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#Bringbackoursnack ou la colère des élèves américains contre le manger sain

Depuis la rentrée scolaire, les établissements publics américains ont banni sodas et chips de leurs distributeurs pour y proposer des barres céréales et de l’eau. De nombreux élèves s’insurgent sur Twitter sous le hashtag #Bringbackoursnack.

La rentrée scolaire a manifestement été indigeste pour de nombreux élèves américains. Ces dernières semaines, ils ont découvert avec dépit que les distributeurs automatiques avaient troqué leurs habituels sodas, barres chocolatées ou autres paquets de chips pour des barres céréales, des yaourts et des bouteilles d’eau.

Autant dire que c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase pour des adolescents déjà confrontés à une révolution diététique de leurs plateaux repas. Depuis 2011, les cantines ont réduit le taux de sel, de sucre et de graisse dans les plats et introduit plus de fruits et légumes dans leur menu.

Révoltés, les jeunes amoureux de la junkfood déversent leur colère sur Twitter sous le hashtag #BringBackOurSnacks (rendez-nous nos snacks), en référence à la campagne #BringBackOurGirls concernant l’enlèvement de 200 lycéennes nigérianes par le groupe islamiste armé Boko Haram en avril dernier.

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Quels sont les enseignements de la Grande Dépression pour la zone euro

Par Simon-Wren Lewis

Il est plus facile de considérer les problèmes de la zone euro en considérant tout d’abord la zone euro dans son ensemble et en observant ensuite les différents pays. Dans les deux cas, la zone euro est en train de faire exactement les mêmes erreurs que celles qui ont été commises lors de la Grande Dépression des années vingt et des années trente.

La zone euro subit actuellement un manque chronique de demande agrégée. L’OCDE estime un écart de production (output gap) de presque -3,5 % en 2013. La banque centrale ne peut ou ne désire en faire beaucoup pour accroître la demande, donc la relance budgétaire apparaît nécessaire. C’est la première leçon de la Grande Dépression qui est ignorée. Mais au lieu d’avoir une relance budgétaire, le Pacte de Stabilité et de Croissance (PSC) nous impose d’embrasser l’austérité.

Dans la zone euro, nous avons un problème provoqué par une Allemagne cherchant à vendre moins cher que les autres pays-membres sur la période 2000-2007. Je ne suis pas en train de suggérer que ce fut une politique délibérée, mais les conséquences ne furent pas saisies par les gouvernements des autres pays-membres à cette époque.

Une certaine correction a été à l’œuvre en 2007, mais elle fut inachevée. Or, quelle est la seconde leçon de la Grande Dépression et de l’étalon-or ? Chercher à corriger via la déflation et la réduction des salaires s’avère non seulement difficile, mais aussi inutilement douloureux.
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La crise de l’Etat Islamique et les affrontements entre la Russie et l’Ukraine

Au sommaire : Débat autour des actualités internationales : la crise de l’Etat Islamique et la visite de François Hollande en Irak, avec Frédéric Encel, professeur de relations internationales à l’ESG Management School et à Science Po Paris, auteur de “Géopolitique du Printemps arabe” et Vladimir Fédorovski, écrivain, auteur de “Poutine, l’itinéraire secret”.

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BFM – Good Morning Week-end – 13/09/14

Russie : Poutine compte sur DSK pour réformer l’économie du pays (Audio)

Vladimir Poutine compte aujourd’hui sur l’expertise de Dominique Strauss-Kahn pour réformer l’économie russe et atténuer l’effet des sanctions internationales.

C’est le résultat d’un long processus. Après l’affaire du Sofitel, DSK se refait d’abord une santé financière en intervenant dans de nombreuses conférences, dont certaines sont rémunérées jusqu’à 150.000 euros de l’heure.

Puis il s’associe à un homme d’affaire, Thierry Leyne, et prend la tête d’une banque d’affaire luxembourgeoise baptisée LSK. Ensemble, ils vont créer la première banque d’investissement du Soudan du Sud. Là-bas, Dominique Strauss-Kahn comprend vite que son image n’a pas été entamée par les “affaires”.

