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Maroc : Nouvelle usine Renault, symbole de notre suicide économique !

Chômage des travailleurs européens ou profits des multinationales dans les pays émergents fournissant des produits manufacturés à l’Europe : il va falloir choisir ! Sinon la révolte éclatera d’une façon inéluctable lorsque le taux de chômage sera tellement insupportable que la folie libre échangiste mondialiste apparaîtra comme un nez au milieu de la figure !

Pour l’instant, nous sommes seulement à mi-chemin de la gigantesque entreprise de désindustrialisation initiée dans les années 1950 aux États-Unis pour favoriser les grandes entreprises américaines, et dont le flambeau a été depuis repris par toutes les sociétés multinationales de la planète ! Pendant ces trente dernières années, la France a perdu trois millions d’emplois industriels, l’une des principales raisons de la crise de notre dette souveraine ! Si un protectionnisme douanier ne se met pas en place d’une façon urgente, les choses vont encore aller en s’accélérant ! L’oligarchie mondiale  managériale, actionnariale et financière a des intérêts en totale contradiction et en opposition frontale avec le désir des peuples européens de garder leur « savoir faire » et leur emploi !

L’usine géante Renault de Melloussa au Maroc

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Pourquoi le « mécanisme européen de stabilité » est une aberration

Extrêmement risqué du point de vue financier, destructeur sur le plan social, et anti-démocratique, le mécanisme européen de stabilité symbolisera-t-il le suicide de l’Europe et la fin d’un demi-siècle de patiente construction et de progrès social ? Explications.

Le 21 février, l’Assemblée nationale se prononcera sur le « Mécanisme européen de stabilité » (MES). Voulu par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, ce complexe traité instaure une sorte de FMI européen. Il aura « pour but de mobiliser des ressources financières et de fournir, sous une stricte conditionnalité (…), un soutien à la stabilité à ses membres qui connaissent ou risquent de connaître de graves problèmes de financement ». En clair, le MES devrait être en mesure d’avancer des fonds aux États de la zone euro qui rencontreraient des difficultés pour emprunter directement auprès des marchés financiers. Les 17 États membres l’ont signé le 2 février. Reste à le ratifier…. Cela se fera-t-il dans l’indifférence générale ? Si le traité est combattu par le Front de gauche, le PS hésite à s’y opposer vraiment, Europe-écologie Les verts (EELV) demeure pour le moment discrets sur le sujet.

Le MES en tant que tel n’est pas un traité, mais une société financière, basée au Luxembourg, dont les actionnaires sont les 17 États de la zone euro. Le capital est fixé à 700 milliards d’euros. Plus un pays est fort économiquement, plus il est obligé de souscrire un nombre important d’actions [1]. Les deux plus gros « actionnaires » sont ainsi l’Allemagne (à 27 %) et la France (20,5 %), suivi par l’Italie (18 %), l’Espagne (12 %) puis les Pays-Bas (5,5 %). Les 12 autres actionnaires possèdent entre 3,5 % (Belgique) et 0,07 % (Malte) du capital. Question préalable : la France devra-t-elle donc débourser 142,7 milliards d’euros pour honorer ses engagements auprès du MES ? Pas en un seul chèque. Le capital de chaque pays doit être mis à disposition dans les cinq ans, par tranche de 20 % par an (soit 28,5 milliards par an dans le cas français, 38 milliards dans le cas allemand). Cependant, en cas de difficultés, les dirigeants du MES peuvent accélérer le versement de ce capital [2]. Dans ce cas, les pays membres devront s’acquitter de la somme demandée dans les sept jours.

Un mécanisme fragilisé par la pression des marchés

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Espagne : Une marée humaine contre la réforme du travail

Des centaines de milliers de manifestants, agitant des drapeaux rouges, ont envahi les villes d’Espagne dimanche 19 février pour protester contre la réforme du travail, première réponse de masse au gouvernement qui espère lutter contre un chômage de près de 23 %. Le gouvernement de Mariano Rajoy a adopté le 11 février une nouvelle réforme pour flexibiliser le marché du travail, incluant la baisse des indemnités de licenciement et des mesures pour stimuler l’emploi des jeunes.

Les deux principales manifestations ont rassemblé plusieurs centaines de milliers de personnes à Madrid et Barcelone, répondant à l’appel des syndicats pour protester contre cette réforme qui va selon eux “accélérer la destruction d’emplois”.

