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Pôle emploi face au malaise de ses agents

Travail trop intense, ordres contradictoires, doutes sur le management : les salariés de Pôle emploi sont stressés et l’ont exprimé dans le cadre d’une enquête interne remise au directeur général, Christian Charpy, lundi 4 janvier. Mardi matin, ce dernier a présenté aux organisations syndicales cette étude qui révèle un phénomène d’une “ampleur inattendue,” et a annoncé qu’il ouvrirait rapidement des négociations sur ce dossier.

Durant le seul mois de décembre, cinq tentatives de suicide ont eu lieu sur le lieu de travail, trois en Ile-de-France et deux en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Elles font suite à un premier suicide à Saint-Quentin (Aisne) en mars.

Menée par le cabinet Isast (Intervention sociale & alternatives en santé au travail), l’enquête s’appuie sur un questionnaire envoyé aux 47 853 salariés de Pôle emploi (effectifs au 31 octobre). Avec 25 000 réponses, il a reçu un taux de retour supérieur à 50 %.

Ces résultats reflètent des sentiments partagés par l’ensemble des personnels, qu’ils soient issus de l’ANPE ou des Assedic, les deux organismes qui ont fusionné, il y a un an, pour donner naissance à Pôle emploi.
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Référendum islandais sur la dette : “la revanche des peuples contre les excès de la finance”

L’Islande a décidé de soumettre au peuple un référendum sur le remboursement de “sa” dette. Le peuple Islandais est le premier peuple d’Europe à se révolter contre le capitalisme, dans sa forme néolibérale. Après la votation suisse sur les minarets, serait-ce une nouvelle illustration du divorce entre le peuple et les élites ?
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(Merci – entre autres – à Ultima Thom et à Quentin)

USA : le Pentagone plombé par ses sous-traitants… vive les fonctionnaires !

Comment réduire les coûts du Pentagone ? Grave question, à laquelle le Congrès vient de trouver une réponse : en remplaçant ses sous-traitants privés par des fonctionnaires, l’Etat économisera 44 000 dollars par poste ! Une pierre dans le jardin du l’ultralibéralisme et… un Nobel de l’économie pour Obama ?

Mercenaires de la société Blackwater

Le département de la Défense américain estime qu’il pourra économiser 44.000 dollars tous les ans pour chaque poste de sous-traitant remplacé par un fonctionnaire, selon un rapport du Sénat détaillé par le Washington Post.

D’où le vote, [le 19 décembre 2009] au Congrès, d’une ligne de crédit de 5 milliards de dollars, pour embaucher de nouveaux agents gouvernementaux amenés à remplacer ces onéreux contractants, aux Etats-Unis comme à l’étranger. L’histoire ne dit pas combien d’employés seront embauchés, pas plus qu’elle ne précise le nombre de contractuels débauchés.

La faillite de la privatisation de l’armée

A l’occasion de la guerre en Irak, l’administration Bush a largement favorisé le recours au privé. À l’époque, les responsables de la Défense faisaient valoir que le Pentagone avait un besoin urgent et temporaire de personnel ; la guerre était encore considérée comme une opération devant se solder par un triomphe rapide.

Le fait que les décès de mercenaires tués dans les zones de combat ne sont pas comptabilisés officiellement n’était pas pour déplaire non plus. Et le privé étant soumis à la sacro-sainte règle de libre concurrence, l’objectif était également d’économiser de l’argent.
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Les banquiers sont-ils des voleurs ?

Alors que les situations de surendettement se multiplient, Isabelle Vigouroux montre de l’intérieur le durcissement de la relation entre les banquiers et leurs clients.

Pour comprendre l’impact de la crise déclenchée voici un an, la réalisatrice explore de l’intérieur la manière dont elle a affecté la relation entre les banques et leurs clients, particuliers ou entreprises. Poussé par son banquier à investir dans les actions Natixis, l’un des témoins a perdu tout son capital. Cette femme, elle, a glissé petit à petit dans l’angoisse du surendettement, comme des millions de gens en Europe.

Quant à ce patron de PME, il ne digère pas que sa banque, après avoir perdu des milliards en Bourse, lui refuse un prêt au motif qu’il serait risqué. Hausse des intérêts et des taux variables, frais bancaires en expansion… Des conseillers financiers témoignent de l’engrenage de la pression commerciale. Sommés de faire du chiffre, ils ont vendu crédit et produits bancaires sans tenir compte de l’intérêt des clients. Un film qui, à travers des histoires personnelles, raconte comment nous avons perdu confiance dans les banques.

