Nouveau : Web TV Fdesouche

La France en faillite (redif.)

A travers un documentaire-fiction d’anticipation et un débat en plateau, ce programme événement, présenté par Nicolas Beytout et Claire Fournier, propose une réflexion globale autour de la situation économique et financière de la France et sur sa capacité à anticiper une éventuelle faillite.

Partie 1:

http://www.dailymotion.com/video/x7l21c
Lire la suite

La Grèce emportera-t-elle les Balkans dans sa chute ?

Le 15 janvier, la rencontre entre le Premier ministre grec et son homologue bulgare, lors de l’inauguration de la route transfrontalière reliant Thermes à Zlatograd, avait un côté délicieusement suranné. Quelque chose qui rappelait la période 1995-1996, quand la Grèce commençait à investir dans les Balkans et renonçait à l’embargo contre la Macédoine. Quinze ans plus tard, Athènes est devenu un acteur économique majeur dans la région. La Grèce entraînera-t-elle tous les Balkans dans sa chute ?

Lire la suite

Giec – Les experts du climat sont dans la tourmente

Le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (Giec), autorité mondiale du réchauffement climatique, est sur la sellette. Sa structure et ses prévisions soulèvent des interrogations.

Rajendra Pachauri, président du Giec

Ça chauffe pour le Giec. L’organisme de l’ONU, dont les rapports ont largement contribué à placer l’urgence climatique au centre des débats diplomatiques du monde, doit faire face à ses détracteurs. Cinq scientifiques de renom, qui avaient collaboré à ses travaux, s’attaquent à l’institution dans l’édition de mercredi [10 février 2010] de la revue Nature et préconisent de le transformer.

Car le Giec, ces derniers temps, n’a pas franchement brillé. L’assemblée d’experts a ainsi reconnu en janvier que la prévision qu’elle avait faite, dans son rapport de 2007, d’une disparition des glaciers de l’Himalaya vers 2035, était « une regrettable erreur ».

Car la fonte en question n’est envisageable, en vérité, que vers 2350 ! Cette monumentale erreur de trois siècles, dans un rapport qui avait notamment permis au Giec d’empocher le prix Nobel de la paix, inquiète. Les principales négociations mondiales sur le climat, dont le récent sommet de Copenhague, se basent en grande partie sur les rapports du Groupe

Copenhague, justement, avait été en décembre dernier le théâtre de l’affaire du « Climategate ». Deux semaines avant le sommet, la divulgation d’e-mails échangés entre les grandes pontes scientifiques du climat, parmi lesquels des cadres du Giec, laissait entendre que ceux-ci s’étaient mis d’accord pour avoir un discours commun sur le danger du réchauffement climatique alors que certains d’entre eux en doutaient.
Lire la suite

“Nous avons foi en la crise” (redif.)

“J’appartiens à l’école catastrophiste. Je pense que les euromondialistes s’imaginent qu’ils contrôleront tout, ou disons qu’ils contrôleront toujours une part suffisamment importante de la structure d’ensemble pour ne pas perdre totalement la maîtrise des processus qu’ils ont enclenchés. Mais je pense tout de même, sans pouvoir le prouver, intuitivement disons, que ces gens-là vont avoir un accident. Personne ne peut contrôler le monde entier. C’est impossible. Il n’est pas dans la nature du monde qu’un système quelconque règne durablement sur une étendue trop vaste, surtout s’il manque de souplesse. Tôt ou tard, il se passe quelque chose qui n’était pas prévu. Le système néolibéral est un château de cartes. Il ne pourra pas résister à une secousse forte. Il est trop fragile pour tenir sur la durée.”

(Michel Drac, De la souveraineté, Editions Scribédit, 2007)

Bayard, sans peur et sans reproche

In crisis we trust [Nous avons foi en la crise]

Sous ce titre provocateur se cache une possibilité effrayante, que la foi en l’avenir ne saurait éliminer, et que le déni de réalité ne pourra plus couvrir longtemps, alors que nous voyons le mur de la vérité s’approcher à grande vitesse.

A l’heure actuelle, le mot « crise », pour la plupart de nos contemporains, n’est utilisé que dans le sens que lui donnent nos chers médias. Médias qui, tout le monde l’aura remarqué, n’ont commencé à nous informer que des mois après le début de ladite crise. Médias qui ont même longtemps refusé d’employer le mot « crise », le mot qui fait peur – et qui, néanmoins, reste de l’ordre du quotidien, du connu, du banal presque.

