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“Survivre à l’effondrement économique”

Le 23 octobre dernier, la radio Méridien Zéro recevait Piero San Giorgio pour son ouvrage, déjà évoqué sur Fortune, ainsi que Michel Drac.

Reprenant le concept de Base Autonome Durable, Piero San Giorgio propose ici un récapitulatif de ce qu’il faut faire pour être réellement autonome, et de manière durable. De l’alimentation à la sécurité en passant par la constitution d’un lien social pérenne en situation d’effondrement, tous les aspects pratiques d’un plan de sauvegarde personnelle sont abordés.

(Merci à Eisbär)

Les États-Unis deviennent un centre industriel aux salaires de misère

La Rédaction de Fortune précise, à toutes fins utiles, que la reproduction des articles qu’elle met en ligne ne veut pas dire qu’elle adhère à 100 % à leur contenu et ce, quelle que soit leur provenance, pas plus qu’elle ne prend fait et cause pour leurs auteurs et leurs éventuelles idéologies.

Ce mois-ci déjà, le World Socialist Web Site avait publié un reportage sur les ouvriers de l’usine Volkswagen de Chattanooga dans le Tennessee qui sont maintenant embauchés à 12 dollars de l’heure (9 euros). BMW a également ouvert une nouvelle chaîne de montage à Spartanburg, en Caroline du Sud, qui emploie principalement des intérimaires à 15 dollars (11,25 euros) de l’heure. Ces salaires, parmi les plus bas de l’industrie automobile dans l’ensemble des pays développés, sont la conséquence de l’attaque incessante contre le niveau de vie des ouvriers américains menée au cours des trente dernières années. Cela a atteint de nouveaux sommets depuis l’éclatement de la crise financière en 2008.

Avec le soutien plein et entier du gouvernement Obama, les entreprises américaines et étrangères se servent des niveaux de chômage et de pauvreté qu’on n’avait plus vus depuis la Grande dépression pour transformer les États-Unis en une plateforme de travail à bas coût en compétition directe avec le Mexique, la Chine et les autres pays à bas salaires.

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La panne de croissance met le gouvernement sous pression

La panne de croissance confirmée par les derniers indicateurs économiques met le gouvernement français sous pression en l’obligeant à des ajustements budgétaires inconfortables à six mois de l’élection présidentielle.

Valérie Pécresse et François Baroin

Fragilisée par ce ralentissement, la promesse de réduction des déficits français a pris l’allure d’un impératif depuis l’annonce par Moody’s qu’elle évaluait la situation de la France, et la réaction des marchés financiers qui a suivi.

Alors que le gouvernement table encore sur une croissance de 1,75% en 2012, le consensus Reuters des économistes attend +0,9% à +1,0%. Paris s’est dit prêt à prendre acte du ralentissement économique en abaissant cette prévision et en prenant si nécessaire de nouvelles mesures.

Le besoin supplémentaire pourrait être d’au moins 5 milliards d’euros, un effort qui ne devrait pas poser de difficulté à un pays dont la dépense publique dépasse au total 1.000 milliards d’euros, selon les experts du parlement.

L’incertitude porte désormais surtout sur le calendrier et la nature de ces nouvelles mesures.

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Ruine et révolution pour les Etats-Unis ?

Le mouvement Occupy Wall Street (OWS) se poursuit aux Etats-Unis. Et 70 000 Grecs ont “affronté la police”, disent les journaux. Les gens sont mécontents. Ils savent que quelque chose ne va pas. Mais ils ne savent pas quoi. La véritable explication est trop compliquée. Ils ne veulent pas rester assis pour l’entendre. Ils cherchent donc des boucs-émissaires — les riches… les banques… les Chinois.

Une plaisanterie circule sur internet. Goldman Sachs a décidé de tenter de profiter des manifestations d’OWS. L’institution a donc mis en place un “Fonds Enragé” qui investira dans des entreprises fabriquant matraques, gaz lacrymogène, bandages et vitrines.

C’est une plaisanterie. Mais ça pourrait se révéler être une bonne stratégie d’investissement.

