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Crise grecque : vers un Fonds monétaire européen ?

Les Grecs ont déjà irrité l’UE par leurs problèmes financiers et leurs dettes et il se peut qu’ils la poussent à créer un Fonds monétaire européen dans l’unique but d’éviter la répétition du cas de la Grèce.

Quant à la création du FME, proche analogue du FMI, en vue de sauver les pays endettés d’Europe, on en parle maintenant sérieusement. Par conséquent, la “tragédie grecque” de l’UE comporte probablement un élément rationnel. Si, bien entendu, Bruxelles (et plus précisément Berlin et Paris) soutiennent cette décision.

Le premier ministre socialiste grec, Georges Papandréou, a fait une tournée à Paris, Berlin et Washington et a ressenti, une fois de plus, un mauvais karma qui pèse non seulement sur lui, mais aussi sur la Grèce. Ses prédécesseurs de centre-droit avaient minimisé aussi bien le déficit budgétaire (il s’avère qu’il est, en réalité, de 112% du PIB) que la dette extérieure de la Grèce (300 milliards d’euros). Le gouvernement Papandréou a de son côté détérioré la situation en introduisant des mesures d’économie draconiennes, des impôts et des salaires tels que le pays s’enlise, en effet, dans une veule guerre civile. Et son avenir s’annonce encore plus sombre.

Pour voir la lumière au bout du tunnel, Papandréou s’est rendu du 5 au 10 mars en France, en Allemagne et aux Etats-Unis. Plus Papandréou affirmait qu’il n’était pas venu pour demander de l’argent et plus sombres et sérieux devenaient ses interlocuteurs. Il faut bien dire que les Grecs jouissent depuis longtemps en Europe d’une triste réputation de “roublards” en ce qui concerne l’argent, mais à présent ils se sont tellement compromis qu’en entendant les mots “dettes”, “déficit”, “Europe malade” (sans parler de la filouterie avec les statistiques, des machinations et de la désinformation), tout le monde jette les regards malveillants sur la Grèce. Décidément, Papandréou n’a pas eu de chance en arrivant au pouvoir en octobre dernier.

On a dit partout à peu près la même chose à Athènes : nous sommes solidaires et prêts à aider, mais seulement lorsque la situation sera tout à fait catastrophique et que tout le monde se sentira complètement mal. A quel point on se sentira “mal” et qui, cela n’a pas été précisé.

A l’heure actuelle, la France et l’Allemagne (les principales locomotives de l’UE) se trouvent devant un choix difficile. C’est, pour ainsi dire, un choix entre deux “réactions en chaîne”. Soit accepter d’apporter une aide financière concrète et “racheter” les dettes d’Athènes et attendre ensuite que d’autres pays en situation difficile, en premier lieu l’Espagne, le Portugal et l’Irlande, demandent une aide similaire. Soit ne pas accepter de “racheter” les dettes grecques et laisser Athènes tomber dans le défaut de paiement et attendre que d’autres pays s’écroulent après Athènes. Les candidats en sont toujours les mêmes : l’Espagne, le Portugal et l’Irlande.

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Licencier nuit (aussi) aux entreprises

Contrairement aux idées reçues, les restructurations n’améliorent ni la productivité, ni la rentabilité, ni le cours en Bourse des sociétés.

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Alors que l’économie sort à peine de la récession, les Américains continuent d’en voir de toutes les couleurs sur le marché du travail le plus dégradé qu’ils aient connu depuis vingt-cinq ans. On compte actuellement 14,8 millions de sans-emploi, sans compter les chômeurs découragés (qui ont renoncé à chercher du travail) et les travailleurs à temps partiel imposé, soit 9,4 millions d’Américains “sous-employés”. Si, avec le début de reprise, les lettres de licenciement sont un peu moins nombreuses, la pénurie d’emplois reste la preuve la plus visible (et la plus gênante du point de vue politique) que, pour une grande partie de la population, quoi qu’en disent les indicateurs économiques, la Grande Récession n’est pas terminée.

Les entreprises ont toujours réduit leurs effectifs lors des ralentissements économiques, mais, au cours des vingt dernières années, les plans sociaux sont devenus une composante de plus en plus banale de la vie au travail, en temps de disette comme d’abondance. Car, de nos jours, on licencie même lorsque les bénéfices sont en hausse. Il est des circonstances dans lesquelles les entreprises doivent licencier pour survivre. Dans un secteur en voie de disparition ou de contraction, cela peut permettre de s’ajuster à un marché plus réduit, comme c’est le cas aujourd’hui dans la presse. Mais la plupart des dégraissages effectués au cours de cette récession ne sont pas le résultat de l’échec d’un modèle d’entreprise : ces sociétés licencient pour maintenir leurs bénéfices, pas pour assurer leur survie.

