Nouveau : Web TV Fdesouche

Espions privés : Barbouzes 2.0

Depuis plusieurs années, les sociétés de renseignement privées (SRP) se sont développées un peu partout dans le monde. La démocratisation et le développement des outils d’espionnage a ouvert un gigantesque marché qui profite au milieu des affaires et de la politique.

Ses principaux acteurs sont d’anciens policiers, militaires ou retraités des services secrets. Reconvertis dans le privé, ces professionnels du renseignement sont employés par des entreprises du CAC 40, des cabinets d’intelligence économique ou des officines aux contours flous.

Leur objectif consiste à obtenir des informations sur des firmes, déstabiliser un concurrent politique, ou passer au crible la vie privée d’un individu.

Le journaliste, Jérôme Pierrat a enquêté, pendant huit mois, auprès de ces hommes de l’ombre.

Vente directe : Du champ à l’assiette

La vente directe, qui élimine la quasi-totalité des intermédiaires entre producteurs et consommateurs, semble rendre liberté et dignité à des milliers d’agriculteurs et d’éleveurs français. Elle entraîne également dans son sillage des millions de consommateurs, ravis de retrouver le goût du sain et du bon et d’être en relation directe avec les paysans.

En 2014, ce circuit représentait près de 25% des ventes des paysans et près de 7% de la consommation des Français. Ce film part sur les routes de France, de Bordeaux à Perpignan, des confins de la Normandie aux rivages de la Méditerranée, à la rencontre d’ostréiculteurs, de maraîchers, d’éleveurs et de consommateurs-citoyens.

Web 4.0 : l’internet de l’ADN et le web généticiel

Dans ce post daté du 3 mars dernier sur son blog, Olivier Ertzscheid, maître de conférences en sciences de l’information et de la communication, dresse une histoire passée du Web et présente des projections sur ce qu’il pourrait être à l’avenir. Selon lui, ce sera l’Internet du génome avec toutes les interrogations qu’une telle évolution laisse en suspend.

Par Olivier Ertzscheid

1998-2006. Documents. Web 1.0

Il aura fallu 8 ans à Google pour parvenir à indexer tous les documents disponibles. Oh je vous vois venir, oui, vous avez raison, Google n’indexe pas “tous” les documents disponibles. Probablement moins de 5% des documents effectivement publiés sur le réseau. Alors disons qu’il lui aura fallu 8 ans pour parvenir à indexer suffisamment de documents pour s’assurer d’éliminer la concurrence, de stabiliser des parts de marché le plaçant en situation de quasi-monopole, et, dans les usages autant que dans notre inconscient collectif, pour fonctionner comme une métonymie du web : la partie prise pour le tout.

Lire la suite

Appellation d’origine immigrée

Tous trois natifs d’Afrique, Laetitia, Djibril et Abderrahim sont devenus des références dans la fabrication de produits emblématiques de la gastronomie française.

Vigneronne au nord de Montpellier, Laetitia Masson est née au Cameroun et est arrivée en France à l’âge de 15 ans. Elle s’est alors découvert une passion pour le vin. Aujourd’hui, celui qu’elle produit est distingué par le guide Hachette.

De son côté, Abderrahim Iaich a vécu au Maroc jusqu’à 18 ans avant de venir en France, où il est devenu un artisan fromager réputé pour son reblochon savoureux, médaillé d’or au Concours général agricole du Salon de l’agriculture. Quant à Djibril Bodian, né au Sénégal et arrivé en banlieue parisienne à l’âge de 5 ans, il est passé maître dans la fabrication du pain. Sa baguette a été servie sur les tables de l’Elysée.

Réalisé par Olivier Bonnet et Fanny Pernoud

Big Data is algorithming you

Nouveau champ de domination et de commercialisation du monde, la collecte d’informations numériques via des algorithmes reste largement impensée. Sans doute en raison de la complexité du sujet. Tentative d’éclaircissement, avec Antoinette Rouvroy, chercheuse et spécialiste de la « gouvernementalité algorithmique ».

