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Allemagne : Les marchés financiers se barricadent face aux mouvements sociaux européens

Ce week-end, des milliers de manifestants venus de toute l’Europe envahiront les rues de Francfort, épicentre des marchés financiers européens, pour contester les politiques d’austérité et le futur « Pacte budgétaire ». Après la victoire de la gauche radicale en Grèce, les mouvements sociaux tournent leur regard vers les Irlandais qui devront se prononcer sur le Pacte budgétaire par référendum le 31 mai. Face au néolibéralisme des institutions européennes, la riposte transcende les frontières.

Le quartier d’affaires de Francfort, haut-lieu de la finance allemande et européenne, se barricade. La banque Barclays y a démonté le sigle qui orne sa façade. L’immeuble de la Commerzbank, l’une des plus hautes tours d’Europe, est fermé. Tout autour, les agences bancaires, mais aussi la Bourse allemande et la Banque centrale européenne (BCE) se sont claquemurées. De qui ont-ils peur ? Des mouvements sociaux qui appellent à l’occupation du quartier des banques et de la BCE du 17 au 19 mai.

Pacte budgétaire : l’austérité à perpétuité

Jusque là, très peu de mobilisations ont été organisées face aux institutions européennes, grèves et manifestations prenant pour cible les gouvernements grec, espagnol ou portugais. « Cette mobilisation à Francfort est aussi une réponse à ce niveau là, renchérit Verveine Angeli. On a besoin de mobilisations nationales fortes s’articulant à des mobilisations européennes, y compris pour que les gens se rencontrent. » Au niveau européen, seule la Confédération européenne des syndicats (CES) avait marqué dès janvier 2012 sa désapprobation au nouveau traité européen, également appelé « Pacte budgétaire », mais sans un grand appui populaire. « Ce Traité rassure peut-être les amis politiques de la Chancelière Merkel, mais sûrement pas les millions de chômeurs, de travailleurs pauvres et précaires en Europe, qui attendent en vain un véritable soutien de la part des institutions européennes. C’est pourquoi nous y sommes opposés », explique Bernadette Ségol, secrétaire générale de la CES.

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Russie : Le plan de Poutine, un “grand bond” incertain

Vladimir Poutine a fixé pour son retour au Kremlin des objectifs plus qu’ambitieux pour propulser la Russie aux premières places de l’économie mondiale, mais la possibilité de ce “grand bond” en avant suscite des doutes malgré des perspectives plutôt favorables à court terme.

La Russie observe avec hauteur la crise qui submerge les Etats endettés de la zone euro, soutenue par une croissance solide de 4,9% au premier trimestre. Sur l’ensemble de l’année, elle table sur un léger déficit budgétaire, de 0,3% du produit intérieur brut (PIB).

Les chiffres du PIB au premier trimestre, meilleurs que prévu, montrent que la Russie, jusqu’à présent, reste relativement protégée de la crise en Europe“, a souligné Chris Weafer, stratégiste de la banque d’investissement moscovite Troïka Dialog.

Mais Vladimir Poutine est aussi bien conscient qu’une crise majeure en zone euro affecterait sévèrement les exportateurs russes et limiterait les recettes en pétrodollars.

Le chef de la Banque centrale russe, Sergueï Ignatiev, s’est cependant dit cette semaine optimiste pour son pays.

Le 7 mai, quelques heures après avoir repris les fonctions de président abandonnées quatre ans pour le poste de Premier ministre pour des raisons constitutionnelles, M. Poutine a signé un décret sur la politique économique du pays.

Ce décret prévoit de créer et moderniser 25 millions d’emplois à haute productivité d’ici 2020, d’accroître les investissements pour qu’ils atteignent au moins 25% du PIB d’ici 2015, d’accroître la productivité du travail de 150%.

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La jeunesse a-t-elle été flouée par les baby-boomers ?

L’économiste Mickaël Mangot déclare coupable les “papyboomers” quant aux richesses qu’ils ont contribuées à créer mais qu’ils ont toutes avalées.

Comment redynamiser notre pays ? En faisant une croix sur une partie de nos rentes et en revalorisant le travail : telle est l’affirmation de l’auteur du livre Les générations déshéritées.


Euros: le premier domino tombe

Selon notre blogueur associé Laurent Pinsolle, les nouvelles élections législatives grecques seront «l’acte de décès de la monnaie unique en cas de victoire de Syriza». Mais sortie de la Grèce ne signifie pas forcément mort de l’euro pour tout le monde.