Au cours des dix dernières années, le dé­graissage est devenu le plus beau produit d’exportation américain dans le monde.

Or licencier ne paie pas. Et pour cause ! Dans Responsible Restructuring [La restructuration responsable, éd. Berrett-Koehler, 2002, non traduit en français], Wayne Cascio, professeur à l’université du Colorado, liste les coûts directs et indirects des licenciements : indemnités de départ, frais de reclassement, augmentation des cotisations à l’assurance-chômage, frais d’embauche lorsque l’activité reprend, démoralisation et refus de la prise de risque chez les salariés restants, risques de procès, de sabotages, voire de violences sur le lieu de travail de la part de salariés mécontents en poste ou renvoyés, perte de la mémoire et du savoir de l’entreprise, perte de confiance dans l’encadrement, baisse de la productivité.
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La pression s’accroît sur le fragile Portugal

Les agences de notation menacent de dégrader la note du pays, alors que le gouvernement de José Socrates doit contenir la dette publique et réduire le déficit de l’Etat.

Révision à la baisse du PIB, avertissement de Fitch, grogne des syndicats, popularité en baisse… Le gouvernement portugais, qui subit déjà depuis plusieurs mois, au même titre que la Grèce, la pression des marchés face à l’envolée des déficits, a connu une bien mauvaise semaine.

S’il juge les sanctions excessives, le premier ministre, José Socrates, espère bien que son plan d’austérité dévoilé lundi dernier donnera plus de crédibilité à son pays.

L’objectif affiché est de ramener le déficit public de 9,3 % en 2009 à 2,8 % du PIB d’ici à 2013 et de contenir la dette, qui atteint 76,6 % de la richesse nationale.

Ce programme, qui sera présenté au Parlement le 25 mars et transmis à Bruxelles d’ici la fin du mois, prévoit notamment un gel des salaires des fonctionnaires, le plafonnement des aides sociales, une hausse des impôts sur les hauts revenus et les profits boursiers et un programme de privatisations. Au total, la baisse des dépenses comptera pour moitié dans le plan d’économie.

Le gouvernement envisage aussi d’anticiper le report à 65 ans, prévu pour 2015, de l’âge de départ à la retraite des fonctionnaires. Vivement opposés au gel des salaires, les syndicats ont annoncé une grande manifestation nationale pour fin mai.

Les nouvelles mesures d’austérité ne semblent pas avoir convaincu Fitch, qui n’a pas exclu mardi une dégradation de la note de crédit du pays, après une mise sous surveillance négative en septembre dernier.

Pour Philippe Sabuco, de BNP Paribas, les inquiétudes portent plus sur les perspectives de croissance : «Le ratio d’endettement public est certes élevé mais il se compare favorablement à celui de la zone euro dans son ensemble. En revanche, l’économie portugaise n’est pas assez compétitive.» Le pays cumule plusieurs handicaps : manque de productivité, secteurs à faible valeur ajoutée, formation insuffisante, natalité en déclin…

Le risque pour le Portugal, qui fait encore partie des pays les plus pauvres de la zone euro, est de connaître une faible croissance dans les prochaines années. Les derniers chiffres ne prêtent pas à l’optimisme. Le PIB a reculé au quatrième trimestre de 0,2 %, soit une baisse de 2,7 % pour 2009. Les prévisions sur 2010 restent très incertaines : faible reprise pour le gouvernement à 0,7 %, poursuite de la récession pour BNP Paribas de l’ordre de 0,5 %.

Le Figaro

Le logiciel libre ne connaît pas la crise

Pour 2010, une étude souligne que le Vieux Continent bénéficie d’une croissance de plus de 40 % dans ce secteur. Une hausse avant tout portée par les pays les plus en retards dans ce domaine, alors que la France est en tête du peloton européen.

Linux vs Windows

Un marché de 5,1 milliards d’euros en 2009 et une croissance qui ne montre aucun signe de faiblesse. Non décidément, le secteur du logiciel libre n’a vraiment pas l’air d’avoir subi les soubresauts économiques de la crise. Et l’avenir n’en est pas moins radieux : selon une étude menée par le cabinet Pierre Audoin Consultants, la croissance européenne du marché du logiciel libre devrait flirter avec la barre des 44 %.