Je donne, tu donnes, il/elle donne… nos données. Les data sont le nouvel or noir que se disputent gouvernements et géants du numérique. Parfois, les premiers se servent même tout simplement chez les seconds, comme l’a montré l’existence du programme Prism, l’une des nombreuses révélations d’Edward Snowden – l’ancien sous-traitant de la toute-puissance National Security Agency (NSA) américaine.

Par une tentative de retournement culotté de la situation, les artisans de la surveillance de masse et de la présomption de culpabilité tentent de se dédouaner en pointant la collecte tentaculaire opérée par Google, Facebook et consorts. Leur argument : vous – population – filez bien plus à des entreprises privées ! Lesquelles répondent que pas du tout… Un cercle sans fin.

Ces enfumages et faux débats empêchent de penser la transformation de nos vies en données, en signaux infrapersonnels qui ne font sens qu’agrégés et moulinés par millions. En naît un pouvoir d’un genre nouveau, la « gouvernementalité algorithmique », explique la chercheuse belge Antoinette Rouvroy (1).
Lire la suite

Phytothérapie : Des racines et des herbes

Depuis toujours, l’Homme utilise des plantes pour se soigner. Les plantes médicales sont à la base de notre pharmacopée actuelle (de nombreux médicaments sont la synthèse de molécules extraites des plantes). Aujourd’hui, la phytothérapie est une médecine naturelle plébiscitée par les Français

Tisanes, huiles essentielles, compléments alimentaires, elles ont envahi les rayons des officines et des supermarchés. Pour se soigner, des millions de Français s’orientent aujourd’hui vers les remèdes naturels, et la phytothérapie a le vent en poupe.

Les spécialistes affirment que l’on peut soigner plus de 80 maux grâce aux plantes. Malheureusement, à l’heure du tout chimique, la pharmacopée traditionnelle a été délaissée, et les formations sont insuffisantes pour garantir la sécurité des consommateurs.

A qui faire confiance ? Et comment être certain de ne pas risquer sa santé en se soignant avec des plantes ? Enquête.

Grande Bretagne : La peste en héritage

Au cours du printemps et de l’été caniculaire 1665, la ville de Londres est la proie d’une épidémie de peste bubonique qui fait environ 75.000 morts, une hécatombe représentant 20 % de la population. A la fin du mois d’août, le nombre de victimes s‘élève à 6.000 par semaine.

Des navires en provenance des Pays-Bas auraient été le vecteur de la maladie qui se propage également en France et ne s’arrêtera qu’à l’hiver 1666. A Londres, des cas seront encore signalés jusqu’en septembre 1666.

Ironie de l’Histoire, le grand incendie qui détruit la capitale anglaise en septembre 1666 va indirectement contribuer à éradiquer l’épidémie en détruisant nombre de quartiers insalubres.

Les recherches scientifiques menées actuellement sur la Grande Peste de 1665 à Londres, peuvent s’avérer précieuses pour combattre des maladies infectieuses d’aujourd’hui.

Les enfants de l’idéologie libérale-libertaire

Dresser un portrait de la jeunesse actuelle ne peut se faire sans essayer de comprendre les tenants et les aboutissants de la révolution culturelle de mai 1968 qui a façonné l’idéologie libérale-libertaire qui nous domine toujours.

A l’époque, le fossé des générations sans précédent, « un événement mondial, quelque chose qui ne s’était encore jamais produit avec cette simultanéité et sur une telle échelle » a eu comme conséquence que les jeunes, se sentant « étrangers à leurs parents » [1], ont voulu imposer leur vision du monde à la société. Ils n’ont pas essayé d’élaborer une société représentative des différentes générations qui la composaient mais, au contraire, ont imposé leur génération comme socle de la nouvelle ère. Génération des mots d’ordre « il est interdit d’interdire » et « CRS SS », cette nouvelle ère a alors blâmé l’autorité comme valeur de la vieille génération ringarde au profit du développement personnel comme valeur de la jeune génération oppressée.

De cette révolution culturelle opérée par les jeunes bourgeois de l’époque s’en est alors suivi une forte alliance – celle que l’on se plaît à nommer l’idéologie libérale-libertaire – entre d’une part le libéralisme économique et d’autre part le libéralisme culturel, les deux poursuivant une logique semblable : celle de l’illimité.