Les événements à venir semblent déjà écrits. Le nouveau vote devrait donner le pouvoir à Syriza, le parti de la gauche radicale, équivalent du Front de gauche. Si ce parti, qui avait créé la surprise le 6 mai en arrachant la seconde place au Pasok, arrive en première position, alors une grosse majorité du parlement sera alors hostile aux plans européens, ouvrant la voie à une majorité alternative, et non à une mise entre parenthèses de la démocratie, comme l’évoque Georges Ugeux.

Des négociations très tendues commenceront alors avec le FMI, la Commission et la BCE puisque le Syriza refuse de baisser les salaires des fonctionnaires et propose même d’en recruter cent mille de plus !
Il est totalement illusoire d’imaginer que les négociations pourront aboutir. Du coup, la troïka devrait refuser de verser les nouvelles tranches d’aide au pays, mettant la Grèce en défaut.

Le premier domino tombe

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La Chine, le Japon et la Corée prêts à créer la plus grande zone économique mondiale

Les dirigeants des trois grandes puissances économiques d’Asie du nord-est, la Chine, le Japon et la Corée du Sud, entameront des négociations d’ici à la fin de l’année en vue de créer une zone de libre échange dans la région. Une initiative qui permettrait de résister au ralentissement de la demande en Europe et en Amérique.

Les dirigeants des trois grandes puissances économiques d’Asie du nord-est, la Chine, le Japon et la Corée du Sud, ont annoncé dimanche de prochaines négociations sur la création d’une zone de libre-échange dans la région alors que la demande ralentit en Europe et en Amérique. « Les trois pays sont d’accord pour lancer des négociations sur une zone de libre-échange Chine-Corée du Sud-Japon d’ici à la fin de l’année », a déclaré le Premier ministre chinois, Wen Jiabao, après avoir rencontré le président sud-coréen, Lee Myung-Bak, et le Premier ministre japonais, Yoshihiko Noda.

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Menacée par la crise de la dette, l’Otan joue sa survie

L’Otan qui, depuis 1949, lie les deux rives de l’Atlantique au sein d’une alliance militaire, doit affronter une nouvelle tempête qui pourrait l’obliger à réduire ses ambitions et à se replier sur sa mission initiale de défense du territoire des alliés. Cette question sera au centre des discussions des chefs d’Etat ou de gouvernement des 28 pays membres qui se retrouvent dimanche 20 et lundi 21 mai à Chicago pour un sommet qui devra se pencher sur l’avenir de l’organisation après le départ en 2014 de toutes les troupes de combat d’Afghanistan.

Certes, depuis la chute du mur de Berlin, l’Otan, créée pour défendre l’Europe de l’Ouest et l’Amérique face à toute velléité d’expansion voire d’invasion du « bloc soviétique », a réussi à se réinventer et à survivre à la fin de la division du monde en deux blocs antagonistes.

Et pourtant, les défis qu’elle doit affronter aujourd’hui font peser des menaces sur sa propre survie. Le premier, c’est d’organiser le retrait d’Afghanistan du gros des troupes de combat pour qu’il ne tourne pas au fiasco comme ce fut le cas de l’Armée rouge en février 1989, quelques années avant l’implosion de l’URSS.

Le deuxième grand défi est le plus menaçant pour la sécurité - et la survie -de l’Otan : la crise de l’endettement public en Europe et en Amérique. Cette crise oblige les Etats à réduire encore plus rapidement que prévu leurs dépenses de défense.

Avant même les derniers soubresauts de la crise grecque, les dépenses des pays européens membres de l’Otan avaient chuté de 20 % par rapport à 1991, à la fin de la guerre froide.

Selon le secrétaire général de l’Organisation, le Danois Anders Fogh Rasmussen, en 1991, les Européens prenaient encore en charge 34 % des dépenses de défense des alliés laissant alors 66 % à la charge des Etats-Unis et du Canada. Une part européenne qui a chuté aujourd’hui à 21 % et qui devrait encore se réduire au moment où les Etats-Unis vont devoir aussi mettre leur défense à la diète après les folies financières en Irak et en Afghanistan.

