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Hervé Juvin : Pour un protectionnisme européen

Hervé Juvin, essayiste, économiste, Président de l’Eurogroup Institute et vice-président d’AGIPI explique les raisons de son soutien à l’Initiative citoyenne européenne pour un protectionnisme européen organisée par le Forum Démocratique.

RDV pour participer sur : http://www.signezpourunprotectionnismeeuropeen.fr/

http://www.dailymotion.com/video/xpl24x

L’Espagne fait peur aux marchés

Après la Grèce, l’Espagne : c’est dans un climat social explosif que le pays s’apprête à découvrir les nouvelles mesures d’austérité préparées par le gouvernement conservateur pour redresser des comptes publics à la dérive.

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Aujourd’hui, l’Espagne fait peur et doit payer de plus en plus cher pour se financer sur les marchés.

La réputation de Goldman Sachs s’autodétruit lentement

L’editorial publié par leNew York Timeset écrit par Greg Smith, responsable de l’activité européenne en produits dérivés sur actions de Goldman Sachs à l’occasion de son départ de celle qui fut une prestigieuse firme de Wall Street, a suscité un accès de colère des dirigeants de Goldman Sachs ainsi que des débats dans toutes les directions. L’intéressé considère que l’environnement de Goldman Sachs est devenu toxique et destructif.

Le catalogue (partiel) des comportements sulfureux qui ont récemment affecté Goldman Sachs est le plus nourri de Wall Street qui s’y connaît pourtant en turpitudes.

  • -Le Fonds Abacus bourré de titres pourris et vendus aux clients de la firme alors que son activité pour compte propres prenait une position inverse lui a valu une amende de 550 millions de dollars.
  • -La « structuration » de plusieurs milliards de dette grecque en accords de swaps qui ont permis de camoufler l’ampleur de cet endettement a affecté la nomination de Mario Draghi comme President de la Banque Centrale Européenne.  C’est Gary Cohn qui menait cette opération qui a rendu la gestion de la crise grecque encore plus opaque et c’est Goldman qui avait facilité un autre camouflage à l’entrée de la Grèce dans l’Euro. En dehors de gagner 300 millions de dollars, la firme n’a jamais été inquiétée.
  • -La suspicion de parjure dans le cadre d’une déposition devant le Sénat américain par Lloyd Blankfein et son directeur financier n’a jamais été examinée. Si elle avait été instruite, elle aurait pu lui valoir la prison.
  • -Les bonus extravagants qui ont continué à être versés année après année au Lloyd Blankfein et ses proches collaborateurs dépassent tous les records de Wall Street pour les heureux employés et dirigeants qui ont eu la chance de ne pas être victimes de la purge des dernières années. Meme la SEC est venu hier à la rescousse interdisant à des actionnaires critiquant ces rémunérations de reposer la question à l’Assemblée Générale : les Sœurs de Saint Francois de Philadelphie et d’autres institutions ont été renvoyées. La SEC a-t-elle oublié que Monsieur Blankfein a triplé son salaire en 2012 à $ 2 millions, ce qui justifiait leur démarche insistante contre ces rémunérations pècheresses?
  • -L’accusation portée contre un de ses administrateurs, Rajat Gupta, l’ancien patron de Mc Kinsey, d’avoir tuyauté un de ses amis gestionnaire du hedge fund Galleon sur des informations confidentielles a abouti à des condamnations pour insider trading.
  • -Une suspicion pese toujours sur son ancien President, Hank Paulson, qui, lorsqu’il était le Ministre des Finances,  a remboursé avec les deniers de l’oncle Sam 10 milliards de dollars à son ancienne firme – et a quelques autres- que lui devait AIG tombée en faillite.
  • -La faillite (qui sent de plus en plus la fraude) de MF Global dont le patron était un autre ancien CEO de Goldman Sachs, Jon Corzine  a vu l’argent des clients utilisé pour satisfaire les exigences de fonds propres au déni de la règlementation américaine.

Quelles que soient les réponses sur chacun de ces points, leur accumulation donne beaucoup de crédit aux accusations de Greg Smith. Il s’agit d’un système né de l’arrogance d’une firme qui se croit au-dessus des lois et de l’éthique.

