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Pétrole : Risques mondiaux en ce début de 21ème siècle

Reinhart et Rogoff (2009, 2010) ont découvert que, historiquement, après une crise bancaire, la dette publique, en moyenne, doublait, ceci pour renflouer les banques et pour stimuler l’économie. Ils ont également montré qu’une crise de la dette souveraine suivait habituellement.

Il n’est donc pas surprenant que nous ayons vu l’Islande, la Grèce, l’Irlande, la Hongrie et le Portugal se tourner  vers l’UE / BCE et / ou le FMI pour obtenir une aide financière afin de refinancer leurs dettes publiques pour éviter le défaut.

La nécessité de passer à des sources d’énergie alternatives avec les énormes investissements financiers que cette tâche représente  combinée à la présence simultanée d’importantes dettes publiques et privées peuvent constituer un scénario catastrophe.

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L’opaque nébuleuse des agences européennes

Très exactement 6 157 euros : voilà ce que coûte une réunion du conseil d’administration de l’Efsa, l’autorité européenne de sécurité des aliments. Par personne. On ne sait pas si les quinze membres du conseil d’administration ont été conduit à Parme [siège de l’Efsa] sur des chaises à porteurs, ni s’ils y ont dégusté des œufs de caille pochés tout en parcourant l’ordre du jour.

Ce que l’on sait très bien, en revanche – grâce à l’infatigable Monica Macovei, députée européenne roumaine spécialisée dans la lutte contre la corruption – c’est la conception qu’ont ces gens-là de leur fonction. Sur la seule année 2010, l’Efsa a déboursé 49 millions d’euros pour des contrats externes “de communication et de gestion”.

Comment de tels dysfonctionnements sont-ils possibles ? C’est très simple : parce que personne ne s’en soucie. Quand on demande à la Commission européenne ce qu’elle a l’intention de faire pour remédier aux dysfonctionnements de ces agences, on obtient invariablement la même réponse : nous avons les mains liées, le règlement intérieur des agences ne prévoit aucun droit d’ingérence, et nous avons déjà proposé, voilà des années, une réforme du mode de surveillance.

Les gouvernements européens sont manifestement les premiers responsables de cette situation. Depuis maintenant des années, la création d’agences fait l’objet d’une compétition inconvenante entre les pays membres.

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Le marché automobile chute de plus de 20% au premier trimestre 2012

«Les Échos» se sont procurés les chiffres provisoires trois jours avant leur présentation officielle…

Selon Les Échos, les chiffres des immatriculations de voitures au premier trimestre 2012, qui seront officiellement publiés lundi matin par le CCFA (Comité des constructeurs français de voitures), font état d’un recul général d’environ 20 % des livraisons de voitures neuves par rapport à la même période de 2011

«Selon les données quasi-définitives arrêtées au 28 mars, divulguées par un constructeur, la baisse du marché ressort à 20,4 % sur les trois premiers mois de l’année, et seuls deux jours ouvrables supplémentaires seront ensuite comptabilisés dans les statistiques officielles, modifiant assez peu le résultat final» explique le quotidien financier.

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Le Massacre des Innocents

LA CRISE n°19, par Henri Regnault

Henri Regnault est Professeur d’Économie à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour. Diplômé de l’ESSEC et de Sciences Po avant d’obtenir un doctorat d’État à Paris Dauphine il s’est spécialisé en Économie du Développement et Économie Internationale, travaillant sur les relations Nord-Sud, en particulier sur les terrains méditerranéen, latino-américain et plus récemment asiatique. Il a dirigé le GRERBAM (Groupe de Recherche sur Économies Régionales du Bassin Méditerranéen), puis le Groupement de recherche du CNRS EMMA (Economie Méditerranée Monde Arabe) et anime le Réseau Intégration Nord-Sud (RINOS). Par ailleurs, depuis septembre 2007 il écrit « LA CRISE », lettre trimestrielle.

Des campements des expulsés de Sacramento aux suicidés d’Athènes, en passant par les chômeurs de partout et les exclus de toutes parts, l’heure est au massacre des innocents de la crise, comme dans les années 30. La dignité des femmes et des hommes ainsi sacrifiés exige de dire où sont les responsabilités profondes. Cette crise est née dans les dysfonctionnements et effets pervers des contrats entre agents économiques (subprimes, CDS, ventes à découvert…), la sortie de crise ne peut se concevoir que dans le cadre de la loi qui s’impose aux agents (régulation bancaire et financière, régimes fiscaux…).

