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Qu’on leur coupe la dette

« Faire des sacrifices » pour « rassurer les marchés ». On se croirait dans la mythologie grecque, mais non, on est bien dans l’Europe du troisième millénaire – et c’est la seule voie que connaissent nos élites pour sortir de la crise.

Pourtant, dans l’histoire, bien d’autres solutions ont existé – et réussi.

Partie 1 :


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L’AF et le Cercle Jacques Bainville reçoivent Michel Drac

Michel Drac était, le 13 avril 2012, l’invité du cercle Jacques Bainville dans les locaux de l’Action Française, à Paris. Quelques extraits, judicieusement sélectionnés par les organisateurs…

Partie 1 :

Partie 2 :

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«Travailler à Fukushima, c’est l’enfer»

Rares sont les employés de la centrale nucléaire accidentée à parler de leur mission. Un volontaire a accepté de témoigner. Un kamikaze de l’atome fier d’aider son pays.

«Je crois que mon chef nous a vus ensemble! Il faut que l’on sorte du magasin.» Takehiro est pris d’une montée de stress en plein rayon surgelés du FamilyMart d’Iwaki, une ville située à une quarantaine de kilomètres de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima Daiichi. Ce Japonais de 48 ans vient d’apercevoir le patron de son entreprise. «S’il se rend compte que je suis avec un journaliste, je vais avoir de gros problèmes.» Takehiro n’est pas autorisé par sa boîte à parler aux médias. Il a néanmoins accepté de mettre en danger sa «carrière» pour évoquer ses conditions de travail.

Prendre des risques, c’est la routine pour Takehiro. Il travaille sur le site ultra-contaminé de la centrale dévastée par le tsunami, le 11 mars 2011. Cet homme est un liquidateur, un terme utilisé depuis Tchernobyl pour désigner le personnel envoyé au casse-pipe après un accident nucléaire. Ils sont plus de 3000 à intervenir comme lui quotidiennement pour décontaminer la centrale ou refroidir les réacteurs.

Un liquidateur ne fait pas de vieux os sur un site aussi irradié. En mars 2011, Tepco a relevé le plafond de la limite d’exposition de 20 mSv/an à 250 mSv/an afin de pouvoir réquisitionner plus longtemps les liquidateurs. Takehiro ne semble pas au courant. «Je travaille pour le sous-traitant d’une entreprise partenaire de Tepco (ndlr: le propriétaire de Fukushima Daiichi). La limite est de 30 mSv. Au-delà, on ne peut plus venir travailler.» L’employé a encore de la marge, puisqu’il a encaissé pour l’instant 20mSv en moins d’un an.

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États surendettés : quelles conséquences ?

LA BARGE. États Surendettés : Quelles conséquences ?

Nous ne sommes qu’au début du XXIème siècle et avons déjà subit plusieurs guerres, crises financières, crises économiques et soulèvements des peuples.La crise financière a pu être stoppée grâce aux milliards que nos dirigeants ont injecté dans un système hautement spéculatif. Mais ce sauvetage des places financières a accentué l’endettement des Etats.Il nous est impossible, pour le moment, de savoir exactement quelles en seront les conséquences sociales et économiques.

Nos invités:

- Myret Zaki
- Piero San Giorgio
- Philippe Manière
- Laurent Artur du Plessis

Les lobbies qui tiennent la France

L’Expansion a enquêté sur ces réseaux d’influence qui, de Paris à Bruxelles en passant par Washington, font et défont les décisions politiques. Plongée dans les arcanes du vrai pouvoir.

Lutter contre les vieux ennemis de la paix – le monopole industriel et financier, la spéculation, la banque véreuse, l’esprit de clan. Ceux-là considèrent le pouvoir [...] comme un simple appendice de leurs affaires privées. Jamais dans toute notre histoire ces forces n’ont été aussi unies contre un candidat, unanimes dans leur haine à mon endroit. Et leur haine me fait plaisir ».

