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Du rififi dans le Milieu juif

Par Frédéric Ploquin - Marianne N°717 (Édition papier, p 62)

Depuis l’arnaque du Sentier, dans les années 90, la “jewish connection” du gangstérisme parisien semblait se tenir au calme. Et voilà que les escrocs ont flairé le vert : non pas l’odeur des dollars, mais celle d’une carambouille écolo qui permet d’empocher des millions. Et qui réveille une guerre des clans où les premiers cadavres commencent à tomber…

Depuis quelques mois, le gangstérisme juif revit des heures agitées. Enlèvements, règlements de comptes, menaces, valises de billets en partance pour Israël… On se croirait revenu aux riches heures de l’épopée parisienne des frères Zemour, ces pieds-noirs originaires de Sétif qui tenaient le pavé parisien dans les années 70. Mais les chefs de file de la nouvelle “jewish connection” ne mouillent pas dans le proxénétisme, encore moins dans les casinos comme au temps des frangins Z.

Non, ces champions de l’escroquerie trempent dans le commerce virtuel et les transactions financières planétaires. Leur came à eux, ce sont les milliards d’euros du marché vert de la finance carbone. Vert comme le dollar…

Plus abstrait que ce qui fait d’ordinaire la fortune des bandits, le domaine est bien plus juteux qu’il n’y paraît. De quoi s’agit-il ? Depuis le 1er janvier 2008, le protocole de Kyoto, visant à réduire les gaz à effet de serre, a instauré un système de droits d’émission de dioxyde de carbone (CO2) ; il peut ensuite vendre à de moins vertueux son “droit de polluer” non utilisé. Pour la seule année 2009, les transactions enregistrées en Europe, dans le cadre de cette vaste bourse d’échange du CO2, se chiffrent à 89 milliards d’euros.

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Menaces autour d’une crise de la dette américaine

Les avertissements destinés à Barack Obama se multiplient : les États-Unis ne peuvent plus continuer à s’endetter à ce rythme. La pression monte alors que le budget 2012 sera présenté en février.

Rigueur pour réduire le déficit ou relance pour assurer une reprise fragile ? Barack Obama devra arbitrer lors de la présentation de son budget 2012, début février. Mais les agences de notation viennent prêter main forte aux Républicains opposés à la «gabegie» de Washington. Après Moody’s, l’agence Standard & Poor’s a de nouveau prévenu les États-Unis qu’ils ne pouvaient plus continuer à laisser filer leur déficit.

Ce rappel à l’ordre intervient alors que les Républicains refusent de relever la limite légale d’endettement fédéral à la demande du gouvernent démocrate. Fixée actuellement à 14.300 milliards de dollars ( [10.600] milliards d’euros), elle empêchera dès fin mars le Trésor de rembourser les lignes de crédit dues aux investisseurs. Si l’État se trouve aujourd’hui acculé, c’est à cause des déficits budgétaires des années passées.

«Notre perspective stable sur la note ‘AAA’ des États-Unis suppose que le gouvernement révélera bientôt un plan crédible pour resserrer la politique budgétaire afin de permettre au ratio de la dette rapporté au PIB de se stabiliser et ensuite de baisser à moyen terme», a expliqué Davis Wyss, l’économiste en chef de l’agence de référence.

Plafond de 14.300 milliards de dollars

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« Pas de retour au deutsche mark », selon Angela Merkel

La chancelière allemande a déclaré que l’Allemagne fera le nécessaire pour un euro stable.

L’Allemagne continuera à faire ce qui s’impose pour garantir la stabilité de l’euro, déclare la chancelière allemande Angela Merkel dans un entretien à paraître ce jeudi dans le magazine Stern.

Elle a également déclaré qu’il n’y aura « pas de retour au deutsche mark ». Elle a ajouté que l’Allemagne est engagée envers l’euro « et continuera de faire le nécessaire pour garantir un euro stable ».

La chancelière ajoute qu’elle est favorable à une meilleure coordination entre pays de la zone euro. « Ce qui est en jeu, ce sont des politiques plus convergentes en matière sociale et fiscale, sur le droit du travail et l’évolution des salaires dans le secteur public. Il faut se coordonner pour supprimer des divergences parfois énormes ».