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Comment protéger son épargne si la France fait faillite

La perte du triple A de la France chez Standard & Poor’s a marqué un tournant dans l’histoire des finances publiques françaises. Dans son dernier livre “France, la faillite ?” (Éditions Eyrolles), Philippe Herlin, spécialiste de la dette et chargé de cours au Cnam, détaille les raisons de l’endettement de la France depuis 30 ans et donne quelques conseils pour protéger son épargne et son patrimoine.


(Merci à danmaru touvabien)

Les monnaies plurinationales finissent toujours par exploser

Entretien avec François Asselineau président de l’UPR.

…Vous avez raison de préciser « autorisés », puisque ce sont toujours les mêmes prétendus experts qui sont « autorisés » à parler dans les médias. Pendant près de vingt ans, avant et après le traité de Maastricht, ils nous ont expliqué que l’euro serait un miracle économique, porteur de croissance, de protection et de stabilité. Depuis deux ans, ils nous expliquent que la sortie de l’euro signifierait la guerre, l’Apocalypse, ou le fascisme !
N’est-il pas un peu fort que les seuls « autorisés» à plastronner dans les médias sont ceux dont toutes les prévisions antérieures ont été démenties à 100 % par les événements ? Ce que l’on constate aujourd’hui, c’est une inflation rampante, un million d’emplois industriels perdus, le taux de croissance régional le plus bas au monde et des États en faillite les uns après les autres, excusez du peu ! Nous servons à présent de variable d’ajustement des stratégies économiques de la Chine et des États-Unis.

Pourtant, d’autres voix et non des moindres se font entendre : Joseph Stiglitz et Paul Krugman, tous deux prix Nobel d’économie. Le premier a écrit en janvier 2012, faisant un parallèle entre l’étalon-or dans lequel étaient englués les pays développés après la crise de 1929 et l’euro aujourd’hui : « ce sont les premiers pays à l’avoir quitté qui s’en sont sorti le mieux ». Le second que « vu comme le système se comporte, l’Europe se porterait sans doute mieux s’il s’écroulait plutôt aujourd’hui que demain ». En France, Alain Cotta, Jacques Sapir et Emmanuel Todd disent à peu près la même chose. Les contraintes de la réalité sont en train de balayer les affirmations idéologiques de tous ces économistes et décideurs qui refusent de comprendre les enseignements de l’histoire. Car l’histoire monétaire mondiale a montré, depuis l’Antiquité, que toutes les monnaies plurinationales finissent toujours par exploser.

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Grandes fortunes : 14 «ultra-riches» en France

1.200 très grandes fortunes sont répertoriées dans les grands pays. Ces ultra-riches sont seuls aux commandes de leur entreprise dans 58 % des cas, sans l’aide de leur famille. Mais les habitudes varient d’un pays à l’autre.

Micky Jagtiani, première fortune indienne

Les Etats-Unis sont les champions des très grandes fortunes (412 personnes au patrimoine supérieur à 1 milliard de dollars), à en croire une étude Forbes (avec Société Générale Private Banking). Le Vieux Continent tire également bien son épingle du jeu avec 98 milliardaires en dollars dans les trois pays couverts par l’étude (Allemagne, France, et Royaume-Uni). L’Hexagone à lui seul héberge quatorze « ultra-riches ».

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Total : La fuite de gaz sur la plateforme en mer du Nord est hors de contrôle

Il est rare qu’une compagnie pétrolière évacue d’urgence l’une de ses plateformes. La fuite de gaz détectée dimanche 25 mars sur la plateforme Elgin Franklin en mer du Nord, à 240 km à l’est d’Aberdeen (Écosse), a paru suffisamment grave aux dirigeants de Total pour qu’ils décident de ramener à terre par hélicoptère les 238 employés travaillant sur le site, avant de couper totalement l’alimentation de l’une des plus importantes installations de la major française dans le monde.

