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(Màj vidéo) Les disparités de patrimoine se creusent, tirées par les ménages les plus fortunés

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Début 2010, les ménages possédaient en moyenne un patrimoine net de 229.300 euros, selon une enquête de l’Insee à paraître aujourd’hui. Le montant médian est, lui, de 113.500 euros. Les 10 % des ménages les plus fortunés captent, à eux seuls, près de la moitié des avoirs accumulés.

(Dessin de Florian Rouliès)

Ce sont des données qui ne vont pas manquer d’alimenter le débat public. L’Insee publie aujourd’hui les premiers résultats de son enquête sur le patrimoine, menée tous les six ans. Elle montre que les disparités sont très fortes entre les Français et que « les inégalités de patrimoine s’accroissent entre 2004 et 2010 », comme le titre l’étude.

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François de Closets : L’échéance (de la dette publique)

Entretiens avec François de Closets, à la suite de la parution de son livre L’échéance : Français, vous n’avez encore rien vu (co-écrit avec Irène Inchauspé). François de Closets est également l’auteur de Toujours Plus ! et de Plus encore !

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(Vidéo : TV5Monde, septembre 2011)

Vous avez sorti un dernier livre intitulé L’Echéance. Que signifie cette notion d’échéance pour vous ?

Il s’agit évidemment de l’échéance du surendettement, pas de l’échéance électorale. Quand j’ai proposé ce titre, mon éditeur se demandait s’il serait explicite pour le public.

Je pense qu’aujourd’hui tous les Français vivent dans l’angoisse de l’échéance qui attend la France et à laquelle elle ne pourra faire face. Depuis trente ans, je répète que la dette est la même pour les particuliers, les entreprises ou les États et que ses conséquences sont aussi destructrices. Mais j’étais bien seul. Les économistes avaient découvert la politique budgétaire dynamique qui, du déficit, fait une relance qui crée l’emploi. Je passais donc pour un réactionnaire. Hélas ! Ceux-là qui ont répété que l’endettement public de la France ne présente aucun danger viennent aujourd’hui en dénoncer la menace. L’imposture est totale.

Quelles seraient, selon vous, les réformes à mener en priorité ?

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Belgique : Fraude de plusieurs milliards dans le secteur diamantaire

Le patron, un ancien actionnaire et plusieurs salariés d’un important groupe diamantaire anversois, Omega Diamonds, sont soupçonnés par la justice belge d’avoir fraudé le fisc pour un montant de deux à trois milliards d’euros.

Ces responsables d’Omega Diamonds, soupçonnés de “fraude fiscale à grande échelle” et de “blanchiment”, comparaîtront le 1er février devant la chambre du conseil d’Anvers, une juridiction d’instruction chargée de décider s’ils doivent comparaître lors d’un procès.

La société belge a “longtemps détenu un monopole sur les diamants angolais mais une grande partie de ses bénéfices” n’a jamais été déclarée en Belgique, et n’a donc pas été taxée. Ces bénéfices étaient ensuite “blanchis” –réintroduits dans l’économie légale en Belgique– via des montages financiers passant par la Suisse et Israël et, d’une manière plus importante, par Dubai.

Une des plus grandes affaires de fraude du pays »

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Chine : Les incendies dans les mines de charbon

Les incendies dans les mines de charbon sont l’un des phénomènes qui influence le plus négativement l’effet de serre. Présents dans tous les pays exerçant une activité minière souterraine, ils posent de graves problèmes environnementaux.

Les feux de charbon dans les mines désaffectées sont souvent impossibles à arrêter quand les conditions pour une auto-alimentation en oxygène et en combustible sont remplies. L’énergie d’activation peut être fournie, soit par une erreur humaine qui enflamme le charbon, soit par auto-combustion lorsque la température atteint 80°C et que l’air est assez sec.

L’homme n’est donc pas à chaque fois responsable de ces débuts de feu. Il est par contre toujours coupable d’avoir creusé des galeries reliant la mine à la surface. Ces voies qu’empruntent les fumées toxiques issues de la combustion sont aussi, en sens inverse, le chemin suivi par l’oxygène qui alimente le brasier. Petit à petit, des affaissements de terrain apparaissent en surface lorsque la terre s’effondre et vient combler les vides laissés par les veines de charbon parties en fumée. Les feux souterrains redoublent alors d’intensité, car les crevasses créées permettent un apport accru en oxygène.

