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Crise : Attali confiant pour l’Europe

L’économiste Jacques Attali, invité vendredi soir d’Europe 1 pour faire un bilan de l’année économique 2011, a fait ce constat : “L’Europe est bien mieux que les Etats-Unis. L’Europe a des déficits budgétaires inférieurs à ceux des Etats-Unis. L’Europe a une qualité de vie très supérieure. L’Europe a moins de chômeurs que les Etats-Unis. L’Europe a un niveau de vie supérieur aux Etats-Unis“, a-t-il listé.

D’où ce diagnostic : c’est pour ça que l’Europe est dans une position très, très favorable, contrairement à ce qu’on croit.

Le JDD

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Pour mémoire, le 24 novembre 2011 :

Jacques Attali : « Une chance sur deux pour que l’euro n’existe plus à Noël »

20 minutes

Restos du coeur/Hérault : + 16% de bénéficiaires

On reçoit des jeunes qui n’ont absolument aucune ressource, des retraités, des travailleurs pauvres qui vivent avec moins de 700 euros par mois, des agriculteurs et beaucoup de familles monoparentales“.

Louis Muck, responsable départemental des Restos du cœur dans le département de l’Hérault, a témoigné vendredi soir sur Europe 1 d’une hausse de 16% du nombre de bénéficiaires de l’association. C’est “bien plus que les autres années”, a-t-il confirmé.

Le JDD

«Pour discréditer ceux qui cherchent les vrais moyens de sortir de la crise, traitez-les d’antisémites»

Article du site Superno, (blogueur associé au journal Marianne [exemple ici], et largement marqué à gauche — liens vers RESF etc.)

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Note de la rédaction : Vous noterez que l’auteur de ce site adoubé par Marianne n’apprécie guère qu’on utilise l’accusation d’antisémitisme à l’emporte-pièce pour discréditer ses idées (référence à un article du Monde chroniqué sur FDS ici). Il ne semble pas l’effleurer en revanche que l’utilisation systématique de noms d’oiseaux (“fasciste”, “extrême droite”, “raciste” etc.) à l’endroit de certains courants de pensée est un procédé en tout point comparable à ceux qui le visent directement… (merci Firmin)

Le Monde : la dette, les banques et l’ «extrême-droite»

Article du Monde du 29.12.11
La rumeur enfle depuis quelques semaines, sur internet, dans les médias, dans les déclarations de leaders politiques : la source de tous nos maux économiques serait la “loi de 1973″. C’est l’extrême droite qui est à l’origine du mouvement. (…)

Dans ce courant politique, la lourde insistance sur les fonctions jadis exercées par G. Pompidou au sein de la banque Rothschild est loin d’être innocente. On se trouve en présence d’une rumeur complotiste traditionnelle qui désigne un bouc émissaire.

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• Lire la réfutation détaillée [en PDF]  de l’article du Monde (source ici)
• Voir une conférence sur la question

Génocide : les sanctions de la Turquie contre la France seraient “illégales” (Màj)

Addendum :

Loi génocide : appel à enterrer la loi

Les membres de la Chambre de commerce française en Turquie (CCFT) ont annoncé aujourd’hui à Istanbul qu’ils feront pression sur les sénateurs français pour qu’ils enterrent une proposition de loi réprimant la contestation du génocide arménien, déjà adoptée par les députés.

Nous allons engager une action déterminée auprès des sénateurs afin de les sensibiliser (…) aux importants dommages que (cette initiative) est susceptible de provoquer dans un pays où la francophilie et la francophonie restent fortes“, a déclaré Zeynep Necipoglu, présidente de la CCFT, lors d’une conférence de presse. “Nous allons nous employer à faire valoir que cette proposition de loi est ressentie ici comme une véritable déclaration d’hostilité par les citoyens turcs“, a ajouté Mme Necipoglu, affichant “l’espoir de voir le monde politique français prendre la mesure réelle de la question et agir pour que la proposition de loi puisse être rejetée par le Sénat”.