Mercredi matin, la situation était “stable”, selon Total, mais toujours hors de contrôle. Un nuage de gaz, visible des plateformes voisines, se concentrait au-dessus d’Elgin où une torchère brûlait toujours.

 

Zone d’exclusion maritime
Dès lundi, les autorités britanniques avaient décidé de mettre en place une zone d’exclusion maritime de 2 milles marins (3,7 km) autour de la plate-forme et d’en interdire le survol à moins de 5,5 km, le nuage de gaz pouvant s’enflammer à tout instant. “C’est le plus gros incident pour Total en mer du Nord depuis au moins dix ans”, a reconnu un porte-parole du groupe.


Les causes de la fuite, qui se situe selon Total sur la plate-forme et non à la tête du puits sous-marin, restent inconnues. “Des études sont en cours”, indique l’entreprise, qui a déclenché un“plan d’urgence”. Ses ingénieurs ne savent pas encore quelle solution retenir pour arrêter la fuite. Ils n’excluaient pas, dès mardi, le creusement d’un puits de secours, qui prendrait environ six mois, pour faire baisser la pression dans le puits principal.

En revanche, une intervention sur la plateforme elle-même, plus rapide et sans doute moins coûteuse, risque d’exposer la vie des techniciens. Le souvenir de la tragédie de Piper Alpha reste ancrée dans la mémoire des pétroliers : l’explosion de cette plateforme gazière de la mer du Nord, le 6 juillet 1988, avait causé la mort de 167 personnes (62 survivants). Et entraîné un renforcement des normes et des consignes de sécurité.
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Hervé Juvin : Pour un protectionnisme européen

Hervé Juvin, essayiste, économiste, Président de l’Eurogroup Institute et vice-président d’AGIPI explique les raisons de son soutien à l’Initiative citoyenne européenne pour un protectionnisme européen organisée par le Forum Démocratique.

RDV pour participer sur : http://www.signezpourunprotectionnismeeuropeen.fr/

http://www.dailymotion.com/video/xpl24x

L’Espagne fait peur aux marchés

Après la Grèce, l’Espagne : c’est dans un climat social explosif que le pays s’apprête à découvrir les nouvelles mesures d’austérité préparées par le gouvernement conservateur pour redresser des comptes publics à la dérive.

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Aujourd’hui, l’Espagne fait peur et doit payer de plus en plus cher pour se financer sur les marchés.

La réputation de Goldman Sachs s’autodétruit lentement

L’editorial publié par leNew York Timeset écrit par Greg Smith, responsable de l’activité européenne en produits dérivés sur actions de Goldman Sachs à l’occasion de son départ de celle qui fut une prestigieuse firme de Wall Street, a suscité un accès de colère des dirigeants de Goldman Sachs ainsi que des débats dans toutes les directions. L’intéressé considère que l’environnement de Goldman Sachs est devenu toxique et destructif.

Le catalogue (partiel) des comportements sulfureux qui ont récemment affecté Goldman Sachs est le plus nourri de Wall Street qui s’y connaît pourtant en turpitudes.

  • -Le Fonds Abacus bourré de titres pourris et vendus aux clients de la firme alors que son activité pour compte propres prenait une position inverse lui a valu une amende de 550 millions de dollars.
  • -La « structuration » de plusieurs milliards de dette grecque en accords de swaps qui ont permis de camoufler l’ampleur de cet endettement a affecté la nomination de Mario Draghi comme President de la Banque Centrale Européenne.  C’est Gary Cohn qui menait cette opération qui a rendu la gestion de la crise grecque encore plus opaque et c’est Goldman qui avait facilité un autre camouflage à l’entrée de la Grèce dans l’Euro. En dehors de gagner 300 millions de dollars, la firme n’a jamais été inquiétée.
  • -La suspicion de parjure dans le cadre d’une déposition devant le Sénat américain par Lloyd Blankfein et son directeur financier n’a jamais été examinée. Si elle avait été instruite, elle aurait pu lui valoir la prison.
  • -Les bonus extravagants qui ont continué à être versés année après année au Lloyd Blankfein et ses proches collaborateurs dépassent tous les records de Wall Street pour les heureux employés et dirigeants qui ont eu la chance de ne pas être victimes de la purge des dernières années. Meme la SEC est venu hier à la rescousse interdisant à des actionnaires critiquant ces rémunérations de reposer la question à l’Assemblée Générale : les Sœurs de Saint Francois de Philadelphie et d’autres institutions ont été renvoyées. La SEC a-t-elle oublié que Monsieur Blankfein a triplé son salaire en 2012 à $ 2 millions, ce qui justifiait leur démarche insistante contre ces rémunérations pècheresses?
  • -L’accusation portée contre un de ses administrateurs, Rajat Gupta, l’ancien patron de Mc Kinsey, d’avoir tuyauté un de ses amis gestionnaire du hedge fund Galleon sur des informations confidentielles a abouti à des condamnations pour insider trading.
  • -Une suspicion pese toujours sur son ancien President, Hank Paulson, qui, lorsqu’il était le Ministre des Finances,  a remboursé avec les deniers de l’oncle Sam 10 milliards de dollars à son ancienne firme – et a quelques autres- que lui devait AIG tombée en faillite.
  • -La faillite (qui sent de plus en plus la fraude) de MF Global dont le patron était un autre ancien CEO de Goldman Sachs, Jon Corzine  a vu l’argent des clients utilisé pour satisfaire les exigences de fonds propres au déni de la règlementation américaine.

