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Grèce : 77 milliards d’euros de créances impayées dans le privé

La hausse des créances impayées est un phénomène qui frappe les économies du sud de l’Europe. Dans le secteur privé, en Italie, la dette des entreprises et des particuliers se montait à plus de 170 milliards d’euros en juillet 2014. Elle était de 140 milliards un an plus tôt.

Au Portugal, les impayés se montent à 18 milliards d’euros.
En Espagne la dette privée est de 185 milliards d’euros actuellement, soit 13% du total des crédits accordés.

En Grèce, “le profil type [du mauvais payeur], c’est tous les gens qui appartiennent à la classe moyenne, explique Eleni Charalabidou, consultante auprès des syndicats de salariés en Grèce. C’est à dire les gens qui ont perdu leur travail et les employés qui voient leurs revenus se réduire et qui ne peuvent plus rembourser. Et c’est un coup dur pour la classe moyenne grecque”.

Pourquoi les investisseurs se fichent de la guerre, de la terreur et du chaos

Le risque géopolitique actuel est quasiment nul. Quoique.

Au début de l’année, je suis intervenu sur le “risque géopolitique” durant une conférence d’investisseurs. J’ai rondement traité le sujet : la Russie, le Moyen-Orient, la Mer de Chine du Sud, l’Eurozone. Ensuite, j’ai pris un café avec un autre intervenant, un célèbre investisseur de fonds privés, et je lui ai demandé comment il évaluait le risque géopolitique.

Presque nul, répondit-il. Nous étudions les entreprises, le cash flow, les investissements eux-mêmes.

Comme l’homme qui s’exprimait ainsi est un milliardaire, qui a mis fin à la conversation en me proposant une place pour Madrid dans son jet privé, il serait idiot de ne pas prendre en considération son opinion. La plupart du temps, il est raisonnable de traiter l’actualité comme un simple bruit de fond, un peu plus important que la rubrique Sports.

Des événements qui sont des tragédies au niveau individuel sont sans importance pour les investisseurs. La guerre en cours en Syrie, qui a déjà coûté près de 200.000 vies, a lieu sur fond de marchés boursiers en plein boom.

L’absence de liens entre les marchés et la politique est particulièrement sinistre ces temps-ci. La semaine dernière, les colonnes des journaux étaient remplies d’articles sur la guerre en Ukraine, au Moyen-Orient, et sur une possible partition du Royaume-Uni : le FTSE a atteint son cours le plus élevé depuis 14 ans. La semaine précédente, le S&P 500 américain a franchi pour la première fois les 2.000 points.

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Fabrice Nicolino : « Face à l’industrie chimique, tout le monde est tétanisé »

90 millions de substances : tel est l’héritage, non définitif, que nous lègue l’industrie chimique depuis son inexorable essor, lors de la Première guerre mondiale. Parmi elles, combien de substances toxiques – DDT, phtalates, bisphénol A, cancérogènes et autres perturbateurs endocriniens… ? Pourquoi un tel silence, une telle absence de contrôle ?

Dans son livre « Un empoisonnement universel », le journaliste Fabrice Nicolino raconte l’histoire de cette industrie et comment elle a, impunément et littéralement, inondé nos vie de molécules.

Une situation dont nous prenons conscience seulement aujourd’hui en constatant ses terribles conséquences, de l’explosion des cancers à celle la maladie d’Alzheimer en passant par le diabète. Entretien.

Basta ! : Votre nouveau livre traite de l’impact sanitaire des substances chimiques, omniprésentes dans notre vie quotidienne. Il constitue à la fois une histoire de la chimie de synthèse et un véritable réquisitoire contre l’industrie chimique. Quelle est l’origine de ce projet ?

Fabrice Nicolino : [1] Cela fait très longtemps que je m’intéresse aux questions de contamination chimique. En 2007, j’ai notamment publié, avec François Veillerette, un livre intitulé Pesticides. Révélations sur un scandale français. Il y a une douzaine d’années, j’ai été profondément marqué par une étude publiée par une ONG américaine appelée EWG.