Le Figaro

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Le secrétaire d’Etat au Commerce extérieur Pierre Lellouche a appelé mercredi les dirigeants turcs à faire preuve de retenue après l’adoption par les députés français d’une loi pénalisant la négation du génocide, prévenant que des représailles seraient “illégales“.

Interrogé sur Europe 1 sur l’éventualité de mesures de représailles de la Turquie à l’encontre des sociétés françaises, M. Lellouche a déclaré: “Je pense que non. Je ne souhaite pas que les Turcs s’embarquent dans une affaire de ce genre parce que ce serait proprement illégal”.

L’Expansion

Lionel Stoléru : «Il faut vite changer de gouvernement»

Lionel Stoléru, économiste, ancien secrétaire d’Etat de Giscard d’Estaing et président de la chambre de commerce France-Israël, estime qu’il faut d’urgence faire appel à des «techniciens» capables de mettre en œuvre les réformes qu’impose la crise économique.

Ce peut être le portrait actuel de personnalités qui, en France ou dans des fonctions internationales, ont fait la preuve de leurs capacités de décision : Michel Camdessus, Jean-Claude Trichet, Pascal Lamy, Claude Bébéar, notamment, ont ce profil.

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Leçons de l’Ancien Régime en matière de finances

La Banqueroute de l’Etat royal, Marie-Laure Legay, Editions EHESS, 320 pages

L’occasion était trop belle. Celle de sonder la France de l’Ancien ­Régime, pour mieux comprendre, peut-être, celle du président Nicolas Sarkozy. Mais y a-t-il des points communs entre les blocages politiques et financiers, à la veille de la Révolution française, et ceux auxquels la France fait face aujour­d’hui ?

Dans cette synthèse savante, sous-titrée «Gestion des finances publiques de Colbert à la Révolution française», Marie-Laure Legay, professeur d’histoire à l’Université de Lille, nous livre une histoire passionnante des finances aux XVIIe et XVIIIe siècles, en évitant toutefois, avec soin, tout anachronisme.

Sa thèse ? La France de l’Ancien Régime avait de nombreux atouts, notamment des outils de gestion mis en œuvre au temps de Colbert (1619-1683). Mais elle s’est montrée incapable d’encadrer « l’affairisme » au cœur de l’Etat.

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Recrutement «ciblé» dans les zones franches

Avec plus de 40 % de chômage et une importante concentration d’habitants d’origine immigrée aux revenus modestes, le quartier de l’Alma est l’un des plus pauvres de Roubaix (Nord). La pharmacie de Laurent Taleux a été l’un des premiers commerces, en 1997, à bénéficier de la zone franche urbaine (ZFU).

Il s’agit d’un dispositif prévoyant des exonérations de charges et d’impôts pendant cinq ans pour les entreprises installées ou s’installant dans les quartiers difficiles. En échange, celles-ci s’engageaient, en cas d’embauche, à recruter au moins un salarié sur trois dans les zones urbaines sensibles (ZUS). […]

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L’heure du reniement des social-démocraties européennes

La meilleure façon de comprendre la crise financière de l’Europe c’est d’observer les solutions proposées pour la résoudre. Elles dessinent un rêve de banquier, un paquet cadeau que bien peu d’électeurs pourraient approuver lors d’un référendum démocratique.

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La grande correction : et si 2011 était la fin de la croissance entamée avec la révolution industrielle ?

Certaines voix commencent à s’élever pour dire que la croissance économique sur laquelle repose l’équilibre de nos sociétés n’aurait en fait été qu’une parenthèse à l’échelle de l’histoire de l’humanité. Un cycle de 250 ans généré par une énergie abondante et bon marché. Mais ne sommes nous pas en train de nous heurter aux limites de la planète ?

Depuis le XXe siècle, la population des pays développés considère le progrès et la croissance du PIB comme acquis. Moyennant quoi, les gouvernements se sont endettés pour financer des dépenses et des politiques fiscales favorables à la croissance et comptant sur cette croissance future pour rembourser et pour s’en sortir. Idem pour les entreprises et les ménages. Tout le monde est accro à la croissance. Mais qu’est ce qui génère réellement la croissance ? L’innovation ou les ressources dont nous disposons ? Et si le cycle de croissance entamé avec la révolution industrielle était avant tout attribuable [à] une énergie abondante et bon marché ?

