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Cisjordanie : Le business des colonies

En Cisjordanie, les colonies juives continuent de s’étendre. Autorisées ou non par le gouvernement israélien, elles sont considérées comme illégales par la communauté internationale et rendent chaque jour un peu plus difficile une solution au conflit israélo-palestinien.

Le paradoxe c’est que bien souvent, la main d’œuvre pour construire ces colonies est palestinienne. Les ouvriers palestiniens construisent ainsi des maisons qui seront occupées par les colons israéliens. Mais les Palestiniens y trouvent aussi leur compte, vu la situation économique difficile dans les Territoires.

Des retraites difficiles pour les agriculteurs

À l’occasion du Salon de l’agriculture, une équipe de France 3 s’est intéressée aux retraites des agriculteurs. À 78 et 83 ans, après 50 ans de travail, Yvette et Germain Bourry ont bien du mal à joindre les deux bouts.

Une longue vie de travail, mais une toute petite retraite de 500 euros par mois. C’est la moyenne pour une femme d’agriculteur, en raison du statut de conjointe ou d’aide familiale. Germain son mari, n’est guère mieux loti. À eux deux, ils dépassent tout juste 1.000 euros par mois.

Orthographe : Le prix des fautes

Participes passés massacrés, accords boudés, phrases alambiquées…Trop de Français sont fâchés avec l’orthographe. Si on utilise de moins en moins la feuille et le stylo, on écrit toujours autant. Voire plus. Des écrits plus courts, mais plus nombreux. Ainsi, les courriers électroniques sont devenus le principal outil d’échange avec autrui. Alors, gare aux fautes !

Les Français feraient-ils trop confiance au correcteur automatique de leur logiciel de traitement de texte ? À trop se reposer sur ces outils, 78% des Français admettent faire des fautes d’orthographe. Comble de l’ironie, ils se disent pourtant choqués quand ils reçoivent un courrier administratif comportant une erreur ou qu’ils détectent des fautes sur un site.

Parmi les e-mails envoyés par des entreprises à leurs clients, 90% contiennent au moins une faute d’orthographe, selon une étude réalisée par TextMaster. Ce chiffre atteint même 95% lorsque l’e-mail est rédigé dans une langue étrangère. Au-delà de l’impact négatif sur l’image de l’entreprise, ces erreurs peuvent-elles occasionner un manque à gagner ?

Pour les sociétés du Web, les fautes pourraient engendrer le “bad buzz”, et avoir pour conséquence la perte de contrats commerciaux. Pour remédier à ce problème, de plus en plus d’universités proposent une remise à niveau. Des cours de rattrapage pour faire la paix avec les mots.

Envoyé spécial s’est penché sur le coût de ces fautes. Quels sont les enjeux pour les employeurs et leurs salariés ? Peut-on réapprendre l’orthographe une fois adulte, et à quel prix ?

La Réunion : Abdoul Cadjee, un destin z’arabe

Histoire d’une success story à ” l’américaine “, celle d’un homme d’affaires parmi les plus grosses fortunes de l’île de La Réunion. Fils de commerçant indo-musulman, appelé localement ” z’arabe “, Abdoul Cadjee cultive avec soin l’âme des pionniers gujaratis arrivés libres du Nord de l’Inde…

Ukraine : Analyse économique de la crise – Entretien avec Volodymyr Vakhitov

Pour l’économiste ukrainien V. Vakhitov, les analyses de la crise politique ukrainienne exagèrent le poids de la tutelle russe. Le pays n’est pas aussi divisé qu’on l’affirme, partagé entre l’Ouest pro-européen et l’Est pro-russe. La révolte contre les autorités aujourd’hui est une protestation de grande ampleur contre un régime corrompu, qui confisque les richesses.

La vie des idées : Les événements actuels en Ukraine, et tout particulièrement à Kiev, donnent l’impression d’un pays profondément divisé, au niveau politique, économique, social, géographique, et même culturel. À quel point cette image correspond-elle à la réalité ?

V. Vakhitov : Je suis d’accord sur le fait qu’il y a une division économique et politique. Si vous analysez les élections de ces vingt dernières années, vous verrez que le pays se divise en deux, plus ou moins de part et d’autre du fleuve Dniepr : pro-communistes contre « nationalistes », Iouchtchenko contre Ianoukovitch, le Parti des régions contre Patrie, Timochenko contre Ianoukovitch, etc. Tout cela peut donner l’impression d’une division politique.

