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Cinéma : «La mort est dans le pré»

A l’occasion de la Semaine pour les alternatives aux pesticides, nous nous sommes intéressés au dernier documentaire d’Éric Guéret, «La mort est dans le pré». Montré en avant-première vendredi 23 mars à l’Hôtel de Ville de Paris, le film se penche sur la vie des agriculteurs français victimes de leur utilisation massive de pesticides. Rencontre…

Parlez-nous de votre film…

C’est un documentaire qui aborde un sujet très douloureux: les problèmes de santé des agriculteurs à cause de l’utilisation de pesticides. Avant de me lancer dans ce projet, j’avais fait une enquête sur l’alimentation, dans laquelle j’avais déjà abordé le sujet des pesticides. Je trouvais intéressant de faire un film sur l’agriculture en voyant les producteurs comme les premières victimes de leurs pratiques.

Je suis parti d’un constat assez incompréhensible : ces personnes tombent malades et meurent parfois à cause de leur utilisation de pesticides, pourtant, ils changent très peu leurs pratiques.

Avez-vous réussi à comprendre pourquoi?

Oui, et c’est un peu l’objet du film. J’y fais un constat de l’état de santé des exploitants, mais je m’interroge aussi sur leurs pratiques paradoxales. J’ai découvert le piège dans lequel ils sont tous pris: celui de l’utilisation intensive de la chimie qui a révolutionné leur métier.
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Mon boulot, quelle galère !

Des entreprises commencent à s’inquiéter des répercussions économiques d’une organisation des tâches de plus en plus épuisante et génératrice de stress.

Certaines tentent des aménagements, comme cette multinationale installée à Hambourg qui a mis en place un programme d’aide aux employés confié à un cabinet extérieur. Ou ces deux mutuelles de santé qui se font accompagner dans leur fusion par une “ethnologue des entreprises” chargée de détecter les points de friction.

Mais est-ce suffisant pour traiter en profondeur ce que Johannes Siegrist, sociologue du travail qui commente et replace dans un cadre sociétal plus large ces exemples concrets, appelle une “crise de la gratification professionnelle” ?

Plusieurs intervenants soulignent que mieux vaudrait oeuvrer pour un monde du travail stable que de privilégier les actions de psychothérapie. Siegrist conclut : “Il n’y a pas qu’au niveau de l’environnement que la durabilité s’impose : en matière d’économie aussi.

La démographie vieillissante, bombe à retardement du “miracle allemand”

Actuellement vivent près de 50 millions de personnes en âge de travailler (entre 20 et 65 ans) en Allemagne. En 2060, elles ne devraient plus être que 36 millions, selon les prévisions de l’Office fédéral des statistiques.

La baisse du nombre d’actifs va affaiblir le potentiel de croissance de l’économie allemande à long terme,” prévient Arnauld Lechevalier, chercheur du Centre Marc Bloch à Berlin.

Il ne devrait plus tourner qu’autour de 1,2% par an, contre 1,5% en 2000,” prédit de son côté Stefan Kooths, chercheur de l’un des six grands instituts économiques allemands, IFW de Kiel, même si, ajoute-t-il, pour l’instant, les effets néfastes de la démographie sont contrebalancés par le fait que de plus en plus de femmes et de seniors travaillent. Et le nombre grandissant de personnes âgées à la retraite va peser sur les finances publiques.

Depuis près de 40 ans, il ne naît plus qu’1,4 enfant par femme en Allemagne. Par conséquent, sans immigration, une génération n’est remplacée qu’aux deux tiers,” constate Erika Schulz, chercheuse de l’institut de recherche économique allemand DIW.

Avant la chute du mur, la RDA affichait un taux de fécondité légèrement meilleur que sa rivale de l’Ouest: entre 1,7 et 1,8 enfant par femme. “Le régime communiste encourageait la natalité par toute une série de mesures privilégiant les familles. Ainsi un ménage obtenait plus facilement un appartement s’il avait un enfant,” raconte Mme Schulz.
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Un partage de la richesse de plus en plus inégal

Par Denis Clerc

Pour réduire les inégalités de revenus, il est possible de jouer sur deux leviers. Le premier porte sur les revenus d’activité et du patrimoine, le second relève du système de redistribution, via les prestations sociales et les prélèvements.