La Tribune

« Made in Russia »

Par Alexandre Latsa

L’image du “made in Russia” change rapidement, décennie après décennie. Jusqu’à la fin de l’époque soviétique, la presse internationale voyait Moscou comme une ville bâtie autour du Kremlin et de la Lubianka, et l’URSS comme la patrie de l’idéologie marxiste, de la guerre froide, de l’industrie lourde et de la conquête spatiale.

Satellite russe Glonass

Pendant les dix années qui ont suivi la désintégration de l’Union soviétique, avec la ruine de l’industrie et l’appauvrissement de la population, le made in Russia a toujours fait penser à des stéréotypes négatifs et dangereux: les mafias internationales, les oligarques richissimes, l’argent facile, les trafics en tous genres, l’exportation de vodka ou d’armes de guerre.

Pendant que le Japon vendait Toyota et Sony, l’Amérique Coca-cola, Microsoft et General-Motors, l’Allemagne Mercedes ou Bosch, la France avait toujours ses produits de luxe, Chanel, Vuitton ou Hermès, la  Russie elle n’offrait pas de modèles pour faire rêver les consommateurs de la planète.

Pire sans doute, la jeunesse russe et la nouvelle bourgeoisie ne rêvaient que des produits importés de l’étranger. Les années 1990 ont tout de même apporté en Occident une surprise de taille, à propos du made in Russia. Les marxistes disaient depuis longtemps que le modèle soviétique préparait en secret un prototype “d’homme nouveau“, mais ce sont les femmes russes qui sont devenues brusquement les produits d’exportation les plus prestigieux de la Russie. Sur les courts de tennis du monde entier ou dans tous les défilés de mode de la planète, elles ont imposé le modèle de beauté russe et donné une image éclatante du pays.

La décennie suivante, à partir de l’an 2000, a de nouveau profondément modifié l’image de la Russie à l’étranger, de même que l’image du made in Russia. La Lubianka et les tennis women ont été presque oubliées et pour la presse occidentale, la Russie est devenue la patrie de la marque Gazprom. Beaucoup d’analyses critiques se sont focalisées sur les exportations russes de gaz et de pétrole pour en tirer deux conclusions: l’explosion fulgurante du prix du baril serait la raison principale de la bonne santé économique du pays, et la Russie serait menacée par la “maladie hollandaise.”

Ces analyses ne tiennent pas compte des progrès réalisés par d’autres secteurs de l’économie. La Russie est devenue le 3ème exportateur mondial de céréales, et de nombreux projets industriels sont en cours de réalisation, comme le système russe Glonass (système GPS par satellites).

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États-Unis : Erreur de la banque en votre défaveur

Le début de l’année est particulièrement mouvementé du côté du Foreclosuregate. Les tous premiers jours de janvier avaient laissé espérer aux banques une sortie en douceur du scandale, au prix de quelques milliards de dollars. Ennuyeux, certes, mais au regard du tableau des risques globaux, supportable. Mais le 7 janvier, un jugement de la cour suprême du Massachusetts est venu gâcher le weekend de quelques PDG de banques collecteuses d’emprunts, les grands loan servicers.

Revenons sur les « bonnes » nouvelles des 3 et 4 janvier, « bonnes » entre guillemets, car en l’occurrence, ce qui est bon pour les banques qui ont violé les lois américaines n’est pas très bon pour l’Amérique.

L’enquête peut durer des années. Le foreclosuregate coûtera aux banques plusieurs milliers de milliards de dollars d’indemnisation aux victimes

Un début d’année de rêve pour les grandes banques
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Grande-Bretagne : 10 raisons de dire « bye bye » à l’Europe

Furieux de verser 14 milliards de livres aux lointains technocrates de Bruxelles, certains Anglais en ont assez de l’Europe. L’eurodéputé conservateur Daniel Hannan donne ses dix raisons de sortir de l’Union européenne.

Londres, juin 2005. Un militant, déguisé en John Bull, symbole de l'Angleterre, remerciant la France et les Pays-Bas d'avoir rejeté la constitution européenne

1/ Depuis notre adhésion à la Communauté économique européenne (CEE) en 1973, nos échanges commerciaux sont excédentaires avec tous les continents sauf avec l’Europe. Voilà 27 ans que nous affichons avec les autres États-membres un déficit de la balance commerciale avoisinant les 30 millions de livres [environ 33,6 millions d'euros] par jour.

