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Espagne : Chahuté sur les marchés, le pays inquiète la zone euro

Regain de tension sur les marchés, explosion de la dette, chômage record: les mauvaises nouvelles ne laissent aucun répit au gouvernement espagnol au moment où il entreprend un effort de rigueur inédit, en espérant convaincre que le pays pourra se passer d’une aide extérieure.

Après des semaines de détente sur les marchés alimentée par la manne de liquidités de la Banque Centrale Européenne (BCE), l’Espagne a dû concéder mercredi des taux en nette hausse lors de la première émission obligataire lancée après la présentation du budget 2012.

Perçue comme un test, l’émission d’obligations à 3, 4 et 8 ans a certes été accueillie par une demande robuste, quoiqu’en baisse, mais les taux ont flambé, l’échéance à 4 ans notamment accusant une hausse d’un point par rapport à la précédente, le 1er mars. Le Trésor, qui s’était fixé pour objectif d’emprunter entre 2,5 et 3,5 milliards, a préféré se contenter de lever 2,589 milliards d’euros.

«L’Espagne revient au coeur de la tourmente», affirme Soledad Pellon, analyste de la maison de courtage IG Markets, pour qui l’émission est «un échec absolu».
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L’immobilier est devenu inaccessible aux plus jeunes

Dans leur bilan sur le marché immobilier en 2011, les notaires confirment que le nombre d’acquéreurs de moins de 30 ans ne cesse de baisser alors que celui des plus de 60 ans augmente fortement.

Le plus exhaustif, mais aussi le plus tardif : c’est la force et la faiblesse du bilan annuel du marché immobilier dressé par les notaires. Dévoilé ce jeudi matin, il conforte les contours du marché 2011, tel qu’il a été décrit par la plupart des professionnels.Première confirmation : le record du nombre de transactions (837.000 en 2006) a été battu avec 858.200 transactions en France (710.000 en province et 148.200 en Ile-de-France). Des chiffres exceptionnels dopés par le PTZ +, les taux bas et l’effet plus-values de ceux voulant vendre avant la modification de la fiscalité. Concernant les prix, celui des appartements anciens a progressé en moyenne de 6,5% sur un an à travers le pays avec des pointes à 9% dans des villes telles que Lyon ou Bordeaux. Les notaires relèvent cependant que les tarifs ont amorcé une légère décrue depuis le quatrième trimestre. Lire la suite

Pour éviter le krach ultime, une conférence de Pierre Larrouturou

D’aucuns pourraient penser que les périls actuels constituent une crise parmi les autres. D’autres, au contraire, insistent sur l’ampleur inédite de la crise qui se prépare et postulent du fait que les événements de 2008 ne sont que la première vague annonçant le tsunami socio-économique à venir.

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Polluer moins, vivre mieux

Un cycle vertueux : le recyclage en boucle, concept inventé par le chercheur Michael Braungart. En suivant ce principe, le chimiste allemand a, par exemple, fabriqué des teintures aussi saines que du jus de betterave. Lorsqu’ils arrivent en fin de vie, les vêtements colorés avec ces pigments peuvent être transformés en compost et servir d’engrais.

Michael Braungart a d’ailleurs déjà conçu et commercialisé un t-shirt en coton bio respectant ces critères. Ce principe fonctionne aussi bien pour le cycle biologique que pour le cycle industriel : à l’instar de la fonderie de cuivre Aurubis de Hambourg, de nombreuses entreprises font recycler le métal, ensuite utilisé dans les composants électroniques.

Partie 1:

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Le pouvoir d’un décolleté : la preuve par la science et le neuromarketing

Utiliser les pulsions du consommateur pour le pousser à l’achat, rendre les enfants dépendants des marques dès le plus jeune âge : tout est bon pour faire vendre avec le neuromarketing.

Le marketing nous lave-t-il le cerveau ? Pour en avoir le cœur net, la société de marketing Ion Interactive s’est livrée à un petit test. Elle a cherché à savoir quel était le meilleur visuel pour son jeu Thirst of Night (“La soif de la nuit ”), qui consiste à reconstruire une civilisation vampire.Trois mises en page différentes ont été testées sur le public cible du jeu – des hommes adeptes des jeux sociaux âgés de 18 à 40. L’objectif : mesurer celle qui a le plus de succès et provoque le plus d’inscriptions sur le site du jeu.

