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Notre pain quotidien

Film documentaire réalisé et co-produit par Nikolaus Geyrhalter, sorti en France au cinéma le 14 mars 2007. Il décrit des moyens technologiques employés par l’industrie agroalimentaire ou certains aspects du monde du travail, comme l’automatisation, sans aucun commentaire du narrateur.

Le documentaire fournit des images sur le fonctionnement des plus grandes industries agroalimentaires européennes que ce soit dans le domaine de la production des fruits et légumes que dans celle de la viande. Le décor est constitué de champs, d’usines, d’abattoirs, et le réalisateur utilise de longs plans fixes y compris pour filmer les ouvriers en train de manger.

Partie 1:



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L’or noir libyen suscite bien des convoitises

Etats et sociétés pétrolières rivalisent d’ingéniosité pour s’attirer les faveurs du nouveau régime.

Dès 2013, la production de pétrole devrait être revenue à la normale en Libye. C’est ce qu’affirment à la fois une étude du cartel des pays producteurs, l’OPEP, et l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Avec 1,6 million de barils livrés par jour, soit 2,3% de la production mondiale, la Libye n’est certes qu’un petit exportateur. Mais, avant sa chute, le colonel Kadhafi avait prévu de doubler les capacités nationales, dont 85% prennent le chemin de l’Europe. Surtout, le pays abrite les plus vastes réserves d’or noir du continent africain, estimées à 44 milliards de barils. Facile d’accès, ce potentiel classe la Libye au neuvième rang mondial.

Autant dire que le bouleversement induit par la chute du régime, en place depuis 1969, suscite des rivalités. Si le Conseil national de transition (CNT) a promis qu’il honorerait les contrats en cours, une redistribution des cartes est néanmoins à l’ordre du jour. Etats et majors pétroliers se disputent les faveurs des nouveaux puissants.

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Banques : Une bombe à retardement à 1000 milliards de dollars

Le système bancaire européen est-il réellement à l’abri d’une crise systémique ? La division « hedge fund » de la banque américaine Goldman Sachs craint clairement que non !… Une note confidentielle destinée aux clients des fonds spéculatifs de GS a ainsi « fuité » sur le site Internet du ‘Wall Street Journal’ : un stratégiste senior de la banque, Alan Brazil, y envisage un risque sérieux d’effondrement du système bancaire en Europe, et estime que les établissements européens auraient besoin de jusqu’à 1.000 Milliards de Dollars de fonds propres supplémentaires pour résister à une aggravation de la crise des dettes publiques dans la zone Euro.

La note qui est datée du 16 août dernier, c’est-à-dire en pleine tempête sur les marchés mondiaux, dépeint une vision très sombre de l’économie mondiale en général : risque réel d’effondrement du système bancaire européen, marché de l’emploi américain anémique, et crainte d’atterrissage brutal de l’économie chinoise : « Résoudre un problème de dette en émettant davantage de dette n’a pas résolu le problème sous-jacent ! » écrit Brazil au sujet des dettes publiques.

« Aux États-Unis, la croissance financée par la dette n’a pas eu suffisamment d’impact positif sur les créations d’emplois. Les États-Unis peuvent-ils se permettre de continuer à déprécier la monnaie de référence mondiale sans conséquences graves ? » s’interroge l’expert au sujet de son propre pays…

Concernant les banques européennes, les craintes de Goldman Sachs ne paraissent pas si exagérées… si l’on en croit Christine Lagarde, la nouvelle directrice du FMI. A peine nommée, l’ex-ministre française de l’Economie s’est inquiétée publiquement le week-end dernier de la situation des banques européennes, qui auraient selon le fonds « besoin d’une recapitalisation urgente. » En Europe, les banques et les autorités réglementaires ont immédiatement contesté ces hypothèses, en invoquant les résultats des récents « stress tests » bancaires. Ces derniers ont en effet conclu que la très grande majorité des banques de la région était suffisamment capitalisées…
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La destruction des classes moyennes en France, en Europe et aux États-Unis

Par Marc Rousset

Répartition des travailleurs pauvres par secteurs d’activité en France en 2006 (source : Observatoire des inégalités)

En Europe, la destruction, mais dans les pays émergents, la montée des classes moyennes, voilà où nous conduisent le libre échange mondialiste, les sociétés multinationales qui, à l’exemple de Renault, délocalisent, ainsi que les stock options des dirigeants embarqués dans un capitalisme au service exclusif des actionnaires, n’en déplaise à Mme Laurence Parisot, présidente du Medef.