Des manifestations semblables étaient convoquées dans 57 villes d’Espagne contre la réforme annoncée par le gouvernement conservateur dans le but d’aider le pays à sortir de la crise et d’un chômage de 22,85 %, un record parmi les pays industrialisés.

Les syndicats ont fait état d’une très forte mobilisation, annonçant 500 000 manifestants à Madrid, 400 000 à Barcelone, 150 000 à Valence, 50 000 à Séville. Selon la police, les manifestants étaient 50 000 à Madrid, 30 000 à Barcelone, 25 000 à Valence, 5 000 à Séville.
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Déficit : « Il faut faire payer les retraités »

L’économiste Christian Saint-Étienne, professeur au Conservatoire national des arts et métiers, membre du Conseil d’analyse économique et chroniqueur à Challenges estime que pour assainir les finances publiques et réduire les déficits sociaux il convient de désindexer et surtaxer les retraites en augmentant la CSG sur les pensions.

Une façon radicale d’assainir les finances publiques. Même après une telle purge, les retraités français resteraient, selon lui, plus favorisés que dans le reste de l’Europe.

En 2012, les problèmes pourraient bien venir des États-Unis

L’année 2012 commence dans la morosité, mais pourrait se terminer en Europe beaucoup plus favorablement qu’on ne l’a imaginé, tant les scénarios initiaux sont pessimistes. Paradoxalement, les interrogations pourraient porter cette fois sur la capacité des États-Unis à retrouver durablement un rythme de croissance soutenu.

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Frédéric Lordon : “Un monde s’écroule sous nos yeux”

Dans ce grand entretien, Frédéric Lordon nous livre ses commentaires et analyses de la crise économique actuelle et de ses origines. Avec un ton incisif et un regard acerbe, il revient sur les causes et effets de la crise elle-même, mais commente également le traitement de l’économie par les médias, la place de l’économie au sein de l’institution universitaire, et l’éventuelle sortie de l’euro. Sonnant le glas du projet néolibéral, l’actualité est, nous dit-il, une occasion unique de changements profonds : un monde s’écroule sous nos yeux.

RdL : Que se passe-t-il ? Qu’est-ce qui est en train d’arriver sous nos yeux, depuis au moins une trentaine d’années, depuis 2008, depuis quelques mois, ces dernières semaines ?

Frédéric Lordon : C’est une leçon de choses historiques. Ouvrons bien les yeux, on n’a pas souvent l’occasion d’en voir de pareilles. Nous assistons à l’écroulement d’un monde et ça va faire du gravât. L’histoire économique, en tout cas celle qui a fait le choix de ne pas être totalement bornée – je veux parler d’auteurs comme Kindleberger, Minsky ou Galbraith – a depuis longtemps médité l’effrayant pouvoir de destruction de la finance libéralisée. Il fallait de puissants intérêts – très évidemment constitués – à la cécité historique pour remettre sur les rails ce train de la finance qui a déjà causé tant de désastres ; en France, comme on sait, c’est la gauche de gouvernement qui s’en est chargée.

De sorte que, à la lumière de ces leçons de l’histoire, on pouvait dès le premier moment de la dérégulation financière annoncer la perspective d’une immense catastrophe, et ce sans pourtant savoir ni où, ni quand, ni comment exactement elle allait se produire. La catastrophe en question aura pris vingt ans pour survenir, mais voilà, nous y sommes.

Notons tout de même qu’un scénario que certains avaient envisagé d’assez longue date considérait l’hypothèse de la succession de crises financières sérieuses, rattrapées mais, aucune des contradictions fondamentales de la finance de marché n’étant résolues, enchaînées selon un ordre de gravité croissante, jusqu’à la big one.
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Quand la Grèce basculera…

Émission C dans l’air du mercredi 15 février 2012 sur France5. Invités : Jean-Dominique Giuliani, Président de la fondation Robert-Schuman ; Georges Prévélakis, Professeur des universités en géopolitique ; Angélique Kourounis, journaliste (en duplex d’Athènes) ; Christian Saint-Étienne, économiste.

Malgré l’adoption par le Parlement grec d’un nouveau plan d’austérité, la zone euro a reporté l’exécution de son plan d’aide. Et alors que l’extrême gauche est en tête des manifestations de rue, la non-imposable Église orthodoxe a de plus en plus de mal à apporter son aide à la population.

