Transhumanisme : L’homme de demain

Le transhumanisme est un mouvement culturel et intellectuel international prônant l’usage des sciences et des techniques afin d’améliorer les caractéristiques physiques et mentales des êtres humains. Le transhumanisme considère certains aspects de la condition humaine tels que le handicap, la souffrance, la maladie, le vieillissement ou la mort subie comme inutiles et indésirables.

Dans cette optique, les penseurs transhumanistes comptent sur les biotechnologies et sur d’autres techniques émergentes. Les dangers que présentent de telles évolutions sont énormément préoccupants.

Selon les philosophes ayant étudié l’histoire du transhumanisme, son transcendantalisme s’inscrit dans un courant de pensée remontant à l’Antiquité; la quête d’immortalité de l’Épopée de Gilgamesh ou les quêtes de la fontaine de Jouvence et de l’élixir de longue vie, au même titre que tous les efforts ayant visé à empêcher le vieillissement et la mort, en sont l’expression.

La philosophie transhumaniste trouve cependant ses racines dans l’humanisme de la Renaissance et dans la philosophie des Lumières.

Burkina Faso : Une transition en or

Avec la crise économique mondiale, l’envolée du cours de l’or a créé des vocations au Burkina Faso. Des petits orpailleurs aux grosses mines étrangères, chacun veut tirer parti du précieux métal jaune. En pleine transition, le pays tente de réformer le secteur aurifère, sa première source de devises.

Part des exportations burkinabées en 1998 et de 2011 à 2014

«Le boom de l’exploitation artisanale de l’or en Afrique de l’Ouest, qui a permis la diversification des activités rurales, a un lien très étroit avec la grosse sécheresse de 1984, explique le géographe Matthieu Thune, qui a notamment étudié la mine de Kalsaka, dans le nord du pays.

D’abord, elle a rendu l’agriculture très difficile et poussé les paysans à trouver des sources alternatives de revenus. Ensuite, en faisant baisser le niveau des nappes phréatiques, la sécheresse a permis d’accéder à des filons de plus en plus profonds.»

Mais l’envolée du cours mondial de l’or à la fin des années 2000, avec un pic atteint en juillet 2011, a créé des vocations et un véritable goldrush chez les Burkinabés. Rien que dans la province du Tuy, où se situe Kari, il y a plus d’une dizaine de sites d’orpaillage.

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Japon : La filière nucléaire est relancée

L’hostilité des Japonais n’y fera rien. Sur la petite ile de Kyushu au Japon, 200 manifestants avaient fait le déplacement pour dire leur colère et leur angoisse devant  les portes de la centrale nucléaire de Sendai.

Dans la foule, Naoto Kan, un ancien Premier ministre avait lui aussi fait le déplacement. “Nous ne pouvons pas prévoir les accidents, voilà pourquoi ils se produisent et ici toutes les précautions nécessaires n’ont pas été prises”, a commenté l’ancien ministre. Au même instant à l’intérieur de la centrale  Sendai, les techniciens relancent le réacteur numéro 1.

Un impératif voulu le gouvernement conservateur. Selon un rapport, l’arrêt du nucléaire aurait coûté plus de 26 milliards d’euros au pays. Quatre ans après Fukushima et deux ans après, l’arrêt des 48 centrales, le Japon renoue avec le nucléaire. D’ici 2030, le pays vise à produire 20% de l’électricité grâce à cette énergie.

Turquie : Le juteux business des abricots secs

Pour les sportifs ou en apéritif, il se vend des milliers de tonnes d’abricots secs chaque année. Ce petit fruit est devenu la mine d’or de toute une région en Turquie. On l’appelle “l’or d’Anatolie”. Sur les rives de l’Euphrate, bienvenu au royaume de l’abricot. Malatya, c’est huit millions d’arbres, des tapis couleur orange disséminés dans la vallée, des fruits comme s’il en pleuvait.