Lire la suite de l’article sur le site Le Monde

EuroVegas, future zone de non droit

Pour réaliser en Espagne son projet d’EuroVegas – un gigantesque complexe dédié au jeu – le milliardaire américain Sheldon Adelson a transmis aux autorités espagnoles sa liste d’exigences : exemption de la TVA, des impôts sur le jeu, des cotisations sociales, réforme du code du travail, régime légal dérogatoire durant 30 ans, subventions européennes, don des terrains, autorisation de jeu pour les mineurs, autorisation de fumer dans les bâtiments, etc … Le cynisme brutal du promoteur de cette zone de non droit – que se disputent aujourd’hui Madrid et Barcelone, donne la mesure de ce qu’ont abandonné les nations européennes en se mettant à la merci des marchés et des fortunes privées : non seulement leur souveraineté, mais aussi leur dignité.

Son projet ? Créer en Espagne une « zone de jeu » identique à celles qu’il a déjà implantées au Nevada, à Singapour et à Macao : 6 casinos, 18 000 machines à sous, 3 terrains de golf, des théâtres et des cinémas, une douzaine d’hôtels, des centres commerciaux… bref, toute l’apparence d’un « paradis » dans un pays où le chômage atteint des records (plus de 20 % de la population active), où la récession frappera dur en 2012 et 2013, où la crise immobilière, née d’une spéculation sur le prix des biens et de conditions de prêts immobiliers délirantes (emprunts jusqu’à 50 ans), paupérise à vitesse grand V les classes moyennes qui ont eu la mauvaise idée d’acheter pour se loger.

Comme au football, Madrid et Barcelone, rivales traditionnelles, se disputent les faveurs du groupe Las Vegas Sands pour que ce complexe de jeu s’installe sur leur territoire. Et, comme au football où le Real et le Barça sont prêts à payer des sommes extravagantes pour attirer les meilleurs joueurs du monde, les deux villes sont prêtes à toutes les concessions pour convaincre Las Vegas Sands de les favoriser de son choix.

Toutes les concessions ? Jugez-en plutôt. Réparties en 5 thèmes par le journal espagnol El Pais qui a eu accès aux documents de travail des négociations en cours, cette longue liste donne une idée du rapport de forces qui s’est désormais établi entre puissance privée et (im)puissance publique :

1. Droit du travail

● Modification du Code du travail afin d’assouplir « la rigidité des conventions collectives », notamment dans les secteurs présents dans le complexe de casinos (hôtellerie, restauration, jeu, commerces…) ;

● Réduction du temps nécessaire pour admettre des travailleurs étrangers (hors UE) en Espagne, via la création d’un régime spécial qui accélèrera la délivrance d’un permis de travail ;

● Exemption totale pendant deux ans des cotisations de Sécurité sociale, puis 50 % de remise les trois années suivantes. À compter de la 5e année, les travailleurs non espagnols pourront être rattachés au régime social de leur pays d’origine ;

● Création d’un MBA spécialisé dans l’industrie du jeu ;

● Appui du gouvernement à une demande de subvention d’aide à l’emploi de plus de 25 millions d’euros auprès de la Banque européenne d’investissement ;

● Financement par les autorités publiques de 60 % des frais de formation des employés recrutés par Las Vegas Sands ;

● Perception par Las Vegas Sands de subventions pour l’emploi, tant en ce qui concerne les emplois directs qu’indirects créés durant la construction du complexe.

 

Lire la suite de l’article sur ContreInfo.info

Espagne : Une marée humaine défile contre l’austérité

Une marée humaine agitant des nuées de drapeaux rouges a défilé jeudi dans toute l’Espagne, des manifestations émaillées de violences à Barcelone, au soir d’une grève générale contre la réforme du travail et la politique d’austérité du gouvernement de droite.

Portant de petites pancartes où étaient dessinés des ciseaux, symbole des réductions budgétaires, au moins 100.000 manifestants ont parcouru les avenues du centre de Madrid. Les manifestants, évalués à 800.000 par les syndicats, défilaient aussi à Barcelone, la deuxième ville du pays, où des violences ont éclaté entre policiers et groupes de jeunes.