Lire la suite

Putain d’usine

Librement adapté du livre “Putain d’usine” de Jean-Pierre Levaray, le film s’attache a restituer son témoignage et celui de quelques-uns de ses collègues sur leur quotidien de salariés dans une usine chimique.

Jean-Pierre Levaray est ouvrier dans une usine de produits chimiques… Il est aussi écrivain, a publié de nombreux récits… Levaray pose des mots pudiques et rageurs sur son quotidien… défaitiste, il raconte l’ogresse, cette putain d’usine… Et puis les échappées belles, ses “interludes”, copains, vacances en famille, lectures… Levaray marie radicalité et poésie. Tout un art !

En levant le voile sur les non-dits de la condition ouvrière, les employés s’interrogent sur le sens de leur travail, sur les finalités du salariat et plus généralement sur les contradictions d’une société dans laquelle chacun, a des degrés divers, s’en ressent tout autant la victime que le complice involontaire.

Pourquoi certains vaccins sont-ils (encore) obligatoires ?

L’obligation de faire vacciner son enfant, inscrite dans la loi, est-elle contraire à la Constitution? Le Conseil constitutionnel se penche sur cette question cruciale ce 20 mars 2015.

L’obligation de faire vacciner son enfant, inscrite dans la loi, est-elle contraire à la Constitution ? Le Conseil constitutionnel se penchera mardi 20 mars 2015 sur cette question évidemment cruciale pour la santé publique, six mois après la proposition du Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) d’ouvrir le débat sur cette particularité française.

A l’origine de cette saisine, un couple de parents de l’Yonne convoqués le 9 octobre 2014 devant le tribunal correctionnel d’Auxerre pour n’avoir pas fait vacciner leur fille de trois ans contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite (DTP). Le refus ou l’entrave à la vaccination sont passibles de six mois d’emprisonnement et 3.750 euros, selon le code de la santé publique.

Mais les parents affirment se battre pour leur “liberté thérapeutique” au nom du droit à la santé, inscrit au préambule de la Constitution. Lors de l’audience, leur avocat a ainsi demandé au Conseil constitutionnel de trancher sur la “liberté vaccinale“.
Lire la suite

Des éoliennes à installer dans son jardin

Avoir sa propre éolienne pour produire sa propre électricité. C’est ce que propose un ingénieur qui a inventé un système plus petit d’éoliennes. Pas besoin de faire appel à un spécialiste ou de modifier son système électrique.

L’éolienne de 500 watts peut alimenter la climatisation ou d’un réfrigérateur. Une économie de 20% sur la facture électrique. Elle coûte 3.800 euros, et ouvre droit à un possible crédit d’impôts. Avant de l’acquérir, le site du fabricant permet de vérifier si l’endroit où l’on souhaite l’installer bénéficie d’assez de vent.

Nord : Le recyclage des bouteilles plastiques se développe

A Faches-Thumesnil, dans le Nord, un container permet de vider ses poubelles sur le parking d’un supermarché. Il permet surtout de récupérer les bouteilles plastiques et de les recycler. Six containers de ce type sont installés dans la région lilloise.

Il compacte et broie directement la bouteille sur place, et entame du coup le début de la chaine de recyclage. Ensuite, le tout est amené à Lesquin, où 14.000 tonnes de bouteilles sont recyclées chaque année. Elles sont lavées, décontaminées, chauffées et transformées en petites billes bleues, appelées PET recyclé, matière première de la bouteille plastique.

L’unité ouverte depuis 2010 n’est toujours pas rentable.Ensuite, ces petites billes repartent à Mérignies où elles entrent dans la chaîne de production de nouvelles bouteilles plastiques. 30% du recyclé se retrouve avec la matière vierge. Prochain objectif : s’approcher des 100%. Dans nos poubelles se trouve 46,08 kg de plastique par an et par habitant pour seulement 14% de recyclés.

Alphonse Daudet : Le secret de Maître Cornille

Le moulin de maître Cornille est le seul encore en activité depuis qu’une minoterie à vapeur s’est installée. Or, depuis longtemps, plus personne ne lui apporte de blé alors que les ailes du moulin continuent de tourner. On découvre que ce que le meunier fait passer pour des sacs de farine ne sont que des sacs de plâtre.