Résultat : cette crise est une possibilité, elle est intégrée comme telle, mais la définition de ce qui est possible n’a pas été précisée, et le contenu de ce possible n’est pour l’instant nullement concrétisé dans nos vies. Le taux de chômage commence à augmenter d’une manière inquiétante, mais à part ceux qui en sont directement victimes, personne n’a encore clairement pris conscience de ce qui se passe vraiment.

Regardons donc de plus près le début de cette crise, remontons à son origine, et essayons d’en tirer toutes les conséquences – et surtout celles qu’on préférerait renvoyer au domaine du cauchemar et de l’impossible. Regardons de près, car voilà ce qui va se passer dans les mois et les années qui viennent : beaucoup de choses, que pour l’instant par hypothèse nous reléguons dans le domaine de l’impossible, vont brutalement basculer dans le domaine du possible – et ce basculement, bien souvent, se produira une fraction de seconde seulement avant que ces choses ne basculent, tout simplement, dans le domaine du réel. Lire la suite

Les banques US pourraient perdre de 200 à 300 milliards sur l’immobilier commercial

Entre 2010 et 2014, 1400 milliards de crédits immobiliers commerciaux devront trouver un refinancement, mais la moitié de ces emprunts sont d’un montant supérieur à la valeur actuelle du bien, avertit la Commission de Contrôle du Congrès américain, qui s’attend à une nouvelle vague de défaillances, pouvant provoquer de 200 à 300 milliards de pertes supplémentaires, principalement pour les petites banques régionales qui sont très présentes dans ce type d’opérations.

"Local à louer"

Congressional Oversight Panel, résumé du rapport de février 2010 – extrait :

Durant les années qui viennent, une vague de défaillances dans les crédits immobilier commerciaux pourrait menacer le système financier déjà affaibli des Etats-Unis.
Lire la suite

Selon le LEAP, au second trimestre 2010, la crise s’aggravera brutalement

Communiqué public du Laboratoire Européen d’Anticipation Politique (LEAP), du 15 février 2010

Pour le LEAP/Europe2020, l’effet des milliers de milliards dépensés par les Etats pour « traverser la crise » aura fait long feu. Ces sommes immenses auront permis de ralentir, pendant quelques mois, l’évolution de la crise systémique globale ; mais, comme anticipé dans les [numéros] précédents, cette stratégie n’aura servi, in fine, qu’à entraîner définitivement les Etats dans la crise générée par les institutions financières.

Francisco de Goya, Le naufrage (1793)

Notre équipe anticipe donc dans ce [numéro] une aggravation brutale de la crise pour le second trimestre 2010, générée par un double effet de rattrapage des phénomènes qui ont été provisoirement « gelés » au deuxième semestre 2009 et d’impossibilité de maintenir les mesures palliatives de l’année passée.

D’ailleurs, en ce mois de février 2010, un an après notre annonce que la fin de l’année 2009 allait marquer le début de la phase de dislocation géopolitique mondiale, chacun peut constater qu’un tel processus est bien en cours : Etats au bord de la cessation de paiement, montée inexorable du chômage, chute de millions de personnes hors des filets de protection sociale, baisses de salaires, suppressions de services publics, désagrégation du système de gouvernance globale (échec du sommet de Copenhague, confrontation croissante Chine/USA, retour du risque de conflit Iran/Israël/USA, guerre monétaire globale, etc.) (1). Pourtant, nous ne sommes qu’au tout début de cette phase, dont le LEAP/E2020 fournira un calendrier anticipatif dans le prochain numéro.

L’aggravation brutale de la crise systémique globale va ainsi être caractérisée par une accélération et/ou un renforcement de cinq tendances négatives fondamentales :

. l’explosion de la bulle des déficits publics et la montée corollaire des cessations de paiement d’Etats,
. la collision fatale du système bancaire occidental avec la montée des défauts de paiement et le mur des dettes arrivant à maturité,
. l’inéluctable remontée des taux d’intérêts,
. la multiplication des sujets de tension internationale,
. l’insécurité sociale croissante.

Lire la suite

Paul Krugman, Prix Nobel d’économie : “les économistes se sont égarés” (redif.)

Icône d’une certaine gauche américaine, le Prix Nobel d’économie 2008, qui n’a pourtant pas vu venir la crise, tombe à bras raccourcis sur sa profession, qu’il juge, a posteriori, déconnectée du réel. Morceaux choisis.