A la veille de l’annonce du budget 2012, marqué par une cure de rigueur sans précédent, des centaines de milliers de personnes ont manifesté à travers le pays, point d’orgue de l’exaspération sociale qui grandit sur fond de chômage galopant, de récession et de coupes sociales draconiennes.

[...]

Partout ailleurs, la mobilisation était forte, avec 50.000 personnes à La Corogne selon la police, 25.000 à Saint-Jacques de Compostelle selon les syndicats et entre 72.000 et 400.000 dans toute l’Andalousie, suivant les estimations.

Des incidents ont aussi éclaté à Madrid, Vitoria et Séville. Au total, 176 personnes ont été interpellées, 58 policiers et 46 manifestants ou grévistes ont été blessés, selon le ministère de l’Intérieur. [...]

La Nouvelle République

Bahreïn : la Révolution dont on ne parle pas

C’est le 14 février 2011 qu’a commencé l’appel à la révolution sur la place de la Perle à Manama. Contrairement aux autres pays ayant connu le Printemps Arabe, les médias occidentaux, et même arabes ne veulent pas en parler. Al Jazeera qui se présente comme la chaîne neutre et qui a joué un rôle clé dans les révolutions libyenne, égyptienne et tunisienne, occulte les évènements se passant au Bahreïn depuis un an.

De même, en France, alors que les évènements liés au Printemps arabe sont constamment rappelés et suivis dans tous les médias, le Printemps de la Perle est passé sous silence.

Il faut savoir que Bahreïn est composé de 70% de chiites alors que le gouvernement est sunnite voire même wahhabite. Ainsi, les chiites sont fortement discriminés au sein du territoire particulièrement par la dictature du premier ministre Al Khalifa qui détient le pouvoir depuis 50 ans. Ils ont donc décidés de se soulever pour mettre fin à cette monarchie et se battre pour leurs droits civiques. Malheureusement, alors qu’ils étaient à deux doigts de la révolution, celle-ci a échoué. Cela fait maintenant un an qu’elle est passée sous silence par les médias français.

Le gouvernement bahreïni est fortement soutenu par l’Arabie Saoudite et le Qatar qui n’ont pas hésité à répondre à la demande de la famille royale et envoyer des troupes armées étouffer la moindre contestation. Le 14 mars 2011, 1 000 soldats saoudiens et 500 Émiratis sont expédiés dans le royaume, sous l’égide du Conseil de coopération du Golfe. La répression est sévère. Trente-cinq manifestants sont tués. Des centaines ont été arrêtés. Selon Amnesty International, le bilan s’élèverait au moins à 55 morts en un seul jour.

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UE : Incitation financière aux pays membres pour accueillir plus de réfugiés

Les pays européens bénéficieront d’un plus grand soutien de l’UE en vue d’accueillir des réfugiés grâce à un nouveau programme commun de réinstallation adopté par le Parlement, le jeudi 29 mars. Le programme vise à renforcer le rôle de l’UE en termes de protection internationale, en particulier pour les groupes vulnérables tels que les femmes exposées à des risques et les mineurs d’âge non accompagnés, en coopération avec le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés.

Le programme, mis en œuvre par les États membres sur une base volontaire, a pour but de réinstaller dans l’UE les personnes qui ont reçu le statut de réfugié dans des pays tiers (par exemple, les réfugiés libyens en Tunisie). Les pays d’accueil, étant généralement en développement et ayant des ressources limitées, ne peuvent intégrer et protéger un grand nombre de réfugiés.

Selon le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés, plus de 172 000 personnes devront être réinstallées en 2012, alors que le nombre total de places pour la réinstallation ne s’élève qu’à environ 80 000. En 2010, l’UE a réinstallé quelque 4700 personnes, à savoir 4,4 % seulement de l’ensemble des réinstallations dans le monde en 2010, loin derrière des pays tels que les États-Unis (80 000 réfugiés réinstallés chaque année) et le Canada.

