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Portugal : Fonctionnaires et militaires manifestent contre l’austérité

Plusieurs milliers de fonctionnaires et de militaires ont manifesté samedi à Lisbonne contre les mesures d’austérité du gouvernement de centre droit, confirmant une poussée de la tension sociale au Portugal.

«Contre l’offensive du gouvernement, pour les droits, pour les salaires et la dignité», ont scandé les fonctionnaires en colère en tapant sur de casseroles et en lançant des coups de sifflet stridents tout en agitant des drapeaux rouges et des banderoles sur lesquelles on pouvait lire: «Non au vol des salaires», «emploi oui, chômage non».

«L’application aveugle des mesures d’austérité porte préjudice à l’institution militaire. L’armée ne peut pas être traitée ainsi», a expliqué Antonio Lima Coelho, 52 ans, responsable de l’Association des officiers.

Les fonctionnaires de Lisbonne, qui ont défilé sur l’avenue Libertade, la principale artère de la capitale, avaient reçu le renfort de collègues venus de diverses villes du pays, tandis que des policiers en civil ont également participé à la manifestation. Dans un autre quartier du centre de la capitale, des militaires en civil ont, de manière très inhabituelle, également protesté contre les mesures d’austérité, en particulier le gel des promotions et le blocage des plans de carrière.

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Halliburton : Aux origines du complexe militaro-industriel américain

Depuis des décennies, Halliburton entretient des relations privilégiées avec le monde politique. Commencée sous Lyndon Johnson, cette complicité a fait de la firme l’un des principaux piliers du complexe militaro-industriel américain.

Wirtz va s’occuper de la partie légale. Je vais m’occuper de la politique, vous allez prendre en charge son aspect business. Nous allons ensemble trouver des solutions qui amélioreront notre position à tous les trois. ” En ce jour de 1937, quatre hommes se retrouvent discrètement dans une suite de l’hôtel Lama de Houston, au Texas. Le premier est Alex Wirtz : ancien sénateur de l’État devenu avocat, c’est l’un des hommes les plus influents du Texas. Le deuxième est un jeune homme au physique de représentant de commerce : Lyndon Baines Johnson.

A vingt-neuf ans, ce Texan pur jus cherche à se faire élire à la Chambre des représentants après un début de carrière prometteur dans les coulisses du Congrès à Washington. Quant aux deux autres, il s’agit des frères Brown, Herman et George. Depuis près de vingt ans, ils dirigent Brown & Root, une prospère entreprise de travaux publics, qui intervient principalement au Texas.

Ces quatre hommes n’en sont pas à leur première rencontre. Cela fait déjà plusieurs mois que, à l’initiative de Wirtz, ils se retrouvent dans la suite 8 F de l’hôtel Lamar, rejoints parfois par d’autres ” huiles ” du Texas, hommes politiques, journalistes ou industriels. On y parle affaires et politique et l’on s’y distribue les rôles, dans un subtil jeu d’influence où la corruption, les détournements de fonds et la fraude sont monnaie courante.

Ce jour-là, le jeune Lyndon Johnson a décidé de frapper très fort. Ambitieux, le jeune politicien sait qu’il aura besoin de beaucoup d’argent pour se faire une place à Washington et d’abord pour se faire élire à la Chambre des représentants, son premier objectif. Le marché qu’il propose à ses trois acolytes est des plus simples : aux frères Brown le financement de sa carrière politique en échange de l’attribution de marchés de construction ; et à Wirtz l’habillage légal des opérations contre de juteuses participations dans ces mêmes marchés. Un ” deal ” parfaitement rodé…
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Marketing du médicament et commerce de la maladie

Jusque dans les années 1980, l’industrie pharmaceutique orientait ses efforts vers la guérison des maladies existantes, même si les pathologies affectant les populations pauvres, comme la malaria, étaient négligées parce que peu rentables. Désormais, la tendance s’est inversée. Pour garantir leurs retours sur investissement et recycler leurs médicaments, les firmes inventent des pathologies sur mesure, si possible chroniques.

Une publicité déguisée en information médicale, doublée d’un intense lobbying, se charge de les “vendre” au grand public et aux praticiens. Ce film – auquel l’industrie a refusé de participer – démonte les mécanismes d’une médecine sous l’emprise du marché.

http://www.dailymotion.com/video/xm8ee0

La Chine à l’assaut des Balkans

La conquête des marchés ou comment la Chine s’active pour former une « nouvelle route de la Soie…. ». Les produits chinois sont désormais omniprésents dans les Balkans, devenus une porte d’entrée en Europe pour Pékin, lui permettant de court-circuiter les régulations anti-dumping de l’Union européenne. Pourtant, la Chine n’a « découvert » l’importance stratégique des Balkans qu’à la fin des années 1970, après avoir rompu sa « relation privilégiée » avec l’Albanie d’Enver Hoxha.