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La fin des certitudes

Par Hugo Natowicz

Baigné depuis l’enfance dans les valeurs occidentales, j’ai longtemps cru, comme de nombreux citoyens européens, que le système économique, politique et moral qui m’avait vu naître était la seule et unique voie possible. J’ai eu la chance de grandir dans un monde qui, s’il n’était pas dénué d’injustices, était mû par une dynamique simple, confortablement soutenue par ce “sentiment de victoire” sur l’Union soviétique.

Il est désormais bien loin, le temps des certitudes. L’économie, jadis moteur de la construction du “bloc” occidental, en est devenue le talon d’Achille. Alors que de nouveaux acteurs attendent de s’affirmer sur la scène internationale, le repère planétaire qu’est l’Occident s’enfonce dans une crise dont les répercussions sont encore imprévisibles. Une chose est sure : elles seront incommensurables. Derrière l’agonie de l’euro, dont l’aggravation continue augure un final dramatique, se dessine une autre crise, plus profonde. Vingt ans après celle de l’URSS, une nouvelle chute se dessine : celle du monde occidental tel qu’on l’a connu jusqu’à présent.

Dans l’effondrement qui menace le monde, on pourrait voir émerger des hommes éveillés aux quatre coins du globe. Conscients des incohérences du système dans lequel ils sont nés, ils auront la lourde tâche de replacer l’humain au centre de l’économie.

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Arnaud Dassier : «L’UMP est au bout du rouleau»

Responsable de la campagne Internet du candidat Nicolas Sarkozy en 2007, Arnaud Dassier, qui briguait une investiture UMP dans le Loiret aux législatives de 2012, a décidé de quitter le parti majoritaire. Il s’en explique pour le JDD.fr.

Je voterai pour Nicolas Sarkozy au deuxième tour, s’il y est, face à un candidat de gauche, ou du FN. Mais mon pressentiment, c‘est que les Français vont vouloir renverser la table et réouvrir le jeu démocratique.

Le programme proposé par l’UMP pour 2012 m’a beaucoup déçu par son manque d’audace et de vision. Ce parti est au bout du rouleau. Il est temps d’aérer les idées et de renouveler les hommes. La rupture promise n’a été conduite que très partiellement.

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Les relations franco-algériennes au XXIe siècle

Le colloque sur «L’Algérie et la France au XXIe siècle», qui s’est tenu, à l’initiative de l’Association France-Algérie, le 17 décembre dernier à l’Assemblée nationale française, a tenté de mettre en évidence les entraves aux bonnes relations de voisinage qui «ne doivent pas se limiter aux seuls courants d’affaires».

Quelles relations entretiendront ces gouvernants d’obédience islamiste [issus du printemps arabe] avec la France «coloniale et impie» et quel type d’influence auront-ils sur les millions d’émigrés installés dans l’Hexagone

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Coup de semonce de l’Europe contre le monde du vin

L’Union veut déréglementer la plantation des vignobles. En libéralisant le droit à planter, l’Europe remet en cause toute l’organisation et l’équilibre économique de la filière viticole.

“C’est quoi leur idée de libéraliser la plantation des vignes ? De refaire du quantitatif, de revenir au bon temps des années 70 et du Margnat village ?” Comme nombre de ses collègues, Jean-Michel ne décolère pas depuis qu’il a eu vent d’une décision du conseil des ministres de l’Agriculture de l’Union européenne : ouvrir totalement les droits à planter de la vigne à vin, un secteur très strictement réglementé et contingenté jusqu’à présent. “Pour le rosé coupé, on avait bien compris que l’idée, c’était d’écluser les excédents de blanc espagnol, mais là, c’est quoi le projet ? Que les Tchèques se mettent à faire du vin en masse ?”