Quelles que soient les réponses sur chacun de ces points, leur accumulation donne beaucoup de crédit aux accusations de Greg Smith. Il s’agit d’un système né de l’arrogance d’une firme qui se croit au-dessus des lois et de l’éthique.

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EuroVegas, future zone de non droit

Pour réaliser en Espagne son projet d’EuroVegas – un gigantesque complexe dédié au jeu – le milliardaire américain Sheldon Adelson a transmis aux autorités espagnoles sa liste d’exigences : exemption de la TVA, des impôts sur le jeu, des cotisations sociales, réforme du code du travail, régime légal dérogatoire durant 30 ans, subventions européennes, don des terrains, autorisation de jeu pour les mineurs, autorisation de fumer dans les bâtiments, etc … Le cynisme brutal du promoteur de cette zone de non droit – que se disputent aujourd’hui Madrid et Barcelone, donne la mesure de ce qu’ont abandonné les nations européennes en se mettant à la merci des marchés et des fortunes privées : non seulement leur souveraineté, mais aussi leur dignité.

Son projet ? Créer en Espagne une « zone de jeu » identique à celles qu’il a déjà implantées au Nevada, à Singapour et à Macao : 6 casinos, 18 000 machines à sous, 3 terrains de golf, des théâtres et des cinémas, une douzaine d’hôtels, des centres commerciaux… bref, toute l’apparence d’un « paradis » dans un pays où le chômage atteint des records (plus de 20 % de la population active), où la récession frappera dur en 2012 et 2013, où la crise immobilière, née d’une spéculation sur le prix des biens et de conditions de prêts immobiliers délirantes (emprunts jusqu’à 50 ans), paupérise à vitesse grand V les classes moyennes qui ont eu la mauvaise idée d’acheter pour se loger.

Comme au football, Madrid et Barcelone, rivales traditionnelles, se disputent les faveurs du groupe Las Vegas Sands pour que ce complexe de jeu s’installe sur leur territoire. Et, comme au football où le Real et le Barça sont prêts à payer des sommes extravagantes pour attirer les meilleurs joueurs du monde, les deux villes sont prêtes à toutes les concessions pour convaincre Las Vegas Sands de les favoriser de son choix.

Toutes les concessions ? Jugez-en plutôt. Réparties en 5 thèmes par le journal espagnol El Pais qui a eu accès aux documents de travail des négociations en cours, cette longue liste donne une idée du rapport de forces qui s’est désormais établi entre puissance privée et (im)puissance publique :

1. Droit du travail

● Modification du Code du travail afin d’assouplir « la rigidité des conventions collectives », notamment dans les secteurs présents dans le complexe de casinos (hôtellerie, restauration, jeu, commerces…) ;

● Réduction du temps nécessaire pour admettre des travailleurs étrangers (hors UE) en Espagne, via la création d’un régime spécial qui accélèrera la délivrance d’un permis de travail ;

● Exemption totale pendant deux ans des cotisations de Sécurité sociale, puis 50 % de remise les trois années suivantes. À compter de la 5e année, les travailleurs non espagnols pourront être rattachés au régime social de leur pays d’origine ;

● Création d’un MBA spécialisé dans l’industrie du jeu ;

● Appui du gouvernement à une demande de subvention d’aide à l’emploi de plus de 25 millions d’euros auprès de la Banque européenne d’investissement ;

● Financement par les autorités publiques de 60 % des frais de formation des employés recrutés par Las Vegas Sands ;

● Perception par Las Vegas Sands de subventions pour l’emploi, tant en ce qui concerne les emplois directs qu’indirects créés durant la construction du complexe.

