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Quand un éditorialiste demande la suppression du défilé militaire du 14 juillet avec de mauvais arguments…

La modestie n’est pas la qualité la plus souvent partagée. Surtout chez ceux qui ont des avis sur tout comme s’ils avaient la science infuse… Ainsi, comme souvent  à l’approche du 14 Juillet, il se trouve quelques voix pour remettre en cause le défilé militaire sur les Champs-Elysées et balancer (il n’y a pas d’autre mots) des idées reçues sur la politique de défense. Il n’y aurait pas de mal à cela si de tels propos tenus étaient le fruit d’une réflexion, basée sur des faits et des réalités. Et cela ne serait pas si important s’il n’y avait de grands médias pour les relayer (étonnant qu’aucun d’entre eux n’ait eu encore l’idée de placer un micro dans un bistro…).

Les déclarations d’Hervé Gattegno, sur les ondes de RMC/BFM TV, le 11 juillet, entrent dans cette catégories. Pour son dernier « coup de gueule » avant les vacances (c’est dire si elles seront les bienvenues), le rédacteur en chef de la cellule investigation au Point, n’a pas été très inspiré, au point que ces propos sont teintés de démagogie.

Qu’a-t-il dit ? Selon lui, il faut « supprimer le défilé militaire du 14 Juillet » car c’est une « une idée qui irait dans le sens d’une meilleure défense de la patrie puisque notre bataille principale, elle se mène sur le front des déficits publics et de la dette extérieure ». Or, « à côté de cette menace-là, la parade annuelle de nos armées est inutile et anachronique – il n’y a plus que les dictatures qui le font. C’est un déplacement de force déplacé. Et une démonstration de force gratuite qui est plutôt coûteuse (en argent, en temps et en carburant – sans parler de l’empreinte carbone). Donc on pourrait s’en dispenser sans transformer la fête nationale en défaite nationale ».

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“Le secret des 7 soeurs” : Une autre histoire du pétrole (Rediff)

Addendum du 04/11/2011: Mise en ligne de la quatrième partie.

Les Sept Sœurs, ce sont les sept compagnies pétrolières dont les dirigeants se sont partagés le monde, au cours d’une chasse au coq de bruyère, en 1928 pour s’emparer du pétrole mondial. Une partie de chasse dont les conséquences secouent encore la planète…

C’est cette “véritable et inavouable histoire du pétrole” que raconte le réalisateur Frédéric Tonolli. Un projet très ambitieux, mêlant archives, reconstitutions, entretiens chocs et “road movie pétrolier dans un monde de brut.” Une plongée dans les arcanes de l’univers pétrolier retraçant la véritable et impitoyable histoire de l’or noir. Le documentaire de 210 minutes est découpé en quatre parties de 52 minutes de manière à ce que chaque film puisse être vu indépendamment des autres.

«Raconter à chaque fois le début de l’histoire, c’est-à-dire le fameux rendez-vous à Achnacarry, permet d’avoir des unitaires qui font partie d’un ensemble et d’entrer tout de suite dans le vif du sujet. L’idée était de retracer l’histoire du pétrole sur un siècle avec ses innombrables dérapages, ce qui, convenons-en, n’a rien de simple. Pour rendre le sujet plus compréhensible, nous avons choisi de le faire de manière chronologique, mais en nous intéressant à chaque fois à une partie différente du globe.»

Partie 1: Tempêtes et fortunes du désert, nous emmène au Moyen-Orient (Iran, Irak, Arabie saoudite…), où tout a commencé.

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La dette totale des États-Unis atteint un nouveau record de près de soixante mille milliards de dollars

Que diriez-vous si je vous disais que les étasuniens avaient une dette de près de 60.000 milliards de dollars ? Eh bien c’est vrai. Lorsque vous cumulez toutes formes de dettes, incluant la dette du gouvernement, du commerce, la dette des crédits immobiliers et la dette-consommateurs, nous atteignons 59.400 milliards de dollars de dettes [43.676 milliards d'euros]. C’est une somme d’argent tellement énorme qu’il est difficile de la décrire avec des mots.

Par exemple, si vous viviez à l’époque de la naissance de Jésus-Christ, et que vous aviez dépensé 80 millions de dollars [environ 59 millions d'euros] chaque jour depuis, vous n’auriez toujours pas dépensé aujourd’hui 59.400 milliards de dollars [43.676 milliards d'euros].