“Bien que cela soit difficile à croire aujourd’hui, hier encore les économistes se félicitaient des succès de leur discipline. Ces succès – du moins le pensaient-ils – à la fois théoriques et pratiques, conduisaient la profession vers un âge d’or.

Ainsi, dans un document publié en 2008 intitulé « La situation de la macro » (c’est à dire de la macroéconomie, l’étude des grands problèmes tels les récessions), Olivier Blanchard, du MIT et aujourd’hui économiste en chef du Fonds Monétaire International, écrivait que « la situation de la macro est satisfaisante ». Les batailles d’antan sont terminées, notait-il, et une « large convergence des points de vue » s’est opérée.

En ce qui concerne le monde réel, les économistes pensaient avoir la situation sous contrôle : le « problème central de la dépression – celui de sa prévention – a été résolu », déclarait Robert Lucas, de l’Université de Chicago en 2003, à l’occasion d’un discours devant l’Association Américaine d’Economie. En 2004, Ben Bernanke, l’ancien professeur de Princeton aujourd’hui président de la Federal Reserve, célébrait la « Grande Modération » – les performances économiques au cours des deux dernières décennies – qu’il attribuait en partie aux progrès de la politique économique.

L’an dernier, tout s’est effondré. Lire la suite

États-Unis, une mort à crédit (redif.)

Chaque année, le remboursement des intérêts de ses divers emprunts coûte plus au gouvernement des États-Unis que ses dépenses en matière de sécurité nationale, d’éducation et de santé ! Une enquête édifiante sur une situation critique.

Au pays de l’Oncle Sam, consommer à crédit est monnaie courante, et nombreux sont ceux qui possèdent plusieurs cartes bancaires. Certains remboursent leurs prêts avec de nouveaux prêts. L’État lui-même ne compte plus ses dettes. Témoignages touchants de familles endettées, interventions d’analystes et images d’archives nous font faire le tour de cette Amérique où les familles, à la manière des entreprises, déposent leur bilan et où la consommation effrénée précarise les plus faibles.

Un document inédit qui ne craint pas d’entrer au cœur des dérives du secteur bancaire aux États-Unis, et de leurs dramatiques répercussions sur des familles démunies.

http://www.dailymotion.com/video/x6x6kb

La crise des dettes publiques : une réédition de la crise bancaire de 2007 ?

La crise qui frappe aujourd’hui les dettes publiques ressemble beaucoup à la crise bancaire de l’été 2007.

· Déni de réalité

Au début de la crise, la réaction des hommes politiques ou des managers est identique : minimiser les problèmes, voire les cacher. La publication des statistiques grecques ressemble ainsi à s’y méprendre aux publications de résultats d’UBS ou de Citigroup en 2007 : confuses, obscures, sous-estimant totalement les problèmes.

De même, les déclarations pendant l’été 2007 d’Henry Paulson, secrétaire au Trésor américain, assimilant le début de la crise et les dérapages des marchés à une « simple réappréciation des risques », limitée au petit secteur des « subprimes », sont à mettre en perspective avec les commentaires rassurants sur la petitesse de la Grèce.

· Des spéculateurs coupables

L’origine des problèmes se situe dans la gestion calamiteuse des affaires, qu’elles soient publiques ou privées. Pourtant, de nombreux commentateurs affirment que la crise de la dette publique est le produit de spéculateurs qui parient sur la faillite prochaine d’un Etat, comme, dans la crise bancaire, les faillites auraient été dues à la spéculation des « hedge funds ».

Mais n’est-il pas normal que les créanciers s’inquiètent et décident de protéger leurs créances, lorsque les situations dérapent ? Les marchés, dans les deux cas, n’auront fait que leur métier : réagir, plutôt que de mourir idiot et pauvre !

· Des effets de contagion mortels

En 1929, les « bank run » populaires avaient mis à terre de nombreuses banques. En 2008 les « bank run » institutionnels couchèrent de nombreuses institutions financières. Assistera-t-on en 2010 à un « state run » qui verrait les créanciers des Etats endettés se précipiter pour être remboursés ?
Lire la suite

“Institutions financières internationales et climat : la grande hypocrisie” (redif.)