Les villageois décident alors d’apporter du blé au moulin. Maître Cornille pleura de joie en les voyant tous arriver ; il avait toujours cru qu’un jour les gens reviendraient chez lui moudre du blé, bien qu’il commençait progressivement à perdre espoir.

Durant toute la fin de la vie de Maître Cornille, les gens de la région continuèrent à lui amener régulièrement quelques sacs à moudre, mais quand le vieux meunier mourut, le dernier des moulins à vent s’éteignit avec lui.

Film de Marcel Pagnol d’après “Les Lettres de mon Moulin” d’Alphonse Daudet (nouvelle parue en 1869)

Emploi : Faut-il s’inspirer des Américains ?

Six ans et demi après la faillite de Lehman Brothers, le taux de chômage aux États-Unis est tombé à 5,5 % au mois de février, 295.000 postes ayant été créés. Un niveau que la Fed assimile au plein emploi. Les États-Unis réalisent-ils un tour de force au détriment de la sécurité de l’emploi ? L’Europe doit-elle s’inspirer des Américains ?

Russie : Oligarques, les nouveaux collectionneurs d’art

A l’heure actuelle, Moscou, capitale de la Russie, est la ville d’Europe qui compte le plus grand nombre de millionnaires et de milliardaires. La nouvelle mode pour ces oligarques russes, c’est d’investir leur immense fortune dans l’art.

Un moyen de se faire bien voir du Kremlin, de redorer leur image et de gommer les origines de leurs dollars, bien souvent acquis dans l’ombre du pouvoir depuis la fin de l’Union soviétique.

En suivant ces nouveaux amateurs, dont certains se prennent véritablement au jeu, ce documentaire donne une image inédite d’une Russie où coexistent l’art, l’argent facile et l’autoritarisme d’État.

Les fonds vautours en Afrique

Depuis des décennies, les Etats africains vivent ou plutôt survivent grâce aux prêts accordés soit par d’autres Etats, soit par les organisations internationales (Banque Mondiale, FMI, Club de Paris…). Dans la pratique, ces prêts sont largement accordés contre l’accès aux ressources naturelles (énergétiques, minières…) des pays ou en contrepartie de l’octroi de grands travaux (barrages, routes,…) aux entreprises des pays créanciers. La capacité de remboursement des Etats se base sur une gestion saine des Etats et un accroissement des PNB. Malheureusement, pour un certain nombre de ces Etats, ni l’un ni l’autre ne sont au rendez-vous. Les Etats ne sont plus en mesure d’honorer leurs échéances.

C’est alors que les agences de notation dégradent les notes accordées aux Etats. Certains de leurs créanciers préfèrent brader leur créance que d’attendre un hypothétique remboursement même partiel. Selon l’adage bien connu, le malheur des uns fait le bonheur des autres. Des fonds d’investissement voient dans ces Etats surendettés une opportunité et non un risque. Ces fonds d’investissement, aussi baptisés fonds vautours, rachètent à bas prix la dette des Etats africains en difficulté et au premier prétexte légal intentent une action en justice contre ces Etats pour récupérer le nominal de la dette et parfois même des intérêts en complément.

Lire la suite

Du fer à la finance : L’empire Wendel

La dynastie Wendel, fleuron de la sidérurgie française au XIXe siècle, a survécu à tous les bouleversements économiques depuis la première révolution industrielle. Avec la crise de la sidérurgie dans les années 1970, l’empire lorrain des Wendel est nationalisé. Ses dettes sont rachetées.

L’État français lui laisse ses participations financières dans quelques entreprises rentables. La dynastie confie alors son destin au baron Ernest-Antoine Seillière, qui transforme le groupe industriel en un empire financier.

Celui-ci transforme radicalement la stratégie familiale et modifie le groupe industriel en un empire financier. Dans le même temps, il prend la tête du Medef et participe ainsi à tous les niveaux au mouvement de financiarisation de l’économie française.

A travers la saga des Wendel, Patrick Benquet décortique parfaitement la mutation d’un capitalisme industriel volontiers paternaliste en un capitalisme sans foi ni loi, dont le seul dessein est d’enrichir grassement ses actionnaires.