« La Grande Muraille de Chine » – Thomas Allom, 1843

Jusqu’alors obnubilée par ses défis internes, la Chine n’a pas jouer de rôle direct dans les Balkans avant la fin des années 1970. En dépit d’une coopération rapprochée avec l’Albanie, en opposition aux revendications soviétiques de leadership communiste, Pékin ne formula pas de politique étrangère cohérente envers l’Europe du Sud-Est avant l’été 1978. Pour les successeurs de Mao Zedong, les Balkans devinrent alors un terrain de jeu essentiel dans une vaste offensive diplomatique censée permettre à la Chine de prendre pied dans la sphère d’influence soviétique, s’ouvrir au tiers-monde, et forger de nouvelles amitiés avec des nations capables de moderniser l’Empire du Milieu.

Ainsi, Pékin décida de couper les ponts avec l’Albanie d’Enver Hoxha afin de développer des liens économiques, politiques, et personnels avec la Yougoslavie « révisionniste » de Tito et la Roumanie de Ceaușescu. Après 1989, la chute du rideau de fer et la désintégration sanglante de la Yougoslavie ont affaibli les liens chinois avec l’Europe du Sud-Est.

Maintenant que la région a retrouvé une certaine stabilité, Pékin s’est enfin décidé à étendre son influence sur les Balkans par l’intensification des échanges commerciaux, des investissements massifs dans le secteur énergétique régional, et à travers le renforcement de ses alliances politiques.

Exploiter le potentiel commercial des Balkans

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Quelle perception François Hollande a-t-il de l’intelligence économique ?

Par Christian Harbulot

Comme ses prédécesseurs, le leader de la gauche française n’a pas utilisé pour l’instant cette expression dans ses discours de campagne. Ni François Mitterrand ne l’avait fait comme Président de la République, ni Lionel Jospin comme Premier Ministre. Si le PS a fait des efforts louables de réflexion sur les questions de la sécurité et les mesures à prendre dans le domaine de la police, il est pour l’instant aphone sur le sujet.

Seule la fondation Jean Jaurès a pour l’instant abordé la question dans un des chapitres de son opuscule « Réformer les services de renseignement français » publié en mai 2011. Il existe pourtant au sein du PS des personnes qui essaient de sensibiliser la gauche comme le député du Finistère Jean-Jacques Urvoas, secrétaire national chargé de la sécurité au sein du PS, et le jeune et brillant historien Floran Vadillo, qui s’était fait connaître par une polémique sur la présidentialisation du renseignement et qui anime aujourd’hui des groupes de travail à ses côtés. Mais leur prise de position ancrée au domaine de la sécurité et du renseignement ne risque-t-elle pas de fausser les termes du débat ?

L’occasion manquée de la gauche au pouvoir

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La Grèce et la dictature de la finance

La Rédaction de Fortune précise, à toutes fins utiles, que la reproduction des articles qu’elle met en ligne ne veut pas dire qu’elle adhère à 100 % à leur contenu et ce, quelle que soit leur provenance, pas plus qu’elle ne prend fait et cause pour leurs auteurs et leurs éventuelles idéologies.

L’Athènes antique est considérée comme le berceau de la démocratie européenne. L’Athènes moderne menace d’en devenir le tombeau. Les événements qui ont secoué la Grèce ces derniers jours sont une leçon et un avertissement pour toute l’Europe.

Il y a trois semaines, une grève générale de deux jours avait paralysé le pays. Depuis, les sommets de crise se sont succédés à Athènes, Bruxelles, Cannes. Le résultat est un nouveau gouvernement en Grèce, sans aucune légitimité démocratique et déterminé à imposer aux travailleurs les diktats des marchés financiers.

Si l’on considère que la démocratie est la détermination par la grande majorité des gens de leur propre destinée, ou même juste la composition d’un gouvernement, alors on peut dire que la démocratie n’existe plus à Athènes. On n’essaie même plus de prétendre que le peuple est souverain. Est souveraine plutôt la « troïka », composée de l’Union européenne (UE), du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque centrale européenne (BCE). Le nouveau premier ministre proposé Lucas Papadémos, ancien vice-président de la BCE a été choisi par la troïka à qui il doit rendre des comptes.