Chaque année, 200 000 personnes doivent quitter leur patrie, mais elles arrivent dans des pays qui n’ont pas nécessairement signé la Convention de Genève. Nous devons faire en sorte qu’elles restent dans une zone pacifique. Les pays européens devraient apporter leur pierre à l’édifice, en particulier en prenant en compte notre histoire, et nous avons la responsabilité de soutenir ces personnes“, a déclaré le rapporteur Rui Tavares (Verts/ALE, PT) lors d’un débat précédant le vote.
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Allemagne : Le tabou de la détresse psychologique au travail

En Allemagne, le nombre d’arrêts de travail liés à un problème psychologique a augmenté de 75 % en dix ans. Les salariés concernés tentent généralement de cacher le motif de leur absence. Et quand ils sont au travail, ils consacrent la plus grande partie de leur énergie à garder le masque.

C’est ce qu’ont fait, aussi longtemps que cela a été possible Jutta Seiler, puéricultrice depuis vingt-cinq ans dans un hôpital de Berlin, Birte Kreitlow, fonctionnaire du Land de Berlin qui a dirigé pendant cinq ans une équipe de dix personnes, Günter Ebner, ancien militaire devenu vendeur automobile et René Bidmon, tuyauteur soudeur dans une entreprise de BTP.

Sur les cinquante personnes contactées par la réalisatrice, eux seuls ont accepté de raconter comment ils ont vécu leur maladie en situation professionnelle, qu’elle ait été diagnostiquée comme dépression, burn-out, trouble bipolaire ou alcoolisme.

La crise est aussi la fille de Thatcher et Reagan

La crise actuelle n’est pas seulement la conséquence des excès des “subprimes” ou du comportement individuel de quelques “traders ”. Elle est la conséquence directe des excès de la déréglementation.

Aux racines du mal : une triple déréglementation

À partir des années 70, les structures économiques relativement rigides issues de l’après-guerre ont été démantelées par les tenants d’une liberté économique sans limite. Ils sont parvenus à mettre en place une triple déréglementation, monétaire, commerciale et financière, liée par l’idéologie et des intérêts croisés. La libéralisation financière pousse ainsi celle du commerce puisque les multinationales qui investissent à l’étranger cherchent ensuite à exporter. La libéralisation monétaire pousse la libéralisation financière pour permettre aux entreprises de se couvrir contres les évolutions erratiques du cours des monnaies.
On oublie aujourd’hui le rôle fondamental de la fin de la convertibilité du dollar en 1971, qui a accéléré la financiarisation de l’économie (le marché des devises est le premier au monde). Puis, les accords commerciaux se sont multipliés pour démanteler les barrières douanières et assurer une circulation la plus libre possible des biens. Enfin, les années 80 ont vu une accélération de la déréglementation financière jusqu’à ce que les échanges financiers soient 50 fois plus importants que ceux de marchandises.

Taxe carbone : l’OACI proposera des mesures en 2013

Le système européen de taxation des émissions de CO2 (dit ETS) est au centre d’un conflit commercial mondial. Pour sortir de ce blocage, tous les regards se tournent vers l’OACI, une agence de l’ONU spécialisée dans le transport aérien. Raymond Benjamin, secrétaire général de l’OACI, détaille pour L’Usine Nouvelle l’avancement des travaux sur le dossier de l’empreinte carbone de l’aviation.

Vidéo : 24H de trafic aérien dans le monde

L’Usine Nouvelle – Quels sont les objectifs des travaux de l’OACI en matière d’environnement ?

Raymond Benjamin- Je souhaiterais tout d’abord rappeler que l’aviation civile internationale produit actuellement 2% des émissions de gaz à effet de serre. On pourrait se dire que c’est peu, mais en vérité ce n’est pas acceptable. La progression de l’aviation va faire augmenter ce taux radicalement.

Lors de la dernière assemblée générale de l’OACI, en 2010, nous avons reçu un mandat pour travailler sur l’empreinte carbone de l’aviation. L’objectif est fixé : réduire de 2% par an les émissions de CO2. L’année 2020 doit être un moment charnière : les émissions de carbone doivent se stabiliser.

Sur quelles pistes travaillez-vous pour atteindre ces objectifs ?

RB- Nous avons progressivement réduit notre réflexion à quatre domaines. Premier outil : les nouvelles technologies. De nouveaux moteurs, des routes plus courtes font partie des différents moyens qui existent pour réduire la pollution à la source.

