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Benoît Heilbrunn : « Comment sommes-nous manipulés par le marketing ? »

Entretien avec Benoît Heilbrunn, Professeur de marketing à l’École supérieure de commerce de Paris (ESCP Europe).

« Pour créer le désir, il faut créer des symboles liés à des styles de vie qui vont avec les produits. »

(Merci à K)

Dimanche à la ferme

Toute sa vie, Jean-Philippe Varin s’est intéressé aux animaux sauvages et à leur comportement. Dans ce documentaire, ce sont les animaux de nos fermes qui, pour une fois, retiennent son attention. Un voyage étonnant à la rencontre de chevaux Percherons, vaches Camarguaises et de toute la basse-cour.

RTS – 21/12/2014

Et si la déflation était une bonne nouvelle ?

Charles Wyplosz est professeur d’économie internationale à l’Institut de hautes études internationales et du développement (IHEID) à Genève et directeur du Centre international d’études monétaires et bancaires. Ses principaux domaines de recherche sont les crises financières, l’intégration monétaire européenne, les politiques monétaires et budgétaires ainsi que l’intégration monétaire régionale. Il intervient fréquemment comme expert auprès d’organisations internationales.

Alors que l’Insee révèle que les prix à la consommation ont baissé de 0,2% en novembre, Charles Wyplosz explique pourquoi la déflation, loin d’être une mauvaise nouvelle, pourrait permettre d’augmenter le pouvoir d’achat des Français.

À voir la BCE se tordre les mains de désespoir et les commentateurs prédire le pire, on ne se pose plus la question: la déflation est le pire des dangers qui nous menacent. Peut-être, mais peut-être pas.

La déflation a mauvaise réputation parce qu’elle est la conséquence de longues périodes de récession ou de non-croissance. Lorsque le chômage augmente goutte à goutte de manière inexorable, les salaires cessent d’augmenter. La consommation stagne, ou baisse. Face à un marché atone, les entreprises réduisent leurs dépenses d’équipements, n’embauchent plus ou même débauchent, ce qui renforce le climat récessionniste et, encouragées par des coûts du travail en déclin, commencent à casser les prix. Les prix des matières premières suivent la même logique. La spirale déflationniste se met en place. Un réflexe pavlovien nous amène à associer déflation et récession.

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Volez, volez petits capitaux

Les paradis fiscaux sont d’une grande utilité pour que différentes compagnies ne cessent d’engranger des bénéfices. En revanche, la population mondiale en paie le prix puisque ces impôts ne peuvent retourner en services à la société et notamment venir en aide à la dette.

Par exemple, dans les pays en voie de développement, ce sont pas moins de 160 milliards d’Euros qui évitent l’imposition annuellement. De plus en plus, les paradis fiscaux semblent causer un sérieux problème dans différentes régions du monde, surtout lorsque les dirigeants en place imposent des mesures d’austérité aux « petits » (indépendants, citoyens, petites entreprises,..) pour retrouver l’équilibre budgétaire.

Pourquoi ne pas simplement aller chercher l’argent là où est ?

“Disco Soupe” : Une lutte conviviale contre le gaspillage alimentaire

La Disco Soupe est un mouvement bénévole crée en mars 2012 par des étudiants parisiens inspirés du concept Allemand « Schnippel Disko ». Lassés d’entendre des discours moralisant les consommateurs en matière de choix sans donner de perspectives de changements pratiques, le mouvement veut proposer des évènements conviviaux et ponctuels qui ont pour but de sensibiliser, sans sermonner, les citoyens à la lutte contre le gaspillage alimentaire.

Une disco soupe (ou disco salade, disco smoothie…) consiste, en compagnie d’autres bénévoles et équipé d’économes et de couteaux, à éplucher, couper et mijoter des plats avec pour ingrédients des fruits et des légumes invendus.

L’esprit « open source » de ce mouvement offre à chacun la possibilité d’organiser sa propre Disco Soupe, à condition que celle-ci respecte les « Discommandements ».

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Synchronicités : ces heureuses coïncidences qui nous connectent à notre intuition

On a tous vécu un jour de ces coïncidences qui « tombent vraiment bien » et que le psychiatre suisse Carl Gustav Jung appelle des « synchronicités ».  Etre réceptifs à ces événements hasardeux, liés par le sens et non par la cause, nous permet d’affiner notre intuition.

