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Tunisie : Quand DSK vantait « un modèle pour les pays émergents »

En visite le 18 novembre 2008 à Carthage, Dominique Strauss-Kahn n’a pas manqué de féliciter le président Zine El Abidine Ben Ali pour la pertinence de ses choix économiques.

« Je m’attends à une forte croissance en Tunisie cette année, la politique économique adoptée ici est une politique saine et constitue le meilleur modèle à suivre pour de nombreux pays émergents. Le jugement que le FMI porte sur la politique tunisienne est très positif et je n’ai pas de crainte pour l’année prochaine. En Tunisie, les choses continueront de fonctionner correctement.»

(Merci à Math)

Sondage – Les Français plébiscitent l’euro

Le sondage de l’Ifop pour France-Soir prend gauche et droite à contre-pied : seule une minorité de Français rêvent d’un retour au franc.

C’est un coup de tonnerre, en tout cas un résultat inattendu, compte tenu des violentes critiques dont l’euro fait l’objet en France depuis des mois. Un euro qui n’apparaît pas si protecteur que cela, un euro parfois brinquebalant, un euro discuté par les Allemands et présenté par certains comme « en sursis ».

Or, quand l’Ifop demande aux Français – pour les mettre au pied du mur – s’ils souhaitent que leur pays abandonne l’euro et revienne au franc, la réponse tombe, sans aucune ambiguïté : c’est non. 72 % des personnes interrogées (contre 28 % d’un avis contraire) refusent l’idée d’un retour au franc.

Et, curieusement, dans les mêmes proportions s’agissant des sympathisants de gauche et des sympathisants de droite : dans les deux cas, 74 % veulent, disent-ils, s’en tenir à l’euro, aussi critiquable et imparfait soit-il. Ils n’imaginent pas une opération… « retour vers le futur ».

Quatre observations peuvent être faites.

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Risque global et dividendes en 2011

Par Nouriel Roubini

Les perspectives de l’économie mondiale en 2011 sont en partie définies par la persistance des tendances initiées en 2010. Celles-ci incluent : une reprise molle, en dessous de la tendance et en forme de U dans les économies avancées, dès lors que les entreprises et ménages continueront de réparer leur bilan ; une reprise plus forte, en forme de V dans les pays émergents, grâce aux meilleurs fondamentaux macroéconomiques, financiers et politiques.

Cela permettra d’arriver à presque 4% de croissance annuelle pour l’économie mondiale, les économies avancées croissant à environ 2% et les économies émergentes autour des 6%.

Mais ce scénario contient de nombreux risques, aussi bien à la baisse qu’à la hausse. Du côté des premiers, un des risques les plus importants est une poursuite de la contagion financière en Europe, si les problèmes de la zone euro se répandent – et ceci semble probable – au Portugal, en Espagne et en Belgique. Étant donné le niveau actuel des ressources officielles à la disposition du Fonds Monétaire International et de l’Union Européenne, l’Espagne semble aujourd’hui trop importante à la fois pour être laissée tomber et pour être sauvée.

Les États-Unis représentent un autre risque à la baisse pour la croissance mondiale. En 2011, les USA seront confrontés à une rechute probable du marché immobilier, un taux de chômage élevé et une faible création de nouveaux emplois, une contraction persistante du crédit, la nécessité de combler les trous dans les budgets de l’état fédéral et des entités fédérées, ainsi qu’une augmentation des coûts de l’emprunt due à l’absence de consolidation fiscale du gouvernement fédéral. De plus, la croissance du crédit sera restreinte des deux côtés de l’Atlantique, car beaucoup d’institutions financières aux USA et en Europe restent réticentes à l’idée prêter leurs fonds.

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Saisies immobilières et SDF aux USA

La descente aux enfers des USA se poursuit. Le 29 décembre 2010, l’Office of the Comptroller of the Currency, l’organisme gouvernemental de tutelle des banques aux USA, a publié son rapport sur la situation des crédits immobiliers au troisième trimestre 2010.

Ce rapport concerne 33,3 millions de prêts immobiliers (non commerciaux) totalisant 5.907 milliards de dollars. Il nous éclaire en particulier sur les saisies immobilières et, contrairement à ce que l’on martèle quotidiennement, la situation économique s’aggrave de jour en jour, dans une Amérique qui sombre dans le chaos.