Le premier visuel représentait un plan large du jeu :

Les deux autres une jeune femme vampire, avec ou sans décolleté :

Sans surprise, le décolleté a gagné. Mais l’ampleur de son succès a dépassé toutes les attentes, en augmentant de 95% le taux d’inscription des joueurs par rapport à la première image.

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Éthylotest obligatoire : soupçons de conflit d’intérêts

Début mars, un décret, concernant l’obligation de posséder un éthylotest dans son véhicule à compter du 1er juillet prochain, paraissait au Journal Officiel. Le principe : « tout conducteur d’un véhicule terrestre à moteur, à l’exclusion d’un cyclomoteur, devra justifier la possession d’un éthylotest non usagé, disponible immédiatement ».

En cas de non respect, l’amende sera de 11 €. A noter que la liste obligatoire comprend déjà une boîte d’ampoules, un gilet jaune et un triangle de signalisation (45 € d’amende si une ampoule ne marche pas et que le conducteur ne peut la changer. Une « prune » de 90 euros en cas de non présentation des deux autres). Soit. Sur le fond l’intention de lutter contre les délits liés à l’alcool au volant (ou au guidon) est louable. L’alcool étant impliqué dans 31 % des accidents mortels en 2011. En 2007, la campagne « Soufflez, vous saurez » avait enclenché la commercialisation d’un million de ballons à 1 euro. Sans compter des éthylotests électroniques à 100 €. (…)

Jackpot pour le fabricant Contralco

Mais, là où le bât blesse c’est quand on se penche sur la question de savoir à qui va bénéficier ce juteux marché ? Et là, surprise ! Lire la suite

Bernard Stiegler : « Le marketing détruit tous les outils du savoir »

Vous êtes fatigués des petites phrases, des analyses politiques et médiatiques incapables de se projeter au-delà du prochain sondage ? Basta !, en partenariat avec Soldes, la revue « pop et intello », vous propose une interview fleuve du philosophe Bernard Stiegler. Disciple de Derrida, il dirige l’Institut de recherche et d’innovation et a cofondé l’association Ars Industrialis.

Face à la domination du marketing et à l’hégémonie du capitalisme financier, qui font régresser nos sociétés, il est urgent, pour Stiegler, de changer de modèle : passer d’une société de consommation à une économie de la contribution, qui aurait pour pilier la révolution numérique.

Edward Bernays, le neveu de Sigmund Freud

Peut-on sortir de l’ère industrielle ?

J’ai la conviction profonde que ce qu’on appelle humain, c’est la vie technicisée. La forme de vie qui passe par la technique, qu’elle soit du silex taillé ou du silicium, organisée comme aujourd’hui par un microprocesseur ou par autre chose. Dans tous les cas, nous avons affaire à de la forme technique. L’individuation psychique, c’est-à-dire la manière de devenir ce que je suis, l’individuation collective, la manière dont se transforme la société dans laquelle je vis, et l’individuation technique, la manière dont les objets techniques se transforment, sont inséparables.

Un homme qui vit sur une planète où il y a un million d’individus n’est pas le même homme que celui qui vit dans une société où il y a sept milliards d’individus. Sept milliards, cela veut dire sept mille fois plus ! Ce sont des facteurs colossaux.

Quand on appréhende les questions dans leur globalité, il est inconcevable de faire face à cette poussée démographique avec des moyens non industriels. Ce n’est pas possible. La question n’est pas de sortir du monde industriel, parce que ça, c’est du vent. Les gens qui disent cela sont des irresponsables ! La question est d’inventer une autre société industrielle, au service de l’humanité et non pas du capital.
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2012-2016 : Les Etats-Unis insolvables et ingouvernables (2ème partie)

Dans ce second extrait, rendu public le 02 avril 2012 et faisant suite à celui publié le 28 mars 2012, de sa publication du 15 décembre 2011, le Laboratoire Européen d’Anticipation Politique poursuit son analyse relative à l’avenir des Etats-Unis pour la période 2012-2016.

Cadavre de soldat à Petersburg, Virginie, avril 1865 (source : Shorpy.com)

En effet, les Etats-Unis terminent l’année 2011 dans un état de faiblesse sans équivalent depuis la Guerre de Sécession. Ils n’exercent plus aucun leadership significatif au niveau international. Les divergences entre blocs géopolitiques s’aiguisent et ils se trouvent confrontés à presque tous les grands acteurs du monde : Chine, Russie, Brésil (et, plus généralement, quasiment toute l’Amérique du Sud) et désormais l’Euroland (1).

