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La fausse promesse d’une énergie propre

Les alternatives aux méthodes de production d’énergie actuelles sont-elles réellement plus écologiques ? Le rendement trop faible de l’éolien et du solaire oblige à se tourner vers d’autres solutions. Mais paradoxalement, les productions de biogaz et de biocarburants, par exemple, ont un impact négatif non négligeable sur l’environnement… Et partout, des multinationales régissent le marché de l’énergie. Paysans syndicalistes, experts, commissaires européens et militants écologistes témoignent pour mieux décrypter certains conflits d’intérêts entre politiques et industriels.

Biogaz, biocarburants, charbon propre… : enquête aux quatre coins du monde, sur des énergies pas vraiment vertes.

(Merci à Nop)

Vies contre profits

par Joseph Stiglitz

La Cour Suprême des Etats-Unis vient d’entamer ses délibérations sur une affaire qui met en lumière une question profondément problématique concernant les droits de propriété intellectuelle. La Cour doit répondre à la question suivante : les gênes humains – vos gènes – peuvent-ils être brevetés ? En d’autres termes, quelqu’un peut-il essentiellement être autorisé à détenir le droit de, disons, tester si vous avez un ensemble de gènes qui implique que vous avez plus de 50% de probabilité de développer un cancer du sein ?

Pour ceux qui sont étrangers à l’univers mystérieux du droit de la propriété intellectuelle, la réponse semble évidente : Non. Vous êtes le propriétaire de vos gènes. Une entreprise peut détenir, au mieux, la propriété intellectuelle sur son test génétique ; et parce que la recherche et le développement nécessaires au développement de ce type de test peuvent entrainer un coût considérable, l’entreprise pourrait à juste titre faire payer le fait de le pratiquer.

Mais Myriad Genetics, une entreprise basée dans l’Utah, prétend à plus que cela. Elle prétend détenir les droits sur tous les tests visant à rechercher la présence des deux gènes associés au cancer du sein – et a appliqué ce droit de manière impitoyable, bien que leur test soit inférieur à un test que l’Université Yale était disposée à proposer à un prix nettement inférieur.

Les conséquences ont été tragiques : un test approfondi et abordable qui identifie les patientes à haut risque sauve des vies. Empêcher de tels tests coûte des vies. Myriad est l’exemple parfait d’une corporation américaine pour laquelle le profit prend le dessus sur toute autre valeur, y compris celle de la vie humaine.

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Les stocks alimentaires sont remis au goût du jour

Ils étaient accusés jusqu’à présent de fausser les marchés agricoles mais aujourd’hui les stocks de denrées ne sont plus tabous, s’il s’agit de préserver la sécurité alimentaire.

Distribution de nourriture au Niger

La libéralisation des échanges dans les années 1980 et 1990 avaient rendu les stocks alimentaires caducs. Fini les stocks de céréales ou de poudre de lait en Europe. Achetés par Bruxelles pour soutenir le revenu des agriculteurs, lorsque les cours s’effondraient, les stocks alimentaires étaient accusés par les pays producteurs libéraux d’Océanie de fausser les échanges mondiaux.

Pourtant, depuis les émeutes de la faim déclenchées par la hausse vertigineuse des prix des céréales en 2008, les stocks ne sont plus tabous aux yeux des organisations internationales ou des bailleurs de fond. Le consensus prévaut sur la nécessité de constituer des stocks d’urgence, dans les pays déficitaires en céréales.

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René Passet : « Il faut prendre du recul pour voir qu’un autre monde est en train de naître »

Par Agnès Rousseaux

Vivons-nous une simple crise passagère ou une profonde mutation du système ? Pour l’économiste René Passet, face à un pouvoir financier qui impose son tempo, les gouvernements font fausse route en raisonnant à court terme. Il n’est pas plus tendre avec les économistes, incapables d’analyser le monde autrement que par le prisme des marchés, un peu comme l’homme des cavernes ne concevait l’univers autrement que magique. Sa solution : une « bioéconomie », seul remède à la crise de civilisation. Entretien.

