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La crise est aussi la fille de Thatcher et Reagan

La crise actuelle n’est pas seulement la conséquence des excès des “subprimes” ou du comportement individuel de quelques “traders ”. Elle est la conséquence directe des excès de la déréglementation.

Aux racines du mal : une triple déréglementation

À partir des années 70, les structures économiques relativement rigides issues de l’après-guerre ont été démantelées par les tenants d’une liberté économique sans limite. Ils sont parvenus à mettre en place une triple déréglementation, monétaire, commerciale et financière, liée par l’idéologie et des intérêts croisés. La libéralisation financière pousse ainsi celle du commerce puisque les multinationales qui investissent à l’étranger cherchent ensuite à exporter. La libéralisation monétaire pousse la libéralisation financière pour permettre aux entreprises de se couvrir contres les évolutions erratiques du cours des monnaies.
On oublie aujourd’hui le rôle fondamental de la fin de la convertibilité du dollar en 1971, qui a accéléré la financiarisation de l’économie (le marché des devises est le premier au monde). Puis, les accords commerciaux se sont multipliés pour démanteler les barrières douanières et assurer une circulation la plus libre possible des biens. Enfin, les années 80 ont vu une accélération de la déréglementation financière jusqu’à ce que les échanges financiers soient 50 fois plus importants que ceux de marchandises.

Taxe carbone : l’OACI proposera des mesures en 2013

Le système européen de taxation des émissions de CO2 (dit ETS) est au centre d’un conflit commercial mondial. Pour sortir de ce blocage, tous les regards se tournent vers l’OACI, une agence de l’ONU spécialisée dans le transport aérien. Raymond Benjamin, secrétaire général de l’OACI, détaille pour L’Usine Nouvelle l’avancement des travaux sur le dossier de l’empreinte carbone de l’aviation.

Vidéo : 24H de trafic aérien dans le monde

L’Usine Nouvelle – Quels sont les objectifs des travaux de l’OACI en matière d’environnement ?

Raymond Benjamin- Je souhaiterais tout d’abord rappeler que l’aviation civile internationale produit actuellement 2% des émissions de gaz à effet de serre. On pourrait se dire que c’est peu, mais en vérité ce n’est pas acceptable. La progression de l’aviation va faire augmenter ce taux radicalement.

Lors de la dernière assemblée générale de l’OACI, en 2010, nous avons reçu un mandat pour travailler sur l’empreinte carbone de l’aviation. L’objectif est fixé : réduire de 2% par an les émissions de CO2. L’année 2020 doit être un moment charnière : les émissions de carbone doivent se stabiliser.

Sur quelles pistes travaillez-vous pour atteindre ces objectifs ?

RB- Nous avons progressivement réduit notre réflexion à quatre domaines. Premier outil : les nouvelles technologies. De nouveaux moteurs, des routes plus courtes font partie des différents moyens qui existent pour réduire la pollution à la source.

Deuxième piste : les carburants alternatifs. Ils doivent être pérennes, des recherches sont en cours sur les algues ou la canne à sucre.

Troisièmement, nous avons demandé un plan d’action à chacun de nos états membres. Ils doivent nous les remettre avant le 30 juin 2011. Nous allons ensuite étudier leurs propositions, et les assister pour les réaliser en cas de besoin.

Enfin, nous réfléchissons à des mesures de marché, du même type que l’ETS européen. L’objectif est clair : influencer la consommation de carburant avec un facteur économique. Ces quatres types de mesures sont à l’étude. Je dois rendre des comptes en octobre 2013.

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2012-2016 : Les Etats-Unis insolvables et ingouvernables (1ère partie)

Dans ce numéro [du 15 décembre 2011 - cet extrait ayant été rendu public le 28 mars 2012], notre équipe présente donc ses anticipations à propos de l’avenir des Etats-Unis pour la période 2012-2016. Nous rappelons que, depuis 2006 et les premiers [numéros], le LEAP a décrit la crise systémique globale comme un phénomène caractérisant la fin du monde tel qu’on le connaît depuis 1945, marquant l’effondrement du pilier américain sur lequel cet ordre mondial a reposé depuis près de sept décennies.