Tôt ou tard, et cela viendra bien vite, d’autres pays européens seront victimes de ce même processus. En France le gouvernement Fillon vient juste d’annoncer un nouveau programme d’austérité de plus de 65 milliards d’euros. Et l’Allemagne qui repose sur les exportations dépend, plus qu’aucun autre pays, du reste de l’Europe.

Ce qui est en train de se produire à Athènes devient la règle plutôt que l’exception. Ces derniers mois, les quatre autres pays fortement endettés de la zone euro, l’Irlande, le Portugal, l’Italie et l’Espagne, ont soit vécu un changement de gouvernement soit sont sur le point d’en faire l’expérience. A chaque fois, cela s’est fait à l’initiative de représentants du capital financier ou du patronat. Le prérequis le plus important dans le choix de chaque nouveau gouvernement est sa capacité à appliquer des mesures économiques impopulaires, tout en résistant à toute concession face à la pression populaire.

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Jouyet : «Les citoyens se révolteront contre la dictature des marchés»

Pour Jean-Pierre Jouyet, le président de l’Autorité des marchés financiers (AMF), les marchés «ont fait pression sur le jeu démocratique».

Avant le renoncement de M. Berlusconi, son homologue grec Georges Papandréou en avait fait de même, mercredi soir. En novembre 2010, le Premier ministre irlandais Brian Cowen avait été contraint d’annoncer son départ en février 2011, après la mise en place d’un plan d’aide d’urgence à son pays.

Les taux d’intérêts, «bulletins de vote» des marchés

Pour les marchés, Silvio Berlusconi n’était plus l’homme de la situation et l’envolée des taux d’intérêt de la dette italienne a été leur bulletin de vote,” a analysé M. Jouyet.

«Les citoyens finiront par se révolter contre la “dictature de fait” des marchés financiers qui s’exerce depuis le début de la crise de la dette en zone euro. Les marchés ont fait pression sur le jeu démocratique», a-t-il expliqué, soulignant qu’avec le départ, samedi, du président du conseil italien, Silvio Berlusconi, “c’est le troisième gouvernement qui saute à leur initiative pour cause de dette excessive.

Interrogé sur l’envoi jeudi, par erreur, d’un avis de dégradation de la note de la France par l’agence Standard and Poor’s, M. Jouyet a estimé que, pour les grandes agences de notation, “la dette souveraine est devenue un produit d’appel et de notoriété.

L’AMF a annoncé jeudi soir avoir ouvert une enquête sur l’erreur de Standard and Poor’s. Le commissaire européen aux services financiers, Michel Barnier, a également invité l’ESMA, l’autorité européenne de surveillance des agences de notation, à “tirer les conséquences” de cet incident.

Libération

(Merci à Erwinn et à SPOILER)

Le système Goldman Sachs décortiqué

Par Catherine Segurane

C’est un système effrayant, “too big to fail », qui ne nous laisse d’autre solution que de la renflouer à l’infini en appauvrissant la population. Un système qui dévore la démocratie, puisqu’il est au coeur des appareils d’État, finance les campagnes électorales aux États-Unis, et place un de ses anciens, Mario Draghi, à la tête de la Banque Centrale Européenne.

Ce serait à désespérer, mais, en même temps, certaines solutions simples et concrètes permettraient aux peuples de reprendre le pouvoir.

En particulier, comme souligné dans la troisième vidéo, les banques ne peuvent se permettre de diriger le système comme elles le font que parce qu’elles se sont emparé du pouvoir de création monétaire, qui aurait du rester une prérogative régalienne. La séparation des banques de dépôt et des banques d’affaires permettrait également de combattre le chantage des “too big to fail” à l’effondrement systémique.

Voici quelques vidéos décortiquant le système de bulles et de prédation dont Goldman Sachs est un rouage essentiel. La première est une interview de Marc Roche, correspondant du Monde à Londres, et auteur de l’ouvrage : “La Banque : comment Goldman Sachs dirige le monde ».

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Goldman Sachs pourrait s’effondrer, tweete Roubini !

Nouriel Roubini, toujours en grande forme, a estimé sur son Twitter que plusieurs grandes institutions financières pourraient s’effondrer aussi rapidement que le courtier américain en matières premières et dérivés, MF Global.

Le célèbre « Dr Doom », connu pour ses prévisions pessimistes mais souvent justes, pense que Goldman Sachs et Morgan Stanley, deux des plus grandes banques d’affaires américaines, seraient menacées.

Leur compatriote Jefferies compte aussi parmi les victimes potentielles de la crise. Roubini cite enfin Barclays.

