Nouveau : Web TV Fdesouche

États-Unis : Paupérisation, le «dénuement durable» s’installe

Les signes d’une paupérisation croissante de la population américaine ne cessent de se multiplier. Un tiers des jeunes ménages avec enfant vit dans la pauvreté.

Ainsi, au sein des jeunes familles dont les parents ont moins de 30 ans, le taux de pauvreté a augmenté de 6 points en 5 ans, atteignant le pourcentage record de 37.3 % en 2010.

Plus globalement, le nombre de personnes de tous âges vivant dans la pauvreté est aujourd’hui de 46.2 millions, soit plus de 15 % de la population nationale.

C’est le Bureau de Recensement américain qui a révélé ses chiffres particulièrement inquiétants dans son rapport annuel sur la pauvreté aux États-Unis.

Les nouveaux pauvres vous saluent bien
Lire la suite

Avant la tempête

Par Hugo Natowicz

En 2007, le journal espagnol El Pais publiait un supplément week-end consacré au “miracle islandais”. Le ton du journal était empreint d’une grande bienveillance : économie, société, l’Islande était à la pointe de l’humanité. Je me rappelle surtout d’un trait d’esprit du journaliste qui mettait en opposition, classements à l’appui, ce petit paradis avec la lie de l’Europe : la Russie. Un pays miné par la grisaille, la déprime et la vodka. Ces lignes, ce ton, m’avaient indigné, même si je ne pouvais deviner le krach qu’allait connaître le “miracle islandais”, et bien d’autres miracles tout aussi illusoires, comme celui de l’Espagne ou encore des “tigres baltes”.

Le temps passant, c’est désormais l’ensemble du “miracle européen” qui est au bord du gouffre. A mesure que le système sur lequel s’est érigée la prospérité de l’après-guerre se fissure, la crise nous renvoie à une question essentielle : sur quoi repose réellement la richesse des nations ?

Lire la suite

USA: la Fed prépare les esprits à de nouvelles injections de liquidités

La banque centrale des États-Unis (Fed) commence à préparer les esprits à la possibilité d’un nouvel assouplissement monétaire d’envergure qui la verrait injecter de nouveau des liquidités en masse dans le système financier.

Depuis la dernière réunion du Comité de politique monétaire de la Fed (FOMC), les 20 et 21 septembre, pas moins de six membres de cette instance qui en compte actuellement dix-huit ont déclaré que la Fed devrait se lancer dans de nouveaux achats de titres sur les marchés financiers ou pourrait être amenée à la faire compte tenu de la faiblesse de la croissance et des risques posés par la crise européenne.

Fait notable, deux d’entre eux, Sarah Bloom Raskin et Daniel Tarullo, membres du directoire de la Fed, sortent très rarement en public de leur domaine de spécialité, la régulation, pour parler de politique monétaire.

Économie US en train de s’enliser

Lire la suite

État-Unis : Crise fiscale de l’État fédéral et dette souveraine

Cette semaine, nous comptions nous contenter d’une petite étude portant sur les rentrées fiscales de l’État fédéral. Notre objectif était de débuter une série de posts alors que se termine l’année fiscale aux USA. Nous voulions examiner la santé fiscale des administrations publiques américaines en examinant l’assiette de leurs recettes et le niveau de leurs dépenses.

Or ce travail préparatoire nous a conduits à faire un constat étonnant. Les dépenses de l’ensemble des administrations présentées dans les tables NIPA (National Income and Products Accounts) du BEA (Bureau of Economic Analysis) semblent indiquer que la thèse d’une reprise à crédit de l’économie américaine pourrait bien s’avérer en partie inexacte.

Nous avons en effet imputé le ralentissement de la croissance américaine des T-1 et T-2 2011 (et sans doute du T-3 2011) à la baisse des dépenses fédérales. Or cette baisse n’a rien de certaine, les données du BEA et les données du Trésor se contrarient car selon le BEA la dépense publique n’a pas fortement fléchi durant cette période. Il y aurait donc eu décrochage de l’économie américaine au premier semestre sans que le niveau des dépenses publiques ait exercé une influence déprimante sur la croissance.