“On ne peut pas dire à la tribune de l’ONU, il faut un développement propre, et continuer à financer un développement qui ne le serait pas”

(Nicolas Sarkozy, conférence sur les changements climatiques, Nations Unies, 24 septembre 2007)

A l’heure de la taxe carbone et des multiples incitations écologiques, voire des sanctions, fondées sur le dogme du réchauffement climatique global anthropogénique, quel exemple nous donnent les grands décideurs financiers et politiques de la planète ?

Un exemple désastreux, selon l’association “Les Amis de la Terre”, qui publie un rapport sur ce sujet, précédé d’un communiqué de Presse que nous reproduisons ici.

Bien que cette association ajoute foi au dogme précité, ce qui n’est pas le cas de nombreux scientifiques, son rapport illustre et prouve utilement le décalage entre le discours officiel et les pratiques réelles des autorités visées par lui.

Alors que se tient le sommet de l’ONU sur le climat, qui réunit une centaine de chefs d’Etat et de gouvernement, les Amis de la Terre révèlent que si les dirigeants mondiaux multiplient les déclarations annonçant leur volonté de lutter contre les changements climatiques, ils continuent à financer massivement les énergies fossiles et les industries les plus émettrices de CO2, à travers les institutions financières internationales (IFIs) dont ils sont les actionnaires. Lire la suite

La crise grecque propulse les CDS sur le devant de la scène

Les CDS, ce sont ces titres qui permettent de s’assurer contre le risque de défaut d’un débiteur… Plus leur coût monte, plus ce risque est élevé. Explications.

L’immense et nébuleux marché des CDS, ces titres permettant de s’assurer contre le risque de défaut d’un émetteur de dette, est mis en lumière dans la crise de la dette des pays de la zone euro comme la Grèce ou le Portugal.

“Des banques importantes et de grands fonds spéculatifs ont vendu des assurances contre le risque de défaut des Etats européens”, souligne l’ancien économiste en chef du Fonds monétaire international, Simon Johnson.

Ces assurances prennent la forme de Credit Default Swaps (CDS). Le principe est assez simple. D’un côté un créancier (d’un émetteur public ou privé) paie pour se couvrir, si jamais son débiteur venait à ne pas rembourser toute sa dette : en contrepartie, une institution financière lui offre de prendre à sa charge cette dette dans cette éventualité.

Plus le risque de défaut augmente, plus cette couverture coûte cher. L’évolution du coût des CDS est régulièrement citée comme un moyen de mesurer, au jour le jour, l’évolution du risque que présente la dette d’une entreprise ou d’un Etat.

En tenant compte de cet indice, le prix des CDS sur la Grèce “implique une probabilité de défaut de 28% dans les cinq ans à venir”, indique Vishal Damor, gestionnaire de portefeuille. La dette grecque est ainsi “plus risquée que celle du Salvador, de la Bulgarie, du Liban ou du Kazakhstan”, relève Eric Fry, un ancien financier.
Lire la suite

Selon le C.O.R., des perspectives économiques plus sombres que jamais

Selon le Conseil d’orientation des retraites, le retour au plein emploi serait repoussé de 9 ans. L’impact de la crise sur l’économie pourrait être plus violent que prévu. Seule certitude : la facture devrait avoisiner les 100 milliards d’euros en 2050.

Le Conseil d’orientation des retraites (COR) vient d’envoyer à chacun de ses membres, en vue de la réunion plénière qui doit se tenir mercredi, une révision de ses prévisions macroéconomiques afin de pouvoir réajuster fin avril ses projections financières des différents régimes de retraite à terme.

«Les dernières projections du COR ont été réalisées en 2007», indique le conseil en introduction. «Elles sont donc antérieures à la crise économique et financière qui a débuté en 2008 et a contribué à une dégradation plus rapide que prévu des comptes des régimes».

Selon lui, l’impact de la crise sera important mais reste difficile à chiffrer. «Les conséquences à plus long terme de la crise sur les perspectives financières des régimes de retraite, dépendent de fait des effets de la crise sur la croissance et le chômage à moyen et long terme, qui sont incertains», confirme le COR qui fait donc trois scénarios d’évolution, entre autres, de ces deux paramètres fondamentaux.

Alors qu’il anticipait, dans son scénario de base, en 2007, un retour au plein emploi huit ans plus tard – c’est-à-dire un taux de chômage de 4,5 % -, il le repousse désormais de neuf ans, en 2024. Dans le meilleur des cas.