Il faut dire la vérité au peuple grec, il y a plusieurs (pays de la zone euro) qui ne veulent plus de nous. Et il faut les convaincre que la Grèce peut réussir à y rester pour les prochaines générations, pour nos enfants.” C’est en ces termes que le ministre des Finances grec a expliqué la situation au président Carolos Papoulias, après que la réunion de ses homologues de la zone euro ait été annulée.

Ce forum de l’Eurogroupe, repoussé à lundi 20 février 2012 à Bruxelles, devrait permettre d’examiner la réponse d’Athènes à son exigences en échange du déblocage d’un plan d’aide sans précédent représentant au total 230 milliards de dollars. En contrepartie, la Grèce doit en effet réaliser 325 millions d’euros d’économies supplémentaires sur son budget 2012, sinon elle se retrouverait dès le 20 mars en défaut de paiement de ses créances.

Pourtant, les efforts effectués par le pays ont permis une large baisse des déficits public et primaire, hors intérêts de la dette, en deux ans. Mais les estimations du PIB pour 2011 notent, elles, une contraction de 6,8 %, au lieu des 6 % escomptés par le gouvernement grec. Celui-ci a donc présenté des mesures supplémentaires de restrictions, dont des réductions des fonds alloués au système de santé ou aux partis politiques, et l’imposition de l’Église orthodoxe, qui est considérée richissime. Un plan d’austérité présenté au Parlement mais qui n’a toujours pas reçu le soutien des conservateurs.

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La première cause de cancer chez les non-fumeurs

Quelle est la première cause de cancer du poumon ? Tout le monde sait répondre, c’est la cigarette. En même temps, si une personne n’est pas exposée aux fumées de cigarette, elle se sent tranquille vis-à-vis de ce type de maladie.

Question : quelle est la deuxième cause du cancer du poumon ? Laissez-moi vous raconter une histoire datant de 1984 seulement. Mr Stanley Watras travaille dans une centrale nucléaire en Pennsylvanie. Ces centrales sont dotées de compteurs Geiger un peu partout pour détecter d’éventuelles fuites ou contaminations.
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La neuroéconomie ou comment fonctionne le cerveau des traders

Comprendre les déviations comportementales à l’origine de certaines décisions financières, améliore les modèles financiers, à partir des dernières et subtiles avancées en neuroscience sur la prise de décision animale.

Confronté à une décision économique ou financière, comment fonctionne notre cerveau et pourquoi réagit-il ainsi ? Connaissons nous ses vrais ressorts ? Est-il prudent ? Est-il logique ? Est-il émotif ? La science économique a souvent donné son avis sur les comportements des agents économiques, mais elle s’est arrêtée en chemin. La finance comportementale, elle, a mis en évidence un grand nombre de biais cognitifs ou d’anomalies comportementales par rapport aux prédictions de la théorie de la rationalité économique. A cet égard, la finance comportementale s’apparente aux programmes de recherche sur l’intégration des données et des modèles psychologiques en économie. Les biais correspondent à des déficiences cognitives systématiques de la part des agents (dans l’usage de la mémoire, du raisonnement, de l’anticipation des risques, etc.). Mais indépendamment des limites cognitives des agents, des facteurs internes, comme les émotions, ou externes, comme les phénomènes de mimétisme, peuvent entraîner des déviations par rapport aux deux hypothèses classiques que sont : la rationalité économique et l’efficience du marché.

La neuroéconomie part du principe qu’il existe une explication pertinente aux déviations comportementales observées dans les prises de décision financières et que cette explication met en jeu des mécanismes cérébraux. Elle affirme même que leur mise en évidence permettra de mieux comprendre les facteurs internes d’irrationalité et de contribuer à l’amélioration des environnements de la décision financière.

Les premiers travaux sur la neuroéconomie de la décision financière se sont concentrées sur deux aires cérébrales qui semblent influencer ces décisions : le noyau accumbens et l’insula. En particulier, dans leur étude de 2005 en imagerie fonctionnelle (IRMf), les chercheurs américains Camelia Kuhnen et Brian Knutson ont scanné le cerveau de sujets soumis à une prise de décision financière qui mettait en jeu des produits financiers : deux actions et une obligation. Ils n’avaient au départ aucune information sur la qualité de ces produits. Il s’avérait simplement qu’au cours de l’expérience, l’une des actions avait un rendement favorable, l’autre un rendement défavorable, et que l’obligation présentait un rendement moindre que l’action favorable pour un niveau de risque également moindre. Les sujets devaient se livrer à 200 décisions financières impliquant ces trois choix possibles et découvraient donc peu à peu la nature et les conséquences de ces choix.