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Jacques Attali et la création de l’euro

Jacques Attali livre sur le plateau de BFM Business, le 23 septembre 2011, la pensée des décideurs de l’euro au moment de son lancement.

http://www.dailymotion.com/video/xlq4n4

Les institutions, elles sont ce que les hommes en font. Si aujourd’hui, si il y a 3 ans, si certains, dont moi qui l’avais proposé, on avait lancé le processus conduisant aux eurobonds, sans même les utiliser, on les aurait aujourd’hui, on pourrait les utiliser. C’est une question de volonté politique. On l’a pas eu à ce moment là parce qu’on n’avait pas de vision. Or il était évident, et tous ceux qui ont participé à l’histoire le savent, quand on a fait les euros, on savait que les euros disparaîtraient dans les 10 ans si on n’avait pas un fédéralisme budgétaire. C’est-à-dire des eurobonds, mais aussi une taxation européenne, mais aussi un contrôle des déficits. On le savait. Parce que l’histoire le montre. Parce qu’il n’y aucune zone monétaire qui survit sans un gouvernement fédéral. »

Stress au Travail

La série de suicides à France Telecom l’a démontré: le stress au travail est de plus en plus important dans les entreprises. Les médecins du travail le constatent de plus en plus.

Le gouvernement a exigé que dans toutes les entreprises de plus de 1000 salariés s’ouvrent des négociations avec les syndicats sur le stress. Qu’est-ce qui génère ce stress et pourquoi les entreprises françaises semblent particulièrement touchées.

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(Merci à Eisbär)

« Les classes moyennes en voie de prolétarisation»

Depuis quinze ans, le sociologue Louis Chauvel conduit une démarche originale d’analyse du système à partir du prisme générationnel. Actuellement installé aux États-unis il montre la fragilisation des classes moyennes là-bas et ici pour conclure que réinvestir dans le travail et la recherche est la seul issue à la crise mondiale. Pessimiste mais puissant.

Marianne : Vous avez montré dans « Les classes moyennes à la dérive » la rupture générationnelle à l’œuvre dans la société française. 1983, 1995, 2005…quid de celle d’après.. Mais cette dynamique laisse t-elle invariant le concept de classe moyenne? Ne voit on pas apparaître à présent un nouveau modèle de société? Une nouvelle classe populaire? Une fragmentation définitive de cette ensemble déjà hétéroclite?

Louis Chauvel : Du point de vue des classes moyennes, le mandat présidentiel qui s’achève a été catastrophique. Mais en réalité, le Président Sarkozy n’y est pas pour grand chose puisque, ici (aux États-Unis où je réside cette année), Monsieur Obama n’a pas su mieux faire. Nous sommes aujourd’hui dans une crise d’une profondeur que seuls les Cassandre avaient vu venir. Mais il est vrai que même les plus pessimistes sont en dessous des hypothèses de travail.

Que se passe-t-il en réalité ?

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Occuper Wall Street, ré-imaginer le monde

La révolte de la génération perdue, promise à une vie d’austérité pour régler la facture de la crise financière, a d’ores et déjà l’immense mérite de reposer avec force les questions de fond soulevées en 2008 lorsque le système était à un doigt de s’effondrer. Questions aussitôt refermées par une classe politique dont le principal objectif est apparemment de restaurer l’état ancien des choses – à la plus grande satisfaction de cette mince élite qui prospère sur les déséquilibres minant nos sociétés. David Graeber est anthropologue, militant engagé dans les mouvements altermondialistes. Il enseigne aujourd’hui à Londres après avoir été évincé de Yale.

Pourquoi des manifestants occupent-ils Wall Street ? Pourquoi les étincelles de cette occupation – malgré la récente répression policière – ont-elles gagné en quelques jours toute l’Amérique, donnant envie à des centaines de personnes d’envoyer des pizzas, de l’argent, du matériel et, aujourd’hui de lancer leurs propres mouvements appelés OccupyChicago, OccupyFlorida, dans OccupyDenver ou encore OccupyLA ?