Et la majeure partie de cette dette a été cumulée dans les récentes décennies. Si vous retournez quarante ans en arrière, la dette totale des États-Unis se situait aux environs de 2.200 milliards de dollars [1.618 milliards d'euros]. D’une façon ou d’une autre, durant les quatre dernières décennies, nous avons permis que la dette étasunienne devienne approximativement vingt-sept fois plus grande.

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Maladie à vendre (Vidéo)

Jusque dans les années 70, l’industrie pharmaceutique créait des médicaments pour guérir des maladies. Depuis, pour répondre à l’obligation d’un retour sur investissement immédiat, l’industrie pharmaceutique en vient à “créer” des maladies pour vendre des médicaments.

Du cholestérol trop élevé à la dysfonction érectile, en passant par la dépression et le trouble bipolaire, ce documentaire met au jour les stratégies mises en œuvre par l’industrie pharmaceutique, avec la complicité plus ou moins passive des experts médicaux et des autorités de santé, pour tous nous transformer en “malades”, c’est-à-dire en consommateurs de médicaments.

Cette promotion de maladies, appelée “condition branding” par les spécialistes, est en passe de changer la médecine moderne en une vaste entreprise de marketing, où la science est mise au service de l’industrie et non plus des patients.

Réalisé par Anne Georget et Mikkel Borch-Jacobsen (LCP – Juillet 2014)

Le vrai coût des Coupes du monde de football

Avant d’être un événément médiatiquement rentable, le Mondial est d’abord un événement… ruineux pour ses organisateurs. La preuve…

Lors de la première Coupe du monde en Uruguay, en 1930, la Fifa (fédération internationale de football association) n’était pas assez riche pour fournir des ballons aux équipes.

Le 30 juillet 1930, lors de la finale entre l’Uruguay, le pays d’accueil, et l’Argentine, l’arbitre dut recourir au tirage au sort pour trancher entre le ballon uruguayen et le ballon argentin. L’histoire ne dit pas quel ballon fut choisi, toujours est-il qu’il permit à l’Uruguay de l’emporter par 4 buts à 1. A l’époque, les dépenses du pays organisateur se sont limitées à la construction d’un nouveau stade et au remboursement des frais de transport et d’hébergement des équipes.

Vingt ans plus tard, la situation a changé du tout au tout: après le match final entre le Brésil et l’Uruguay, la Fifa comprend que l’argent va couler à flots sur le football. Les pays organisateurs comprennent tout l’intérêt d’accueillir cette compétition.

Du coup, un jeu à sommes non nulles se met en place: dans l’espoir de retombées économiques appréciables, les pays hôtes se mettent à investir des sommes considérables dans leurs infrastructures. Les investissements évoquent une fusée à trois étages: d’abord, l’organisation de l’événement, généralement gérée par un Comité d’organisation. Ce Comité est chargé par la Fifa de la billetterie des stades, du recrutement des personnels, et de l’animation des enceintes sportives.

Les pays émergents plus dépensiers
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“Désintoxication numérique” : faut-il se soigner de l’overdose d’écrans ?

En quelques années, les habitudes des citoyens des pays industrialisés ont radicalement changé. Les écrans ont envahi tous les pans de la vie, et certains de mettre en garde contre le trop plein technologique. Sommes-nous tous des candidats potentiels à une cure de désintoxication aux écrans, concept de plus en plus en vogue outre-Atlantique ?

En Amérique du Nord, ce sont des centres de cures de désintoxication qui ouvrent leurs portes aux “drogués de la technologie” ; en Europe, des hôtels qui offrent de confisquer tous vos appareils dès votre arrivée. Des lieux publics vantés “sans wifi”, des écoles françaises qui établissent “une semaine sans écran” : l’addiction technologique est devenue une vraie problématique.

Travail, vie quotidienne, éducation, loisirs : les écrans sont partout et captent l’attention de tout un chacun, avec leur lot de désagréments de plus en plus reconnus — une fois la période du plaisir de la découverte et de la nouveauté passée. Au point que des chercheurs en neurosciences alertent sur les effets délétères des écrans sur le développement des enfants et sur la vie humaine en général. Pendant que des centres de désintoxication au numérique font le plein de “digital addicts” (“accros au numérique”) aux Etats-Unis.