Mystérieuses heureuses coïncidences… Elles se manifestent juste au bon moment, nous permettant « comme par magie » de débloquer une situation ou d’accéder à nos désirs. C’est l’histoire d’untel, qui, dans un journal laissé dans un bus, tombe pile sur l’annonce du logement idéal,  ou d’un autre qui rencontre sur un chemin pris au hasard LA personne qu’il fallait pour faire avancer son projet, ou encore celle d’un dernier, qui, en plein questionnement intérieur rentre dans une librairie et tombe, dans un livre ouvert machinalement, exactement sur l’information dont il avait besoin pour avancer.

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Sortir de la dette par la croissance : impossible

Janet Yellen a fait les gros titres il y a quelques jours. Elle a dit qu’elle se montrerait patiente au sujet de la “normalisation” des taux d’intérêt.

Les investisseurs n’ont pas su quoi en penser. La moitié s’est dit que ce serait bon pour les actions — faisant grimper les cours. L’autre moitié en a déduit que cela signifiait une hausse des taux anticipée — et s’est débarrassée des obligations.

Les investisseurs attribuent à Mme Yellen bien trop de crédit. Va-t-elle augmenter les taux à Pâques… ou à la Trinité ? Elle ne le sait probablement pas elle-même. Elle lit les journaux tout comme nous, et se demande comment elle va pouvoir s’en sortir. Elle se regarde dans le miroir le matin et reste le souffle coupé par la manière dont les gens la surestiment.


Elle sait… du moins avant de se maquiller… que toute cette histoire n’est rien que cosmétiques et fausse comptabilité. Simplement, elle ne veut pas être la présidente de la Fed qui l’admettra… celle qui fera finalement éclater la bulle et provoquera une dépression…

En attendant, les nouvelles de ces derniers jours ont été dominées par une chose improbable et une chose inévitable. Les États-Unis lâchent enfin du lest. Après un demi-siècle, il était temps que les États-Unis abandonnent leur rancune durable envers le régime de Castro. A la lumière de l’histoire, il ne semble pas si épouvantable. Après tout, beaucoup de films ont été tournés qui comptaient un personnage à la Fidel; jamais, pourtant, il n’a menacé de faire exploser des cinémas.
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États-Unis : Un an dans la vie d’une forêt

David G. Haskell, 45 ans, biologiste américain, a choisi de prendre un biais original pour faire avancer la connaissance de la biologie évolutive. Il a pendant une année, jour après jour, étudié l’évolution d’une forêt des Appalaches en focalisant son attention sur un unique mètre carré de verdure.

Et c’est à partir de ce microcosme qu’il va percer des mystères qui dépassent de beaucoup ce qu’on peut attendre d’une observation d’un espace aussi circonscrit. Au fil de quarante-cinq petits essais qui suivent le rythme des saisons et les subdivisent, on le voit allongé à même le sol, scruter à la loupe sa parcelle, sans jamais la toucher ni l’écraser ni la gratter.

De janvier à décembre, il y a scruté à la loupe le monde animal et végétal. Dans une atmosphère de recueillement digne du Walden de Thoreau, il décrit l’infinie ingéniosité des lois qui gouvernent le vivant, et interroge ni plus ni moins la place de l’homme en son cœur.

Et méthodiquement, patiemment, ausculter les salamandres, les escargots, les insectes, les champignons, les mousses, les bactéries, les papillons, les fourmis de feu, les guêpes, les lucioles, les tritons, les sauterelles… décrire le vent, la lumière, les pierres, les fleurs, un tremblement de terre, une tempête, une pluie diluvienne, le passage d’un vautour, d’un cerf ou d’un coyote.
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Athènes : afflux à la mairie pour la distribution de repas de Noël

Ils sont chaque année de plus en plus nombreux à faire la queue pour avoir un repas de Noël gratuit, selon la mairie d’Athènes. Des hommes et des femmes, sans domicile fixe ou se débattant dans la pauvreté ont fait patiemment la queue ce jeudi. La municipalité a indiqué avoir distribué 800 repas, soit 200 de plus que l’an dernier.


“Ce sont les décisions de chacun des gouvernements qui nous ont conduits ici, déplore un sexagénaire. Pendant six ans, j’ai reçu une pension d’invalidité, mais ils ont fait des changements et ça a été coupé. C’est comme ça que je suis tombé dans la pauvreté absolue.”