Partie 1:
http://www.dailymotion.com/video/xbhtty
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Les presque vrais chiffres de l’emploi

Chaque mois, avec un relais médiatique, le gouvernement français annonce et publie les chiffres du chômage. En fait, pour être plus précis il faudrait dire : chaque mois, avec un relais médiatique, le gouvernement annonce les chiffres des demandeurs d’emploi de catégorie A. Et d’un autre côté, il publie, sans grand relais médiatique, les chiffres des demandeurs d’emploi des catégories A à E (la définition des catégories se trouve en bas de l’article).

La subtilité est de taille. Si l’on analyse les données de novembre 2009, le nombre de demandeurs d’emploi de la catégorie A (celui que l’on retrouve à la une des médias généralement sous le titre « le nombre de chômeurs ») s’élevait à 2,630 millions, alors que si on totalise l’ensemble des cinq catégories on obtient le chiffre de 4,312 millions.

Cette subtilité permet au gouvernement d’annoncer des chiffres « plus présentables » et un taux de chômage inférieur à 10 % de la population active. Ainsi, lorsque sur la catégorie A le taux de chômage est de 9,1 %, il est de 14,92 % si l’on prend comme base les cinq catégories. De même il a été annoncé pour le mois de novembre une augmentation de 3 000 demandeurs d’emplois, ce chiffre correspond à la catégorie A, si l’on prend l’ensemble des catégories, l’augmentation est de 25 000.

Les deux graphes ci-dessous, publiés par le Ministère de l’Économie, de l’Industrie et de l’Emploi, illustrent parfaitement les écarts.

Chiffres demandeurs d'emploi toutes catégories (cliquer sur l'image pour l'agrandir)

Cette façon de communiquer n’est pas le privilège de la France et elle se retrouve dans l’ensemble des pays industrialisés.
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Bourse : +22%, mon Dieu que c’est bon !

Haut les cœurs braves gens, la Bourse de Paris a enregistré une hausse de 22% en 2009. Mais ce qui est plus que jamais en augmentation, c’est l’optimisme de nos «zéditorialistes» et de nos «zexperts»…

La Une du Figaro, lundi 04 janvier 2009

Il y a les hausses qui font mal au porte-monnaie des Français (comme l’augmentation des tarifs de la SNCF ou du forfait hospitalier) et celles qui font frémir de plaisir les grands « zéditorialistes » : +22% pour la Bourse de Paris en 2009 ! L’extase !

Du coup, l’optimisme est de mise. Les « zexperts », nous dit Le Figaro dans son édition de ce lundi, « tablent sur une nouvelle hausse de 10% des actions en 2010 ».

+22% à 3 936 points ? Dieu que c’est bon, surtout quand les commentateurs ont à l’esprit que le 9 mars 2009, la Bourse de Paris avait chuté à 2 520 points.

Mais ce +22% serait vraiment bon, si seulement il n’était pas calculé au regard d’une année 2008 terrible et à la fin de laquelle le CAC 40 avait clôturé à près de 3 218, soit une baisse de 43%.

+22% à 3 936 ? C’est moins bien qu’en 2005, 2006 et 2007.

+22% à 3 936 ? C’est largement derrière les 5 926 de l’année 2000, année de tous les records et… de l’explosion de la fameuse « bulle Internet ».

+22% à 3 936 ? C’est une peccadille, au regard des augmentations hallucinantes enregistrées, l’année passée, par d’autres places boursières et relevées par Slate.fr : « 128% de hausse à Moscou, 115% à Buenos Aires, 79% à Bombay, 78% à Shanghai ».

+22% à 3 936 ? Un résultat obtenu grâce, notamment, à un secteur automobile lui-même dopé artificiellement par la prime à la casse : +95,15% pour Renault et +94,77% pour Peugeot.

Le tout, en dépit du maintien d’un chômage musclé et des inquiétudes sur le pouvoir d’achat et surtout la protection sociale : les Français, pourtant parmi les mieux protégés du monde, consacrent 17% de leurs revenus à l’épargne. On n’atteint pas encore les taux chinois (jusqu’à 60%) mais tout de même.