Toutefois, si vous prenez une carte de la Rzeczpospolita [1] au XVIIIe siècle et que vous la superposez à une carte de l’Ukraine contemporaine, vous verrez que cette frontière imaginaire suit à peu près le tracé de la frontière Est de la Rzeczpospolita (exception faite de la Région des Trans-Carpates et de la Crimée). Cependant, cette division n’est ni géographique, ni économique, ni sociale. C’est plutôt une division mentale, entre les zones d’influence ’pro-occidentale’ et ‘pro-russe’.

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La tradition fait recette

Yaourts, moutardes, biscuits, fromages ou encore plats préparés : aucun produit n’échappe aujourd’hui à la mode du préparé «à l’ancienne» ou à la «façon grand-mère».

Les étiquettes font ainsi peau neuve avec de vieilles recettes, garantes d’authenticité. Les références au passé, à l’enfance ou à des modes de production révolus ont envahi les rayons des supermarchés.

Ces emballages présentent un discours séduisant pour le consommateur, conçu par des professionnels de l’agroalimentaire et des distributeurs surfant sur le business de la nostalgie.

Publicitaires, spécialistes du marketing et sociologues décryptent ce message d’un nouveau genre.

Réalisé par Sarah Lecoq (Février 2015)

Ces 3 banques françaises qui “spéculent sur la faim”

L’association Oxfam France dénonce, lundi 23 février, la persistance des spéculations menées par plusieurs banques françaises sur le marché des matières premières agricoles, via des fonds de placement, malgré l’engagement pris par certaines en 2013 de réduire ces activités.

Il y a deux ans, Oxfam avait dénoncé le fait que des banques françaises contrôlaient 18 fonds aux performances totalement ou en partie liées à l’évolution du prix des matières premières agricoles : étaient visées BNP Paribas (avec 10 fonds), Société Générale et Crédit Agricole via leur filiale commune Amundi (7 fonds) ainsi que Natixis. Au total, ces fonds géraient 2,58 milliards d’euros, selon l’association.

A la suite de cette étude, certains de ces établissements bancaires avaient pris “des engagements forts pour réduire ou stopper leurs activités spéculatives sur les matières premières agricoles. Dans le même temps, les parlementaires votaient dans le cadre de la réforme bancaire des mesures de régulation de ces activités toxiques“, rappelle l’organisation.

Mais dans un nouveau rapport (voir en bas de l’article), l’ONG affirme que “trois groupes bancaires français proposent toujours à leurs clients des outils permettant de spéculer sur les prix des matières premières agricoles : BNP Paribas, Société Générale et BPCE via Natixis“.

Le droit à l’alimentation en péril
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L’Afrique : “Nouvelle Frontière” des investisseurs mondiaux

La dynamique économique africaine est enclenchée. Reste à mobiliser l’ensemble des forces du continent pour investir cette dynamique. Et en l’occurrence, le Maroc fait figure de moteur de l’intégration africaine. Bien évidemment, des écueils persistent.

Le fléau dramatique des déchets plastiques dans les océans

Sacs, bouteilles, flacons… Les océans sont remplis de déchets plastiques. Chaque seconde, 412 kilos de plastiques sont déversés dans les mers. On parle aussi de 7e continent. Il faut moins de deux ans pour que les courants marins réunissent les particules de plastiques au centre de chaque océan.

On appelle cela un gyre“, rapporte Christophe de Vallambras. Celui du Pacifique Nord est le plus important.

(Merci à Pierre)

Restos du coeur : Comment en bénéficier ?

(Témoignage reçu de l’un de nos lecteurs et légèrement enrichi par nos soins. Si vous aussi disposez de renseignements qui peuvent être utiles à la communauté FDS, n’hésitez pas nous les signaler dans la rubrique “Blabla”. – L’Équipe)

« Je souhaite informer les Français de Souche, lecteurs du blog, qu’ils ont parfaitement le droit de bénéficier des Restos du cœur. Le système des Restos ne permet pas de faire la promotion des conditions permettant d’y accéder et je considère ce  quasi “secret d’État” comme absolument inacceptable ! »

En préambule je souhaite préciser qu’en ce qui me concerne, la “pauvreté” est toute relative. Elle ne correspond pas une fatalité économique. C’est un choix personnel qui s’inscrit dans un objectif de décroissance. Je n’ai, ne mérite et ne réclame, aucune compassion…

En revanche, ce statut de “pauvre” me donne les moyens de tester tous les abus du système d’assistanat existant au pays de Molière.

