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Au point où nous en sommes…

Devant le désarroi des responsables politiques et des experts en économie face à la crise de la zone euro, une approche simplement comptable de la situation a quelques chances de se révéler constructive. Pourquoi ne pas l’envisager ?

La crise de la dette prend des proportions pour le moins préoccupantes. On a beau rappeler que le situation des États plus ou moins Unis d’Europe est plutôt meilleure que celle des USA, dont chaque État porte une dette faramineuse et où, de surcroît, l’État fédéral est lui-même débiteur de plus de 14 mille milliards de dollars, la défaillance annoncée de la Grèce, un pays qui ne représente pourtant que 2% du PIB européen, fait craindre le pire, parce qu’elle peut à elle seule briser ce qui reste de confiance, donc de fiducia, au point d’emporter le fiduciaire.

Parmi tous les scénarios de sortie de crise construits dans l’urgence ou évoqués par les dirigeants comme par les analystes, il en est un qui me semble, au point où nous en sommes, mériter d’être envisagé et regardé de près . Il s’agit tout simplement de l’abandon de créances croisées entre les différents acteurs de la zone Euro.

Certes on ne peut pas compenser directement les créances que détient l’Italie sur la France par celles de la France sur l’Italie, puisque l’État français est débiteur des banques, assurances et fonds de pensions italiens, et réciproquement.

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La Grèce, dossier noir de l’ancien VRP du hors-bilan chez Goldman Sachs

La nature des fonctions de Mario Draghi chez Goldman Sachs entre 2002 et 2005 constitue la grande zone d’ombre du parcours professionnel du nouveau président de la Banque centrale européenne (BCE). En particulier, son rôle dans l’affaire du maquillage des comptes de la Grèce reste un mystère.

Un petit rappel des faits d’abord. En 1999, lorsque la création de l’euro est décidée, la Grèce ne peut adhérer à la monnaie unique. Athènes est à des années-lumière des critères très rigoureux énoncés par le traité de Maastricht. Pour rejoindre le dispositif, la nation hellène n’a d’autre choix que de dissimuler ses déficits.

Dans ce contexte, en 2000, Goldman Sachs International, la filiale britannique de la banque d’affaires américaine, vend au gouvernement socialiste de Costas Simitis un “swap” en devises qui permet à la Grèce de se protéger des effets de change en transformant en euros la dette initialement émise en dollars. L’astuce permet à la Grèce d’inscrire cette nouvelle dette en euros dans son hors-bilan et de la faire momentanément disparaître. Pour sa part, Goldman Sachs empoche des commissions juteuses et voit sa réputation de bon gestionnaire de dette souveraine portée au pinacle.

Et c’est à ce stade qu’intervient M. Draghi. L’intéressé affirme qu’étant entré en fonctions en 2002, il n’a rien eu à voir avec le maquillage orchestré deux ans plus tôt par la banque. Et il a démissionné en 2005, soit un an avant que Goldman Sachs ne revende dans des conditions qu’on ignore encore, ni vu ni connu, une partie du “swap” à la National Bank of Greece, la première banque commerciale du pays, dirigée par un ancien goldmanien.

Reste que entre ces deux dates, M. Draghi est associé de Goldman Sachs, “vice-président pour l’Europe-Goldman Sachs International, entreprises et dette souveraine », un intitulé du poste qui laisse supposer que M. Draghi a assuré le suivi du contrat grec.

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Grèce : Référendum ou coup d’état?

Par Charles Sannat, Chargé d’affaires à BNP PARIBAS

Si l’annonce du référendum a semble t-il surpris tout le monde, aussi bien les marchés que les chefs de gouvernements européens, il se pourrait que cette précipitation du Premier Ministre Papandréou soit liée à d’autres raisons.

Il n’est pas anodin, loin s’en faut, que cette annonce sur la tenue d’un référendum soit concomitante au limogeage de l’ensemble de l’état major militaire.

La situation en Grèce est bien plus grave que ce qui transparaît dans nos grands médias qui effectuent une couverture a minima des évènements sociaux en cours dans ce pays. La Grèce est en réalité un pays simplement bloqué. Paralysé. Plus aucun levier de commande ne répond.

Les administrations ne travaillent plus. Les fonctionnaires occupent les locaux sans lever les impôts. Partout ce n’est que résistance passive et désobéissance civile quand ce n’est pas des affrontements plus virils entre la population et les forces de l’ordre. Les grecs rejettent les plans européens. Ce pays n’est plus aujourd’hui gouvernable.

