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De plus en plus de patrons prêts à corrompre

Le nombre de hauts dirigeants d’entreprise se disant prêts à verser des pots-de-vin et autres dessous-de-table pour gagner ou conserver des marchés est passé de 9% à 15% cette année, selon l’enquête annuelle du cabinet Ernst & Young publiée mercredi.

Croissance et morale en affaires dans les marchés aujourd’hui peuvent apparaître comme des priorités concurrentes,” note David Stulb, responsable du service spécialisé dans la fraude chez Ernst & Young. [...]

La Colombie, l’Ukraine et le Brésil figurent en haut de la liste des pays perçus comme les plus corrompus. Mais plus d’un tiers des quelque 1.700 dirigeants interrogés par Ernst & Young dans 43 pays estiment que la corruption est très répandue dans leur propre pays.

Sur les 400 directeurs financiers interrogés, 15% reconnaissent qu’ils accepteraient de verser de l’argent pour s’assurer des affaires, 4% se disant prêts à falsifier des informations financières. “Ce groupe de dirigeants n’est pas important en valeur absolue mais, compte tenu de leurs responsabilités, ils représentent un risque énorme pour leurs entreprises et leurs conseils d’administration.” [...]

L’Expansion

(Merci à Arbre Sec)

Angleterre : La révolution « peas & love » ou les « Incroyables comestibles »

C’est d’une petite ville grise du nord de l’Angleterre qu’est parti le mouvement des « Incredible Edible », les « incroyables comestibles » dans sa traduction française. En 2008, dans la ville de Todmorden ravagée par la crise des subprimes, une poignée d’activistes ont envahi le bitume de bacs de plantation : sur les trottoirs, dans la cour du collège, sur le parterre de l’hôpital… Todmorden est devenu un potager géant, et gratuit.

Chaque citoyen cultive un carré de terre et quand sa récolte est mûre, il laisse les passants se servir librement. Une « peas & love revolution », qui peut avoir des conséquences gigantesques : « les gens se réapproporient la nourriture, puis les magasins, puis l’énergie… » remarque Mike Perry de la Plunkett Foundation.

« L’autosuffisance alimentaire des territoires, ça marche », en conclut François Rouillay, un Alsacien qui cherche à implanter ce mouvement en France, et a mis au point un guide pratique. Pour l’instant, deux initiatives françaises sont recensées sur la google map mondiale des Incredible Edible.

François, conseiller en développement territorial, estime que c’est la réponse à toutes les questions qu’il se pose depuis vingt ans : « comment se libérer d’une économie basée sur la compétition, faire bouger la notion de propriété sur la base d’un élan du coeur ». « Un changement de paradigme », selon lui, qui rappelle la pensée de Pierre Rabhi et du mouvement des Colibris.

Rue89 Via l’excellent blog Au Bout de la Route

Crise de la zone euro: Des «États-Unis d’Europe» comme seule solution?

Pour de nombreux spécialistes, seul un fédéralisme renforcé permettra à l’Europe de retrouver la confiance. Voici pourquoi…

Gare au mal de mer. Le bateau européen tangue furieusement. Ses dirigeants sont au pied du mur alors que se tient ce mercredi soir le 18ème sommet depuis la crise de la dette. La question de la survie de la monnaie unique n’a jamais été posée avec autant d’acuité à moins d’un mois d’élections législatives décisives en Grèce dont le résultat pourrait signer à terme sa fin.(…)

(…)l’heure des choix cruciaux a sonné.

Ce que les pays européens ont toujours refusé de faire depuis le début de la construction européenne, le fédéralisme économique, finit aujourd’hui par se rappeler à leur bon souvenir. «L’intégration s’est à chaque fois faite selon les besoins du moment. D’abord le charbon et l’acier en 1952, la politique agricole commune en 1962… Désormais, elle passe par la crédibilité devant les marchés», explique Jean-Dominique Giuliani, président de la Fondation Robert Schuman.

Concrètement, il s’agit de mutualiser une partie de la dette des Etats européens, pour leur permettre d’emprunter tous au même taux à travers l’émission d’euro-obligations. Dans un entretien accordé récemment à 20 Minutes, l’économiste Jacques Attali plaidait lui aussi pour ce mécanisme:

«L’Europe en tant que structure fédérale n’a pas de dette, alors que les États-Unis en ont 15.000 milliards de dollars. Si l’Europe se donnait la possibilité d’emprunter, elle aurait la possibilité d’avoir un accélérateur. Si les dirigeants européens ne le font pas, ce sera une faute très grave que l’histoire leur reprochera.»

