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DTS : Les avantages d’une monnaie mondiale ou « la lampe d’Aladin »

Pour comprendre, il faut remonter le temps. L’European Currency Unit ou ECU créé en 1979 a été l’unité de compte de l’Europe. C’était à l’origine un panier de valeurs de monnaies nationales. Il deviendra plus tard l’euro, la monnaie unique européenne le 1er janvier 1999.

Les DTS sont un panier de valeurs de 4 monnaies (pour le moment) et donc, à l’image de l’Ecu, il sera transformé en monnaie mondiale. Solve et Coagula pour reprendre un terme alchimique car “l’argent est la lampe d’Aladin” (Byron).

Pascal Roussel, analyste au sein de la Banque Européenne d’Investissement résume pour nous la situation:

- Le monde de la finance est un monde global qui ne connaît aucune frontière.
- Les sommes en jeu sont colossales, représentant en billets la distance terre-lune et ce, chaque jour !
- Les décisions sont prises “en famille,” bien loin des parlements, du monde politique et encore bien plus loin du simple citoyen.

Partie 1 : Les avantages d’une monnaie mondiale

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Pourquoi la Chine joue au sauveur de la zone euro

Le gouvernement chinois a confirmé jeudi qu’il pourrait acheter des obligations émises par les Etats en difficulté de la zone euro. Décryptage d’un geste plus politique que financier.

Er Lang Shen, héros mythologique chinois, grand chasseur de démons

Pékin, grand sauveur de la zone euro ? « Nous sommes prêts à aider les pays de la zone euro à surmonter la crise financière et à réussir leur reprise économique », a déclaré jeudi le ministère des Affaires étrangères. « A l’avenir, l’Europe sera un de nos principaux marchés pour investir nos réserves de change ».

Il faut dire que la Chine en a les moyens : ses réserves de change, qui s’élèvent à 2.648 milliards de dollars, sont les premières mondiales. Si elle place traditionnellement la majorité de son excédent en dollars, elle cherche de plus en plus à diversifier son portefeuille afin de s’assurer contre une chute du billet vert. 26% de ses réserves seraient ainsi déjà en euros, selon Bei Xu, économiste à Natixis.

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Les deux capitalismes : Productivité, croissance et dépression

Nous nous penchons sur une question nouvelle qui devrait mobiliser notre attention pendant toute l’année 2011. Si la croissance américaine est à crédit, si les variations de la dépense publique l’impactent fortement faute d’une véritable croissance endogène, comment expliquer cette situation. Bref, au delà du constat d’une dépendance de la croissance au crédit public, il reste à expliquer pourquoi la croissance ne reprend pas véritablement pas aux USA.

Nous avons souvent répété que l’absence de redémarrage de la croissance tenait au fait que la crise était une dépression, et que dans le cas d’une dépression des mesures contra-cycliques sont peu efficaces. On peut avancer deux séries d’explications à ce phénomène.

1° – Chômage de masse, crise du crédit, fragilité des emprunteurs, stagnation des sources de revenu et baisse de valeur des patrimoines, reformation d’une épargne nationale pénalisant la demande, investissement mou, dégradation des comptes extérieurs et de la monnaie sont des facteurs suffisamment puissants pour peser négativement sur la croissance de l’économie réelle.

2° – L’allocation des ressources publiques ne peut que très difficilement inverser les effets délétères de la crise. Elle a de plus le défaut d’allouer des ressources en fonction de nouvelles formes de crédits ou de dépenses qui rendent la croissance artificielle. On qualifie alors de reprise, ce qui n’est que l’effet d’un crédit public maladroitement  substituer aux mécanismes ordinaires de la croissance américaine.

Ces deux explications ont une indéniable valeur, mais on peut leur adresser ce reproche : vous dites que la crise est une dépression, prouvez le ! Et si vous ne pouvez le prouver alors, vos analyses dérivent d’une pétition de principe.  L’argument n’est pas faux, il est simplement trop radical. Il nous invite toutefois à tenter d’expliquer pourquoi la crise est une dépression. Une dépression n’est pas simplement une contraction plus forte et plus longue de l’économie, elle est causée par une crise d’un modèle de croissance qui explique sa violence.

