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Des montagnes de nourriture gâchée

En Europe, près de 50% de la nourriture saine “est perdue entre les différentes phases du processus qui mène de la fabrication à la table des consommateurs », écrit El País.

De la nourriture dans les poubelles des hypermarchés

Ce qui représente une moyenne “de la moitié d’un kilo par jour par personne mais avec de grandes variations selon le pays et le secteur », ajoute le quotidien madrilène, après l’adoption d’une résolution le 19 janvier par le Parlement européen. Ce dernier, qui se base sur un rapport présenté par l’eurodéputé italien Salvatore Caronna, réclame des mesures urgentes pour réduire le gaspillage alimentaire d’ici 2025.
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L’austérité, chemin vers la prospérité ?

Par Robert J. Shiller *

Manigestation contre l'austérité en Grande-Bretagne, 2011

Dans La fable des abeilles, un classique écrit en 1724, Bernard Mandeville, le philosophe et satiriste britannique d’origine hollandaise, décrit une société prospère (une ruche d’abeilles) qui choisissant soudain de faire de l’austérité une vertu, renonce à toute dépense excessive et à toute consommation à outrance. Qu’arriva-t-il ?

Le prix de la terre et des bâtiments tomba.

Les palais enchantés dont les murs,

Semblables à ceux de Thèbes, avaient été élevés par la musique

furent abandonnés…

L’architecture fut entièrement délaissée…

Les artisans ne trouvèrent plus personne qui voulut les employer…

Ceux qui restèrent vivaient chétivement.

On n’était plus à se demander comment dépenser, mais comment vivre…

Cela rappelle la situation de beaucoup de pays développés après les plans d’austérité décidés pour faire face à la crise financière. Mandeville serait-il le prophète de génie pour notre époque ?
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EuroBRICS : un basculement dans l’équilibre du monde

Un certain nombre d’experts, dont le politologue franco-européen Franck Biancheri, prévoient pour les prochaines décennies d’importants changements dans l’ordre du monde. Il ne s’agit pas d’annoncer des évènements encore inattendus, mais de mettre en perspective un certain nombre de changements en profondeurs (dits aussi systémiques) que la plupart des observateurs constatent mais dont ils ne tirent pas encore de conclusions significatives.

Ces changements vont du plus attendu au plus inattendu. Parmi les premiers se situe la montée en puissance d’un bloc asiatique comprenant évidemment la Chine mais aussi les autres puissances régionales, Corée du Sud et Japon en premier lieu. Même si un accord politique parfait ne règne pas encore entre elles, inévitablement, leurs compétitions et échanges croisés feront de l’Asie un des principal pôle de restructuration du monde de demain. Il y a tout lieu de penser que l’Inde en fera partie.

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Detroit, capitale de l’automobile en déroute

La ville symbolise le déclin industriel américain, avec ses usines abandonnées et son chômage endémique. Minée par un déficit abyssal, Detroit lutte désormais pour son autonomie financière, alors que l’État du Michigan menace de prendre le contrôle des finances de la ville.

Ronde de surveillance pour Victor. Dans son quartier situé en bordure de Detroit, la police ne peut plus assurer une présence suffisante, faute de budget. Alors les riverains s’organisent : “On patrouille dans le quartier pour essayer de maintenir un certain degré de sûreté pour les habitants », témoigne Victor Bonds, un habitant du quartier de Highland Park. La ville de Detroit, considérée comme le berceau de l’industrie automobile, croule maintenant sous les déficits. Le secteur a perdu des centaines de milliers d’emplois face aux concurrents européens et asiatiques. Et en 60 ans, un quart de la population a déserté la ville…

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Le “Peak Everything” (ou la fin des haricots)

Je vous bassine depuis cinq ans avec le Peak Oil, qui devait entraîner à court ou moyen terme la chute de l’économie mondiale et la fin de la doctrine croissanciste.

Vision post-apocalyptique de New York (cliquer sur l'image pour l'agrandir)

Mais à y regarder de plus près, ce n’est pas la seule pénurie qui nous guette. Conséquence directe de la croissance mondiale infernale, d’autres ressources vont rapidement venir à manquer. Oh, pas forcément en même temps. Mais en l’espace de 2 ou 3 décennies, nombre de ressources indispensables à la conservation de notre niveau de vie vont devenir plus rares, et ne pourront plus être exploitées en quantité suffisante.

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Frédéric Lordon : « Le soulèvement ou la table rase par l’effondrement »

Le 15 janvier 2011, Frédéric Lordon, économiste hors sérail microcosmique, était invité à une conférence organisée par Attac et Mediapart sur le thème : « Quel remède à la crise démocratique européenne ? » Frédéric Lordon décida de répondre à cette question « sans circonvolutions inutiles ».

« Ma réponse, c’est : le soulèvement ou bien la table rase par l’effondrement financier. »

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Les Français se méfient du crédit à la consommation

Les demandes de prêts ont fondu et le secteur va mal…

Le «crédit conso» n’a plus la cote. La société Cofinoga, spécialiste du prêt à la consommation, devrait annoncer aujourd’hui un très vaste plan de suppressions d’emplois. Il pourrait concerner de 500 à 700 personnes, soit plus d’un cinquième de ses effectifs globaux (2.650 salariés).