Basta !  : Notre manière de penser l’économie dépend de notre perception du monde. Et varie totalement en fonction des époques et du progrès technique. Dans votre dernier ouvrage, vous proposez de relire l’histoire économique à la lumière de ces mutations. Quelles sont les grandes étapes de cette longue histoire ?

René Passet [1] : Ceux qui voient le monde comme une mécanique, une horloge, ne considèrent pas l’économie de la même façon que ceux qui le voient comme un système énergétique qui se dégrade. Les mêmes astronomes, armés des mêmes instruments, ne perçoivent pas les mêmes choses dans le ciel, avant et après Copernic. Quand l’homme n’a que ses sens pour comprendre le monde, l’univers lui apparaît mystérieux.
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États-Unis : Les banquiers investissent… dans la mort

Un extrait de “Banquiers : ils avaient promis de changer“, une enquête de “Pièces à conviction”. Comment la finance spécule sur la mort d’Américains qui ont revendu à des épargnants leur assurance-décès.

Pour les banques, vous valez plus cher mort que vivant.

L’immanquable contre-histoire du Net

Documentaire d’exception qui retrace la (véritable) histoire de l’Internet. Loin de vanter les travaux de la Darpa, l’agence de recherche militaire américaine qui a créé les bases du réseau, les deux auteurs Jean-Marc Manach et Julien Goetz ont préféré mettre en avant le travail des centaines de hackers et bidouilleurs trop souvent oubliés.

Dans l’ombre, ces aventuriers du code informatique ont réussi à transformer un tas de câbles pas très sexy en le plus formidable outil de télécommunications de l’histoire de l’humanité. “La plupart des gens qui ont créé Internet étaient des hippies, ils prenaient du LSD !” assène en introduction John Perry Barlow, cofondateur de la très respectée Electronic Frontier Foundation (EFF), qui milite pour les libertés en ligne.

“Au début, le système n’essayait pas de contrôler les êtres humains”, se souvient quant à lui Richard Stallman, gourou du logiciel libre et créateur de GNU, un élément vital de ce que l’on appelle communément Linux.

Un outil “dont aucun dictateur n’aurait osé rêver

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Quand les assurances nous piègent

Chaque année, les Français dépensent plus de 2.000 euros en frais d’assurances. Mais les clauses de ces coûteux engagements sont souvent floues et réservent de nombreuses surprises.

L’assurance de Jean-Luc, accidenté de la route, lui demande sans cesse les mêmes documents pour retarder ses remboursements. Celle de Jonathan a refusé de l’indemniser pour le vol de sa voiture, sous prétexte qu’il ne connaissait pas le kilométrage exact de son automobile.

Francis et José, respectivement expert et carrossier, se sont mobilisés pour dénoncer les abus des compagnies et le manque de transparence. Comment défendre ses intérêts face à des entreprises ultra-puissantes ?

(Merci à Noway)

Amérique centrale : Une pyramide Maya détruite par une compagnie de construction

Une compagnie de construction a détruit l’une des plus grandes pyramides du Belize (Amérique centrale) pour en extraire de la roche pour un projet routier. Situées dans le nord du Belize, la mise à sac des ruines de Nohmul aurait commencé au début du mois de mai, selon le directeur de l’Institut d’archéologie du Belize, James Awe cité par AP. Le salle de cérémonie situé dans la pyramide date d’il y a au moins 2300 ans. Les ruines de Nohmul se trouvent dans le nord du Belize.

Ces ruines mayas se trouvaient au milieu d’un champ de canne à sucre privatisé. Même s’il ne s’agissait pas de la pyramide la mieux conservée, James Awe doute fort que les constructeurs aient pu ne pas voir le sommet de la pyramide, qui culmine à près de 30 mètres de haut. L’emplacement des ruines était connu et le paysage de la région est naturellement plat.

