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La leçon de capitalisme de l’Islande

Par deux fois, les Islandais ont refusé de rembourser la dette de leurs banques. Un bel exemple de résistance au capitalisme financier et un modèle pour la Grèce? Pas du tout. Les créanciers commencent à être remboursés et les règles du jeu libéral respectées jusqu’au bout.

Par deux fois, les Islandais ont refusé de rembourser la dette de leurs banques. Un bel exemple de résistance au capitalisme financier et un modèle pour la Grèce? Pas du tout. Les créanciers commencent à être remboursés et les règles du jeu libéral respectées jusqu’au bout.

Devenue célèbre pour avoir dit non par deux fois à un référendum sur le remboursement de sa dette vis à vis du Royaume-Uni et des Pays-Bas, l’Islande est devenu l’élève modèle des Indignés et de certains économistes: dire “non” au capitalisme financier, voilà la voie à suivre pour la Grèce, piégée par une dette faramineuse. Mais les deux pays sont dans des situations incomparables.

Différence majeure avec la Grèce, la dette de l’Islande n’est pas lié à une mauvaise gestions des comptes publiques, mais à ses banques. Avant 2008, les établissements islandais pratiquaient le ‘carry trade‘, une technique de spéculation qui consiste à emprunter de l’argent dans une devise peu chère (tel que le dollar ou le yen) pour effectuer des placements dans une devise offrant des taux d’intérêts plus élevés, en l’occurrence la couronne islandaise.

50 milliards partis en fumée

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Grande-Bretagne : Les policemen obèses gagneront moins

Alors qu’un rapport constate que trois quarts des policiers londoniens sont en surpoids, un projet de réforme demande des tests d’aptitude physique réguliers, avec sanctions salariales en cas d’échec.

Par Cyrille Vanlerberghe

52% des 11.500 policiers de Scotland Yard, la célèbre police métropolitaine de Londres, sont en surpoids et 22% sont même obèses, a constaté un rapport officiel britannique qui recommande des mesures drastiques pour remédier au problème.

Les femmes s’en sortent un peu mieux que les hommes, elles ne sont que 32% à être en surpoids, mais 16% d’entre elles sont tout de même obèses.

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Etats-Unis: la job-machine est-elle vraiment repartie?

Les indicateurs du marché du travail américain sont difficilement lisibles. Certains ne montrent aucune embellie. Et ceux qui enregistrent l’amélioration la plus spectaculaire peuvent être relativisés.

A première vue, le marché du travail américain semble parfaitement dégrippé. Les nouvelles inscriptions au chômage sont retombées à leur niveau le plus bas en quatre ans, selon des chiffres publiés jeudi par le département du Travail.

Parallèlement, les créations d’emplois sont reparties. Le pays a créé en février 227.000 emplois de plus qu’il n’en a supprimé. Cela fait trois mois que les créations nettes d’emplois dépassent 200.000. Ces bonnes nouvelles ont eu un effet positif sur les marchés. Mais paradoxalement, elles ne rassurent pas tous les experts.

En effet, même si l’appareil statistique des Etats-Unis est très avancé, il n’est pas forcément très lisible. “En fait, il est difficile de porter un jugement sur l’état du marché du travail aux Etats-Unis. La plupart des indicateurs relayés dans les médias sont biaisés !“, estiment ainsi les experts de Merrill Lynch dans une étude récente.

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La très mauvaise nouvelle du jour

Après s’être prononcé dans un premier temps contre le déclenchement des CDS (il y a une ou deux semaines), l’ISDA, association qui régit les CDS, vient de changer son fusil d’épaule. De mon point de vue, la raison en est simple. Ne pas les déclencher équivaudrait à tuer ce juteux et opaque marché de gré à gré de produits dérivés qui a permis l’enrichissement sans fin des banques anglo-américaines (détentrices de 85% du marché). En juin 2011, le marché des CDS (encours notionnels) représentait 32 400 milliards de dollars (49 % du PIB de la planète), dont 21 400 milliards atteindront leur maturité entre 1 et 5 ans (source BRI).