Suisse : Stagiaires, les nouveaux esclaves

Des emplois déguisés en stages non payés, c’est la nouvelle réalité en Suisse. Connu à l’étranger, ce phénomène devient ici aussi un passage obligé avant un premier emploi.

Ainsi des jeunes universitaires qui ont terminé leurs études acceptent des stages non payés pendant un an ou deux, faute de trouver un premier emploi rémunéré. Mais comment font-ils à 28 ou 30 ans sans salaire ? Plongée dans le monde des nouveaux esclaves du travail.

Temps présent – RTS (26/02/2015)

États-Unis : La Fed sous le feu des critiques

La Réserve fédérale fait actuellement l’objet des plus vives attaques. Il est probable que les deux chambres du Congrès promulguent bientôt plusieurs lois consistant à soumettre la Banque centrale américaine à un « audit » de la part du Bureau de responsabilité gouvernementale des États-Unis. Une législation destinée à encadrer la fixation des taux d’intérêt de la Fed selon une formule prédéterminée est également envisagée.

Quiconque n’entreverrait pas ce feu imminent n’a qu’à songer à l’accueil récemment réservé à la présidente de la Fed Janet Yellen au Capitol Hill, qui a consisté pour les membres du Congrès à reprocher à Yellen d’avoir rencontré en privé le président et le Secrétaire du Trésor, ainsi qu’à l’accuser de s’être ingérée dans des questions étrangères à la politique monétaire.

D’autres encore, comme Richard Fisher, président sortant de la Fed de Dallas, l’ont invectivée autour du rôle particulier de la banque de la Réserve fédérale de New York. Aspect illustratif des lourdes responsabilités réglementaires de la Fed de New York, et lié à la proximité de celle-ci auprès du plus haut lieu de la finance mondiale, son président dispose d’un siège permanent au sein du Comité fédéral du marché ouvert, organe fixant le taux d’intérêt de référence de la Fed.

Les détracteurs de Yellen font valoir que cette situation reviendrait à privilégier Wall Street dans le fonctionnement du système de la Réserve fédérale. Enfin, certains s’opposent au fait que des banquiers dominent les conseils d’administration des banques régionales de la Réserve fédérale, faisant valoir que ceci reviendrait à charger les renards de surveiller le poulailler.

Lire la suite

Flamanville (76) : Travail dissimulé à l’EPR, Bouygues dans le viseur de la justice

La concurrence déloyale des travailleurs étrangers non déclarés revient au cœur des débats. Le procès en correctionnel de plusieurs entreprises, dans un dossier concernant 460 ouvriers polonais et roumains non déclarés sur le chantier de l’EPR de Flamanville s’est ouvert ce mardi 10 mars à Cherbourg.

Parmi les sociétés accusées de travail dissimulé, Bouygues Travaux publics. Entre 2008 et 2011, l’entreprise a eu recours à deux sociétés chypriote et roumaine, qui auraient fourni ces travailleurs.

Plusieurs millions d’euros auraient ainsi été détournés des caisses de la Sécurité sociale. Le préjudice est estimé entre trois et huit millions d’euros.

États-Unis : Jeunes filles à vendre, le cauchemar américain

Aux États-Unis, la prostitution forcée de jeunes filles mineures concerne plus de 300.000 adolescentes. Issues des quartiers défavorisés, la plupart des victimes sont kidnappées, droguées et violentées pendant plusieurs jours avant d’être contraintes de faire le trottoir.

La journaliste se rend à Eldorado Hills, dans la banlieue de Sacramento, pour recueillir le témoignage de Kaicie, 17 ans, qui a vécue cette terrible expérience avant d’être libérée par le FBI. Son histoire a ému tout le pays.

Depuis, le président Barack Obama a fait de la lutte contre le trafic sexuel de jeunes filles une priorité de son gouvernement. Grâce notamment à Internet, il génère chaque année quelque 32 milliards de dollars.