Ils savaient qu’il s’agissait d’une structure ancienne. Ce n’est que de la paresse“, a déclaré Awe. Le directeur déplore aussi qu’avec des outils modernes, il aurait été possible d’aller chercher ces pierres dans n’importe quelle carrière.

La police du Belize dit enquêter sur l’affaire, la compagnie risque des poursuites. Selon la loi, toute ruine pré-hispanique est sous protection gouvernementale, qu’elle se trouve ou non sur un terrain privé. Ce n’est pas la première fois qu’un tel incident de ce genre survient au Belize, un petit État parcellé de ruines mayas.

Huffington Post

Musique : ” Réveille-toi ! “

Paroles de la chanson du groupe: Anywhere Out Of The World en soutien à Bruno Boulefkhad qui se bat contre les banksters qui l’ont ruiné:

Tu croyais au système
Et frappé d’anathème
Tout s’effondre autour de toi
Tu croyais au toujours
Des promesses de velours
Des banques au-dessus des lois
Il ne reste plus rien
De ta vie de tes rêves et ceux des tiens
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États-Unis : Les pièges qui attendent la Fed quand les taux remonteront

Par Nouriel Roubini

Il est peut-être trop tôt pour dire si de nombreux actifs risqués ont atteint des niveaux de bulle, et si les niveaux d’endettement et de prise de risque sur les marchés financiers sont devenus excessifs. Néanmoins, il est probable que des bulles du crédit et des actifs / actions se forment dans les deux ans à venir, en raison de la politique monétaire américaine accommodante.

La faiblesse persistante de l’économie américaine – où le désendettement des secteurs public et privé se poursuit – a conduit à un chômage obstinément élevé et une croissance inférieure à la normale. Les effets de l’austérité budgétaire – une forte hausse des impôts et une forte baisse des dépenses publiques depuis le début de l’année – minent encore plus les performances économiques.

En effet, des données récentes ont imposé le silence à certains responsables de la Réserve fédérale, qui avaient laissé sous-entendre que la Fed pourrait commencer à sortir du troisième cycle d’assouplissement quantitatif (QE3) qui est actuellement en cours (pour une durée indéterminée). Compte tenu de la faible croissance, du taux de chômage élevé (qui a diminué seulement parce que les travailleurs découragés sont en train de quitter la population active) et d’une inflation largement inférieure à l’objectif de la Fed, ce n’est pas le moment de commencer à contraindre la liquidité.

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État cherche créancier national

Suivant les pays, le rôle des investisseurs étrangers est prédominant et ajoute à l’instabilité. Certaines banques centrales, dont la Banque d’Angleterre, sont devenues incontournables.

Les bureaux de l’Agence France Trésor

Les Italiens ne s’y étaient pas trompés. En lançant la Journée des bons du Trésor en 2011, ils avaient voulu inciter les particuliers de la Péninsule à placer leurs économies dans la dette publique afin de contenir la flambée des taux d’intérêt. Comme pour d’autres pays en difficulté dans la zone euro, l’Italie a pu ainsi augmenter la proportion des résidents dans les détenteurs de dette publique, comme le révèlent les statistiques sur les porteurs d’emprunts souverains que la Banque centrale européenne vient de mettre à jour.

Désormais, en Italie, les investisseurs étrangers ne détiennent plus que 35% de la dette. Ils en [finançaient] environ 45% juste avant que la crise de la dette éclate en Europe.

«La part des investisseurs non résidents est essentielle», explique Audrey Gasteuil-Rougier, économiste à la Société Générale, auteur d’une étude sur les détenteurs des dettes d’Etat publiée il y a quelques jours. «Ce sont souvent les premiers à vendre leurs titres d’Etat dès qu’il y a des inquiétudes sur le pays, ce qui constitue une source de financement plus instable. La crise des dettes publiques dans la périphérie de la zone euro nous l’a rappelé». L’économiste Jean-Pierre Béguelin voit lui une autre conséquence dans sa dernière chronique sur le site du Temps : «Plus la dette de l’Etat est détenue à l’étranger, plus ces sacrifices [les programmes d’austérité, ndlr] sont douloureux pour les résidents et plus la tentation du défaut grandit».