États-Unis : Dégoûté par le système, un fermier ouvre les portes de son élevage industriel

Vue par plus d’1 million d’américains en quelques jours, c’est l’histoire de Craig Watts, un fermier industriel qui va faire ce qu’aucun autre n’a fait avant lui: ouvrir les portes de son usine et montrer sa réalité.

(NB : si les sous-titres ne se lancent pas automatiquement, cliquer sur le bouton “Sous-titres” en bas à droite)

Le cas de Craig Watts démontre que les exploitants agricoles ne sont pas forcément des monstres sans foi ni loi qui abusent des animaux. Beaucoup se sont simplement laissés entraîner par la machine infernale de la productivité à coup d’investissements qui engendrent de nouvelles infrastructures et de nouveaux investissements.

Puis ils se réveillent un matin en ayant remplacé leur ferme par une machine aseptisée à produire de la viande. « Il y a beaucoup de failles dans ce système. Le consommateur est trompé ! L’éleveur est mené en bateau. »

Après 22 ans à élever des poulets toujours plus vite pour une des plus grosses firmes du pays, il a voulu témoigner. Pour lui, on ne vous montre pas tout dans la publicité. Par soucis d’honnêteté, il veut rétablir la vérité. Il risque « gros » pour ce qu’il fait, notamment des ruptures de contrat. Il faut savoir que des enquêtes en caméra cachée furent sanctionnées aux États-Unis. Il est donc très périlleux de s’attaquer à l’industrie de l’élevage.
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L’agriculture biologique, plus productive qu’on ne le pense

En dépit de ses vertus en matière de respect de l’environnement et de préservation de la biodiversité, l’agriculture biologique est souvent reléguée au rang d’alternative marginale, définitivement incapable de nourrir les plus de neuf milliards d’humains que comptera la planète en 2050, dont un quart sur le continent africain.

Il est vrai que, fin 2011, elle n’occupait que 37,2 millions d’hectares dans le monde, soit seulement 0,9 % de la surface agricole totale, même si, entre 2000 et 2010, son emprise territoriale a été multipliée par 2,4. Mais ses détracteurs lui reprochent surtout ses piètres rendements, comparés à ceux de l’agriculture conventionnelle.

Or, une « méta-étude » américaine, publiée, mardi 9 décembre, dans les Proceedings of the Royal Society (l’équivalent britannique de l’Académie des sciences française), redore quelque peu le blason de ce mode de culture qui proscrit les intrants chimiques, engrais, pesticides et autres produits phytosanitaires. Elle conclut que le déficit de productivité des méthodes biologiques par rapport à l’agriculture intensive, ou industrielle, est moins important que ne l’affirmaient de précédents travaux. Et, surtout, qu’il est possible de réduire cet écart.

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À la recherche du Hobbit (4/5) : L’or perdu du Rhin

Dans cet épisode, John Howe, illustrateur et directeur artistique des deux trilogies de Peter Jackson, nous fait découvrir les châteaux de la vallée du Rhin et les nombreuses légendes qui leur sont attachées, comme celle de Siegfried, qui a pu inspirer Tolkien dans l’élaboration de son œuvre.

Réalisé par Olivier Simonnet (Arte 21/12/2014)

Arabie Saoudite : Même à 20 dollars le baril de pétrole, l’Opep n’empêchera pas la dégringolade

Même si le prix du baril a baissé de 50 % depuis le mois de juin et avoisine actuellement les 60 dollars, le cartel des pays pétroliers tient bon. Quoi qu’il arrive, le brut coulera à flots, prévient le ministre du Pétrole saoudien. Voici de quoi donner des sueurs froides au secteur mondial de l’énergie : quoi qu’il arrive, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) continuera à pomper autant de brut, et laissera donc la chute des cours se poursuivre.

Avec une franchise inhabituelle“, le ministre du Pétrole saoudien, Ali Al-Naimi, leader de fait de l’Opep, affiche aujourd’hui sa volonté de défendre ses parts de marché “à tout prix“, constate le Financial Times.

Nous entrons dans une période effrayante pour le marché pétrolier“, commente un analyste interrogé par le quotidien britannique. “Pendant plusieurs années, nous allons être confrontés à une forte volatilité des prix. Pratiquement tout va en être affecté.