Adoubé par le Kremlin

Il va donc commencer à user de son influence. En 2013, il est nommé conseiller du gouvernement serbe. Puis il prend place au conseil de surveillance d’une banque russe qui dépend du géant pétrolier Rosneft, placé aujourd’hui sur la liste noire des sanctions européennes.

Pour Christopher Dembick, économiste chez Saxo Bank, cela signifie que DSK est adoubé par le Kremlin : Ce n’est pas public, il ne s’affiche pas avec Vladimir Poutine, mais on ne peut pas avoir de siège dans un conseil de surveillance d’une grande entreprise sans l’aval du Kremlin. [...]

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L’écologie chrétienne n’est pas ce que vous croyez

Soutenu surtout par la blogosphère de droite (Liberté politique) et d’ultra-droite (le Salon beige, membre du groupe commercial d’e-médias 4 Vérités), le livre de S. de Larminat « L’écologie chrétienne n’est pas ce que vous croyez » est l’œuvre d’un lobbyiste de l’agro-alimentaire. Il émane ainsi d’un milieu sociologique assez particulier, dont il exprime l’état d’esprit.

Giotto : “Saint François prêchant aux oiseaux”

Ce livre se présente sous l’apparence d’une riposte à un soi-disant danger mortel : « l’écologisme », hérésie censée menacer le catholicisme dans son existence même. Mais on découvre, à la lecture, que cette « enquête » ne repose sur aucun fait. Elle fabrique elle-même, à travers un fatras de digressions pseudo-érudites et d’arguments biscornus, l’objet (épouvantail) qu’elle veut dénoncer. On découvre aussi qu’elle récuse toute idée de responsabilité de l’homme envers l’environnement, et toute mise en cause du modèle économique actuel. On devine que le vrai but de l’auteur est de dissuader le lecteur catholique de prêter attention aux avertissements du Magistère sur certains problèmes cruciaux.

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Carpates : Le territoire des ours

Trois-cents kilos de muscles et des griffes de 10 cm de long… Dans les Carpates, les ours sont partout. A la périphérie de la ville de Brasov, 275.000 habitants, ils seraient plus de 6.000 spécimens.

On les croise jusque dans les rues où ils viennent fouiller les poubelles. Parfois ils s’attaquent à l’homme. Reportage sur l’invasion de ces plantigrades en Roumanie et ses conséquences.

Légumes d’antan, retour gagnant

Crosne, panais, pâtisson, rutabaga : ces légumes aux noms curieux, longtemps laissés à l’abandon, sont de retour sur les étals de nos maraîchers, mais aussi dans la grande distribution. Tombés en désuétude peu après la Seconde Guerre mondiale au profit d’une agriculture intensive, leurs noms sont associés à des périodes de malheur ou de disette.

Pourtant, ces légumes ont désormais le vent en poupe. Ce succès ne traduit-il pas un réel besoin d’un retour à l’authentique ? Ces racines rustiques aux formes bizarres incarnent apportent une certaine diversité dans les assiettes. Les chefs étoilés sont à l’origine de cet engouement et aujourd’hui, après les marchés, la grande distribution suit la tendance.

Réalisé par Frédéric Jacovlev (2012)

Deutsche Bank : “Seule une bulle peut maintenir le système financier actuel”

Jim Reid et son équipe de la Deutsche Bank ont mené une étude de long terme sur les rendements de différentes classes d’actifs sur les marchés financiers, et ils concluent que sur les deux dernières décennies, les marchés financiers ont, d’une certaine manière, entretenu des bulles, parce qu’ils en avaient besoin.

“Bulletin météo”

« Sur la dernière paire de décennies, l’économie mondiale a vogué de bulle en bulle avec des excès qui n’ont jamais eu la possibilité de s’atténuer. Au lieu de cela, des réponses politiques agressives les ont encouragés à produire de nouvelles bulles. Ceci a contribué à faire du système financier moderne tel que nous le connaissons un sujet d’inquiétude permanente ».

