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Union européenne : Le piège mortel du mondialisme

Hollande ou Sarkozy, quel qu’il soit, l’élection d’un président de la République, le 6 mai 2012, ne changera rien aux contraintes économiques de la France. La question économique cruciale est la suivante : comment dans le cadre d’une monnaie unique et d’une Union européenne ultra-échangiste la France peut-elle rester un pays de production ? Et a contrario comment un gouvernement peut-il sérieusement espérer créer des emplois sans rétablir des écluses douanières et monétaires ?

En dehors de Nicolas Dupont-Aignan et de Marine Le Pen, ces questions n’ont guère été abordées lors de l’élection présidentielle, elles sont pourtant déterminantes. Polytechnicien et disciple de Maurice Allais, Antraigues fait le point pour Polémia. L’intégralité de ce texte de fond est disponible en PDF.

1/3- L’Europe et l’ « ultralibéralisme »

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Québec : Le printemps des étudiants contre la hausse des droits de scolarité

Certains parlent de “printemps érable“, en écho au mouvement de contestation dans le monde arabe et au sirop d’érable, emblème du Québec. Des milliers d’étudiants manifestent depuis 12 semaines pour dénoncer la hausse de 75% des droits de scolarité.

C’est le “Printemps érable” dans la Belle province. Et il est si chaud que des milliers d’étudiants ont défilé nus jeudi dans les rues de Montréal, sous le regard amusé des policiers, pour dénoncer la hausse des droits de scolarité. Les manifestants exigent plus de “transparence” du gouvernement du Québec confronté à une contestation estudiantine sans précédent.

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Foxconn : pépins en série pour Apple

Pour les branchés, l’iPad est le top du hi-tech. Pour les ouvriers fabriquant ces tablettes, c’est le symbole de l’exploitation. En 2010, Foxconn, sous-traitant taïwanais d’Apple qui fabrique les fameuses tablettes et autres iPhones, a été accusé d’appliquer des conditions de travail inhumaines dans ses usines en Chine avec une série de suicides d’ouvriers. En avril dernier, un accord a été trouvé entre Apple et Foxconn. Tim Cook, successeur de feu Steve Jobs, s’était même déplacé en Chine pour son premier voyage officiel. Pour autant, rien n’est réglé et des ouvriers ont menacé de se jeter du toit s’ils n’obtenaient pas des hausses de salaires.

Aujourd’hui, c’est la nouvelle usine de Jundiai, dans l’Etat de Sao Paulo au Brésil qui doit affronter une menace de grève. Les salariés protestent contre le manque d’eau et de nourriture sur place ainsi que les problèmes de transports. Le problème de fond serait la défaillance des infrastructures autour de l’usine.
Pourtant, l’aventure brésilienne de Foxconn s’annonçait bien. L’année dernière, c’est la présidente brésilienne Dilma Rousseff qui a elle-même annoncé le futur assemblage d’iPad à Jundiai, ville où Foxconn travaille déjà pour HP et Sony. Cet venue de Foxconn était une condition sine qua none pour qu’Apple entre sur le marché brésilien, le gouvernement refusant les importations de matériel Un investissement de 12 milliards de dollars est d’ores et déjà annoncé. Cinq autres usines  sont aussi prévues. Une preuve du poids des pays émergents dans le marché du hi-tech. Une avenue Steve Jobs est même crée en son hommage à Jundiai.

Le problème Foxconn

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BNP, la banque qui excelle dans l’art de l’évasion fiscale

Elle se voulait exemplaire en la matière, mais la banque dirigée par Baudoin Prot est une nouvelle fois accusée de vendre des produits financiers destinés à favoriser l’évasion fiscale. Décryptage.

Les paradis fiscaux sont à la BNP ce que Kerviel est à la Société Générale… un boulet que l’on traîne, sans pouvoir s’en défaire. Mais si la Société Générale tente de prendre ses distances avec le trader fou qui lui a fait perdre 5 milliards, la BNP elle a du mal à quitter les paradis fiscaux.

Ce vendredi, c’est Libération qui détaille une nouvelle fois les pratiques de la banque en matière d’évasion fiscale. Le quotidien accuse en effet la banque de vendre à ses riches clients, résidants en Suisse ou à Monaco, un produit financier leur permettant d’échapper à l’impôt.