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L’euro fort nous a coûté 403 milliards d’euros

Par Jacques Sapir

John Singer Sargent, Les Danaïdes (1925)

Notre Président a, dans son allocution du 31 décembre, affirmé que l’euro serait défendu « à tout prix ». Tout le monde sait ce que valent de telles déclarations. En août 1998, un Boris Eltsine pathétique et trébuchant sur ses mots avait déclaré qu’un défaut était hors de question ainsi qu’une dévaluation. Le lundi suivant, les deux mesures étaient devenues une réalité…

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Dictionnaire des gros et des petits sous : Leur possession et leur privation

Le lecteur curieux trouvera en ce précieux dictionnaire une bonne partie du vocabulaire étonnamment riche de la pauvreté et de son contraire, avec l’origine des mots d’argent et leur histoire, illustrés d’exemples pris dans la littéraire, la chanson populaire ou l’argot. De la façon dont on s’y prend pour gagner sa vie… ou la perdre au casino-loto ; du nom que les Roys et les Ministres des Phynances ont donné aux petites pièces de rien du tout et aux fabuleux comptes de fées dont on berce nos infortunés fantasmes, depuis que les hommes courent après l’ingrate Fortune !

Jean-Paul Colin, professeur honoraire de linguistique à l’Université de Franche-Comté, spécialisé dans les dictionnaires du français, se passionne depuis longtemps pour des thèmes et des sujets déviants, scabreux ou marginaux. Dans cet ouvrage à la fois sérieux et distrayant, qui associe la rigueur de l’information et de la définition à un humour indispensable à notre survie, il traque les mots et la rhétorique du fric, ce ressort essentiel qui fait marcher l’humanité depuis toujours, en ligne plus ou moins droite et en suivant le subtil jeu de piste de l’honnêteté et de la malhonnêteté.

Et comme dit le préfacier Pascal Lamy : «La critique de l’argent et du rôle prédominant qu’il tient dans nos sociétés, si elle a été ravivée par la récente crise financière, est une constante du débat politique et philosophique. Tantôt recherché, tantôt méprisé, l’argent cristallise les options politiques et métaphysiques les plus opposées.»

Amusant ce dictionnaire, qui nous fait voyager dans les multiples mots de la langue française tournant autour des questions d’argent et de finance. Son intérêt ne réside pas dans les définitions assez plates de bouclier fiscal, trader ou bonus, mais dans la mise à jour d’un vocabulaire souvent ancien et populaire. On y comprend ainsi que dans les questions d’aubert (argent), il vaut mieux abloquer (vendre) cash si on veut éviter de se faire faire un pouf (refus de payer une dette) par un bouquiste (charlatan) ou un macaire (escroc)!
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Dictionnaire des gros et des petits sous. Leur possession et leur privation

Jean-Paul Colin
Favre, 2010, 335 p., 18 euros.

Disponible sur la boutique FDS :


Alternatives Économiques

Finances communautaires et solidaires

Tribune libre de Roark de La Desouchière

Chaque jour qui passe nous constatons plus cruellement combien les initiatives non conformistes sont paralysées par le manque de moyens financiers. Ce ne sont pas les idées qui manquent mais bien souvent le premier sou pour les réaliser.

Nous le constatons sur ce blog dont le développement et la professionnalisation sont entravés par la disette financière. A juste titre, François ne manque pas une occasion de nous le rappeler. Je le vois moi-même à travers l’association que je co-gère avec d’autres. Nous avons plus de 30 projets dans les cartons pour l’année 2011 mais nous savons déjà que certains verront difficilement le jour sans un surcroît de ressources budgétaires. Le sentiment d’impuissance qui en découle est paralysant, parfois démotivant.

Face à nous, le système est puissant et bénéficie d’une manne tirée sans vergogne du puits sans fond des finances publiques et de l’activité économique. Les associations qui le soutiennent sont financées par l’impôt (que nous payons aussi), quand ce n’est pas par l’étranger, tout comme d’ailleurs les structures mises en place par les nouveaux arrivants extra-européens. Bientôt, si nous n’y prenons garde, nous payerons tous la taxe islamique en faisant nos courses. Ajoutons à cela une bonne dose d’organisation et d’entraide et nous comprenons pourquoi nos adversaires sont si puissants.

De notre côté, pour faire face à ce déferlement, nous ne pouvons compter que sur la générosité d’un anémique peloton de donateurs. Tous, nous sommes quotidiennement assaillis de demandes de dons. Un jour c’est tel blog qui nous réclame des subsides pour survivre, telle association des fonds pour une salle à équiper, un journal appelle à la solidarité pour payer ses frais de justice. Même ceux qui militent politiquement doivent payer leurs proches affiches. La générosité s’épuise peu à peu et tout dynamisme avec lui.