Actions ou obligation ?

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La France, la Grèce, même destin ?

Selon un sondage Ifop, un Français sur deux estime que la France pourrait se retrouver au bord de la faillite dans les prochains mois ou les prochaines années.

"FMI DEHORS"

Près d’un Français sur deux (49%) estime que la France pourrait connaître la même situation que la Grèce, au bord du défaut de paiement, dans les prochains mois ou les prochaines années, selon un sondage Ifop publié dimanche 19 février par Sud Ouest Dimanche.

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Islande : Quel avenir ?

À l’instar d’une petite poignée d’autres pays, la « terre de glace et de feu » réalise de grandes avancées: après avoir poussé le gouvernement au pouvoir rongé par la corruption à se retirer, mis les responsables de la crise financière derrière barreaux, entrepris de rédiger une nouvelle Constitution participative, le pays se trouve face à des perspectives de prospérité.

Ses habitants ont réussi à créer quelque chose que l’on pourrait qualifier d’effet exemple, montrant ainsi comment les choses doivent être faites. Tout est parti des émeutes de 2008, qui, grâce à la force d’une nation toute entière, ont transformé ce que l’on considérait comme une crise en une incroyable opportunité.

Aujourd’hui, d’après les chiffres avancés par la Commission Européenne, il s’avère que l’Islande clôture l’année 2011 avec une croissance de 2,1 % ; il est même prévu qu’elle enregistre en 2012 une croissance pouvant aller jusqu’à 1,5%, un chiffre trois fois supérieur aux prévisions pour les pays de la zone euro.

Cette tendance à la hausse pourrait ne pas s’arrêter là, et la croissance pourrait atteindre les 2,7 % en 2013. Plus important encore : des emplois se créent à nouveau dans le pays et la dette publique décroît de manière significative. Cet État insulaire de l’océan Arctique a refusé de porter secours aux banques.
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Auto-entrepreneur : le mythe du travailleur indépendant

La France compte 740 000 auto-entrepreneurs. Un succès pour ce statut lancé il y a trois ans et présenté comme « une arme anticrise ». La promesse de revenus complémentaires et de créations d’activité dissimule cependant un véritable miroir aux alouettes : contournement du droit du travail, salariat déguisé sans les protections associées, isolement, transformation de travailleurs en sous-traitants bon marché…

« Recrute téléopérateur, vendeur, graphiste, livreur de pizzas, coiffeuse, maçon… sous le régime d’auto-entrepreneur. » Ce type d’annonce foisonne sur Internet. Nombre d’employeurs voient dans les deux initiales « AE » un nouveau mode d’emploi. Les avantages sont multiples : baisse des cotisations sociales, qui sont gérées par le prestataire, révocation immédiate sans procédure ni indemnités. Architecte, Simon travaille pour la même agence en tant qu’auto-entrepreneur depuis un an. « J’ai été le premier, explique-t-il. Après, ils ont enchaîné toute une vague. Ils exigent que toutes les nouvelles embauches soient sous le statut d’auto-entrepreneur. » Horaires fixes, présence continue au bureau, consignes régulières, client unique, sa situation actuelle a tout du salariat. De quoi écorner l’image du créateur libre et autonome vantée par les sites de promotion qui pullulent sur la toile : simplicité, rapidité, allègement fiscal… Faites fructifier vos talents et devenez votre propre patron en un clic !

Le statut d’auto-entrepreneur fête ses 3 ans. Il est présenté comme une « arme anticrise », selon son inventeur, Hervé Novelli, secrétaire d’État chargé du Commerce, de l’Artisanat, des Petites et Moyennes Entreprises. Le dispositif rencontre un grand succès, dès son entrée en vigueur, en janvier 2009. Le nombre d’auto-entrepreneurs cotisant est passé de 78 500 début 2009 à près de 740 000 fin 2011. En janvier 2012, le dispositif a franchi le million d’inscriptions, malgré une hausse des radiations. De l’informatique à l’agriculture, en passant par la restauration, le journalisme ou l’éducation, tous les secteurs sont concernés. Même dans la Fonction publique [1]. Construction et commerce en tête, auto-entrepreneurs à tous les étages ! Et selon l’Insee, près d’un tiers des auto-entrepreneurs sont des demandeurs d’emploi. Chômeurs, devenez créateurs d’entreprise ! Derrière la promesse d’un complément de revenus ou de la création de son activité, c’est pourtant la porte ouverte au salariat déguisé et à la précarisation. Un véritable miroir aux alouettes.