Pis, il indique dans son scénario C, le plus noir, que le taux de chômage pourrait plafonner à 7 % à partir de 2022 et donc ne jamais atteindre le plein-emploi.

La croissance potentielle ? Elle pourrait être, selon les nouvelles projections du COR, de 1,7 % entre 2009 et 2013, de 2,1 % entre 2014 et 2020 puis de 1,9 % jusqu’en 2050. Dans cette hypothèse, «la crise n’aurait aucun effet, en niveau, sur le PIB à long terme» et impacterait la croissance potentielle jusqu’en 2013, en la réduisant de 0,4 point par rapport à celle observée entre 1999 et 2008.

Enfin, là encore, dans le meilleur des cas, car les deux autres scénarios évoqués sont bien moins optimistes.
Lire la suite

L’Europe risque une nouvelle récession

Simon Johnson, ex conseiller économique auprès du FMI, analyse l’éventualité d’un recours à cette institution pour venir en aide à la Grèce, comme certains l’envisagent aujourd’hui. Outre le fait que les règles du FMI ne sont pas adaptées à une intervention en faveur d’un membre d’une union monétaire, et qu’une telle intervention nécessiterait – entre autres – de recueillir l’assentiment de la Chine et des USA, la crédibilité et le statut de l’Union au plan international en sortiraient grandement amoindries, avertit-il. Pourtant, il faut agir vite, selon lui, car les produits dérivés adossés à la dette souveraine – toujours pas régulés – pourraient à nouveau déclencher une cascade de réactions en chaîne incontrôlables.

Une remarque [de ContreInfo]. La sortie de crise ne dépend pas de cette seule et inconfortable alternative : financement par l’Europe ou par le FMI. Les Etats ont fort obligeamment accepté de garantir les émissions de dette des banques à l’automne dernier. Ils pourraient aujourd’hui pratiquer de même pour sauver la mise des nations menacées.

"J'admire ces gens qui sont capables d'anticiper une récession..."

La réunion totalement inutile du G-7 de cette fin de semaine [les 5 et 6 février 2010 à Iqaluit, au Nunavut], n’a eu pour effet que de souligner le fait que l’Europe entre à nouveau dans une grave crise économique.

A l’issue de la réunion d’hier, le secrétaire au Trésor US, Tim Geithner, a déclaré aux journalistes : « je veux simplement souligner qu’elles ont clarifié – elles, c’est à dire les autorités européennes – qu’elles vont gérer cette [ crise de la dette grecque] avec une grande attention. »

Mais les Européens ne font pas preuve d’attention – et, désormais, il ne s’agit plus seulement de la Grèce. Les inquiétudes au sujet de la dette publique et des engagements du secteur public (par exemple, si les systèmes bancaires sont en grande difficulté) se sont étendues dans la zone euro à l’Espagne et au Portugal. L’Irlande et l’Italie seront les prochains pays sur la liste dont la situation sera réexaminée de façon hostile par les marchés, et le Royaume-Uni pourrait n’être pas très loin derrière.

Que font les pays européens les plus forts, plus précisément l’Allemagne et la France, pour contenir la peur auto-réalisatrice que les pays les plus faibles de la zone euro ne soient en mesure d’honorer leur dette – raison de la panique qui fait monter les taux d’intérêt et rend encore plus difficile pour ces gouvernements d’assumer leurs engagements ?

Les pays européens disposant de ressources financières ne font rien – si ce n’est insister pour que tous les pays sous pression réduisent leurs budgets rapidement et selon des modalités qui sont probablement, politiquement, infaisables. Ce genre d’austérité budgétaire a directement contribué à précipiter le déclenchement de la Grande Dépression des années 1930.

Lire la suite

La réalité de la crise économique : interview d’un spécialiste (redif.)

Voici une interview très intéressante de Gérald Celente réalisée par Pierre Jovanovic et diffusée sur “radio ici et maintenant” le mercredi 22 Juillet 2009.

Nous y entendons la réalité de la crise économique dans le monde ainsi que ses prévisions pour le futur. Chaque Mercredi, de 14h à 16h30, et cela depuis de nombreux mois, Pierre Jovanovic, journaliste et écrivain, nous livre son analyse de la presse internationale concernant la crise sur Radio Ici et Maintenant. L’évidence ne peut être niée, la dramatique réalité est à la hauteur de l’excessive cupidité des banquiers et des grands financiers.