Mettre fin à ce marché représenterait la fin de l’enrichissement exogène des marchés financiers et du libre-échange outrancier. Autrement dit, le non-déclenchement des CDS serait une aberrante autorégulation de la part des acteurs qui sont à la fois juge et parti.

En outre, le non déclenchement des CDS serait perçu comme un appel du pied envers les économies des PIIGS, qui sans nul doute choisiraient alors la voie du défaut de paiement sous la pression de la vox populi.

Les banques et autres assureurs n’ayant pas l’obligation de prévoir les conséquences des événements à crédit au passif de leur bilan, le déclenchement des CDS coulera les banques exposés qui sont déjà à la peine sur la consolidation de leurs fonds propres.

Nous pouvons nous attendre à une crise de confiance des acteurs bancaires qui vont refuser de se prêter de l’argent et vont préférer placer l’argent à la BCE malgré le faible taux de rémunération à 0.25%.

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LEAP : Les cinq orages dévastateurs de l’été 2012 au cœur du basculement géopolitique mondial

Communiqué public du Laboratoire Européen d’Anticipation Politique, 15 mars 2012

Joseph Vernet, Une tempête, vers 1770 (cliquez pour agrandir)

Dans son numéro de janvier 2012, le LEAP a placé l’année en cours sous le signe du basculement géopolitique mondial. Le premier trimestre 2012 a largement commencé à établir qu’une époque était en effet en train de se terminer avec notamment : les décisions de la Russie et de la Chine de bloquer toute tentative occidentale d’ingérence en Syrie (1) ; la volonté affirmée des mêmes, associées à l’Inde (2) en particulier, d’ignorer ou de contourner l’embargo pétrolier décidé par les Etats-Unis et l’UE (3) à l’encontre de l’Iran ; les tensions croissantes dans les relations entre les Etats-Unis et Israël (4) ; l’accélération de la politique de diversification hors du dollar US conduite par la Chine (5) et les BRICS (mais également le Japon et l’Euroland (6)) ; les prémisses du changement de stratégie politique de l’Euroland à l’occasion de la campagne électorale française (7) ; et l’intensification des actes et discours alimentant la montée en puissance de guerres commerciales trans-blocs (8). En mars 2012, on est loin de mars 2011 et du « bousculement » de l’ONU par le trio USA/UK/France pour attaquer la Libye.

Mars 2011, c’était encore le monde unipolaire d’après 1989. Mars 2012, c’est déjà le monde multipolaire de l’après crise hésitant entre confrontations et partenariats.

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Roosevelt, la destruction de l’Europe et le désastre de la première mondialisation

Par Nicolas Bonnal

Quand on se plaint du présent, il faut toujours se rappeler le bon vieux temps des guerres. Ceux qui s’étonnent du niveau abyssal de notre endettement ou du bilan désastreux – ce ne sont pas nos lecteurs – du printemps arabe et du bilan de la guerre en Irak ont ainsi besoin qu’on leur rafraichisse la mémoire.

J’ai toujours été étonné par l’incroyable dimension du désastre européen au lendemain de la deuxième guerre mondiale. Les pertes humaines sont bien sûr énormes, bien sûr imputables aux nazis et la à la guerre à l’Est, mais aussi bien sûr les pertes matérielles. Toute l’Europe occidentale a été bombardée, y compris les lieux saints du mont Cassin (les puissances protestantes voulaient intimider le pape). Staline contrôle tout l’orient de l’Europe et l’on laisse les guerres civiles et la disette s’installer un peu partout comme au bon vieux temps du moyen âge finissant. Même l’Angleterre a été ruinée, rincée même par son coopérant américain, et Churchill, auteur malheureux du conflit est chassé des Communes avec les huées. C’est l’époque d’Orwell, et ce n’est pas un hasard. Mais l’être humain aime être motivé par le désastre, on le sait depuis la Bible et Milton.

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Il y a bien un responsable à tout cela, responsable qui a voulu et permis la destruction de l’Europe (nous avons été sauvés de la misère par son successeur Truman), l’anéantissement et non la défaire de l’Allemagne, la liquidation des empires coloniaux français et britanniques ; qui a voulu aussi la montée de la Chine communiste et le triomphe de l’union soviétique présentée avec son NKVD, son goulag et le Holodomorukrainien [1] comme un « paradis social mutualiste », y compris dans les films hollywoodiens de l’époque.