Nous allons essayer de montrer  que la crise est une dépression en considérant les évolutions de la productivité  du secteur privé aux États-Unis. Cette évolution permet d’articuler une explication montrant que la crise a entraîné une rupture dans la logique d’investissement depuis 2007, rupture qui peut être regardée comme annonçant un changement de mode de croissance. Cette approche permet d’esquisser une explication du porte-à-faux que constitue la politique de l’administration Obama et des raisons de la montée inexorable du risque sur la dette souveraine des USA.

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Nouveau sondage

Quel a été l’événement économique majeur de l’année 2010 ?

1 – La crise des dettes publiques européennes et la création du FESF (Fonds Européen de Solidarité Financière).

2 – Les achats massifs de bons du Trésor par la Fed et la poursuite de la politique de monétisation de la dette américaine.

3 – Le passage de la Chine à la place de deuxième puissance économique mondiale par le PIB, devant le Japon.

4 – L’absence d’effondrement économique occidental ou au moins, d’un second krach boursier après celui de 2008.

5 – Autre (merci de préciser dans les commentaires).

NB: L’accès au vote est disponible dans la colonne de droite.

WikiLeaks fait trembler Bank of America

Bank of America se trouve au centre des conjectures depuis que WikiLeaks a menacé de s’attaquer à une grande banque américaine, jamais nommée, mais les analystes doutent que ces révélations soient suffisamment fracassantes pour ébranler l’établissement.

Les ennuis de la plus grande banque américaine ont commencé le 30 novembre après la publication par le magazine Forbes d’une interview de Julian Assange. Le fondateur du site internet spécialisé dans la publication de documents confidentiels y affirme qu’il publiera début 2011 des éléments compromettants pour la direction d’une “grande banque américaine,” sans la nommer.

Placer ses “fonds dans un endroit plus sûr” (WikiLeaks)

Aussitôt, les médias américains déterrent un autre entretien donné un an plus tôt par Julian Assange, au magazine Computer World, où il affirmait détenir “5 gigaoctets de données provenant de Bank of America, du disque dur d’un de ses dirigeants.” Ce jour-là, le titre Bank of America dévisse de plus de 3 % à la Bourse de New York. Mais Wall Street a rapidement tourné la page. Depuis, il s’est envolé de plus de 20 %, profitant de l’engouement des investisseurs pour les valeurs financières en cette fin d’année.

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Eau polluée aux Etats-Unis : Erin Brockovich, le retour

Les Américains qui raffolent de suites de films ayant cartonné devraient se tenir prêts : Erin Brockovich pourrait bientôt pointer le bout de son nez. Une étude de l’Environmental working group (EWG), une ONG de défense de l’environnement, que publie le Washington Post, révèle en effet la présence de chrome hexavalent dans l’eau potable de 31 villes américaines, sur les 35 qui ont été passées au crible.

Ce métal lourd, probablement cancérigène, était au centre du film de Steven Soderbergh, sorti en 2000, dans lequel Julia Roberts incarnait la célèbre militante écolo.

Aujourd’hui, dix-huit ans après la condamnation de la société Pacific Gas and Electric Company (PG&E), à l’origine de la pollution, à verser 333 millions de dollars de dédommagement aux centaines de victimes de la ville d’Hinkley, en Californie, aucune seuil maximal autorisé n’a encore été fixé aux Etats-Unis en ce qui concerne le chrome hexavalent – ou chrome VI.

L’Institut national de la santé l’a toutefois jugé « probablement cancérigène » en 2008, ouvrant la voie à l’instauration d’une norme par l’Agence fédérale de protection de l’environnement. La Californie envisage aussi, depuis l’an passé, de limiter les concentrations dans l’eau potable avec pour plafond 0,06 partie par milliard.

Or, cette limite est dépassée dans une ville sur quatre examinée par EWG. Les plus fortes concentrations ont été détectées à Norman, dans l’Oklahoma, où l’eau contient plus de 200 fois les objectifs californiens. Les villes de Bethesda (Maryland) et Washington ont chacune des niveaux de 0,19 ppm, tandis que Honolulu à Hawaï et Riverside en Californie s’avèrent également touchées.

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Russie, Inde, Chine : une voie trilatérale vers un monde multipolaire

Une semaine après que le président américain Barak Obama eut annoncé son soutien à l’Inde qui revendique un siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU, les ministres des Affaires étrangères de la Russie, de l’Inde et de la Chine (RIC) se sont réunis à Wuhan en Chine, les 14 et 15 novembre.