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Faut-il parier sur la Russie?

A Moscou, la bourse a connu un premier trimestre très prometteur. De nombreux facteurs plaident pour cette place.

Aujourd’hui, l’économie russe a de quoi séduire: un bilan solide avec des réserves de devises qui s’élèvent à plus de 500 milliards de dollars, un niveau d’endettement très bas à 10% du PIB et des réserves de pétrole très importantes, dont l’exploitation rapporte près de 1,25 milliard de dollars par jour. Un potentiel immense qui ne pourra cependant se développer sans l’arrivée massive de capitaux étrangers et qui représente, en lui-même, la principale source de risque pour le pays. Au-delà du risque de contagion d’une crise économique et financière dans les pays développés, les analystes s’accordent à pointer le pétrole comme principal risque mettant la Russie à la merci d’un choc majeur. Le mot d’ordre du nouveau gouvernement sera donc de convaincre à tout prix à l’intérieur afin de maintenir la paix sociale et un climat des affaires favorable, ainsi qu’à l’extérieur afin de séduire les investisseurs étrangers. Et l’adhésion à l’Organisation mondiale du commerce, entérinée à fin 2011, constitue un pas clair dans cette direction.

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L’illusion qui valait mille milliards

Le 29 mars, les ministres européens des Finances ont assuré qu’ils avaient trouvé la somme suffisante pour protéger la zone euro d’une nouvelle crise. Mais c’est un tour de passe-passe comptable qui pourrait échouer à la première tourmente.

En fait, on ne dispose pas du tout de 1 000 milliards de dollars pour le Mécanisme européen de stabilité (MES), le fonds d’urgence sur lequel l’Espagne et l’Italie doivent s’appuyer en cas de menace de faillite.

Et pas non plus de 800 ou 700 milliards d’euros, les montants que la déclaration officielle des ministres cite avec fierté.

Il faut dire que 500 milliards représentent beaucoup d’argent pour le MES. Bien assez pour soutenir les banques espagnoles, au cas où Madrid en ferait la demande. Mais si le gouvernement espagnol et le gouvernement italien frappent en même temps à la porte pour demander de l’aide, le MES ne suffit pas.

Selon les ministres, le but n’est pas tant que le fonds d’urgence soit effectivement utilisé. Le fonds a surtout un rôle de dissuasion. Les ministres aiment  bien sortir le “big bazooka”, d’où leur engouement pour les 1 000 milliards de dollars.

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Olivier Delamarche : « Le déficit public dépasse les 100% partout dans le monde »

Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, le 3 avril 2012 sur BFM Radio, met les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Bourse.

« Nos dirigeants n’ont pas pris la mesure de la situation dans laquelle nous sommes – Soit on rembourse la dette mais l’on se retrouve en récession, soit on ne rembourse pas – Pour détendre les choses, une récession maîtrisée peut être saine et positive, mais aujourd’hui le problème c’est qu’on ne maîtrise plus quoi que ce soit… »

Chroniques d’un hiver européen

Chroniques d’un hiver européen est une série documentaire radiophonique racontant le quotidien de citoyens européens pendant la crise économique connue sous le nom de « crise de la dette européenne ». Cette série commence à Athènes en Décembre 2011 et n’a pas de fin déterminée.

Version Originale avec sous-titres en français.

Plus d’informations sur le projet : hivereuropeen.wordpress.com/

Episode 1 : Athènes, première partie

Episode 2 : Athènes, deuxième partie

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42 000 morts par an : le gazole est-il assez cher pour nos poumons ?

Vous l’aurez noté si vous habitez en ville : ces jours-ci, ça pique et ça pue, bien plus encore qu’à l’ordinaire. En Ile-de-France, l’indice de qualité de l’air reste dans le rouge depuis le début de la semaine, pour cause d’absence de vent.

En cause : les particules fines émises essentiellement par les moteurs diesel et leur carburant gazole, qui est traditionnellement moins taxé en France que le « super ».

Selon l’Organisation mondiale de la santé, les particules fines qui viennent s’incruster dans nos poumons sont responsables de 42 000 morts prématurées en France chaque année. C’est dix fois le nombre de tués en 2011 sur les routes de l’Hexagone !…

 

Lire l’intégralité de l’article sur le blog du Monde