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Dexia : Faillite collective

Quand l’histoire a-t-elle basculé ? Par la faute de qui ? Des dirigeants qui ont pris des risques inconsidérés ? Des autorités de contrôle qui n’ont pas vu monter la vague ? N’aurait-on pu éviter un tel désastre ? La banque franco-belge Dexia a déjà coûté 18 milliards d’euros, pour l’essentiel aux contribuables français, belges et luxembourgeois, soit presque autant que la faillite du Crédit lyonnais, à la fin des années 1990 (140 milliards de francs soit 20 milliards d’euros). Et l’ardoise devrait encore grimper, sachant que la Belgique et la France feront tout pour éviter sa mise en faillite, tant ce scénario serait catastrophique pour leurs finances publiques. Retour sur la plus grande catastrophe de l’histoire de la banque en France.

En France, la banque Dexia est le prêteur historique des collectivités territoriales. En Belgique, c’est une grande banque de dépôts de bonne réputation née au XIXe siècle. Surfant sur l’euphorie financière des années 2000, dans un univers que l’on disait ultra-régulé, le groupe met en place un modèle économique incroyablement périlleux. Pour maximiser ses profits, il emprunte de plus en plus d’argent sur les marchés financiers, à court terme et à bas prix, qu’il reprête aux collectivités du monde entier à 30, 40, 50, voire 60 ans ! Il investit aussi dans des produits financiers très rémunérateurs… jusqu’à 25 fois le capital !

Lorsqu’elle éclate fin 2007, la première crise financière assèche la liquidité. Elle met Dexia à terre. Sauvé fin 2008 par les Etats belge, français et luxembourgeois, qui injectent 6 milliards d’euros d’argent public, le groupe ne résiste pas à la crise de la zone euro, fin 2011. Il fait aujourd’hui l’objet d’un plan de démantèlement dont nul ne sait s’il pourra être mené à bien sans une nouvelle recapitalisation publique. Jour après jour, mois après mois, Dexia continue à perdre de l’argent.

Pour assurer son démantèlement, Dexia bénéficie de garanties octroyées par les trois Etats actionnaires. D’un montant actuel de 45 milliards d’euros, ces garanties ont vocation à être bientôt portées à 90 milliards, sous réserve du feu vert de Bruxelles, dont 55 milliards assumés par la Belgique, 33 milliards par la France et 2,7 milliards par le Luxembourg. C’est près du tiers de la dette de la Grèce. Si l’état de santé du groupe devait se dégrader davantage, la piste d’une recapitalisation sera privilégiée afin d’éviter que ces garanties soient appelées. Plusieurs milliards d’euros supplémentaires pourraient être nécessaires… In fine, Dexia promet d’être le fiasco le plus coûteux de l’histoire des banques en Europe !

PLUS GROS QUE LEHMAN BROTHERS

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C’est la crise ? Mangez des insectes !

Se nourrir avec des insectes, voilà une idée bien peu ragoûtante pour les occidentaux que nous sommes. Et si pourtant, derrière cette alimentation atypique, se cachait une solution pour contrer famines et crises alimentaires tout en luttant contre les émissions de gaz à effet de serre ?

Aussi étonnant que cela puisse paraître, presque la moitié des êtres humains sur cette planète consomme régulièrement des insectes en guise de nourriture. En fait, c’est également notre cas : une personne ingère à son insu 500 grammes d’insectes en moyenne par an.L’entomophagie, terme désignant la consommation d’insectes par les êtres humains, est une pratique trouvant son origine dans la nuit des temps. De nombreuses populations, en Asie, en Afrique ou en Amérique du Sud, continuent d’ailleurs à manger des petites bêtes régulièrement. Certains mets à base d’insectes sont d’ailleurs considérés comme extrêmement raffinés.Aujourd’hui, cette pratique fait un retour en force dans le monde occidental, en dépit de la répulsion que nous pouvons instinctivement éprouver à l’idée de croquer un ver, des larves ou des termites. Quelle raison pourrait être assez forte pour que l’on outrepasse cette aversion ? Rien de moins que la survie de notre espèce, semblerait-il. (…)

Selon l’entomologiste néerlandais Arnold van Huis, « Le jour viendra où un Big Mac coûtera 120 euros et un Bug Mac 12 euros, où les gens qui mangent des insectes seront plus nombreux que ceux qui mangent de la viande » (Bug signifie « insecte » en anglais.)
Quant à vous, pour le futur de l’humanité, seriez-vous prêts à revoir en profondeur vos habitudes alimentaires et passer à un régime de type « 1001 Pattes » ? Vous laisseriez-vous tenter par le bonbon fourmi à la framboise ou les vers géants, à déguster en snack ou en apéritif ? A moins que vous ne préféreriez goûter au sauté de coléoptères  ?