Des riches plus riches, des pauvres plus pauvres. C’est ce qui ressort clairement de l’évolution des niveaux de vie (*) entre 2002 et 2009. Alors que les inégalités avaient plutôt eu tendance à diminuer lentement jusqu’en 2002, elles ont recommencé à s’accentuer depuis. Ainsi, le dixième le moins favorisé des ménages a vu son niveau de vie reculer en moyenne de 2,1 %, tandis que le dixième le plus favorisé l’a vu augmenter de 9,6 % (et même de 12 % pour le vingtième le plus favorisé). Et l’écart entre la moyenne des deux dixièmes extrêmes est passé de 6 à 6,7. Cette déformation du partage des richesses a donc débuté avant même la crise.

Lire la suite de cet article sur le site d’Alternatives Economiques

Le commerce des armes ne connaît pas la crise

Sans rapport avec les fusillades de ces derniers jours à Toulouse et Montauban – encore qu’il faudra s’interroger un jour sur les conditions de circulation illégale d’armes sur le territoire français – cette question posée lundi par l’Observatoire des armements : « Les transferts d’armes : sujet tabou du débat électoral ? ».

La France conserve en effet sa quatrième place d’exportateur d’armes dans le monde, et a même progressé à nouveau ces dernières années, ce qui « devrait interpeller nos candidats à l’élection présidentielle, complètement muets sur cette question ».

Patrice Bouveret, directeur de l’Observatoire  [1], s’étonne qu’« aucun des programmes des candidats n’aborde la question de la prolifération des armes dans le monde ni la nécessité de renforcer leur contrôle. Or, même si les armes ne sont pas à l’origine des guerres, l’absence de réel contrôle démocratique sur leurs transferts est facteur de déstabilisation et favorise les nombreux conflits qui ensanglantent la planète ».
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Placements refuges

On aurait pu aussi parler du vin, de la terre agricole, des forêts…d’un pied à terre dans Kensington ou d’un duplex à Dubaï. On s’est ici contenté de décliner les grands classiques. L’imagination est au pouvoir lorsqu’il s’agit de rassurer les détenteurs d’actifs. Que faire quand tout dégringole? Quand un tsunami financier déferle? Il faut trouver un ou des refuges et si possible des PRPE.

Il faut creuser un peu si on veut trouver un PRPE sans faille. Si on lit bien la littérature consacrée aux PRPE, on trouve un véritable bazar. Les montres, par exemple ! On lisait dans un blog que de nouveaux acheteurs âgés de moins de 30 ans avaient, en 2009, investi en moyenne 3.000 euros dans des montres acier  sur le thème « mieux vaut avoir une montre à son poignet que de l’argent sur son compte en banque ». Et de chanter les louanges des montres sophistiquées, prouesses technologiques qui vaudront pour les siècles à venir. Le même blog, notait, en toute honnêteté que, parfois, les prix des belles montres peuvent se casser la figure. Comme l’or, finalement. Alors, quoi ?… Les meubles anciens ? Les beaux, s’entend ! Ceux-là on est sûr qu’ils ne seront pas édités par milliers comme le célèbre fauteuil club de Charles Eames. Malheureusement, ce sont de beaux objets bien fragiles, comme les belles montres. Il y a le diamant. C’est solide le diamant ! Et puis, c’est comme l’or. La demande ne cesse de grimper. Comme l’or, quand tout le monde panique, quand la révolution menace, le diamant a toute sa place. Tiendrait-on ici un PRPE, portable et incassable ? A condition de s’en débarrasser dés que les premiers signes d’apaisement se manifestent, car, la paix et la tranquillité revenues, il dégringole. Il y a le franc suisse à condition de prendre le risque sur les banques suisses ! Il y a aussi le dollar quand les chinois veulent bien. Et les obligations du trésor allemand. Ça ne rapporte rien, on paye même pour en avoir, mais au moins, on sait à qui on prête ! (c’est-à-dire à des gens déjà très endettés !)