Pour rappel, Gérald Celente déclarait à Noël 2007 (il semblait catastrophiste à l’époque):

Les États-Unis vont être frappés d’un 11 Septembre économique en 2008. La pyramide va s’effondrer en partant du sommet jusqu’à la base, tout comme les tours du World Trade Center. On parle en ce moment de la crise du marché des Subprimes.

Lire la suite

En 2009, la France a connu la pire récession depuis 1945

Le produit intérieur brut (PIB) de la France a reculé de 2,2 % en 2009, soit la baisse la plus importante depuis l’après-guerre, après une hausse plus importante que prévu de 0,6 % au quatrième trimestre, selon les résultats publiés vendredi par l’Insee.

Le chiffre de + 0,6 % pour le quatrième trimestre avait été annoncé quelques minutes plus tôt par la ministre de l’économie, Christine Lagarde, sur RMC.

La contraction sur l’ensemble de 2009 est conforme à l’estimation du gouvernement (- 2,25 %), qui attend une reprise de 1,4 % en 2010.

Une hausse de “0,6 %, ça veut dire deux fois mieux qu’au printemps, trois fois mieux qu’à l’automne”, s’est félicitée Christine Lagarde. “C’est un résultat satisfaisant (…). J’avais dit qu’on terminerait l’année sur les chapeaux de roue, il y a beaucoup de gens qui se sont moqués de moi à ce moment-là”, a-t-elle poursuivi.

Au quatrième trimestre, l’Insee, dans ses dernières prévisions, tablait sur une croissance de 0,4 %, et Christine Lagarde avait plusieurs fois dit espérer “un peu mieux” que 0,3 %.

L’Allemagne a annoncé au même moment une croissance inchangée au quatrième trimestre, en deçà du consensus qui était de + 0,2 %. Le chiffre pour l’ensemble de la zone euro sera annoncé à 11 heures.

Selon les données préliminaires de l’Insee, les dépenses de consommation des ménages français ont augmenté de 0,9 % en octobre-décembre alors que leurs investissements, essentiellement en logement, ont baissé de 2,7 %.

Les dépenses des administrations publiques ont progressé de 0,7 %, reflétant l’impact du plan de relance.

Les investissements des entreprises non financières ont baissé de 0,8 % pour un recul de 7,7 % sur l’ensemble de l’année.

Le Monde

L’emploi salarié a perdu 412.000 postes en 2009

L’emploi salarié a continué de baisser fin 2009 en France, même si le rythme des destructions d’emplois a un peu ralenti, a annoncé l’Insee.
Dans les secteurs principalement marchands, les effectifs ont baissé de 0,4% au quatrième trimestre, avec 56.500 postes perdus contre 76.100 (-0,5%) les trois mois précédents, selon ces chiffres provisoires qui sont corrigés des variations saisonnières.

Sur un an, l’emploi salarié a baissé de 2,5% à 16.019.000 personnes occupées, soit 412.000 postes perdus après déjà 144.500 en 2008.

Les données préliminaires de l’Insee n’englobent pas les entreprises de moins de 10 salariés, ce qui pourra entraîner des révisions importantes lorsque la statistique révisée sera publiée le 11 mars.

Lire la suite

Données bancaires : l’UE se braque (contre les USA)

Washington parle de revers dans la coopération antiterroriste.

Le Parlement européen a bloqué jeudi, à une nette majorité, un accord controversé permettant le transfert aux Etats-Unis de données bancaires de citoyens de l’Union européenne, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

Par 378 voix contre 196, ses membres ont exercé, pour la première fois, un droit de veto sur les accords internationaux, ce que leur permet, depuis début décembre, le nouveau Traité de Lisbonne, régissant le fonctionnement des institutions européennes.

Plus d’accès au réseau Swift

L’accord, signé fin novembre par les ministres de l’Intérieur de l’UE, permettait aux Etats-Unis de continuer à «tracer» le financement du terrorisme en utilisant les données bancaires collectées par Swift, une société basée en Belgique et dont 8000 institutions financières utilisent le réseau.

Mais le Parlement a suivi la recommandation faite, la semaine dernière, par sa Commission des libertés civiles, qui s’était inquiétée de la protection des données privées européennes et s’était prononcée pour de nouvelles négociations associant le Parlement.