Ce responsable c’est Roosevelt auquel l’historien amateur (dans amateur il y a aimer, disait Orson Welles) Bernard Plouvier(1) a consacré un passionnant ouvrage à la fois synthétique et documenté. Il résume parfaitement le bellicisme insensé de Roosevelt qui a tout fait pour lancer le Japon dans la guerre, détruire l’Europe (plus de Français morts dans les bombardements libérateurs que de soldats US tués pendant la guerre !), diviser le monde et créer le réseau de bases et le fameux complexe militaro-industriel d’Eisenhower.

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Jean-Michel Quatrepoint : “Comment Berlin pilote l’Europe”

Lentement mais sûrement, l’Allemagne met la main sur l’Europe. Depuis la crise des dettes souveraines et le psychodrame hebdomadaire sur la dette de la Grèce, les citoyens de la zone euro ont compris que le centre du pouvoir ne se situait plus à Bruxelles, encore moins à Rome ou à Paris, mais bel et bien à Berlin.

Certes, le duo Merkel-Sarkozy tente de donner l’impression que le couple franco-allemand fonctionne encore à parité. Rien n’est plus faux. En réalité, depuis l’adoption des traités de Nice, puis de Lisbonne, les Européens, à commencer par la France, ont accepté cette montée en puissance du leadership allemand. Ces traités, rappelons-le, mettaient fin à l’un des principes de base de la Communauté européenne. À savoir, la parité entre les grands pays européens, tant au sein du Parlement que de la répartition des voix au Conseil européen

En acceptant que l’Allemagne, réunifiée et forte de ses quatre-vingt millions d’habitants, ait plus de sièges et plus de voix dans certaines autres instances européennes, on lui reconnaissait, de facto, une prééminence. Dans l’Europe de Lisbonne, la France ne pèse plus que les trois-quarts de l’Allemagne.

Arrêtons de croire béatement aux chiffres de l’INSEE ! L’inflation est à 10 % en France

L’Insee a annoncé ce mardi une variation des prix à la consommation de +2.3% sur un an. Mais dans les faits il semblerait que l’inflation soit bien plus importante…

Les journalistes de France 2 ont enquêté sur les prix alimentaires en grande surface en comparant les étiquettes sur un an : la hausse des prix s’établit à 9 % pour les grandes marques, 11 % pour les marques distributeurs (cf. journal de 8h du 13 mars à partir de 4’). Les dépenses de consommation ne concernent pas que l’alimentation bien sûr, mais un autre poste important comme l’énergie (essence, électricité, gaz) augmente au même rythme, chacun peut le constater. Le logement ? Les prix se calment, mais ils ont fortement augmenté ces dernières années. Des postes sont stables, c’est vrai, comme le textile.
Alors, comment l’Insee arrive à nous sortir une inflation annuelle à 2 % ?

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La troisième révolution industrielle va-t-elle sauver le monde ?

Dans un essai en forme de récit prophétique, Jeremy Rifkin pose le paradigme de l’ère post-carbone, qui sera fondé sur les énergies renouvelables décentralisées et suscitera un modèle sociétal coopératif, par une nouvelle forme de conscience, empathique et globale.

Le prix du pétrole flambe, mais les dirigeants de ce monde persistent à ne pas voir la corrélation entre hausse du prix de l’énergie, dégradation du pouvoir d’achat et spirale de la dette.

Ces signaux sont pourtant liés et ils sont annonciateurs de la fin de la deuxième révolution industrielle, dont la récession actuelle illustre les derniers soubresauts.Le mérite majeur de l’ouvrage fleuve du célèbre prospectiviste américain Jeremy Rifkin, La troisième révolution industrielle. Comment le pouvoir latéral va transformer l’énergie, l’économie et le monde (éditions Les Liens qui libèrent, 2012), est de mettre en lumière la portée des transformations en cours, déterminées par la fin du pétrole bon marché. Ce sont les lois de l’énergie qui gouvernent toute l’activité économique, affirme Rifkin.