François Hollande en meeting, chauffé à blanc par des militants socialistes ? Non. Nicolas Sarkozy dans une figure de rhétorique électorale ? Toujours pas. L’auteur de ce discours prononcé au Madison Square Garden en octobre 1936 s’appelle Franklin Roosevelt, candidat sortant à la présidence des Etats-Unis.

Autres temps, autre verve. Autres moeurs, surtout : à l’ivresse rooseveltienne de défier tous les lobbies semble succéder aujourd’hui le besoin de les rassurer, l’obligation de composer avec eux. Sous surveillance – forcément négative -, le prochain président de la République, au seuil de lendemains redoutables, se prépare fébrilement à les rencontrer. Certains y verront la couardise d’une classe politique française désarmée. Peut-être.

Mais ce sont surtout les lobbies qui se sont renforcés par rapport au passé. Plus nombreux, mieux organisés, plus riches aussi. Quelques chiffres suffisent à s’en convaincre: capitale européenne du lobbying, Bruxelles compte environ 30.000 lobbies, soit en moyenne 40 par député européen, et un pour deux fonctionnaires. En France, au registre légal de l’Assemblée nationale, ouvert en 2009 pour améliorer la transparence, figurent seulement 153 “pros” de l’influence. Chiffre officiel.

L’Assemblée largement ouverte aux “visiteurs” Lire la suite

Dette publique espagnole

L’Espagne donc aurait été comme l’Irlande victime des banques? On relèvera cependant que, pendant quelques années, l’Espagne a paradé au premier rang des pays qui avaient été gagnés au libéralisme anglo-saxon. Aujourd’hui, les Agences de Notation dégradent sa dette. Les investisseurs sont réticents. Les taux appliqués à la dette espagnole se tendent fortement.

Encore une victime des Banques ? Si on passe en revue les pays qui se comportaient comme il faut (comme les Agences de notation les aiment), dont les déficits budgétaires étaient contenus, qui affichaient même parfois des excédents, on ne peut qu’être frappé de voir à quel point ils ont été trahis par leurs systèmes bancaires. L’Irlande première de la longue série des « victimes bancaires », l’Islande, l’Angleterre aussi, mais on en parle moins, l’Espagne enfin, s’opposent en ce sens aux « vieux pays » comme la France, l’Italie et la Grèce qui ont laissé déraper les finances publiques sans se préoccuper outre mesure des conséquences .

L’Espagne aurait donc été comme l’Irlande victime des banques?

On relèvera cependant que pendant quelques années, l’Espagne a paradé au premier rang des pays « libéraux », ceux qui avaient été gagné au libéralisme anglo-saxon, ceux pour qui les marchés financiers savent tout, forment les vrais prix d’à peu prés tout. Le développement du secteur bancaire espagnol avait été explosif reflétant cette conviction que ce qui est bon pour les Banques est bon pour l’économie et donc pour leur pays. A force de Crise on ne se souvient plus des ricanements des hommes au pouvoir en Espagne, sur les tiédeurs françaises. On ne souvient plus de l’esprit de reconquista économique quand l’Espagne tissait de nouveaux liens avec ses anciennes vice-royautés des Amériques. Les nouveaux conquistadores de la finance, de la banque et des marchés partaient à l’assaut de la vieille Europe, multipliaient les emplettes et s’annonçaient comme les géants de la finance de demain.

L’économie Espagnole, fonctionna alors des années à crédit et, en particulier, (est-ce une fatalité ?) comme les Irlandais, comme les Islandais, comme les Anglais et même comme les Allemands, suivirent la folie immobilière américaine soit en la copiant purement et simplement, soit en prenant d’abondantes positions dans les produits financiers subprime.
Pendant ce temps, l’endettement de l’Espagne était raisonnable et ne cessait de s’améliorer au fil des ans.  il faut se souvenir de cette époque où la dette publique espagnole était tombée à 35,8% du PNB, en baisse pendant plus de dix ans. Le budget n’était pas équilibré… il était excédentaire !