Des études inquiétantes à propos des enfants
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Novlangue, LQR : La propagande du quotidien (Rediff)

De modernité à gouvernance en passant par transparence, réforme, crise, croissance ou diversité : la Lingua Quintae Respublicae (LQR) travaille chaque jour dans les journaux, les supermarchés, les transports en commun, les «20 heures» des grandes chaînes, à la domestication des esprits. Comme par imprégnation lente, la langue du néolibéralisme s’installe : plus elle est parlée, et plus ce qu’elle promeut se produit dans la réalité.

Créée et diffusée par les publicitaires et les économistes, reprise par les politiciens, la LQR est devenue l’une des armes les plus efficaces du maintien de l’ordre. Ce livre décode les tours et les détours de cette langue omniprésente, décrypte ses euphémismes, ses façons d’essorer les mots jusqu’à ce qu’ils en perdent leur sens, son exploitation des «valeurs universelles» et de la «lutte antiterroriste».

Désormais, il n’y a plus de pauvres mais des gens de condition modeste, plus d’exploités mais des exclus, plus de classes mais des couches sociales. C’est ainsi que la LQR substitue aux mots de l’émancipation et de la subversion ceux de la conformité et de la soumission.

La NSA récolte avant tout des données de vie privée de gens ordinaires

Les filets de surveillance de l’agence américaine sont tellement larges que n’importe qui peut se retrouver fiché dans leurs bases de données, avec des détails de vie privée parfois très intimes.

Ce n’est pas parce que vous êtes une personne sans histoire et que vous n’avez rien à vous reprocher que vous ne pouvez pas vous retrouver fichés dans les bases de données de la NSA. La preuve – pour ceux qui en doutaient encore – vient d’être fournie par The Washington Post qui a mis la main sur un paquet de données interceptées sur la Toile entre 2009 et 2012. A savoir : 121.134 messages instantanés, 22.111 emails, 7.892 documents, 3.856 messages de réseaux sociaux, 565 chats vocaux ou vidéo et 4.533 autres types d’informations.

Le journal a reçu cette copie par l’intermédiaire d’Edward Snowden. Il l’analysé pendant quatre mois. Conclusion : neuf détenteurs de comptes numériques sur 10 « ne sont pas des cibles désignées au préalable, mais prises dans le filet que l’agence a mis en place pour le compte de quelqu’un d’autre ».  En d’autres termes, les bases de données de la NSA sont remplies de « victimes collatérales » de sa surveillance massive.

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Les Damnées Du Low Cost (Vidéo)

Le 24 avril 2013, le cri des femmes du Rana Plaza et les images de centaines de cadavres sortis des décombres de l’usine textile ont fait le tour de la planète. La France, L’Europe, ont brutalement pris conscience de ce qui se joue, à des milliers de kilomètres de nous, dans les usines de confection du Bangladesh.

Le miracle low cost n’est qu’un mirage.

L’immeuble qui s’est effondré à Dacca abritait 5 ateliers de couture. Près de 4 000 ouvriers, en grande majorité des femmes, s’y relayaient jour et nuit pour un salaire de misère, 30 euros par mois. Depuis le drame, les questions se sont multipliées, qui toutes mettent en cause la sous-traitance, les conditions de travail, les mensonges et la spirale de la consommation hystérique.

Réalisé par Anne Gintzburger et Franck Vrignon (2014)

Les patronats français et allemand font front commun contre les Etats-Unis

Les présidents du Medef et du BDI veulent un jeu égal avec les Etats-Unis. Ils s’inquiètent, notamment, des amendes contre les banques européennes.

Les “patrons des patrons” français et allemand côte à côte

Les patronats français et allemand montent au créneau contre les Etats-Unis, qu’ils soupçonnent de distorsion de concurrence dans plusieurs dossiers.

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Les Etats-Unis sont-ils de nouveau menacés de sécession ?

Divisions religieuses, inégalités sociales: de lourdes menaces sur l’unité nationale américaine se profilent à l’horizon.

Il est venu et reparti le week-end du 4 juillet, fête de l’Indépendance américaine, synonyme de barbecues, de feux d’artifices illégaux et de manifestations de nationalisme gratuites. Cette année j’envisageais de me faire tatouer des pygargues à tête blanche [aigle emblème des Etats-Unis NdT] sur les biceps. Pour moi, la fête de l’Indépendance est aussi l’occasion de réfléchir sur notre identité en tant que nation et sur la direction que prend notre pays. Je dois avouer que je suis inquiet.
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Défense : Un manque de 1,5 milliards d’euros de recettes exceptionnelles en 2015

Les commissions chargées de la Défense de l’Assemblée nationale et du Sénat ont alerté aujourd’hui « sur le manque de 1,5 milliard d’euros » de recettes exceptionnelles en 2015 pour abonder la Loi de programmation militaire (LPM 2014-2019).