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« La zone euro vient de porter un coup terrible à Wall Street »

Grâce aux mesures prises mercredi [26 octobre 2011], la zone euro peut se replacer en acteur crédible d’une nouvelle donne économique mondiale. Selon Franck Biancheri, du Laboratoire européen d’anticipation politique, les partenariats vont se multiplier avec les pays du BRICS. Une redistribution qui effraie l’Amérique.

Le sommet de la zone euro de mercredi a-t-il accouché d’une Europe plus forte ?

A tous points de vue. L’Union européenne a démontré qu’elle entendait gérer la Grèce sur le long terme, car il est clair qu’un pays qui n’a pas de cadastre digne de ce nom ne peut se mettre à jour en moins de cinq ou dix ans.

Amener les créanciers, les banques qui avaient acheté de la dette grecque, à payer 50% de la note était une prouesse encore impensable il y a huit mois. Depuis un demi-siècle, ce type de créances était payé rubis sur l’ongle. C’est une rupture majeure. C’est un rafraîchissement gigantesque pour l’Europe, et une bonne chose pour la perception qu’elle a d’elle-même.

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Chicago, le blues de l’Amérique profonde

Le climat est lourd au bord du lac Michigan où le chômage augmente, les salaires, les pensions se contractent, et un nouveau plongeon dans la récession paraît imminent. Des habitants cependant relèvent la tête avec leurs syndicats et des associations. L’indignation des jeunes se fait entendre devant la Bourse. Voyage au cœur de ces résistances nouvelles.

«Ne parlez surtout pas de reprise aux gens qui vivent ici. Tous vous riront au nez. » Elce Redmond est l’une des principales figures d’Austin, à l’ouest de Chicago. Un homme que tout le monde connaît ici et qui connaît les problèmes de chacun. Elce est « community organizer », une fonction qui consiste à aider les habitants d’une communauté de quartiers à se défendre et à mieux prendre leurs propres problèmes en charge. 
Une ONG l’a recruté pour ce travail qui fut aussi celui d’un certain Barack Obama à ses débuts dans une autre communauté populaire au sud de la ville.

Austin ne s’est pas relevé de la crise de 2007-2008. Tout au long des rues déglinguées, des dizaines de pavillons sont à l’abandon, souvent vandalisés. D’autres attendent leur tour. Un panneau « foreclosure » (habitation saisie) a été planté sur la pelouse ou cloué sur la porte. La vague des expulsions ne faiblit pas.

Au cœur du désastre : « l’emploi, l’emploi, toujours l’emploi », s’exclame Elce. Le nombre de chômeurs continue de croître, touchant plus particulièrement encore la population africaine-américaine, majoritaire dans cette communauté populaire de 100 000 habitants. Dans certains quartiers, un adulte sur deux est au chômage. Et de nouveaux licenciements viennent d’être annoncés ces tout derniers jours, dans les services publics, notamment l’éducation et la poste.

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Le recyclage des terres rares, un enjeu stratégique

Elles font aujourd’hui partie des métaux les plus précieux. Les terres rares, ce groupe de 17 minerais qui se nomment terbium, néodyme ou yttrium, s’avèrent très convoitées car indispensables à la production de la plupart des produits de haute technologie – ordinateurs, téléphones portables, écrans plats, éoliennes ou batteries des voitures électrique.

Mine chinoise

Contrairement à ce que laisse entendre leur nom, elles ne sont pas si rares, puisqu’il existe de nombreux gisements de par le monde, mais leurs stocks sont finis et leur extraction est difficile, coûteuse et extrêmement polluante. Surtout, elles sont le monopole de la Chine, qui détient 37 % des réserves mondiales mais contrôle 97 % de leur exploitation et réduit chaque année les quotas d’exportation. Or, la demande mondiale augmente chaque année de 6 %, mettant le marché sous pression.

L’enjeu, aujourd’hui, est donc pour les pays de sécuriser leur approvisionnement à des prix raisonnables et limiter l’impact de la raréfaction des terres rares au niveau mondial. Trois moyens existent : réduire leur utilisation, diversifier les sources en exploitant des mines en dehors de la Chine et recycler ces minerais.

C’est la troisième piste que cherche à développer la France, qui ne possède aucune mine de terres rares. Début 2012, le groupe chimique Rhodia rendra ainsi opérationnel, dans son usine de La Rochelle, un nouveau procédé, sur lequel il travaille depuis dix ans, permettant de recycler ces métaux.