Aujourd’hui, le système bancaire espagnol ne doit sa survie qu’aux interventions de l’Etat. Ce dernier, comme en Irlande, comme en Islande etc se retrouve endetté suivant l’aide apportée.

Les Echos

Monsieur le Président: Exigez à Bruxelles le “LTRO nouveau”

Le « Long Term Refinancing Opération » lancé par la BCE de puis fin décembre 2011 – plus de 1000 milliards de liquidités versées au profit des banques – a déjà épuisé ses effets : les banques italiennes et espagnoles pourtant gavées de monnaie émise depuis Francfort n’arrivent plus à maintenir le cours des dettes publiques correspondantes.

Ultime outil de ravaudage, le LTRO  voit ses défauts mis à nu : il n’apporte aucune solution aux déséquilibres extérieurs qui causent la ruine publique et privée du Sud. Qui plus est, le stock de monnaie créée n’est pas ciblé, et tombe dans la trappe à monnaie, avec ces errances que sont sa transformation en matière première pour la spéculation, et surtout le non investissement productif.

La France est désormais en première ligne, et avec elle tout le dispositif européen (FESF et MES) qui ne peut  reposer que sur la seule Allemagne. D’où, potentiellement, un effondrement brutal de la zone euro, avec toutes ses conséquences sur la construction européennes et le reste du monde.

Il est pourtant une ultime possibilité que la violence de la crise pourrait imposer aux nouveaux dirigeants européens : le lancement d’un « LTRO nouveau » radicalement différent de l’ancien.

Le principe en est simple : Le conseil européen donne l’ordre à la Banque Centrale de lancer un LTRO massif (plusieurs milliers de milliards d’euros), et fléché selon une double orientation et répartition : public/privé d’une part , nord/sud d’autre part.

Décision bien sûr difficile, et surtout en marge de la réglementation, puisqu’elle aboutirait à un financement direct des Etats. Mais décision assurant la logique du moindre coût : choix du respect du dogme monétaire ou choix du probable chaos ?

L’objectif du fléchage doit être particulièrement clair : renouer avec une croissance plus auto centrée et moins déséquilibrée, mais aussi définanciariser l’économie, et notamment mettre progressivement fin à la dépendance financière des Etats.

LA CRISE des années 2010

Notre civilisation va t-elle s’effondrer sous son propre poids ?

A peu près inconnu en France, l’anthropologue américain Joseph A. Tainter trace un parallèle inattendu entre le déclin de l’empire romain et la situation présente des vieux empires occidentaux dont nous sommes, somme toute, les héritiers. Un parallèle qui, je crois, mérite d’être discuté. Les thèses de Joseph Tainter sont concentrées dans un ouvrage célèbre dans le monde universitaire anglo-saxon : L’Effondrement des Sociétés Complexes.

Plus une société est complexe, plus elle est fragile. « Durant les 10 000 dernières années, la résolution des problèmes a produit une complexité croissante dans les sociétés humaines », remarque Joseph Tainter. Pour continuer de croître, chaque problème rencontré signifie plus de complexité pour le résoudre. Car la croissance économique induit une population plus nombreuse, une division du travail exacerbée, des ressources naturelles en voie de raréfaction, plus d’informations à traiter – et moins de retour sur l’argent dépensé !

En mettant en oeuvre de nouvelles solutions complexes nous allons buter sur le problème des rendements décroissants – juste au moment ou nous allons être à court d’énergie bon marché et abondante. Au bout du compte, on atteint un point où toutes les énergies et les ressources à la disposition d’une société sont nécessaires uniquement pour maintenir son niveau actuel de complexité. Puis, quand le climat change ou qu’arrive la fin du pétrole, les institutions proches du point de rupture s’effondrent et l’ordre civil avec elles. Ce qui émerge ensuite c’est une société moins complexe, organisée sur une plus petite échelle.