 

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La rentabilité des entreprises françaises au plus bas depuis… 1985

Si les groupes du CAC 40 se portent bien, ce n’est pas le cas pour l’ensemble des entreprises installées en France : leur taux de marge (taux de profit brut) est tombé fin 2011 à son niveau le plus bas depuis 26 ans, selon l’Insee. Pendant ce temps-là, celui de leurs concurrentes allemandes progresse…

Pour les particuliers, la conjoncture n’est pas folichonne, si l’on en croit les derniers comptes trimestriels publiés ce mercredi par l’Insee. Leur pouvoir d’achat a stagné au cours du dernier trimestre 2011, et a même baissé de 0,2% si l’on raisonne par unité de consommation (grosso modo, par individu) et non en masse. Sur l’ensemble de 2011, il aurait tout juste augmenté de 0,4%.

Mais ce ne sont pas seulement les ménages-consommateurs qui ne sont pas à la fête. Les entreprises françaises (sociétés non financières, pour être précis) ne se portent pas si bien, leur rentabilité se dégrade. Leur taux de marge (excédent brut d’exploitation/valeur ajoutée, correspondant grosso modo à un taux de profit brut avant intérêts et impôts) est tombé à 28,7% au dernier trimestre 2011.

C’est le niveau le plus bas constaté depuis la fin 1985. A l’époque, les sociétés sortaient d’une période de comptes fortement dégradés, sous l’effet du second choc pétrolier : leur taux de marge était tombé à un minimum historique de 22,1% au cours de l’été 1982. Il était remonté progressivement à partir de 1985, grâce au contre-choc pétrolier et à la modération salariale imposée par le gouvernement socialiste à partir de la mi 1982.

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Espagne : Une marée humaine défile contre l’austérité

Une marée humaine agitant des nuées de drapeaux rouges a défilé jeudi dans toute l’Espagne, des manifestations émaillées de violences à Barcelone, au soir d’une grève générale contre la réforme du travail et la politique d’austérité du gouvernement de droite.

Portant de petites pancartes où étaient dessinés des ciseaux, symbole des réductions budgétaires, au moins 100.000 manifestants ont parcouru les avenues du centre de Madrid. Les manifestants, évalués à 800.000 par les syndicats, défilaient aussi à Barcelone, la deuxième ville du pays, où des violences ont éclaté entre policiers et groupes de jeunes.

A la veille de l’annonce du budget 2012, marqué par une cure de rigueur sans précédent, des centaines de milliers de personnes ont manifesté à travers le pays, point d’orgue de l’exaspération sociale qui grandit sur fond de chômage galopant, de récession et de coupes sociales draconiennes.

[...]

Partout ailleurs, la mobilisation était forte, avec 50.000 personnes à La Corogne selon la police, 25.000 à Saint-Jacques de Compostelle selon les syndicats et entre 72.000 et 400.000 dans toute l’Andalousie, suivant les estimations.

Des incidents ont aussi éclaté à Madrid, Vitoria et Séville. Au total, 176 personnes ont été interpellées, 58 policiers et 46 manifestants ou grévistes ont été blessés, selon le ministère de l’Intérieur. [...]

La Nouvelle République

Bahreïn : la Révolution dont on ne parle pas

C’est le 14 février 2011 qu’a commencé l’appel à la révolution sur la place de la Perle à Manama. Contrairement aux autres pays ayant connu le Printemps Arabe, les médias occidentaux, et même arabes ne veulent pas en parler. Al Jazeera qui se présente comme la chaîne neutre et qui a joué un rôle clé dans les révolutions libyenne, égyptienne et tunisienne, occulte les évènements se passant au Bahreïn depuis un an.