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Le Cycle Idiot : Ce qu’on ne vous a pas dit sur le cancer (Màj)

Addendum : débat autour de Emmanuelle Schick Garcia, réalisatrice du documentaire Cycle Idiot, sur le thème : “Le monde des médicaments en France : dangers et dépendances”


The idiot cycle est un documentaire coup de poing qui dénonce le fait que les plus grandes entreprises chimiques du monde qui produisent des substances cancérigènes (comme le benzène, la dioxyde, …) sont les mêmes que celles qui développent les traitements pour le cancer…

(Merci à Eisbär)

Grèce : Fitch abaisse la note des banques à “CCC”

Fitch a annoncé vendredi l’abaissement de la note de crédit des banques grecques à “CCC”. Les notes d’émetteur à long terme des banques National Bank of Greece, EFG Eurobank Ergasias, Alpha Bank, Piraeus Bank et Agricultural Bank of Greece passent ainsi de “B-” à “CCC”.

Cette annonce intervient au lendemain de l’abaissement, également de “B-” à “CCC”, par l’agence de notation de la note souveraine de la République hellénique. Fitch a invoqué jeudi le risque croissant de voir le pays sortir de la zone euro.

D’après elle, le succès des partis anti-austérité aux élections législatives grecques du 6 mai et l’échec des négociations en vue de la formation d’un gouvernement de coalition soulignent le manque de soutien public et politique au programme de redressement budgétaire exigé par les créanciers internationaux d’Athènes.

Yahoo

Grèce : Vent de panique sur le secteur bancaire

Les épargnants grecs sont de plus en plus convaincus que leur pays sortira de la zone euro. La BCE se prépare au pire en cessant de soutenir les banques sous-capitalisées.

Combien d’argent les Grecs ont-ils prélevé sur leurs comptes bancaires depuis lundi, jour où il est apparu évident que les responsables politiques seraient incapables de former un gouvernement d’unité nationale ? Les chiffres varient, mais il est probable que ce montant s’élève à quelque 1,2 milliard d’euros rien que pour les deux premiers jours de cette semaine. Des retraits en cascade qui s’ajoutent à ceux opérés depuis l’éclatement de la crise et qui font que plusieurs banques grecques sont désormais à court de liquidités. Depuis le printemps 2010, les Grecs ont retiré entre 2 et 3 milliards d’euros par mois en moyenne avec un pic en janvier de 5 milliards d’euros. On calcule que les dépôts bancaires ont fondu de 30 % sur l’ensemble de la période (environ 70 milliards d’euros). Sans compter les exportations illégales de capitaux générées par l’économie souterraine (environ 65 milliards d’euros), soit plus que les économies réalisées dans le cadre des deux mémorandums.

La panique des épargnants s’est accrue lorsqu’on a appris par les derniers sondages que les deux grands partis pro-mémorandum, la Nouvelle Démocratie, conservatrice, et le Pasok, social-démocrate, cèdent encore du terrain au profit notamment de l’extrême gauche de la Coalition de la gauche radicale (Syriza), farouchement opposée au plan.

Si ces partis ne parviennent pas à remonter la pente d’ici aux prochaines élections anticipées du 17 juin, la Grèce ne sera pas en mesure de constituer un exécutif qui appliquera les conditions imposées par les Européens et le FMI en échange d’un second programme de financements. La Grèce ferait alors défaut et sortirait de la zone euro.

Les Echos

Espagne : Les Indignés ferment leurs comptes en banque pour dénoncer les saisies immobilières

Non loin de la Puerta del Sol, célèbre place madrilène qui a vu naître le mouvement des Indignés il y a tout juste un an, une file d’attente s’allonge à l’entrée d’une banque. Des dizaines de personnes ont décidé de retirer leur argent pour protester contre Bankia, une banque coutumière des saisies immobilières que l’État a décidé de renflouer.

Policiers contrôlant l'identité des clients venus clôturer leur compte.

Lundi 14 mai, des clients de Bankia ont protesté devant le siège de leur banque contre l’entrée de l’État dans son capital. Le gouvernement l’a décidé la semaine dernière dans le but d’assainir les actifs toxiques du groupe, par ailleurs noté BBB par l’agence de notation Standart & Poor’s. Ecœurés, des clients ont découpé leur carte de crédit et leurs papiers de banque devant le bâtiment.