M. Tainter a-t-il raison ? Quand la complexité augmente, les sociétés doivent ajouter de plus en plus de niveaux de gestion, mais dans une hiérarchie, un individu doit tenter de conserver une vue d’ensemble, et cela commence à devenir impossible. À ce moment-là, les hiérarchies cèdent leur place à des réseaux dans lesquels la prise de décision est distribuée. Nous en sommes à ce point : notre efficacité réside dans notre prise de décision très distribuée. Cela rend les sociétés occidentales modernes plus résistantes que celles dans lesquelles la prise de décision est centralisée, comme dans l’ancienne Union soviétique.

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Le Medef, dernier bastion de la lutte des classes

Par Éric Verhaeghe

En France, la lutte syndicale s’inscrit dans une longue tradition d’opposition entre patrons d’un côté et salariés de l’autre. Les dirigeants semblent incapables de percevoir les forces de notre pays : innovation et entrepreneuriat ; tandis que les syndicats salariés semblent ne pouvoir exister qu’au travers de l’affrontement. Une situation archaïque en comparaison d’autres pays développés.

Quelles différences séparent le patronat français et ses homologues étrangers ? J’en vois trois, qui sont essentielles.

Premièrement, le Medef ne comprend rien à l’esprit de l’entreprise contemporaine. Pour s’en convaincre, il suffit de comparer les sites Internet du Medef, de son homologue allemand, la BDI, et de leur équivalent américain, la NAM (National Association of Manufacturers).

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La faible utilité de la Bourse

On nous serine en effet sur l’aspect “indispensable” de la Bourse pour que les entreprises puissent se financer – ce qu’elles ne font que lors de l’émission d’actions nouvelles. Et à ces émissions, il convient de soustraire les rachats de leurs propres actions par les entreprises, pour aboutir aux émissions nettes.

émissions actions cotées bourse

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On observe ainsi que sur les 200 milliards d’investissements réalisés par nos entreprises, seuls 10 à 40 viennent de la Bourse. Le reste provient essentiellement de prêts bancaires et d’autofinancement. Le pourcentage de financement boursier est même de moins de 20 %.

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Travailler ? Pourquoi ? (Rediff.)

Brève critique sur la société travailliste actuelle. “Travailler plus pour gagner plus” est un slogan à la mode. Mieux encore, travailler est LA valeur primordiale de la société. On nous l’inculque depuis la naissance comme l’aboutissement de notre existence.

Et pourtant, quand prenons nous la peine de vivre ? Faut-il perdre sa vie à la gagner ? Nous n’avons pas vraiment le choix, mais tentons de comprendre en quoi le système nous force à rester dans ce schéma aliénant et voyons les pistes pour nous sauver de cet enfer.

Travail

Le travail représente la transformation arraisonnante de l’homme sur son milieu, conçue comme coopération conflictuelle, manifestation de la volonté de puissance et activité privilégiée où l’humain se manifeste comme tel, c’est-à-dire comme créateur de formes, initiateur de culture.

Dans la conception biblique du travail, ce dernier est dévalorisé comme punition du péché originel. Dans le christianisme, le travail n’est qu’une ascèse, un instrument de salut. S’il est aimé en tant que tel, comme volonté de puissance, il devient péché d’orgueil, défi à Dieu.

Poursuivant cette instrumentalisation du travail, le puritanisme puis la société marchande le réduisent à un moyen d’acquisition de richesse et de bien-être. C’est en dépit de ces idéologies, et en contradiction avec elles, que la culture européenne a développé une telle force de travail, transformatrice du monde, qu’elle lui a permis de maîtriser et de transformer le milieu terrestre — et, demain, le milieu cosmique.

Notre vision du travail : il prend une valeur pour lui-même, comme lien communautaire du peuple et comme matérialisation de projets historiques d’action sur le monde. l’essence du travail n’est donc pas “économique” et l’ouvrier ne constitue pas sa seule figure. Le Travailleur qui s’oppose radicalement au Bourgeois comme figure historiale, symbolise un type d’homme créateur, dont la personnalité se constitue par la participation au travail — en tant que volonté de puissance collective — qui donne ainsi un sens à son existence.