Ils avaient fait une expérience absolument incroyable, controversée à l’époque mais confirmée depuis: ayant testé des volontaires dans neuf États américains, résidant loin de toute usine chimique, ils avaient montré que tous sans exception avaient dans le sang des douzaines et des douzaines de molécules toxiques.

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La France dans le piège centrafricain

A l’heure où notre pays a décidé d’intervenir en Irak, il existe d’autres théâtres d’opérations militaires françaises qui ont disparu des écrans radars médiatiques. C’est le cas notamment de la Centrafrique. Le pays n’est toujours pas stabilisée, les actes de brigandage viennent s’ajouter aux affrontements communautaires. Quant aux forces armées de maintien de la paix — notamment les troupes françaises — elles sont accusées de tous les maux.

Le 16 septembre dernier, après des cérémonies en grande pompe, la Centrafrique s’est réveillée avec une nouvelle force de maintien de la paix dans ses rues. Les soldats de la force africaine ont échangé leurs casques vert olive pour de beaux casques bleus de la force onusienne. La Minusca, 7 600 hommes envoyés notamment par le Pakistan, le Maroc et l’Indonésie, a pour mission de protéger les civils, organiser le désarmement, appuyer la transition et soutenir l’acheminement de l’aide humanitaire. Celle-ci peut compter sur le soutien sur place du contingent dirigé par l’Union européenne de l’EUFOR-RCA (750 hommes) et par les 2 000 soldats français de l’opération Sangaris (à ce jour aucune date de retrait n’a été annoncée).

Plus de 10 000 hommes s’attellent donc désormais au maintien de la paix en République Centrafricaine. 

États-Unis : Nouvelle manifestation pour le climat à New York

Plusieurs centaines de personnes ont défilé, lundi 22 septembre, dans le quartier des affaires de New York, avant de bloquer la circulation aux abords de Wall Street. Elles entendaient ainsi attirer l’attention sur les dangers du changement climatique. Peu après la fermeture de la Bourse américaine, les manifestants ont essayé de déplacer les barrières métalliques installées pour les tenir à distance.

Les forces de l’ordre ont alors fait usage de gaz au poivre pour les en empêcher. Elles leur ont, par la suite, donné l’ordre de se disperser, mais quelques dizaines de manifestants ont refusé d’obtempérer et se sont assis sur place. Un par un, ils ont été menottés et emmenés. La police de New York et les organisateurs de la manifestation parlent tous deux d’une centaine d’arrestations.

Le rassemblement baptisé “Flood Wall Street” (“Inonder Wall Street” en Français) avait pour but de dénoncer le rôle du capitalisme financier dans les changements climatiques. La veille s’était déroulée la plus grande “marche pour le climat” jamais organisée dans le monde, qui a réuni 310.000 personnes à New York.

Cette opération coup de poing inspirée du mouvement Occupy Wall Street de 2011 entre dans le cadre de la Semaine pour le climat, organisée avant le sommet, mardi aux Nations unies, qui doit permettre de préparer la conférence climat de Paris prévue en 2015.

Chine : Les “hommes-cubes”

Liu vit dans 4 m2 : un placard sur un palier où cohabitent quatre locataires… Des dizaines de milliers de travailleurs pauvres vivent ainsi dans des conditions effroyables dans l’une des villes les plus riches d’Asie: Hong Kong !

Ces “cercueils” comme ils sont surnommés, sont la conséquence de la flambée des prix de l’immobilier.

États-Unis: des anciens d’Occupy Wall Street rachètent près de 4 millions de dollars de dette étudiante

Près de 3.000 Américains qui traînaient depuis des années le poids de leur dette étudiante ont eu la récente surprise de voir leur créance rachetée par des anciens d’Occupy Wall Street.