Chaque année, la récolte des 120 arbres de Birol Cirkin, producteur d’abricots, se fait à la main et au pied depuis près de 400 ans. Chaque arbre donne en moyenne entre 100 et 150 kg d’abricots. Ici, les fruits sont particulièrement sucrés.

Certains de ces abricots seront vendus frais, tels quels. Mais la majorité va être séchée au soleil pendant plusieurs jours. D’abord une nuit entière sous une tente, sous les émanations de soufre, les abricots sont ensuite étalés par milliers pour sécher. Après deux jours, il faut les dénoyauter.

Encore plusieurs jours de séchage sont nécessaires, mais le goût est déjà là. Dans la région, on exporte près de 150.000 tonnes d’abricots secs. Le kilo se vend entre 3 et 4,50 euros. 85% des abricots secs consommés dans le monde proviennent d’Anatolie.

Les robots vont-ils voler nos boulots ?

Et si un robot s’installait à votre place au bureau ? Si votre prochain déjeuner à la cantine était avec un robot ? De la science-fiction ? Pas tant que ça. Ils sont déjà partout, dans les usines, les bureaux, bientôt les magasins, les hôpitaux, et même à la maison.

Enquête sur les robots conçus en France, mais aussi au Japon, où l’on croit qu’ils ont une âme, et en Chine, où il est publiquement assumé qu’ils sont amenés à remplacer la main-d’œuvre. Rencontre avec Michel Serres, philosophe et membre de l’Académie française et Hakim El Karoui, essayiste et consultant.

Les robots vont transformer notre vie quotidienne et notre travail. Selon une étude de l’université d’Oxford, 47% des emplois sont menacés à moyen terme. En France, les robots pourraient détruire trois millions de postes d’ici à 2025.

L’Allemagne a économisé 100 milliards d’euros grâce à la Grèce (IWH)

Berlin, qui a adopté une ligne dure vis-à-vis d’Athènes, a fortement profité de la crise économique et financière en Grèce, révèle un institut d’études économiques allemand.

Selon des calculs de l’Institut Leibnitz de recherche économique (IWH), l’Allemagne a pu réaliser des économies budgétaires de quelque 100 milliards d’euros depuis le début de la crise grecque en 2010, soit plus de 3% du Produit intérieur brut (PIB).

“Ces économies dépassent le coût engendré par la crise et ce même si la Grèce ne remboursait pas entièrement sa dette”, écrivent les économistes. “L’Allemagne a donc dans tous les cas profité de la crise en Grèce”, poursuivent-ils.

Les experts ont effectué des simulations en partant du constat que les investisseurs confrontés à une crise économique effectuent le plus possible des placements sûrs. “Durant la crise européenne de la dette, l’Allemagne a profité de cet effet de manière disproportionnée”, selon eux.
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Vivre avec les robots

Comment imaginer ce que seront nos relations avec les robots lorsqu’ils seront parmi nous? D’autant que des robots humanoïdes existent déjà. Certes, ils n’ont pas atteint le stade ultime où il n’est plus possible de les distinguer, ni par l’aspect ni par le comportement, des 100% humains. Mais ils possèdent déjà un corps, deux bras, deux jambes, une tête et… une voix.

Lettre à une croissance que nous n’attendons plus

« Le Monde » publie un texte de Manon Dervin (Etudiante à Science Po Rennes), choisi par le Cercle des économistes dans le cadre du concours  » Imaginez votre travail demain – La parole aux étudiants « , organisé à l’occasion des Rencontres économiques d’Aix-en-Provence. Ce texte s’inspire d’ « Un Projet de Décroissance ». Merci Manon.

Par Manon Dervin – Texte intégral ICI

Ô très chère Croissance. Ma bien-aimée. Ton retour s’est fait attendre. Ton dogme fondé sur la valeur centrale du « travail  » conditionne encore aujourd’hui toute la vitalité du système économique. Tu fabriques l’Emploi et en tires ta force. Les médias, les politiques et tous les travailleurs retiennent leur souffle. Te chercher a plongé le monde occidental dans une torpeur sans précédent. Une gueule de bois post-crise financière de 2008 soignée à coups de jéroboams de mesures économiques afin de te faire revenir.