Pour appuyer cette thèse, les données du BEA ont l’avantage de faire la synthèse des dépenses et des recettes de toutes les administrations. Les données du Trésor ont le défaut d’être limitées à l’État fédéral. Les données du BEA permettent donc d’interroger la politique de l’État fédéral en replaçant cette dernière dans le cadre élargi de toutes les dépenses publiques – États fédérés (States) et administrations locales incluses (Local).

Lire la suite

Passage à l’heure d’hiver : Une mesure inutile et dangereuse ?

Comme chaque année depuis 1976, la fin du mois d’octobre sera marquée par le passage de l’heure d’été à l’heure d’hiver. Le soleil se lèvera alors plus tard, mais se couchera plus tôt. Un changement censé permettre de réaliser des économies d’énergie.

Dans la nuit de samedi à dimanche, les Français comme tous les autres habitants de l’Union européenne, reculeront d’une heure leurs horloges et montres. Ainsi dimanche dans l’Hexagone, il sera à 3h00 heure d’été, 2h00 selon l’heure d’hiver. Un changement qui réduira d’une heure le décalage par rapport à l’heure GMT au cours des cinq prochains mois.

Cette mesure a été mise en place en 1976. Elle est née suite à la crise pétrolière survenue trois ans plus tôt, afin de réaliser des économies d’énergie. Le changement d’heure a en effet pour but d’harmoniser les horaires d’activités et celles de l’ensoleillement, afin de réduire l’utilisation de l’éclairage artificiel.

En France, ce sont ainsi 340 GigaWattHeure (GWH) qui devraient être chaque année évités d’ici à 2030. Une économie à laquelle s’ajoute un gain de 130 GWH sur le chauffage et la climatisation.(…)

Une mesure inutile voire à l’origine de perturbations ?

Lire la suite

D’un Monde à l’Autre : Apple, Foxconn, et la Chine

Le 27 janvier 2010, la société Apple présente son nouveau produit, l’iPad. Fin avril 2011, Zheng, 17ans, vend son rein gauche pour la somme de 22000 yuans (2340euros). Quel lien y a-t-il entre ces deux faits ?

Les conditions dans lesquelles sont fabriqués les produits Apple mises en perspective avec l’image et le marketing de la marque.

Image de prévisualisation YouTube

Bonus des banques 2011 : “déplacés… et pourtant justifiés”

Le sommet du G20 se tiendra les 3 et 4 novembre prochains avec pour principale thématique la régulation financière. La banque d’investissement Goldman Sachs, malgré des résultats mitigés, continue à verser de gros bonus.

Difficile de ne pas être “ébranlé” lorsque l’on prend connaissance des chiffres à rallonge des bonus de Goldman Sachs, alors même que les résultats sont dans le rouge.

En premier lieu, il s’agit de résultats trimestriels, très impactés par la conjoncture. Mais, comme le souligne le communiqué de Goldman Sachs, certaines performances restent incontestables : n°1 mondial en fusion-acquisitions, leadership sur les actions (augmentations de capital, introductions en bourse, etc.). Avec au global, un excès de liquidité – ressource rare – de 164 milliards de dollars en moyenne sur le 3ème trimestre.

Le problème des bonus, c’est qu’ils font partie intégrante du contrat de travail, avec des formules liées aux résultats de chaque entité à l’intérieur de l’ensemble. Ce n’est pas parce que l’ensemble est en perte, avec notamment des dépréciations d’actifs liés au contexte, que tel ou tel département n’a pas des performances relatives exceptionnelles, et que les contrats des acteurs de ces performances ne doivent pas être respectés.

Le problème des conglomérats réside donc dans le fait que les pertes sont liées aux déboires de quelques départements, mais pas à tous… Ou, plus grave encore, à la taille du bilan, qui est lui même le résultat des opérations menées depuis des années, et dont les opérateurs d’alors ont englouti leurs bonus depuis bien longtemps.

Lire la suite

Mission impossible ? Les banques à la recherche de leur crédibilité perdue

Les banques prétendent ne pas avoir besoin d’être recapitalisées. Mais qui les croit encore aujourd’hui ? Cadre dans une grande banque internationale, Franck Margain donne quelques pistes pour que le secteur banquier se rapproche un peu plus des citoyens.

Le discrédit des banques ne date pas d’hier, il est historique, exemples littéraires à l’appui. « Fenus pecuniae, funus est animae », « le profit usuraire de l’argent entraine la mort de l’âme », la formule employée par le Pape Léon le Grand au Vème siècle donne le ton. Quant à Dante, il réserve une place de choix à la banque : l’Enfer.