Et dans cette affaire, la France tient son rang : “la France est le plus gros marché en Europe” et “le plus mûra souligné Mathieu Poujol, consultant chez Pierre Audoin Consultants. D’ailleurs, le marché français pèse pas moins de 1,47 milliard d’euros.

Un bémol toutefois, la croissance du logiciel libre en France est moins soutenue que dans d’autres pays : 33 % l’année dernière et 30 % cette année, selon les projections du cabinet.
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Comment Lehman maquillait ses bilans

L’expert chargé d’analyser la faillite de la banque américaine a publié son rapport de 2200 pages. Il met en cause le PDG, Dick Fuld, et des cadres, ainsi que le cabinet d’audit Ernst & Young et deux banques concurrentes.

Richard Severin Fuld, Jr., ex-Président-directeur général de la banque d'investissements multinationale Lehman Brothers. Surnommé Big Dick ou encore le Gorille...

«Repo 105». C’est le nom de code d’une petite «manip» financière pratiquée par Lehman Brothers pour embellir ses comptes, relevée dans un rapport sur la faillite de la banque rendu public jeudi soir aux États-Unis. Ces «Repo», pour «repurchase agreement», c’est-à-dire «accord de rachat», consistaient pour la banque new-yorkaise à vendre à un partenaire des actifs, notamment immobiliers, à la veille de la publication de ses comptes, pour les lui racheter quelques jours plus tard.

But de la manœuvre: alléger temporairement sa dette afin d’améliorer son bilan. Le chiffre 105 signifie que la valeur des produits vendus par Lehman atteignait 105% des liquidités qu’il percevait en échange. Ce tour de passe-passe, Lehman l’a pratiqué dès 2001, mais l’a utilisé à une échelle de plus en plus importante en 2007 et 2008, pour une valeur de 39 milliards de dollars à la fin du dernier trimestre 2007, de 49 milliards à la fin du premier trimestre 2008 et de 50 milliards au second trimestre 2008.

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La crise a durablement réduit le niveau de vie dans les pays riches

Dans son rapport annuel, l’OCDE donne les recettes pour “consolider la reprise qui s’amorce.”

«La reprise est en route, mais nous ne savons pas si elle a acquis sa propre dynamique»

La récession a modifié le paysage économique mondial, laissant des cicatrices qui seront visibles pendant de longues années. Dans les trente pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), elle a fait baisser le niveau de vie, augmenter le chômage et a fragilisé les finances publiques. Dès lors, ces pays doivent s’attaquer immédiatement au problème de déficit budgétaire et, en même temps, ne pas compromettre la croissance.

Comme dans ses précédentes éditions, le Rapport «Objectif croissance» de 2010 prône la flexibilité du marché du travail, la mobilité de la main-d’œuvre, la réduction des subventions agricoles et industrielles, la libéralisation du commerce international ainsi que la formation comme des facteurs pouvant dynamiser l’économie. Fidèle à sa doctrine, l’OCDE met en garde ses membres contre la tentation d’augmenter les budgets sociaux en cette période où le chômage tend à augmenter.

Tels sont les premiers enseignements du dernier rapport annuel «Objectif croissance» de l’OCDE rendu public mercredi. Il dit d’emblée que les perspectives économiques il y a une année étaient particulièrement sombres, mais que les États ont pris des mesures pour éviter une récession comparable à celle de 1930.
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La descente aux enfers des Etats-nations

Les indicateurs économiques évoluent sans cesse, voici la réactualisation des chiffres-clés de l’économie mondiale concernant la dette et les produits dérivés (les “métastases”).

Tous ces chiffres proviennent de sources clairement identifiées comme le FMI ou pour l’essentiel, du Bureau des Règlements Internationaux (BRI), du très sérieux donc.

Situation fiscale et perspectives (en pourcentage du PIB) : déficit fiscal annuel, déficit structurel annuel, dette publique - Cliquez sur le tableau pour l'agrandir

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Selon un député UMP, les pompiers sont des tire-au-flanc … coûteux !

