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Faut-il faire le deuil du pic pétrolier ? (Audio)

En raison du développement exponentiel de l’exploitation du pétrole de schiste par facturation hydraulique sur leur territoire, les États-Unis se dirigent vers l’indépendance énergétique à l’horizon 2020. L’extraction du gaz de schiste à l’aide de la même technologie a déjà causé l’effondrement de son prix dans ce pays.

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Débat entre deux spécialistes du secteur pétrolier et un économiste autour de la question: la théorie du pic pétrolier est-elle encore valide, et comment le “renouveau” du pétrole abondant s’inscrit-il en regard du changement climatique.

Cependant, plusieurs caractéristiques du pétrole de schiste rendent les prévisions de production incertaines: les puits exploités par fracturation produisent beaucoup la première année, puis les quantités extraites diminuent rapidement. Cela oblige les compagnies à ouvrir sans cesse de nouveaux puits pour maintenir le niveau de production.

La fracturation utilise beaucoup d’eau et de sable, éléments dont la disponibilité peut poser problème à terme. Les très nombreux produits chimiques utilisés pour fracturer la roche mère rendent les déchets produits hautement problématiques. Enfin, tant qu’une fracturation n’a pas été effectuée, il est impossible de déterminer à l’avance le potentiel d’un forage.

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Les compagnies pétrolières et la pollution du Delta du Niger

Découvert en 1956, le pétrole représente aujourd’hui 95% des recettes d’exportation et 80% du revenu du Nigeria. Le pays est ainsi devenu le 6e exportateur mondial (et le 5e fournisseur des Etats-Unis), avec un revenu de plus de 34 milliards d’euro en 2006. Pourtant, l’or noir n’a pas fait le bonheur de tous, loin de là. La population nigériane, dont près de 70% vit sous le seuil de pauvreté, l’emploi local est faible et les ressources autrefois importantes, comme le pêche ou la chasse, sont désormais impossibles avec l’augmentation des constructions pour la production de pétrole et la hausse du trafic de camions et de bateaux de transport. En outre, l’industrie pétrolière a engendré de nombreuses pollutions qui font du delta du Niger l’un des lieux les plus pollués de la planète.

Être sans avoir

Comment peut-on vivre heureux aujourd’hui ? Comment peut-on vivre pauvre et heureux aujourd’hui ? A 57 ans, Jean-Paul n’a qu’un seul regret, c’est d’avoir travaillé 2 ans dans sa vie, « 2 ans de trop, depuis je n’y suis jamais retourné » !

Ce qui sonne comme une provocation n’est pas une ode à la paresse mais plutôt la profession de foi d’un homme qui pratique « sa décroissance » depuis 35 ans.

Le mode de vie autarcique choisi par Jean-Paul a néanmoins un coût que la plupart d’entre nous ne pourrait supporter: celui de cultiver 600 mètres carrés de potager, celui d’être un cueilleur, un glaneur, un menuisier, un boulanger, un mécanicien, un maçon, quand six mois d’hiver vous déposent parfois deux mètres de neige devant la porte.

Des milliers de milliards de microplastiques emprisonnés dans l’Arctique

«Nous avons réussi à polluer la planète entière. Il n’y a plus aucun endroit préservé.» C’est l’amer constat que dresse auprès de l’agence Bloomberg Rachel Obbard, chercheure à l’université de Darmouth (Etats-Unis), après avoir analysé la concentration de microplastiques en Arctique.

Dans une étude à lire dans Earth’s Future, elle et son équipe décrivent l’abondance de ces minuscules bouts de plastiques, au diamètre généralement pas plus gros que cinq millimètres, dans les glaces du Pôle Nord.

Souvent décrite comme une zone préservée de toute pollution, l’Arctique compte en réalité des milliards et des milliards de ces composants plastiques qui sont facilement «emprisonnés dans la glace quand l’eau gèle», explique Bloomberg, du fait de leur légéreté qui leur permet de flotter à la surface des océans.

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Les ridicules marges qu’engrangent les compagnies aériennes

Elles ne gagnent en moyenne que 6 dollars par passager.

En 100 ans d’existence, l’aviation commerciale a révolutionné la planète, contribuant au développement économique des pays mais les compagnies, réunies à Doha, peinent à être rentables.

Depuis le premier vol en Floride le 1er janvier 1914, “l’aviation a transformé le monde de manière incommensurable, pour le meilleur“, a estimé lundi 2 juin Tony Tyler, directeur général de l’Association internationale du transport aérien (IATA).