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Monnaie-marchandise et monnaie gagée par des marchandises

Il y a souvent beaucoup de confusions entre le concept de monnaie-marchandise et celui de monnaie gagée sur des marchandises. C’est la faute à l’or, qui, en tant que “divin métal” a servi de monnaie et en tant que “valeur absolue” a gagé les émissions de monnaie.

La “Currency School” est cette école de pensée qui estimait que la monnaie n’est pas un bien en soi et ne peut être que la stricte représentation d’un étalon dont elle est totalement dépendante. Les défenseurs de cette école considéraient naturellement que l’or était le bon étalon, éventuellement l’argent (bimétallisme or-argent). Dans son principe, réduit au strict minimum, la “Currency School” posait qu’il ne pouvait pas y avoir d’émission de monnaie qui ne soit strictement le reflet des stocks d’or disponibles. L’histoire, la vraie, celle qui fait que la monnaie, lorsqu’on veut l’enfermer dans des raisonnements imparables et définitifs, suit toutes les voies d’évitement possibles, a évidemment conduit les tenants de cette inflexible théorie à mettre beaucoup de nuances dans leurs propos et leurs recommandations.

L’or monnaie-marchandise est une marchandise-monnaie par excellence.

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Quand les fonds émergents s’invitent dans le CAC 40

L’irruption du Qatar dans le capital de Lagardère n’est pas un cas isolé. Au cours des derniers mois, de nombreux investisseurs moyen-orientaux et chinois ont profité du repli des fonds anglo-saxons pour acheter des actions de grands groupes français.

Le PSG, le sponsoring du Grand Prix de l’Arc de triomphe, l’hôtel Lambert sur l’île Saint-Louis, à Paris, et accessoirement la reprise du maroquinier Le Tanneur… Longtemps, les incursions du Qatar en France ont semblé se cantonner aux domaines du sport, de l’immobilier ou du luxe. Mais quelque chose a changé, fin 2011, lorsque le fonds souverain Qatar Investment Authority (QIA) a franchi à la hausse le seuil des 10 % du capital de Lagardère, devenant au passage son premier actionnaire. L’événement n’a rien d’anecdotique. Il illustre au contraire un mouvement de fond, car le petit Etat gazier n’est pas le seul à s’intéresser aux entreprises françaises. Depuis quelques mois, le plus souvent de façon très discrète, d’autres investisseurs moyen-orientaux, mais aussi chinois, sont apparus au tour de table de grands groupes tricolores. Outre QIA - également présent au capital de Vinci via sa filiale Qatari Diar -, le fonds chinois Safe (State Administration of Foreign Exchange) a été l’un des premiers à passer à l’offensive : il est aujourd’hui actionnaire de Total et de GDF Suez. Plus récemment, le conglomérat chinois Fosun est devenu le premier actionnaire de Club Méditerranée, et, l’été dernier, le fonds CIC (China Investment Corp.) a réussi un coup de maître en prenant 30 % de la filiale d’exploration-production de GDF Suez…

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Comment la France peut devenir plus compétitive

À l’occasion du colloque de ce mardi sur les défis de la compétitivité, réunissant un grand nombre d’acteurs de l’économie française et européenne, «20 minutes» revient sur les éléments de réponse qui y ont été apportés…

Par Bertrand de Volontat

De gauche à droite : Baudouin Prot (BNP Paribas), Laurence Parisot (présidente du Medef) et Jacques Aschenbroich (Valeo). - LIONEL BONAVENTURE /AFP

La France perd des parts de marché, son chômage et son déficit grimpent. Le déficit commercial est de 69,59 milliards d’euros, preuve que les entreprises hexagonales peinent sur le marché global. La réforme de la taxe professionnelle et du crédit impôt recherche ne suffisent pas. La propostion de TVA sociale coince, une mesure que Michel Sapin, député PS, considère à 25% juste. «Il n’y aura pas de reprise ni de création d’emploi sans réforme», affirme Maurice Levy, président de Publicis Groupe, en introduction du colloque sur «les défis de la compétitivité», organisé par l’Afep, l’association française des entreprises privées, dont il est aussi président, et par le quotidien Le Monde, ce mardi.