Les gaz qui proviennent de la combustion comme le soufre, l’azote et le CO2, sont hautement toxiques pour ceux qui vivent dans des zones où les feux consument le charbon présent dans le sous-sol. En Inde, dans la région de Jharia, ce sont plus de 100.000 personnes qui sont touchées par les effets des incendies dans les mines de charbon. Beaucoup de personnes s’y plaignent de maux de tête, d’estomac ou de maladie de peau. Un jeune homme serait mort dans sa chambre après l’ouverture d’une fissure laissant échapper du CO2, gaz indolore et incolore mais hautement toxique.

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Nous, les 99,9 pour cent

Nous, les 99 pour cent” est un slogan formidable. Il définit très bien ce qu’est d’être la classe moyenne par opposition à l’élite (et non pas la classe moyenne par opposition aux pauvres ).

Et il dépasse également cette notion bien établie, courante mais fausse, que les inégalités croissantes concernent principalement les fortement diplômés qui s’en sortent mieux que les moins diplômés ; les grands gagnants, de cette Ere du Capitalisme Triomphant sont en général une poignée de gens très riches et non des diplômés d’université.

Cependant, le slogan des 99 pour cent vise trop bas. Une grande partie des revenus du percentile le plus riche a été redistribuée à un groupe encore plus petit, les 0,1 pour cent le plus riche, c’est-à-dire le millième de la population le plus riche.

Alors que les démocrates, dans l’ensemble, souhaitent que cette super élite contribue au moins un petit peu à la réduction à long terme des déficits, les républicains veulent réduire les impôts de cette super élite alors même qu’ils sabrent largement les budgets de la Sécurité Sociale, Medicare et Medicaid au nom de la discipline fiscale.

Avant d’en venir à ces débats de politiques à tenir, voici quelques chiffres.

Le récent rapport du Congressional Budget Office sur les inégalités ne s’est pas intéressé au 1 pour cent le plus riche, mais un rapport antérieur, remontant seulement à 2005 l’a fait. Selon ce rapport, entre 1979 et 2005, le revenu des Américains situés au milieu de la redistribution des richesses, après impôts et en tenant compte de l’inflation, a augmenté de 21 pour cent. L’équivalent pour le 0,1 pour cent le plus riche est un chiffre en augmentation de 400 pour cent.

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Royaume-Uni : Londres se prépare à la fin de la zone euro

Les autorités britanniques évoquent désormais ouvertement des “plans” pour faire face à un démantèlement de la zone euro, demandant aux banques de s’organiser en conséquence, mais les mesures envisagées restent à ce stade particulièrement floues.

Un responsable de l’Autorité des services financiers (FSA), le superviseur des marchés britanniques, a relancé les spéculations en affirmant jeudi que les banques du pays avaient été priées de se tenir prêtes à affronter tous les scénarios, y compris les “pires”. “Nous ne pouvons pas ignorer l’éventualité d’une sortie désordonnée de certains pays de la zone euro,” a expliqué Andrew Bailey lors d’une conférence à Londres.

Une crise totale conduisant à la mort de la monnaie européenne est envisagée avec une certaine délectation par une presse largement eurosceptique. Elle est en revanche redoutée par les milieux économiques qui craignent un impact dévastateur sur le Royaume-Uni, qui réalise plus de 40% de ses échanges commerciaux avec ses voisins.

Le ministre des Finances George Osborne avait été le premier à dire, début novembre, que Londres “préparait des plans” en cas d’éclatement de la monnaie unique. “Ici, hors de l’euro, il faut nous préparer à toutes les éventualités et c’est exactement ce que nous faisons,” avait renchéri un peu plus tard devant des hommes d’affaires le Premier ministre David Cameron, sans donner lui non plus le moindre détail.

Du côté du secteur financier, les banques ont déjà largement réduit leur exposition aux pays périphériques de la zone euro, Grèce et Portugal en tête, comme l’ont montré leurs récents résultats trimestriels.