Le collectif “Strike Debt” a ainsi annoncé mercredi avoir remboursé l’équivalent de près de 4 millions de dollars de dette étudiante contractée par 2.761 personnes à travers les Etats-Unis auprès de l’université Everest College.

Le groupe, composé d’économistes militants, n’en est pas à son coup d’essai: en novembre 2013, il annonçait avoir racheté l’équivalent de 13,5 millions de dollars de dettes médicales contractées par plusieurs centaines de personnes auprès d’hôpitaux ou de cabinets médicaux.

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Les USA ont recruté des “indics” au sein des banques

De multiples enquêtes ont été ouvertes ces derniers mois sur les manipulations dont se seraient rendues coupables de grandes banques sur les marchés des changes et du Libor.

Les autorités américaines ont annoncé mercredi des prochaines poursuites pénales contre de grands banquiers après avoir réussi à retourner certains d’entre eux en “indics” dans le cadre d’enquêtes en cours sur les manipulations supposées de marchés.

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États-Unis : Des camps anti-zombies pour se préparer à l’apocalypse

Et vous, survivriez-vous à une invasion de zombies ? Plutôt que d’attendre une hypothétique catastrophe de ce genre, certains s’y préparent. Dans des camps d’entraînement, ils apprennent à maîtriser toutes les techniques pour survivre aux morts-vivants et s’adapter aux situations extrêmes. Le tout, dans la bonne humeur.

Ces dernières années, la mode des zombies a le vent en poupe, entre littérature, blockbuster et “zombie days ” ou encore “zombie pride”. Ces camps sont apparus dans la foulée, aux États-Unis, au Canada et au Royaume-Uni.

On y apprend les règles de base pour survivre en terrain hostile: comment tirer à l’arme à feu, se défendre avec un couteau ou encore faire démarrer une voiture en trafiquant les fils électriques (vous n’avez jamais remarqué que dans les films de zombies, les protagonistes ont souvent un mal fou à faire démarrer les voitures ?).

Notre Observateur a récemment participé, le temps d’une journée, au Zombie Survival Course dans le New Jersey.
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Ukraine: ces volontaires qui ravitaillent et équipent leur armée

Edward faisait partie de Autogromoda, une section d’Euromaidan en voitures, qui pendant Maidan s’occupait d’organiser des actions en dehors de la place Maidan, et aussi de ravitailler Maidan en vivres, en matériaux pour construire les barricades, ou en pneus et essence pour la défense de la place.

Avec le début de l’agression russe contre l’Ukraine, Edward et son organisation de volontaires ont commencé à aider l’armée ukrainienne en réunissant des fonds pour acheter des gilets pare-balles.

Son organisation fait partie d’un réseau spontané de volontaires qui sont apparus dans toute l’Ukraine pour soutenir leur armée. Portrait d’un réseau de volontaires, sans lesquels l’armée ukrainienne serait dans une bien plus mauvaise posture. 

Edward, dans un de ses gilets pare ballesEdward, dans un de ses gilets pare balles

L’inaction des services publics

” Ces réseaux de volontaires sont, en pratique, le vrai ministère de la défense ukrainien, car notre ministère ne fait rien pour nos soldats “.

Aussi étrange que cela puisse paraître, c’est la conviction de ces volontaires, et les faits tendent à renforcer leur vue. En effet, une grande partie du ravitaillement de l’armée est assurée par ces réseaux, soutenus par la société civile, sans intervention de l’état.

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Congo : Les enfants du diable

Dans l’Est du Congo, des centaines d’enfants travaillent dans les mines de diamants, où ils recherchent la pierre qui pourra les arracher à la misère. Beaucoup d’entre eux ont été rejetés par leurs parents, qui les accusent d’être possédés par des esprits malins, ils se retrouvent à la rue.

Autrefois, cela ne concernait que les enfants handicapés, prématurés ou albinos. Aujourd’hui, n’importe quel enfant peut être un «sorcier». Vivant dans le rejet et la peur des autres habitants, ils sont souvent opprimés, chassés, voir traqués. Pour survivre, la solution qui s’offre à eux réside dans la recherche de diamants.