Deuxième piste : les carburants alternatifs. Ils doivent être pérennes, des recherches sont en cours sur les algues ou la canne à sucre.

Troisièmement, nous avons demandé un plan d’action à chacun de nos états membres. Ils doivent nous les remettre avant le 30 juin 2011. Nous allons ensuite étudier leurs propositions, et les assister pour les réaliser en cas de besoin.

Enfin, nous réfléchissons à des mesures de marché, du même type que l’ETS européen. L’objectif est clair : influencer la consommation de carburant avec un facteur économique. Ces quatres types de mesures sont à l’étude. Je dois rendre des comptes en octobre 2013.

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Surmenés, surveillés, surchargés : le quotidien de 8 millions de salariés

Intensification du travail, surveillance accrue des salariés par leur hiérarchie, pénibilités physiques toujours très présentes… Tels sont les enseignements de la nouvelle étude sur l’exposition aux risques professionnels que vient de publier le ministère du Travail. Elle révèle un accroissement des situations de « tension au travail » dans un contexte où le Medef, au nom de la compétitivité, cherche à remettre en cause nombre de dispositions du droit du travail.

« La proportion de salariés contrôlés en permanence par leur hiérarchie s’est accrue entre 2003 et 2010, notamment pour les employés de commerce et de service », souligne encore l’étude. Cette surveillance permanente concerne plus d’un salarié sur quatre. Le contrôle informatisé, lui, continue de s’étendre partout, aussi bien dans l’industrie que dans les services, et touche autant les cadres que les ouvriers qualifiés. Si, globalement, le temps de travail hebdomadaire diminue, la flexibilité du temps de travail s’accroît. Le travail le dimanche et les jours fériés augmente, concernant 31 % des salariés, principalement dans le commerce. Ceux-ci sont également confrontés à la multiplication des horaires variables. Un salarié sur dix demeure soumis à des horaires imprévisibles d’une semaine à l’autre !

L’intensification du travail – davantage de sollicitations en moins de temps – s’accompagne d’un « net accroissement » des situations de « tension au travail » : lorsqu’un salarié est confronté à une forte demande (rythme, objectifs, diversité des tâches à accomplir…) sans disposer de la marge de manœuvre nécessaire pour y répondre. De plus, la part de salariés estimant rencontrer un comportement hostile (22 % des salariés) ou méprisant (15 %) au travail augmente de manière notable. Cette charge psychologique vient ainsi s’ajouter à des pénibilités physiques qui diminuent très lentement. À l’heure où l’on ne parle que de compétitivité ou de réduction des coûts, il serait peut-être temps que ces questions liées aux conditions de travail et aux conséquences qu’elles font peser sur la vie quotidienne des salariés émergent dans la campagne électorale.

Pour consulter l’enquête Sumer sur le site du ministère du Travail.

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Solutions locales pour un désordre global

« Les films d’alertes et catastrophistes ont été tournés, ils ont eu leur utilité, mais maintenant il faut montrer qu’il existe des solutions, faire entendre les réflexions des paysans, des philosophes et économistes qui, tout en expliquant pourquoi notre modèle de société s’est embourbé dans la crise écologique, financière et politique que nous connaissons, inventent et expérimentent des alternatives. »

Coline Serreau, réalisatrice du film.

Partie 1:

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Olivier Delamarche : « On va finir par se réveiller avec une très grosse gueule de bois »

Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, le 27 mars 2012 sur BFM Radio, met les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Bourse.

« Le QE 3 aux États-Unis va faire monter le cours des matières premières – Le Quantitative Easing 3 est indispensable pour racheter des bons du Trésor américains – L’immobilier et le chômage aux USA continuent à se dégrader – Les QE ne relancent en rien l’économie et la croissance. »

Allemagne : Le FMI veut une hausse des dépenses publiques

Le Fonds monétaire international (FMI) va demander à l’Allemagne d’accroître ses dépenses publiques pour préserver son potentiel de croissance, dans son prochain rapport sur le pays, écrit “Der Spiegel”. Le FMI demandera que l’État “dépense davantage pour développer ses infrastructures et pour stimuler la croissance”. Il recommandera également une réforme fiscale pour que la consommation des salariés et l’investissement des entreprises soient encouragés.