Quel que soit le prix, il n’est pas dans l’intérêt des membres de l’Opep de réduire leur production (…). Qu’il descende à 20, 40, 50 ou 60 dollars, peu importe“, déclare ainsi le ministre, dans un entretien publié par la revue spécialisée Middle East Economic Survey.
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États-Unis : Noël XXL à New-York

Tous les mois de décembre, New-York se transforme en un feu d’artifice rouge et or. Avec 5 millions de touristes, chaque année durant cette période, la ville est l’une des premières destinations au monde.

Trois milliards d’euros y sont dépensés rien qu’en shopping. Du sapin monumental du Rockefeller Center aux décorations kitch du quartier de Brooklyn en passant par les magasins de la 5ème Avenue…

Exclusivité Fortune : Qu’achèterait Jésus ? (VOSTFR)

Les magasins américains pourraient contenir toutes les populations d’Amérique du Nord, d’Amérique du Sud et d’Europe réunies. Pour la première fois depuis la Grande Dépression, le taux d’épargne des ménages est négatif et 60% de la population a un emprunt à long terme en cours sur sa carte de crédit. Les Américains consacrent désormais moins d’une heure par semaine à la religion ou à la spiritualité, et plus de cinq heures par semaine à faire des courses !

On compte plus d’un million de faillites personnelles supplémentaires par an, surtout après les fêtes, malgré cela les Américains vont recevoir 4 milliards d’offres de nouvelles cartes et vont dépenser plus de 100 milliards de dollars en cadeaux de Noël.

15 millions d’Américains seraient cliniquement accros aux courses. Pour certains, c’est devenu hors de contrôle, une église qui dénonce ces achats a décidé de faire une tournée ‘Shopocalypse‘. Chassez le démon hors des caisses !

Le père Billy Talen, accompagné par sa chorale du ‘Stop Shopping’, sillonne les États-Unis pour dénoncer la commercialisation de Noël, la globalisation et les effets économiques et culturels qui en résultent. Le documentaire a été tourné un peu avant le Noël de 2005.

Documentaire de Morgan Spurlock réalisé par Rob VanAlkemade (États-Unis – 2007) (Vidéo originale)

*Le titre What would Jesus buy ? est tiré de la formule What would Jesus do ? (“Que ferait Jésus?”), que l’on retrouve souvent abrégée sous la forme WWJD, popularisée chez certaines églises évangéliques aux États-Unis dans les années 1990.

[Traduction libre et sous-titrage réalisé par Fortune. Reproduction autorisée sous réserve de nous citer en source]

Méridien Zéro : « Approches d’une géopolitique des mafias » (Audio)

Le vendredi 19 décembre 2014, Méridien Zéro vous propose une très longue émission en deux parties. La première portera sur les mafias et organisation criminelles à l’ombre de la mondialisation, avec Maurice Gendre, monsieur K. et monsieur PGL.

Sans prétention exhaustive ou même “savante”, l’émission permettra d’envisager certains aspects d’un phénomène qui, mieux que d’autres, manifeste bien le caractère néfaste du libéralisme et de la globalisation.

En deuxième partie, vous pourrez écouter deux entretiens enregistrés le 7 décembre dernier, avec Gabriele Adinolfi et Georges Feltin-Tracol. Nos deux invités évoqueront leur actualité éditoriale ainsi qu’un projet de structure trans-européenne, les Lansquenets d’Europe.

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Cinéma : Joyeux Noël

Lorsque la guerre surgit au creux de l’été 1914, elle surprend et emporte dans son tourbillon des millions d’hommes. Nikolaus Sprink, prodigieux ténor à l’opéra de Berlin, va devoir renoncer à sa belle carrière et surtout à celle qu’il aime : Anna Sörensen, soprane et partenaire de chant.

Le prêtre anglican Palmer s’est porté volontaire pour suivre Jonathan, son jeune aide à l’église. Ils quittent leur Écosse, l’un comme soldat, l’autre comme brancardier.

Le lieutenant Audebert a dû laisser sa femme enceinte et alitée pour aller combattre l’ennemi. Mais depuis, les Allemands occupent la petite ville du Nord où la jeune épouse a probablement accouché à présent.

Et puis arrive Noël, avec sa neige et son cortège de cadeaux des familles et des États majors. Mais la surprise ne viendra pas des colis généreux qui jonchent les tranchées françaises, écossaises et allemandes…

Les secret de la table de Noël [Rediff.]