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Grèce : Stress test de la résistance populaire à la dictature financière

Sonia Mitralias, citoyenne grecque membre du Comité pour l’annulation de la dette du Tiers monde, s’est exprimée lors de la Conférence de Londres contre l’austérité organisée par la Coalition of Resistance, le 1er octobre dernier, et le blog État critique reproduit son témoignage.

« Je viens de Grèce, un pays en train d’être saigné à blanc et détruit par ceux qui prétendent le sauver, le Fonds monétaire international, la Banque centrale européenne et la Commission européenne. Après l’adoption, l’application et surtout… l’échec des quatre traitements de choc appelés memoranda, et l’application actuellement du cinquième, qui est le plus dur et inhumain, la Grèce n’est plus le pays qu’on connaissait : maintenant, les rues se vident après le coucher du soleil, les restaurants cherchent désespérément des clients et les magasins des rues commerçantes désertées tombent en ruine.

Le pourquoi de cette métamorphose est donné par ces quelques chiffres : les salariés et les retraités ont déjà perdu 30 à 50% et parfois même plus de leur pouvoir d’achat. Ce qui a comme conséquence qu’environ 30% des magasins ou 35% des pompes à essence sont fermées pour toujours. Que le chômage atteindra probablement 30% l’année prochaine.

Qu’on aura 40% de moins d’hôpitaux et de lits d’hôpitaux, ou que l’État grec se trouvant, il y a quelques jours, dans l’incapacité de fournir des livres scolaires à ses écoliers, les invite à en faire des photocopies (!), etc., etc. En somme, que la faim, oui la faim, commence à faire son apparition dans les grandes villes tandis que les suicides se multiplient dans un pays plongé dans le stress et le désespoir… »

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Les millions perdus de l’Europe

Les aides financières attribuées par Bruxelles ont parfois des utilisations détournées qui mettent en jeu des millions d’euros.

L’enquête commence sur une petite île danoise où un agriculteur a construit des pistes de ski sur ses terres grâce aux subventions européennes. Elle se poursuit en Normandie où le responsable d’une laiterie a été mis en examen pour une fraude de plusieurs millions d’euros.

De cette escroquerie portant sur un commerce de beurre frelaté on remonte jusqu’à la mafia italienne qui fabriquait la matière grasse chimique. En Calabre, on découvre un chantier d’autoroute financé par l’argent européen, dont l’achèvement est repoussé d’année en année depuis quinze ans… Mais que peut faire l’Europe pour lutter contre ces fraudes et ces abus ? À Bruxelles, les réalisateurs constatent que d’anciens commissaires européens se reconvertissent dans le conseil d’entreprises privées, ce qui soulève la question des conflits d’intérêt.

Un documentaire sans concession sur les vices de forme de certains règlements et sur l’absence de contrôle efficace.

(Merci à cocatrix & à Civitas Parisiorum)

Inflation monétaire européenne ou ruineuse inflation française

Il se passe tous les jours du nouveau dans notre Europe déboussolée. Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, lors du dernier marathon européen à Bruxelles, ont simplement gagné du temps et mis en place une deuxième digue qui, comme celle du 21 juillet, va, encore plus rapidement, céder ! La décision de référendum en Grèce, annoncée hier par le Premier ministre et prenant tout le monde à l’improviste, pourrait d’ailleurs précipiter le cours des choses.

La réduction de la dette grecque ne concerne que celle détenue par les banques, soit 50% de leurs créances. Cela ramènera la dette grecque en 2012 à 120% du PIB -niveau que l’Italie se voit aujourd’hui reprochée par tous ses partenaires- au lieu de 180 % actuellement. C’est significatif, mais tout à fait insuffisant pour assurer la viabilité et le rebondissement de la Grèce. Le tourisme, le fret industriel des armateurs grecs et les rares produits industriels ne représentent en effet que 7% du PIB grec.

La corruption généralisée et la fraude fiscale constituent deux tares grecques, très difficiles à éradiquer. Il est donc peu probable que les revenus de l’État grec, avec une croissance négative, puissent dépasser les dépenses publiques, afin d’envisager un excédent et un début de remboursement.

Le remplacement d’un fonctionnaire sur dix, les réductions de retraites, les impositions forfaitaires des professions libérales, l’augmentation de TVA, de 13% à 23%, dans les restaurants constituent des effets d’annonces, plus que des mesures permettant le redressement effectif. L’agence de notation Fitch n’a pas arrangé la quadrature du cercle grec, en estimant que la décote de 50%, demandée aux banques, constituait un « évènement de crédit », autrement dit un défaut de paiement, susceptible d’entraîner l’activation des contrats d’assurance CDS contre le risque de défaillance des pays (crédit default swap).