Etats-Unis d'Amérique, depuis 1776 - Désolés, nous sommes fauchés

Dès 2006, nous avions identifié les années 2011-2013 comme étant celles au cours desquelles le « Mur Dollar » sur lequel est assise la puissance des Etats-Unis allait se disloquer. L’été 2011, avec la dégradation de la note de crédit des USA par l’agence S&P a marqué un tournant historique et a confirmé que l’ « impossible » (1) était bien en train de se concrétiser. Il nous paraît donc essentiel de fournir aujourd’hui à nos abonnés une vision anticipatrice claire sur ce qui attend le « pilier » du monde d’avant la crise au moment où cette crise est passée à la « vitesse supérieure » depuis l’été 2011 (2).

Ainsi, selon le LEAP, l’année électorale 2012 qui s’ouvre sur fond de dépression économique et sociale, de paralysie complète de l’appareil d’état fédéral (3), de fort rejet du bipartisme traditionnel et de questionnements croissants sur la pertinence de la Constitution, inaugure une période cruciale de l’histoire des Etats-Unis. Au cours des quatre prochaines années, le pays va être soumis à des chocs politiques, économiques, financiers et sociaux comme il n’en a pas connu depuis la fin de la Guerre de Sécession qui, hasard de l’Histoire, débuta très exactement il y a 150 ans en 1861. Au cours de cette période, les Etats-Unis vont être simultanément insolvables et ingouvernables, transformant en « bateau-ivre » ce qui fut le « navire-amiral » du monde de ces dernières décennies.

Pour rendre compréhensible la complexité des processus en cours, notre équipe a choisi d’organiser ses anticipations en la matière autour de trois grands pôles :

1. La paralysie institutionnelle US et la dislocation du bipartisme traditionnel
2. La spirale économique infernale US : récession/dépression/inflation
3. La décomposition du tissu socio-politique US

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Surmenés, surveillés, surchargés : le quotidien de 8 millions de salariés

Intensification du travail, surveillance accrue des salariés par leur hiérarchie, pénibilités physiques toujours très présentes… Tels sont les enseignements de la nouvelle étude sur l’exposition aux risques professionnels que vient de publier le ministère du Travail. Elle révèle un accroissement des situations de « tension au travail » dans un contexte où le Medef, au nom de la compétitivité, cherche à remettre en cause nombre de dispositions du droit du travail.

« La proportion de salariés contrôlés en permanence par leur hiérarchie s’est accrue entre 2003 et 2010, notamment pour les employés de commerce et de service », souligne encore l’étude. Cette surveillance permanente concerne plus d’un salarié sur quatre. Le contrôle informatisé, lui, continue de s’étendre partout, aussi bien dans l’industrie que dans les services, et touche autant les cadres que les ouvriers qualifiés. Si, globalement, le temps de travail hebdomadaire diminue, la flexibilité du temps de travail s’accroît. Le travail le dimanche et les jours fériés augmente, concernant 31 % des salariés, principalement dans le commerce. Ceux-ci sont également confrontés à la multiplication des horaires variables. Un salarié sur dix demeure soumis à des horaires imprévisibles d’une semaine à l’autre !

L’intensification du travail – davantage de sollicitations en moins de temps – s’accompagne d’un « net accroissement » des situations de « tension au travail » : lorsqu’un salarié est confronté à une forte demande (rythme, objectifs, diversité des tâches à accomplir…) sans disposer de la marge de manœuvre nécessaire pour y répondre. De plus, la part de salariés estimant rencontrer un comportement hostile (22 % des salariés) ou méprisant (15 %) au travail augmente de manière notable. Cette charge psychologique vient ainsi s’ajouter à des pénibilités physiques qui diminuent très lentement. À l’heure où l’on ne parle que de compétitivité ou de réduction des coûts, il serait peut-être temps que ces questions liées aux conditions de travail et aux conséquences qu’elles font peser sur la vie quotidienne des salariés émergent dans la campagne électorale.

Pour consulter l’enquête Sumer sur le site du ministère du Travail.

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Solutions locales pour un désordre global

« Les films d’alertes et catastrophistes ont été tournés, ils ont eu leur utilité, mais maintenant il faut montrer qu’il existe des solutions, faire entendre les réflexions des paysans, des philosophes et économistes qui, tout en expliquant pourquoi notre modèle de société s’est embourbé dans la crise écologique, financière et politique que nous connaissons, inventent et expérimentent des alternatives. »

Coline Serreau, réalisatrice du film.

Partie 1:

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Olivier Delamarche : « On va finir par se réveiller avec une très grosse gueule de bois »

Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, le 27 mars 2012 sur BFM Radio, met les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Bourse.