Contourner le droit du travail

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Hausse du prix de l’essence : Total, profiteur ou bouc émissaire ?

Un article publié sur le site du Monde dénonce la caricature qui est faite des profits obtenus par l’entreprise de Christophe de Margerie. Et si la caricature avait du vrai ?

Dans un article publié dans le monde, Stéphane Lauer prend la défense de Total en avançant qu’il est « tentant de hurler avec les loups », et en montrant que « Total ne gagne pas sa vie sur le dos des Français ». L’opération de communication du PDG de Total, Christophe de Margerie, semble déjà fonctionner. Mais, pour que le débat soit plus juste, je me permets d’apporter quelques précisions à l’article de M. Lauer.

M. Lauer, dans votre article, vous dites : « Total ne gagne pas sa vie sur le dos des Français, mais essentiellement grâce à son métier d’exploration-production. » et vous ajoutez la décomposition du prix moyen payé en station et concluez : « A l’arrivée, la marge moyenne pour le distributeur se limite à… 1 centime ». Vous avez raison sur un point, la plus grosse partie des profits de Total provient de l’amont, c’est-à-dire de l’exploration et de la production. En 2011, sur les 12 milliards de bénéfice, 10 milliards proviennent de l’amont contre 2 milliards pour l’aval (raffinage, distribution et trading).

Mais cela ne remet pas en cause le fait que « Total gagne de l’argent sur le dos des Français ». Cette année, trois rapports ont accusé les pétroliers de ne pas répercuter équitablement à la pompe les variations des prix du pétrole, montrant que lorsque le prix du pétrole baissait les pétroliers faisaient des marges supplémentaires. La DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes), qui a fait une étude sur 13 jours en mai 2011, a montré que la baisse du prix du pétrole avait engendré une hausse des marges de 2,6 ct/litre pour le gazole et 3,9 ct/litre pour l’essence, soit une marge supplémentaire pour les pétroliers de 4,1 millions d’euros par jour. Ce qui revient sur la période d’étude qui n’a duré que 13 jours à une marge de 53 millions d’euros !

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Le seigneuriage

Le seigneuriage, lié au pouvoir de création monétaire, était une importante source de profit. Revenant au « Seigneur », c’est-à-dire à la puissance publique, les bénéfices liés à la création de monnaie se sont progressivement déplacés vers la sphère privée. Sur le plan international, les profits du seigneuriage sont un enjeu d’importance, qu’ils soient directs ou indirects.

Le jour où une puissance publique a réussi à faire accepter que le chiffre apposé par ses soins, exclusivement, sur un bout de métal, pouvait avoir plus de valeur que le métal lui-même, la monnaie est née et le seigneuriage avec.

Quand le Roi de Lydie inventa la monnaie…

La monnaie, et donc le seigneuriage, serait l’invention des rois de la Lydie, terre grecque d’Asie Mineure irriguée par le célèbre fleuve Pactole. La frappe de monnaie, c’est-à-dire le droit d’apposer sur une pièce une valeur nominale supérieure à son coût de fabrication, réservait un bénéfice à celui qui détenait le pouvoir de battre monnaie : le seigneuriage. Le profit était plus ou moins important selon son pouvoir de persuasion, c’est-à-dire de coercition ! Le gain était d’autant plus important que le monnayage était d’or ou d’argent. Le seigneuriage existait aussi  pour les monnaies de bronze et de fer. Il était moins lucratif.

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Mais où vont les milliards du Qatar?

Le patrimoine international du petit émirat arabe atteindra 210 milliards de dollars en 2012, résultat d’une série d’acquisitions très diversifiées et tous azimuts. Voici comment le Qatar est devenu le premier investisseur mondial.