Roubini prévient de la dépendance de ces banques vis-à-vis du financement de court terme. Il rappelle que ce qui a achevé MF Global, Lehman Brothers, Bear Stearns ou même AIG, ainsi que d’autres firmes, était le refus soudain des créanciers à court terme de continuer à leur prêter.

Le spécialiste juge d’autres banques moins exposées à ces financements de très court terme. Par exemple, JP Morgan ou Citigroup n’auraient pas les mêmes pratiques pour financer les opérations quotidiennes.

Boursier.com

Comment Papandréou aurait pu éviter l’ukase du directoire Merkozie

Par Jacques Sapir

Georges Papandréou a annoncé sa démission dimanche 6 novembre. Pour l’économiste Jacques Sapir, la Grèce disposait d’un plan B qui pouvait lui permettre d’échapper aux fourches caudines de l’Union européenne. Un plan que ne pouvait pas proposer Georges Papandréou.

La crise de la Grèce s’est invitée avec une force toute particulière au G-20 de Cannes. Elle a révélé toute l’arrogance et la suffisance du couple Merkel-Sarkozy. Du lundi 31 octobre au vendredi 4 novembre, nous aurons vu se déployer l’hubris de la chancelière et du président à l’encontre de la Grèce. La cause ? Le projet, désormais abandonné, de référendum  avancé par le premier ministre Georges Papandréou. La décision initiale était pourtant logique pour un homme qui assume aujourd’hui une politique profondément réactionnaire, mais qui doit faire face aux attaques incessantes de l’opposition conservatrice dans son pays. Cette décision pouvait même se targuer d’être démocratique : devant l’ampleur et la dureté des mesures décidées, rien de plus normal que de demander au peuple son avis.

Mais c’était bien sur ce point que le bât blessait. Dans l’Europe telle que nous la connaissons, il n’est pas question de faire intervenir les peuples, si ce n’est pour les faire applaudir aux décisions prises. On pense alors aux indications de mise en scène de l’opéra Boris Godounov : « Le peuple est là et se tait ».

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Goldman Sachs : le pouvoir de la finance

C’est l’une des banques d’investissement les plus prestigieuses au monde. Depuis sa création, Goldman Sachs est au coeur de la vie économique et politique américaine.

Haro sur Goldman Sachs ! En juillet 2009, la banque annonçait un bénéfice net trimestriel de 3,4 milliards de dollars peu après avoir remboursé 10 milliards de capitaux publics reçus dans le cadre du plan TARP (Troubled Asset Relief Program) de sauvetage des banques, suscitant un certain nombre d’interrogations sur son rôle dans la crise et son exposition aux risques. Dans le même temps, le groupe précisait avoir provisionné plus de 6 milliards de dollars de bonus à verser à ses salariés, provoquant l’ire des autorités américaines.

Mais ce n’est pas tout ! Toujours en juillet 2009, dans un article au vitriol (voir la traduction ici) publié dans le magazine “Rolling Stone,” le journaliste d’investigation américain Matt Taibbi se livrait à une attaque en règle contre Goldman Sachs, qualifié de “grande machine à bulles,“  l’accusant d’être à l’origine des principales bulles survenues depuis les années 1930, d’avoir mené et de mener encore des opérations spéculatives pour le moins douteuses et de disposer, dans les principaux cercles économiques et politiques de la planète, d’une influence considérable utilisée à son seul profit.

La banque d’investissement la plus puissante du monde est une formidable pieuvre enroulée autour de l’humanité, enfonçant implacablement son suçoir partout où il y a de l’argent,” ,écrit Matt Taibbi avec un sens certain de la formule. Séduisante, la thèse soutenue par le journaliste d’investigation est entachée cependant d’un certain nombre d’insuffisances : à commencer par une absence de preuves réellement convaincantes, une fâcheuse tendance à la généralisation et une propension à prendre pour argent comptant les déclarations de professionnels concurrents dont on peut douter de l’objectivité.

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Trafic d’uranium

L’uranium est l’une des matières premières les plus précieuses et les plus sensibles de la planète. Ce minerai radioactif permet non seulement de faire tourner des centrales nucléaires pour générer de l’électricité, mais aussi de concevoir des bombes.

Les experts de l’Agence internationale de l’énergie atomique sont alarmés par l’augmentation du trafic illégal. Tour d’horizon des différentes filières clandestines.