N’a-t-on pas ici oublié quelque chose ? L’immobilier parbleu ! C’est le placement refuge des placements refuge. C’est un PRPE ! Lui aussi, comme l’or, comme les diamants est contracyclique. On lit souvent que les valeurs immobilières montent quand la bourse descend. Sauf aux Etats-Unis où ils auraient tendance à s’effondrer en même temps ; sauf au Japon où l’immobilier n’est jamais remonté ; sauf en France où, pendant 50 ans,  il a traîné lamentablement. Pourtant,  « les Français plébiscitent » l’immobilier (ils plébiscitaient aussi le Général Boulanger !). C’est solide et ça pourrait rapporter. Comme l’or et les diamants, on en a toujours besoin. Il peut prendre la forme de pierre-papier, mais aussi de studios à Megève, d’appartements dans le Marais, de lois Malraux à Bordeaux, de villas en Toscane. Sauf que l’immobilier en France serait au sommet d’une bulle ! Une bulle qui péterait ? Des prix immobiliers qui baisseraient ? Si c’est une plaisanterie, Monsieur, elle est sinistre ! Pourtant, il n’y a pas 20 ans les prix de l’immobilier s’effondraient, en France, Paris et province confondus.

Les Echos

Pour une Révolution du Système Monétaire

Le présent texte constitue une contribution à la journée du 24 mars, organisée par les économistes atterrés, à l’université de Paris 1 Panthéon, et consacrée à la création monétaire. Il est  une synthèse revue et corrigée d’articles déjà publiés sur le blog de Jean-Claude Werrebrouck .

La monnaie : une structure de réseau  bien problématique                    

La monnaie est l’équivalent d’une infrastructure, telle un réseau ferroviaire assurant la circulation des personnes et des biens, ou un réseau électrique assurant la circulation des kilowattheures.

Les particularités du  réseau monétaire parmi les réseaux en général

L’industrie bancaire assure la circulation des marchandises en assurant la circulation de la monnaie entre ces ports que sont des comptes abrités dans des banques. Les banques, sont comme la SNCF ou EDF d’avant la libéralisation, et il est impossible de séparer le réseau de ses véhicules : le paiement, largement électronique, est à la fois réseau et véhicule. Comme la SNCF où il apparaissait impensable, avant la libéralisation, de séparer le réseau ferré du matériel roulant.

Mais il est des différences : le réseau bancaire n’est pas monolithique et se trouve peuplé de banques en concurrence. Qui plus est, cette concurrence peut entrainer des modifications de parts de marché entre les ports. Ce qui n’était pas le cas du chemin de fer ou des compagnies d’électricité d’avant les nationalisations de 1945 : les acteurs restaient des monopoles sur les parts de réseau qu’ils contrôlaient. Le caractère non monolithique du réseau bancaire est peu gênant pour la circulation de la monnaie. Outre qu’il existe une norme monétaire commune au dessus de chaque monnaie de banque (une unité de compte), il existe un marché monétaire assurant la cohérence continue du réseau : la monnaie Société Générale se transforme en tous points de l’espace couvert par le réseau, en monnaie BNP , en monnaie Crédit Agricole, etc.

Une autre différence est le fait que la monnaie comme infrastructure de type réseau, est propriété d’agents nombreux et divers, qui peuvent agir sur lui, en le rendant plus ou moins actif. Derrière cette idée, il y a la plus ou moins grande vitesse de circulation de la monnaie, voire son blocage éventuel. Et cette dernière circonstance, résulte du fait que la monnaie n’est pas seulement infrastructure de la circulation : elle est aussi instrument de l’accumulation. Les économistes diront qu’elle n’est pas qu’instrument de paiement, mais aussi réserve de valeur. Les conséquences en sont considérables. Cela revient à dire – en poursuivant la comparaison avec la SNCF ou EDF- que par exemple des trains s’accumulent dans des gares. Et la comparaison est intéressante, car dans l’un et l’autre cas les marchandises cessent de circuler. Et c’est précisément parce que la monnaie est elle-même marchandise (instrument de stockage de richesse) plus ou moins convoitée qu’elle peut gêner/faciliter la circulation de toutes les autres marchandises : l’infrastructure réseau est plus ou moins stable.

Et parce que marchandise, elle peut être fabriquée comme toutes les autres marchandises. En se désaliénant de la « contrainte métallique » les hommes ont, en la matière, généré des gains de productivité infinis : le coût de fabrication de la monnaie est proche de zéro, et pour les banques centrales, et pour les banques privées, qui depuis un grand nombre d’années se partagent le monopole de la création monétaire. De fait, il s’agit d’un coût marginal, puisque bien des coûts fixes demeurent, spécificité qui rappelle là aussi  ces « monopoles naturels » que sont les réseaux classiques.