Mais aujourd’hui je ne t’attends plus, Croissance. L’âge d’or des « trente glorieuses  » est terminé, le réveil est difficile et la situation pas si facile que ça à accepter. Je pensais te connaître. Qui es-tu vraiment, Croissance ? Je te prie de m’excuser pour les mots qui vont suivre. Il me fallait te conter mes désillusions.

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Une vie normale, chronique d’un jeune sumo

A 18 ans Takuya quitte sa ville natale pour Tokyo où il intégrera une prestigieuse école de formation de sumos, l’écurie Oshima. Il va désormais tout partager avec les dix autres lutteurs de l’écurie : la vie en communauté, les entraînements, l’école, les sorties en ville et les compétitions.

Dans son journal, il raconte ses rêves de réussite et les désillusions d’un adolescent qui découvre peu à peu la réalité du monde traditionnel des sumos.

Réalisé par Jill Coulon (France – 2013)

Démographie : L’étrange destin de la bombe “P”

Qu’est devenue la « bombe P »? Au milieu des années 70, racontent les démographes Yves Charbit et Maryse Gaimard dans leur livre (1), la bombe P, pour « population », faisait courir démographes, diplomates et organisations onusiennes.

En 1974, à la première conférence mondiale sur la population, organisée à Bucarest, il n’y a guère de doute sur son explosion prochaine. A l’époque, l’espèce Homo sapiens compte quatre milliards d’individus vivants, contre trois milliards en 1960, deux en 1927 et un seul en 1803.

L’accélération semble non seulement fulgurante, mais surtout grosse d’une menace, pour l’essentiel vécue comme venant d’un «Tiers-monde», selon le vocabulaire de l’époque, puisque les pays industrialisés ont à l’époque effectué leur «transition démographique», offrant la perspective d’une stabilisation à long terme de leurs populations.

Si le constat est partagé, on s’affronte sur la réaction. Certains réclament des politiques de planning familial et l’usage massif de la contraception. D’autres rétorquent que le développement économique est le meilleur des contraceptifs. Les deux auteurs racontent la passionnante histoire qui suivit.

Car, si nous avons dépassé le septième milliard en 2012, c’est à un rythme d’un milliard tous les treize ans, quasi identique à celui de 1974. La bombe P n’a donc pas explosé, pourraient penser certains.
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États-Unis : Des consommateurs font la chasse aux produits industriels

Après le bio et le mouvement des locavores, voici une nouvelle tendance: le “Clean Eating“, en français “manger sainement“. Elle consiste à bannir tous les produits industriels. C’est dans la ville de New York qu’est parti le mouvement. On y trouve des repères de “manger sain” où tout est garanti naturel et sans transformation.

Sur Internet, les vidéos de conseils pour manger sain se multiplient. Et si les conseils peuvent paraître simple aux yeux d’Européens, les Américains vont jusqu’à développer des magazines spécialisés. Preuve que manger naturel est devenu un vrai combat et un argument de vente, un restaurateur new-yorkais propose même une carte pour les clean eaters.

Cardet (30) : À la découverte du camping de l’or

Dans le Gard, à Cardet, le camping du chercheur d’or propose comme animation une initiation à l’orpaillage. Tous les matins, une foule compacte avance vers la rivière à la recherche de précieuses pépites.

Un bon coup de main et beaucoup de patience, c’est ce qui attend ces orpailleurs d’un jour. “On a l’impression que c’est le rêve américain du début du siècle quand ils cherchaient tous de l’or. Eux trouvaient des pépites, mais nous on trouve pas grand-chose”, explique en souriant une femme.