Cette malédiction initiale de la banque est restée ancrée dans l’âme de la population, d’autant plus avec les crises à répétition depuis le Krach de 1929. Tout ce qui est lié à la finance et l’usure – au sens financier du terme – a donc toujours été associé, dans la conscience populaire, au mal.

Aujourd’hui, la crédibilité des banques est de nouveau mise à l’épreuve, du fait notamment des prêts considérables accordés à des acteurs économiques qui n’auraient pas dû en bénéficier. Il est notamment question des subprimes, et des banques américaines ayant revendu des portefeuilles de prêts à un très grand nombre de banques extérieures aux États-Unis – qui se sont par la suite retrouvées dans une situation fragilisée – comme des prêts aux États souverains peu scrupuleux en matière de transparence de leurs comptes publics, qui ont entraîné le système bancaire dans une fuite en avant.

Lire la suite

Une nation de “vidiots”

Le demi-siècle écoulé a été celui des médias électroniques de masse. La télévision a refaçonné notre société partout dans le monde. Aujourd’hui, une explosion de nouveaux outils de communication a rejoint le téléviseur : DVD, ordinateurs, consoles de jeux, smartphones, et plus encore. Mais de plus en plus d’éléments montrent que cette prolifération de moyens a d’infinies conséquences néfastes.

Les États-Unis ont entraîné le monde dans l’ère de la télévision, et les implications de ce phénomène sont clairement mises en évidence dans la longue histoire d’amour que l’Amérique entretient avec ce que Harlan Ellison avait mémorablement appelé « le mamelon de verre. » En 1950, moins de 8% des foyers américains possédaient un téléviseur ; en 1960, ils étaient 90%. Ce niveau de pénétration a été bien plus lent ailleurs, et les pays les plus pauvres en sont encore très loin.

Fidèles à eux-mêmes, les Américains sont devenus les plus grands téléspectateurs, ce qui est probablement encore vrai aujourd’hui, même si les données statistiques sont quelque peu sommaires et incomplètes. Le chiffre le plus probant indique que les Américains regardent la télévision plus de cinq heures par jour en moyenne – un chiffre effarant compte tenu du temps consacré par ailleurs à d’autres outils de communication. Ailleurs, les chiffres sont bien plus faibles. En Scandinavie, par exemple, le temps passé devant la télévision est inférieur de moitié.

Les conséquences pour la société américaine sont profondes, troublantes et devraient constituer un avertissement pour le monde – même s’il est probablement bien trop tard pour y changer quelque chose. D’abord, il semble que toutes ces heures passées devant le petit écran ne soient pas à la mesure de la maigre satisfaction qu’elles apportent. De nombreuses enquêtes montrent que le phénomène relève presque de l’addiction, dont le bénéfice à court terme ne débouche à long terme qu’à la frustration et au remord. Ces téléspectateurs déclarent d’ailleurs vouloir moins la regarder.

Lire la suite

Le marché financier de l’art est à la FIAC – Et les autres marchés ?

Par Aude de Kerros – Graveur, peintre et essayiste

A partir du milieu des années 1990 le marché de l’art de la création actuelle s’est fracturé. Deux types de marchés ont alors apparu : l’un purement financier et l’autre fantomatique en raison de son absence de visibilité.

Oeuvre d'art chinoise symbolisant la crise financière

Le «monopsone caché»

• — Le règne des réseaux

Un seul type de marché règne sur l’international, celui de «l’art contemporain» dont la caractéristique est le fonctionnement en réseau, en cercle fermé, sécurisant la valeur. Les œuvres aux formats géants, principalement conceptuels, réservés aux hyper-riches, atteignent des prix pharamineux. Le délit d’initiés et la pratique du trust sont le moteur de la valeur. Toute la chaîne des producteurs de la consécration monétaire y sont présents.

Le collectionneur dominant, également propriétaire d’une Fondation, d’une maison de vente, de galeries, de médias ou de sociétés acheteuses d’espaces publicitaires, est entouré de ses amis collectionneurs cooptés et prêts à entrer dans le jeu de la spéculation. Il entretient les meilleures relations du monde avec l’État qui légitime ses choix en les exposant dans les lieux du pouvoir et du grand patrimoine. Ce marché truqué accapare par son spectacle toute la visibilité et les circuits d’argent, rejetant dans l’ombre les marchés ouverts. La limite du «financial art» est cependant la survie de son réseau.