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Belgique : Médicaments vétérinaires dans le lait en poudre

Neuf échantillons de lait en poudre ont été analysés ainsi que douze produits aliments pour bébés à base de viande. Dans le lait, les chercheurs espagnols ont trouvé la trace de cinq médicaments vétérinaires. En ce qui concerne les aliments à base de viande, le nombre de médicaments trouvés s’élève à dix.

Les concentrations varient entre 1 et 26 mg par kg de poudre ou de nourriture, ce qui est faible.

« Il n’y a aucune raison que les mamans s’inquiètent. Les traces découvertes sont tellement minuscules que cela n’a probablement aucun effet clinique », a estimé le professeur Yvan Vandenplas, chef de service de l’unité pédiatrie à l’UZ Brussels.

Grèce : Des “geuros” pour sauver Athènes

L’économiste en chef de la Deutsche Bank, Thomas Mayer, a proposé lors d’un colloque organisé par le quotidien allemand Die Welt l’introduction d’un “geuro” pour la Grèce, une monnaie parallèle à l’euro qui remplacerait ce dernier dans le pays “pour permettre à la Grèce de dévaluer sa monnaie tout en restant au sein de la zone euro”, explique EUobserver :

Le “geuro” serait constitué de promesses de paiement, une forme de titre de dette émise par le gouvernement qui peut être revendu. Il serait fortement dévalué par rapport à l’euro mais permettrait au gouvernement de gagner du temps pour mener à bien les réformes et faire voter les coupes budgétaires.

Les banques grecques, privées de liquidité, auraient aussi besoin d’être sauvées à travers la création d’une “bad bank” européenne.

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75 millions de jeunes au chômage dans le monde

Un tiers des jeunes dans les pays développés ne sont ni à l’école, ni au travail, s’alarme l’Organisation internationale du travail. La seule solution pour inverser la tendance est de renouer avec la croissance.

Le taux mondial du chômage des jeunes reste bloqué à son plus haut niveau de la crise et ne devrait pas redescendre avant 2016 au moins. Selon les dernières prévisions de l’Organisation internationale du Travail (OIT), il atteindra cette année 12,7%. Il serait même de 13,6% sur 2011, si l’on prenait en compte ceux qui, faute de perspectives, abandonnent leur recherche d’emploi. L’OIT chiffre au total à 75 millions le nombre de jeunes chômeurs âgés de 15 à 24 dans le monde, soit quatre millions de plus qu’en 2007.

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Japon : Alerte à Fukushima !

Il s’appelle Albert N.Stubblebine, et ce général retraité de l’armée américaine a publié récemment un communiqué en tant que président de la NSF (Natural Solution Foundation), affirmant que la situation à Fukushima est en train d’empirer.

Que ce soit par l’évaporation de l’eau dans les piscines, ou en raison de l’effondrement possible de la structure, ce serait d’après lui tout l’hémisphère nord qui pourrait devenir en grande partie inhabitable, si le pire arrivait. Sa déclaration est sur cette vidéo

On se souvient de l’interview récente du diplomate Akio Matsumura qui déclarait comment la catastrophe en cours de la centrale de Fukushima pouvait finalement se transformer en un évènement capable de mettre en péril toute vie sur Terre. vidéo

D’ailleurs, pour Roland Desbordes, président de la CRIIRAD (commission de recherche et d’information indépendante sur la radioactivité), « l’explosion de la centrale est encore possible parce que les combustibles sont présents en grande quantité ». lien

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Pays-Bas : Wilders refuse l’austérité et passe par la justice pour bloquer le MES

Le député eurosceptique néerlandais Geert Wilders a intenté mardi une action en justice pour reporter la ratification parlementaire du Mécanisme européen de stabilité (MES), qui doit permettre à l’Union européenne d’apporter une aide d’urgence à ses États en difficulté économique.