Lire l’article (merci Henri)

Hausse des prix : l’euro est-il vraiment coupable ?

Alors que la monnaie unique fête sa dixième année d’existence, les Français l’accusent d’avoir fait s’envoler les prix. C’est faux. Explications.

L’euro est un bouc émissaire facile de la hausse des prix, pourtant il n’a pas grand-chose à voir avec la formation des prix. Il faut que les consommateurs comprennent que ce n’est pas la monnaie unique qui génère de l’inflation mais le manque de concurrence et de régulation dans certains secteurs, explique Alain Bazot, président de l’UFC-Que Choisir. C’est la conséquence d’une libéralisation des prix insuffisamment régulée.

La hausse vertigineuse des prix du logement est ainsi due à un déséquilibre du marché entre l’offre et la demande. Celle des transports est liée pour partie à la hausse des cours du pétrole, qui dépendent de la demande mondiale et des crises géopolitiques, et pour une autre à un manque de concurrence dans le rail. Quant à la hausse des prix des produits alimentaires, elle est due à la flambée des cours des matières premières, mais aussi, et surtout selon l’UFC-Que Choisir, aux marges croissantes des distributeurs.

L’Expansion

Le chômage en novembre au plus haut depuis 1999

Fin d’année très morose pour l’emploi en France. 29.900 personnes sont venues rejoindre en novembre la cohorte des chômeurs de catégorie A (ceux qui n’ont pas travaillé du tout), soit une augmentation de 1,1% comparée à octobre.

Ils sont désormais 2.844.800 dans l’Hexagone, un record depuis novembre 1999. C’est la quatrième progression consécutive du nombre de demandeurs d’emploi. La hausse sur un an se monte à 5,5%.

20 minutes

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A lire en complément :

Vrais chiffres chômage novembre 2011, +59.000 chômeurs, 288.800 radiations, un désastre

Agoravox

Le «grand chelem» pour la gauche en 2012 ?

Depuis que le Sénat a basculé, la gauche se prend à rêver au «grand chelem» si elle gagne présidentielle et législatives en 2012.

Si, par malheur, la gauche avait tous les leviers de pouvoir, on aurait alors un sacré travail de renaissance idéologique à faire. (Hervé Mariton, UMP)

Une France rose en 2012: c’est le scénario catastrophe pour la majorité. Même durant les deux septennats de François Mitterrand, le Sénat était resté la forteresse de la droite. Mais si la gauche remporte en 2012 la présidentielle puis, dans la foulée, les élections législatives, elle aura tout: l’Élysée, Matignon, les deux assemblées parlementaires, 21 régions sur 22, 61 départements sur 101 (dont 56 en métropole), et 27 des 39 villes de plus de 100.000 habitants.

Le scénario est bien sûr «espéré» au PS, comme le précise Jean-Jack Queyranne. […]«Si la gauche gagne tous les pouvoirs, elle aura le pays à dos six mois après», veut croire Jacques Myard (Yvelines). […]

Le Figaro

Le scandale des subventions d’État – Comment le gouvernement gaspille votre argent

« Minute » s’est procuré un document devenu très difficile d’accès : le « Jaune des associations », document budgétaire où sont récapitulées toutes les subventions accordées par les ministères aux associations – y compris les plus fantaisistes. Le constat est accablant, les gaspillages invraisemblables, et les économies à réaliser, mirobolantes. Etat des lieux.

SOS racisme : 534.000 euros… LICRA : 306.500 euros… Act Up : 125.000 euros… France terre d’asile : 602.000 euros… Alliance israélite universelle : 280.000 euros… Haut conseil des Maliens de France (sic): 25.000 euros… Et le jackpot pour l’AFTAM (association pour les foyers d’immigrés, créée par l’indigné Stéphane Hessel) : 2,7 millions d’euros ! C’est la crise, mais, de toute évidence, pas pour tout le monde, au vu de ces quelques exemples tirés de l’immense liste des associations subventionnées par l’Etat pour l’année 2010.

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