Novembre 2011: une délégation de l’Association nationale des élus locaux pour la diversité (Aneld), conduite par son président-fondateur Kamel Hamza, élu UMP de La Courneuve (Seine-Saint-Denis), est en voyage au Qatar. L’idée est de lever des fonds pour les entrepreneurs des banlieues. “De nombreux porteurs de projets viennent nous demander de les aider, parce que les banques ne leur prêtent plus, raconte Kamel Hamza. Pourquoi ne pas essayer du côté du Qatar, pays ami de la France? ” Bingo. Le souverain, cheikh Hamad ibn Khalifa al-Thani, accède à leur souhait. Dès le 8 décembre, l’ambassadeur du Qatar à Paris annonce la création d’un fonds d’investissement doté de 50 millions d’euros. Une manne pour les banlieues françaises, une misère pour ce richissime Etat du Golfe, qui jongle avec des milliards d’investissements.

L’an dernier, le Qatar a racheté le Paris Saint-Germain (PSG), est devenu le premier actionnaire du groupe Lagardère et l’heureux possesseur du Carlton de Cannes. Mais son intérêt ne se limite pas à la France : il participe au sauvetage de deux banques grecques et au rachat des studios de cinéma Miramax, mis en vente par Disney aux Etats-Unis, acquiert des quartiers entiers de Londres, et lance un fonds de 1 milliard de dollars en Indonésie. Depuis trois ans, ce pays est devenu le premier investisseur du monde, par le biais de son fonds souverain Qatar Investment Authority (QIA) et de la Qatar National Bank. Chaque année, il dépense de 20 à 30 milliards de dollars sous toutes les latitudes, et son patrimoine international devrait atteindre 210 milliards de dollars en 2012, dont 135 milliards pour QIA, selon des chiffres officiels dévoilés fin janvier.

Des liens étroits avec la France

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La mort du Franc

Il y a dix ans, l’Euro se substituait définitivement à la monnaie nationale. Et à partir d’aujourd’hui, elle ne sera plus acceptée par les banques centrales. Une fin du Franc, anticipée par des commerces pour en vider les tirelires de leurs clients, qui représente une aubaine pour les numismates.

Émission “C dans l’air” sur France 5 le 17/02/2012. Invités : Michel Prieur – Franck Ferrand – Marie-Jeanne Husset – Jean-Pierre Gaillard.

(Merci à €urokaner)

Espagne : le pays est lésé par les importations marocaines libéralisées

“L’agriculture [espagnole] reçoit avec indignation l’accord entre l’UE et le Maroc”, rapporte le quotidien El País. L’accord de libre-échange, approuvé le 16 février par le Parlement européen, va notamment permettre d’augmenter le volume des importations de produits marocains dans l’UE, en particulier les tomates.

Conclu pour “soutenir les réformes démocratique en Afrique du Nord”, note le quotidien, il constitue un “coup dur” pour l’agriculture espagnole,

principale exportatrice vers les autres pays de l’UE. L’accord, explique le journaliste spécialisé en agriculture, Vidal Mate,

facilite les importations qui intéressent les pays du Nord en tant que consommateurs, parce qu’elles accroissent l’offre et font baisser les prix. L’Espagne est le principal pays lésé.

L’analyste critique l’attitude de l’UE qui, le 14 décembre dernier, a rejeté le renouvellement de ses accords sur la pêche avec le Maroc, car ces derniers ne prenaient pas en compte les intérêts des populations du Sahara Occidental. Une décision qui avait suscité la colère de Madrid :

Au-delà des soucis sur les droits de l’homme ou les problèmes du Sahara, les raisons politiques se sont imposées pour soutenir l’ami marocain en tant que porte et bouclier de l´Europe [...] Les intérêts économiques des pays au nord des Pyrénées se sont imposés.

Presseurop

Bertrand se démène pour que les entreprises décalent leurs plans sociaux après les élections

Les patrons de la Fnac et d’Areva ont reçu des instructions pour ne pas durcir leurs projets de licenciements. PSA et Renault ont promis de ne rien annoncer avant le mois de mai.

Xavier Bertrand, ministre du travail, de l'emploi et de la santé, et Nathalie Kosciusko-Morizet, future porte-parole de la campagne de Nicolas Sarkozy

Le cabinet du ministre du Travail, Xavier Bertrand fait le forcing auprès des patrons pour éviter les plans sociaux. En cette période électorale, l’ex-secrétaire général de l’UMP qui n’a pas envie que les chiffres du chômage, déjà très élevés, ne se dégradent encore veut calmer le jeu d’ici aux élections.

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