Nouveau : Web TV Fdesouche

Grèce : Moody’s voit un défaut de paiement

Addendum: L’agence de notation Fitch abaisse sa note

Malgré l’effacement partiel de sa dette, l’agence de notation Fitch a abaissé la note de la Grèce et a placé le pays en “défaut partiel”. Robert Rochefort, vice-président du MoDem et économiste, a expliqué cette décision.

L’agence d’évaluation Moody’s  a indiqué vendredi qu’elle considérait que la Grèce  avait fait défaut sur le paiement de sa dette. De ce fait, elle maintient la note attribuée au pays à C, ce qui correspond à la valeur la plus basse dans son échelle. Moody’s estime en effet que cet échange constitue un “échange contraint” et donc un défaut sur la dette. C’est en effet ce qu’a indiqué l’agence dans un communiqué, suite à l’accord d’une majorité des créanciers privés d’Athènes conclu en vue d’effacer plus de 100 milliards d’euros de dette, et le déclenchement de clauses contraignant une minorité à se joindre à l’opération.

En juillet dernier, les agences de notation les plus importantes avaient d’ores et déjà indiqué que l’opération d’échange  serait assimilée à un défaut de paiement partiel, les analystes prévoyaient toutefois que lesdites agences devraient redonner une note à la Grèce une fois l’opération réalisée.

De son côté, en février dernier, l’International swaps and derivatives association (ISDA), entité de référence, avait laissé entendre qu’elle considérait l’opération comme volontaire. De ce fait, elle estimait alors que le montage réalisé ne constituait pas un événement de crédit, et ne pouvait être assimilée à une modification unilatérale des conditions du contrat passé entre débiteur et créancier, élément susceptible de déclencher le paiement de ces CDS (Credit Default Swaps).

Lire la suite

DVD : “Time Out”

Bienvenue dans un monde où le temps a remplacé l’argent. Génétiquement modifiés, les hommes ne vieillissent plus après 25 ans. Mais à partir de cet âge, il faut “gagner” du temps pour rester en vie. Alors que les riches, jeunes et beaux pour l’éternité, accumulent le temps par dizaines d’années, les autres mendient, volent et empruntent les quelques heures qui leur permettront d’échapper à la mort. Un homme, accusé à tort de meurtre, prend la fuite avec une otage qui deviendra son alliée. Plus que jamais, chaque minute compte.

(Merci à Noway)

Chine : la BEI prête 250 millions d’euros pour des projets forestiers.

La Banque européenne d’investissement (BEI) a accordé un concours de 250 millions d’EUR à la République populaire de Chine pour financer des projets forestiers qui contribuent à l’atténuation des changements climatiques grâce au piégeage du carbone et à des mesures permettant d’éviter l’émission de gaz à effet de serre. Le prêt-cadre China Forestry a été signé aujourd’hui à Pékin par Mme Magdalena Álvarez Arza, vice-présidente de la BEI, et M. Li Yong, ministre chinois des finances.

Mme Álvarez Arza, vice-présidente de la BEI, a commenté l’événement ces termes :

« la Banque est heureuse de contribuer aux efforts déployés par le gouvernement chinois pour relever les défis mondiaux que posent les changements climatiques.

Ce concours est un nouveau témoignage de notre engagement en faveur de la diminution des émissions de gaz à effet de serre ; il s’agit de la dernière en date d’une série d’opérations très réussies réalisées avec les autorités chinoises dans cette région depuis 2007, année où le premier prêt-cadre pour la lutte contre les changements climatiques a été accordé à la Chine. Cette initiative représente bien plus qu’un financement, elle est l’occasion idéale pour la Banque, sur la base de son savoir-faire et de l’appui qu’elle peut apporter sur le plan technique, d’engager avec la République populaire de Chine un dialogue technique suivi et fructueux. »
Lire la suite

Des éleveurs accros aux antibiotiques.