Village de tentes à Sacramento (Californie), en 2009

Les procédures de saisies immobilières ont ainsi progressé de 4,5 % depuis le début de l’année 2010, passant de 1.149.461 à 1.201.622 (page 9/65 du rapport) et les saisies effectives ont explosé, avec 57,5% d’augmentation par rapport à 2009 (page 42/65 et 45/65 du rapport).

Le cap des 13.000 procédures de saisies par jour a été franchi !

Plus grave encore, les catégories les moins risquées de ces prêts (prime) sont sévèrement touchées avec 67,7% d’augmentation par rapport à 2009 (page 45/65).

Heureusement que la crise est terminée !

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Le mal portugais va faire des victimes en Europe

Le Portugal ne demandera pas l’aide internationale a affirmé le Premier ministre portugais José Socrates. Cela ne vous rappelle-t-il pas quelque chose ? L’Irlande il y a un mois peut-être. Ou un peu plus loin de nous, la Grèce.

Le principal problème de la zone euro, pour le commentateur, c’est qu’elle est composée de nombreux pays. Quand les États-Unis feront faillite, certes, cela fera des remous, mais cela devrait être réglé en une fois. Mais en Europe… c’est sans fin : l’Islande, la Grèce, le Portugal, l’Espagne… Et à chaque fois, c’est la même chose.

Les taux grimpent, une agence de notation passe par là et dégrade la note souveraine, les taux grimpent encore plus. Les gouvernements, cherchant désespérément à éviter la panique, jurent que tout va bien, qu’ils n’auront pas besoin de l’aide de l’UE, de la BCE, du FMI… et peu de temps après, ils finissent par accepter. Les taux soufflent pendant quelques jours… et puis, rebelote, ils regrimpent.

Il faudra bien que tout cela prenne fin un jour ou l’autre. Et la crise de l’euro n’a que peu de chances de connaître une issue positive. L’UE et le FMI ne pourront pas éternellement renflouer les économies défaillantes. Il faut bien qu’ils trouvent l’argent de l’aide quelque part. Et ce quelque part, c’est sur le marché de la dette. Qui voudra encore nous prêter de l’argent si nous continuons sur cette voie ?

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Suspense sur l’avenir de l’euro

Pour l’euro, les prochains jours seront décisifs. Plusieurs pays qui procèdent à des émissions de dettes vont passer le « test des marchés ». Le résultat, écrit la presse européenne, devrait révéler le niveau de confiance des marchés en la capacité des pays les plus fragiles de la zone euro à redresser leurs finances.

« Sous le regard de l’Europe, le Portugal affronte son premier grand test de l’année pour savoir s’il parviendra à sortir de la crise sans avoir recours à l’aide extérieure », expliquait Público au matin du 12 janvier.

« Une journée, poursuivait alors le quotidien, qu’Angela Merkel, Nicolas Sarkozy, Jean-Claude Trichet et tous les responsables politiques européens, vivront plus qu’aucune autre avec inquiétude pour l’avenir de l’euro ». Au final, Lisbonne a pu lever 1,25 milliard d’euros.

La veille, précisait le quotidien, « le gouvernement a joué sa dernière carte en annonçant un excédent de 800 millions d’euros par rapport au budget 2010 », ce qui, pour le journal, devait «contribuer à démentir les rumeurs sur l’imminence de l’aide exterieure». Le test portugais passé, « ce sera au tour de l’Italie, et de l’Espagne » le 13 janvier, écrit La Stampa.

Les prophéties auto-réalisatrices règnent sur la finance mondiale

Le quotidien italien met en garde contre les « prophéties auto-réalisatrices qui règnent aujourd’hui au sein de la finance mondiale », et cite une étude de la banque américaine Citygroup, pour qui « l’euro survivra à la crise, même si la teneur actuelle des fonds de secours européens, 421 milliards après le sauvetage de la Grèce et de l’Irlande, ne suffiront pas à couvrir les exigences de financement de l’Espagne, si elle aussi devait avoir besoin d’aide ».

Et si l’euro parvient à sortir de la crise actuelle, il le devra en partie à l’aide venue d’Extrême-Orient.