(…) nous avons fait un certain nombre de grandes prévisions. Certaines des choses que nous avions prédites se sont réalisées — le krach de la bulle des dot.com… l’effondrement du marché immobilier… la Grande Correction. D’autres ne se sont pas encore produites. Certaines ne le feront jamais.

Mais voici notre prédiction la plus audacieuse à ce jour : les Etats-Unis sont en route pour la ruine et la révolution. La révolution sera quasi-certainement écrasée, dans la violence. Mais la ruine ne peut être enrayée.

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Pourquoi l’Irlande n’est pas encore sortie d’affaire

Le déficit public irlandais s’est réduit de 4 points de PIB depuis 2009. La profitabilité des entreprises s’est nettement redressée. Mais ce désendettement accéléré risque de trop peser sur l’activité, devenant ainsi contre productif.

Si l’Irlande fait toujours partie des PIGS, elle ne peut plus être mise dans le même sac que la Grèce ou que le Portugal, tant les progrès accomplis en quelques mois par l’ancien tigre européen sont importants. Le déficit public irlandais – hors besoins de recapitalisation des banques – s’est réduit de 4 points de PIB depuis 2009. Le déficit courant s’est transformé en léger excédent. Enfin, la profitabilité des entreprises s’est nettement redressée.

Les experts du Fonds Monétaire International (FMI) de la Banque centrale européenne (BCE) et de la Commission européenne, qui viennent à peine de terminer leur mission d’évaluation en Irlande, sont séduits. “L’ajustement en cours est solide. Les objectifs budgétaires de 2011 seront atteint et les réformes structurelles en cours contribueront elles aussi à l’assainissement », notent-ils dans leur rapport.

Cependant, l’Irlande entre désormais dans une phase délicate. Celle ou le désendettement accéléré risque de trop peser sur l’activité, devenant ainsi contre productif.

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Chômage, endettement, récession : les Américains ne voient pas d’issue à la crise

Le surprenant mouvement des 99% ou “Occupy Wall Street ” défie les “nantis” de la finance. Le moral des ménages américains est miné par un taux de chômage record.

Dollar en baisse - Chômage - Effondrement du crédit - Prix de l'essence - Prix alimentaires - Saisies immobilières / "Vous serez heureux d'apprendre que, techniquement, nous ne sommes pas en récession !" (caricature américaine)

Nous sommes expulsés de nos maisons. Nous sommes contraints de choisir entre le loyer et la nourriture… Quand nous travaillons, c’est pendant de longues heures, pour des salaires misérables. Nous n’avons rien alors que les 1% restants prennent tout. Nous sommes les 99% ».

Dans un pays où le droit à la réussite individuelle est ancré dans la psyché collective, où la foi en l’avenir est l’un des fondamentaux de cette nation de pionniers, le mouvement des 99% ou “Occupy Wall Street” qui défie « les nantis » de la finance depuis quinze jours, si minime soit-il pour l’instant, n’en reste pas moins surprenant.

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La Clef des Terroirs

Film documentaire sur le vin en biodynamie imaginé et réalisé par Guillaume Bodin.

L’agriculture traverse une période de crise écologique et industrielle, il est grand temps d’apporter des solutions pour l’avenir de notre planète.

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Domaine Patrick Hudelot – Bourgogne

Le Domaine Patrick Hudelot se trouve à Villars-Fontaine en Hautes-Côtes de Nuits. Après une génération de chimie le domaine s’est converti en agriculture biologique et le souhait de passer en agriculture biodynamique se fait sentir…

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Pire que la Grèce, la Californie !

Le déficit californien atteint désormais 88 milliards de dollars (65 milliards d’euros) et la Californie, malgré les efforts de son nouveau gouverneur Jerry Brown, est désormais le seul Etat américain dont la notation financière est inférieure à celle de la Grèce…

L’État californien est terriblement endetté, mais il n’est pas seul. Beaucoup de ses municipalités, y compris celle de certaines de ses plus grandes villes sont très mal en point. Quelques exemples précis permettent de constater les dégâts, et certaines aberrations, qui rapprochent la Californie de… la Grèce.

En janvier 2009, l’Express posait la question : “La Californie est-elle au bord de la faillite ? » en rappelant les chiffres si souvent entendus “La Californie est l’Etat américain le plus riche et le plus peuplé. Indépendant, ce territoire de la taille de l’Italie et habité par 36,5 millions de personnes, serait la huitième économie mondiale” … Mais en ajoutant que son déficit atteignait alors 40 milliards de dollars.