Cet organisme, qui regroupe 242 compagnies représentant plus de 84% du trafic mondial, tient son assemblée générale à Doha jusqu’à mardi.

Cette année, 3,3 milliards de personnes voyageront en avion, 52 millions de tonnes de fret seront transportés dans les soutes des aéronefs. Et, chaque jour, 100.000 vols sont opérés dans le monde, a expliqué le dirigeant à cette occasion.

58 millions d’emplois

L’aviation génère en outre plus de 58 millions d’emplois. “Notre performance financière n’est pourtant pas pour le moment à la hauteur de la valeur que nous créons“, a déploré Tony Tyler.

Il a d’ailleurs revu en baisse ses prévisions de bénéfices pour 2014, tablant désormais sur 18 milliards de dollars contre 18,7 milliards en mars.

Certes, le transport aérien engrangera plus de profits qu’en 2013 (10,6 milliards de bénéfices) et les aura presque triplés depuis 2012 (6,1 milliards) et “cela semble impressionnant“, a relevé le responsable.

Mais la rude réalité économique est que sur un chiffre d’affaires de 746 milliards de dollars, nous aurons une marge nette moyenne de seulement 2,4%“, a-t-il insisté. “Ce sont moins de 6 dollars par passager“.

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Espagne : Les effets de taxes judiciaires trop élevées

L’Espagne est particulièrement touchée par la crise. Les banques saisissent à tour de bras. Les particuliers ne savent plus à quel saint se vouer, surtout que la Justice est hors de prix, et donc hors de portée.

Recouvreur en frac
Madrid : « Recouvreur en frac » sonnant à la porte d’un mauvais payeur.

La crise passe sur toute l’Europe et frappe plus durement certains pays que d’autres. L’Espagne, comme la Grèce ou le Portugal, doit faire face à une situation particulièrement compliquée. Et pour renflouer ses caisses, le gouvernement a créé de nouvelles taxes.

En novembre 2012, Madrid a instauré une taxe dont devait s’acquitter tout citoyen, ou entreprise, pour pouvoir ester en justice. Cette taxe s’est révélée si élevée que les protestations ont été unanimes. En février 2013, le gouvernement a revu sa copie, mais n’a, en réalité, agi qu’à la marge. Saisir la justice reste très (trop) onéreux.

Moins de divorces et moins de mariages

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Inde : Le Monde singulier des Irular

À la découverte des Irular, un peuple animiste du sud-est de l’Inde, qui vit en marge du système des castes et dépositaires d’un savoir médical ancestral. Ce documentaire nous plonge dans la grande fête de l’adimasan, une frénésie de danses, de fleurs et de transes rarement filmée.

Vivant en marge du système des castes et dépositaires d’un savoir médical ancestral, les Irular ont été longtemps persécutés par les autorités indiennes. Chassés des forêts où ils vivaient à l’origine, ils sont parvenus malgré tout à maintenir vivaces leurs traditions. Leurs guérisseurs continuent de soigner par les herbes et les épices morsures de serpents, maladies et grossesses difficiles. Animiste, ce peuple vénère les esprits de la forêt.

Sanjivy entretient ainsi une relation privilégiée avec la déesse-mère Kannyiammal qui s’exprime par sa bouche lorsque la jeune femme entre en transe. À travers son portrait et celui de plusieurs autres Irular, ce documentaire nous fait découvrir ce peuple premier de l’État du Tamiil Nadu.

(Merci à Tilak)

Les tomates voient rouge

Pourquoi les tomates n’ont-elles plus de goût? Enquête dans les champs, les serres, les marchés et les laboratoires.

L’histoire de la tomate concentre toutes les problématiques de notre alimentation: démocratisation de la consommation, industrialisation de l’agriculture, recherche fondamentale en génétique, brevetage du vivant et débat à l’OMC autour de l’ouverture des marchés nationaux. Elle est à l’image des succès et des échecs, des dangers et des espoirs de l’ensemble de la filière agroalimentaire.

Cherchant à comprendre pourquoi les tomates n’ont plus de goût, Andréa Bergala a mené l’enquête en France, en Espagne et en Russie, rencontrant agriculteurs, industriels, scientifiques et chefs cuisiniers.