Des membres de ces commissions se sont rendus le 17 juin à Bercy et le 3 juillet dans des locaux de la Direction générale de l’armement (DGA) pour effectuer des contrôles « sur pièces et sur place », comme la loi les y autorise.

Les recettes exceptionnelles (REX) représentent « 6,1 milliards d’euros sur la période 2014-2019, dont 1,77 milliard d’euros en 2014 et, à nouveau en 2015, et 1,25 milliard en 2016″, souligne les commissions de la Défense de l’Assemblée et du Sénat dans un communiqué commun. La majeure partie de ces REX doit provenir « de la mise aux enchères de la bande de fréquences hertziennes des 700 MHz, qui sera affectée à la téléphonie mobile », rappellent-elles.

« Or les documents administratifs et financiers recueillis par les députés et sénateurs à l’occasion de leurs contrôles font apparaître que les recettes de cession des fréquences de la bande des 700 MHz ne seront pas disponibles avant, au mieux, la fin 2015″, poursuivent les parlementaires. « Ce décalage de calendrier crée un manque de 1,5 milliard d’euros pour financer l’exécution de la LPM en 2015, en particulier le programme d’équipement des forces armées », notent-ils.

Les commissions entendent donc « exercer toute leur vigilance sur les solutions que devra trouver le gouvernement, sur la base du rapport que lui remettra avant le 15 juillet une mission conduite par l’inspection générale des finances, en vue de respecter la trajectoire financière de la LPM ».

Theatrum-Belli

L’OCDE prévoit un tarissement de l’immigration d’ici 2060

Déjà cinq mois depuis la votation contre l’immigration de masse. Mais le choix des Suisse validé par les urnes le 9 février dernier pourrait être dépassé par les évolutions économiques et démographiques de fond à long terme: c’est pas seulement l’immigration de masse mais l’immigration en général (vers les pays d’Europe) qui devrait se tarir d’ici 2060. C’est en tout cas ce qui ressort d’une étude publiée voici quelques jours par l’Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE).

Pour expliquer ce tarissement progressif des flux migratoires vers les pays développés actuels de la part des pays émergents, les auteurs de l’étude avancent plusieurs raisons. En premier lieu un nivellement économique avec une croissance atone dans les pays du Nord et un rattrape progressif par les pays du Sud. Ensuite, et cela découle du premier argument, une demande croissante en main d’oeuvre qualifiée, dans tous les pays, qui va augmenter l’offre de places de travail attractives dans les pays en développement et restreindre les places proposées pour des postes peu qualifiés dans les pays riches.

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En Libye, la chute sans fin du secteur pétrolier

La production libyenne de pétrole ne cesse de diminuer depuis la fin de l’ère Kadhafi, et son niveau actuel atteint péniblement le dixième de ce qu’il était en 2011. Un grave manque à gagner pour Tripoli, confronté tout à la fois à des problèmes de maintenance, des mouvements sociaux et — surtout — à la prise de contrôle des terminaux par divers groupes armés.

«  Si la sécurité ne s’améliore pas et si rien n’est fait pour régler les problèmes de distribution, les exportations libyennes de pétrole risquent de s’interrompre totalement au cours des prochaines semaines. Ce serait une première depuis 2011.  » Celui qui lance cette mise en garde n’est pas n’importe qui, Mustafa Sanallah est le nouveau patron de la National Oil Corp (NOC), la société pétrolière étatique. Début juin, il a succédé à Nouri Berruien dont la démission surprise et inexpliquée — il aurait subi des menaces physiques — a aggravé la confusion et les tensions qui entourent le secteur pétrolier.

Une statistique permet à elle seule de comprendre l’ampleur du problème. La production actuelle d’or noir atteint péniblement 200 000 barils par jour (à Londres, certains traders estiment qu’elle a chuté en réalité à 150 000 barils depuis février 2014) contre 1,4 million de barils par jour (MBJ) en juillet 2013 et un niveau de près de 2 MBJ avant le déclenchement du conflit qui devait mener, en octobre 2011, à la chute du régime de Mouammar Kadhafi.

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France : 69 milliards de prélèvements en plus entre 2011 et 2013

Le rapporteur du Budget, Valérie Rabault, a chiffré les hausses de prélèvements depuis 2008, sur les ménages et les entreprises.