Le Luxembrella, déjà révélé en 2010 par une enquête du journal Marianne, est né en 2005 grâce à une faille de la législation. Cette année là, la nouvelle directive sur la fiscalité de l’épargne impose un prélèvement à la source (20%) de tout produit financier distribué dans un pays où le secret bancaire est conservé, comme au Luxembourg et en Autriche. En clair, dans chaque pays où il est impossible d’obtenir des informations fiscales sur des contribuables, l’Etat s’oblige à taxer à la source les revenus du patrimoine venant de comptes ouverts par des ressortissants européens. A la fin de l’année, les administrations fiscales font leurs comptes et l’Autriche et le Luxembourg peuvent être amenés à rembourser des sommes conséquentes à leurs voisins européens.

Une longue histoire d’amour avec les Paradis Fiscaux

Le problème c’est que la BNP, plus que toutes les autres grandes banques françaises, s’est fait sa petite réputation en matière d’évasion fiscale. En 2009, au moment du G20 de Londres, une enquête du magazine Alternatives Economiques estimait à 189 le nombre de filiales que la banque détenait dans les Paradis fiscaux. Pour éviter la polémique, la ” Star des Paradis Fiscaux ” décide de montrer l’exemple en fermant ses filiales controversées. Ce qu’elle fera à Panama et aux Bahamas.

L’Expansion

Pierre Larrouturou : « Tous, collectivement, et nos élus, et les citoyens, nous devons être au rendez-vous de l’Histoire !»

Interview exclusive d’Olivier Berruyer

Homme politique français, spécialiste des questions d’économie, Pierre Larrouturou a fait partie des rares à avoir prédit la crise de 2007. Avec le succès que l’on a pu constater. Cinq ans plus tard, il est l’un des fondateurs du collectif « Roosevelt 2012 », qui dénonce le silence général sur la gravité de la situation économique mondiale… et, surtout, propose 15 réformes immédiates pour échapper au pire. Rencontre.

Olivier Berruyer : Un vent d’optimisme souffle actuellement sur le pays. Cela signifie que la crise est finie ?

Pierre Larrouturou : Non la crise n’est évidemment pas finie ! Les chiffres du chômage pour le mois de février totalisent 20 000 chômeurs de plus, et 100 000 personnes qui tombent en fin de droits. C’est vraiment dramatique. D’autant plus que nous ne sommes pas encore tombés en récession, alors que c’est le scénario le plus probable : l’Allemagne a eu un 4ème trimestre 2011 négatif, l’Espagne vient d’annoncer qu’elle était en récession, l’Italie et l’Irlande suivent, et d’énormes nuages s’accumulent au-dessus de l’économie mondiale. La zone euro ne va pas bien, mais à nos yeux les États-Unis et la Chine sont encore plus instables. Nous risquons d’aller vers une crise plus grave que celle de 2007-2008.

O.B. : Alors on parle de l’Iran, qui est un risque géopolitique et économique majeur, mais les mêmes dangers pourraient venir de la Chine ?

P.L. : Je suis très inquiet de la situation chinoise. Depuis 2002, je parle de la dette américaine et dis qu’une fois que les États-Unis seront tombés, ce sera au tour de la Chine, avec un risque de conflit militaire. Tout le monde dit que la crise qu’on vit est semblable à celle de 1929. Or la crise de 29 a débouché sur la barbarie, et on n’a fait aucun saut moral suffisant pour être sûr que la crise actuelle ne fera pas de même. Il y a déjà 20% de chômage en Chine, et je le répète, les deux moteurs de son économie sont en train de tomber en panne simultanément. On a vu ce que ça a donné en Espagne : une bulle explose, il y a tellement de manifestations que Zapatero, un démocrate, démissionne et provoque des élections anticipées. En Chine, les tenants du pouvoir n’ont aucune envie de laisser ; ils sont même en train de se battre pour savoir qui va l’avoir l’année prochaine. Et ils annoncent qu’ils vont doubler leur budget militaire…

O.B. : Ils nous expliquent en tout cas que, grâce au Mécanisme européen de stabilité, il n’y aura plus de problèmes… Quelle est votre opinion sur ce qui a été voté durant le dernier trimestre de 2011 ?