Si dans ce camping, les touristes jouent aux chercheurs d’or le temps des vacances, d’autres y ont élu domicile. Depuis deux ans, Éric et Sylvain sont orpailleurs professionnels. Ils passent les eaux du Gardon au tamis. 100 grammes d’or pour plus de 1.500 heures de travail, c’est le fruit de leurs recherches…pas assez pour s’enrichir.

Sarracenia : La plante carnivore tueuse de frelons asiatiques

Ils sont les grands prédateurs de l’été : les frelons asiatiques, plus gros et plus résistants, terrorisent les ruches d’abeilles et perturbent nos déjeuners d’été en terrasse. Mais selon le Jardin des plantes de Nantes, le règne sans partage de ces prédateurs volants pourrait toucher à sa fin.

La Sarracenia, originaire d’Amérique du Nord et qui n’a donc «jamais vu de frelons avant» a «inventé un piège très sélectif» pour attraper ces bestioles, se réjouit Romaric Perrochereau, directeur de la serre.

Un appât à base de phéromones
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Phytothérapie : Des racines et des herbes

Les plantes sont à la mode. Tisanes, huiles essentielles, compléments alimentaires, elles ont envahi les rayons des officines et des supermarchés. Pour se soigner, des millions de Français s’orientent aujourd’hui vers les remèdes naturels, et la phytothérapie a le vent en poupe.

Les spécialistes affirment que l’on peut soigner plus de 80 maux grâce aux plantes. Malheureusement, à l’heure du tout chimique, la pharmacopée traditionnelle a été délaissée, et les formations sont insuffisantes pour garantir la sécurité des consommateurs. A qui faire confiance ? Et comment être certain de ne pas risquer sa santé en se soignant avec des plantes ? Enquête.

John Von Neumann : prophète du 21e siècle

Le mathématicien hongrois John von Neumann a élaboré des théories qui ont changé le cours de l’humanité. Installé aux États-Unis à partir de 1930, ce mathématicien et physicien a contribué aux découvertes les plus fondamentales du siècle dernier et a initié la révolution informatique.

Sous une bonhomie apparente, l’homme cachait en réalité une vision cynique et pessimiste de l’humanité. C’est lui qui calcule l’altitude optimale d’explosion pour obtenir les plus grandes destructions avec la bombe atomique lancée sur Nagasaki. Pionnier de l’informatique, il conçoit Maniac, un calculateur utilisé pour tester la première bombe à hydrogène.

Réalisé par Philippe Calderon (France – 2015)

Quel est l’impact des prix alimentaires mondiaux sur l’inflation domestique ?

L’ampleur à laquelle les variations des prix relatifs peuvent entraîner une accélération de l’inflation a longtemps été une source de controverses. Au cours des années soixante et au début des années soixante-dix, plusieurs observateurs attribuèrent un rôle important aux hausses des prix alimentaires dans l’accélération de l’inflation dans les pays avancés, notamment le Royaume-Uni et les États-Unis (cf. graphique 1). (…)

Graphique 1 – Taux d’inflation aux États-Unis (en %)

Blinder (1982) affirme que “de larges ajustements inévitables des prix relatifs” furent la principale source d’inflation dans les années soixante-dix : “Malgré toute la cacophonie de plaintes autour des déficits budgétaires ruineux et de la croissance monétaire excessive, (…) la dramatique accélération de l’inflation entre 1972 et 1974 peut s’expliquer par la hausse des prix alimentaires, la hausse des prix énergétiques et la fin du programme de contrôles des prix et salaires de Nixon.
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Laurent Alexandre : « Les neuro-révolutionnaires »

Faut-il mettre des limites à l’Intelligence Artificielle? Comment la maîtriser et doit-on l’interfacer à nos cerveaux biologiques? A l’ère des prothèses cérébrales, le risque de neuro-manipulation, de neuro-hacking et donc de neuro-dictature est immense.