Les banques européennes attaquent la zone euro

Le scénario du pire est en train de se produire : les banques européennes se débarrassent à tour de bras de la dette souveraine des pays de la zone euro jugés « à risques », au risque de précipiter la monnaie unique dans le gouffre. Ce mouvement, qui a débuté fin juillet, s’accélère et touche désormais la dette hexagonale qui n’est plus considérée comme un actif tout à fait sûr. C’est ce qui explique la montée accélérée des taux d’intérêt italien et l’écart de taux de plus en plus grand entre les obligations allemandes et françaises.

Spéculation ? « Les fonds spéculatifs ne sont que des acteurs périphériques d’un mouvement inquiétant, parce que général : on est face à un désengagement massif des banques du marché des dettes souveraines », analyse un économiste d’une banque française qui a requis l’anonymat.

Ainsi, BNP-Paribas a réduit son exposition aux dettes de la zone euro de près de 21 % en se délestant de 10 milliards d’euros au cours du dernier trimestre, dont 8,3 milliards de dettes italiennes. Le Crédit Agricole a été un peu plus loin en diminuant son exposition de 27 % : en un mois, il a bradé plus d’un milliard de bons du trésor italien et 850 millions de dettes espagnoles. Depuis le 1er juillet, la banque verte a fait passer son exposition de 10,717 milliards sur les cinq pays périphériques à 7,285 milliards. De même, la Société Générale a vendu 650 millions de dettes italiennes, 400 millions de dettes espagnoles, etc.

Tous ces mouvements ne sont pas des ventes : elles reflètent aussi l’inscription des obligations détenues à leur valeur de marché, ce qui permettra de recapitaliser au plus juste les établissements bancaires.

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Occupy my village !

Le mouvement anti-Wall Street continue de faire des émules aux Etats-Unis, même hors des grands centres urbains. Des manifestations sont désormais organisées dans des petites villes à travers le pays, preuve que l’Amérique profonde s’indigne aussi.

Missoula (Montana), début novembre 2011

Nancy Pi-Sunyer, 66 ans, enseignante à la retraite de Long Island ; un groupe d’écoliers de huit ans ; un jeune chrétien d’Alabama qui brandit une pancarte sur laquelle il a écrit « Ne volez pas aux pauvres simplement parce que vous pouvez le faire », aucune de ces personnes n’a le profil du protestataire type.

Le mouvement Occupy Wall Street est plutôt composé de jeunes urbains de gauche. Pourtant, l’un de ses traits distinctifs est qu’il échappe à toute définition. Des rassemblements sont organisés loin des grands centres urbains dans des endroits comme Pocatello (Idaho), Kalamazoo (Michigan) ou Bethany Beach (Delaware). Les idées politiques exprimées ne sont pas forcément les mêmes, sans que cela ne soit très grave. Et les participants ont de 7 à 77 ans.

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Le Monde selon Monsanto

Ce film retrace l’histoire de Monsanto, une multinationale américaine, aujourd’hui leader mondial des OGM, et considérée comme l’un des plus grands pollueurs de l’ère industrielle (PCB, agent orange, hormones de croissance, Roundup…).

Après une enquête de trois ans, en Amérique du nord et du sud, en Europe et en Asie, il reconstitue la genèse d’un empire industriel, qui, à grand renfort de rapports mensongers, de collusion avec l’administration nord-américaine, de pressions et tentatives de corruption, est devenu l’un des premiers semenciers de la planète.

En s’appuyant sur des documents et des témoignages inédits de scientifiques, victimes de ses activités toxiques, avocats, hommes politiques et de représentants de la Food and Drug Administration ou de Environnemental Protection Agency des États-Unis, le documentaire montre comment, derrière l’image d’une société propre et verte décrit par la propagande publicitaire, se cache un projet hégémonique menaçant la sécurité alimentaire du monde, mais aussi l’équilibre écologique de la planète.

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Hervé Juvin : quelle place pour la France dans le nouvel ordre géopolitique et économique mondial ?

Nous vivons une recomposition accélérée de l’ordre géostratégique et économique mondial. La globalisation économique est l’opportunité de nouvelles stratégies de puissance. Derrière la mondialisation, on assiste cependant au réveil des identités et des intérêts nationaux. Dans ce contexte, un basculement vers une déglobalisation du monde n’est pas à exclure. On ne peut traiter ces questions qu’au croisement de la macroéconomie et de la géostratégie, de la micro-économie des multinationales et de la géopolitique.

Hervé JUVIN est intervenu dans la première table ronde du colloque Xerfi, « Quel nouvel ordre géopolitique et économique mondial ? », le 8 juin 2011.

Le thème de son intervention était « L’ordre après la mondialisation : l’empire impossible. »

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