Si une leçon n’a pas été tirée de la crise c’est bien celle-là : chacun s’est complètement habitué au décalage entre la Bourse et l’économie réelle. Au point de préférer regarder les courbes sur son i-Phone plutôt que son voisin…

Mais qu’importe, on a échappé au pire, +22%, c’est bon : il faut coûte que coûte se réjouir et même jouir. Ils sont forts ces « zéditorialistes » et ces « zexperts ». Ils ont de l’optimisme à revendre. Mais, s’il était coté en Bourse — cet optimisme —, les petits épargnants seraient bien inspirés de ne pas miser un kopeck dessus : il est régulièrement contredit par les faits…

Marianne2

Pas de miracle économique en 2010

Les Français ont peur de l’avenir. Illustration, leur taux d’épargne a atteint 17% de leurs revenus au troisième trimestre de 2009, un record depuis la fin de l’année… 2002. Et ce taux d’épargne devrait rester à des niveaux élevés selon les prévisions de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). Le taux devrait s’établir à 16,8% au quatrième trimestre et rester stable en 2010. Cela signifie en contrepartie que la consommation ne décollera pas vraiment en France cette année.

Il faut dire, pour la conjoncture en 2010, les scénarios sont à la prudence. Lorsqu’on ôtera les béquilles des plans de relance, au milieu de l’année, dans quel état se trouvera le malade? «Pas bien brillant,» telle est la réponse des économistes. Ou plus exactement, les parties du corps mondial ne se soignent pas à la même vitesse.

Les perspectives fléchissent plutôt aux États-Unis, au Japon, en Espagne tandis qu’elles restent moroses en Grande-Bretagne. En Asie, c’est l’inverse, la confiance dans l’économie chinoise se confirme. Le fameux «découplage» des pays émergents par rapport à l’OCDE (les riches) n’a pas eu lieu en entrée de crise, tous les pays ont été aspirés vers le gouffre. Mais en sortie de crise, ce découplage s’observe, du moins pour l’instant.

Parmi les pays riches, l’Insee distingue deux groupes. Au Japon, au Royaume-Uni, en Italie, en Espagne, la croissance est pénalisée «par l’absence de demande intérieure» (faible consommation). «En 2010, l’activité y stagnerait, voire rechuterait.» A l’inverse, dans le groupe des États-Unis, de la France et de l’Allemagne, la demande des ménages et des entreprises «redémarrerait» mais la croissance «peinera

Au total, en dehors de l’Asie, le ciel ne se dégage pas vraiment. Après la pire récession depuis la guerre, fin 2008 et début 2009, l’économie est repartie dans la seconde partie de l’année qui se termine mais son élan reste bridé.
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La France revend ses surplus de vaccins anti-grippe A

Ceci est un canular (cliquez pour agrandir)

La France a commencé à vendre à des pays étrangers une partie des 94 millions de doses de vaccins contre la grippe A, a déclaré dimanche la ministre de la santé, Roselyne Bachelot, confirmant une information du Parisien/Aujourd’hui en France. Le quotidien, qui cite des sources au ministère de la santé, précise que les doses sont revendues, par principe, au prix où elles ont été achetées auprès des laboratoires pharmaceutiques, soit de 6,25 à 10 euros selon les produits.

Cette opération, menée conjointement par les ministères de la santé et des affaires étrangères, vise à réduire la facture de la campagne de vaccination de masse décidée par le gouvernement (pour un coût de 869 millions d’euros, selon le ministère).

Elle est la conséquence de l’avis rendu le 1er novembre par l’Agence européenne de la santé qui indique qu’une seule injection au lieu de deux suffit pour être protégé du virus. “Ce jour-là, on a compris qu’avec les 94 millions de doses achetées en juillet, nous détenions trop de vaccins”, explique un responsable du ministère de la santé cité par Le Parisien.

Sanofi Pasteur, la division vaccins du groupe Sanofi-Aventis, s’est déclarée dimanche “disposée à examiner” une éventuelle demande de renégociation du contrat d’achat de doses de vaccins avec le gouvernement français. “Pour l’instant, il n’y a pas eu de renégociation du contrat mais s’il devait y avoir des demandes du gouvernement, Sanofi Pasteur serait disposé à les examiner”, a affirmé un porte-parole du laboratoire. Lire la suite

Alain Grandjean “craint une crise énergétique grave”

Alain Grandjean est membre de la commission scientifique de la Fondation Nicolas Hulot. Pour lui le monde est déjà entré dans une phase de plafonnement de la production pétrolière d’où le risque d’un emballement des prix lorsque la reprise économique se concrétisera.

http://www.dailymotion.com/video/xb7j5g

“Travailler plus, pour gagner plus, pour consommer plus, est dépassé”

L’année 2008 fut l’année de la crise financière, 2009 celle de la crise économique, 2010 sera-t-elle celle de la reprise ? Pour Jacques Marseille, économiste et historien, l’embellie de l’économie va se confirmer, mais la période qui s’ouvre marquera, aussi, la mise en place de transformations profondes de notre modèle illustré par la fin de la société de consommation et le basculement de la croissance mondiale vers l’Asie.

