déjà d’une ressource rare et convoitée : les perles, qui leur permettent de vivoter… jusqu’à l’entre-deux-guerres. À partir de 1929, le marché perlier s’effondre, engendrant famine et misère. Les émirats se vident. Mais très vite, un nouveau trésor surgit du Golfe, “l’or noir”.

Du désert aux cités vertes. Des villages de pêcheurs aux villes-mondes. Du commerce de la perle au capitalisme financier. Les émirats ont connu une transformation unique lorsqu’ils ont découvert que la fortune gisait sous leurs pieds, il y a près d’un demi-siècle. Avec des ressources pétrolières et gazières pharaoniques, le Qatar, les Émirats arabes unis et, dans une moindre mesure, le Koweït, sont parvenus depuis les années 1970 à renverser le rapport de force séculaire avec l’Occident.

Mais leur avenir est sans cesse menacé par l’instabilité du Golfe – où trois guerres ont éclaté en près de trente ans – alors que leurs populations, ultraminoritaires dans leurs propres territoires en raison de l’immigration massive, restent à l’écart du pouvoir réel.

Partie 1/2 : La conquête du Golfe

Partie 2/2 : La conquête du monde
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Réactance : Quand les « rebelles » se font exploiter…

Rebelle : individu « qui est fortement opposé, hostile à quelque chose, qui refuse de s’y soumettre ». Ceci est la définition du Larousse. Cependant on a déjà vu que cet individu opposé peut avoir l’allure et le comportement apparent d’un rebelle et pourtant être totalement soumis à une situation.

Dans le milieu de l’hacktivisme, cette rébellion qui n’en a que les apparences, est clairement moquée : ils moquent par exemple des clicktivistes qui s’insurgent à coup de « j’aime » sur Facebook, en cliquant et en râlant, tout en étant d’un autre côté, totalement conformistes, voire incohérents (par exemple, ils s’opposent à Big Brother, mais sont addict à Big Brother Facebook où ils y postent toutes leurs photos et détails de leur vie).

Si on devait donc rajouter quelque chose à la définition du Larousse, ce serait que le rebelle fait preuve de cohérence entre sa pensée et ses actes. Ce rebelle là est déjà beaucoup plus rare. Par exemple, le rebelle défenseur de l’environnement perdrait son titre dès lors qu’il va chercher son pain, à deux rues de chez lui, en 4×4.

Mais il n’y a pas que les incohérents à s’autoproclamer rebelles : les réactionnaires se disent rebelles, voire carrément résistants, car ils s’opposent à certaines évolutions de la société. Autrement dit, ils préfèrent la soumission à des systèmes passés. En cela, peut-on vraiment parler de rébellion ? N’y a-t-il pas dans la rébellion une volonté d’avancer, de créer, de trouver de nouvelles voies ?
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Union européenne : Le grand défi de la lutte contre la corruption

Quelles difficultés rencontre l’Europe dans sa lutte anti-corruption ? Dans certains pays, c’est une cause perdue d’après Transparency International. Comment l’Union européenne peut-elle imposer la transparence chez elle et aux candidats à l’adhésion?

L’EU a-t-elle laissé des pays adhérer trop tôt? Devrait-elle être plus exigeante? Une politique anti-corruption plus dure risque-t-elle de renforcer les nationalistes et les populistes opposés à l’adhésion?

Présentation du groupe de réflexion “Les Éconoclastes”

Interview de Olivier Delamarche et Philippe Béchade, membres phares du Groupe de Réflexion “Les Éconoclastes”, qui nous présente ici leur projet depuis sa création puis son évolution avec de plus en plus de professionnels d’horizons différents jusqu’aux projets à venir, dont la conférence du 5 décembre 2014 qui aura lieu à Genève.

« Tous au Larzac ! »

Tout commence en 1971, lorsque le gouvernement, par la voix de son ministre de la Défense Michel Debré, déclare que le camp militaire du Larzac doit s’étendre. Radicale, la colère se répand comme une trainée de poudre, les paysans se mobilisent et signent un serment: jamais ils ne cèderont leurs terres.

Dans le face à face quotidien avec l’armée et les forces de l’ordre, ils déploieront des trésors d’imagination pour faire entendre leur voix. Bientôt des centaines de comités Larzac naitront dans toute la France…

Dix ans de résistance, d’intelligence collective et de solidarité, qui les porteront vers la victoire. Un combat déterminé et joyeux, mais parfois aussi éprouvant et périlleux. Plus que jamais le Larzac est vivant !

Rencontre avec Christian Rouaud, réalisateur du film “Tous au Larzac” le jeudi 1er mars 2012
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Le business des people

Soirées tarifées en boite de nuit, invitations prestigieuses, cadeaux à gogo, la célébrité rapporte. Mais fini le temps des acteurs et des mannequins. Aujourd’hui, les privilégiés de la célébrité ont connu la gloire sur les plateaux de télé-réalité.