Ces enfants risquent tous les jours leurs vies pour travailler dans les mines, généralement pour un salaire de misère. Un documentaire qui met en lumière la misère de ces enfants exploités, premières victimes de ce marché illégal qui détruit peu à peu cette région.

Les deux graphiques les plus effrayants du monde n’ont pas grand chose à voir avec l’économie

L’actualité est riche en désastres et conflits : la progression de l’État islamique, le conflit en Ukraine, le chômage sans solution, la dette publique, le virus Ebola, la vulnérabilité de notre vie privée …

Peter Sellers dans “Docteur Folamour” film de Stanley Kubrick

Toutes ces calamités nous font oublier tous les progrès que nous avons accomplis sur les dernières décennies:

Des maladies graves qui décimaient encore des populations entières sans distinction de classe il y a cent ans ont été éradiquées, nous pouvons voler d’Amsterdam à Los Angeles en 11 heures, nous sommes capables d’envoyer des satellites dans l’espace lointain et la mondialisation a permis de sortir de l’extrême pauvreté un nombre toujours croissant de personnes. Depuis la fin des années 40 du siècle dernier, le nombre annuel de décès liés aux guerres a chuté de plus de 90%… Les générations des baby-boomers et de leurs enfants vivent dans une ère de prospérité totalement inédite dans l’histoire.

Tout cela montre qu’avec assez d’intelligence, de volonté politique et de persévérance, la race humaine peut surmonter la plupart des défis qui se posent à elle. Mais que se passera-t-il si nous perdons ces qualités ?

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Nourrir à tout prix

Serons-nous capables de nourrir les 9 milliards d’individus qui peupleront la planète en 2050 ? Du Niger à l’Inde en passant par les États-Unis, un état des lieux scrupuleux des nouvelles logiques à l’œuvre dans l’aide alimentaire, et une étude des options qui se dessinent pour l’avenir du monde agricole.

Réalisé par Yves Billy et Sylvain Roumette

La dépense publique, cet amortisseur si français

Le fait d’amortir la crise permet en revanche de maintenir la paix sociale.

Les chiffres sont éloquents et François Hollande les a confirmés lors de sa conférence de presse jeudi: avec un déficit budgétaire attendu de 4,4% de son PIB en 2014, et de 4,3% pour 2015, la France est loin d’avoir rectifié le tir en termes de dépenses publiques, comme l’exige le pacte de compétitivité, ou «pacte euro-plus» signé en mars 2011 par les pays membres de la zone euro.

Après avoir, dès 2012, demandé à Bruxelles un premier report jusqu’en 2015 pour atteindre les fameux 3% requis, Paris parle maintenant de 2017. Motifs: la trop faible inflation qui pèse sur les rentrées fiscales, la stagnation de l’activité économique avec 0,4% de croissance, et la nécessité réaffirmée d’une politique d’investissement, en particulier dans le numérique.

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Comment l’agriculture urbaine est en train de réussir son pari improbable de devenir rentable

Atlantico : L’agriculture urbaine est-elle un phénomène nouveau et en croissance ?

Christine Aubry : C’est une agriculture située dans la ville ou dans sa périphérie mais en lien fonctionnel fort avec la ville, notamment à travers ses produits. En suivant, cette définition, il existe déjà des types d’agriculture urbaine, qui sont rentables et fonctionnent sur des business models tout à fait classiques.

Il s’agit, en particulier dans nos pays industrialisés, de tous les phénomènes de maraîchages péri-urbains, en particulier en circuit court. Aujourd’hui, une bonne partie des villes françaises ont d’ailleurs peu ou prou ce qui ressemble à une ceinture verte maraichère. Et ce phénomène, qui existe depuis plusieurs décennies, est en croissance et se diversifie.

Toutes les formes d’agriculture urbaine sont-elles commercialement rentables ?
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