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« Les stress-tests sont un gag »

Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, le 18 janvier 2011 sur BFM Radio, met les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Bourse.

Les banques espagnoles ne sont pas chères car elles sont en faillite. Les marchés boursiers ne s’occupent que des entreprises. A un moment il va falloir prendre en compte l’endettement des États, car au-dessus de 90% d’endettement on perd 1% de croissance. En 2010, les États-Unis ont mis 2.000 milliards en “Quantitative Easing“, ça n’a rien changé sur le chômage. On nous refait le coup cette année avec 600 milliards: ça ne changera tien du tout.”

(Merci à Méro)

Emploi : « La diversité fait gagner en rentabilité »

A la tête d’un laboratoire d’idées réunissant chefs d’entreprise, syndicalistes et étudiants, Christian Poyau, PDG d’une société d’ingénierie prône l’ouverture et la diversité dans l’entreprise. Pas pour se doter d’un vernis social, mais pour gagner en rentabilité.

« C’est dramatique. Les Français ont peur parce qu’ils ne comprennent pas le monde qui les entourent. Là encore, c’est aux entreprises de le leur expliquer. Surtout parce que c’est leur intérêt que les choses évoluent de manière positive. Il en va de la rentabilité des entreprises. »

« Nous jouons un rôle moteur dans l’intégration, la diversité et la parité, » martèle celui qui est aussi le co-fondateur et PDG de Micropole, une société de conseil en ingénierie informatique.

Rentable et responsable

« Nous devons créer une dynamique positive. C’est là encore le rôle des entreprises, pas seulement celui des politiques ou de l’éducation nationale ». Une manière à lui de lutter contre la sinistrose ambiante, qui l’atterre. 

Recruter différemment

Une rentabilité qu’elles ne doivent jamais perdre de vue et qu’un facteur comme la diversité favorise à ses yeux. « A ce titre, la Fondation met en avant l’exemple de KPMG, qui s’est ouvert de nouveaux marchés grâce à cette diversité. » Quant à lui, il est ravi de compter chez Micropole près de 20 nationalités différentes. Pas pour se targuer  de bonnes œuvres, « mais parce la diversité est un signe de performance économique ». Même s’il reconnaît que Micropole ne compte que 20 % de femmes et pas assez de personnes en situation de handicap.

Une diversité qui doit aussi s’étendre au recrutement. Et en finir avec le culte du diplôme et, dans une moindre mesure, du cursus professionnel. « Après un entretien, il faut se demander tout d’abord si l’on a envie de travailler tous les jours avec ce candidat. Ensuite, s’interroger sur son esprit de service et sa volonté d’apprendre. Et en troisième lieu seulement, valider ses compétences. » Surtout, il souhaite mettre à mal, les bonnes vieilles méthodes qui consistent à vouloir couler des hommes et des femmes dans des moules rigides. « Il ne faut pas rechercher la personne qui rentre dans un carré. Si celle-ci est ronde, on fait un ovale. On s’adapte, on forme et on finit par y arriver. »

Cadre Emploi

(Merci à presse)

Ils sont profs, employés de banque, retraités… et surendettés

L’association alsacienne Cresus est débordée par les appels à l’aide des ménages étranglés par des dettes qu’ils n’arrivent pas à rembourser.

Il n’a pas une minute de répit, le téléphone n’arrête pas de sonner. Jean-Louis Kiehl préside l’association Cresus qui aide les familles surendettées ou confrontées à de grosses difficultés financières. «Quand on a créé l’association il y a 18 ans, on pensait que c’était pour un ou deux ans. Que le problème n’allait pas durer».

Aujourd’hui, ils sont sept salariés à plein temps et près de 500 bénévoles en France pour répondre à une demande toujours plus importante. L’année dernière, ils ont mené 150.000 consultations, soit une hausse de 66% en un an.

Aujourd’hui, le surendettement n’épargne plus les classes moyennes. «Jusqu’à une certaine époque, on recevait essentiellement des personnes sans emploi. Mais depuis quelques années, on voit déraper des ménages qui travaillent, gagnent environ 2.500 euros à deux. Ce n’est plus un phénomène marginal», constate Nathalie Bueb, chargée de la prévention et de l’accompagnement budgétaire.