Zbigniew Brzezinski : « Ce que je vois en Europe m’inquiète »

Ancien conseiller à la sécurité nationale de Jimmy Carter (de 1977 à 1981), Zbigniew Brzezinski est l’un des dirigeants du Centre d’études stratégiques et internationales (CSIS), cercle de réflexion américain sur la politique étrangère. Il est notamment l’auteur du Vrai choix. Les États-Unis et le reste du monde (Odile ­Jacob, 2004).

Qui assure la sécurité de l’Europe ?

Personne en particulier : ce devrait être l’Union européenne, sur la base de principes stratégiques partagés et d’engagements stratégiques réciproques. Mais là est le problème puisque, manifestement, il y a des divergences.

C’est donc l’OTAN, et donc les États-Unis ?

Les États-Unis sont évidemment l’acteur le plus important de l’Alliance « atlantique ». Si les États-Unis ne sont pas impliqués, l’Alliance perd toute signification stratégique. Sans les États-Unis, l’OTAN ne peut être ni viable ni militairement crédible.

Lire la suite

Allemagne : L’Eglise traque les baptisés français pour leur faire payer l’impôt sur le culte

Un Français expatrié à Berlin s’est vu prélever sur sa feuille de paie, une somme de 550 euros en janvier dernier. Athée, mais baptisé en France, le jeune homme a découvert que cette somme correspondait à l’impôt d’Église, qu’il avait omis de payer l’an passé.

Qui sont les fraudeurs de la SNCF

Pas moins de 2,5 millions de procès-verbaux ont été dressés en 2014 par l’ensemble des contrôleurs du groupe SNCF dans les trains. Neuf amendes sur dix ne sont pas acquittées sur place lors de la constatation de la fraude.

La fraude est aussi installée sur le Web, avec des applications en temps réel qui indiquent la présence de contrôleurs dans les gares.

Nouvelle-Zélande : Des “écoterroristes” menacent d’empoisonner du lait pour bébé

La police néo-zélandaise a annoncé mardi 10 mars l’ouverture d’une enquête après l’envoi de lettres menaçant d’empoisonner le lait en poudre pour bébé. Comme l’explique le New Zealand Herald (en anglais), l’objectif est d’obtenir le retrait de la circulation d’un poison servant à contrôler les populations de certains animaux sauvages.

Le Premier ministre, John Key, a évoqué une menace “écoterroriste”, tout en estimant peu probable que celle-ci soit mise à exécution. “Il y a une possibilité que cette menace soit bidon, mais nous devons la prendre au sérieux et une enquête prioritaire est en cours”, a déclaré le chef adjoint de la police néo-zélandaise, Mike Clement.

D’après la police, des lettres anonymes de menaces accompagnées de paquets contenant du lait en poudre empoisonné ont été adressées en novembre à la coopérative néo-zélandaise Fonterra, premier exportateur mondial de lait, ainsi qu’à l’organisation professionnelle des agriculteurs, Federated Farmers of New Zealand. 

La Nouvelle-Zélande est le plus grand exportateur de produits laitiers, au premier
rang desquels le lait infantile.
Lire la suite

Castres (81) : La Maison positive

La Maison positive retrace une aventure pédagogique menée au Lycée professionnel du Sidobre à Castres, (Tarn, France) en 2010-2011 : la construction d’une maison à énergie positive par les lycéens eux-mêmes.

Ce projet éducatif et écologique, conduit par Jean-Michel Decuq, professeur de génie climatique au Lycée du Sidobre, se veut être une illustration des multiples actions pédagogiques menées dans les établissements scolaires conçues pour l’éducation au développement durable.

Au delà de la sensibilisation aux enjeux écologiques et aux techniques de l’habitat durable, le film montre comment ce projet d’éco-construction a réussi à fédérer l’ensemble de la communauté scolaire du lycée, dépassant ainsi les cloisonnements disciplinaires.

Un autre objectif du film d’Yves Ardourel, enseignant-chercheur à l’Institut Universitaire de Formation des Maîtres (IUFM Midi-Pyrénées) est de susciter la réflexion des enseignants et futurs enseignants sur les expériences et les dispositifs éducatifs.

Conseiller au développement durable: Frédérick Mathis (directeur de l’Association 3PA). Participants : Philippe Barboza, Jean-Michel Decabooter, Christine Guérineau, Antoine Parent, Luc Picard, Perrine Raynaud et les élèves du lycée du Sidobre.