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Islande : La Première ministre soutient la pétition de Björk sur l’énergie

La star islandaise Björk, qui a lancé une pétition contre la vente de l’énergie géothermique de l’île à des étrangers, devrait être bientôt reçue par la Première ministre…

La chanteuse Björk en concert à Sydney, Australie, le 23 janvier 2008.

La Première ministre islandaise Johanna Sigurdardottir salue le succès d’une pétition lancée par la star islandaise Björk contre la vente de l’énergie de l’île volcanique à des étrangers, peut-on lire mercredi sur sa page Facebook officielle.

Plus de 47.000 personnes -soit 15% de la population totale islandaise- ont déjà signé ce texte appelant à un référendum pour tenter d’éviter que l’énergie islandaise, principalement géothermique, tombe aux mains de sociétés étrangères.

Une des tâches les plus importantes du gouvernement est d’assurer la propriété de la nation sur ses ressources et de s’assurer que leurs revenus vont au peuple,” déclare Mme Sigurdardottir sur Facebook.

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« Absolument dé-bor-dée » adaptée au cinéma

Le groupe d’exploitation cinématographique UGC a confirmé hier avoir acquis les droits d’adaptation de « Absolument dé-bor-dée » (Albin Michel), le livre d’Aurélie Boullet, alias Zoé Shepard.

Dans cet ouvrage qui lui avait valu d’être suspendue, l’auteur décrivait les dysfonctionnements à l’intérieur du conseil régional d’Aquitaine.

À l’occasion de sa réintégration au sein des services début janvier, Aurélie Boullet avait annoncé elle-même ce projet. Dans ce pamphlet, s’inspirant de son expérience personnelle, la fonctionnaire traçait un portrait au vitriol de son administration.

Fin août, elle avait écopé de dix mois d’exclusion, dont six avec sursis, pour manquement à l’obligation de réserve, une sanction qui lui avait été signifiée par le président socialiste de la région Aquitaine, Alain Rousset.

Entrée en 2007 comme chargée de mission à la délégation internationale du conseil régional, Aurélie Boullet avait écrit « Absolument dé-bor-dée ! » ou « Le paradoxe du fonctionnaire », barré d’un bandeau : « Comment faire 35 heures en… un mois », un « essai romancé » satirique.

Elle y décrivait les lourdeurs de son service sans toutefois l’identifier expressément. Des agents du conseil régional n’avaient cependant pas tardé à se reconnaître. Réintégrée le 3 janvier, Aurélie Boullet est chargée de mission Grand emprunt et veille juridique européenne au siège de la Région Aquitaine.

La Dépêche

(Merci à Étienne)

Renault : Le circuit de l’argent de l’espionnage industriel

Les cartes pour comprendre comment les espions présumés chez Renault auraient été rémunéré. Pour l’heure la justice française n’a pas officiellement ouvert d’enquête, et cette affaire de traîtrise par des cadres de Renault au profit d’une entreprise chinoise reste une simple hypothèse.

L’inquiétante volatilité des prix des matières premières agricoles

Le rapporteur spécial pour le droit à l’alimentation de l’ONU tire le signal d’alarme sur la hausse des prix des denrées alimentaires.

Carte publiée en juin 2009 - Cliquez dessus pour l'agrandir

« Les stocks ont été regarnis en 2008 et en 2009, mais l’écart entre la réalité de ces stocks et l’évolution des prix sur les marchés est parfois considérable. En ce sens, nous vivons aujourd’hui le début d’une crise alimentaire similaire à celle de 2008 », s’inquiète, mardi 11 janvier, Olivier de Schutter, dans Les Echos, en référence à l’explosion des prix alimentaires de 2008, qui avait provoqué des émeutes de la faim dans une trentaine de pays dans le monde.

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Belgique : Méfiance des marchés

Les spéculateurs forcent Leterme à économiser“, titre De Morgen au lendemain d’une journée “désastreuse” pour la Belgique sur le marché des obligations d’État. Et qui témoigne de la méfiance grandissante des investisseurs internationaux.

Le 10 janvier, le taux d’intérêts sur les bons du trésor belge à dix ans avait atteint leur plus plus haut niveau (4,27%) depuis juin 2009. Pire, note le quotidien flamand, l’écart entre le taux belge et celui de référence (le taux allemand) a battu son record depuis l’introduction de l’euro.