Cette nationalisation fait partie d’une vaste réforme du secteur bancaire annoncée par le gouvernement vendredi 11 mai. Elle impose aux banques d’augmenter leurs provisions pour se protéger des pertes sur leurs prêts toxiques dans l’immobilier. (…)

Lola Fernandez fait partie du mouvement des Indignés. Elle est membre d’un groupe de travail sur le logement et a participé à l’organisation de la manifestation devant Bankia.
Quand nous sommes arrivés devant Bankia, la police nous attendait. Après deux heures de négociations, les policiers ont fini par accepter de laisser entrer les clients, deux par deux. Ils leur ont demandé leurs papiers d’identité et ont noté leur nom, ce qui n’a pas manqué d’en effrayer certains. En fait, beaucoup d’Indignés ont eu à payer des amendes pour avoir pris part à des manifestations non autorisées.
Nous nous sommes organisés de telle manière qu’à chaque fois qu’un client entrait pour demander une remise de dette sur sa créance immobilière, un deuxième arrivait pour menacer de fermer son compte. La banque a noté toutes les réclamations des clients et nous attendons maintenant de voir ce qu’il va se passer. Avec un peu de chance, elle acceptera de négocier individuellement avec chaque client endetté.

Grèce : Les clients de Bankia ont retiré plus d’un milliard d’euros

Les clients de la banque espagnole Bankia, nationalisée la semaine dernière, auraient retiré depuis plus d’un milliard d’euros de leurs comptes, rapporte El Mundo jeudi. Le quotidien cite des informations données lors d’un conseil d’administration qui s’est tenu hier. Bankia n’avait pas répondu à la question de savoir s’il y avait eu des retraits massifs de liquidités.

Mais l’action Bankia a perdu 10 % mercredi, la banque ayant retardé la publication de ses résultats du premier trimestre, les investisseurs s’interrogeant sur le montant des pertes encourues par la banques.

L’Espagne a pris le contrôle de Bankia, quatrième banque du pays, mercredi 9 mai. L’agence de notation Moody’s s’apprêterait, en outre, à baisser “de manière significative” les notes de 21 banques espagnoles, renforçant les inquiétudes du secteur et des épargnants.

REDITE DE LA SITUATION GRECQUE

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CAC 40: les dégagements se poursuivent sous les 3000 points.

Les marchés d’actions européens ont tous ouvert en baisse vendredi matin, la Bourse de Paris retombant sous les 3.000 points, les craintes provoquées par la crise européenne incitant les investisseurs à poursuivre leurs dégagements.

Vers 10h30, l’indice CAC 40 cède 0,6% à 2994,2 points et revient vers ses planchers de l’automne 2011.

Ailleurs en Europe, Francfort lâche 0,5% et Londres perd 0,7%.

Fitch Ratings a abaissé hier soir la note souveraine de la Grèce à ‘CCC’, une décision qui semble acter aux yeux de l’agence la faillite du pays et sa sortie de la zone euro.

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L’avenir des conflits dans le monde à l’horizon 2030

Le Sipri, un centre de recherche sur la paix basé à Stockholm, indiquait qu’en 2010, sur les quinze conflits répertoriés, seuls quatre concernaient des litiges de types territoriaux. On a depuis 2001 une baisse globale de la conflictualité.

Donc les conflits territoriaux reculent, mais en même temps, le nombre de conflits sur la distribution des ressources augmente.

Aujourd’hui, les principaux conflits sont concentrés au cœur d’un arc de crise, qui s’étend du Sahel à la frontière afghano-pakistanaise. D’ici 2030, l’imbrication potentielle de ces différents conflits pourrait avoir des répercussions sur le reste du monde, et l’arc de crise pourrait s’étendre. Le Dessous des Cartes analyse ces possibles extensions géographiques en 2030.

Partie 1:

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La vie aussi noire qu’un polar

Un roman récent sur un tueur en série à Athènes est si réaliste que son auteur, Petros Markaris, a dû préciser qu’il ne devrait pas être imité. Car l’histoire qu’il raconte est celle de l’élite fraudeuse et des victimes du système corrompu.

Un tueur en série écume les riches banlieues d’Athènes en choisissant ses victimes de façon très particulière : ce sont toutes des riches Grecs qui n’ont pas payé leurs impôts. On retrouve leur cadavre au milieu des ruines de la ville antique, après qu’elles aient été empoisonnées à la cigüe, comme Socrate.

La Grèce, qui en voit actuellement de toutes les couleurs, connaît une recrudescence de la criminalité mais ces horreurs-là sont pour l’essentiel de la fiction. Elles constituent l’intrigue d’I Pairaiosi (Le Règlement), le dernier roman de Petros Markaris, qui se vend comme des petits pains.