 Ne pas avoir d’argent pour se nourrir, cela peut arriver à tout le monde. Mais même en cas de difficultés financières passagères, il existe des solutions en France pour manger à sa faim. Parmi elles, l’épicerie sociale, la banque alimentaire ou s’inscrire au Restos du Cœur.

- L’association lancée par Coluche aide ceux qui n’ont plus rien depuis de nombreuses années déjà. Mais qui a le droit à l’aide alimentaire des Restos du Cœur ?

Je ne peux que fournir les infos concernant les gens correspondant à mon profil. Je suis célibataire sans enfant à charge.
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Italie : Plongée spectaculaire à la découverte des fonds marins

Observer la formation des coraux ou le déplacement d’une étoile de mer. Avec ce court-métrage, le cinéaste italien Sandro Bocci plonge les internautes sous les eaux. Le tournage a eu lieu à San Benedetto del Tronto en Italie, en janvier 2015, avec l’aide d’un professionnel de l’aquariophilie marine, indique le Huffington Post.

En filmant la faune et la flore marine sur une longue durée pour ensuite réaliser un time laps (une accélération des images), le cinéaste propose un spectacle surréaliste et coloré. Les couleurs n’ont été que très peu retouchées.

Les séquences sont, en fait, extraites d’un film documentaire, Pograve, attendu pour la fin de l’année. Sandro Bocci décrit son long-métrage comme “un voyage à travers une perspective différente, une réflexion sur le temps et l’espace encourageant la réflexion sur les conséquences de nos actes”.

Nucléaire : État d’urgence chez Areva

Areva a devancé la publication de ses résultats 2014 en annonçant une perte nette record provisoire de 4,9 milliards d’euros, un montant supérieur à sa valeur en Bourse, conséquence de nouvelles provisions et de la dépréciation de certains actifs.

L’État va-t-il intervenir pour sauver une filière nucléaire en difficulté ? Pour le moment rien n’est tranché. Areva doit présenter son plan de restructuration le 4 mars.

Les agents de la CIA qui ont pratiqué la torture ne sont pas punis

En décembre dernier, le Sénat américain a publié un rapport sur les méthodes de détention et d’interrogatoire de la CIA. Un rapport accablant sur la façon dont l’agence de renseignement a traité les détenus accusés de terrorisme après les attentats du 11 septembre 2001, en les torturant. John Mac Arthur, président du Harper’s magazine, a préfacé ce rapport.

Les agents de la CIA qui ont pratiqué la torture et les hauts responsables ne sont pas punis“, déplore John Mac Arthur. “Tous ces gens-là défendent leurs méthodes en disant qu’elles ont été efficaces et ont permis de sauver des vies!“.

L’autorité de la concurrence suspecte l’existence d’un “cartel des yaourts”

L’Autorité de la concurrence prête à épingler un cartel du yaourt ? Le Figaro révèle, mardi 24 février, que l’administration enquête depuis trois ans sur plusieurs fabricants de produits laitiers frais dont Novandie, Senoble, Lactalis et Yoplait, soupçonnés de s’être concertés sur les prix et la répartition du marché.

Réunions dans des hôtels ordinaires partout en France, carnet secret, téléphone souscrit au nom de la compagne d’un des participants : plusieurs indices font soupçonner la constitution d’un “cartel du yaourt”, détaille le quotidien qui a consulté un document recensant les griefs reprochés aux producteurs par l’Autorité.

Selon l’organisme, “des échanges d’informations sensibles” ont permis aux grands producteurs, ainsi qu’à des PME, “une concertation destinée à coordonner leurs politiques tarifaires et commerciales”. Ils sont notamment accusés “d’avoir défini en commun des hausses de prix, de s’être coordonnés sur la chronologie d’application de ces hausses”, indique Le Figaro, citant le document.

Debout, au coeur de la crise

La France n’en finit plus de constater les ravages provoqués par la crise. Premiers touchés, ceux qui étaient déjà les plus faibles : les familles mono-parentales, les chômeurs et les personnes âgées…

Mais la crise a aussi fabriqué des travailleurs pauvres : des salariés à tous petits revenus, des intérimaires qui multiplient les petits contrats. Même les cadres ne sont plus épargnés.