Doit-on croire à la reprise en 2010 ?

Il faut se garder de toute prévision trop hâtive. Mais l’évolution des cycles économiques depuis deux siècles laisse penser qu’après l’éclatement d’une bulle une crise financière, économique et sociale, l’on s’engage vers une reprise. La reprise financière est déjà en cours. Depuis mars 2009, les Bourses ont gagné plus de 50 %, du jamais-vu depuis 1933 ! La reprise économique va donc suivre. C’est le sens de l’histoire. Cette crise est in fine d’une singulière banalité. Selon les cycles repérés au milieu du XIXe siècle par l’économiste Clément Juglar, une crise arrive tous les sept à dix ans. La crise de 2008-2009 suivrait donc celles de 1973, de 1979-1980, de 1987, de 1993-1994 et de 2000-2001.

La vraie question est maintenant de savoir quelle sera la nature de notre reprise.

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Les analyses prophétiques de Maurice Allais

Voilà un article dont nous espérons qu’il fera réfléchir ceux qui croient que Fortune est un site fanatiquement antilibéral…

“Tout ce qui est excessif est insignifiant.” (Talleyrand)

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“De quelques calamités sociales entraînées par la ‘chienlit laisser-fairiste’ et la crise financière mondiale actuelles, selon les analyses prophétiques de Maurice Allais

Par Philippe Bourcier de Carbon, président de l’AIRAMA (Alliance Internationale pour la Reconnaissance des Apports de Maurice Allais en Physique et en Economie).

Cassandre

Maurice Allais est le seul économiste français qui soit titulaire du Prix Nobel de Sciences économiques ; il lui a été décerné en 1988 – sans partage cette année là – par le Comité Nobel pour “pour ses contributions à la théorie des marchés et à l’utilisation efficace des ressources”.

Cependant, cet esprit encyclopédique – par ses travaux fondateurs sur l’intérêt et le crédit ["Economie & Intérêt", Imprimerie nationale, Paris, 1947, réédition Ed. Clément Juglar, Paris, 1998] – est aujourd’hui également reconnu pour avoir révolutionné la théorie de la monnaie en publiant ses célèbres “Fondements de la Dynamique monétaire” [Ed. Clément Juglar, Paris, 2001. Cet ouvrage reprend les principales contributions de l’auteur depuis 1952].

Economiste de tradition libérale, il n’aura eu de cesse de pourfendre les systèmes communistes, en dénonçant à la fois leur inefficacité économique et leurs gaspillages, comme les failles de leurs aspects théoriques et pratiques.

Mais, s’il n’a cessé de démontrer par ses travaux que seule une économie de marchés (au pluriel) assure l’efficacité de l’allocation des ressources, c’est-à-dire celle de la production des richesses, il occupe cependant une place très singulière au sein de l’école des économistes libéraux par son constant souci d’analyser les effets de celle-ci sur la répartition des revenus et des richesses, en soulignant la nécessité absolue de préserver – en particulier par une fiscalité refondée ["L’Impôt sur le Capital et la Réforme Monétaire", Ed. Hermann, Paris, 1977, 1988 ; "Pour la Réforme de la Fiscalité", Ed. Clément Juglar, Paris, 1990] – la justice sociale, condition de la pérennité même des sociétés d’économie de marchés. Lire la suite

Crise: l’Asie exposée au risque de troubles sociaux

L’Asie, même si elle montre la voie de la reprise mondiale, reste exposée à un fort risque de troubles sociaux liés à la montée du chômage et des inégalités. Si la plupart des économies asiatiques affichent de nouveau d’impressionnants taux de croissance, des experts préviennent que l’année 2010 n’est pas à l’abri de mauvaises surprises.

Même si nous maintenons que la crise a déjà infligé ses plus gros dégâts, son impact continuera de se faire sentir en 2010,” estime Economist Intelligence Unit (EIU) dans un rapport.

Pour ce cabinet spécialisé dans l’analyse du risque politique pour les investisseurs, la stabilité des économies pourrait pâtir cette année de pressions déflationnistes, de nouvelles bulles spéculatives et “de la menace d’une augmentation de la fréquence et de l’intensité des troubles sociaux et politiques.

Ceux-ci, explique-il, seront entretenus par un chômage accru, une faible croissance et des mesures d’austérité budgétaires dans de nombreux pays.