Une proposition de loi met le feu chez les pompiers

1604511130_small_dbd43Les pompiers, vous savez ce métier qui reste en tête du palmarès des préférés des Français ! Les pompiers qui y laissent quelques fois leur vie, ceux du Var, à qui Nicolas Sarkozy, alors Ministre de l’Intérieur dédiait cet hommage : “Tant de vies, tant de biens ont été sauvés grâce à ces hommes, tant de familles ont retrouvé les leurs grâce à leur courage … “Je veux dire, même si c’est cruel, que ces hommes ont vécu leur passion, celle d’être sapeurs-pompiers volontaires. Chacun d’eux faisait la fierté de sa famille et de ses proches qui devront continuer à vivre pour conserver l’image de ces hommes imprégnés du devoir d’aider les autres” – Source TF1

Hé bien, ce sont entre autres, les pompiers du Var qui sont accusés par Georges Ginesta, (député du Var et rapporteur d’une proposition de loivisant à optimiser le temps de travail des sapeurs-pompiers professionnels en généralisant les gardes de 8 heures“) de coûter trop cher et d’être trop peu efficaces !

Qui est Georges Ginesta ?
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En Europe, la rigueur mènera à la déflation

Par Michel Santi

Les économies considérées comme étant “solides” de l’Union Européenne sont, tout à la fois, dépendantes et corrélées aux économies actuellement en période de tourmentes.

En fait, ce sont les flux financiers, générant les déséquilibres des balances des paiements, qui sont le trait d’union entre ces diverses économies, rendant ainsi indispensable la résolution de toutes les problématiques auxquelles sont confrontées chacune de ces nations européennes, et impensable la recherche de règlement à l’interne de ses propres problèmes sans se préoccuper du voisin, fût-il aussi loin que l’Espagne et ce, vu depuis l’Allemagne !

L’Espagne est ainsi à l’Allemagne ce que Etats-Unis sont à la Chine, en cela qu’elle entretient des déficits massifs, contrebalancés par des excédents allemands (ou chinois dans le cas des Etats-Unis) leur étant directement proportionnels.

Dans une telle configuration, il va de soi que l’Allemagne et l’Espagne ne sauraient bénéficier toutes deux et en même temps d’excédents de leur balance des paiements car, un excédent étant systématiquement financé par un déficit, les conséquences à l’échelle européenne étant qu’un (ou des ) pays tiers devront en être réduits à assumer ces excédents allemands et espagnols.

Les comptes excédentaires allemands ont donc été, sont et seront toujours compensés par des déficits espagnols et portugais et irlandais et grecs… car toute transaction financière implique (au moins) deux contreparties. Lire la suite

Bye bye salaire fixe

Frappés par la crise et victimes d’une dette publique écrasante, plusieurs États ont décidé de baisser les revenus. Une mesure impopulaire, mais jugée nécessaire faute de pouvoir dévaluer leur monnaie.

Dublin, février 2009. Manifestation contre les mesures d’austérité imposées par le gouvernement Irlandais.

L’intouchable, le sacro-saint salaire garanti des fonctionnaires n’est plus. La Grèce, qui a décidé de réduire d’environ 7% la rétribution des employés du secteur public n’est que le dernier des pays qui ont fait des choix semblables à l’intérieur et hors de la zone euro, il y a un peu plus d’un an. L’histoire a toutefois commencé non pas sur les rives de la Méditerranée, mais sur celles de la Baltique.

Les salaires des fonctionnaire de Lettonie, ce petit pays balte qui a le premier allumé les feux de détresse de cette course au rabais, étaient redescendus en octobre 2009 aux niveaux de 2006. Les réductions, jusqu’ à 20% pour les enseignants et quelques autres catégories, ont été durement contestées pendant l’hiver et le printemps dernier, mais elles ont finalement toutes été acceptées.

Les prévisions quant à une dévaluation imminente ont ainsi été déjouées ; le pays a finalement surmonté l’effondrement de son PIB – moins 17% en 2009 – et aujourd’hui il a redressé ses comptes. Et la dette du pays n’est plus considérée à haut risque par les sociétés de notation. 
En fait, la Lettonie et, de manière assez comparable, les autres pays baltes, se sont résolus à une dévaluation interne. Ils ont maintenu les niveaux de change, mais réduit les salaires. Les salaires réels auraient été de toutes façons réduits par les dévaluations, qui auraient déclenché l’inflation. Le prix à payer est lourd en termes de niveau de vie, dans une région où la moyenne des salaires mensuels tourne autour de 500 euros. Mais la comptabilité nationale a tenu bon.
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L’agence Fitch met en garde le Royaume-Uni, la France et l’Espagne

L’agence Fitch a mis en garde, mardi 9 mars, le Royaume-Uni, la France et l’Espagne sur la gestion de leurs finances publiques, les appelant à prendre des mesures de réduction des déficits “plus crédibles”, au risque de voir leurs notes (AAA) remises en cause.