Les réformes de l’ONU faisaient partie des questions internationales les plus pressantes abordées par S.M. Krishna (Inde), Yang Jiechi (Chine) et Sergei Lavrov (Russie). Mais New Delhi est resté sur sa faim : la rencontre s’est clôturée par un communiqué conjoint en faveur des réformes mais n’allant pas au-delà d’une « appréciation positive du rôle joué par l’Inde dans les affaires internationales » .

La Russie a fortement appuyé la candidature indienne à un siège permanent, mais la Chine a refusé de clarifier sa position, mettant ainsi en évidence une compétition d’ambitions et de projets entre les deux membres pourvus du droit de véto au Conseil de sécurité – Chine et Russie – et le pays qui aspire à les rejoindre à la grande table.

Ces dissonances sur les questions décisives versent de l’eau au moulin des sceptiques qui considèrent que la RIC n’est qu’un club de parlote de plus. Cette conclusion est pourtant erronée. Ce qui compte ici, c’est l’importance croissante de la consultation au sein du trio des puissances émergentes qui détiennent les clés de l’ordre changeant du XXIe siècle.

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Décembre 1945 – De Gaulle réquisitionne l’or, les devises et les valeurs mobilières étrangères

Le déclenchement de la Seconde Guerre Mondiale allait mettre une nouvelle fois encore l’or sur le devant de la scène. Le 9 septembre 1939 était publié un décret-loi prohibant ou réglementant l’exportation des capitaux, les opérations de change et le commerce de l’or. L’or entrait, une nouvelle fois, dans la clandestinité, et n’en sortira qu’en 1948 !

Alors que le cours officiel (bloqué) de la Banque de France était de 274,49F pour un Napoléon, en juin 1940 le même Napoléon s’échangeait au cours officiel du marché parallèle à 825F, en novembre 1940 il atteignait 1000F, puis 1400F fin décembre 1940. Le Napoléon terminait l’année 1945 au delà de 4000F pour ensuite culminer à 6500F pendant l’année 1946.

Le 7 octobre 1944 De Gaulle publiait une ordonnance interdisant à tout propriétaire d’or, d’en effectuer la cession, à titre onéreux ou gratuit, sous quelque forme que ce soit, à toute personne de transporter de l’or pour quelque motif que ce soit.

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« La cupidité des milliardaires n’a pas de fin » – Sénateur Bernie Sanders

Intervention du Sénateur indépendant du Vermont, Bernard Sanders, devant le Congrès américain afin d’y dénoncer le fossé qui se creuse entre les très riches et le peuple américain. Il dénonce l’outrecuidance irresponsable de ces milliardaires qui sont en train de détruire les États-Unis pour des dollars supplémentaires dont ils n’ont pas besoin.

Via le blog de BlueMan

USA : 3 chiffres qui montrent que tout ne va pas aussi bien que la FED voudrait le faire croire

- 1,3 % : les commandes de biens durables sombrent, entraînées par la chute de l’automobile pour le quatrième mois consécutif, tandis que General Motors vient de ressusciter de ses cendres en Bourse.

C’est ce qui ressort des statistiques américaines publiées le 23 décembre. Si vous épluchez les commandes de biens durables, vous vous apercevez que celles de novembre 2010 ont décliné de 1,3 %, celles d’octobre avaient déjà décliné de 3,1 %.

- 53,1 % : autre point noir, les commandes de l’aéronautique civile qui ont plongé de 53,1 %.

33 % des ventes d’immobilier concernent toujours des ventes sur saisies et ceci alors même que le scandale du foreclosure gate (reprise de la crise) ralentit les procédures.

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Quelques prévisions économiques, financières et monétaires

A notre avis, le déclin accéléré de l’Occident – Union européenne (à l’exception de l’Allemagne et de quelques petits États), Grande Bretagne mais aussi USA – vis-à-vis des pays émergents (BRIC) se poursuivra en 2011. Tant aux plans de leur influence géopolitique (ils ne sont plus en mesure de contrôler la plupart des institutions internationales, leurs cultures ne sont plus dominantes et leur modèle de développement à l’heure de la mondialisation généralisée est devenu obsolète) qu’économique (étant de moins en moins compétitifs, ils accumulent des déficits croissants de commerce extérieur ce qui diminue le pouvoir d’achat de leurs consommateurs atteints, en outre, par un chômage de masse et la diminution des prestations sociales du fait du démantèlement de l’État-providence) que financière et monétaire.