Un tribunal de La Haye a confirmé qu’il avait reçu la plainte du dirigeant du Parti de la liberté (PVV), sans préciser quand l’audience aurait lieu.

Nouvel Obs

France 5, C dans l’air, 22 mai 2012

(Merci à Quentin)

États-Unis : Les minorités ethniques accroissent leur poids démographique

50,4 % des enfants âgés de moins d’un an aux États-Unis sont issus d’une minorité : hispanique, noir, asiatique, hawaïens… Selon les estimations du Census Bureau, ce taux était de 49,5 % un an plus tôt.

Au total, le nombre d’individus appartenant à une minorité ethnique s’élève à 114 millions de personnes soit 36,6 % de la population des États-Unis (estimation 2011). En 2010, ils ne représentaient que 36,1 % de la population. Le cap des 100 millions de personnes avait été atteint en 2007.

Les hispaniques représentent le plus important groupe minoritaire du pays avec 52 millions de personnes. C’est également le groupe dont la croissance démographique est la plus importante.

Les “Africans-Americans” (population noire) se hissent à la deuxième place avec 43,9 millions de personnes en hausse de 1,6 % par rapport à 2010.

Quant aux populations “american indian” et “Alaska native“, elles représentaient 6,3 millions de personnes en 2011 soit une hausse de 2,1 % par rapport à l’année précédente.

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Olivier Delamarche : Facebook l’attrape pigeons !

Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, le 22 mai 2012 sur BFM Radio, met les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Bourse.

« Le G8 c’est toujours la même chose, “un dîner presque parfait”, on se réunit, on appelle la croissance, on ne sait pas très bien comment elle pourrait venir – Et en fait il n’en sort rien comme d’habitude – La Grèce c’est fini et l’Espagne va suivre – Le meilleur moyen pour sauver l’Europe c’est de prendre ses responsabilités et de sortir la Grèce – Il n’y a que Guillaume pour croire qu’il n’y a plus de chômage aux États-Unis. »

Dès 2020, on roulera avec de l’essence aux algues

Lancé le mois dernier près de Montpellier, le projet Salinalgue, porté par GDF Suez et Air liquide, vise à produire à grande échelle une microalgue utilisée comme biocarburant automobile.

Dunaliella salina est une espèce d'algue verte halophile que l'on peut trouver plus particulièrement dans les marais salants et les zones dont la salinité est moyenne.

 A première vue, le salin de l’île Saint-Martin, près de Montpellier, ressemble à n’importe quel autre marais salant. Pourtant, c’est là qu’a été inauguré le 5 avril le projet Salinalgue mené par un consortium porté par deux industriels, la Compagnie du vent, filiale de GDF Suez et Air liquide, trois PME, l’Etat, cinq grands laboratoires et une fondation.

Objectif?

Produire à l’échelle industrielle une microalgue, la Dunaliella salina, pour l’utiliser comme additif au carburant de nos voitures.(…)

« C’est le même principe que le colza par exemple, détaille le chercheur. L’huile est séparée pour être mélangée au carburant classique à hauteur de 7% pour un litre. Le reste, sous forme de protéines, deviendra du tourteau pour l’alimentation du bétail. » Rien n’est perdu.

Et, à l’opposé des agrocarburants actuels (lire ci-dessous), la Dunaliella salina ne monopolise aucune terre arable et ne consomme que de l’eau salée, pour un rendement énergétique 10 fois plus élevé, soit 10 t d’équivalent pétrole (tep) par hectare.

(…)

Seul bémol : comme les biocarburants actuels, son rendement est inférieur au carburant classique. En clair, l’automobiliste roulera quelques kilomètres de moins pour des tarifs à la pompe identiques… le prix à payer pour la défense de l’environnement.

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Jacques Attali: de toutes les forces de la France

Malgré une situation périlleuse, la France et l’Europe peuvent encore éviter le scénario de la fin de l’euro et de l’effondrement du niveau de vie de chacun des Européens.

 

Au coeur de l’été, lorsque les cendres et les confettis électoraux seront retombés et auront été ramassés, le pays se trouvera dans une situation extrêmement périlleuse:

1. En France, les perspectives de chômage, de déficit budgétaire et de balance des paiements seront pires que n’avait voulu le faire croire la majorité sortante.

2. Les élections en Grèce auront sans doute amené un gouvernement hostile au pacte de stabilité, et la sortie de l’euro sera imminente pour ce pays.