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LEAP – 2011 : l’année impitoyable, à la croisée des trois chemins du chaos mondial

Communiqué public du Laboratoire Européen d’Anticipation Politique (LEAP), du 15 janvier 2011

Ce numéro (…) marque le cinquième anniversaire de la publication du Global Europe Anticipation Bulletin. Or, en janvier 2006, à l’occasion du numéro 1, l’équipe du LEAP indiquait à l’époque qu’une période de quatre à sept ans s’ouvrait, qui serait caractérisée par la « Chute du Mur Dollar », phénomène analogue à celui de la chute du Mur de Berlin qui entraîna, dans les années suivantes, l’effondrement du bloc communiste, puis celui de l’URSS.

Aujourd’hui, dans ce [numéro] qui présente nos trente-deux anticipations pour l’année 2011, nous estimons que l’année à venir sera une année charnière dans ce processus s’étalant donc entre 2010 et 2013. Elle sera, en tout état de cause, une année impitoyable, car elle va en effet marquer l’entrée dans la phase terminale du monde d’avant la crise (1).

Depuis septembre 2008, moment où l’évidence de la nature globale et systémique de la crise s’est imposée à tous, les Etats-Unis et, derrière eux, les pays occidentaux, se sont contentés de mesures palliatives, qui n’ont fait que masquer les effets de sape de la crise sur les fondements du système international contemporain. 2011 va, selon notre équipe, marquer le moment crucial où, d’une part, ces mesures palliatives voient leur effet anesthésiant s’évanouir tandis que, au contraire, vont brutalement surgir au premier plan les conséquences de la dislocation systémique de ces dernières années (2).

En résumé, 2011 va être marquée par une série de chocs violents, qui vont faire exploser les fausses protections mises en place depuis 2008 (3) et qui vont emporter un à un les « piliers » sur lesquels repose depuis des décennies le « Mur Dollar ».

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La mort des grandes monnaies Romaines

La monnaie aux temps des romains eut une histoire aussi mouvementée que celle du petit village gaulois d’Astérix. On dénombre ainsi près de 45 monnaies différentes qui se succédèrent durant l’époque romaine. On peut citer parmi les plus connus le sesterce, le denarius ou le drachme romain qui sont tous les exemples d’un même phénomène.

Les mécanismes de l’inflation pour les Romains étaient les mêmes que ceux que l’on connaît actuellement : tout d’abord le gouvernement qui voulait mener une campagne de guerre ou construire des monuments, levait des impôts de plus en plus étouffants pour le peuple qui était prompt à réagir et à montrer son mécontentement.

Restait alors la solution de se procurer des liquidités par l’inflation en ajoutant des métaux de faibles valeurs aux pièces en or ou en argent pour créer plus de pièces en circulation. Comme les prix montaient en réaction, les empereurs avaient l’habitude d’interdire toute forme de hausse de prix (sous peine de mort même avec le règne de Dioclétien).

Quand on vit les marchands déserter les uns après les autres, une nouvelle loi vint menacer de mort quiconque abandonnait son métier, puis menacer les clients qui changeaient de marchands et ainsi de suite.

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Les bonus dans les banques

Intervention de Marc Fiorentino sur BFM Radio le 17 janvier 2011. Il analyse le rapport de Michel Camdessus ainsi que les bonus accordés aux traders, par les banques, grâce aux aides versées par l’État.

Il s’agit d’une manipulation médiatique. Pour contourner les contraintes sur les bonus, les banques aidées ont massivement augmenté les salaires. Si on cumule salaires relevés et bonus on est à un niveau supérieur à 2007. Les banques distribuent 3 milliards d’euros de bonus à ceux qui préparent la crise de demain, grâce à l’aide reçue des contribuables. C’est indécent.

(Merci à Méro)

Corée du Sud : Plongée au cœur de l’empire Samsung

Le slogan du président de l’entreprise dans les année 90 était: “Changez tout!! Sauf votre femme et vos enfants!” En effet tout a changé, aujourd’hui Samsung est une entreprise universelle, présente sur de nombreux marchés, de la construction d’immeuble à celle de bateau, de l’électronique à la construction de centrales nucléaires… Elle représente 20% du PIB Coréen.