Dans la société contemporaine, taraudée par le modèle du loisir et du non-travail, le travail est moralement dévalorisé du fait de son organisation individualiste et marchande, et de la platitude de ses finalités (bien-être et profit). Il s’agit donc pour nous de redonner au travail son véritable sens, en insistant sur le fait que, par son travail le Travailleur se transforme, se façonne, se construit lui-même.

Texte et illustration tirés du livre « Les traditions d’Europe » d’Alain de Benoist

MBM

(Merci à Pierre Aucaret)

Historique de la “Fête du Travail”

Le premier mai c’est la fête du Travail, l’occasion… de ne pas travailler. Mais pourquoi une fête du travail ? Et pourquoi le premier mai ?

En France, l’idée d’une fête du travail, remonte à la révolution française. En 1793, un député révolutionnaire, Fabre d’Églantine, institue une fête du Travail dont la date est fixée au premier pluviôse, ce qui correspond aujourd’hui au 15 Janvier. Cette première fête du travail ne dure que quelques années. C’est en Australie qu’est née la fête du travail.

Emmanuel Todd et le Printemps arabe : Candide au pays des merveilles

En 2007, Emmanuel Todd publiait « Le rendez-vous des civilisations » en collaboration avec le démographe Youssef Courbage. Ce livre se voulait une réponse au « Choc des civilisations » de Samuel Huntington. L’ouvrage reprenait une analyse récurrente chez Emmanuel Todd, qui consiste à expliquer les évolutions politiques d’un pays en fonction de son schéma démographique.

« Le rendez-vous des civilisations » s’intéressait donc particulièrement au monde musulman. Si les auteurs notaient une très forte disparité entre les différents pays, leurs conclusions sur les pays du Maghreb étaient sans appel : en croisant les indices de fécondité, le taux d’alphabétisation (notamment des femmes) et l’évolution des structures familiales, l’on nous expliquait que ces pays avaient entamé une évolution démographique qui les conduiraient à terme à s’aligner sur les standards occidentaux.

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Les vendeurs de maladies

Ces laboratoires qui inventent de toutes pièces une pathologie pouvant correspondre à la nouvelle molécule qu’ils viennent de mettre au point, parfois malgré des effets secondaires avérés, pour lesquels ils ont déjà prévu de nouveaux médicaments.

Pendant plus de six mois, les équipes de Cash Investigation ont enquêté sur certaines pratiques de l’industrie pharmaceutique et ont découvert l’invraisemblable : depuis une quinzaine d’années, de grands laboratoires inventent des maladies pour vendre toujours plus de médicaments!

Fausses pathologies, syndromes fictifs…, cette pratique à but commercial peut nuire gravement à la santé à cause des effets secondaires de ces médicaments. Une enquête inédite au cours de laquelle les journalistes ont réussi à rassembler les preuves de tels agissements à l’étranger comme en France.

Partie 1 :


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L’OIT attend 202 millions de chômeurs en 2012

Les politiques d’austérité assombrissent les perspectives de l’emploi dans le monde et quelque 202 millions de personnes seront au chômage cette année, selon le rapport sur le travail dans le monde 2012 de l’Organisation internationale du travail.

L’austérité budgétaire et les réformes brutales du marché du travail n’ont pas permis la création d’emplois et provoqué au contraire une situation « préoccupante » sur le marché mondial du travail, qui ne montre aucun signe d’amélioration, a estimé dimanche l’Organisation internationale du travail(OIT).

« Notre chiffre estimé provisoire pour l’année 2011 est que le chômage total serait de 196 millions, et nous passerions en 2012 à 202 millions, une augmentation de 6 millions, et en 2013 à 207 millions, une augmentation de 5 millions supplémentaires », a déclaré le directeur de l’Institut international d’études sociales de l’OIT, Raymond Torres, lors d’une conférence de presse. « Ceci voudrait dire qu’on aboutirait à un taux de chômage d’environ 6,1% en 2012 », a-t-il souligné. Cela pose d’autant plus problème, pour l’OIT, qu’environ 50 millions d’emplois font toujours défaut par rapport à la situation qui prévalait avant la crise de 2008.