Avec une population vieillissante, le risque serait que “le potentiel de croissance de l’Allemagne tombe sous les 1%” dans les années à venir.

Avec un chômage au plus bas depuis la réunification et une population en vieillissement accéléré, l’Allemagne connaît une pénurie de main-d’oeuvre qualifiée. Des responsables économiques ont même appelé à faire appel à l’immigration pour résoudre le problème. 1,8 million de postes seront vacants d’ici à 2020, selon les estimations gouvernementales.

Le gouvernement allemand a tenté de faciliter la reconnaissance des diplômes étrangers et assoupli des conditions de séjour des travailleurs qualifiés, réduisant à 48.000 euros par an, contre 66.000 euros jusqu’ici, le seuil de revenus nécessaire pour obtenir un permis de séjour permanent, sans conditions de diplôme.

La Tribune

« Finance pousse-au crime »

Cela devait arriver. Car de longue date, toute loyauté raillée, toute fidélité abolie, les requins de Wall Street ne nagent plus que « dans les eaux glacées du calcul égoïste » (dixit Karl Marx). Un cadre de Goldman Sachs a finalement craché dans la soupe, dénonçant une banque gavée de fric pour compte propre ; des clients pris pour des pantins, façon tir aux pigeons. Un environnement professionnel « toxique » – une banqueroute morale.

Au bout du chemin, la fraude financière proprement dite : transgressions, sciemment criminelles, des lois du marché ; techniques de dissimulation comptable, “innovations” financières crapuleuses. A Wall Street, prévient le professeur américain Bill Black, expert ès finance criminelle : “Si vous ne cherchez pas la fraude, vous ne la trouverez pas ; si vous la cherchez, vous la verrez partout”.

Mais il y a pire encore, car un peu de volonté politique permet de rechercher puis de sanctionner ces malversations financières. Le pire, c’est ce qui justement aveugle le contrôle politique, c’est l’habillage idéologique rendant la prédation chatoyante et désirable – la “société ouverte” chère au “bienfaiteur” Soros.

Destiné à l’opinion et aux médias, ce séduisant habillage prôné par l’« élite de Davos » est par nous baptisé « DGSI », Davos-Goldman-Sachs-Idéologie. Mondialiste, libre-échangiste, il est fondé sur l’idée que “tout ce qui compte, se compte”. Ennemie résolue des nations, de leurs histoires et symboles, la DGSI vante les migrations et le multiculturalisme ; ce puissant dissolvant “ne se connaît plus d’extérieur, refuse qu’on soit étranger à ses cultes et ses pompes ; il se veut le système du monde, unique et clos comme une bulle” (Hervé Juvin “Le Renversement du monde).

Le Nouvel Economiste

Pierre Jovanovic invité de Radio Courtoisie

Le Libre Journal de Didier Rochard recevait le 25 Mars 2012, Pierre Jovanovic, journaliste et écrivain, afin de commenter la crise financière en cours et les risques d’effondrement du Dollar et de l’Euro au travers d’un ouvrage publié aux éditions Le jardin des Livres : “L’effondrement du Dollar et de l’Euro, et comment en profiter” par James Turk & John Rubino.

Partie 1 :

http://www.dailymotion.com/video/xpp6hb

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Allemagne : La saga des Fugger, banquiers de l’Empereur

Documentaire diffusé sur Arte, le 24 mars 2012

Première partie

Il faut aller à Augsbourg, en Bavière, pour remonter aux origines de la dynastie Fugger. Hans Fugger (1348-1409) y est tisserand. L’un de ses fils commence à faire le commerce du drap et son petit-fils Jacob Fugger, dit le Riche (1459-1525), part étudier les pratiques des marchands et des banquiers de Venise avant de les appliquer à son entreprise, de plus en plus florissante.

Il prête au futur Charles-Quint de quoi acheter les voix qui lui permettront d’être élu à la tête du Saint-Empire romain germanique. En récompense, la famille Fugger est anoblie… Si ces puissants hommes d’affaires sont les bailleurs de fond des grands de ce monde – y compris des papes -, ils se préoccupent aussi des petits, en créant notamment en 1516 le plus ancien ensemble de logements sociaux au monde, la « Fuggerei ».

Seconde partie
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