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La Grèce, endettée de naissance

Depuis son indépendance en 1832, la Grèce connaît des déboires financiers à répétition. Les observateurs de l’époque mettent en cause l’incapacité du gouvernement à lever des impôts et la folie des grandeurs qui lui fait entreprendre des guerres ruineuses contre l’Empire ottoman.

Après un séjour de deux ans à Athènes, l’écrivain français Edmond About publie en 1854 un livre, La Grèce contemporaine, qui connaît un très grand succès en France. Au chapitre « Finances », il écrit : « La Grèce est le seul exemple connu d’un pays vivant en pleine banqueroute depuis le jour de sa naissance. »

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Grèce : “Papandréou fait exploser l’euro !” (Màj)

Olivier Delamarche : « Il faut virer les banquiers »

(Merci à Petrus)

«Le comportement de la Grèce est un comportement anormal, qui n’est pas loyal, à l’égard des chefs d’État européens, à l’égard des peuples européens» – Laurence Parisot

Le Figaro

(Merci à SPOILER)

Nicolas Doze – La Grèce au bord de l’insurrection

« Papandréou est irresponsable. On n’a plus de coût du risque de la dette européenne. Les valeurs bancaires vont-elles perdre 5% tous les jours ? Chômage de masse, crédit crunch, l’Allemagne quitte la zone euro, 100% de décôte sur la dette, scission de la zone euro en 2 blocs ? Cinq scénarios sont possibles… »

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L’accord Sarko Merkel est torpillé par le référundum Grec

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(Merci à Quentin)

(Merci à Charmant)

Grèce/référendum : “Depuis hier soir, l’accord du 27/10 est mort

François Lenglet sur l’antenne de RMC analyse les conséquences d’un référendum sur l’accord du sommet européen, exigé par le premier ministre grec Georges Papandréou.

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(Merci à Mnemic)

1914 – Une tragédie européenne (Màj)

Addendum du 01/11/2011:

Ajout des parties 3 & 4 du documentaire.

(Merci à Imperator.)

Yves-Marie Adeline présente son dernier ouvrage “1914 – Une tragédie européenne”, paru chez Ellipses en mars 2011.

Ce livre raconte le déclenchement de la Grande Guerre de 1914 comme une tragédie, au sens que lui donnaient les Grecs anciens : dès le commencement de l’histoire, toutes les conditions sont réunies pour que les événements tournent au pire. Il n’y a donc rien à faire pour l’éviter. D’autant qu’aux tensions habituelles va s’ajouter un engrenage technique imprévu qui emporte tous les acteurs vers la catastrophe…

En 1914, l’Europe gouverne le monde ; un habitant sur quatre est un Européen ou de souche européenne. Mais cette civilisation est la proie de tensions idéologiques, culturelles et territoriales graves, et pour remédier à ces tensions, elle ne dispose que de valeurs qu’elle croit fortes mais qui se révéleront superficielles.

Partie 1 :


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États-Unis : Soupçon de fraude après la faillite de MF Global

Le courtier américain, qui a déposé le bilan, aurait utilisé les fonds de ses clients pour se financer, ce qui constitue une grave entorse au règlement de Wall Street. Le gendarme de la Bourse américaine enquête.

Où sont passés les centaines de millions de dollars confiés à MF Global par ses clients ? Les autorités boursières tentent de répondre à cette question depuis l’annonce, lundi, du dépôt de bilan du courtier américain. D’après des sources proches du dossier, citées par le New York Times, près de 950 millions de dollars aurait disparu des comptes de la société. Ce montant serait tombé à 700 millions de dollars après l’annonce de la faillite. «Et une certaine somme devrait refaire surface dans les prochains jours, le temps que le processus de faillite progresse», confie un proche des discussions au journal.

L’emplacement de cet argent reste pour le moment indéterminé. D’après des sources proches de l’enquête, il se pourrait que ces sommes soient encore détenues par les banques qui gèrent les fonds de la clientèle. Mais les autorités boursières veulent que le groupe apporte les preuves dans les prochains jours, que les sommes n’ont pas disparu après des placements malheureux.