Des inspections font état d’emploi de médicaments hors prescription pour traiter les animaux d’élevage. Ce qui serait dangereux pour l’homme. Le ministère de l’Agriculture s’est engagé à réduire de 25% en cinq ans l’usage des antibiotiques dans les élevages. Une vraie gageure quand on sait que ces traitements, pourtant soumis à ordonnance, sont parfois administrés aux bêtes sans prescription ou diagnostic vétérinaire préalable. C’est ce que révèle une note adressée le 7 février aux préfets par la Direction générale de l’alimentation (DGAL), qui dépend du ministère de l’Agriculture.


Dans ce document, que nous nous sommes procuré, le directeur général adjoint de la DGAL, Jean-Luc Angot, fait état de « non-conformités majeures » constatées lors de la délivrance d’aliments médicamenteux aux éleveurs. Mélangés à la nourriture du bétail, ces antibiotiques sont utilisés pour prévenir les maladies les plus courantes.

Mais la note montre l’existence de pratiques opaques entre vétérinaires, industriels de l’agroalimentaire et certains agriculteurs. Les inspecteurs ont constaté notamment des « délivrances d’aliments médicamenteux sans prescription sur simple demande des détenteurs d’animaux ».« Cela montre qu’il est très facile pour un éleveur de se procurer des médicaments pour son bétail sans ordonnance et cela fait froid dans le dos quand on sait que l’exposition des animaux aux antibiotiques a augmenté de 12% entre 1999 et 2009 », s’insurge Sébastien Arsac, de l’association de protection animale L214.

Lire la suite

L’assaut des multinationales émergentes

Les pays émergents concentrent aujourd’hui la majorité de la production industrielle mondiale. Les émergents, c’est surtout les BRIC : le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine. Ces BRIC sont le symbole du basculement en cours depuis les pays développés vers l’ensemble des pays émergents.

http://www.dailymotion.com/video/xp5hxd

Des petits porteurs fustigent la Grèce

En activant les clauses d’action collective, la Grèce provoque le mécontentement de certains investisseurs. Une association allemande de petits actionnaires a décidé de porter plainte.

"Ici sont les voleurs" (Athènes, 20 mai 2010)

L’association allemande de défense des petits actionnaires SdK a annoncé vendredi qu’elle étudiait la possibilité de porter plainte contre la Grèce à cause de la volonté d’Athènes d‘activer les clauses de restructuration forcée de sa dette.

Lire la suite

Grèce : La “révolution des patates”

Quand les Grecs décident de se passer des supermarchés… Alors que les revenus dégringolent et que le coût de la vie augmente, les Grecs ont trouvé le moyen de payer trois fois moins cher leur kilo de pommes de terre.

Certains parlent déjà d’une “révolution des patates”… Tout a commencé il y a deux semaines dans la ville de Katerini (nord), quand un groupe d’activistes locaux a lancé un site qui propose aux consommateurs de commander directement leurs pommes de terre aux fermiers. Les acheteurs peuvent ensuite récupérer leur commande à un point de rendez-vous pendant le week-end. Le succès a été immédiat.

Ces deux dernières semaines, les cultivateurs locaux ont vendu 100 tonnes de pommes de terre. À Thessalonique, des apprentis agriculteurs se sont inspirés de cette réussite pour lancer à leur tour un programme de vente directe. Des dizaines d’autres villes comptent également suivre le mouvement.

Ce procédé permet aux fermiers de vendre leur marchandise à un prix plus élevé que celui payé par les distributeurs mais à un prix moins élevé que celui proposé par les supermarchés aux consommateurs, si bien que les cultivateurs comme les acheteurs se retrouvent gagnants.

Lire la suite

Le Brésil, puissance mondiale : vers un atlantisme du Sud ?

En tant que puissance régionale, le Brésil dispose d’un potentiel économique qui devrait lui permettre de renforcer dans les prochaines années son influence sur la politique mondiale. Alors que les relations transatlantiques ont connu un essoufflement durant les dix dernières années, le Brésil n’a-t-il pas une carte à jouer pour affirmer un atlantisme passant par le Sud ?