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Jacques Attali: «Une chance sur deux pour que l’euro n’existe plus à Noël»

La maison Europe brûle. La crise des dettes souveraines menacent la zone euro. Les dirigeants peinent à trouver la parade. Et pourtant il y a urgence. Dans une interview à 20 Minutes, l’économiste Jacques Attali estime qu’il y a plus d’une chance sur deux pour que la monnaie unique disparaisse d’ici la fin de l’année.

La succession des plans de rigueur en Europe risque de peser sur la croissance. Ne faut-il pas mieux revenir temporairement sur les objectifs de réduction des déficits ? Il faut quand même demander poliment à ceux à qui on emprunte s’ils sont d’accord pour nous prêter.

Le remboursement des intérêts de la dette française représente aujourd’hui 30 % de nos recettes fiscales. Si nous nous endettons encore plus, les investisseurs vont nous dire : « Faites comme vous voulez, mais on ne vous prête plus. » Si cela arrivait, du jour au lendemain, il faudrait baisser les salaires des fonctionnaires de 10 % ou en licencier 10 % dans la semaine. C’est pourquoi il est très important de faire des eurobonds.

L’Europe en tant que structure fédérale n’a pas de dette, alors que les États-Unis en ont 15 000 milliards de dollars. Si l’Europe se donnait la possibilité d’emprunter, elle aurait la possibilité d’avoir un accélérateur. Si les dirigeants européens ne le font pas, ce sera une faute très grave que l’histoire leur reprochera.

20 Minutes

Pessimisme historique des ménages sur le niveau de vie futur en France

C’est peu dire que les Français ont le moral dans les chaussettes ! En novembre, la confiance des ménages recule à nouveau. Elle perd 3 points et retrouve son plus bas niveau depuis février 2009, c’est-à-dire en pleine récession, tandis que le pessimisme sur le niveau de vie futur en France bat des records.

(Dessin de Miège)

L’enquête mensuelle de conjoncture  auprès des ménages, que l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a rendue publique vendredi 25 novembre, est en phase avec le climat des affaires : tout se passe comme si les entreprises et les ménages s’attendaient, comme la plupart des conjoncturistes, à vivre au creux de l’hiver une nouvelle récession.

En novembre, tous les indicateurs mesurant le moral des ménages sont en baisse sauf deux, en forte hausse (+ 10 points), qui concernent le nombre de ceux qui anticipent soit une aggravation du chômage soit une hausse des prix.

L’opinion des ménages sur leur situation financière personnelle passée et future recule de 1 et de 4 points, comme celle sur l’opportunité de faire des achats importants (- 3 points) ou d’épargner (- 2 points).

Surtout, les ménages n’avaient jamais été aussi pessimistes sur le niveau de vie futur en France. Le solde correspondant perd 8 points en novembre et 20 points depuis juillet pour atteindre, observe l’Insee, “son plus bas niveau historique”.

Le Monde

In or out : Messieurs les Anglais, choisissez maintenant

Être ou ne pas être européen. Depuis leur entrée dans la Communauté européenne en 1973, nos voisins britanniques n’ont eu de cesser d’éluder cette interrogation shakespearienne… à leur avantage. Grâce à toutes sortes d’exemptions, le Royaume-Uni a tiré le bénéfice de son appartenance à l’Union sans en supporter véritablement les charges. La violente crise qui s’est abattue sur la zone euro rebat les cartes radicalement en obligeant ses pays membres à resserrer les rangs et donc inéluctablement pour le Royaume-Uni à reconsidérer son positionnement. Londres ne pourra plus rester très longtemps “un pied dedans , un pied dehors” et va devoir choisir.

Une clarification nécessaire, tant le statu quo actuel n’apparaît plus tenable aussi bien pour les Britanniques que pour les continentaux. La révision de ce modus vivendi relationnel n’en est pas moins délicate. Une Europe sans les Anglais n’aurait en effet guère plus de sens qu’un cavalier seul de ces derniers. L’enjeu est de tirer le maximum des uns et des autres pour une Europe plus forte et assurée dans la mondialisation.