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Extinction de 1.300 espèces d’oiseaux dans l’indifférence générale

Le manque de nourriture et les pesticides sont en partie responsables de la disparition des oiseaux. Entretien avec Luc Semal dont les recherches portent principalement sur la théorie politique verte (green political theory), l’écologie politique (décroissance, transition, développement durable), la sociologie des mobilisations environnementales, les politiques de biodiversité et les sciences de la conservation.

Atlantico: Depuis plusieurs années, les rapports sur la disparition des oiseaux se multiplient (lire un exemple ici). Sont-ils trop alarmistes, ou au contraire devrions-nous les prendre plus au sérieux ?

Luc Semal: Ces rapports rendent compte d’un phénomène objectivement observable, à savoir une baisse préoccupante des effectifs de nombreuses espèces d’oiseaux, dans de nombreuses parties du monde.
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Thaïlande : Une décharge géante à ciel ouvert pollue Bangkok

Poubelle la vie en Thaïlande. La décharge de Praeksa, une ville située à 20 km de Bangkok, est une véritable bombe à retardement. Le site est géré par un groupe de BTP, qui a creusé une fosse de 50 m de profondeur et qui propose aux camions de décharger leurs stocks d’ordures contre de l’argent. Résultats : six millions de tonnes de déchets s’y sont accumulés. 

Depuis l’année dernière, des incendies se déclenchent régulièrement à cause de la chaleur et des émanations de gaz. Chaque fois, ils plongent tout le secteur dans une épaisse fumée toxique.

“En Thaïlande, la croissance industrielle s’étend aux zones agricoles et résidentielles. Les gens qui vivent avec ce problème n’ont pas voix au chapitre. Et ceux qui restent sont les plus pauvres. Ils ne peuvent pas déménager”, explique Nicha Rakpanichmanee de l’ONG Ecological Alert and Recovery Thailand (Earth).

La junte militaire, arrivée au pouvoir après un coup d’État en mai, a annoncé que la gestion des ordures fait partie de ses priorités.

Élevage intensif : Attention danger

L’élevage intensif, hors pâturage, se développe chez les bovins. Cette méthode est devenue la norme à travers le monde comme avec les vaches laitières. Aux États-Unis, les fermes peuvent concentrer plus de 30.000 bêtes loin des prairies dans des espaces confinés.

Le résultat: du lait bon marché produit en masse. Mais les conséquences sont parfois désastreuses entre la maltraitance animale, la pollution de l’air ou des nappes phréatiques.

Enquête sur ces «fermes usines» aux États-Unis et en France. La réalisatrice, Frédérique Mergey, a suivi pour l’occasion le combat entre les promoteurs de la première initiative de ce genre, le projet de la ferme des 1000 vaches, développé près d’Abbeville dans la Somme, et ses opposants.

États-Unis : Detroit, la ville résiliente

Un peu plus d’un an après avoir déclaré faillite, la capitale de l’automobile est de retour en cour fédérale pour défendre son plan de restructuration. Même si elle réussit à faire approuver sa feuille de route, la ville aura une rude côte à remonter. Sur le terrain, toutefois, la revitalisation est bel et bien amorcée.

La partie n’est pas gagnée. L’administrateur Kevyn Orr a beau avoir obtenu l’appui des syndicats et des régimes de retraite municipaux, des assureurs obligataires s’opposent farouchement à son plan. Ils continuent à exiger que la fabuleuse collection du Detroit Institute of Arts (DIA) soit mise à contribution pour réduire leurs pertes.

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Épidémies : la menace invisible

Après le SRAS et la grippe H5N1, les experts, unanimes, s’interrogent : à quel moment une nouvelle épidémie va-t-elle frapper ? La question se fait de plus en plus pressante à l’heure où de nouveaux virus émergent à une vitesse sans précédent.

Aujourd’hui, c’est le virus Ebola qui fait des ravages. Présent en Afrique de l’Ouest, son évolution est suivie de très près par les organisations sanitaires internationales. De nombreux virus originaires du monde animal pourront demain être responsables de nouvelles pandémies en cas de transmission à l’homme. De quelle nature est cette menace invisible ? Mais surtout, comment la combattre ?