« Le QE 3 aux États-Unis va faire monter le cours des matières premières – Le Quantitative Easing 3 est indispensable pour racheter des bons du Trésor américains – L’immobilier et le chômage aux USA continuent à se dégrader – Les QE ne relancent en rien l’économie et la croissance. »

Les imposteurs de l’économie

Par Laurent Mauduit

A la veille du débat que Mediapart organise, jeudi 29 mars au Théâtre national de Chaillot sur le thème « Des économistes au-dessus de tous soupçons ? » en présence de nombreux économistes ou chercheurs, je voudrais apporter ici, par avance, une première pierre à cet échange. Et à cette fin, je voudrais expliquer les raisons qui m’ont conduit à mener une longue enquête sur les économistes français, consignée dans un livre, intitulé Les imposteurs de l’économie (Editions Gawsewitch) à paraître ce même jeudi.

Ce que je vais écrire ici n’engage donc pas les orateurs qui s’exprimeront au Théâtre de Chaillot. Comme il s’agit d’un débat libre, chacun donnera ce jour-là son regard – qui peut être contraire au mien ou le nuancer- sur les menaces qui pèsent sur le monde des économistes et leur l’indépendance ; sur l’honnêteté du débat économique et sur son pluralisme ; ou encore sur les menaces qui pèsent sur l’enseignement de l’économie aussi bien dans le secondaire qu’à l’Université.

Mais pour que cette confrontation soit la plus fructueuse possible, sans doute n’est-il pas inutile que je m’explique par avance sur les raisons qui m’ont conduit à mener cette enquête. Et sur les enjeux démocratiques que recouvre, à mon sens, ce débat.

Si j’ai jugé utile de mener ce travail, c’est pour une première raison : ces derniers mois, j’ai été frappé de constater que dans de nombreux pays, à commencer par les États-Unis, les économistes les plus médiatisés ont parfois été critiqués. Mais pas en France, ou quasiment pas. Et cette différence de traitement, j’ai voulu chercher à en percer le mystère.

De fait, nul vrai débat ni réelle polémique en France. Malgré la violence de la crise, malgré le cortège de souffrances sociales qu’elle a généré, quelques économistes parmi les plus médiatisés, ceux qui courent micros et plateaux de télévision, ont juste été moqués, de proche en proche, pour leur manque de discernement ou de clairvoyance. Dans les magazines, on a donc vu fleurir, ici ou là, le bêtisier de la crise. On en connaît les héros, puisque tous les économistes connus, ou presque, ont été épinglés.

De l’économiste de la banque Natixis Patrick Artus (« La crise est finie ») jusqu’à l’économiste de l’École normale supérieure Daniel Cohen (« La bonne nouvelle c’est que cela ne durera pas plus longtemps »), en passant par l’entremetteur du capitalisme parisien Alain Minc (la crise est « grotesquement psychologique ») ou encore l’économiste Anton Brender (« Les paniques bancaires à l’ancienne ont disparu grâce au dispositif d’assurance des dépôts mis en place pour permettre de les éviter »).

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Allemagne : Le FMI veut une hausse des dépenses publiques

Le Fonds monétaire international (FMI) va demander à l’Allemagne d’accroître ses dépenses publiques pour préserver son potentiel de croissance, dans son prochain rapport sur le pays, écrit “Der Spiegel”. Le FMI demandera que l’État “dépense davantage pour développer ses infrastructures et pour stimuler la croissance”. Il recommandera également une réforme fiscale pour que la consommation des salariés et l’investissement des entreprises soient encouragés.

Avec une population vieillissante, le risque serait que “le potentiel de croissance de l’Allemagne tombe sous les 1%” dans les années à venir.

Avec un chômage au plus bas depuis la réunification et une population en vieillissement accéléré, l’Allemagne connaît une pénurie de main-d’oeuvre qualifiée. Des responsables économiques ont même appelé à faire appel à l’immigration pour résoudre le problème. 1,8 million de postes seront vacants d’ici à 2020, selon les estimations gouvernementales.

Le gouvernement allemand a tenté de faciliter la reconnaissance des diplômes étrangers et assoupli des conditions de séjour des travailleurs qualifiés, réduisant à 48.000 euros par an, contre 66.000 euros jusqu’ici, le seuil de revenus nécessaire pour obtenir un permis de séjour permanent, sans conditions de diplôme.