Il existe des raisons évidentes. Nous assistons au début de l’affirmation revendicative d’une nouvelle génération d’Américains, une génération qui fait face à la perspective de terminer ses études sans trouver d’emploi, une génération sans avenir, mais lestée d’une dette exigible énorme. La plupart de ceux que j’ai rencontré viennent de la classe ouvrière ou sont d’origine modeste. Ce sont de jeunes gens qui ont fait exactement ce qu’on leur a demandé : étudier, entrer à l’université, et qui sont maintenant non seulement pénalisés pour cela, mais aussi humiliés – promis à une vie où ils seront traités comme des mauvais payeurs, des réprouvés.

Est-ce vraiment surprenant qu’ils aient envie de s’expliquer avec les magnats financiers qui leur ont volé leur avenir ?

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Bataille pour la survie de l’Europe ?

Par Alexandre Latsa

Ce siècle doit être un siècle américain. Dans un siècle américain, l’Amérique a la plus forte économie et la plus forte armée du monde. Dieu n’a pas créé ce pays pour être une nation de suiveurs. L’Amérique n’est pas destinée à être sur un pied d’égalité avec plusieurs puissances mondiales d’importance comparable. L’Amérique doit guider le monde, ou quelqu’un d’autre le fera.

Ces propos agressifs et militaristes n’ont pas été tenus par un pasteur évangéliste extrémiste, ni par un élu d’un parti d’extrême droite marginal sur la scène politique américaine, mais par Mitt Romney, l’un des principaux candidats à l’investiture républicaine pour l’élection présidentielle américaine de  2012. Dans le même discours, Mitt Romney a parlé de la Chine, qui veut devenir une “superpuissance” et de la Russie, “dirigée par un homme qui croit que l’Union soviétique était le bien et non le mal.” Mitt Romney n’en reste pas là, il souhaite aussi “intensifier les relations des États-Unis avec leurs alliés, dont Israël et la Grande-Bretagne, renforcer l’opposition américaine à l’arme nucléaire iranienne, renouer avec la défense antimissile, accélérer la construction de navires de guerre, pour passer de 9  bâtiments par an à 15, et intensifier les efforts diplomatiques au Moyen-Orient.

Tout un programme pour ne rien changer! Si des propos équivalents avaient été tenus par Vladimir Poutine ou par le président Chinois Hu-Jintao, peut on imaginer quelle aurait été l’hystérie du Main-Stream médiatique occidental? Se rappelle-t-on par exemple de l’hystérie qui a suivi et poursuit encore Vladimir Poutine pour une phrase mal interprétée (volontairement?) sur les conséquences tragiques pour des millions de russes de la chute de l’Union Soviétique?

Il est intéressant de comparer par ailleurs ces principes inchangés de la droite américaine avec d’autres courants d’idées à propos du patriotisme, en Russie et au sein de l’Union Européenne. La Russie au contraire de l’Amérique ne verse pas dans la désignation d’ennemis planétaires, mais comme dans tous les pays a forte croissance du monde d’aujourd’hui (comme la Chine, l’Inde, le Brésil ou l’Afrique du sud…) l’identité nationale et le patriotisme n’y sont ni bannis, ni même mal vus.
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Le système bancaire américain au bord de l’explosion

Cette info nous provient de Bloomberg. Les CDS commencent à sentir le roussi dans les rangs des banquiers US.

Une source en lien direct avec Bank of America affirme que la banque est entrain de déplacer ses produits dérivés (CDS) dans sa filiale Merrill Lynch qui a accès à la fenêtre d’escompte de la Fed et [est] protégée par la FDIC (organisme chargé d’organiser les faillites).

La dégradation de la note de crédit de BofA, le mois dernier, donnerait du fil à retordre à l’institution.

Cela signifie que les banques européennes d’investissement exposées aux dérivés sont maintenant “backstoppées” par les contribuables américains. Cela prouve également que le gouvernement fédéral n’a plus de capacités financières suffisantes pour faire face au défaut d’une “Too Big To Fail” [trop grosse pour faire faillite]…

Bank of America n’a pas obtenu l’approbation réglementaire pour ce faire, ils ont juste fait la demande de  contreparties, par crainte d’une explosion du système bancaire européen.