Entorse à une règle d’or

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Shadow Banking : La bombe à retardement

Le Financial Stability Board estime que le Shadow Banking représente désormais 60TUSD, dans une étude récente. Une taille supérieure à la taille de 2007. Il représente désormais le quart du système financier. La crise de la dette, la crise des dettes ne fait que commencer si aucune action coordonnée n’est entreprise. Le G-20 traitera-t-il ce sujet ?

Un proverbe arabe dit « le chameau s’amuse de la bosse de son voisin ». Les 17 « pompiers » de la Zone Euro on appliqué ce proverbe en ne s’intéressant qu’à la situation en Grèce et en occultant les pans entiers de surendettement dans l’économie Eurolandaise, Européenne, des pays avancés et du Monde.

En mettant en place une structure de renforcement de la force de frappe du FESF basée sur l’endettement, les membres de la zone euro essaient d’éteindre le feu en renversant de l’essence.

Le couple franco-allemand s’est félicité de l’accord signé à l’arraché dans la nuit du mercredi au jeudi 27 octobre. Cet accord, dont les pourtours restent encore très flous, s’articule autour d’une nouvelle restructuration de la dette de la Grèce, le renforcement des banques pour faire face aux pertes consécutives à cette restructuration et la démultiplication des moyens du Fonds Européen de Stabilité Financière.

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Survivre au progrès : Consumés par la consommation

Survivre au progrès est un film documentaire québécois. Inspiré du livre “Brève Histoire du progrès” de Ronald Wright, il pose le diagnostic suivant: la pression incessante en faveur d’une croissance effrénée de la consommation risque d’entraîner la planète dans l’abîme.

Mathieu Roy et Harold Crooks (scénariste et réalisateur du documentaire The Corporation) ont mis six ans et demi à le réaliser.

« Durant le tournage du film, je me disais que, si les gens savaient vraiment ce qui s’est passé aux États-Unis durant la crise, ils sortiraient dans la rue. »

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Le réalisateur était invité de “Tout le monde en parle” (émission canadienne) afin de promouvoir son documentaire donnant la parole à de nombreux militants, spécialistes et désabusés du système capitaliste tel qu’il apparaît actuellement.

Le défi est aussi de mettre le holà à la surconsommation

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États-Unis : Les évolutions de l’immobilier résidentiel et la croissance

Voilà un peu plus d’un an, nous constations que la FED abandonnait son soutien à l’immobilier résidentiel américain. La décision de réinvestir les Residential Mortgage Backed Securities des Government Sponsored Enterprise Fannie Mae et Freedie Mac en bons du Trésor signifiait que l’immobilier serait dorénavant abandonné aux mains du marché.

Cette politique de soutien avait pris deux formes :

1° d’une part un rachat massif des RMBS des GSE Fannie Mae et Freddie Mac afin d’éviter un Krach obligataire sur leurs créances hypothécaires titrisées ;

2° d’autre part, l’encouragement donné par la FED à une reprise de la titrisation immobilière via une GSE saine, Ginnie Mae, dont elle acquit des titres en quantité limitée.

Cette politique de soutien actif de la FED fut très forte en 2009, elle se poursuivit sous une forme plus modeste au premier semestre 2010 avant que l’agenda économique américain n’oblige la FED à prendre fait et cause pour les bons du Trésor.

Il est donc utile d’examiner un an après ce que le marché a fait de l’immobilier américain.

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Argentine : Protectionnisme et indépendance monétaire ont permis la sortie de crise

Par Catherine Segurane

Les recettes économiques “populistes” du couple Kirchner ont réussi à l’Argentine : Christina Kirchner vient d’être réélue pour un second mandat, sans même avoir besoin d’un second tour. Avant elle, son époux, le péroniste de gauche Nestor Kirchner était au pouvoir depuis 2003. Le couple Kirchner a donc gouverné le pays de 2003 à maintenant, et il l’a tiré d’une crise cataclysmique.

Cette crise, nous ferions bien d’y réfléchir, car nos eurocrates nous préparent la même, dirait-on. Dans le chaudron du diable : déflation et arrimage à une monnaie étrangère ou partiellement étrangère trop forte (le dollar dans le cas de l’Argentine, l’euro dans notre cas).

L’Argentine s’en est sortie, à partir de 2003, en prenant le contre-pied de ces politiques suicidaires, en retrouvant son indépendance monétaire, en battant monnaie en fonction de ses besoins, et en appliquant un certain protectionnisme. Ce sont les recettes Kirchner.

Apparemment, les Argentins ne s’en plaignent pas.

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