Des portes qui claquent et des allers et retours de personnages dignes d’une pièce du théâtre de boulevard : voilà à quoi a ressemblé le dernier sommet européen du mois d’octobre où l’on a vu David Cameron, le Premier ministre britannique, invité à quitter la salle du conseil et à ne plus se mêler de ce qui ne le regardait pas – les affaires de la zone euro – par un président français exaspéré, Nicolas Sarkozy. Shocking ! Un incident diplomatique “significatif” et en tout état de cause révélateur d’une situation qui ne peut plus perdurer.

Son origine remonte au fait que les Britanniques ont depuis trop longtemps – 1973, date de leur entrée dans la Communauté européenne, soit près de quarante ans ! – “un pied dedans, un pied dehors” dans le système européen. Jusqu’ici et à force d’accommodements divers, de compromis savamment dosés, et aussi sans doute d’intérêts réciproques bien compris, cette situation a été à peu près gérable. Mais aujourd’hui, l’Europe en pleine crise a un besoin vital de resserrer les rangs et n’a vraiment plus les moyens de gérer les exceptions, aussi légitimes et respectables soient-elles.

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Jeu d’anticipation : un historien britannique sème le trouble…

Les troupes allemandes prennent d’assaut la Grèce. Les chars de Poutine écrasent la Lettonie. La France humilie l’armée britannique. Peu probable, oui… Mais, si l’on s’en tient aux propos d’Angela Merkel, la déconfiture de l’euro pourrait mettre la paix en danger. L’imagination d’un historien britannique sème le trouble…

2018 : L'Europe en guerre.

Nous sommes le 29 octobre 2018 et la Grande-Bretagne fait face à ses plus sombres heures. Sur les champs de bataille d’Europe, nos forces armées ont été humiliées.

Dans les camps d’emprisonnement improvisés sur le continent, des milliers de nos jeunes hommes et femmes sont assis tristement, témoins de l’effondrement de nos ambitions. Des terrains de tuerie de Belgique jusqu’aux rues éventrées d’Athènes, un continent continue de saigner. Et, à l’est, l’ours russe resserre inexorablement sa prise, un ancien empire émergeant du naufrage du rêve européen.

Hier, à la suite d’un chapelet de défaites militaires encore jamais égalées dans notre histoire, le Premier Ministre a remis sa démission. On parle d’un Gouvernement national mais personne n’illusionne un nouveau Churchill attendant dans les coulisses.
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L’Union européenne contre l’Europe

Le sentiment européen a pris son essor après 1945. L’Union européenne s’est alors construite autour d’un slogan : « L’Europe c’est la paix ». Aujourd’hui le souvenir des guerres entre Européens s’efface au moment où l’Union européenne multiplie les causes de friction entre États et entre peuples. « L’Europe c’est la paix » mais l’Union européenne c’est une source de multiples conflits. Explications.

La confusion entre l’Union européenne (institution politico-bureaucratique politiquement correcte) et l’Europe (héritage culturel et mythologique) est un mensonge qui fait beaucoup de mal. Car ce qui va de travers est attribué à l’Europe alors que ce qui est en cause, c’est l’Union européenne et son idéologie néfaste.

Destruction des frontières et conflits de frontières

En fait, la destruction des frontières et la volonté générale de normalisation et de centralisation dressent les Européens les uns contre les autres :

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Faut-il avoir peur des banques systémiques ?

La planète finance compte désormais une trentaine de banques dites «systémiques», dénommées ainsi parce que susceptibles de faire vaciller l’ensemble du système financier s’il venait à leur arriver malheur. Faut-il dès lors s’en méfier ?

And the winner is… En marge du G20 qui s’est tenu à Cannes les 3 et 4 novembre derniers, le Conseil de stabilité financière a dévoilé le nom des 29 banques d’importance systémique. Ou pour le dire encore autrement, 29 banques “too big to fail” : trop grandes pour que l’on puisse se permettre de les voir tomber en faillite. Les répercussions d’une telle déconfiture seraient trop graves en raison du risque qu’elles font peser sur les épargnants et l’économie d’un pays. Voir d’un continent.

Que des grands noms !