Durant les dix dernières années, plus de 20% de la population brésilienne est sortie du seuil de pauvreté. Sous la présidence de Lula, plus de 30 millions de Brésiliens ont rejoint la classe moyenne. Véritable levier de croissance et de modernisation économiques pour le Brésil, cette classe moyenne vient briser la tradition inégalitaire de l’ancienne colonie portugaise et donne au Brésil une image renouvelée qui dynamise les entreprises et renforce l’attractivité du pays pour les investisseurs étrangers.

À l’horizon 2025, la Banque mondiale estime d’ailleurs que le Brésil sera la 5e puissance économique mondiale en s’appuyant sur des secteurs qui forment l’ossature de l’économie brésilienne.

Lire la suite

Un épouvantail nommé Europe

Paradis de l’euthanasie, patrie du socialisme, berceau de la crise de la dette… Dans la campagne pour les primaires républicaines américains, l’Europe apparaît comme le contre-modèle absolu pour effrayer les électeurs américains.

En Europe, on élimine les vieux décrépits, les capitaines sont les premiers à quitter le paquebot en train de couler, l’euro chancelant demeure un foyer d’infection dangereux pour le reste du monde, des Etats-providence pesants et prohibitifs asphyxient le dynamisme économique et les jeunes paient la facture de la crise.

Malgré 65 ans de plus ou moins bons et loyaux services, les anciens alliés européens en prennent plein la figure lors de ces élections primaires américaines : ils font office de tête de Turc sur laquelle les candidats républicains à la présidence prennent plaisir à cogner.

Que les politiciens s’insurgent les uns contre les autres lors des campagnes électorales fait partie du jeu. Rick Santorum n’est pas le premier conservateur qui clame, avec peu de respect pour la réalité, qu’aucun vieillard n’est plus en sécurité aux Pays-Bas depuis la légalisation de l’euthanasie. Mais dans la campagne actuelle, les choses prennent une ampleur inédite. S’y ajoute quelque chose d’encore beaucoup plus pénible pour les Européens : une certaine pitié. Comme si l’Europe n’avait plus aucune importance.

Lire la suite

La Libye abandonnée à son sort

Désertée par les Occidentaux, la Libye sans Kadhafi risque d’être divisée en deux.

Ce devait être le grand succès international du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Mais la Libye post-Kadhafi semble inexorablement basculer dans l’impasse. L’annonce surprise, mardi, par des chefs de tribus et de milices de l’est du pays, de l’autonomie de la région de Cyrénaïque a fait l’effet d’une bombe. “La région fait le choix du système fédéral », ont affirmé devant des milliers de personnes près de 300 miliciens et chefs de tribu. Ceux-ci ont désigné un Conseil intérimaire, composé de portefeuilles aussi importants que le Pétrole ou la Défense. À la tête de la nouvelle entité baptisée Cyrénaïque, qui s’étend de la frontière égyptienne à Syrte (centre-nord), a été nommé Ahmed Zoubaïr, cousin de l’ancien roi Idriss al-Sénoussi, renversé par Kadhafi en 1969.

Lire la suite

Russie : Poutine jusqu’en 2018

Par Alexandre Latsa

Le 04 mars 2012, le peuple russe a voté et n’en déplaise à certains, il a voté massivement pour que Vladimir Poutine dirige la Russie jusqu’à 2018. Après le dépouillement de 99,3% des bulletins, Vladimir Poutine arrive en tête du scrutin avec 63,6% des suffrages, suivi par Guennady Ziouganov (17,19%) et Mikhaïl Prokhorov (7,98%). Vladimir Jirinovski obtient 6.22% et Serguey Mironov 3,85%. Le taux de participation s’est établi à 65%.