“Les pays dotés de notes de crédit élevées doivent faire état de plans de consolidation budgétaire plus crédibles et plus robustes en 2010 pour soutenir la confiance dans la robustesse de leurs finances publiques à moyen terme”, a déclaré l’un des responsables de l’agence.

“Le Royaume-Uni, l’Espagne et la France, en particulier, doivent énoncer des programmes plus crédibles cette année, étant donné le rythme de la détérioration des finances publiques et les difficultés auxquelles ils font face dans la stabilisation de la dette publique”, a estimé Brian Coulton lors d’une conférence à Londres.

Les trois pays affichent pour l’instant chez Fitch un AAA, la meilleure note possible, assorti d’une perspective stable.

Concernant le Royaume-Uni, Brian Coulton a souligné que le profil de crédit s’était fortement détérioré au cours de la crise financière, mais qu’il restait à l’intérieur des limites “tolérables” pour lui maintenir sa note.

La question d’une dégradation de cette note agite cependant les commentateurs depuis qu’en mai dernier, l’agence concurrente Standard & Poor’s a assorti sa propre note AAA d’une perspective négative.

M. Coulton a noté, mardi, que le pays avait connu la progression la plus rapide de sa dette publique parmi les pays bénéficiant de cette notation. De moins de 40 % du produit intérieur brut avant la crise, elle est passée en effet à 56 % cette année et devrait culminer, selon le gouvernement, à 78 % début 2015.

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Logorama Movie (VO)

Après plusieurs mois d’attente, voici la mise en ligne du court-métrage Logorama. Une course poursuite effrénée avec un détournement des logos du monde entier par le collectif H5. Un travail d’environ 6 années couronné par l’Oscar 2010 du meilleur court métrage d’animation.

Partie 1:
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Zimbabwe : une loi “d’indigénisation” fragilise la reprise économique

Chez lui à Harare, l’économiste indépendant John Robertson vient de recevoir la dizaine de pages du décret d’application de la nouvelle loi économique d’”indigénisation”. Il relit certains passages à haute voix en soupirant : “Pour oublier la profonde crise dans laquelle se trouvait le pays, le Zimbabwe a besoin de 15 % à 20% de hausse de croissance pendant plusieurs années, cette loi ne va pas nous aider…”

D’ici cinq ans, toutes les entreprises étrangères installées au Zimbabwe dont le capital est supérieur à un demi-million de dollars (370 000 euros) devront avoir transféré 51 % de leurs parts à des Zimbabwéens. Cette loi adoptée en 2007 sous le régime de l’actuel président Robert Mugabe est entrée en application le 1er mars alors que l’économie du pays peine toujours à décoller.

“En dix ans, la réforme agraire a fait fuir 4 000 fermiers blancs et anéanti la production agricole, maintenant ce sont les entreprises qui vont péricliter.”

“Sur le fond, c’est une bonne chose d’essayer de corriger les inégalités héritées de l’ancien régime colonial, mais ce n’est vraiment pas le meilleur moment”, constate Lovemore Kadenge, président du cercle de réflexion Zimbabwe Economics Society. “Nous allons effrayer les investisseurs étrangers dont le pays a pourtant désespérément besoin.” Avant d’ajouter : “Et même si ce ne sont pas des nationalisations, comment voulez-vous que des Zimbabwéens achètent ces actions ? La plupart n’en a pas les moyens !”
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Le mariage gay comme plan de relance

Le district de Columbia a célébré ses premiers mariages de couples du même sexe le 9 mars, mettant en application une loi historique approuvée la semaine précédente. Le quotidien américain The Washington Post rapporte que ces mariages pourraient potentiellement représenter une industrie très juteuse pour l’économie de la capitale des États-Unis.

Une étude du think tank Williams Institute explique que légaliser le mariage de même sexe va créer d’ici trois ans quelques 700 emplois et drainer 52,2 millions de dollars. Les pâtissiers et décorateurs de gâteaux qui vont devoir créer de nouvelles figurines à poser en haut des pièces montées, les grands hôtels qui se bousculent pour organiser les réceptions, les traiteurs, les bijoutiers… Autant d’entreprises qui voient le bon filon, alors que le taux de chômage est de 11,9%.

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La Californie moins solvable que le Kazakhstan

Si le legs de l’ère Schwarzenegger pouvait se résumer en un seul grand titre, ce pourrait être celui-ci : les finances de la Californie sont en si mauvais état que les investisseurs font désormais plus confiance à la capacité de payer… du Kazakhstan.

C’est ce que s’est amusé à calculer le site financier Seeking Alpha, qui a comparé le prix des Credit Default Swaps (CDS) des deux États.