Comme l’inspecteur Costas Haritos, le héros-narrateur, nombre de lecteurs sont déchirés entre le dégoût et  l’admiration sournoise pour le meurtrier, qui s’est baptisé le Percepteur et exige de l’argent pour remplir les coffres du pays.

Le tueur rencontrait une telle sympathie auprès du public que Markanis a jugé prudent de préciser en quatrième de couverture : “Attention : ce roman ne doit pas être imité.”

Le titre signifie en grec ancien la fin de la vie, le règlement des comptes de la vie, déclare-t-il. Mais en grec moderne, il désigne une méthode de perception de l’impôt : en échange d’un paiement à l’administration fiscale – un règlement – l’Etat accorde l’amnestie aux gens qui n’ont pas payé leurs impôts.

Le système en question est généralement appelé clientélisme.

L’élite grecque – armateurs, médecins, avocats, journalistes en vue – finance les deux grands partis politiques et obtient en échange de son investissement des postes dans l’administration pour ses fils et ses filles ainsi qu’une exemption fiscale à vie.

Cet arrangement, qui ne pouvait pas durer, était dissimulé dans les comptes nationaux et est apparu au grand jour quand le pays n’a plus pu emprunter sur les marchés internationaux pour financer ses habitudes.

Le système qui dirigeait le pays depuis la chute de la junte est mort, déclare Markaris. Les mesures d’austérité ont détruit le paysage politique. La question est de savoir si la Grèce survivra aux mesures d’austérité et si l’Europe peut survivre à un effondrement de la Grèce. Je ne connais pas les réponses.

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La Fed s’alarme du budget des Etats-Unis et de la crise de l’euro

La banque centrale américaine s’inquiète d’un retour à marche forcée vers l’équilibre budgétaire aux Etats-Unis, et des tensions sur les marchés financiers mondiaux.

La banque centrale américaine (Fed) a indiqué mercredi s’inquiéter des répercussions possibles d’un retour à marche forcée vers l’équilibre budgétaire aux Etats-Unis sur la croissance économique de ce pays en plus des risques que fait déjà courir la crise européenne.

C’est ce qui ressort des minutes de la réunion de son Comité de politique monétaire des 24 et 25 avril publiées à Washington.

Lors de cette rencontre « la possibilité d’un brusque assainissement des finances publiques aux Etats-Unis était aussi perçu [par les participants] comme un risque important » pour les perspectives de croissance de l’économie américaine, indique ce document. Lire la suite

Ce cri qui monte depuis Athènes

Au lieu de traiter les responsables grecs comme des parias et leurs électeurs comme des pestiférés, les dirigeants européens, allemands en tête, feraient mieux de les écouter. Car à force de faire prévaloir les exigences de l’économie sur la démocratie, ils sapent les fondements de l’Union.

Nous nous habituons tellement vite aux clichés que nous n’en voyons plus les effets pervers, et nous les répétons machinalement, comme si c’étaient des vérités irréfutables, alors que leur rôle est justement de nous remettre dans les rangs. Le danger de suivre le même chemin que la Grèce, par exemple : c’est désormais devenu le mot d’ordre qui nous transforme tous en spectateurs ahuris d’un rite de pénitence, où l’on sacrifie le bouc émissaire pour le bien collectif. Le différent, le difforme, n’a pas de place dans notre cité. Et si les nouvelles élections qui viennent d’être convoquées ne donnent pas la majorité voulue par les partenaires, le destin hellénique sera tout tracé.

Cet éloignement entre Union et démocratie, entre Nous et Eux, aura des conséquences douloureuses. Leur mort serait un peu la nôtre, mais il manque dans ce déclin la connaissance de soi qu’Athènes nous a enseignée. Ce n’est pas la mort grecque qu’Ajax le Grand invoque dans l’Iliade* : “Un brouillard noir nous enveloppe tous, les hommes et les chevaux. Père Zeus, délivre de cette obscurité les fils des Akhaiens ; rends-nous la clarté, que nos yeux puissent voir ; et si tu veux nous perdre dans ta colère, que ce soit du moins à la lumière !

Combien de fois avons-nous entendu les dirigeants insinuer de manière ténébreuse : “Vous ne souhaitez pas, n’est-ce pas, subir le destin de la Grèce ?” La sortie de la zone euro n’est pas prévue par les traités, mais elle peut être subrepticement intimée, facilitée. En réalité, Athènes est déjà tombée dans la zone crépusculaire de la non-Europe, elle est déjà le loup-garou invoqué pour effrayer les enfants.

Les vraies racines du mal ignorées
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