Huîtres, foie gras, champagne: autant de produits de luxe qui se retrouvent fréquemment sur les tables de Noël. Réputés raffinés, naturels et haut de gamme, ils se sont démocratisés ces dernières années au point d’être devenus accessibles à la plupart des consommateurs. Mais à quel prix?

Comment expliquer qu’on puisse aujourd’hui déguster des huîtres toute l’année, même en été, sans qu’elles soient laiteuses? Comment les fabricants de foie gras sont-ils parvenus à rendre populaire ce produit rare et artisanal? Le champagne est-il toujours le breuvage d’exception qu’on imagine, ou sa production industrielle s’est-elle accompagnée d’une baisse de la qualité?

Souvenirs de Noël d’antan

Le groupe Histoire locale du Comités des Sages vous propose une plongée dans les souvenirs de Noël de quelques anciens de Saint-Jean de Braye. Emotions au pied du sapin…

Chantal, 61 ans : Depuis toujours, le Père Noël est attendu près de la cheminée.

Je suis née en 1950 dans un petit village de Beauce, à 14 km de Chartres. Mes deux grands-pères étaient de l’autre siècle (1897 et 1899) et tous deux, journaliers dans les fermes. Pépère Henri y était d’ailleurs employé comme petit marmiton depuis l’âge de 10 ans. Papa travaillait la terre, lui aussi. Chaque année, le Père Noël m’apportait un cadeau (valise à tricot, trousse de couture, dînette, tableau et boîte de craies,…) et quelques friandises ; chez nous, ni messe de minuit, ni réveillon, mais le jour de Noël, c’est maman qui préparait le repas de fête. Dans la matinée, Pépère attelait « Pompon » à la carriole et s’en allait à Santeuil, à huit kilomètres de chez nous, chercher tante Yvonne et sa famille à la gare ; ils venaient de Dourdan par le train. Tout l’après-midi, « Pompon » attendait sagement sur le trottoir, attaché à la boucle scellée dans le mur en pierre de la maison pendant que nous faisions honneur à la traditionnelle dinde aux marrons et à la bûche pâtissière maison. Dans la soirée, « Pompon » repartait au trot en direction de la gare, nos hôtes chaudement emmitouflés, les genoux recouverts de couvertures usagées, mais tous heureux d’avoir fêté Noël en famille.

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A quoi servent les cadeaux ?

Avant les fêtes de fin d’année, c’est la course pour trouver le bon cadeau. Qu’est-ce qui nous pousse à succomber à cette frénésie d’achats ? X:enius est bien décidé à interroger les racines culturelles et psychologiques de cette tendance.

25 décembre 1914 : « Un jour de Noël étrange et unique »

Il y a cent ans tout rond, les soldats de tous bords s’apprêtaient à passer dans les tranchées le premier Noël de la “Der des Der“. Et le temps d’une nuit, quelques combattants aménagèrent une sorte de pause informelle dans les combats - les fameuses “trêves” de Noël 14.

Photo prise le 26 décembre, elle montre des soldats allemands du 134e régiment de Saxons et des soldats anglais du Royal Warwickshire Regiment.

Il serait évidemment faux d’écrire que la ligne de front fut le temps d’une nuit de décembre un havre de paix, de fraternité et d’humanisme. On tua à Noël comme on tuait depuis quatre mois.

Il reste qu’ici ou là, de façon isolée et spontanée, quelques soldats cherchèrent bel et bien à tenir la guerre en respect. Retour sur ces heures suspendues au milieu de l’immense tuerie qui ne faisait que commencer.

Le froid, la boue et l’hiver sur le front immobile
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Noël : Dernier rush

C’est la dernière ligne droite avant le sapin, l’un des week-ends les plus fréquentés de l’année. Les week-ends de décembre, jusqu’à 200.000 personnes viennent faire leurs achats de Noël, à Parly 2, dans les Yvelines, l’un des plus grands centres commerciaux de France.

Coca-Cola pourrait supprimer 2.000 emplois dans le monde

Les bulles de Coca-Cola ne font plus rêver. Selon le Wall Street Journal, la compagnie américaine pourrait supprimer dans les semaines à venir, jusqu’à 2.000 emplois dans le monde. Au troisième trimestre, le groupe a vu ses bénéfices net chuter de 14%.