Lire la suite

« Les crises financières et écologiques ne peuvent pas être maîtrisées sans réforme financière et monétaire »

Il est évident qu’aujourd’hui le système financier est gravement malade et que l’horizon est menaçant. Les propositions de réforme sont nombreuses et font l’objet de larges débats publics.

Hans Christoph Binswanger

Ainsi, on souhaite que les banques augmentent leurs fonds propres afin de pouvoir mieux compenser leurs éventuelles pertes futures. Les instances de surveillance doivent exercer un contrôle plus strict.

Dans certains pays – et également en Suisse – on débat du système bancaire différencié. Les secteurs des banques qui font des opérations jugées particulièrement risquées (banques d’investissement) doivent être séparés des autres. On pourrait diviser les grandes banques en unités plus petites qui seraient mieux gérées et seraient seules à faire faillite en cas de crise. Dans la zone euro, on envisage une taxe sur les transactions financières.

Ces réformes profondes sont sans doute judicieuses et certaines sont déjà réalisées. Toutefois, elles ont lieu dans le cadre du système monétaire actuel. Or peut-on vraiment stabiliser le système économique et financier dans la tourmente sans remettre en cause le système monétaire lui-même ?

Il existe des propositions de réforme qui recherchent les causes profondes de la crise et dont les initiateurs introduisent directement dans leur analyse le système monétaire et financier mais elles sont encore peu connues du public. Récemment, en Suisse, a été fondée l’association «Modernisation monétaire». En mai de cette année, elle a présenté lors d’un congrès de deux jours à Winterthur une initiative populaire visant à modifier l’article 99 de la Constitution fédérale.

Il s’agit de renforcer la Banque nationale et de donner une plus grande légitimité démocratique à sa politique. Avant tout, elle devrait à l’avenir réguler efficacement non seulement les liquidités en circulation mais également la monnaie scripturale que les banques d’affaires créent en accordant des crédits. A vrai dire, leur légitimité démocratique devrait en outre être renforcée.

Lire la suite

Goodwills : l’autre bombe financière

La crise a révélé aux grand jour des dérives du système financier. Mais peu de monde évoque encore les “goodwills”, ces subterfuges comptables en vigueur dans certaines entreprises…

On parle de goodwill pour une entreprise qui fait de la croissance externe, qui acquiert d’autres sociétés. Ce terme anglais désigne une survaleur (un écart d’acquisition) : il mesure la différence entre le prix d’acquisition et la « vraie valeur supposée » de la société acquise. Ce « plus » intègre les synergies futures, son capital humain, sa position concurrentielle et d’autres éléments immatériels, et il est inscrit à l’actif du bilan. J’achète cette entreprise 100, mais elle vaut 150, et j’en suis tellement certain que j’inscris 150 à l’actif de mon bilan, dont 50 de goodwill donc.

Le fait que la plupart des mégafusions se terminent piteusement (Mercedes/Chrysler, BMW/Rover, AOL/Time Warner, Alcatel/Lucent, etc.) ne change rien à l’affaire, une acquisition se traduit toujours par un goodwill ! C’est de la « pensée magique ».

Lire la suite

Dettes publiques: les comptes pipés de Sarkozy

Dans son intervention télévisée, le Président a voulu faire la preuve de la validité de sa politique: durant la crise, la dette française s’est beaucoup moins accrue que celle des voisins. Mais cette affirmation ne résiste ni aux chiffres, ni à l’analyse.

Salut l’artiste ! Une nouvelle fois, comme après chacune de ses interventions télévisées, il faut en effet saluer le grand art du chef de l’État en matière de communication. Hier soir, devant 11 millions de téléspectateurs, Nicolas Sarkozy a affirmé, péremptoire, que, depuis le début de la crise:

“La dette française a évolué trois fois moins qu’en Espagne, quatre fois moins qu’en Angleterre, cinq fois moins qu’aux États-Unis. Pourquoi ? Parce qu’entre temps nous avons fait les réformes nécessaires.”