Leurs dettes étatiques et privées, déjà à leur plus haut niveau historique, continuent de s’accroître de façon exponentielle sans que leurs programmes de monétisation – dits de Quantitative Easing – et la dévaluation compétitive de leurs monnaies apportent de solution à moyen et long termes puisqu’ils ne créent que des bulles artificielles des marchés d’actions ou d’autres actifs destinées à exploser, tout en repoussant à plus tard l’ajustement drastique auquel ils devront finir par se résoudre).

Quant à pratiquer au pire moment de vraies politiques de rigueur en Occident, pour autant que cela ne déclenche pas une révolte sociale et politique des populations, cela ne pourra qu’accroître sa récession (à l’exemple de la Grèce, de l’Irlande, de l’Espagne, du Portugal, etc.). On va vers une diminution globale de la croissance économique qui devrait progressivement se transformer en dépression.

De leur côté, les pays émergents ne sont pas encore en mesure de substituer rapidement la croissance de leur consommation intérieure à leur modèle économique basé sur l’exportation qui va s’épuiser du fait de la moindre consommation dans les pays occidentaux, d’autant que la richesse étant très inégalement répartie dans lesdits pays il n’y aura pas à court terme chez eux le “boom” de leur économie domestique que beaucoup d’analystes anticipent à tort.

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Chômage : Nouvelle dégradation en novembre

La situation s’est dégradée en novembre sur le front du chômage, avec désormais plus de 4 millions de Français en quête d’un emploi, dont plus d’un tiers de seniors, à qui le gouvernement a promis vendredi une amélioration en 2011, tandis que les économistes restent prudents.

Selon les données du ministère du Travail, le nombre de demandeurs d’emploi n’ayant pas du tout travaillé durant le mois de novembre a progressé de 21.300, à 2,698 millions, soit une hausse mensuelle de 0,8% et de 2% sur un an.

En incluant les personnes en activité réduite -courte ou longue- le nombre des inscrits sur les listes de Pôle emploi a progressé de 33.600, à 4,019 millions (+0,8% sur un mois et 5% sur un an). A fin novembre, avec les DOM, 4,272 millions de Français figuraient sur les listes de Pôle emploi.

Mais, en novembre la situation s’est encore dégradée pour les catégories les plus fragiles: “jeunes, salariés peu qualifiés, salariés ayant fait l’objet d’un licenciement économique et chômeurs de longue durée.” La situation est plus sombre pour les seniors (plus de 50 ans): 748.000 sont à la recherche d’un emploi, soit une hausse de 1,7% sur le mois et un bond de 16% par rapport à novembre 2009.

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Côte d’Ivoire : La Banque mondiale gèle les financements du pays

Face à l’obstination – dirons-nous poliment – de Laurent Gbagbo, la Banque mondiale a décidé de frapper là où cela pourrait faire mal. Mercredi, à l’issue d’un entretien avec Nicolas Sarkozy à l’Élysée, le président de la Banque, Robert Zoellick a déclaré que les financements de la Côte d’Ivoire par l’établissement financier avaient été gelés.

Robert Zoellick a par ailleurs ajouté qu’après discussion avec le président malien, Amadou Toumani Touré de la nécessité pour les banques centrales de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) de geler aussi leurs prêts, des décisions ont été prises dans ce sens. La convocation d’une réunion de ministres devrait avoir lieur cette semaine “pour confirmer et renforcer cette approche“, a-t-il par ailleurs ajouté.

Robert Zoellick a par ailleurs déclaré que la Banque mondiale suivrait les initiatives des pays de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), estimant que ces derniers avaient dans cette affaire d’”énormes enjeux économiques aussi bien que démocratiques”.

Précisons que la “stratégie de partenariat pays” de la Banque mondiale pour la Côte d’Ivoire prévoit de l’ordre de 575 millions de dollars de financement pour la période 2009-2013, selon le site internet de l’établissement financier.
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Grèce : La crise sévit également pendant les fêtes

Les fêtes de fin d’année ont un goût plutôt amer pour la très grande majorité des Grecs. Malgré l’affluence dans les rues d’Athènes, les commerçants, eux, sont loin d’avoir le sourire.

Il faut dire que 2010, année charnière dans ce pays qui a frôlé la faillite, ne les aura pas épargnés non plus. Leur chiffre d’affaire, traditionnellement en hausse en cette période, accuse une baisse sans précédent.