Coutumes, Traditions : Repas du réveillon de Noël, repas gras succédant à la messe de minuit

La Messe de minuit était ordinairement précédée d’un repas maigre (en Provence, on le nommait le gros souper) ; elle était suivie d’un repas gras qu’on était convenu d’appeler, dans toutes les provinces de France, le réveillon.

Ce repas avait sa raison d’être par suite du jeûne de la veille, de la privation de sommeil, de la longueur des offices de la nuit, qui souvent duraient plusieurs heures – la grand’messe de minuit était précédée des trois Nocturnes des Matines et suivie des Laudes – et aussi des fatigues d’une longue route parcourue pour venir à l’église. Telle a été l’origine du réveillon.

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États-Unis : Noël en sons et lumières

Les habitants d’un quartier californien ont eu l’idée de synchroniser leurs éclairages avec des musiques de Noël. Le résultat est un spectacle époustouflant, filmé pour l’occasion depuis un drone.

Jeff Maxey a filmé à l’aide d’un drone son quartier de la ville de Yucaipa (Californie) où l’éclairage de Noël d’un groupe entier de maisons est synchronisé avec des musiques comme « Wizards in Winter » du Trans-Siberian Orchestra, « All I Want for Christmas Is You » de Mariah Carey ou encore « Blue Christmas » interprétée par Harry Connick Jr.


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Nice : Un pizzaïolo joue les pères Noël auprès des SDF

Un joli geste en ce 24 décembre. A Nice, Léo Mallo, pizzaïolo offre 200 pizzas aux SDF de la ville. Pour cela, toute une équipe solidaire met la main à la patte. La bonne action ne s’arrête pas en cuisine car ensuite il faut livrer les pizzas et les fruits.

Belgique : Le RES, monnaie complémentaire à l’euro

À Louvain, les commerçants proposent un moyen de paiement alternatif, une monnaie complémentaire à l’euro. Depuis 1996, ce nouveau moyen de paiement a fait ses preuves. Chez les commerçants, un RES est égal à un euro. Le client peut recharger sa carte en achetant 110 RES pour 100 euros, tout le monde y trouve son intérêt.

Le RES possède un autre avantage. Les clients peuvent obtenir des prêts en RES à 0%. Au dessus de son magasin, le même commerçant a créé des appartements destinés à la location. Un projet immobilier de plus de deux millions d’euros. Pour convaincre les banques classiques de le suivre, il a mis en avant le premier crédit obtenu en RES avec lequel il paie une partie des travaux.

Il n’est pas le seul intéressé, en Belgique 5000 commerçants indépendants ont sauté le pas. En 2014, plus de 30 millions en RES ont été échangés. “C’est un système qui a beaucoup de possibilités dans le futur” renchérit son créateur, Walther Smets.

À la recherche du Hobbit (3/5) : Sur les traces du roi Arthur

John Howe, l’illustrateur et directeur artistique de la saga de Peter Jackson, retrouve Nicolas Mezzalira au château de Tintagel en Cornouailles. Sur la piste du roi Arthur, des chevaliers de la Table ronde et du Graal, il découvre les liens troublants entre l’histoire et la légende, qui ont aussi inspiré Le seigneur des anneaux.

Réalisé par Olivier Simonnet (Arte 14/12/2014)

Noël : La beauté dans la vie (Rediff.)

Par Dominique Venner

C’est aujourd’hui Noël (l’autre nom du Solstice d’hiver). Associée au sapin toujours vert, Noël a toujours été célébrée dans le pays d’Europe depuis des temps immémoriaux comme la grande fête présageant le renouveau de la Nature et de la vie après la dormition de l’hiver. On ne peut s’empêcher de penser que l’Europe, elle aussi, sortira un jour de son actuelle dormition, même si cela est plus long que dans le cycle de la Nature.

Noël est la fête des enfants. C’est aussi une fête où la beauté a toute sa place. N’est-ce pas l’occasion de réfléchir sur cette notion vitale, l’une des trois composantes de la « triade homérique » : « la Nature comme socle, l’excellence comme but, la beauté comme horizon » ?

Plutôt qu’une dissertation sur la beauté, j’ai envie d’offrir à ceux et celles qui me lisent quelques conseils pratiques, sans oublier cependant une réflexion a méditer : l’esthétique fonde l’éthique (le bien est défini par ce qui est beau) tout comme l’éthique fonde l’esthétique (le bien est inséparable du beau).