Albert II a donc demandé au Premier ministre sortant Yves Leterme de présenter au plus vite le budget 2011 (le gouvernement n’assurant que les affaires courantes, c’est le budget 2010 qui est reconduit mois par mois).

Leterme a annoncé des mesures d’économies pour 4 milliards d’euros. Ces dernières seront soumises au “premier test sérieux” des marchés lors de la prochaine émission de dette, fin janvier.

Press Europ

(Merci à Léonidas)

La machine de propagande tourne à plein…

Par Patrick Reymond

Cliquez sur le graphique pour l'agrandir

Un article de blog intéressant, paru aussi chez Jorion, « La fausse baisse du chômage américain ».

Que démontre-t-il ? Que la machine n’est pas repartie, simplement, on a atteint le bas du « L », en attendant un autre « L » qui suivra.

Les félicitations dont on se gargarise ne concerne que le taux de chômage officiel, un « taux Potemkine » de la plus belle espèce.

En effet, on ne cherche qu’un effet d’annonce.

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États-Unis : La crise européenne préoccupe la « FED »

La banque fédérale américaine est préoccupée par la crise européenne et, plus exactement, s’inquiète « d’éventuelles retombées » de la crise de la dette européenne sur l’économie américaine, selon les minutes de sa dernière réunion de politique monétaire publiées mardi.

Parmi les menaces pesant sur la reprise, les dirigeants de la Fed s’inquiétaient notamment « d’éventuelles retombées économiques et financières dans le cas où les problèmes liés aux banques et à la dette des États en Europe viendraient à empirer, » indique ce compte-rendu de leur rencontre du 14 décembre.

Quelle est exactement l’origine de la crise européenne, en fait ? Résumer son origine prendrait des heures si on veut être précis, mais disons que pour faire court, Wall Street et les grands banques américaines en sont directement à l’origine. Maintenant, celle que nous subissons en Europe est une répercussion de la crise américaine, mais également de la spéculation très agressive des traders américains vis à vis de l’Europe et de l’euro (voir également ici et ici).

Plusieurs dirigeants de la Fed ont fait remarquer alors que « les tensions sur les marchés s’étaient intensifiées en Europe [...], au point de rendre nécessaire un programme d’aide de l’Union européenne et du Fonds monétaire international à l’Irlande », et que « l’attention des marchés s’était manifestement tournée vers d’autres pays européens après que celui-ci eut été annoncé ».

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André-Jacques Holbecq : « L’économie en 2011 »

André-Jacques Holbecq analysait la situation économique internationale le 07 janvier dernier sur les ondes de Radio Ici & Maintenant et répondait à quelques auditeurs.

On est parti sur mauvaise idée de l’Europe, une idée qui était ultra-libérale et que les peuples ne suivent pas. Cela ne tiendra pas. Les pays sont trop disparates.

(Merci à Virtus & Honor, à K., franc & UltimaThom)

Madame Michu et Lady Gaga

Par Jean-Pierre Crépin

Quand un cinéphile me demande : quel est le plus grand rôle d’Omar Sharif ? Docteur Jivago ou Lawrence d’Arabie ?

Je réponds sans hésiter : « Tiercé magazine ! »

C’est en tous cas ce qui restera de ce fils des bibliothèques d’Egypte dans la mémoire collective, souvenir ou vestige d’une époque où l’on considérait que ce qui ne se monétisait pas ne servait à rien et où l’intégration des individus à une société ne se faisait plus que par le truchement des mass média financés par la grande consommation.

Il s’agissait alors de s’enrichir, les médecins n’étaient pas appelés sur le front de guerre des déficits et personne ne prétendait traverser le désert sans boire.

La sécurité sociale existait encore, le marché de la dépendance n’était pas entre les mains des dealers. Le jeu en ligne et ses recettes fiscales était l’avenir de l’homme.

La révolution consumériste, initiée par la Money Power, le jour ou celle-ci a pris conscience qu’il était plus rentable de vendre de l’inutile aux consommateurs que d’augmenter la productivité avec des travailleurs, s’achève.