L’extraction des eaux souterraines peut engendrer des séismes : cas de la Californie

L’ampleur des activités humaines est telle que nous modifions notre climat, l’ensemble des écosystèmes mais aussi le relief terrestre et pas seulement via l’aménagement du territoire mais indirectement à cause de l’extraction de plus en plus intense des eaux souterraines.

A ce sujet, le professeur Pascal Audet du Département des sciences de la Terre et une équipe de chercheurs dirigée par le professeur Colin Amos de l’Université Western Washington viennent de publier une nouvelle étude dans la revue scientifique Nature. Celle-ci trace un lien direct entre l’extraction des eaux souterraines et le soulèvement de la chaîne Côtière[1] et de la Sierra Nevada en Californie (Etats-Unis), ce qui risque de faire augmenter le nombre de petites secousses sismiques le long de la faille de San Andreas, non loin de là.

L’étude s’est penchée sur la vallée californienne de San Joaquin où l’extraction de l’eau est telle que l’aquifère ne parvient plus à se régénérer. Le pompage, l’irrigation et l’évapotranspiration dans cette zone pendant 150 ans a entraîné la perte de 160 km3 d’eau souterraine. Résultat : le fond de vallée s’est affaissé rapidement et le terrain aux alentours s’est soulevé de 1 à 3 mm par an, notamment au sud de la vallée.

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Produire bio, un business comme les autres ? (Docu)

En Europe, les produits bio génèrent 21 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Un succès qui s’est accompagné d’une forte industrialisation des modes de production. Quant aux idéaux du commerce équitable, ils sont battus en brèche par ceux qui rémunèrent la main-d’œuvre à vil prix. Enquête sur un business qui n’est pas exempt de pratiques scandaleuses.

Réalisé par Christian Jentzsch (Allemagne 2014)

Quand le CAC 40 plie discrètement bagage

Les patrons de grandes entreprises françaises sont toujours plus nombreux à partir vivre à l’étranger. Un mouvement qui signale un glissement progressif du centre de gravité des multinationales françaises vers l’étranger, selon une enquête du quotidien Le Monde.

Loin des yeux, loin du cœur ? Le patron de la deuxième plus forte capitalisation du CAC 40 n’habite plus en France. Selon nos informations, Chris Viehbacher, le directeur général de Sanofi, a déménagé près de Boston, aux Etats-Unis. «Cette décision est avant tout familiale et personnelle, et Chris Viehbacher s’est engagé à ce qu’elle n’ait aucune conséquence sur le fonctionnement de l’entreprise», assure le groupe. En fait, le départ du patron germano-canadien, qui a pris la tête de Sanofi en 2008, suit le basculement du centre de gravité du groupe de la France vers les Etats-Unis.

Sanofi n’est pas un cas isolé. Chez Danone ou Air Liquide, Essilor ou Kering, de plus en plus de dirigeants du CAC 40, surtout des numéros deux ou trois, vivent désormais en dehors de l’Hexagone, un mouvement qui signale un glissement progressif du centre de gravité des multinationales françaises vers l’étranger. «La direction des groupes est de plus en plus éclatée géographiquement. La fiscalité n’est jamais la seule motivation, mais il est clair que les décisions fiscales des gouvernements ont accéléré cette décentralisation», témoigne un chasseur de têtes.

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La tomate cœur de bœuf, une supercherie qu’il faut dénoncer

Ce n’est pas, fort heureusement, un nouveau scandale sanitaire. Mais, presque aussi grave, une gigantesque supercherie qui risque de longtemps prolonger la défiance des consommateurs envers ce qu’on leur donne à manger.

Cela fait une quinzaine d’années maintenant que la tomate, deuxième produit le plus consommé du rayon primeurs, derrière la pomme de terre, est devenue l’enjeu d’une bataille commerciale acharnée. Jamais on n’a vu sur le marché des fruits et légumes un produit aussi “marketé”.

Il faut bien dire qu’il y avait là, tous les ingrédients pour retourner le marché: une forte demande des consommateurs et donc des enjeux financiers considérables, une non moins forte insatisfaction de ces consommateurs qui regrettent tous le goût des tomates d’antan, la pression de la grande distribution qui réalise entre 6 et 10% de ses ventes de primeurs avec la tomate et enfin, l’absence jusque-là de stratégie marketing élaborée. Il se consomme aujourd’hui plus de 14 kg de tomates par an et par habitant en France. Ce marché pèse 1,3 milliard d’euros.