Nabilla, Zahia ou encore Aurélie et Benjamin, tous sont devenus bankables. Mais les anciens candidats ne sont pas les seuls à profiter du système. Les princesses et les sportifs veulent aussi leur part du gâteau.

Alors comment les starlettes font-elles pour durer ? Comment exploitent-elles leur notoriété pour gagner de l’argent ? A qui profite le business des people ? Des coulisses du festival de cannes à la conférence de rédaction du magazine « Voici », enquête sur le marché de la célébrité.

Allemagne : Crystal, la drogue de l’emploi

Le modèle allemand dont on nous rebat les oreilles présente des vertus insoupçonnées. Non seulement ce pays connaît un très faible taux de chômage mais la consommation d’héroïne et de cannabis y est en recul. Supplantée par le formidable essor d’une drogue de synthèse, la méthamphétamine, relaté samedi dernier dans Arte reportage.

« Aux Etats-Unis, on la surnomme “crystal”, “ice” ou encore “tina”. En Thaïlande, “yaa baa”, littéralement “le médicament qui rend fou”, explique William Irigoyen… qui a pompé sa présentation dans Wikipedia. Vous l’inhalez, vous l’avalez, vous vous l’injectez ou vous la fumez et vous voilà euphorique et en proie à une forte stimulation mentale. » Et à un enviable taux de croissance. Vive l’Allemagne !

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Namibie : Trekkopje, gouffre financier d’Areva, ne fonctionne toujours pas

Enquête sur le site de la mine de Trekkopje, propriété d’Areva depuis le rachat d’Uramin. Pour 1,8 milliard d’euros, le fleuron du nucléaire français a acquis une coquille vide.

Trekkopje, en Namibie, est l’endroit rêvé pour extraire de l’uranium. En fin de piste, l’une des mines de la société Uramin, rachetée en 2007 par Areva, devait être une très bonne nouvelle pour les finances du groupe français. Mais sept ans après son rachat, le site est abandonné et la mine n’est toujours pas ouverte. Sur place, le gardien confirme : “Elle va démarrer peut-être en 2017 [...]. Y’a personne ici.”

Des questions restent en suspens, sur le rôle d’Anne Lauvergeon mais aussi sur celui de l’État. Ce dernier, actionnaire à 87%, a à la fois validé le rachat et subi les pertes inhérentes à l’absence de gains de l’ancienne petite société canadienne.

Avec les déboires de l’EPR OL3 en Finlande et les successions difficiles à la tête de l’entreprise, l’un des membres de l’équipe de France du nucléaire, déjà fragilisé, a vu ces dernières années bon nombre d’enquêtes autour de ce qui est devenu “l’affaire Uramin”.

Pascal Henry a enquêté sur les questions que posent l’affaire Uramin et a rencontré les acteurs de l’époque.

Algérie : Sans pétrole, comment acheter la paix sociale ?

La fin de l’année est en train de se présenter sous forme d’une série d’interrogations lancinantes, d’inquiétudes sur l’évolution des événements“, constate le quotidien algérien El-Watan.Pas seulement au sujet des cours du pétrole dont la chute brutale est le cauchemar permanent en Algérie depuis plusieurs décennies : aucun chantier politique, économique ou culturel n’est près d’être achevé“.

Le 28 novembre, une manifestation a dégénéré en affrontements avec les forces de l’ordre, faisant au moins trois morts et des dizaines de blessés près de Touggourt. “Le pays est à nouveau gagné par les émeutes et les manifestations de rue“, écrivait Algérie-Focus.

Si, “Pour apaiser les esprits, le wali [gouverneur] a tout de suite annoncé que les victimes bénéficieraient de logements sociaux“, ajoute El-Watan dans un autre article, il ne fait pas de doute que le danger guette le pays. “Les autorités, dos au mur, tentent encore et toujours d’acheter la paix sociale“, mais au vu de la colère grandissante de la population et de la chute effrénée des cours du pétrole, la question se pose : jusqu’à quand le pourront-elles ?

Le domaine politique reste le lieu de prédilection où s’exerce la violence d’un système qui a remplacé dans son programme le mot démocratie par «survie». L’opinion publique est catastrophée de voir le chef d’un parti historique, qui avait mené la guerre contre le colonialisme, réduit aujourd’hui à lancer de viles attaques contre les partisans de la démocratie et de la liberté de la presse. [...]

Des managers et des opérateurs économiques que nous envient les grandes puissances du monde sont en train de faire leur percée à l’étranger après avoir été copieusement servis, intra muros, par la vindicte de notre administration.

Alors que le pouvoir actuel s’était rendu célèbre, à son installation en 1999, en dénonçant l’interruption du processus électoral de 1992, assimilée à la «première violence» qui aurait engendré celle des islamistes, il est à craindre, si le refus de toute ouverture politique demeure, que la fin de règne soit lourde de violences aux conséquences imprévisibles.

Courrier International

(Merci à Erwinn)