Le calcul a montré que l’indice de la Californie est actuellement de 303, tandis que celui du Kazakhstan est de 204.

Les CDS agissent comme une police d’assurance contractée sur une dette : plus l’indice est élevé, plus le marché estime que les chances de non-paiement sont importantes.

Ces jours-ci, le gouverneur Arnold Schwarzenegger – élu en 2003 après avoir promis de faire le ménage dans les finances publiques – demande 6,9 milliards [de dollars] en fonds d’urgence à Washington.

L’administration Obama refuse, sous prétexte que cela entraînerait un déluge de demandes semblables de la part d’autres États, aux prises avec une baisse des revenus en raison de la crise économique.

Bref, cette semaine, le marché estime que les bons du Trésor de la Californie sont 50% plus risqués que ceux du Kazakhstan. «À titre de comparaison, les CDS sur les bons du Trésor de la Grèce ont un indice de 364, ceux de l’Islande sont à 524 et ceux de l’Espagne, à 130,» note l’analyste Scott Grannis.

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La France va emprunter sur 50 ans

L’Agence France Trésor vise une levée de capitaux comprise entre 3 et 5 milliards d’euros.

Système bancaire - Gouvernement - Peuple

À l’heure où les marchés s’inquiètent pour la dette des États, la France se paye le luxe d’emprunter sur… 50 ans !

L’Agence France Trésor (AFT) a annoncé mardi son intention de créer une nouvelle OAT qui arrivera à échéance en 2060. Cette obligation sera vendue par un syndicat de banques, dont les chefs de file sont Barclays Capital, BNP Paribas, Deutsche Bank, JPMorgan et Société Générale.

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Dans une Europe en crise, la Pologne fait figure d’exception

Ils ont le sentiment de prendre leur revanche.

Eux qui n’ont rejoint l’Union européenne (UE) qu’en 2004, avec le profil bas du dernier de la classe, les voilà à présent sacrés “meilleur élève” de l’Europe ! De tous les pays de l’UE, la Pologne est le seul à pouvoir se targuer d’une croissance positive (+ 1,7%) en 2009.

Chaque trimestre, le premier ministre libéral, Donald Tusk, éprouve un malin plaisir à tenir une conférence de presse sur l’économie polonaise à la Bourse de Varsovie. Sous l’oeil des caméras, il se tient ostensiblement devant la carte de l’UE, toute de couleur rouge, à l’exception d’un îlot vert : la Pologne… Même au sein de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), aucun pays ne peut se vanter d’avoir fait mieux.

Sur les raisons de cette bonne santé, aussi extraordinaire qu’inespérée, les analystes divergent.

Pour les uns, le pays a bénéficié d’une conjonction d’heureux facteurs, presque d’un “coup de chance”. Pour les autres, cet exploit est à mettre au crédit du gouvernement, qui, dès 2008, a su gérer la crise financière internationale “avec sang-froid”, en refusant le plan de relance massif “qui lui était conseillé de tous côtés”, et en réussissant “à donner confiance à la population”, comme le raconte, le ministre de l’économie, Waldemar Pawlak.

Une chose est sûre : même divisée par deux par rapport à l’année précédente, la consommation continue de doper la croissance du pays. Avec ses 38 millions d’habitants, la Pologne bénéficie en effet d’un vaste marché intérieur. Moins ouverte que ses voisins, moins dépendante de ses exportations, forte d’une économie diversifiée, elle n’a pas vécu comme un drame le ralentissement du commerce mondial.

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Israël : “plan d’urgence” pour affronter une nouvelle crise en Europe

Le Ministère des Finances israélien prépare un “plan d’urgence” pour faire face aux retombées d’une éventuelle crise économique en Europe.

Une deuxième vague de la crise économique mondiale pourrait toucher l’économie israélienne. C’est ce que vient de déclarer le ministre des Finances, Youval Steinitz, devant la commission des Finances de la Knesset. Le ministre israélien a précisé que ses services préparaient un « programme d’urgence » pour faire face à cette deuxième vague de la crise économique et financière.

Le pessimisme mesuré de Youval Steinitz a surpris plus d’un député présent hier dans la salle de la Commission des Finances de la Knesset. Le ministre était invité à présenter faire un bilan trimestriel de l’économie israélienne : « Nous somme encore dans une situation d’incertitude : la crise en Europe pourrait se répercuter sur les États-Unis et sur le reste du monde, et atteindre aussi Israël » a-t-il notamment déclaré.

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