Et plus que de copier le modèle allemand (réformes sur vingt ans de la sécurité sociale, du marché du travail, de la fiscalité), Gerhard Cromme, président du conseil de surveillance de Thyssen Krupp et de Siemens, prend pour exemple le «modèle scandinave».

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Les terres rares de la discorde

L’accès à 17 minerais métalliques appelés “terres rares” déclenche un litige commercial entre les vieilles puissances industrielles et la Chine. Pour la première fois les Etats-Unis, l’UE et le Japon ont porté plainte ensemble devant l’OMC contre la Chine. Ils accusent Pékin de restreindre les exportations de ces métaux difficiles à extraire, et hautement stratégiques pour l’industrie et les technologies avancées.

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Goldman Sachs : La lettre d’adieu d’un directeur plonge Wall Street dans la “tourmente”

La bourse américaine est en émoi : Greg Smith, un cadre de Goldman Sachs, a adressé une lettre ouverte dans le New York Times, expliquant pourquoi il avait décidé de donner sa démission d’une des plus grandes banques d’investissement du monde. Au sein de Goldman Sachs, Greg Smith était directeur exécutif et il dirigeait la division chargée des produits dérivés américains en Europe, en Afrique et au Moyen Orient.Mais M. Smith, ancien membre de l’équipe de recrutement de la banque, chargé de repérer dans les universités les étudiants les plus prometteurs pour les convaincre de la rejoindre, cite plusieurs anecdotes à l’appui de ses accusations.

Il explique qu’il est d’abord entré chez Goldman Sachs comme stagiaire, alors qu’il étudiait à Stanford, et qu’il a collaboré près de 12 ans pour « The Firm », à New York, mais aussi à Londres :

« Je crois que j’ai travaillé ici assez longtemps pour comprendre la trajectoire de sa culture, de ses gens, et de son identité. Et je peux dire en toute honnêteté que l’environnement d’aujourd’hui est plus toxique et destructeur que jamais. »

« Je suis triste de dire que lorsque je regarde autour aujourd’hui, je ne vois presque aucune trace de la culture qui m’a fait aimer travailler pour cette firme pendant plusieurs années. »
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Idée reçue sur la loi du 3 janvier 1973

Nous avons appris à connaître cette loi grâce au travail incessant d’André-Jacques Holbecq, Philippe Derruder et Etienne Chouard. 

Georges Pompidou, par Morchoisne

[A la suite de] la tribune d’Alain Beitone sur le site LeMonde.fr, nous avions pu avoir accès à un document dans lequel il évoquait ses doutes sur ce qu’on pense souvent de cette loi.

Les pistes évoquées nous ont permis, après des heures de lecture et d’analyse des débats, de montrer que la loi de 1973 en soi n’apporte rien de nouveau sur le plan de l’emprunt sans intérêt, même si elle introduit des nouveautés indéniables dans les missions et les outils de l’institut d’émission. Lire la suite

Pologne : Pourquoi Varsovie dit non à la politique climatique

Par Rafał Zasuń

La Pologne a posé son veto à la directive sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre après 2010, proposée lors du sommet européen à Bruxelles vendredi 9 mars. Un non sans surprise devant le flou de cette politique.

La confiance ne règne pas entre les fonctionnaires polonais et la commissaire européenne au climat, Connie Hedegaard – c’est le moins qu’on puisse dire. Mais là n’est pas le vrai problème. Les commissaires ne restent pas indéfiniment à leurs postes, et à Bruxelles, le bruit court que la prochaine Commission ne comportera aucun titulaire pour le climat.

Pis, la suspicion qui empoisonne l’atmosphère a commencé à gagner les relations entre Varsovie et quelques partenaires clés de la Pologne au sein de l’UE, à savoir l’Allemagne, la Suède et le Danemark.

Ce que les organisations écologiques et nos partenaires européens refusent d’admettre, c’est que la Pologne a déployé d’énormes efforts pour réduire ses émissions de dioxyde de carbone, en les ramenant de 453 millions de tonnes en 1990 à 377 millions de tonnes en 2009. Nous pourrions aisément atteindre l’objectif de l’UE (-20 % par rapport aux niveaux de 1990) d’ici à 2020.