Nous devons encadrer le pouvoir des neuro-révolutionnaires comme Google: la maîtrise de notre cerveau va devenir le premier des droits de l’Homme.

Les secrets de la crème solaire

Cette année, avec la canicule, la crème solaire s’impose comme le produit indispensable de l’été. En tube, en spray ou en pulvérisateur, il y en a pour tous les âges.

Tout a commencé avec la graisse à traire, l’ancêtre de la crème solaire. Les congés payés ont fait leur gloire. L’après-guerre et les années 60 sont les années de l’insouciance. L’esthétisme prime, on se tartine d’abord pour bronzer. Dans les années 70, on commence à se préoccuper des méfaits du soleil.

Bronzer sans danger, voilà la promesse qui dope les ventes. Les fameux indices de protection solaire augmentent après les trente glorieuses. Aujourd’hui, 15 millions de tubes sont vendus chaque année en France. Les industriels rivalisent d’innovations pour les consommateurs toujours plus exigeants. Dernière innovation, les crèmes résistantes à l’eau.

Autriche : Le ventre de Vienne

Au cœur de Vienne, le Naschmarkt (de naschen, déguster des friandises) existe depuis 1919. Il offre aux Viennois toutes les spécialités autrichiennes, comme la célèbre huile de pépins de courge de Styrie et les fromages régionaux

Météo de l’espace : Émergence d’une nouvelle science

La météorologie de l’Espace est une science en plein développement qui nous concerne tous. Elle vise à prédire les tempêtes solaires et à nous en protéger. En effet, les tempêtes solaires ne sont pas plus fortes aujourd’hui, mais leurs effets le sont.

Plus nous dépendons de technologies sophistiquées sensibles aux particules électriques émises par le soleil, plus nous devenons vulnérables à ce phénomène naturel. Les enjeux sont tels que les industriels, les scientifiques et les responsables politiques travaillent désormais sur la Météo de l’espace.

Aurelio Peccei, premier résistant à la croissance

Il fallait un lieu de réunion solennel. Ce fut l’Accademia Nazionale dei Lincei, la plus ancienne académie d’Europe, fondée à Rome en 1603. En français, l’Académie des lynx. Un nom qui prête à ses membres la capacité de voir juste et loin. L’endroit idéal, en somme, pour réfléchir à l’avenir du monde, comme le souhaite, en cette année 1968, le maître de cérémonie, Aurelio Peccei. L’industriel italien, patron d’Olivetti et cadre dirigeant de Fiat, n’est ni un diseur de bonne aventure ni un futurologue. Juste un humaniste inquiet des tourments de son époque : « Un grand désordre règne sous les cieux. Il faut faire une pause et réfléchir. »

L’heure est à la course aux armements et à la contestation du modèle capitaliste. Cet ancien résistant, torturé dans les geôles fascistes, fête alors ses 60 ans (il mourra d’un cancer seize ans plus tard). Samedi 6 avril 1968 au matin, ils sont une vingtaine à s’asseoir autour de la longue table installée dans la Loggia di Galatea, la pièce la plus somptueuse de la Villa Farnesina, une demeure de la Renaissance acquise en 1944 par l’Académie des lynx. L’une des fresques murales a été peinte par Raphaël. Le décor de la Loggia est un enchantement. Aucune femme parmi les participants. Economistes, banquiers, statisticiens, hauts fonctionnaires, responsables politiques, les hôtes viennent de nombreux pays : Etats-Unis, Grande-Bretagne, Suisse, Belgique, Suède, Allemagne… Cinq Français ont fait le voyage, dont Bertrand de Jouvenel, fondateur de la revue Futuribles, et Jean Saint-Geours, inspecteur des finances et directeur général du Crédit lyonnais.