Ceci est un transfert direct du risque sur les épaules du contribuable US, fait par la banque sans l’approbation [des] régulateurs et sans la participation du public par le vote. Vous pourrez également lire sur Bloomberg que JP Morgan a  apparemment fait la même chose, avec 79 milliards de dollars de produits dérivés garantis par la FDIC et la Réserve fédérale.

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La forêt : Nouvelle valeur-refuge

Forêts à vendre En ces temps de crise, la forêt devient une valeur refuge pour les investisseurs. Et ils vont jusqu’en Roumanie pour dégoter les meilleures parcelles. Mieux que l’action en bourse… sans compter que niveau imposition, c’est très intéressant. Mais la logique économique prend-t-elle en compte l’écologie ?

(A partir de 6’30)

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(Merci à Eisbär)

Fukushima : “Les indignés du nucléaire”

Alors que la France prononce vingt cinq ans plus tard un non lieu général sur Tchernobyl – et les supposés mensonges sur le nuage radioactif – les Japonais décident de prendre leur destin en main. Malgré une discrétion et un fatalisme farouches, ils n’acceptent plus les mensonges d’État.

Tandis que les autorités nippones bloquent l’importation de tous les outils de détection de la radioactivité pour empêcher que la population s’en équipe, une poignée de Japonais se rebelle et passe à l’action. Parmi eux, Wataru Iwata, musicien. Il n’a aucune compétence scientifique. Cet été, il est pourtant venu en France et en Allemagne se former en urgence pour apprendre à mesurer la radioactivité. Il est reparti avec plusieurs détecteurs.

Les Japonais se mobilisent, interpellent le gouvernement, se rassemblent, multiplient les campagnes de mesure, et décident de dénoncer les mensonges de leurs gouvernants. Ce reportage, aux allures de road movie dans des zones dévastées, montre que des milliers de Japonais sont exposés chaque jour à des doses radioactives très nocives…

Citation du jour

François Léotard débattant avec Jean-Marie Lepen, le 26 février 1998, dans l’émission “Mots Croisés », avant les élections européennes.

Je me réjouis que la France accède, avec l’Allemagne, avec onze autres pays, à l’Euro. Grâce à cette monnaie unique, on ne se laissera plus dicter notre volonté par les marchés asiatiques et américains. On aura enfin un levier pour créer une Europe politique. »

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(Merci à Gordon)

“Les États-Unis sont un grand système pyramidal”

« Lorsque les gens perdent tout, ils n’ont plus rien à perdre et ils sont très en colère. Et lorsqu’ils n’ont plus rien à perdre, ils deviennent fous. C’est le risque des traders. Les gens qui voient Lloyd Blankfein (CEO de Goldman Sachs) alors qu’ils ont perdu leur maison, qu’ils n’ont plus de travail et qu’on les ennuie pour le moindre centime. Vous pensez qu’ils sont en colère ? Vous n’avez encore rien vu.

http://www.dailymotion.com/video/xkfq7y

Nous allons assister à un effondrement mondial, et ces effondrements ne sont pas limités à la communauté financière. Tout est imbriqué, et les gens qui souffrent le plus seront ceux qui seront les plus actifs. Vous avez ces dizaines de milliers de jeunes, qui se sont endettés de 25.000 dollars en moyenne, et jusqu’à 110.000 dollars pour des diplômes inutiles qui ne valent rien, et maintenant, ils doivent rembourser leur prêt. Ils deviennent des serviteurs contractuels et ils vous ennuient pour chaque centime. »

Ces déclarations, ce sont celles de Gerald Celente, expert et fondateur du Trends research Institute (Institut de recherche des tendances), à l’origine de nombreuses prévisions, a martelé lors d’une interview réalisée par Erik King de King World News (document mp3).