Toutes les démocraties de marché vont devoir muter et redevenir, à l’image de l’Allemagne, des sociétés de production. C’est en tous cas la volonté clairement affichée de nos politiques.

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Le Portugal entraîne l’Espagne et l’Italie dans ses tourments

Pressé par la France et l’Allemagne de demander une aide financière, selon le «Spiegel», Lisbonne doit lancer un emprunt clé mercredi. La défiance s’étend malgré le soutien de la BCE. Paris, Berlin et Bruxelles le nient haut et fort: non, le Portugal ne fait actuellement l’objet d’aucune pression en vue de demander un soutien financier européen.


«Il n’y a pas de discussion dans ce sens et elles ne sont pas envisagées à ce stade», a martelé lundi le porte-parole du commissaire européen aux Affaires économiques Olli Rehn. La thèse développée dans le magazine allemand Der Spiegel publiée lundi selon laquelle la France et l’Allemagne seraient en passe de contraindre Lisbonne à suivre les exemples irlandais et grec, dans le but d’éviter une contagion à l’Espagne, serait donc infondée.

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Après la Chine, le Japon vole à son tour au secours de l’Europe endettée

Après la Chine, le Japon a promis à son tour d’acheter des obligations européennes pour aider à stabiliser la zone euro fragilisée par la crise de la dette de plusieurs de ses pays membres.

« Il est approprié que le Japon, un pays important, achète une certaine proportion » des obligations que le Fonds européen de stabilité financière (FESF) s’apprête à émettre, a annoncé mardi le ministre japonais des Finances, Yoshihiko Noda, lors d’une conférence de presse, ajoutant que cet achat nippon allait renforcer « la crédibilité » des titres européens.

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Bangladesh : La Bourse sème la panique

Au lendemain d’un lundi noir à la Bourse de Dhaka, l’indice boursier s’envole de 15% ce mardi. Un rebond «étrange» alors que la veille, de violentes manifestations ont éclaté dans le quartier commercial de Motijheel.

Les investisseurs bengalis ont amnifesté contre la chute brutale de leur Bourse lundi. La police a réagi.

À Dhaka au Bangladesh, la tension est montée hier, lundi. Face à des investisseurs en Bourse en colère, qui ont paralysé la circulation du centre-ville, la police a chargé à coups de bâtons, de gaz lacrymogènes et de canons à eaux pour les disperser.

Qu’est-ce qui a pu mettre ces 5000 Bangalais en rage à ce point ? La Bourse locale, le Dhaka Stock Exchange, a fermé ses portes «sur ordre de la commission de régulation» après avoir dégringolé de 9,25% en moins d’une heure de cotation.

Au final, hier, l’indice des vingt plus grosses capitalisations boursières bangladaises, le DSE 20 (composé essentiellement d’établissements bancaires et d’assurance, et de pharmaceutiques), a reculé de 8,6%, pour une capitalisation boursière de 2412 milliards de taka, soit 26,2 milliards d’euros. C’est la valorisation du seul titre Air Liquide au sein du CAC 40, et c’est presque quatre fois moins que celle de Total, la plus grosse capitalisation de l’indice parisien avec 95 milliards d’euros.

Il s’agit de la pire perte en une seule journée dans l’histoire de cette petite place financière d’Asie du Sud, extrêmement volatile depuis un mois, après avoir enregistré un plus haut historique le 5 décembre. Le principal indice, le DSE 20, avait alors atteint un record à 8918 points, soit une hausse de 90% en un an ! Pas étonnant que de tels rendements aient pu inciter à la frénésie de la part des Bangladais, pas toujours expérimentés.

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« Le Japon qui va acheter de la dette européenne c’est aussi comique que le Portugal qui va aider la Grèce »

Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, le 11 janvier 2011 sur BFM Radio, met les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Bourse.

“Le PIB des États-Unis est dû au destockage et aux dépenses gouvernementales. On nous raconte des choses toutes plus énormes les unes que les autres et ça passe très bien, tout cela n’est pas crédible. On a un problème macro-économique qu’on ne peut pas ignorer. Les PIGS ne rembourseront jamais. Les taux n’arrêtent pas d’augmenter. Le CAC40 au mieux fera 3000 points cette année.”

(Merci à Méro)