C’est la marque la plus emblématique de la Corée du Sud. Samsung est la plus grosse entreprise technologique au monde. Ses bénéfices sont supérieurs à ceux d’Apple, de Google et de Microsoft réunis. Mais Samsung est aussi un conglomérat géant dont les activités touchent à presque tous les domaines.

« La rente pétrolière n’a pas profité aux Algériens »

Pour Luis Martinez, Directeur de recherche au CERI-Sciences-Po et directeur scientifique à l’institut de la gouvernance à Rabat, le modèle économique de l’Algérie, fondé sur les hydrocarbures, ne bénéficie qu’à une minorité de privilégiés. D’où la colère actuelle de la population.

L’Algérie est-elle tombée dans le piège de la malédiction de la rente pétrolière ?

Tout à fait. Le boom pétrolier qui s’est enclenché en 2002-2003 a, certes, sauvé le pays de la banqueroute.

Rappelons qu’au début de la décennie, l’Algérie avait une dette colossale et le pays était quasiment ruiné. L’envolée du prix du baril lui a procuré des revenus extérieurs inespérés, qui ont rempli extrêmement rapidement les caisses de l’Etat. L’Algérie a aujourd’hui remboursé quasiment la totalité de sa dette publique et les réserves se montent à près de 150 milliards de dollars, soit l’équivalent du PIB. Le pays s’est transformé en un véritable chantier : routes, autoroutes, ports, aéroports, métro…

Sauf que cette rente pétrolière a fait le bonheur d’une minorité et la tristesse de la majorité. La richesse pétrolière accumulée n’a absolument pas profité à la population d’où la colère actuelle. A longueur de journée les Algériens entendent parler dans les médias de nouvelles découvertes d’hydrocarbures, ce qui alimente leurs attentes et leur frustration…

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Singapour : La bulle immobilière inquiète

Le gouvernement tente de contenir la situation et il vient d’annoncer de nouvelles mesures qui visent surtout les spéculateurs. Dans un premier temps, les conditions de crédits bancaires ont été durcies mais particulièrement pour ceux qui achètent plusieurs biens.

Par ailleurs, ceux qui revendent leurs biens moins de 4 ans après l’avoir acheté paieront une taxe supplémentaire, une mesure pour les investisseurs particuliers comme pour les investisseurs institutionnels.

Le gouvernement espère ainsi calmer le marché… mais il craint que cette hausse ne dépasse les limites de l’acceptable, autrement dit que la bulle ne finisse par exploser.

Aujourd’hui, les prix s’envolent, toutes les conditions sont réunies pour attirer les investisseurs. Singapour est en plein boom économique. Deux nouveaux casinos ont ouvert et les taux d’intérêts sont très bas.

BFM

Chine : Le secteur automobile français pas si présent que ça

Par Philippe Béchade

La BCE n’a pas laissé passer l’occasion de donner un coup de pouce salutaire à l’adjudication de deux minuscules tranches de bons du Trésor portugais — 500 millions chacune, portées à 600 et 650 millions vu la vigueur de la demande. Avec un rendement de 6,7% sans le moindre risque puisque tout est théoriquement garanti par le FSME, voire la Chine et le Japon, on se demande bien pourquoi il y avait autant candidats !

Refinancer un pays qui a besoin de 20 milliards d’euros et qui gère ses affaires de manière plutôt rigoureuse, c’est une chose. C’est une toute autre affaire, en revanche, que de refinancer une Espagne qui aura besoin de 175 milliards d’euros (et comptez 100 de plus pour les banques ibériques)… ou des États-Unis qui exigent un renflouement de 1 300 milliards de dollars pour le seul déficit fédéral — auquel il faut rajouter celui des différents états de l’Union puisque la Fed hésite à employer une partie du “QE2” pour sauver la Californie ou la Floride de la faillite.

Un des travers favoris du marché, c’est soit de prendre la partie pour le tout – ou inversement de globaliser pour gommer les aspérités lorsqu’il lui faut produire une justification. Les récentes émissions des Trésors espagnol et portugais illustrent le premier propos ; le ramassage systématique des valeurs automobiles au second semestre 2010 illustre le second.

Qui n’a pas lu 50 fois que la hausse du secteur s’expliquait par la thématique des marchés émergents ? Les analystes se sont alors lancés dans une folle course-poursuite, le but étant de produire le “papier” le plus haussier de la place et de conserver une longueur de révision d’objectif à la hausse par rapport à ses concurrents.

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