En février 2009, “L’agence de notation Standard and Poor’s (S&P) a abaissé la note de la dette de l’État de Californie en raison de la crise budgétaire que traverse le territoire. Du coup, la Californie est désormais considérée comme le débiteur le moins fiable des États-Unis.notait le quotidien la Tribune.

En février 2010, The Trumpet s’interrogeait “La Californie sera-t-elle la prochaine Grèce ? » et citait une réflexion du patron de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet (qui va quitter la direction de la BCE dans quelques jours). The Trumpet estimait la dette californienne à 200 000 dollars par habitant… et ajoutait que si l’Europe peut survivre sans la Grèce, l’économie américaine ne survivrait pas à une faillite de la Californie qui abrite un Américain sur huit.

Aujourd’hui, ce n’est plus de 40 milliards de dollars dont il faut parler, mais de 88 milliards de dollars (65 milliards d’euros) et la Californie, malgré les efforts de son nouveau gouverneur Jerry Brown, est désormais le seul État américain dont la notation financière est inférieure à celle de la Grèce

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Banques européennes : seules les rémunérations des patrons ne connaissent pas la crise

La rémunération totale des dirigeants de grandes banques a progressé de 12,5% en 2010, selon AlphaValue, alors que le secteur bancaire a perdu 11,5 % de sa valeur en Bourse. Découvrez les pays d’Europe où elles sont les plus élevées et ceux où elles ont le plus augmenté.

Voilà qui ne va pas réconcilier la vox populi avec l’univers de la finance. Ni apaiser le climat social tendu au sein des banques. En 2010, la rémunération (en cash et en stock-options) des dirigeants des banques européennes – aujourd’hui appelées à se recapitaliser en urgence – a grimpé de 12,5%, à 380 millions d’euros au total, selon une étude du cabinet AlphaValue.

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Vivez, prospérez, consommez – La crise du consumérisme

Dans la société de consommation moderne, le neuf et le beau ne suffisent plus : il faut posséder les produits dernier cri les plus performants. Les achats ne sont plus destinés à répondre à des besoins fondamentaux, mais à satisfaire les désirs, à être enviés et à épater.

Le bonheur que procure l’acquisition d’un nouvel objet est toujours plus éphémère, ce qui induit un sentiment d’insatisfaction permanente. De plus, la durée de vie des produits ne cesse de diminuer, conduisant à l’épuisement des ressources et à l’accumulation des déchets. Derrière l’attitude de ces acheteurs boulimiques se profile un véritable scénario catastrophe. Est-il trop tard pour arrêter la machine que nous avons lancée ? Des sociologues, psychologues et philosophes analysent les limites du consumérisme et notre recherche effrénée du bonheur.

Partie 1 :



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Jean-Michel Quatrepoint aux Lundis de l’IHedn

Jean-Michel Quatrepoint auteur de “Mourir pour le Yuan ? Comment éviter une guerre mondiale” était, le 10 octobre dernier, l’invité de l’Institut de Hautes Etudes de Défense Nationale.

Dans le cadre des “Lundis de l’IHEDN”, il est revenu sur l’émergence économique de la Chine permise par l’ultra-libéralisme occidental et sur ses conséquences probables à l’aune de la crise de l’Occident.

La cigarette comme monnaie dans l’Allemagne de l’après-guerre

Si de nos jours la cigarette est devenue l’ennemi numéro un des lieux publics dans la majorité des pays européens, elle servait il y a encore peu de valeur d’échange au même titre que nos euros actuels.

Peu avant la chute du troisième Reich, les échanges dans les camps de concentration nazis se basaient sur la cigarette comme valeur de référence. Le fait que le tabac n’était pas rationné et qu’il pouvait être facilement dissimulé était la principale motivation de ce choix.

Après la capitulation de l’Allemagne en mai 1945 et le refus du Reichsmark (monnaie allemande de l’époque) dans les transactions, une économie basée sur le troc vit le jour avec une relative stabilité des prix, chose assez rare dans ce genre de situation. Dans ce contexte, on assista progressivement au retour de la cigarette et d’autres biens courants de consommation comme monnaie d’échange.