Élection de Poutine, mauvaise nouvelle pour Washington

Le résultat de cette élection est simplement une confirmation de ce que tous les analystes lucides et sincères avaient prévu, à savoir un Vladimir Poutine obtenant entre 50 et 65% au premier tour. En effet, tous les instituts de sondages le donnaient gagnant au 1ier tour.

Ce vote est aussi un événement géopolitique d’une portée qui échappe encore sans doute à la très grande majorité des commentateurs. L’élection de Vladimir Poutine pour un troisième mandat, qui est incompréhensible à travers le prisme médiatique français, s’inscrit pourtant dans une séquence historique russe parfaitement cohérente.

En mars 2000 lorsque Vladimir Poutine est élu avec un peu plus de 50% des voix, le pays est ravagé par une décennie postsoviétique “eltsinienne”, et il sort d’une crise économique majeure. Propulsée par le système Eltsine, l’élection de Vladimir Poutine par la population russe se fait principalement par défaut. Inconnu, ce dernier apparaît cependant très rapidement comme un homme à poigne et son style sec et autoritaire est perçu positivement par la population russe. Vladimir Poutine apparaît dès le début des années 2000 comme une sorte de sauveur, qui restaure l’ordre public. Sa seconde élection en 2004 avec près de 70% des voix au premier tour sera un plébiscite. Le deuxième mandat de Vladimir Poutine sera une période de redressement économique incontestable pour la Russie.
Lire la suite

A propos de la « valeur travail »…

Décidément, cette campagne ne satisfait personne. Ni les candidats ni les observateurs, encore moins les Français. Ces derniers, dans leur grande sagesse, paraissent déçus, agacés, voire frustrés, considérant que les débats volent bas et nourrissent des rancoeurs plutôt que des espérances. Il existe pourtant un thème qui fut effleuré, puis déserté, et qui aurait mérité bien mieux que la cacophonie et la confusion dont il a fait l’objet : le travail. Ou plutôt, comme dit le vocabulaire du jour, la « valeur travail ».

Voilà une curieuse formule, au premier regard. Car le travail, par lui-même, n’est pas à proprement parler une « valeur ». Il fait l’objet d’un jugement de valeur, sur le registre moral, quand certains le jugent haïssable et d’autres bénéfique. Il est d’autre part source de valeur ajoutée, cette fois sur le registre économique. Mais il est fort rare qu’il puisse tenir lieu, à lui seul, de valeur. Certes, des exceptions sont signalées : dans « Travail, famille, patrie » - devise tristement célèbre d’un régime de déshonneur et d’ignominie -, le terme devient l’équivalent d’un idéal civique.

Reste que la diversité des significations associées au terme « travail » est source, elle aussi, de confusions multiples. Parle-t-on de l’activité humaine en général, façonnant la nature et transformant le monde, ou bien du marché de l’emploi, ou encore des salariés, par opposition aux capitalistes ? Il suffira de passer subrepticement d’un registre à l’autre pour engendrer faux débats et vaines invectives. Et pourtant ! La valeur humaine que l’on accorde socialement au travail demeure une grande question. Elle peut et doit susciter un débat de fond.

Lire la suite

Le rôle de la Banque de France dans une nouvelle politique du crédit

La Banque de France est une vieille dame méconnue. Certes, son activité au sein des commissions départementales de surendettement ou son rôle dans l’impression des billets en euros ont été médiatisés. Cependant, il est une expertise le plus souvent ignorée : sa capacité à évaluer la situation 
des entreprises.

La Banque gère un fichier 
de 250 000 entreprises résidentes dont le chiffre d’affaires est supérieur à 750 000 euros ou dont le montant des crédits bancaires accordés est supérieur à 380 000 euros. Sont ainsi cotées plus de 75 % des entreprises de la plupart 
des secteurs. Un champ bien plus large que celui des agences de notation qui n’en évaluent au mieux que quelques centaines.