Alors que la dette des pays européens était en moyenne détenue à 80% par des résidents jusqu’au milieu des années 1990, la création de la monnaie unique a changé la donne. Ainsi, juste avant l’éclatement de la crise de la dette en Europe, des pays comme la Grèce ou le Portugal avaient vu cette proportion pratiquement s’inverser.

Renationalisation des dettes
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Espagne : L’impossible flânerie dans une ville fantôme

Elles forment les cicatrices de la crise marquant le sol de l’Europe: des rangées de logements vides, construits à toute vitesse à l’époque où les banques prêtaient les yeux fermés, et qui, une fois la bulle éclatée, n’ont jamais trouvé preneur. En Irlande, la presse les appelle des « ghost estates », ces lotissements fantômes en banlieue de Dublin, à peine érigés, déjà bons à la casse.

Dans la ville nouvelle de Seseña

L’Espagne est sans doute le pays le plus touché par le phénomène. Environ 15 % de son parc immobilier est aujourd’hui inhabité – de quoi loger 3,5 millions de personnes. L’énormité de la bulle immobilière s’étant conjuguée, dans les années 2000, avec des pratiques de corruption entre promoteurs immobiliers et élus locaux, ce sont carrément des pans de ville entiers qui ont été construits en dépit de toute logique – sinon celle d’offrir toujours plus de chantiers aux fleurons nationaux du BTP.

Dans Projet El Pocero, Anthony Poiraudeau déambule dans la ville fantôme la plus connue d’Espagne, à une quarantaine de kilomètres au sud de Madrid, dans la province de Tolède. À partir de 2003, la commune de Seseña a vu se construire, sur ses terrains les plus arides, un parc résidentiel gigantesque, censé accueillir 40 000 nouveaux habitants.

Mais le chantier s’est arrêté net cinq ans plus tard, crise oblige. Quelque 5 500 logements ont finalement été terminés. À peine 3.000 personnes y habitent aujourd’hui – environ 20 % des capacités.
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Société Générale : Caisse de résonnance d’un secteur en crise (Màj)

Addendum du 14/05/2013 : Le bonus du PDG de Société Générale augmente de 75% au titre de 2012

Le montant de la rémunération variable accordée au PDG de Société Générale, Frédéric Oudéa, a augmenté de 75% en 2012 par rapport à 2011, à 1,19 million d’euros. Sa rémunération fixe est restée inchangée à 1 million d’euros.

Boursorama

Frédéric Oudéa, le PDG de Société générale, a sorti mardi les investisseurs du flou dans lequel il les avaient laissés en février. Lors de la présentation des résultats trimestriels du groupe bancaire, il a en effet chiffré à 900 millions d’euros les économies qu’il attend d’ici 2015 de sa réorganisation, annoncée il y a déjà trois mois. « Ce plan s’ajoute aux 550 millions d’euros de réduction de coûts réalisés en 2012. Au total nous atteindrons 1,450 milliard d’euros d’économies sur la période 2012-2013 », a conclu Frédéric Oudéa.

Cette cure d’austérité s’accompagnera de coûts de restructuration et d’investissement de 600 millions d’euros. Philippe Heim, directeur financier de l’établissement a tenu à précisé que « ces projets d’économies ne pénaliseront pas l’activité commerciale du groupe ». Ils devront en revanche permettre au groupe bancaire de La Défense de retrouver une rentabilité de 10% dans trois ans, contre 7,4% hors éléments exceptionnels ou 2,7% en données brutes aujourd’hui. Ces précisions ont été saluées par les marchés, le titre de la banque s’envolant de plus de 5% dans la matinée de mardi.

Les conséquences sur l’emploi seront lourdes. Déjà évoquée avec les organisations syndicales depuis plusieurs semaines, la réduction des fonctions supports entraînera la suppression de 550 postes au siège de la banque sans départs contraints. Les organisations syndicales, en tête desquelles la CGT, espèrent obtenir une baisse de chiffre, autour de 450, lors du prochain comité central d’entreprise qui doit se réunir le 14 mai.