La face cachée du sable bitumineux en 4 minutes

Alors que les scientifiques tirent sans relâche sur la sonnette d’alarme concernant l’environnement, les compagnies pétrolières, elles, ont des objectifs de rentabilité à tenir. C’est tristement le cas en Amérique du Nord, au Canada et au Québec où plusieurs projets d’exploitation des sables bitumineux se développent dangereusement. N’est-il pas temps d’abandonner un vieux modèle obsolète et dangereux pour notre survie au profit des énergies vertes ?

La technique la plus polluante

Dans l’histoire de l’exploitation pétrolière, la technique des sables bitumineux fait partie des premières méthodes de production de l’or noir. Elle sera vite abandonnée au profit des puits liquides qui offraient un pétrole brut directement. Mais avec la raréfaction du pétrole, il est à nouveau « de mode » d’exploiter ces sables pour en extraire son précieux liquide. Le souci, c’est que produire du pétrole à partir de sables bitumineux coûte très cher… en pétrole ! On estime en effet qu’il faut utiliser 1 baril de pétrole pour en produire 5.

Lire la suite

Jus, yaourts, biscuits, où sont passés les fruits ?

Sensibles aux arguments du Plan national nutrition santé – ou PNNS -, les Français mangent officiellement de plus en plus de fruits. Mais sur les onze millions de fruits consommés chaque année, 60% se trouvent dans les produits étiquetés «à base de fruits» : jus, yaourts, biscuits, compotes, surgelés.

Cette consommation de fruits «transformés» a augmenté de 40% depuis dix ans tandis que celle des fruits frais a baissé de 6%.

Quelle quantité de fruits se retrouve réellement dans ces produits ? Ont-ils les mêmes qualités nutritionnelles que les fruits frais ? Que reste-il de l’atout «santé» des fruits après leur transformation par l’industrie agro-alimentaire ? Comment les marques, le marketing et la pub ont-ils détourné le message du PNNS ? Car dans certains cas, manger des produits «à base de fruits» peut être contreproductif, voire dangereux.

Réalisé par Eric Wastiaux (Mars 2015)

Brésil : “Petrobras”, le scandale qui secoue le pays

Le Brésil est secoué par un scandale aux proportions inédites, qui touche à la fois des grands acteurs économiques et des personnalités appartenant à la coalition de centre gauche, avec laquelle gouverne la présidente Dilma Rousseff. La lutte contre la corruption est désormais en tête de l’agenda du géant sud-américain et d’autres pays de la région.

Le scandale Petrobras est une affaire de corruption politique, révélée en mars 2014, qui touche à la fois l’entreprise pétrolière contrôlée par l’Etat, Petrobras, et les géants brésiliens du BTP (bâtiment et travaux publics). Ces deux secteurs travaillent ensemble sur des grands chantiers d’infrastructure, notamment ceux liés aux nouvelles réserves en eaux profondes découvertes au large du Brésil méridional.

Les entreprises du BTP auraient formé un cartel pour se partager ces marchés et pour les surfacturer. En contrepartie, des pots-de-vin auraient été versés aux partis de la coalition gouvernementale de centre gauche, au pouvoir depuis la prise de fonction du président Luiz Inacio Lula da Silva (2003-2010).

Les malversations et dessous de table auraient pour principal objectif de financer des campagnes électorales, sans exclure que certains dirigeants d’entreprise ou hommes politiques se soient servis au passage.
Lire la suite

Jihad 2.0 : La guerre de la propagande

Internet et les réseaux sociaux sont devenus depuis 2012 le terrain favori des jihadistes. Vidéos de décapitation, propagande et recrutement, le groupe État islamique a réussi en seulement deux ans à dépasser Al-Qaïda en créant une machine de guerre médiatique, qui distille la terreur et parvient à convaincre des jeunes de tous les pays de rejoindre ses rangs.