Le système de cotation de la Banque comporte 13 positions

qui vont de 0, la plus favorable, 
à P, cote qui indique que l’entreprise est engagée dans une procédure collective (redressement 
ou liquidation). La Banque de France est également à même de fournir des études détaillées aux collectivités territoriales sur 
des secteurs ou des zones d’activité. Elle a ainsi élaboré une étude sur le secteur de l’armement de Tulle ou sur les potentiels économiques comparés des régions lyonnaise et marseillaise.

Lire la suite

« Le problème n’est pas la Grèce mais la finance spéculative qui l’a rendu possible »

La finance sans visage, voilà l’ennemi.” Depuis que François Hollande s’est lancé sur ce thème au Bourget, la formule – volontairement floue – a fait florès. Jerôme Cazes, spécialiste des risques financiers – il a été directeur général de l’assureur-crédit Coface – se montre doublement plus précis que le candidat socialiste. S’il cible d’abord la finance spéculative et non la finance en général, c’est pour mettre dans son collimateur plus particulièrement les activités pour compte propre des banques.

En délaissant le crédit pour une quête forcenée de rentabilité, le système bancaire est devenu intrinsèquement un facteur de risque ; danger qui n’a d’ailleurs pas manqué de se concrétiser”, analyse l’expert qui met radicalement en cause les états-majors financiers de l’Hexagone pour leur défense obtue – et intéressée – de la banque universelle. Pour éclairer l’opinion sur ces enjeux essentiels et mettre en scène les acteurs de façon vivante et accessible, Jerôme Cazes a emprunté une voie originale, celle d’une fiction qui prend la forme d’un thriller” financier haletant – forcément haletant.

Pourquoi un thriller ? Cette forme m’a paru adaptée pour décrire un monde – celui de la finance – réputé compliqué et ennuyeux qui place avec tous ces acronymes l’opinion dans un rapport d’infériorité. La finance fonctionne pourtant avec des invariants à la portée de la compréhension de tout le monde. Les motivations des acteurs relèvent de la même logique que celles d’un détective privé dans un thriller. La complexité du sujet est bien réelle.

Si elle permet d’écarter les curieux, elle dépasse bien souvent l’entendement même des opérateurs, ce qui la rend dangereuse. Il est temps de revenir à des mécanismes simples et compréhensibles. Cette conviction que je me suis forgée après une expérience professionnelle de plusieurs années dans une grande banque, j’ai voulu la faire partager à mes lecteurs en faisant preuve de pédagogie. J’y décris la prochaine crise de crédit, encore pire que la crise actuelle, dont le point de départ est situé dans les fonds municipaux américains, impliquant des investisseurs internationaux dont chinois et français. J’y décris aussi des milieux financiers qui sont à des années lumière des enjeux collectifs et de l’intérêt général.

La finance spéculative

Lire la suite

Les Chinois peuvent chasser l’ours polaire pour 60.000 euros

Une agence de voyage propose aux riches Chinois de partir en «safari» au Canada… Des vacances dont ils se souviendront toute leur vie: voilà ce que promet une agence de voyages, baptisée «I love hunting club», aux Chinois fortunés prêts à mettre 60.000 euros dans une expédition de dix jours dans le grand nord canadien. Au programme, vol en première classe, hôtel cinq étoiles, mais surtout chasse à l’ours polaire et transformation de la bête en tapis pour ramener un souvenir, rapporte le Guangzhou Daily.

Basée à Pékin, l’agence vend de l’aventure aux citadins: «L’ours polaire est le plus grand prédateur naturel d’Amérique du nord, peut-on lire dans la brochure. Leur poids peut atteindre une tonne et ils peuvent mesurer plus de trois mètres. Les grands mâles sont les plus majestueux, les plus beaux prix de chasse.»

Un DVD et un tapis en souvenir

Les touristes partent à l’assaut des ours sur des traîneaux tirés par des chiens, accompagnés par des Inuits. Munis d’un fusil puissant, et formés à s’en servir, ils peuvent ensuite partir en chasse sous l’œil d’un photographe et d’une caméra qui leur fourniront les images souvenirs de leur expédition. Le gouvernement canadien accorde des permis de chasse limitant le butin à un ours mâle par touriste.