Cela, sans passer par le système européen d’échanges d’émissions, qui ressemble à l’institution des indulgences au Moyen-Age, et sans avoir recours à de coûteuses subventions au profit de l’énergie éolienne.

Le mercantilisme et l’hypocrisie du XVIIe siècle
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Re-made in USA : Les multinationales américaines réévaluent leur course à la délocalisation

La publication par General Motors d’un résultat record de 9,2 milliards de dollars arrive à point nommé dans la course à la présidentielle pour Barack Obama. Le renflouement massif par le Trésor américain ressort comme le meilleur actif de son bilan économique, l’encourageant à faire du “re-made in America” l’un des axes majeurs de sa campagne. Esbroufe politicienne en période d’élection ou reconquête en perspective d’une compétitivité industrielle un temps perdue ? Cette possibilité d’une relocalisation d’emplois de Chine vers les Etats-Unis, qui n’est plus aussi inenvisageable, laisse perplexe.

Marqueur politique

Ce qui s’est produit à Detroit peut être décliné dans d’autres industries [...]. Aujourd’hui il devient plus coûteux de produire dans certains pays comme la Chine.” Par ce discours, le Président américain coupe l’herbe sous le pied de ceux qui fustigent son bilan économique. Alors que 51 % des Américains désapprouvent encore sa gestion de l’économie et 59 % sa gestion du budget et du déficit selon les enquêtes récentes, ce thème offensif et tourné vers l’avenir lui permet de se réconcilier avec le “Corporate America”, rappelant au passage le recul du chômage depuis 5 mois consécutifs.

L’habileté n’a pas échappé aux politiques français, ils jouent des coudes pour s’approprier en pleine campagne le marqueur “made in France”, plus vendeur que celui de la réduction de dette. Cependant, “avant de rechercher la réduction des coûts, les industriels sont guidés par le marché. Ils doivent donc être présents sur le territoire chinois dans les années à venir”, réfute Pascal Colombani, senior advisor chez ATKearney. L’industrie américaine a d’ailleurs perdu des parts de marché dans presque tous les secteurs : aérospatiale et défense, technologies de l’information, équipements de télécommunications, automobile… hormis les services financiers. Alors que les 20 premières multinationales américaines détenaient 33 % de leurs actifs à l’étranger en 1990, cette part est montée à 58 % aujourd’hui. Le pari du 44e Président semble donc osé mais le dernier numéro de la Harvard Business Revue (1) démontre qu’il ne manie pas seulement le marketing politique. La revue décrète la fin de la vogue de l’“outsourcing” et la réévaluation par les multinationales de leur course à la délocalisation.

Perte de compétitivité chinoise

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États-Unis : La flambée des prix de l’essence irrite les automobilistes

Hausse du cours du baril de brut, instabilité des marchés financiers, les causes sont diverses mais le résultat est là: aux États-Unis, le prix de l’essence grimpe quotidiennement et, selon les analystes, il est en passe de battre le record de l’été 2008. Reportage en Californie où la voiture est reine et où l’augmentation exaspère les automobilistes, entrepreneurs ou particuliers.

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Achetez du yuan, vendez le dollar

Par Myret Zaki

«Fin 2013, le dollar aura perdu son statut de devise dominante des transactions commerciales»

Depuis la sortie de “La fin du dollar” en avril 2011, les événements se sont précipités. L’utilisation du dollar dans le commerce mondial baisse brutalement. La part du dollar dans les échanges mondiaux, indicateur plus fiable et plus dynamique que celui de la part du billet vert dans les réserves des banques centrales, se réduit à toute vitesse au profit des monnaies des BRIC (Chine, Brésil, Inde, Russie, Afrique du Sud). «Dès la fin 2013, le dollar aura perdu son statut de devise dominante des transactions commerciales internationales et, au plus tard en 2016, le commerce mondial s’organisera de manière équilibrée autour des trois devises que sont le dollar (qui ne représentera plus que 35-40% des transactions mondiales), l’euro (30-35%) et le yuan (10%)», prédit une analyse récente du Laboratoire européen d’anticipation politique (LEAP). A l’heure actuelle, environ 50% des exportations mondiales sont libellées en dollars, 30% en euros et le reste principalement en yens.

LES BRIC SE PASSENT DU DOLLAR

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