Si cette filiale de BNP Paribas et des Galeries Lafayette est la plus touchée, «la plupart des sociétés de crédit souffrent», explique Maël Bernier, porte-parole du courtier d’assurance, Empruntis.

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Abaissement des notes des pays de la zone euro: l’arbitraire des USA

L’Europe s’est réveillée samedi [14 janvier 2012] financièrement et politiquement gravement malade. La plus grande agence de notation Standard & Poor’s a abaissé les notes de crédit souveraines de 9 des 17 pays de la zone euro. Et c’est arrivé un vendredi 13… Etrange coïncidence.

On ne peut pas dire que c’était totalement inattendu. Au début du mois de décembre dernier la S&P avait déjà annoncé que la zone euro était “en révision” avec une perspective négative. L’agence avait promis de revoir les notes de crédit de la majorité des utilisateurs de la monnaie européenne commune. Tout paraissait aller plutôt bien jusqu’à ce fameux vendredi 13…

Mais les fêtes de fin d’année ont détendu le Vieux Continent et ont créé l’impression que la crise était restée dans l’année précédente et ne serait pas présente dans la nouvelle année. Du moins, sous sa forme la plus terrible. Mais la crise demeure en 2012. Et après la “surprise” de la S&P de vendredi l’avenir de l’euro paraît aujourd’hui bien plus sombre qu’hier.

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Eurocrise : vers l’heure de vérité

Par Jacques Sapir

« [l’]incapacité des pays européens à trouver des solutions viables n’est pas une nouveauté. La gestion de la crise, depuis l’automne 2009, a été en effet marquée par des solutions partielles et temporaires, des bricolages ad-hoc et des effets d’annonce de dégonflant rapidement. Avec une constance digne d’une meilleure cause on a toujours refusé de prendre au sérieux cette crise et de lui apporter les solutions qui s’imposent, soit une avancée vers le fédéralisme européen soit une dissolution ordonnée de la zone euro, » écrit Jacques Sapir, qui avertit que les échéances ne pourrant plus être repoussées bien longtemps.
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Les ventes de super-yachts ont explosé en 2011

Quelque 263 géants des mers se sont vendus en 2011 dans le monde contre 204 un an plus tôt. A eux seuls, ils représentent un chiffre d’affaires de 2,5 milliards d’euros.

Le yacht du rappeur américain Sean Combs, alias P. Diddy, ex-Puff Daddy

Les eaux sont nettement plus limpides pour le segment des super-yachts (plus de 24 mètres) que celui des bateaux de taille plus modeste, semble-t-il. Selon les chiffres publiés par le magazine spécialisé Boat International, les ventes de ces géants flottants ont grimpé de 29% en 2011.

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Bayrou prescrit une cure de rigueur drastique aux Français

Hausse de la TVA de deux points, création d’une tranche supérieure de l’impôt sur le revenu, gel de la dépense publique, baisse des dépenses de santé… Le candidat du MoDem à la présidentielle propose de réduire le déficit de 10 milliards en 2012, puis de 30 milliards par an jusqu’en 2015.

François Bayrou entend revenir à l’équilibre des finances publiques de la France dès 2015 en réduisant le déficit de 10 milliards d’euros dès cette année, puis de 30 milliards les trois suivantes par une augmentation de la fiscalité. Dans un entretien à paraître samedi dans Le Figaro Magazine, le président du MoDem, candidat à la présidentielle, détaille le volet économique de son programme.

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Le “Système D” représente la seconde économie mondiale

Un  récent article  note que les 10 trillions de dollars du marché noir mondial représentent désormais la croissance économique la plus rapide au monde.

En 2009, l’OCDE a conclu que la moitié des travailleurs (soit près de 1,8 milliards de personnes) était employée dans l’économie souterraine. Pour 2020, l’OCDE prédit que l’économie souterraine emploiera les deux tiers des travailleurs du monde entier. Cette nouvelle économie a même un nom: “Système D”.

Selon une étude du FMI, le marché noir, aussi appelé “ombre, souterrain , informel ou économie parallèle,” comprend non seulement des activités illégales, mais aussi des revenus non déclarés de la production de biens et de services légaux. Ainsi , l’économie souterraine comprend toutes les activités économiques qui seraient généralement imposables.

L’étude du FMI a également souligné les conséquences potentiellement graves de cette économie en rapide croissance qui pourrait déclencher un cycle destructeur.
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L’aéronautique européenne met le cap sur la Sibérie

Eurocopter et ATR enchaînent les contrats avec UTair. La compagnie régionale russe, qui, jusque-là, volait avant tout sur Boeing, négocie aussi avec Airbus et profite des pétrodollars pour renouveler des flottes vieillissantes.

En Sibérie, EADS a trouvé sa terre sainte, la région de Tioumen. Et un prophète commercial : UTair, principale compagnie régionale russe derrière Aeroflot. « Un leader d’opinion dans l’aéronautique du pays ! C’est devenu notre premier client en Russie et notre collaboration doit créer des ouvertures vers d’autres sociétés », s’enthousiasme Laurence Rigolini, directrice de la filiale d’Eurocopter à Moscou.
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Faut-il vraiment rembourser la dette souveraine ?