D’autres sites proposent aux Chinois de partir en chasse pour les vacances : ours bruns, rhinocéros, cerfs,… Le dirigeant de l’agence «52safari» dément avoir organisé des chasses à l’ours polaire, mais a retiré la page Web de son site proposant ces voyages, après que le quotidien britannique The Daily Mail se soit fait l’écho de ces activités. On peut néanmoins toujours y voir des photos et des vidéos attisant les instincts chasseurs des touristes chinois.

20minutes.fr

Les “touristes” américains ne sont pas en reste :

http://www.dailymotion.com/video/x3hx1g

Islande : L’ex-Premier Ministre jugé suite à la crise financière de 2008

Dans le Musée de la culture islandaise, en haut d’une colline du centre-ville d’où l’on voit la banque centrale, la Haute Cour de justice et les bureaux du chef du gouvernement, l’Islande juge son ancien premier ministre.

http://img856.imageshack.us/img856/9387/16530053ca4ben2008geirh.jpg

Geir Haarde occupait cette fonction en 2008 quand son pays, sidéré, vit ses banques faire faillite et son économie s’effondrer.

C’est un tribunal spécial, seul apte à juger un ministre et interpellé pour la première fois, qui a été saisi. Et la mise en scène est spectaculaire : si elle n’est pas transmise en direct, les Islandais en suivent heure par heure le déroulement sur Internet. Plus de 60 témoins sont appelés à témoigner, dont une brochette de ministres présents et passés.
Lire la suite

L’ Écosse bascule du pétrole vers les énergies marines

Les entreprises qui innovent dans l’énergie des vagues et des courants viennent tester leurs machines dans les îles Orkney.

Il faut compter plus d’une heure de bateau depuis Kirkwall, principale ville des îles Orkney, pour atteindre dans l’aube frisquette de cette fin septembre le détroit de Warness, qui sépare l’océan Atlantique de la mer du Nord. Là, est perfectionnée depuis 2006 la turbine OpenHydro, qui devrait bientôt produire de l’électricité à partir des courants marins entre Paimpol et l’île de Bréhat, dans une « ferme » gérée par EDF. L’électricien français a en effet prévu de raccorder 4 à 10 de ces turbines en 2011 pour une puissance globale de 2 à 4 MW.

Mais pour le moment, les conditions du détroit de Warness, où le courant atteint quatre mètres par seconde, sont idéales pour améliorer l’invention américaine, dont la société irlandaise OpenHydro a acquis la licence en 2005. Cette turbine-rotor à centre ouvert directement posée au fond de l’eau, de 6 mètres de diamètre et d’une puissance de 250 kilowattheures, a été la première machine du genre connectée au réseau électrique national. « Nous travaillons avec EDF, qui a une forte expertise dans l’hydroélectricité, notamment avec le barrage de la Rance, pour développer une turbine de 16 mètres de diamètre », explique Sue Barr, chef de projet. Transfuge de l’industrie pétrolière, elle incarne la rapide conversion du pays aux énergies marines.

De l’autre côté de l’île, à Stromness, l’Oyster (huître) géante de la société écossaise Aquamarine subit les derniers réglages avant d’être reliée au réseau électrique. Cette machine en forme de L de 12 mètres sur 18 s’ouvre et se ferme au gré des vagues et injecte de l’eau sous pression jusqu’à une minicentrale hydroélectrique traditionnelle située au bord de l’eau. « C’est un système très simple, sans aucun élément électronique, ni transformateur ni aucun produit toxique dans l’eau », souligne le directeur opérationnel, Matthias Haag. Cet ancien de Shell, qui a dirigé la division éolienne du pétrolier, confie qu’il n’aurait tenté l’aventure avec aucune technologie concurrente, « car c’est le seul système sans risque de panne ».

Météo favorable

Lire la suite