Personne, aujourd’hui, n’est à l’abri. La perte d’un emploi, un divorce et tout peut basculer. C’est tout de suite la perte du logement, de la voiture, des amis… On s’isole sans savoir jusqu’où ira la chute.

Près de 9 millions de Français vivent sous le seuil de pauvreté, soit moins de 800 euros par mois et par personne. Avec courage et sans tabous, des victimes de cette crise ont accepté de nous parler de leur vie.

Céréales : Pas de bol pour le petit-déj !

Immersion inquiétante au cœur des produits qui composent le petit-déjeuner préféré des enfants. Quand un gamin consomme un vrai bol de céréales, c’est-à-dire de 80 à 100 grammes, c’est comme s’il mangeait dix bonbons ! Une certitude : rien ne vaut une bonne vieille tartine de confiture ! Alors que les céréales sont un bienfait de la nature pour notre organisme, les industriels de l’agroalimentaire ont fait de ces aliments sains des bombes caloriques.

Savez-vous vraiment ce que mangent vos enfants le matin ? Smacks, Chocapic, Frosties, Cheerios, Miel Pops ? Soyez bien attentifs à ce que vous leur donnez car ces préparations débordent de graisses saturées et de sucre, affirme cette enquête de France 5.

Aux États-Unis, toujours en “avance” dans le domaine de la malbouffe, on constate que les enfants font aujourd’hui des crises cardiaques et sont diabétiques avant leurs parents. En France, la situation est moins désespérée mais 20% des moins de 17 ans sont en surpoids ou déjà obèses. Or, pour les nutritionnistes, il n’y a pas de doute : la consommation de céréales industrielles peut rendre obèse !

Devant la catastrophe sanitaire qui s’annonce, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) tire le signal d’alarme et recommande de ne pas dépasser les 25 grammes de sucre par jour. Une dose que les fabricants de céréales ne respectent pas : dans un bol, on trouvera l’équivalent de 10 morceaux de sucre !

Cette tour impressionnante crée de l’eau grâce à l’air

Il y a sans cesse de nouvelles inventions, mais celle-ci est vraiment incroyable. Ce dispositif vraiment cool a un réel impact sur l’Éthiopie et espérons qu’il fera son petit bout de chemin dans le reste du monde.

La Warka Water est une tour de bambou qui peut capturer l’humidité de l’air. Tout a commencé en 2012 quand l’architecte italien Arturo Vittori, architecte italien, est allé en éthiopie. « J’étais dans la région amhara située au nord du pays. Les paysages étaient vraiment magnifiques ! J’étais bouche bée. Mais j’ai aussi été outré de voir toutes ces femmes et ces enfants marcher jusqu’à 50 kilomètres à pied pour avoir de l’eau dans des sources souvent insalubres, et ils partagent ces sources avec les animaux », dit-il. L’architecte italien décide alors de chercher une solution pour régler le problème d’accès à l’eau.

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Pâtisserie, l’arrière-goût des gâteaux

En 2012, l’UFC-Que Choisir a dévoilé une enquête intitulée “Roulés dans la farine” ! En ligne de mire de l’association de consommateurs, les boulangeries et pâtisseries françaises qui vendent la promesse du “fait-maison”.

Éclairs, tartelettes, mille-feuilles ou macarons, autant de gâteaux qui donnent envie de les croquer. Mais de ces délices, quelle est la proportion réelle de produits fabriqués en usine ? Certaines boulangeries dites artisanales utilisent des fonds de tarte surgelés, d’autres font cuire des viennoiseries congelées.

Il suffit de passer commande auprès des géants de l’agro-alimentaire. Les industriels proposent un catalogue allant de la livraison de matières premières (pâte à choux, meringue…) aux produits finis congelés. On trouve de tout ! Même des produits qui donnent l’illusion du fait-maison en créant de toutes pièces des irrégularités.

Le phénomène n’est évidemment pas nouveau, mais il a tendance à s’accentuer, tout en leurrant le consommateur.

Envoyé Spécial (19/02/2015)

Le “sans gluten” : un succès marketing

Le gluten, une protéine présente contenue dans les farines de blé, d’orge, de seigle et d’avoine, est devenu subitement indésirable. Grandes surfaces, boulangeries, restaurants, le “sans gluten” est désormais affiché partout.