Le New York Times avait révélé, en avril 2006, que Swift transmettait des millions de relevés de transactions bancaires à la CIA et au Trésor américain depuis 2002, forcé par un organisme antiterroriste créé après les attentats du 11 septembre 2001 d’ouvrir ses serveurs basés aux Etats-Unis. Ceux-ci contenaient des copies des transactions intra-européennes stockées dans le centre principal de Swift aux Pays-Bas.

Suite à ce scandale et à l’ouverture d’enquêtes par plusieurs gouvernements européens, Swift avait entrepris de modifier ses systèmes, entamant la construction d’un troisième centre informatique, dans un lieu tenu secret de la région zurichoise.

Revers pour les lobbies américains
Lire la suite

Vers une crise de solvabilité mondiale

L’ère des défaillances des États

Par Bill Murphy, président du GATA (Gold Anti-Trust Action Committee)

Nous sommes de nouveau arrivés à un point où les « puissances en présence» doivent «créer de l’inflation ou bien mourir ». D’une manière ou d’une autre, il faut insuffler de l’oxygène dans le ballon immédiatement ou bien « l’impensable » déflation va prendre le dessus et commencer à tout dévorer.

Nous avons eu un stimulus monétaire et fiscal massif ces 18 derniers mois – ou davantage – et le seul résultat visible à ce jour, c’est une stagnation économique à un bas niveau. Les récessions, dans le passé, duraient généralement de 6 à 9 mois ; or, si vous croyez les chiffres officiels trafiqués, nous avons déjà eu au moins un an de récession.

Oui, les USA ont un PNB qui indique une croissance de 5,7% pour le trimestre qui s’est terminé en décembre. Et tout, le bon sens, les chiffres anecdotiques et les chiffres sérieux contredisent ce conte de fée.

Le problème auquel nous faisons face, c’est que la dette a crû si grandement que le paiement des intérêts va dévorer toute la liquidité (cash flow) et les revenus fiscaux. La monnaie doit être « créée » (par la dette) de façon à ce qu’il y en ait assez dans le système pour payer des intérêts.

Le problème, c’est que les individus, les Etats locaux et l’Etat fédéral [américain] souverain sont endettés jusqu’au cou et ne veulent pas, ou bien ne peuvent pas (parce que le marché ne leur octroierait pas), obtenir davantage de crédits. A mon avis, nous sommes finalement « arrivés » au niveau de saturation de dettes annoncé depuis longtemps (par les économistes de l’école autrichienne).

Une fois que les taux d’intérêt vont commencer à augmenter et qu’ils le feront mondialement, les défaillances d’Etats souverains vont commencer à sauter comme des grains de pop-corn, parce qu’il n’existe pas assez de « monnaie » pour payer le service futur de la dette. C’est pourquoi il ne peut y avoir de schéma de Ponzi qui croisse exponentiellement et qui se poursuive éternellement. Il n’existe pas d’option alternative, c’est une question de logique mathématique.

L’ensemble du système est devenu intenable et a atteint son point d’inflexion. Le monde entier n’a pas suffisamment d’argent pour financer la dette que le gouvernement US et les gouvernements européens souhaitent, et dont ils ont désespérément besoin pour continuer « comme avant ».
Lire la suite

Le taux de chômage américain est une blague cruelle

Considérons “cette baisse surprise” du chômage à 9,7%, ceci est essentiellement le résultat de gens qui sortent du rayon d’action de l’assurance chômage et autres aides sociales et qui se découragent. Elle n’a aucune signification particulière et même, elle peut induire en erreur.

On peut tout aussi bien résoudre un problème de chômage en envoyant des gens par bateau en Australie. Et bien, cela a déjà eu lieu au cours de l’Histoire. Difficile de dire qui a tiré le meilleur lot dans ce cas de figure-là, en tout cas sur le long terme.

Un meilleur indicateur du chômage serait le taux de participation des actifs, qui nous donne des informations sur le nombre total de gens employés, comme pourcentage de la population, sans le bénéfice d’un bannissement officiel.

Evolution du taux des actifs de 16 ans et plus, de 2000 à 2010 (source : US Bureau of Labor) - Cliquer pour agrandir

Ce chiffre a continué sa chute, de 64,9% en novembre à 64,7% en janvier, avec un petit sursaut par rapport au plancher de décembre à 64,6%.

Voici un graphique réalisé par nos amis de chez Calculated Risk, qui montre la situation de l’emploi en contexte, par rapport à d’autres récessions, pour la période postérieure à la seconde guerre mondiale :
Lire la suite