Pour l’organisation basée à Genève, il est peu probable que l’économie mondiale croisse à un rythme suffisant ces deux prochaines années pour, simultanément, combler le déficit d’emplois actuel et fournir du travail à plus de 80 millions de personnes qui devraient arriver sur le marché du travail au cours de la même période.

Les mesures d’austérité dénoncées

Pour l’OIT, les difficultés d’accès au crédit, notamment pour les PME dans les économies avancées, et les mesures d’austérité mises en place pour « apaiser les marchés financiers » sont à l’origine de cette dégradation de la situation de l’emploi. « L’austérité n’a pas produit plus de croissance économique », a souligné M. Torres, critiquant des politiques d’austérité « contre-productives » ayant conduit à une faible croissance économique et à des destructions d’emploi sans pour autant avoir réduit de façon majeure les déficits budgétaires. « Par exemple, en Espagne, le déficit a été réduit d’un peu plus de 9% du PIB en 2010 à 8,5% du PIB en 2011: une très petite réduction après un programme d’austérité drastique », a fait valoir M. Torres. Pour l’OIT, « le piège de l’austérité est en train de se refermer ».

L’OIT encourage donc les gouvernements à mettre en place des stratégies de relance de la demande intérieure et se félicite que dans certains pays, comme en Inde, en Amérique latine, en Afrique du Sud ou plus récemment en Chine, les salaires semblent augmenter progressivement pour rattraper la productivité.

Les Echos

La malédiction du plastique (Rediff.)

Villes et campagnes, montagnes et déserts, rivières et fonds sous-marins : les déchets de plastique ont tout envahi. Alors que ce matériau n’existe que depuis un siècle, il polluera encore l’environnement dans plusieurs milliers d’années. Le constat est alarmant, mais une prise de conscience commence à se faire à l’échelle mondiale.

Comment faire face à la menace écologique que font peser les déchets plastiques ? Un tour du monde à la fois loufoque et très documenté.

Bruxelles préparerait un “Plan Marshall” de 200 milliards d’euros

Selon le journal espagnol El Pais, la Commission européenne prépare un plan d’investissement de 200 milliards d’euros pour réactiver la croissance en Europe.

 La Commission européenne prépare un plan d’investissement capable de mobiliser 200 milliards d’euros d’investissements publics et privés pour réactiver la croissance en Europe, selon le journal espagnol El Pais qui cite des “sources européennes“. ”Le projet vise à lancer des investissements pour une valeur de 200 milliards d’euros en infrastructures, énergies renouvelables et technologies de pointe (avec une participation privée)“, avance le quotidien.

Deux voies de financement

L’Union européenne pourrait opter pour deux voies de financement. La plus probable passe par un “montage financier” qui s’appuierait sur la Banque européenne d’investissement (BEI) et le Mécanisme européen de stabilité financière (EFSM), poursuit El Pais. Il s’agirait ainsi d’utiliser 12 milliards d’euros encore non utilisés du EFSM pour attirer des fonds privés qui viendraient renflouer la BEI et serviraient de “garantie pour lancer des projets d’infrastructures publics-privés“. Pour y parvenir, le montage s’appuierait sur des “instruments financiers sophistiqués et des obligations” garanties par l’UE et servant à financer ces projets qui seraient destinées “à des fonds de pensions et autres investisseurs“, poursuit le quotidien.

Injection de 10 milliards d’euros au capital de la BEI

L’autre option de financement passe par l’injection, de la part des pays membres, de 10 milliards d’euros au capital de la BEI. Une voie moins probable compte tenu de l’”asphyxie” de leurs comptes publics. Selon le quotidien, ce plan devra être présenté lors de la rencontre, non prévue jusqu’à cette semaine, des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE qui pourrait se tenir avant un sommet programmé lui de longue date les 28 et 29 juin.

La Tribune