Alors que seul 1% de la population y est allergique, certains, par choix, ont banni le gluten de leur alimentation.

Le “jobbing” a le vent en poupe

Pour arrondir leurs fins de mois, de plus en plus de salariés cumulent leur emploi avec des petits boulots : le phénomène du “jobbing” est en plein essor. Cuisine, jardinage, soutien scolaire, ils sont 2 millions de jobbeurs et ont le statut d’auto-entrepreneurs ou de travailleurs indépendants.

Allô j’ai faim : Repas à domicile

Menus concoctés par des chefs, petits plats «maison» à domicile pour parents surmenés, pizzas industrielles produites et livrées à la chaîne, recettes spéciales: se faire livrer un repas ou un en-cas est devenu banal. Le temps consacré au déjeuner et au dîner diminue: 33 minutes pour le déjeuner, le plus souvent au bureau et 38 minutes pour le dîner.

Avec pour corollaire l’essor du «prêt à manger». Les offres se multiplient. Mais quelles sont les recettes des professionnels de la livraison de repas pour tenir leurs engagements de qualité et de rapidité ?

Qui sont les leaders et les plus innovants ? Petits artisans aux abois, livreurs exploités, qui paie les pots cassés du «toujours plus vite, toujours moins cher» ? Comment ce nouveau business est-il encadré par la loi ? Enquête.

Lauren Fletcher veut planter un milliard d’arbres avec ses drones

Lauren Fletcher est un ex-ingénieur de la NASA qui a de la suite dans les idées. Son projet : utiliser ses connaissances en aérospatial pour créer un prototype capable de planter un milliard d’arbres en un temps record et sans intervention humaine !

Quand on y pense, son idée est d’une simplicité déconcertante. Il a équipé un drone de canons à air comprimé qui projettent des boulettes biodégradables contenant les graines de la vie forestière. Ces engins volants pourraient ensemencer de larges espaces et de cette manière « industrialiser » la plantation d’arbres. Sa logique est simple « pour contrer le rythme industriel de la déforestation, nous avons besoin de replanter à un rythme industriel. »

Planter des graines à la main est un processus lent, beaucoup plus lent que le rythme effréné de la déforestation. Avec un de ses petits robots volants, l’ingénieur espère pouvoir planter 36.000 graines par jour, même dans les zones les plus difficiles d’accès. Objectif à long terme, planter 1 milliard d’arbres par année ! De quoi donner le vertige à Forest Man.

L’humain ne pourrait pas réaliser une telle prouesse à moins de se coordonner à l’échelle nationale comme l’a fait l’Irlande et ses 1 million d’arbres en 1 jour.
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Une démocratie pour notre siècle

Affaiblissement du politique, sécession des élites, émergence d’une culture participative… Le consensus qui existait jusqu’alors autour du régime représentatif est en train de voler en éclats sous nos yeux. Une démocratie est à réinventer pour le siècle qui s’ouvre.

Scène de tirage au sort en Grèce vers 480 av J-C (Kuntshistorisches Museum)

Inutile de tourner autour du pot : notre démocratie représentative – ce système où une minorité élue gouverne – est à bout de souffle.

Dès le départ, le concept était plutôt fragile : si un Athénien du Ve siècle av. J.-C. se retrouvait à notre époque, il s’étonnerait qu’on puisse appeler notre régime démocratie. A Athènes, le pouvoir était aux mains des citoyens eux-mêmes, qui prenaient une part active aux décisions : la démocratie est alors directe et participative.

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Classe moyenne, des vies sur le fil : Partie (3/3) La vie malgré tout

Le quotidien de quatre familles de la petite classe moyenne, ébranlées par la crise et confrontées à la peur du déclassement social. Cette série documentaire pose un regard profondément humain sur ces vies précarisées.

Frédéric Brunnquell a partagé les difficultés de quatre familles pendant sept mois, à Lille, Paris, Lyon et Nancy, recueillant leurs témoignages et capturant des instantanés du quotidien.

Réalisé par Frédéric Brunnquell (France 2014)

(Merci à NOP)

Joseph Stiglitz : « La crise, une occasion manquée »

L’Europe est confrontée aux problèmes particuliers posés par l’euro. Mais il existe certains problèmes communs à long terme auxquels sont confrontés tous les pays avancés. En lieu et place de ces politiques d’austérité erronées, la récession aurait pu devenir le bon moment pour consacrer plus de ressources pour prendre ces problèmes à bras-le-corps.