La Tribune

« Finance pousse-au crime »

Cela devait arriver. Car de longue date, toute loyauté raillée, toute fidélité abolie, les requins de Wall Street ne nagent plus que « dans les eaux glacées du calcul égoïste » (dixit Karl Marx). Un cadre de Goldman Sachs a finalement craché dans la soupe, dénonçant une banque gavée de fric pour compte propre ; des clients pris pour des pantins, façon tir aux pigeons. Un environnement professionnel « toxique » – une banqueroute morale.

Au bout du chemin, la fraude financière proprement dite : transgressions, sciemment criminelles, des lois du marché ; techniques de dissimulation comptable, “innovations” financières crapuleuses. A Wall Street, prévient le professeur américain Bill Black, expert ès finance criminelle : “Si vous ne cherchez pas la fraude, vous ne la trouverez pas ; si vous la cherchez, vous la verrez partout”.

Mais il y a pire encore, car un peu de volonté politique permet de rechercher puis de sanctionner ces malversations financières. Le pire, c’est ce qui justement aveugle le contrôle politique, c’est l’habillage idéologique rendant la prédation chatoyante et désirable – la “société ouverte” chère au “bienfaiteur” Soros.

Destiné à l’opinion et aux médias, ce séduisant habillage prôné par l’« élite de Davos » est par nous baptisé « DGSI », Davos-Goldman-Sachs-Idéologie. Mondialiste, libre-échangiste, il est fondé sur l’idée que “tout ce qui compte, se compte”. Ennemie résolue des nations, de leurs histoires et symboles, la DGSI vante les migrations et le multiculturalisme ; ce puissant dissolvant “ne se connaît plus d’extérieur, refuse qu’on soit étranger à ses cultes et ses pompes ; il se veut le système du monde, unique et clos comme une bulle” (Hervé Juvin “Le Renversement du monde).

Le Nouvel Economiste

Pierre Jovanovic invité de Radio Courtoisie

Le Libre Journal de Didier Rochard recevait le 25 Mars 2012, Pierre Jovanovic, journaliste et écrivain, afin de commenter la crise financière en cours et les risques d’effondrement du Dollar et de l’Euro au travers d’un ouvrage publié aux éditions Le jardin des Livres : “L’effondrement du Dollar et de l’Euro, et comment en profiter” par James Turk & John Rubino.

Partie 1 :

http://www.dailymotion.com/video/xpp6hb

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Allemagne : La saga des Fugger, banquiers de l’Empereur

Documentaire diffusé sur Arte, le 24 mars 2012

Première partie

Il faut aller à Augsbourg, en Bavière, pour remonter aux origines de la dynastie Fugger. Hans Fugger (1348-1409) y est tisserand. L’un de ses fils commence à faire le commerce du drap et son petit-fils Jacob Fugger, dit le Riche (1459-1525), part étudier les pratiques des marchands et des banquiers de Venise avant de les appliquer à son entreprise, de plus en plus florissante.

Il prête au futur Charles-Quint de quoi acheter les voix qui lui permettront d’être élu à la tête du Saint-Empire romain germanique. En récompense, la famille Fugger est anoblie… Si ces puissants hommes d’affaires sont les bailleurs de fond des grands de ce monde – y compris des papes -, ils se préoccupent aussi des petits, en créant notamment en 1516 le plus ancien ensemble de logements sociaux au monde, la « Fuggerei ».

Seconde partie
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Je consomme donc je suis : Un an d’abstinence

Avec son épouse et leurs deux enfants, le documentariste finlandais John Webster fait un jour le pari de renoncer à toute consommation de pétrole sans pour autant changer de style de vie. Une année d’abstinence qui oblige la famille à renoncer à nombre d’éléments du quotidien… Fini la voiture au diesel qui produit 2 800 kg de dioxyde de carbone par an : elle tourne désormais avec du carburant d’origine végétale (dommage que le documentaire occulte les effets pervers de l’utilisation des biocarburants) ; oubliés les aliments vendus dans des emballages en plastique ; quant au groupe électrogène, un panneau solaire lui a volé la vedette. Les Webster ont dû trouver des alternatives pour les produits de consommation courante comme la margarine, le fromage, les aliments surgelés, les brosses à dents, les produits cosmétiques… ou les fabriquer eux-mêmes !