Dessin de MIEGE

69 milliards de prélèvements en plus entre 2011 et 2013 : c’est le constat dressé par le rapporteur général (PS) du Budget à l’Assemblée, Valérie Rabault, dans son rapport sur le débat d’orientation des finances publiques publié ce mercredi (voir document ci-dessous).

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Ça fait rire les spéculateurs, ça ruine les salariés

Par Myret Zaki

Il existe un facteur qui permet aux investisseurs de voir s’apprécier exagérément la valeur de leur portefeuille par rapport aux fondamentaux économiques. Et qui, en même temps, cause une perte du pouvoir d’achat des salariés et, à terme, une dégringolade durable des conditions économiques et des finances étatiques.

Il s’agit de l’inflation, celle invisible aujourd’hui dans les statistiques, mais visible aux yeux des consommateurs, et évidente dans les prix des actions, de l’immobilier, et de l’art.

Cette inflation qui ne dit pas son nom sert d’unique politique monétaire depuis plus d’une décennie. Les indices officiels de prix à la consommation la sous-estiment grossièrement. Mais surtout, ces statistiques ne tiennent aucun compte de l’inflation la plus dangereuse, celle boursière et immobilière. Cette même bulle des prix qui avait causé le krach de 2008, et qui sera la cause inévitable du prochain krach.

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Des métaux en voie de disparition (Rediff)

Alors qu’il y a 50 ans, l’industrie mondiale n’utilisait qu’une dizaine d’éléments différents, aujourd’hui, une puce informatique peut contenir à elle seule plus de 60 composants différents, tous non renouvelables. La complexification croissante des produits de consommation courante, qui comportent de plus en plus de matériaux différents mais dans des quantités de plus en plus infimes, a permis d’accroître leurs fonctionnalités. Mais elle se traduit aussi par une pression accrue sur les réserves de ressources non renouvelables, notamment de métaux, accentuée par l’explosion de la consommation mondiale.

Dès 2007, dans un rapport devenu célèbre, le NRC (National Research Council) américain identifiait une liste de métaux devenus stratégiques (critical) compte tenu du déséquilibre entre la demande mondiale et leur disponibilité [1]. Cependant, ce type d’exercice reste difficile, en raison des incertitudes qui entourent les réserves de métaux, les évolutions de la demande mondiale, etc.

Surtout, au-delà des tensions liées à ce déséquilibre, se pose la question du remplacement de ces métaux stratégiques lorsque le stock terrestre aura été épuisé. Historiquement, lorsqu’une ressource non renouvelable est devenue rare et / ou trop coûteuse, elle a presque toujours été remplacée par une autre ressource, remplissant les mêmes fonctions (voire d’autres), mais qui peut elle-même être un jour épuisée si elle n’est pas renouvelable.

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1940, l’or de la france a disparu (Rediff)

Pendant toute la durée de la guerre, mises à l’abri hors de l’Hexagone, les réserves d’or détenues par la Banque de France échappent à l’Allemagne et aux Alliés. Les 2500 tonnes de lingots et de pièces entreposées au siège, le deuxième plus gros stock mondial, constituent alors un patrimoine très convoité.

Dès leur entrée dans Paris, les officiers du Reich tentent de s’en emparer. Une course contre la montre s’engage alors pour faire sortir le trésor de la métropole. En l’espace d’un mois, 300 camions prennent la route. La marine prend le relais. A la fin de la guerre, seulement 395 kilos d’or manqueront à l’appel. Retour sur cette incroyable épopée.

Lewis Mumford, Techniques autoritaires et démocratiques

« Démocratie » est un mot dont le sens est désormais confus et compliqué par l’usage abusif qu’on en fait, souvent avec un mépris condescendant. Quelles que soient nos divergences par la suite, pouvons-nous convenir que le principe qui sous-tend la démocratie est de placer ce qui est commun à tous les hommes au-dessus de ce que peuvent revendiquer une organisation, une institution ou un groupe ?

Benedetta Cappa

Ceci ne remet pas en cause les droits de ceux qui bénéficient de talents naturels supérieurs, d’un savoir spécialisé, d’une compétence technique, ou ceux des organisations institutionnelles : tous peuvent, sous contrôle démocratique, jouer un rôle utile dans l’économie humaine. Mais la démocratie consiste à conférer l’autorité au tout plutôt qu’à la partie ; et seuls des êtres humains vivants sont, en tant que tels, une expression authentique du tout, qu’ils agissent seuls ou en s’entraidant.

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