Dans les années 2000, la grande distribution a senti que ses clients étaient en train de se lasser des tomates en vrac, sans odeur, sans saveur, cultivées hors sol, qui étaient alors sur le marché. Il faut bien reconnaître que le comportement des consommateurs est paradoxal.

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Chili : 500 millions de dettes d’étudiants partent en fumée

Francisco Tapia, aussi appelé “Papas Fritas”, a brûlé l’équivalent de 500 millions de dollars de dettes d’étudiants chiliens, à l’université del mar. 

Le militant chilien déclare avoir ainsi libéré les étudiants de leurs dettes en brûlant les documents officiels de paiement. Son action a aussi pour but de mettre en lumière le problème de la dette étudiante qui plombe la nation entière.

Son acte de défiance fait sourire les étudiants libérés de leurs dettes, mais moins les universités qui vont avoir du mal à récupérer ce qu’elles ont perdues, un des seuls moyens serait de poursuivre un par un chaque étudiant afin d’être remboursé…

Des émeutes au Chili ont lieu régulièrement ces derniers mois, ces dernières années; il y a deux mois à peine des dizaines de milliers d’étudiants marchaient dans les rues de la capital, Santiago, appelant à la réalisation des promesses non-tenues. Au mois de mai dernier, des émeutes ont éclaté dans les rues de Santiago, entre les manifestants et les forces de l’ordre…

The Independent

Belgique : L’autonomie alimentaire

Produire et manger du local, des produits de saison dans une filière bio, oui c’est possible! Charlotte, Yann, Sandrine et Bernard nous font partager leurs expériences, du maraichage bio à l’alimentation durable et équilibrée.

Après avoir cherché sa voie, Charlotte est revenue à ses premières amours, l’horticulture. Elle se forme au maraîchage bio au sein de l’asbl ” Le début des haricots “, la première ferme agro-écologique de Bruxelles. Son ambition, trouver un terrain pour vivre du maraîchage.

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Cinéma : Résistance Naturelle

Réunis sous le soleil de l’Italie, une poignée de vignerons et un directeur de Cinémathèque partagent leur passion du vin et du cinéma. En quelques années, des agriculteurs libres ont transformé la conception du vin ainsi que son marché en produisant un vin dit « naturel ».

Par goût de la liberté, de la transmission, de l’honnêteté artisanale et de la santé de la planète (et de ses habitants), ils sont entrés en résistance. Contre la tyrannie du marché et des gouvernements qui le servent.

Mais un engagement écologique envers la nature ne sert à rien s’il n’y a pas également une écologie de la culture. Comme le vin, la transmission vitale et le rôle contestataire de la culture cinématographique sont menacés de disparition. Dix ans après Mondovino, Jonathan Nossiter part à la rencontre en Italie de ses quelques résistants, de ces passeurs de vie.

Stefano Bellotti, le Pasolini des vignes (poète et rebelle) dans le Piémont et Elena et Anna Pantaleoni, deux générations de femmes Émiliennes, ré-imaginent, souvent avec leur ironie, comment contester. Rejoins par Corrado Dottori dans les Marches et Giovanna Tiezzi en Toscane, ils partent tous à la recherche de la prochaine bataille.

(Merci à Romain)

Infarctus : Mieux vaut prévenir que guérir

Tension artérielle, obésité, malbouffe, tabac, stress, manque d’activité… Ces symptômes d’une société “bien portante” auraient-ils raison de notre cœur ? Selon Jochen Jordan, de la clinique de psychocardiologie de Bad-Nauheim, notre organe vital ne serait pas adapté à la vie sédentaire actuelle.

Mais pourquoi certaines familles sont-elles plus prédisposées que d’autres à l’infarctus ? Et pourquoi le taux d’infarctus et la mortalité augmentent-ils désormais si rapidement chez les femmes jusqu’ici épargnées ? Réunis dans le projet européen Cardiogenics, les plus grands spécialistes de l’Union tentent depuis 2007 de mieux comprendre le rôle joué par l’hérédité, afin de développer des thérapies préventives.

Parallèlement, les recherches continuent pour améliorer les traitements existants tandis que l’équipe de l’Institut Max-Planck poursuit ses études concernant la régénérescence du tissu du muscle cardiaque. En Europe les systèmes de santé dépensent chaque année 120 milliards d’euros pour les soins et la recherche concernant les maladies cardiaques.