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L’UE planche sur une décote de la dette grecque de 50 à 60%

Les créanciers privés de la Grèce pourraient devoir accepter une perte allant jusqu’à 60% sur leurs titres souverains, au lieu de 21% prévu par l’accord du 21 juillet, afin que la dette grecque puisse redevenir soutenable sur le long terme, selon un rapport qui servira de base aux décisions des dirigeants de la zone euro qui se réunissent dimanche et mercredi à Bruxelles.

Les ministres européens des Finances planchent samedi sur différents scénarios et tentent d’aplanir leurs différences sur le caractère volontaire ou non d’une telle participation du secteur privé à un nouveau plan de sauvetage à la Grèce.

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Les 99% aboient, et le 1% passe

Par Myret Zaki

On critique la faillite de Dexia, qui venait de passer un «stress test». Mais on oublie que son bilan s’est détérioré avec les attaques spéculatives.

C’est une année où nous avons tout vu : une vague d’indignation mondiale des classes moyennes, qui prennent conscience de la redistribution des richesses du contribuable moyen vers l’élite financière. Et ils ne sont pas seuls : les plus grandes fortunes des États-Unis s’indignent à leur tour. Le père de l’Américain le plus riche, Bill Gates, et le fils du deuxième Américain le plus riche, Warren Buffett, se sont tous deux élevés contre les inégalités sociales et les taux d’imposition trop bas des plus riches.

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Ces retraités allemands obligés de retravailler

Ils distribuent des journaux, rangent les étagères dans les supermarchés, font des sondages par téléphones… Plus de 660 000 retraités allemands doivent travailler à temps partiel pour compléter leur pension. Un nombre en hausse constante : la multiplication des mini-jobs et des faibles salaires donne nécessairement des retraites de misère.

Wolgang, 57 ans, sert des parts de gâteau à la cafétéria d’un centre de soins au coeur de Berlin. Cet homme jovial est pourtant à la retraite depuis plus de deux ans. Après deux crises cardiaques, il a dû cesser son activité de chauffeur. Mais impossible pour lui de passer ses journées entre mots croisés et jardinage.

En tant que retraité je touche 525 euros par mois. Je paye un loyer de 440 euros. Avec téléphone, le gaz, etc, il faut rajouter 150 euros. Et cela ne suffit pas. Il faut bien vivre de quelque chose c’est pour ca que je travaille ici ».

Wolgang travaille donc 20 heures par semaine dans ce centre, et cela pour 390 euros par mois. C’est ce qu’on appelle un mini-job de ce côté du Rhin. Introduits par les réformes Hartz IV au début des années 2000, ces contrats permettent aux employeurs d’être exonérés de charges tant que le salaire ne dépasse pas les 400 euros par mois.

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Le nouvel exode des Espagnols

Pays d’accueil pendant les années fastes, l’Espagne perd désormais des habitants. Le pays attire moins les étrangers, qui peinent à occuper un emploi, et de jeunes diplômés partent tenter leur chance en Allemagne, en France ou en Grande-Bretagne, où ils espèrent trouver de meilleurs conditions de travail.

Entre 2002 et 2008, la population espagnole a augmenté d’environ 700 000 habitants chaque année. Mais, après une petite décennie de croissance rapide, la tendance s’est inversée : l’Espagne perdra 500 000 habitants, soit 1,2% de sa population d’ici à 2021, si les tendances démographiques actuelles se maintiennent, assure l’Institut national des statistiques (INE).

Dans 10 ans, le pays ne comptera plus que 45,6 millions de personnes, soit à peu près vingt millions de moins qu’en France, pour un territoire à peine plus petit que l’hexagone.

La première raison tient aux déséquilibres de la pyramide des âges : les femmes aujourd’hui en âge de procréer sont nées pendant la crise de la natalité des années 1980 et sont donc moins nombreuses. Une tendance de fond que même la croissance de la fécondité en Espagne (1,5 enfant par femme en 2020, contre 1,38 en 2010), ne suffira pas à contrebalancer. Résultat, le nombre de décès sera supérieur à celui des naissances avant la fin de la décennie.

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