Des journalistes ont enquêté sur ce phénomène en plein essor qui menace l’Occident. Comment cette propagande se construit-elle ? Quels sont les outils marketing utilisés, quelle en est la cible ? Et face à cette banalisation de l’apologie du terrorisme sur le web, comment pouvons-nous lutter, et y mettre fin ? Pendant quinze jours, une équipe s’est immergée dans la “jihadosphère”.

Reportage du magazine “Envoyé spécial” diffusé sur France 2 le 5 mars 2015

Les vertiges du transhumanisme

S’il fallait résumer la philosophie transhumaniste d’une idée, la plus extrême mais aussi la plus saisissante, ce serait celle-ci : un jour, l’homme ne sera plus un mammifère. Il se libérera de son corps, ne fera plus qu’un avec l’ordinateur et, grâce à l’intelligence artificielle, accédera à l’immortalité.

Science-fiction ? Pas si simple. Dans la Silicon Valley, l’idée de l’« homme augmenté » n’effraie personne. Pas plus que celle de longévité indéfinie. Cette enclave en dehors des contraintes temporelles a quitté depuis longtemps le XXsiècle, ses conventions de langage et de pensée. Ce qui paraît tabou ailleurs lui semble empreint d’un principe de précaution dépassé par les progrès exponentiels de la science. Elle invente des mots, comme « disruption », la faculté de perturber l’ordre établi, et peu se soucient que les mutations promettent de mettre sur la paille des industries entières. Sûre de sa « révolution », elle vit dans sa bulle – ou son nuage – numérique. « L’idéologie de la Silicon Valley, c’est celle de la toute-puissance », résume un investisseur étranger. Les seigneurs californiens « veulent être les maîtres du monde ». Mais il ne faut pas en déduire, ajoute-t-il, que « c’est forcément mauvais pour l’humanité ».

Lire la suite

Les romans envisagent très bien la possibilité d’une vie sans croissance

Parce qu’elle donne libre cours à l’imagination, la fiction constitue une ressource précieuse pour le débat sur l’incidence que pourrait avoir l’absence de croissance économique sur la démocratie.

Lors du prochain congrès de l’Association Française de Science Politique (AFSP) en juin à Aix-en-Provence aura lieu une «section thématique» intitulée «Démocratie sans croissance: théories, institutions et pratiques». Rares sont effectivement les occasions de réfléchir aux implications qu’une absence de «croissance économique» peut avoir sur la démocratie et son fonctionnement.

Question dérangeante ? De fait, elle n’apparaît posée que dans une littérature très réduite[1], et lorsque l’est, de manière souvent marginale. Que la «croissance» puisse ne pas revenir dans les pays industrialisés ou qu’elle puisse être considérée comme une lubie dépassée, voilà des idées qui défient encore majoritairement l’imagination… Mais pas forcément dans la fiction, qui permet de faire fonctionner ce type d’hypothèse et de tester comment une société peut malgré tout tenir.

Pour des raisons multiples, cette absence de «croissance» peut être subie ou souhaitée (ou alors la question finit par ne plus faire sens, sous l’effet d’une inattention ou d’un délaissement progressif et plus ou moins conscient). Évidemment, on peut prendre le sujet classiquement par la théorie politique (en étudiant par exemple des courants comme ceux de la décroissance, de l’écosocialisme, du convivialisme, etc.), mais il peut être intéressant de compléter en explorant d’autres voies.
Lire la suite

Argentine : Une mutation génétique rend des villageois andins résistants à l’arsenic

A San Antonio de los Cobres en Argentine, une petite ville à 4.000 mètres d’altitude dans les Andes, les habitants se sont adaptés génétiquement à la consommation de fortes doses d’un poison mortel: l’arsenic.

Une équipe de généticiens suédois a étudié l’ADN de 124 femmes de ce bourg, où les habitants consomment de l’eau courante avec des taux d’arsenic considérés comme extrêmement dangereux, rapporte NPR.

Leur étude, publiée dans la revue Molecular Biology and Evolution, montre qu’un quart des habitants avaient développé une mutation dans le gène qui assimile l’arsenic. 

«Ils métabolisent l’arsenic plus rapidement et le transforment en une substance moins toxique, notamment par rapport aux occidentaux», explique Karin Broberg, généticienne à l’institut Karolinska de Stockholm.
Lire la suite