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Comment les abeilles “vaccinent” leurs petits

Les abeilles “vaccinent” leurs petits et une étude internationale parue le 31 juillet dans la revue PLOS Pathogens vient enfin de découvrir comment elles s’y prennent. Pendant longtemps on a pensé que les insectes ne pouvaient compléter en cours d’existence l’arsenal de défense de leur système immunitaire. Qu’ils devaient en quelque sorte faire toute leur vie avec “le kit de base” immunitaire dont ils étaient pourvus à la naissance.

Les chercheurs se sont récemment aperçus que ce n’était pas le cas et, depuis quelques années, les preuves s’accumulent pour affirmer qu’une réponse immunitaire acquise, une réponse adaptable, existe et que les parents peuvent la transmettre à leurs enfants à un stade très précoce de leur développement.

En 2014, une équipe autrichienne travaillant sur les abeilles a ainsi montré qu’exposer des reines (qui engendrent tous les individus d’une colonie) aux spores de la bactérie responsable de la loque américaine, conférait à leur progéniture une meilleure résistance à cette maladie.

Encore fallait-il comprendre comment. Ainsi que l’explique Gro Amdam (université de l’Arizona), co-auteur de l’étude publiée par PLOS Pathogens, “le procédé par lequel les abeilles immunisent leurs petits était un grand mystère jusqu’à présent. Ce que nous avons trouvé, c’est que c’est simple comme manger.” 
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Autrans (38) : Les fleurs influencent nos émotions

À Autrans (Isère), en immersion dans la nature, son petit laboratoire sur le dos, cette pharmacienne recherche des fleurs qui sont à maturité idéale pour élaborer des élixirs. Aujourd’hui ça sera le bouton d’or.

Chaque fleur est choisie en fonction du message qu’elle véhicule et son impact sur nos émotions. L’élixir de bouton d’or permet par exemple d’avoir confiance en soi. Du cognac bio est utilisé pour la conservation.

Dans le laboratoire artisanal de Deva, les dilutions de fleurs de Bach se font à la main. Jusqu’à 3.000 flacons sont expédiés chaque jour en Europe et jusqu’en Australie. L’efficacité des fleurs de Bach n’est pas prouvée scientifiquement, mais elles sont de plus en plus utilisées en thérapie complémentaire.

Internet : Kim Dotcom le méga-pirate

Kim Dotcom, de son vrai nom Kim Schmitz, qui avant de devenir le “plus grand pirate informatique de tous les temps“, totalement mégalo, a commencé en vendant aux entreprises des systèmes de protection. Et se trouve aujourd’hui assigné à résidence dans son gigantesque manoir en Nouvelle-Zélande.

Mexique : Le royaume perdu des Mayas

Au nord du Mexique, deux archéologues tentent d’atteindre la salle du trône d’un roi maya dont on sait fort peu de choses. George Bey et Tomas Gallareta sont équipés des dernières technologies. Un scanner révèle que la pièce dans laquelle ils sont sur le point d’entrer se trouve au centre d’un vaste complexe.

S’agit-il d’un temple ? Longtemps considérés comme les parents pauvres de l’histoire précolombienne, ils vivaient dans une région connue sous le nom de «Puuc». Des analyses menées sur des poteries montrent que certains quartiers des villes du nord datent de 600 avant Jésus Christ.

Comment expliquer la disparition des Mayas du nord? George Bey s’interroge sur la raison qui aurait poussé ceux-ci à abandonner en masse leurs cités.

Le Québec : la poubelle province

Le documentaire déterre un scandale auquel tous les Québécois et tout payeur de taxes devrait s’intéresser : le modèle québécois de gestion des matières résiduelles est un désastre écologique doublé d’un échec économique.

En dépit des efforts des citoyens, par manque d’investissement et de volonté politique, l’industrie québécoise de la récupération et du recyclage bat de l’aile et la moitié des centres de tri sont menacés de fermeture.