Parmi ces établissements transnationaux dits «too big to fail», dont les difficultés auraient donc des conséquences sur l’ensemble du «système», figurent les principales banques européennes et américaines. Côté US, on retrouve les quatre grandes banques de détail du pays que sont Bank of America, Citigroup, JP Morgan Chase et Wells Fargo. Mais aussi les deux grandes banques d’affaires : Goldman Sachs et Morgan Stanley. Ainsi que la Bank of New York Mellon et State Street, deux établissements un peu particuliers de par leurs activités dans l’administration de fonds. De ce côté de l’Atlantique, ce sont surtout les banques françaises (Banque Populaire-Caisse d’Epargne, BNP Paribas, Crédit Agricole, Dexia, Société Générale), britanniques (Barclays, HSBC, Lloyds, Royal Bank of Scotland) et allemandes (Deutsche Bank, Commerzbank) qui se voient affublées de l’étiquette «systémique».

Ajoutez à ce gros contingent les noms du néerlandais ING, de l’espagnol Santander, de l’italien UniCredit, du scandinave Nordea, des deux grandes banques suisses (UBS et Credit Suisse) ainsi que ceux de quatre mastodontes asiatiques (Bank of China, Mizuho, Mitsui, Mitsubishi UFJ, Sumitomo), et vous obtiendrez donc la liste complète de ces 29 géants de la finance. Une liste qui sera révisée chaque année (rien ne dit par exemple que Dexia y figurera encore l’an prochain). Et qui pourrait à l’avenir aussi inclure les grandes compagnies d’assurances. Dans la foulée de la faillite de Lehman Brothers, l’assureur américain AIG n’avait en effet pas résisté et dû être renfloué par l’Etat.

Pourquoi pas 40 ?

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Les abracadabrantesques 16.000 milliards de dollars de la Fed

Depuis des années, un mystère a plané autour des comptes de la Federal Reserve, concernant l’ampleur des sommes données aux banques lors du bail out de la crise de l’automne 2008.

Ron Paul présentant la loi HR 1207 : "Tu veux auditer NOTRE banque ? Casse-toi d'ici."

Déjà, en juin 2009, on pouvait consulter une vidéo montrant une audition donnée par le Représentant démocrate Grayson à propos d’une somme de 9.000 milliards de dollars qui semblait n’être nulle part dans les comptes officiels de la Federal Reserve, ce que confirmaient des officiels de la Fed, un peu gênés, interrogés à cette occasion (voir au 17 octobre 2009).

D’autre part, depuis plusieurs mois, un conseiller de Ron Paul, Douglas Wead, mentionnait dans nombre de ses textes la somme astronomique de 16.000 milliards de dollars (ou bien 17.000 ? On pourrait en trouver d’autres…) donnée par la Federal Reserve aux banques. Wead écrit notamment pour Russia Today. Nous l’avons déjà cité, notamment, le 5 octobre 2011 et le 17 octobre 2011.

Le 19 novembre 2011 sur Russia Today, Wead publiait un autre texte sur Russia Today, où il abordait à nouveau cette question : «Ron Paul’s HR 1207 which passed in 2010 achieved a partial audit of the FED. We learned that in 2008 they created $17 trillion which they loaned out to banks, mostly the banks run by their own board members and numerous corporations, General Electric, for example and the McDonalds Corporation.» [«La loi Ron Paul - HR 1207 - votée en 2010 permit de réaliser un audit partiel de la FED. Nous avons découvert qu'en 2008, celle-ci a créé 17.000 milliards de dollars qu'elle a prêtés aux banques, principalement celles gérées par les membres de son propre conseil d'administration, et à de nombreuses Sociétés, par exemple General Electric et McDonalds.»]

Ce 23 novembre 2011, un lecteur, “Jack V.”, que nous remercions, nous signale la mise en ligne sur Dailypaul.com d’un texte qui détaille, d’une façon absolument officielle cette fois, puisqu’il s’agit de la référence d’un rapport du GAO (Government Accounting Office) exécuté sur injonction du Congrès (Ron Paul et Bernie Sanders), les comptes secrets de la Federal Reserve durant principalement cette période de 2008 (en fait, de 2007 à 2010, mais l’essentiel de la somme, ou plutôt du tirage massif de papier monnaie, porte effectivement sur 2008).