Le réseau monétaire est un bien public créateur d’ordre social

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États-Unis : Enquête sur le trading haute fréquence

Le trading haute-fréquence serait dans le collimateur de la SEC (Security and Exchange Commission) américaine si l’on en croit le Wall Street Journal. Celle-ci aurait envoyé un courrier à plusieurs des plates-formes par lesquelles transite ce type de transaction. Parmi elles se trouverait notamment l’opérateur alternatif BATS Global Markets Inc.

A ce stade de l’enquête de la SEC, aucune charge ne semble pouvoir être retenue contre ces opérateurs qui fonctionnent grâce à des algorithmes permettant d’exploiter des opportunités de courte durée via des processus automatisés. Mais selon des sources du Wall Street journal, le but de cette enquête est de découvrir si les différents acteurs du trading haute fréquence sont susceptibles d’avoir manipulé le marché et coupables d’ententes entre eux.

Ce n’est pas la première fois que les sociétés de trading haute fréquence sont l’objet d’attentions de la part des autorités de régulation. Principales cibles de la taxe sur les transactions financières que veut imposer Paris, elles sont aussi observées de près sur le Vieux Continent par l’Autorité européenne des marchés financiers (ESMA).

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Les Échos

(Merci à Arbre Sec)

A 75 % les riches partiront ?

par Frédéric Lordon

Mais qu’ils partent donc, ils ne nous manqueront pas. Ils sont très remplaçables, leur fortune est inutile à l’économie, et elle est un trouble à l’ordre public. Ah oui : en partant, qu’ils n’oublient pas de déposer leur passeport à la porte. Avant de la prendre.

Les faux-semblants de la gauche serpillière

Il y a suffisamment de raisons d’être affligé de la campagne du candidat « socialiste » — qui ne trouve mot à redire au traité MES [1] institutionnalisant les principes de l’« ajustement structurel », promet de renégocier le TSCG [2] avec la franchise d’un trafiquant de voitures d’occasion, fait des moulinets contre la finance avant de se rendre à Londres jurer l’innocuité de ses intentions réelles — il y a, donc, suffisamment de raisons d’affliction pour ne pas noter le moindre tressaillement du gauchomètre, dont tous les tracés étaient restés jusqu’ici absolument plats. Sans doute l’oscilloscope n’est-il pas menacé d’exploser : le maniement de la fiscalité individuelle n’est le plus souvent qu’un instrument de correction d’effets dont on préfère ne pas attaquer les vraies causes.

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« L’Europe doit cesser d’être l’idiot du village »

Pour Hubert Védrine, l’ex-ministre français des Affaires étrangères, le monde entier est souverainiste, sauf nous. Il faut poser la question des protections intelligentes de nos marchés.

Son réalisme revendiqué lui vaut régulièrement des critiques à gauche. Proche collaborateur de François Mitterrand (1981-1995), ministre des Affaires étrangères lors de la cohabitation dans le gouvernement de Lionel Jospin (1997-2002), Hubert Védrine est, dans le camp socialiste français, l’homme des diagnostics qui font mal sur les risques d’un déclin européen ou sur la concurrence tous azimuts auxquels les Occidentaux vont devoir faire face de la part des grands pays émergents, sujet de son dernier livre Dans la mêlée mondiale (Ed. Fayard). (…)

L’Europe est depuis trop longtemps l’idiot du village global. Le brave type du système mondialisé. Or cela doit cesser. La mêlée mondiale actuelle n’illustre pas le règne du droit international. C’est une foire d’empoigne pour les marchés, une compétition de tous les instants. Et les Occidentaux qui croyaient encore diriger le monde, comme George W. Bush l’a cru à tort avec sa guerre contre la terreur, redécouvrent aujourd’hui cette réalité d’une grande complexité. Ouvrons les yeux : beaucoup de pays hier aidés sont devenus des dragons et d’énormes concurrents. Le monde entier est souverainiste, sauf les Européens de l’Ouest. Je trouve par conséquent logique de poser la question de la réciprocité et de protections « intelligentes » de nos marchés. Oui à des écluses sociales et environnementales. Non à des barrières et encore moins à des murs. Il faut rétablir plus d’équilibre entre les pays occidentaux et les grands pays émergents. Des tensions seront inévitables. Et alors ? Il ne faut pas en avoir peur. (…)

Lire l’article en entier sur le site du Soir (Belgique)

Agences de notation : Markus Krall contre les trois géants

Briser le monopole de Standard & Poor’s, Moody’s et Fitch sur la notation financière : l’UE en rêve, mais c’est un consultant allemand qui tente de le faire en créant une agence de notation européenne.