Réalisé par Anne Poiret et Raphaël Hitier (France, 2014)

Quand les entreprises des pays émergents deviennent prédatrices

Les entreprises issues des pays émergents à même de challenger les multinationales des pays développés sont de plus en plus nombreuses, selon le rapport « New Global Challengers » réalisé par Boston Consulting Group.

En 2006, l’indien Mittal s’emparait d’Arcelor, le géant européen de l’acier. En 2008, c’est un autre indien, le groupe Tata qui s’offrait Jaguar, l’un des joyaux de la couronne britannique dans l’industrie automobile. En février, le chinois Dongfeng entrait dans le capital de PSA. Et ce n’est pas fini.

Selon le rapport « New Global Challengers » réalisé par Boston Consulting Group (BCG), qui dresse la liste des 100 entreprises - les global challengers - issues des pays émergents à même de challenger les multinationales des pays développés, la menace que les premières font peser sur les secondes est de plus en plus forte.

Des proies devenues prédatrices
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Plus de la moitié des Français guettés par la pauvreté

5,60 euros, c’est ce qui reste chaque jour pour vivre, après avoir payé loyer et autres charges, à des milliers de personnes aidées par le Secours populaire, qui juge dans une étude rendue publique jeudi que “la pauvreté s’étend et s’enracine“.

Malheureusement, la pauvreté et l’exclusion continuent de gagner du terrain, mais on peut lutter et développer une nouvelle résistance“, a insisté le président du Secours populaire Julien Lauprêtre, lors d’une conférence de presse.

À partir de données recueillies auprès de 161 572 ménages (sur les 619 700 familles aidées par l’association en 2013), le Secours populaire souligne qu’”une part croissante de la population en est réduite à survivre”.

Parmi ces personnes, une petite moitié (46,7 %) a donné des informations sur ses ressources (salaire, RSA, prestations familiales, aides au logement, etc.) : 30 % d’entre elles disposent de ressources inférieures à 750 euros, pour 43 % elles sont comprises entre 750 et 1.250 euros et pour 20 %, elles s’échelonnent entre 1.250 et 1.750 euros.
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Attali : « Nous sommes dans des sociétés suicidaires »

Jacques Attali, économiste et président du groupe Planet Finance, lance un manifeste de l’économie positive et organise un forum à ce sujet au Havre du 24 au 26 septembre. Cet événement qui rassemblera décideurs, ONG, chefs d’entreprises et citoyens engagés a pour but de replacer le long terme au cœur de la réflexion et de l’action dans nos sociétés.

Nous sommes dans des sociétés suicidaires qui creusent leurs tombes en permanence“, déplore cet ancien conseiller de François Mitterrand, assurant que les politiques économiques menées actuellement ne construisent pas l’avenir.

La “préférence pour le présent est tyrannique et suicidaire“, dit Attali. Il appelle les démocraties à “devenir positives et à intégrer le long-terme“.

Trop pauvres, ils renoncent à se soigner

5,60 euros, c’est ce qui reste chaque jour pour vivre, après avoir payé loyer et autres charges, à des milliers de personnes aidées par le Secours populaire, selon une étude rendue publique jeudi 11 septembre. Rencontre avec des précaires qui peinent à payer certains soins de santé.

Au moins 17% des personnes interrogées ont déjà renoncé au moins une fois à voir un spécialiste et 9% ont déjà retardé la consultation. Quant à l’achat de prothèses, 19% ont renoncé et 13% ont retardé.

Exaspération dans les centres d’impôts au moment de payer le 3ème tiers

Étranglés par leurs difficultés financières, des Français sont agacés par  l’affaire Thévenoud, ce député qui ne payait pas ses impôts.

“Je fais comment, je mange les pieds de table ?”, s’insurge un chauffeur routier qui ajoute : “A l’Élysée, ils ne mangent pas les pieds de table ! Faut que ça cesse.” Un autre homme ne comprend pas : “C’est scandaleux, nous on paye, tout le monde paye, eux ils ne payent pas. Il y a des privilégiés”.