Cultivez la beauté (sens esthétique) pour vous-même et pour vos proches. La beauté n’est pas affaire d’argent et de consommation. Elle réside en tout, principalement dans les petits détails de la vie.
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“La femme grosse est le dernier tabou de l’économie capitaliste”

L, XL, XXL, triple XL,… des tailles qui correspondent à la corpulence de certains acheteurs mais qui font horreur à certaines marques. La mode a d’ailleurs tendance à vouloir faire disparaître les personnes à forte corpulence de leurs rayons, ou en tout cas à bien les cacher.

C’est parce qu’elles sont vouées à des logiques de rentabilité et face à la réalité du marché qu’elles développent de grandes tailles. Comment fonctionne le marketing de la mode XL ? Les réponses avec le spécialiste Benoît Heilbrunn.


Mode : “La femme grosse est le dernier tabou de… par lemondefr

Italie : Les banques tentent de réduire l’impact de la crise russe

L’exposition globale du secteur au marché russe atteint 29 milliards de dollars. Il va devoir faire face à l’impact de la crise du rouble.

Outre l’impact négatif « automatique » du récent déclassement de la note souveraine italienne (à BBB-) par Standard & Poor’s, les banques de la Péninsule doivent faire face désormais à l’impact de la crise du rouble.

Avec un total d’exposition de 29 milliards de dollars, les banques italiennes, UniCredit et Intesa Sanpaolo en tête, sont les deuxièmes plus exposées dans le monde, derrière les banques françaises (50,6 milliards de dollars), mais loin devant leurs concurrentes américaines (23,7 milliards de dollars), allemandes (21,5 milliards) ou japonaises (19 milliards).

Particulièrement concerné : le numéro un bancaire italien UniCredit, propriétaire de Zao Bank, la neuvième banque russe, dont il a hérité dans la foulée de son rachat de l’allemand HVB (et de sa filiale Bank Austria) en 2005.
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Le pouvoir Total

Christophe de Margerie tutoyait les plus grands et négociait les contrats directement au sommet du pouvoir. Enquête dans les coulisses d’une entreprise aussi puissante qu’un pays.

En investissant dans la plus grande centrale solaire du monde, en Californie, Total tente de se forger une image de pionnier des énergies renouvelables, respectueux de l’environnement.

Chine : Le “made in China” devient une référence high-tech

On les a longtemps accusées de copier plutôt que d’innover. Mais la réputation des entreprises asiatiques est en train de changer. L‘évolution saute aux yeux en Chine. Avec plus de 500 millions d’utilisateurs, l’Empire du milieu est le premier marché mondial de l’Internet.

Le pays abrite parmi les plus grandes sociétés de technologie au monde, et les voilà parées à se lancer à la conquête de l’ouest.

Les « hedge funds » impatients d’en finir avec l’assouplissement quantitatif

Critiques à l’égard de la politique de la Réserve fédérale, les fonds ont pourtant largement profité de ses largesses.

Image extraite de l’album d’Hergé : “Les aventures de Tintin” – “L’ILE NOIRE”

L’assouplissement quantitatif ou « QE » fait progresser les performances des actifs de manière uniforme, d’après une logique binaire, selon que le fameux interrupteur des risques (« risk on/risk off ») est allumé ou non. Tous les marchés montent indifféremment quand il est enclenché, et inversement. Dans le cadre de ses opérations de soutien, quand la Fed achetait des obligations d’Etat, ce sont notamment les « hedge funds » qui les lui vendaient, d’après une étude (1) Avec cet argent, les fonds ont acheté des obligations d’entreprises ou municipales, des prêts… En clair, c’est la Fed qui a financé la prise de risque des fonds alternatifs pour la bonne cause…

Pourtant les fonds alternatifs sont loin de lui être reconnaissants, comme en témoigne la levée de boucliers qui n’a cessé d’accompagner ses différentes opérations de soutien. Les « hedge funds » reprochent à la Fed d’avoir annihilé la volatilité des marchés. Ils n’ont d’ailleurs cessé de parier sur son déclin jusqu’à aujourd’hui, le signe qu’ils voient enfin poindre la fin de la politique non conventionnelle de l’institution. De quoi, espèrent-ils, retrouver les « marchés d’antan », plus volatils et moins corrélés entre eux que durant la mainmise de la Fed sur la liquidité mondiale.

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