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Olivier Delamarche : « Il va falloir qu’on paie l’addition »

Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, le 14 mai 2013 sur BFM Radio, met les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Placements“, face à Cédric Decoeur.

« La conclusion du G7 : on continue à inonder et à créer des bulles et on verra bien ce qui se passera. Au Japon on ne voit pas d’impact de la baisse du yen sur l’économie. Si Mr Bernanke arrête de donner sa dose aux marchés de 4 milliards par jour, le marché s’écroule. Il va falloir qu’on paie l’addition. Ce n’est pas ceux qui ont créé l’addition qui vont la payer, c’est nous. Les marchés n’anticipent rien depuis des années. »

La face cachée du Qatar

Entretien avec Jacques-Marie Bourget, co-auteur avec Nicolas Beau de l’ouvrage « Le Vilain Petit Qatar — Cet ami qui nous veut du mal ». Un livre qui dévoile la face cachée de cette richissime dictature.

Jacques-Marie Bourget a travaillé pour les plus grands journaux français dont 22 années à Paris-Match. Grand reporter spécialiste du Moyen-Orient a également obtenu le Prix Scoop 1986 pour avoir révélé l’affaire Greenpeace. Auteur de plusieurs livres dont Des affaires très spéciales (Plon) et Sabra Chatila au cœur du massacre (Erick Bonnier).

Algérie : Identification rétinienne pour les clients de la banque postale

La reconnaissance rétinienne sera prochainement introduite en Algérie dans les bureaux d’Algérie Poste. Ces banques disposeront d’une base de données où seront enregistrées toutes les données rétiniennes de leurs clients, garantissant selon elles, une sécurité maximale pour ces institutions bancaires.

Les usagers d’Algérie Poste devront donc faire enregistrer leurs données rétiniennes pour pouvoir retirer l’argent de leurs comptes. Pour arriver à cette étape, un dispositif est mis en place grâce au concours d’une caméra qui numérise et cartographie simultanément jusqu’à 400 caractéristiques des yeux des clients de la banque.

La lecture du dessin de la rétine ne prend que quelques secondes. Une fois le balayage terminé, il y a comparaison entre le dessin scanné et les dessins mémorisés dans la base de données.

Dans un reportage diffusé par l’ENTV, le PDG d’Algérie Poste, Mohand Laïd Mahloul, a fait savoir qu’un partenariat a été signé avec un opérateur étranger pour équiper les bureaux de poste afin d’utiliser la reconnaissance rétinienne.
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Suisse : Les entreprises infiltrent les salles de classe

Certaines entreprises élaborent des supports de cours qu’elles mettent à disposition des enseignants alémaniques. La Suisse romande est épargnée pour l’instant par ces pratiques qui visent «les clients de demain».

Qu’est-ce que l’énergie nucléaire? Quels effets secondaires peuvent avoir la pilule contraceptive?

Pour y répondre, certaines entreprises fabriquent des fiches d’exercices à destination des enseignants alémaniques. Elles s’introduisent ainsi dans les salles de classe et accèdent aux clients et citoyens de demain. Ces pratiques n’existent pas en Suisse romande pour différentes raisons.

La plateforme internet Kiknet, fondée il y a dix ans, met à disposition des fiches de travail en allemand sur environ 150 thèmes et dit enregistrer quelque 40’000 téléchargements par mois. Ce matériel gratuit pour les enseignants est financé par des entreprises, des associations, des organisations et des offices fédéraux.

Il peut aider des professeurs stressés à préparer leurs leçons. Mais lorsque La Poste enseigne aux enfants l’écriture des lettres, la Coop la consommation «durable» et le PLR le paysage politique en Suisse, cela ne revient-il pas à arroser les jeunes de publicité même au sein de leur classe? Un coup d’oeil sur ces supports montre que certains ne sont pas au-dessus de tout soupçon.

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