Des chiffres impressionnants, en effet, qui démontrent, de façon éclatante, combien la gestion française de la crise a été bien plus efficace que celle des autres pays.

Lire la suite

Les Classes moyennes et le crédit

Il existe un lien historique et structurant entre les classes moyennes et le crédit. En France, l’avènement des classes moyennes a été étroitement lié au développement du crédit, qui reste aujourd’hui encore principalement le levier de promotion des classes moyennes.

En observant l’usage du crédit au cours des dernières décennies, Nicolas Pécourt décrit le monde des classes moyennes et son évolution, notamment en matière de modes de consommation (low cost, Internet), d’habitat (départ des grandes villes), ou encore de générations (vieillissement des classes moyennes).

Image de prévisualisation YouTube

Après la crise, Las Vegas compte ses casinos morts-nés

Ce devait être la tour la plus haute de Las Vegas: Le Fontainebleau, un luxueux hôtel et casino. Terminé en 2009, il reste abandonné et vide après la faillite de ses propriétaires, sans avoir jamais ouvert ses portes.

Un peu plus loin, d’autres immenses chantiers sont à l’arrêt, spectaculaires victimes de l’explosion de la bulle immobilière.

Image de prévisualisation YouTube

États-Unis : La bulle universitaire va-t-elle crever ?

En juin 2010, la dette contractée par les étudiants aux États-Unis a, pour la première fois dans l’histoire de ce pays, dépassé la dette associée aux cartes de crédit. En 2012, cette dette étudiante devrait dépasser le billion (français) de dollars, c’est-à-dire mille milliards de dollars. Cette dette est 11 fois plus élevée qu’il y a vingt ans.

En 2005, le président George W. Bush a décrété que la dette liée aux prêts étudiants ne pouvait être effacée en se déclarant en faillite, contrairement aux prêts de consommation ou à une hypothèque. La dette étudiante doit toujours être remboursée.

Lire la suite

Décroissance : un “mot-obus” contre le consensus

Concilier une croissance infinie et des ressources limitées ? Impossible pour les partisans de la décroissance. Ce courant de pensée, né dans les années 1970, prône donc d’en finir avec la logique du toujours plus et propose d’autres manières de concevoir le progrès social et économique que la mesure du produit intérieur brut (PIB). Or, cette théorie est très critiquée.

Histoire d’un mot

Le fondateur de la décroissance est l’économiste roumain Nicholas Georgescu-Roegen. En réfléchissant à la gestion des ressources épuisables et en étudiant l’économie avec les outils de la physique, il fonde, dans les années 1970, le concept de bioéconomie. Il pose ainsi les bases de la décroissance. Ses idées rejoignent celles du rapport Meadows, du nom de son auteur, un jeune économiste répondant en 1972 à une commande du Club de Rome. Ses conclusions : la croissance économique aboutira, à une échéance qui reste à déterminer, à une crise profonde- un rapport très tôt critiqué pour sa vision apocalyptique.

Nicholas Georgescu-Roegen a été traduit en français par Jacques Grinevald, qui le premier emploie le terme de décroissance. Il y a une dizaine d’années, essentiellement en France, des revues comme S!lence, Casseurs de pub, La décroissance remettent le concept au goût du jour. L’Institut d’études économiques et sociales pour la décroissance soutenable (IEESDS) est fondé en 2002.

Lire la suite

Sapir: “L’accord signé ne fait que prolonger l’agonie de l’euro”

Les dirigeants de la zone euro ont conclu un accord, vers 4 heures ce jeudi matin, pour tenter de sauver l’euro. Pourtant, selon Jacques Sapir, ce plan anticrise est le « pire accord envisageable », car il va contribuer à nous plonger encore davantage dans la récession et priver l’Europe de son indépendance. D’autant plus qu’il ne suffira pas à sauver la Grèce.

L’accord réalisé la nuit dernière ne fera que prolonger l’agonie de l’Euro car il ne règle aucun des problèmes structurels qui ont conduit à la crise de la dette. Mais, en plus, il compromet très sérieusement l’indépendance économique de l’Europe et son futur à moyen terme. C’est en fait le pire accord envisageable, et un échec eût été en fin de compte préférable.

Nos gouvernements ont sacrifié la croissance et l’indépendance de l’Europe sur l’autel d’un fétiche désigné Euro.

Huit mesures actées

Lire la suite