Caricature anglaise

Markus Krall, 49 ans, est le dernier espoir de l’Europe. Il le sait : le Vieux Continent a besoin de sa réussite. Depuis quelques semaines, l’analyste du cabinet de conseil Roland Berger sillonne l’Europe en avion. Tous les jours, ou presque, il rend visite à une banque, à une compagnie d’assurance ou à un fonds d’investissement. Tous les jours, ou presque, il s’entretient avec un chef d’entreprise, présente son projet et distribue des kilos de documents.C’est qu’il y a beaucoup à faire. A expliquer. Au total, une soixantaine d’entrevues ont été organisées – Markus Krall espère repartir avec une trentaine de signatures, d’une valeur moyenne de 10 millions d’euros. Réunir 300 millions d’euros, telle est sa mission. Trois cents millions d’euros destinés à monter de toutes pièces une agence de notation européenne. Beaucoup s’y sont cassé les dents ces vingt dernières années.

L’entreprise de Markus Krall est sans doute la dernière chance pour l’Europe de s’opposer aux trois agences anglo-saxonnes qui dominent le marché mondial de la note de crédit : Standard & Poor’s Ratings Services (S&P), Moody’s Investors Service et Fitch Ratings. Les “Big Three“, comme on les appelle.

Combat inégal Lire la suite

Deux millions de Français boivent de l’eau du robinet polluée

Près de deux millions de personnes en France reçoivent une eau non conforme aux réglementations car trop polluée, a alerté mardi l’association de consommateurs UFC-Que Choisir, mettant en cause l’agriculture, «à l’origine de près de 70% des pollutions».

«Il y a près de deux millions de consommateurs qui paient pour de l’eau significativement polluée», a affirmé lors d’une conférence de presse Sylvie Pradelle, administratrice nationale de l’association, même si pour 97,5% de la population «globalement, l’eau est de bonne qualité grâce à la réglementation».

Si quasiment aucune pollution n’est relevée dans les grandes villes ou les villes de taille moyenne, 2 750 communes reçoivent de l’eau non conforme en France métropolitaine, essentiellement dans des zones d’agriculture intensive, selon l’UFC.

L’association base sa mise en garde sur une enquête qu’elle a menée à partir des résultats d’analyses du ministère de la Santé, commune par commune, sur deux ans. Elle a passé ses résultats au crible de six critères «traduisant les principales contaminations».
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Pourquoi le protectionnisme progresse dans le monde

Alors que le protectionnisme revient au cœur des discours politiques en France depuis l’entrée en campagne des candidats à la présidentielle, l’Organisation mondiale du commerce (OMC) s’est inquiétée, lors de sa dernière conférence interministérielle à la mi-décembre, de la montée des barrières douanières depuis le début de la crise financière en 2008.

Nos élites font du ski... (caricature anglaise, 2009)

Selon l’OMC, le nombre de mesures protectionnistes initiées en 2011 s’élève à 340, contre 220 en 2010.

De son côté, l’organisme suisse Global trade alert (GTA) – qui recense l’ensemble des mesures commerciales dans le monde – avertissait, dans un rapport publié en novembre 2011, que trois mesures protectionnistes sont prises pour une mesure libéralisante depuis juillet 2011, et que les tensions commerciales ont atteint leur plus haut niveau depuis le “pic” de 2009.

UNE PERTE POTENTIELLE DE 800 MILLIARDS DE DOLLARS
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La Chine est-elle en train de commettre un hold-up monumental sur l’or physique ?

Pékin adopte une stratégie visant à s’assurer le maximum d’or physique pour imposer le Yuan comme monnaie internationale. Nous sommes obnubilés par nos élections, la dette, l’euro et la Grèce, le défaut… A force d’avoir le « nez dans le guidon », nous ne voyons pas le monde changer profondément autour de nous.