La plupart de ces risques, ajoutent ces experts, sont concentrés en Asie. L’EIU classe ainsi la Chine dans une catégorie “à haut risque” de troubles sociaux en 2010, ainsi que la Thaïlande, l’Indonésie, les Philippines, le Sri Lanka, le Cambodge, le Bangladesh et la Corée du Nord.

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Inauguration de la tour des records à Dubaï, pour conjurer la crise

Le plus haut gratte-ciel du monde, plus de 800 mètres, sera inauguré lundi dans l’émirat en pleins déboires financiers et immobiliers.

Les promoteurs entretiennent avec coquetterie le mystère sur sa taille exacte mais, avec plus de 800 mètres de haut, la tour Burj Dubai n’aura aucun mal à se hisser au sommet, puisqu’elle dépassera d’au moins 300 mètres l’actuel plus haut édifice du monde, Taipei 101 à Taïwan (508 mètres). La question est plutôt de savoir si cela ne sera pas le dernier grand chantier pharaonique, avant longtemps, de l’émirat du Moyen-Orient en pleine crise.
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Allemagne : des banques régionales complètement “kaputt”

Fragilisées par leurs actifs toxiques, les «Landesbanken» sont en crise et menacent la reprise.

Les mauvaises nouvelles s’accumulent en cette fin d’année pour les banques publiques régionales allemandes, jadis interlocutrices privilégiées des PME, aujourd’hui embourbées dans les difficultés.

La BayernLB a ainsi annoncé de nouvelles démissions à la veille de Noël, dans le sillage de la débâcle de sa filiale autrichienne Hypo Group Alpe Adria, achetée à prix d’or et nationalisée en catastrophe le 14 décembre par le gouvernement autrichien. Cédée pour un euro symbolique à l’Autriche, Hypo Group Alpe Adria aura coûté 3,7 milliards d’euros au contribuable bavarois.

Rien ne semble pouvoir calmer la tempête qui agite le marché bancaire allemand du fait des difficultés des banques publiques régionales, promises à une inévitable restructuration. Historiquement, chaque Land (Etat fédéré allemand) possédait sa banque publique régionale.

Ces établissements appartenant aux Länder et au réseau des Caisses d’épargne, étaient un objet de fierté régionale. Aujourd’hui, seules sept banques publiques régionales, les fameuses Landesbanken, ont conservé leur autonomie. Et deux établissements seulement, la Nord-LB et Helaba (centre du pays) semblent s’en sortir. Lire la suite

La revanche de l’or physique

Par Pascal Roussel, analyste au sein du Département des Risques Financiers de la Banque Européenne d’Investissement (BEI).

Le comportement de l’or est un indicateur de la fragilité actuelle du système financier construit intégralement sur des dettes. Cette fragilité peut être porteuse de grands profits à condition d’identifier et d’interpréter correctement les signaux d’alarmes émis par l’or et de se positionner en conséquence. L’or lance une mise en garde et incite à la plus grande vigilance: plus que jamais les apparences boursières sont trompeuses.

Les lecteurs se rappellent que dans mes articles précédents, j’ai longuement évoqué les éléments qui déclencheront la deuxième vague de la crise en 2010: le rôle central de la Chine, les produits dérivés, le crash de l’immobilier commercial américain, la mise en place d’une nouvelle monnaie mondiale centrée sur les Droits de Titrage Spéciaux du FMI, etc. Que s’est-il passé de vraiment nouveau ce dernier trimestre ?

L’homme de la rue, le petit chef d’entreprise, l’ouvrier, l’employé voient une dégradation de la situation économique et du chômage

Aux États-Unis, une personne sur huit survit grâce aux cartes d’alimentation et chaque jour quelques 20 000 personnes supplémentaires en dépendent. Les entreprises n’investissent pas par peur des taxes à venir ou du chômage qui grandit et par manque d’accès au crédit. Néanmoins, la plupart des économistes qui se concentrent essentiellement sur le PIB voient une reprise alors qu’il n’y a que des interventions gouvernementales massives pour éponger les pertes des banques ou pour acheter indirectement à crédit ce que les consommateurs réels n’achètent plus (par exemple en distribuant du cash pour acheter des voitures ou des maisons). Les analystes financiers voient eux aussi une reprise économique en observant la bourse atteindre de nouveaux sommets. Alors qu’il n’y a qu’un afflux de liquidités qui trouve sa source dans la Fed et qui s’écoule vers quelques banques américaines qui utilisent leurs High Frequency Trading Programs (HFTP) pour gagner de l’argent en bourse et justifier des bonus ahurissants.
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