Nous verrions alors des économies plus fortes, à la fois aujourd’hui et pour l’avenir. Au lieu de cela, des deux côtés de l’Atlantique, nous avons laissé ces problèmes s’envenimer.

Il existe quatre problèmes sur lesquels je souhaiterais attirer l’attention. Tout d’abord, dans tous les pays avancés, des transformations structurelles sont nécessaires, à mesure que nous passons d’une économie manufacturière à une économie de services, et que nous nous adaptons aux nouvelles réalités géopolitiques et aux changements associés en matière d’avantage comparatif.

Globalement, le nombre d’emplois dans le secteur manufacturier continuera à baisser, la croissance de la productivité dépassant celle de la demande ; et la part des emplois globaux situés dans les pays avancés sera également en baisse. Il restera certains marchés de niches importants, et il faut les cultiver.

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Les hôpitaux français en difficulté depuis la flambée du franc suisse

Les taux d’emprunts de certains hôpitaux français ont bondi de près de 30% depuis la flambée du franc suisse. Les CHU tirent aujourd’hui la sonnette d’alarme.

Le CHU de Saint-Étienne est l’un des plus endettés de France. Sa situation est critique. Le responsable de cette situation est le franc suisse. Depuis le 15 janvier dernier, la Banque Nationale suisse laisse sa monnaie s’échanger librement face à l’euro.

Résultat : le franc suisse est subitement devenu plus cher de 20% par rapport à l’euro. Le problème, c’est que la plupart des hôpitaux français ont contracté ces dernières années des prêts en franc suisse. Ils se retrouvent donc à devoir rembourser beaucoup plus d’argent : + 500 millions d’euros d’intérêts à payer en quelques semaines.

Parmi les hôpitaux les plus touchés, Saint-Étienne, Dijon, Toulon, Rambouillet ou encore Rodez. Des hôpitaux victimes du franc suisse et qui avaient déjà été empoisonnés par les emprunts “toxiques” de la banque Dexia il y a quelques années.

Aujourd’hui, ces hôpitaux demandent donc au gouvernement une aide financière en urgence, car leur situation a des conséquences sur les patients comme par exemple moins de matériels et des séjours écourtés.

Lyon : Custom 77, “This is the end… “

Custom 77, le créateur lyonnais de guitares, a annoncé voilà une semaine qu’il mettait la clef sous la porte. En cause: le refus d’un prêt de 50.000 euros, indispensable pour créer un stock et répondre aux commandes. Lancée en 2007, l’entreprise avait vendu plus de 6.000 guitares dans le monde.

Parmi ses clients : des groupes de rock anglo-saxons, des revendeurs installés au Japon, en Australie. L’entreprise venait de mettre un pied aux États-Unis. Mais le refus d’un prêt bancaire a sonné le glas du fabricant lyonnais.

Pour écouler ses dernières guitares et basses, l’entreprise casse les prix et les brade à moins 40 %. En une semaine, 450 instruments ont été achetés. Il ne leur en reste plus que 30….

Mais les gérants de Custom 77 n’ont pas dit leur dernier mot : ils voudraient relancer leur entreprise sous une autre forme.

Suisse : Frontaliers, entre deux eaux

Alors que la Suisse durcit sa position sur l’immigration, portraits intimes de Français qui, quotidiennement, traversent le lac Léman pour travailler chez leurs voisins.

À quoi ressemble le quotidien de ces nouveaux “nomades” ? Comment sont-ils perçus en Suisse ? Et en France, où ils attisent souvent la jalousie ?

 

École 42 : Born to code

Les emplois les plus passionnants et dont la France a besoin sont désormais numériques. Découvrez la seule école d’informatique entièrement gratuite et peer-to-peer : 42 l’école informatique créée par Xavier Niel.

« Si la France, 5e puissance économique mondiale, tenait sa place dans le numérique, au lieu d’être 20e, elle aurait réglé le problème de l’emploi ». Le manque de développeurs ralentit dangereusement les projets de transformation de nos entreprises et freine la création de milliers d’emplois induits.

La planète endettée à 286% de son PIB

L’endettement des gouvernements, des ménages, des entreprises et des institutions financières dans le monde augmente plus rapidement que la croissance depuis la crise financière.