COP 21 et démographie

À la veille de COP 21 (Conférence des Nations unies sur les changements climatiques qui se tiendra à Paris du 30 novembre au 11 décembre 2015 – NDLR), il convient de rappeler combien l’avenir de notre planète est entre nos mains, bien en-deçà de ses conditions climatiques. Les problèmes majeurs qui sont posés à l’humanité ne sont-ils pas en effet le résultat de l’aveuglement et du manque de courage des responsables de tous les pouvoirs, face aux problèmes que pose notre démographie ?

Il suffit pour s’en rendre compte de considérer le mutisme obstiné de la plupart d’entre eux à propos d’une population mondiale passée, en un peu plus d’un siècle, de 1 à 7 milliards d’êtres humains et promettant de ne pas en rester là. Car qui consomme, détruit, dégrade, et pollue, sinon ces êtres humains, alors que leur multiplication se complique de l’abolition des frontières et des distances résultant d’un progrès et d’une mondialisation accélérée ?
Chacun peut se prendre à rêver à l’harmonie et aux réels bienfaits d’une croissance qu’une régulation de cette population eut pu assurer à l’humanité, pour des générations. Au lieu de cela, notre planète est devenu le théâtre de désordres, de violences et de gaspillages augmentant sans cesse et se généralisant.
Les peuples et les classes sociales en sont à former un tout hypertrophié, dans lequel les individus ayant le moindre statut social font figure de nantis. Un peuple de miséreux, auxquels la notion de revenu est étrangère, erre d’un continent à l’autre ou s’entasse dans des bidonvilles et des camps de réfugiés pour former un nouveau sous-prolétariat.

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L’extravagante affaire des avions renifleurs

En 1974, alors que Valéry Giscard d’Estaing est président de la République, la France traverse une crise pétrolière. L’année suivante, le comte Alain de Villegas, un aristocrate belge, et Aldo Bonassoli, un autodidacte italien, prétendent avoir mis au point un avion capable de repérer les gisements de pétrole.

Elf Aquitaine et l’État français investissent alors près de 1 milliard de francs dans le projet. Mais les recherches et les essais, qui se déroulent jusqu’en 1979, s’avèrent peu concluants. Cette même année, le scientifique Jules Horowitz dénonce la supercherie. Le scandale est révélé au grand public par le journaliste Pierre Péan en 1983.

Chips : Attention à l’acrylamide !

En juin 2015, l’Autorité européenne de sécurité des aliments, l’Efsa, a rendu un rapport alarmant sur les risques de l’acrylamide, une molécule présente dans les produits riches en amidon et susceptible de favoriser le développement d’un cancer, particulièrement chez les enfants.

Goût “poulet braisé” ou “côte de bœuf grillée”, les chips ne savent plus quoi inventer pour nous surprendre… Mais comment sont obtenues ces nouvelles saveurs ?

Reportage complet d’Envoyé spécial diffusé le 06/08/2015 : “Chips, une passion dévorante”
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Rudy Kurniawan, l’escroc aux grands crus

Retour sur le destin incroyable d’un surdoué aux capacités extraordinaires, avec un palais bien plus développé que le commun des mortels. Pendant des années Rudy Kurniawan a mis ce don au service d’une escroquerie à portée internationale. Il a réussi à écouler une quantité astronomique de bouteilles des plus grands crus, recréés par lui-même à partir de vins ordinaires.

Une fraude qui se compte en dizaine de millions de dollars. En faisant passer ses mélanges pour des crus d’exception, il a berné le marché du vin de prestige pendant près de 10 ans. Mais, cette incroyable escroquerie a pris fin grâce à un producteur français de vins de Bourgogne qui a découvert, lors d’une vente aux enchères, la mise en vente d’un lot de bouteilles anciennes de son domaine, datées des années 40 et 50. Or la production n’avait réellement commencé qu’en 1982.

Tous les témoins clés de cette histoire romanesque, qui jusqu’ici ne s’étaient jamais exprimés à la télévision, ont accepté de raconter l’histoire hors du commun de cet escroc de génie en quête de pépites encore méconnues aux États-Unis.