Partie 1 :

http://www.dailymotion.com/video/xpkrb5

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Le vrai visage des classes moyennes

La France fait partie des rares pays à ne pas avoir connu de diminution de la proportion des classes moyennes dans sa population (59%), révèle le Crédoc dans une étude publiée ce jeudi qui s’intéresse aussi aux facteurs permettant leur émergence. L’idée reçue d’une paupérisation de cette catégorie sociale apparait battue en brèche : son niveau de vie a progressé de 1,1% par an entre 1979 et 2009.

A l’approche de l’élection présidentielle, les classes moyennes se retrouvent de plus en plus au centre des débats. Afin de rompre avec un certain nombre d’idées reçues sur cette catégorie sociale souvent relayées par les hommes politiques – elle serait en déclin, oubliée par l’État-providence, en voie d’éclatement – le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Crédoc) a publié ce jeudi une étude qui cherche à comparer la place des classes moyennes.

On y découvre ainsi que la France fait partie des pays qui compte une des plus importantes proportions de membres de la classe moyennes et l’un des rares où leur nombre ne diminue pas.

Les classes moyennes, une notion statistique à géométrie variable
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Napoleon III et l’argent

Plusieurs choses ont eu un sérieux effet sur la France à partir de 1850. En tout premier lieu, la découverte de l’or en Californie en 1849, puis les découvertes en Australie et en Sibérie ont rendu l’or beaucoup plus abondant que l’argent dans un certain nombre d’endroits et en particulier en France.

La production aurifère mondiale entre les années 1850 et 1875 a excédé la production des 350 années précédentes. En raison d’une loi de 1803, le ratio or-argent était de 15,5 contre un en France, et donc l’argent était indispensable puisque la monnaie française était frappée essentiellement en argent. [...]

L’or était littéralement partout, et il semblait que les nations qui possédaient un système monétaire basé sur l’argent, comme c’était le cas de la France et de quelques autres, souffraient d’une pénurie sévère d’argent. Réalisant ceci, les citoyens amassaient de l’argent de sorte qu’il en restait peu de disponible pour produire les pièces de monnaie. Il semblait que tout le monde payait et commerçait avec l’or. Et il y avait tant d’or que son prix baissait et que celui de l’argent augmentait : un principe économique de base.

La France avait désespérément besoin de métal argent. [...]

24hgold

(Merci à Imperator.)

Mobiliser la société face au pic pétrolier

Après plus d’un siècle d’augmentation importante de la production et de la consommation de pétrole, la Terre s’essouffle et la notion de “pic de production ”, autrefois ignorée, s’impose comme une réalité inéluctable.

Or force est de constater que le fonctionnement de notre société dépend aujourd’hui d’une croissance économique soutenue qui va de pair avec une consommation toujours plus importante d’énergie et de ressources. L’urgence apparaît donc d’anticiper une inexorable descente énergétique. Les limites physiques devraient déclencher une réelle transition de la société vers une diminution majeure de notre dépendance aux ressources non renouvelables, par un changement profond des comportements, de l’organisation du territoire et de notre économie. Si cette transition n’est pas anticipée, elle sera subie de manière chaotique et provoquera des conséquences économiques désastreuses, à l’image de la crise des subprimes. Les fondements de la démocratie et la paix pourraient donc être menacés.

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Les ventes de maisons neuves encore en baisse aux Etats-Unis

Les ventes de maisons individuelles neuves aux Etats-Unis ont reculé en février pour le deuxième mois de suite, selon des chiffres publiés vendredi à Washington par le département du commerce. Elles ont baissé de 1,6 % par rapport à janvier, en données corrigées des variations saisonnières, a indiqué le ministère, dont l’indice des ventes s’est établi à 313.000 transactions en rythme annualisé, alors que l’estimation médiane des analystes le donnait en hausse à 323.000.

Panneau "prix en baisse" devant une maison neuve à Des Plaines, Illinois (source : Marketplace.org)

Les ventes de maisons neuves souffrent de la concurrence provoquée par le nombre élevé de saisies immobilières provoquées par la crise, qui entraîne sur le marché du logement un afflux de biens vendus à prix cassés préjudiciable aux promoteurs.

(…) Selon le ministère, il y avait 150.000 maisons neuves à vendre aux Etats-Unis à la fin de février, soit autant qu’un mois plus tôt quand l’offre de ce type de biens était tombée à son niveau le plus faible depuis janvier 1963 au moins.

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