D’autres sources sont données dans cet article publié sur Dailypaul.com, sur cette même question. Il s’agit du document du GAO (http://www.gao.gov/products/GAO-11-696 et http://www.gao.gov/new.items/d11696.pdf). Le sénateur indépendant Saunders, qui a travaillé avec Ron Paul sur la loi HR 1207, publie également sur son site, ce 23 novembre 2011, un texte sur cette affaire.

Par ailleurs, sur Ouverture libre, nous reprenons le texte de Dailypaul.com dans son intégralité (ce 23 novembre 2011), parce qu’il vaut effectivement complète lecture. On y voit confirmées toutes les sommes évoquées, ainsi qu’un décompte des banques ayant reçu cette “aide” de la Fed, en fait de véritables dons sortis de la planche à billets, soi-disant “prêtés” à 0% d’intérêt et pratiquement sans aucun remboursement.

On trouve des banques non-US parmi les récipiendaires (banques anglaises, allemandes, françaises), ce qui montre combien la globalisation n’est pas un vain mot, et la générosité des Etats-Unis d’Amérique non plus.

La seule somme donnée à Goldman-Sachs (814 milliards de dollars) – banque qui domine et sauve le monde régulièrement – dépasse le montant officiel du gouvernement US, sanctionné par le Congrès, de l’aide totale accordée aux banques (le programme TARP de [700] milliards de dollars).

Le commentaire, décidément dérisoire, s’efface devant les faits.

Dedefensa (titre original : « Les abracadabrantesques $16.000.000.000.000,00 de la Fed »)

Comment transformer ses détritus en or

Il y a 150 ans, un foyer moyen n’avait besoin que de 150 ustensiles ou outils pour subvenir à ses besoins. Aujourd’hui, il en possède plus de 20 000 – une source incommensurable de déchets. Chaque année, un citoyen européen en produit en moyenne une demi-tonne.

Sur le Vieux continent, un quart de ces déchets sont recyclés et réutilisés. Outre l’effet positif sur l’environnement et les ressources naturelles, le recyclage permet aussi de gagner beaucoup d’argent et même de créer des emplois.

Le marché européen du traitement des déchets est actuellement estimé à 55,67 milliards d’euros.

Le Royaume-Uni s’enfonce dans la crise

L’économie britannique ne sort décidément pas de crise. Et les derniers chiffres sont inquiétants. L’année passée, la croissance n’a atteint que 1,3% après une chute proche des 5% en 2009. Analyse d’Alexander Law du Groupe Xerfi.

Surtout, la tendance récente n’est pas bonne avec une baisse du PIB de 0,6% au quatrième trimestre de 2010. Résultat la croissance n’atteindra même pas 1% en 2011. C’est dans ce contexte, très particulier, qu’une politique d’austérité pluriannuelle doit être mise en place.


(Merci à Eisbär)

Une Europe allemande?

Par Myret Zaki

Derrière les plans d’austérité, le modèle allemand triomphe. Berlin assoit son leadership au fil de la crise et préside à l’intégration de l’Europe.

L’Allemagne est en train de réaliser, avec la crise de l’euro, ce qu’elle n’a pas pu faire avec deux guerres.» Provocatrice et un brin excessive, cette remarque lancée récemment par un grand banquier rappelle que la pression des marchés aboutit, en définitive, à plus d’intégration de la zone euro, sous leadership allemand. Sous la contrainte de l’euro, l’unification du continent autour d’un Euroland, excluant les Britanniques, apparaît comme la seule voie possible pour éviter un éclatement de la monnaie unique.

Pour Michael Hüther, directeur de l’Institut der deutschen Wirtschaft de Cologne, «les politiciens européens ont compris le besoin de cette discipline. Le cas est similaire à celui des années 1980, quand la plupart des pays ont réalisé qu’ils ne pouvaient pas résoudre leurs problèmes par des dévaluations systématiques vis-à-vis du mark.» La solution est passée alors par plus d’Europe. «Au lieu de la finlandisation annoncée, on a vu un président socialiste français relancer, aux côtés de l’Allemagne, la construction européenne, du marché unique à Maastricht», rappelle Franck Biancheri, directeur du Laboratoire européen d’anticipation politique (LEAP).

L’UE est morte, vive l’Euroland

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