3. Au Portugal, le soutien de l’opinion à la politique d’austérité se sera effiloché.

4. En Italie, le gouvernement de Mario Monti aura perdu l’essentiel de son élan réformateur.

5. En Allemagne, l’union sacrée autour de la rigueur aura disparu.

6. L’Espagne aura fait basculer sa dette privée sur sa dette publique, qui atteindra le niveau français et allemand, dans un contexte de chômage record.

7. Les banques européennes apparaîtront comme durablement incapables, faute de fonds propres, de financer l’économie.

8. L’Union européenne, empêtrée dans des querelles bureaucratiques et sans leadership sérieux, aura montré son impuissance.

Si ce scénario se réalise, la fin de l’euro et l’effondrement du niveau de vie de chacun des Européens seront à portée de vue. Et pourtant, ceci n’est pas inévitable.

Lire l’intégralité de l’article sur Slate

L’Espagne banque pour sa bulle

Minés par l’immobilier, les établissements financiers ont besoin d’une recapitalisation urgente.

Il y a désormais deux grands malades en Europe : la Grèce, dont la sortie de la zone euro n’est désormais plus exclue ; et l’Espagne, souffrante de ses banques minées par les années de bulle immobilière et bien incapables de se refinancer. Dimanche, à l’occasion du sommet de l’Otan à Chicago, le chef du gouvernement, Mariano Rajoy, a dû plaider la cause de son pays face à son homologue allemande, Angela Merkel.

Quel est le degré de gravité de la crise espagnole ?

L’énorme endettement des communautés autonomes (les régions) a fait réviser à la hausse le déficit public (8,9% du PIB au lieu de 8,5%), ce qui rend l’objectif des 5,3% d’ici à fin 2012 encore plus illusoire. Deux régions, les Asturies et Valence, sont techniquement en cessation de paiement. Mais, ce qui inquiète plus que tout, c’est l’état réel des comptes des banques : ils seraient «infestés» par les effets de la spirale immobilière qui a soutenu la croissance espagnole pendant quinze ans, et dont la bulle a explosé en 2008. Fin 2011, on estime que, sur les 304 milliards d’euros de crédits bancaires, 184 sont «toxiques».

Peut-on soigner les banques ?

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La France a consommé ses poissons

Si la France comptait sur sa seule production, pêche ou élevage, pour honorer sa demande de poisson, le pays serait en rupture de stock dès aujourd’hui [21 mai 2012], souligne une étude de la New economics foundation (Nef) et Ocean2012, une alliance d’ONG.

L’an passé, le pays aurait écoulé l’ensemble de sa propre production de poisson trois semaines plus tard et vingt an auparavant le seuil aurait été franchi encore 3 mois et demi plus tard. “Les citoyens européens consomment beaucoup plus de poisson que leurs mers ne peuvent en produire et sont de plus en plus dépendants d’autres pays », précise le rapport des deux ONG sur “le jour de dépendance à l’égard du poisson ». Lire la suite

Grèce : Quelles seraient les pertes pour la France en cas de défaut ?

Les pertes pour l’État français ne sont donc pas uniquement dues aux prêts bilatéraux consentis à la Grèce qui ne seront pas remboursés ou bien aux obligations souveraines grecques détenues par l’Eurosystème ou le Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF), mais aussi au système TARGET 2.

Derrière l’acronyme barbare TARGET (Trans-european Automated Real-time Gross settlement Express Transfer system) se cache un système de paiement qui reflète les flux financiers au sein de la zone euro. Pour essayer de faire simple, le Captain’ va reprendre un exemple expliqué par le FT Alphaville (source ici).

Si la Grèce venait à sortir de la zone euro en faisant défaut sur ses dettes libellées en euros, l’économiste Éric Dor estime que les pertes totales pour l’État français s’élèveraient à 66,4 milliards d’euros, dont 22,7 milliards liées à la dette TARGET 2 de la Banque de Grèce !

Supposons donc qu’une banque commerciale grecque, par exemple Emporiki, dispose de 100 euros de réserve à la Banque Centrale de Grèce, et qu’il en est de même une banque commerciale allemande, par exemple Commerzbank (100 euros en réserve à la Banque Centrale Allemande, la Bundesbank). Ces réserves sont financées par des “repos”, c’est à dire pour faire simple que la Banque Centrale prête de l’argent aux banques commerciales en demandant des actifs en collatéral (=en garantie).

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