Il avait prédit en 2007 “une crise financière sans précédent » En novembre 2008, il avait déclaré sur Fox News que des émeutes éclateraient aux États-Unis en 2012 émeutes parce que des gens auraient faim…
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La baisse du nombre de tués sur la route n’a rien à voir avec les radars

(…) Beaucoup de Français supposent qu’en installant des radars partout, nos dirigeants ont à cœur de nous protéger, d’assurer notre «sécurité». D’autres pensent aussi que l’argent des radars sert à renforcer la sécurité routière, à payer la police ou les routes. On est bien loin de la réalité. (…) lorsque vous vous faites flasher, vous alimentez la cash-machine la plus juteuse depuis l’invention de Las Vegas… Où d’énormes entreprises privées encaissent des bénéfices gigantesques sur votre dos.

Quant au mythe de la «sécurité» grâce aux radars, parlons-en ! Les données de l’ONISR – le très officiel Observatoire National Interministériel de la Sécurité Routière – montrent que la baisse du nombre de morts a en réalité des causes bien différentes de celle qui est invoquée par le gouvernement pour justifier ce qui n’est, au fond, qu’un moyen de racketter les citoyens honnêtes.

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Derrière les Indignés

Le mouvement des indignés, né du printemps arabe et de la révolte espagnole, puis grecque, s’étend peu à peu. D’abord boudé par les grands médias, aujourd’hui la communication sur ce mouvement citoyen commence à s’organiser.

Face à l’oligarchie ambiante, celle de Wall Street principalement, politiques et économistes pointent du doigt les banquiers internationaux, les organismes de spéculation sauvage et les multiples agissements des gouvernements en place, véritables réseaux d’influence, voire de type mafieux. La force de ces Indignés repose essentiellement sur le caractère apolitique et l’indépendance du mouvement.

Mais voilà, force est de constater que dans les coulisses du pouvoir, quel qu’il soit, des faits plus que troublants émergent, et s’il n’apportent aucune réponse, ils soulèvent un questionnement sur le fond de l’histoire. Alors qui manipule qui ? Et, surtout, dans quel(s) buts(s) !


Qui contrôle le commerce international?

Le dessous des cartes” s’interroge sur le rôle dominant de l’Organisation Mondiale du Commerce.

Il aura fallu près d’un demi-siècle pour que le commerce ait finalement son organisation internationale. Aujourd’hui, l’OMC est à la fois instance de régulation et arène où s’affrontent les intérêts économiques nationaux. Pourtant, de nombreux défis non résolus remettent en question sa crédibilité.

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Un héritage du néo-libéralisme : la triche comptable

Une loi en statistique permet de voir très facilement si vous falsifiez vos comptes. Dans un post sur son blog Econerdfood, Jialan Wang, professeur de finance, explique en effet que la célèbre loi de Benford révèle certaines régularités statistiques sur la chance d’avoir les chiffres 1, 2, 3,…,9 comme premiers chiffres d’un grand nombre.

Cette loi simple, d’ailleurs utilisée par de nombreux pays pour la détection des fraudes fiscales, est très pratique car elle permet de vérifier si les comptes de n’importe quelle entreprise respectent bien certaines constantes statistiques.

Selon cette loi, chaque chiffre de 1 à 9 a une probabilité différente d’apparaître en première place d’un nombre. Plus précisément, cette probabilité est décroissante à mesure qu’on passe au chiffre supérieur : 1 a ainsi 30% de chance d’être le premier chiffre, 2 en a environ 17% et 9 plus que 4,6%.

Ce qui est remarquable avec ce résultat explique Jialan Wang, c’est qu’il est valable pour tout dans la nature, de la longueur des rivières au nombre d’habitants dans une ville en passant par la taille des molécules et le nombre d’étoiles dans une galaxie.

Jialan Wang a donc cherché à savoir sur près de 50 ans de données financières (chiffres d’affaire, cotation en bourse etc.) de plus de 20.000 entreprises de différents secteurs ayant rendu public leurs comptes, si leurs chiffres présentaient bien ces régularités statistiques universelles.

Elle montre ainsi que depuis 50 ans, les comptes de ces 20.000 entreprises s’éloignent de plus en plus de cette loi. Les années 1980 et 1990 ont vu une augmentation massive de la déviation de la loi de Benford des comptabilités des sociétés US. Les lois suivant le scandale d’Enron n’ont fait que stabiliser le phénomène.

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