P.L. : Il est incroyable, voire choquant, de voir comment nos dirigeants réagissent trop peu et trop tard. Le problème de la Grèce aurait pu être réglé il y a deux ans, en trois semaines. Officiellement, tout le monde est désormais d’accord pour qu’il y ait une « taxe Tobin » alignée sur le principe de la TVA – laquelle ne choque personne. Si, depuis trois ans, on avait pris ne serait-ce que 0,1% sur les transactions financières, destiné à une caisse gérée par le Parlement européen, ce dernier aurait accumulé au moins trois cent milliards. On aurait pu non seulement inviter la Grèce à davantage de rigueur, mais surtout desserrer l’étau,  lui donner en quelques semaines l’oxygène qui lui manque, sans avoir besoin de l’unanimité de dix-sept ou vingt-cinq pays. Le Parlement européen aurait pu gérer la situation. Et malgré cela, on voit qu’on perd du temps. Tout le monde est officiellement d’accord, mais en réalité le pouvoir des lobbys financiers est terrible.

On peut comprendre que les Allemands ne veuillent pas payer pour les Grecs ! Tout le monde dit que les Allemands sont riches et qu’ils peuvent payer, mais d’après l’équivalent de l’INSEE en Allemagne, les salaires moyens en euro constant on baissé de 4,2% pour l’ensemble des salariés allemands depuis dix ans. Hartz IV, ce ne sont pas juste quelques personnes qui ont souffert : les chiffres officiels montrent que 80% des allemands ont vu leur salaire réel reculer depuis dix ans, et qu’il faut être parmi les 10% d’en haut pour avoir vu son salaire augmenter. Si on ajoute tous les clichés qu’on peut connaître sur les Grecs, leur paresse, etc., on peut comprendre que les Allemands n’aient pas envie de les aider… Or ce n’est pas au peuple de payer, c’est aux marchés.

Les Crises

Chine : Un modèle économique miné de l’intérieur

C’est à l’issue d’une conférence donnée devant une classe de MBA de l’Essec que Wang Xiaozu, professeur de finance à l’université de Fudan (Shanghaï), a réalisé à quel point le capitalisme de Wall Street a perdu son attrait au profit du modèle hybride chinois : “Un étudiant est venu me demander ce que la France peut apprendre du modèle chinois. C’était absolument impensable avant 2008 !

L’anecdote du professeur Wang n’est pas qu’insolente pour les Occidentaux, elle le fait tout autant sourire du point de vue chinois. Car, de l’intérieur, le système est sous le feu des critiques. Surtout le rôle prééminent que s’attribue l’Etat, acteur central, accusé de faire ses affaires entre ses entreprises publiques, ses banques, ses passations de marchés, au détriment de la petite entreprise privée, du petit épargnant, du peuple, des Chinois.

“NOUS DEVONS BRISER LEUR MONOPOLE”

Début avril, le premier ministre en personne s’est attaqué à un pilier du capitalisme d’Etat. “Franchement, nos banques font des profits bien trop faciles, a lancé Wen Jiabao. Pourquoi ? Parce qu’un petit nombre de banques majeures occupent une position de monopole, ce qui signifie qu’on ne peut que se tourner vers elles pour les crédits et les capitaux.” Et de conclure : “Nous devons briser leur monopole.”

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Les départements dépensent cinq fois plus qu’il y a 25 ans

Une étude de la banque Dexia Crédit Local, publiée par Les Échos, chiffre les dépenses sociales des collectivités locales à 472 euros par habitant en 2010. Elles devraient encore augmenter.

Les dispositifs de protection sociale coûtent très cher aux collectivités locales, c’est ce qui ressort d’une étude réalisée par la banque Dexia Crédit Local en partenariat avec l’Association des départements de France, et publiée ce vendredi dans le quotidien Les Échos.

En 2010, les départements ont consacré 472 euros par habitant, soit au total 29,1 milliards d’euros. Cette somme représente en moyenne 57 % de leur budget annuel, mais surtout elle a quintuplé depuis 25 ans. En 1985, ces dépenses sociales ne représentaient que l’équivalent de 6,3 milliards d’euros.

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Une poignée de compagnies contrôle l’industrie alimentaire

Les centaines de marques que nous retrouvons sur les tablettes des supermarchés nous donnent l’impression que notre argent va à un nombre aussi grand de compagnies différentes. Or, ça n’est pas le cas: une grande majorité de ces marques appartiennent à une poignée de compagnies. Le graphique suivant donne un aperçu d’où notre argent va réellement.