Par Olivier Chazoule, avocat international spécialisé dans la finance, professeur de droit financier et de finance.

Les notes se dégradent. La situation aussi. Faut-il rembourser la dette souveraine ou bien s’en abstenir ? Un moyen terme est-il possible ? Et à quel prix ?

A l’heure de la dégradation de la situation financière internationale et de la dégradation de la notation continue des principaux pays industrialisés (États-Unis, Japon, France, Italie, Espagne, etc.) se pose avec acuité la problématique du remboursement de la dette souveraine.

Certains se demandent s’il est nécessaire de rembourser. D’autres affirment que non. Et les troisièmes disent que cela n’a pas d’importance car ils proposent une autre solution.
En premier lieu donc, certains se demandent s’il est nécessaire de rembourser.

Ne pas rembourser c’est paraît-il s’exposer à ce que l’on ne vous prête plus dans le futur. La France ne pourrait donc plus emprunter si elle ne remboursait pas sa dette.

Mais est-ce bien vrai ?
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Mais pourquoi avait-on voté en 1973 cette loi imposant à l’Etat de passer par les banques privées ou les marchés pour financer sa dette ?

Par cette loi, il devenait interdit au Trésor français de s’adresser directement à la banque centrale.

Georges Pompidou et Valéry Giscard d'Estaing

Comment sommes-nous passés, d’une société où, malgré toutes les imperfections humaines et sociales, l’économie travaillait pour l’homme, à une société où l’homme travaille pour l’économie et l’économie pour la finance ?

Au centre de ce changement de nature, il y a, en France, la loi du 3 janvier 1973. Cette loi à peu près inconnue du grand public a en effet bouleversé l’organisation de la finance, et ses rapports avec l’État, garant de l’intérêt général. En effet, cette loi, directement inspirée du système américain de la FED (réserve fédérale américaine), interdit à la Banque centrale de faire des avances au Trésor. Dit autrement, de prêter directement à l’État de l’argent à taux zéro ou à un taux équivalent à celui qui prévaut lorsque la Banque centrale prête de l’argent aux banques.

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Des difficultés pour devenir membre sur François de Souche ?

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Portugal : Malgré les efforts consentis, l’horizon reste sombre

La dégradation de la note française par Standard & Poor’s, vendredi 13 janvier, a éclipsé celle du Portugal, pourtant source d’une inquiétude autrement plus importante pour l’avenir de la zone euro. La note du pays est en effet passée de BBB – (qualité moyenne inférieure) à BB (titre spéculatif, ou dans le jargon économique, “obligation pourrie”).

Une dégradation “infondée”, selon le Portugal, qui relevait alors “une série d’incohérences” dans les conclusions de l’agence de notation. “Standard & Poor’s semble avoir substitué son analyse individualisée par pays à une analyse systématique basée sur la zone euro, dont découlent des conclusions qui ne reflètent pas de manière adéquate les réalités nationales,” détaillait le ministère des finances portugais, qui mise sur son programme d’austérité pour sortir le Portugal de la crise.

Nouvel accord d’austérité
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Danemark : Une “cure de patates” a permis au pays de retrouver le AAA

A deux reprises, au cours des années 1980, le Danemark a perdu un A dans la notation de ses emprunts. Il a fallu attendre 2001 pour que le pays revienne à son triple A, qu’il a conservé depuis. Cela s’est fait au prix d’un programme d’austérité drastique, lancé à l’automne 1986 et baptisé “kartoffelkur” : “cure de patates”, car il fut annoncé au moment des traditionnelles “vacances des patates” – une semaine pour la récolte –, ce qui donne une idée des recettes appliquées.

«Les Mangeurs de pommes de terre», Vincent Van Gogh , avril 1885

Le Danemark était dirigé par le gouvernement de centre-droit de Poul Schlüter, premier ministre conservateur de 1982 à 1993, lorsque ces deux dégradations ont eu lieu. Les partisans de Schlüter affirment que cette dégradation fut provoquée par l’aggravation de la dette publique les années précédentes, lorsque le social-démocrate Anker Jorgensen était au pouvoir. Les autres affirment que le gouvernement Schlüter paya le prix d’une politique d’emprunt forcenée.

Les salaires s’envolaient, les Danois vivaient très bien. Mais à crédit. La balance des paiements était dans une situation catastrophique, affichant un déficit de 100 milliards de couronnes. Cette situation, combinée à l’impact de la crise pétrolière, eut un effet dévastateur. La récession du début des années 1980 et la hausse des taux d’intérêt vit exploser la dette publique, qui fit plus que doubler en l’espace de trois ans.

En 1986, le gouvernement Schlüter mit en place sa “cure de patates”. Jusque-là, la couronne danoise avait été dévaluée plusieurs fois par rapport au mark allemand. La compétitivité danoise n’était plus soutenue que par ces mesures. Poul Schlüter mit fin à cette série de dévaluations, fixa la couronne et maîtrisa l’inflation.
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