Les cartes sont en train d’être rebattues, sans nous ; le monde de demain se réorganise… sans nous.

La Chine a cet immense avantage d’être capable de se projeter loin dans l’avenir, de se fixer des objectifs clairs et de mettre tous les moyens en œuvre pour les atteindre. La patience et la persévérance sont ses forces.

Or il se pourrait bien que l’un des objectifs majeurs de Pékin soit d’imposer le Yuan comme monnaie internationale en réalisant le plus grand holp up de tous les temps : un « hold up » sur l’or physique. Disons-le clairement : la Chine est en train de prendre le contrôle du marché physique de l’or au travers de quatre stratégies :
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Olivier Delamarche : « On n’est plus au bord du précipice, on est dedans »

Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, le 20 mars 2012 sur BFM Radio, met les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Bourse.

« Les petites déclarations des politiques sont là pour rassurer, ce n’est pas leur boulot d’annoncer la catastrophe surtout avant des élections – Il vaut mieux ne pas être dans le marché – Je me fous complètement du “rebond partiel” car je sais ce qui va se passer – La hausse du prix du pétrole va encore peser sur la croissance US. »

Grèce : La faim et le nombre de sans domicile fixe s’aggravent

Au cours de ces trois dernières années, la dévastation sociale de la Grèce a entraîné une augmentation drastique de la famine et du nombre des sans domicile fixe (SDF). Officiellement l’on estime qu’un tiers des Grecs vit à présent sous le seuil de pauvreté mais en réalité les choses sont bien pires.

Selon les statistiques nationales de l’agence ELSTAT, au début de la crise en 2010, plus de 3 millions (27,7 pour cent) sur les 11 millions d’habitants que compte la Grèce vivaient déjà au bord de la pauvreté ou de l’exclusion sociale. Depuis, les conditions de vie de millions de gens ont considérablement empiré.

Le chômage de masse est à présent un phénomène permanent avec des taux officiels de 21 pour cent. Pour la première fois, plus de 50 pour cent des jeunes sont sans emploi. Plus de 500.000 personnes n’ont aucun revenu d’aucune sorte dans ce qui était jusque il y a quelques années un pays au niveau de vie en hausse. La situation est si désespérée que quelque 500.000 personnes ont quitté le pays.

Avec un millier de personnes par jour  réduites au chômage et une attaque continue contre les salaires et les prestations sociales, il y a à présent une couche de la société qui ne cesse de croître, les « nouveaux SDF. »
Ce mois-ci, Christos Papatheodorou, professeur de politique sociale à l’université Democritus de Thrace, a dit que le nombre de SDF « risque d’exploser. »
Les chiffres officiels de la pauvreté cités par ELSTAT n’incluent pas les milliers de SDF en Grèce. Papatheodorou a souligné que les statistiques de l’Office statistique de l’Union européenne et des agences nationales « basent leurs chiffres sur le ménage type, c’est-à-dire des personnes ayant un toit. Et donc, l’augmentation de l’extrême pauvreté dans laquelle se trouvent les SDF n’apparaît pas dans les statistiques. »

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Astronomique… Les 40.000 milliards de dollars empruntés par les États de l’OCDE aux marchés depuis 2008

La dépendance des États aux marchés financiers pourrait leur coûter cher…

Ne vous étonnez pas que les marchés nous dictent leur loi… Savez-vous combien auront emprunté les seuls États de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) entre 2008 et 2012 sur les marchés financiers ? 40.000 milliards de dollars !

Pour mettre ce chiffre en perspective, les gigantesques réserves de change de la Chine dont on parle tant, sa phénoménale « force de frappe », s’élèvent à… 3.300 milliards de dollars.

40.000 milliards… C’est une preuve aussi éclatante que terrifiante de notre dépendance aux marchés financiers. Il ne faut pas s’étonner ensuite que ces mêmes marchés nous dictent leur loi. Pourquoi diable nous sommes-nous mis dans une telle situation de dépendance…

Ne nous sommes nous pas livrés pieds et poings liés aux marchés à force de leur emprunter du cash pour assurer depuis des décennies notre train de vie ? Train de vie que nous n’avons jamais su financer par nous même, en créant effectivement de la richesse ?

10 500 milliards de dollars à trouver rien qu’en 2012 !
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