(Cliquer ici pour une version pleine résolution)

Pourquoi cette convergence est-elle néfaste? Cette question est légitime: en quoi le fait que ces marques soient contrôlées par si peu de compagnies est-il une mauvaise chose? N’est-ce pas simplement le résultat fonctionnel de notre système économique?

En fait, nous croyons que cette convergence est néfaste pour diverses raisons, à plusieurs niveaux qui sont tous plus ou moins inter-reliés. En voici cinq:

1 – Ces compagnies sont si grosses qu’elles ont un pouvoir politique dangereux

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Belgique : “Eurocrate, sers-toi de ta cravate” (pour te pendre)

Les syndicats de fonctionnaires européens se sont inquiétés, dans une lettre adressée aux dirigeants des principales institutions, de l’intimidation physique dont les “eurocrates” feraient l’objet à Bruxelles. Ils demandent une présence policière accrue dans le quartier européen.

Dans leur lettre, les syndicats font référence à une série d’autocollants hostiles placardés dans le quartier européen. L’un d’entre eux montre un personnage pendu, sous le slogan “Eurocrate, sers-toi de ta cravate.” [...]

Il apparaît évident qu’à la prochaine étape il y aura des blessés”, écrivent l’Union Syndicale, la Federation of European Civil Servants et Renouveau & Démocratie, qui demandent aux institutions d’interpeller les autorités belges, afin de renforcer la présence policière, mais aussi de lancer une enquête.

Les syndicats jugent par ailleurs “indispensable” que les institutions “fassent preuve du plus grand discernement dans leur communication avec la presse afin d’éviter que des médias propagent diverses allégations basées sur des généralisations hâtives et mal documentées facilitant leur exploitation ultérieure par des associations populistes dont la seule motivation est de ternir l’image de l’Europe.” [...]

La Capitale

La Baie de Goji : Attention aux produits chimiques !

En certains endroits reculés de la planète, il est encore fréquent de pouvoir vivre 100 ans ou plus. C’est ainsi que les habitants de l’Himalaya viveraient plus longtemps, plus joyeux et en meilleure santé que la plupart des Occidentaux. Sans cancer du foie, sans diabète, sans maladie du coeur, sans problèmes de cholestérol, sans arthrite, sans dépression et sans dysfonctionnement sexuel.

L’une des raisons pour lesquelles ils seraient en si bonne santé résiderait dans le fait qu’ils mangent du fruit du GOJI sauvage (Lycium Chinense ou “Tibeticum”) tous les jours. Cet étonnant fruit est – semble-t-il – le nutriment le plus concentré jamais découvert à ce jour.

Mais malheureusement, il n’est pas toujours bon pour votre santé de consommer du Goji. Les différentes formes telles que les poudres, gélules, comprimés ne sont pas à recommander, car nutritivement peu intéressantes….

http://www.dailymotion.com/video/xqjli0

Paradis fiscaux, la grande évasion

Un documentaire qui explique le fonctionnement et le rôle des 73 paradis fiscaux mondiaux dans la faillite des pays occidentaux.

Le monde n’a jamais porté autant de richesses. La vente de produits de luxe bat tous les records, le nombre de milliardaires augmente sans cesse… Pourtant les caisses des États sont désespérément vides. Où est donc passé l’argent public ?

Des Caraïbes à Jersey en passant par le Ghana, Frédéric Brunnquell a mené l’enquête sur cette “Grande évasion” et découvert le pot au rose: alors que l’ONU réclame 50 milliards pour éradiquer la pauvreté, plus de 10 000 milliards de dollars sommeillent à l’abri des regards dans les paradis fiscaux. Mais au fait, c’est quoi au juste un paradis fiscal ?

États-Unis : Vivre en voiture ou en camion, une mode (forcée)

La crise économique a initié aux États-Unis un nouveau mode de vie qui s’est organisé depuis 2008. Les gens, forcés de quitter leur maison à cause d’un colossal surendettement impossible à rembourser, ont dû trouver dans l’urgence des solutions pratiques et pragmatiques pour vivre ce revers de fortune.

Le camion et la voiture sont ainsi devenus incontournables pour survivre dans la jungle urbaine. Le hobbo des temps postmodernes refait désormais surface au volant d’un véhicule.