De même, en France, alors que les évènements liés au Printemps arabe sont constamment rappelés et suivis dans tous les médias, le Printemps de la Perle est passé sous silence.

Il faut savoir que Bahreïn est composé de 70% de chiites alors que le gouvernement est sunnite voire même wahhabite. Ainsi, les chiites sont fortement discriminés au sein du territoire particulièrement par la dictature du premier ministre Al Khalifa qui détient le pouvoir depuis 50 ans. Ils ont donc décidés de se soulever pour mettre fin à cette monarchie et se battre pour leurs droits civiques. Malheureusement, alors qu’ils étaient à deux doigts de la révolution, celle-ci a échoué. Cela fait maintenant un an qu’elle est passée sous silence par les médias français.

Le gouvernement bahreïni est fortement soutenu par l’Arabie Saoudite et le Qatar qui n’ont pas hésité à répondre à la demande de la famille royale et envoyer des troupes armées étouffer la moindre contestation. Le 14 mars 2011, 1 000 soldats saoudiens et 500 Émiratis sont expédiés dans le royaume, sous l’égide du Conseil de coopération du Golfe. La répression est sévère. Trente-cinq manifestants sont tués. Des centaines ont été arrêtés. Selon Amnesty International, le bilan s’élèverait au moins à 55 morts en un seul jour.

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UE : Incitation financière aux pays membres pour accueillir plus de réfugiés

Les pays européens bénéficieront d’un plus grand soutien de l’UE en vue d’accueillir des réfugiés grâce à un nouveau programme commun de réinstallation adopté par le Parlement, le jeudi 29 mars. Le programme vise à renforcer le rôle de l’UE en termes de protection internationale, en particulier pour les groupes vulnérables tels que les femmes exposées à des risques et les mineurs d’âge non accompagnés, en coopération avec le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés.

Le programme, mis en œuvre par les États membres sur une base volontaire, a pour but de réinstaller dans l’UE les personnes qui ont reçu le statut de réfugié dans des pays tiers (par exemple, les réfugiés libyens en Tunisie). Les pays d’accueil, étant généralement en développement et ayant des ressources limitées, ne peuvent intégrer et protéger un grand nombre de réfugiés.

Selon le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés, plus de 172 000 personnes devront être réinstallées en 2012, alors que le nombre total de places pour la réinstallation ne s’élève qu’à environ 80 000. En 2010, l’UE a réinstallé quelque 4700 personnes, à savoir 4,4 % seulement de l’ensemble des réinstallations dans le monde en 2010, loin derrière des pays tels que les États-Unis (80 000 réfugiés réinstallés chaque année) et le Canada.

Chaque année, 200 000 personnes doivent quitter leur patrie, mais elles arrivent dans des pays qui n’ont pas nécessairement signé la Convention de Genève. Nous devons faire en sorte qu’elles restent dans une zone pacifique. Les pays européens devraient apporter leur pierre à l’édifice, en particulier en prenant en compte notre histoire, et nous avons la responsabilité de soutenir ces personnes“, a déclaré le rapporteur Rui Tavares (Verts/ALE, PT) lors d’un débat précédant le vote.
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Allemagne : Le tabou de la détresse psychologique au travail

En Allemagne, le nombre d’arrêts de travail liés à un problème psychologique a augmenté de 75 % en dix ans. Les salariés concernés tentent généralement de cacher le motif de leur absence. Et quand ils sont au travail, ils consacrent la plus grande partie de leur énergie à garder le masque.

C’est ce qu’ont fait, aussi longtemps que cela a été possible Jutta Seiler, puéricultrice depuis vingt-cinq ans dans un hôpital de Berlin, Birte Kreitlow, fonctionnaire du Land de Berlin qui a dirigé pendant cinq ans une équipe de dix personnes, Günter Ebner, ancien militaire devenu vendeur automobile et René Bidmon, tuyauteur soudeur dans une entreprise de BTP.

Sur les cinquante personnes contactées par la réalisatrice, eux seuls ont accepté de raconter comment ils ont vécu leur maladie en situation professionnelle, qu’elle ait été diagnostiquée comme dépression, burn-out, trouble bipolaire ou alcoolisme.