Dans cette réalité difficile, internet occupe une place importante pour l’échange des bons tuyaux sur les forums. Les gens tentent de vivre au mieux cette période de galère en l’agrémentant de petits trucs tirés du système “D”. Dans la presse, la chose ne passe pas inaperçue : Jalopnik, site spécialisé autour de la culture automobile, s’est fendu d’un Top 10 des meilleurs véhicules à vivre après la saisie de sa maison.

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La mort à la télé donne envie d’acheter

Cela s’appelle la théorie du management de la terreur (TMT). Et cela dit, pour schématiser, que l’homme moderne, qui n’a plus autant que par le passé à se battre pour sa survie au jour le jour, passe beaucoup de temps à raffiner les constructions symboliques (culture, estime de soi) qui servent de paravents à sa peur de mourir. Comme une version sophistiquée de l’instinct de préservation qui ne l’a jamais quitté. Plus de deux cents études expérimentales ont, au cours de ces quinze dernières années, confirmé différents aspects de cette théorie. Notamment le fait qu’à toute manifestation de la mort, chacun combat cette angoisse primordiale en renforçant les comportements valorisés par sa culture. Or, dans notre culture occidentale, la possession de biens matériels constitue un élément fondamental du système de valeurs. La conclusion logique consiste à prédire qu’une plus grande présence de la Camarde renforcera les comportements de consommation.

Je dépense donc je suis. Pour tester cette hypothèse, le chercheur israélien Ilan Dar-Nimrod (université de Rochester, Etats-Unis) s’est focalisé sur le lieu où mort et incitation à la consommation se concentrent le plus : la télévision. Les Américains en consomment en moyenne plus de 5 heures par jour tandis que les Français se contentent (si l’on peut dire) de 3 heures et 47 minutes.

Pour estimer l’impact de la mort “vue à la télé” sur l’efficacité des réclames  et l’envie d’acheter, Ilan Dar-Nimrod a mené la petite expérience suivante avec une centaine de cobayes canadiens. Comme il l’explique dans l’étude qu’il a publiée dans le numéro daté mars-avril du Journal of Social Psychology, les participants à l’expérience ont d’abord regardé une vidéo de 10 minutes extraite de la série A la Maison blanche, ne contenant aucune allusion à la mort, suivie de la diffusion de quatre spots publicitaires (pour une voiture allemande, une voiture sud-coréenne, un fast-food et des jeans). Ensuite, ils ont visionné un extrait de la série Six Feet Under, au cours duquel un bébé succombait au syndrome de la mort subite du nourrisson, suivi là encore de quatre réclames (pour une autre marque de voitures allemandes, une autre auto sud-coréenne, une autre chaîne de restauration rapide et d’autres jeans). Au terme de chacune de ces deux parties, les personnes commençaient par mettre une note à l’extrait regardé. Puis elles évaluaient l’attractivité des produits présentés dans les publicités et leur désir de les acquérir. Ceux visionnés après l’extrait de Six Feet Under ont été jugés plus attractifs que les autres. Un indice favorable à la théorie de la TMT.

Consommer en réaction à la mort, pour montrer qu’on est bien vivant. Avoir pour être, en quelque sorte. Si d’autres études confirment les résultats d’Ilan Dar-Nimrod, il est permis d’imaginer que de grandes marques auront l’idée de financer la production de nouveaux feuilletons remplis de tueurs en série tous plus performants les uns que les autres… Il n’y a pas loin de la théorie du management de la terreur au marketing par la mort.

Le Monde

Pourquoi les pauvres ne votent pas en fonction de leur intérêt économique

Ils devraient favoriser les candidats qui promettent d’augmenter les minima sociaux ou de mettre en place des politiques de redistribution plus généreuses. Or ça n’est pas toujours le cas. Des chercheurs américains ont décrypté le phénomène.

Qu’on se le dise : les citoyens économiquement les plus modestes ne sont pas toujours fans des politiques de redistribution. Du moins si l’on en croit leur vote. C’est ce que démontrent depuis plusieurs décennies les études électorales américaines. Et, de plus en plus fréquemment, les études électorales européennes.

Comme le confirme Bruno Cautrès, chercheur au Cevipof (centre de recherches politiques de Science Po), «Depuis une trentaine d’années, la sociologie, autrefois déterminante dans l’explication du comportement électoral, n’explique plus qu’en partie le vote

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