C’est la conclusion de la dernière étude menée par le cabinet McKinsey Global Institute (MGI). L’étude publiée hier révèle que la dette pesait 286% du PIB mondial l’an dernier, contre 269% en 2007, rapporte l’Agence France presse (AFP). En volume, l’endettement a progressé de 57.000 milliards de dollars entre 2007 et 2014 pour frôler les 200.000 milliards de dollars. À elle seule, la dette publique a progressé de 25.000 milliards de dollars. Pour McKinsey, cette dette va continuer à croître dans de nombreux pays, au vu des fondamentaux économiques actuels.

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Classe moyenne, des vies sur le fil : Partie (2/3) Sans répit

En France, dix millions de personnes forment la petite classe moyenne, oubliée des statistiques et ignorée des politiques. En équilibre instable sur un fil, compte tenu de leurs faibles revenus (à peine au-dessus du seuil de pauvreté, soit 1 200 euros pour une personne seule et 2 600 pour une famille avec deux enfants), ces hommes et ces femmes se démènent pour ne pas sombrer dans la misère.

Frappés de plein fouet par la crise, ils ont vu leur niveau de vie se dégrader.

Réalisé par Frédéric Brunnquell (France 2014)

(Merci à NOP)

Asie du Sud-Est : Les cyclos, un fléau de santé publique

En Asie du Sud-Est, le coût social et économique des accidents de deux-roues motorisés est considérable. Pourtant, les autorités ne s’en préoccupent guère. C’est une journée comme une autre, chaude et humide, à Phnom Penh. Chhay Hour, un ingénieur de 26 ans qui travaille chez Cambrew, la première brasserie du Cambodge, est en train de négocier ferme une Honda d’occasion dans le district de Prampir Makara, réputé pour ses centaines de boutiques de deux-roues d’occasion.

Ce sera son premier cyclo. Avant, le jeune homme vivait à Sihanoukville [dans le sud du pays] et se rendait à pied de son logement de fonction à l’usine. Mais il vient d’être muté la capitale et devra désormais parcourir 6 kilomètres et demi par jour. D’où la nécessité d’un deux-roues.

Je demande à Hour s’il a le permis. “Qui a besoin d’un permis ? répond-il en riant. Je n’ai pas l’intention de le passer. Ce n’est qu’un bout de papier. Si la police t’arrête, même si tu as le permis, ils trouveront un moyen de te piquer de l’argent. Si la police t’arrête, tu paies, c’est tout.” Cette attitude et cette forme de corruption légère sont généralisées dans toute l’Asie du Sud-Est. Si la police ne prend pas le code de la route au sérieux, pourquoi les citoyens le feraient-ils ?

Seul un quart environ des conducteurs du Cambodge prennent la peine de passer le permis, et 70 % des motocyclistes ignorent le sens du panneau “stop”, selon une étude récente. Cela explique peut-être que le pays soit l’un des plus touchés par le fléau de santé publique le plus ignoré au monde : la montée en flèche du nombre d’accidents mortels qui a accompagné le boom des deux-roues dans les pays en développement.
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Argentine : Nouvel eldorado pour les narcos ?

Rosario est la troisième ville d’Argentine. En quelques années, cette citée portuaire est devenue la ville la plus dangereuse du pays. Et une plaque tournante du cannabis et de la cocaïne produits dans les pays voisins.

Enfants, police, politiques et maintenant parents, désormais toute la société est touchée par ce fléau. Plus de 220 personnes y sont mortes en 2014, un nombre en constante progression.

La science prédictive appliquée aux modèles d’affaires

Vous vous souvenez de Moneyball ? Ce livre et ce film qui racontent l’histoire de Billy Beane, l’homme qui a transformé le recrutement dans le monde du baseball avec les statistiques ! Et bien, Thomas Thurston (@thurstont, blog) souhaite appliquer cette science des données aux modèles d’affaires, nous explique Klint Finley dans Wired. Les données peuvent-elles aider à évaluer, statistiquement plutôt qu’intuitivement, les business models des startups pour aider à investir sur les sociétés qui devraient marcher ? C’est ce qu’envisage l’investisseur et scientifique des données Thomas Thurston.

Ses simulations auraient prédit que Snapchat, Uber et Airbnb deviendraient de grandes entreprises. Ses modèles se vérifient à 66% pour estimer qu’une entreprise sera encore présente dans 5 ans. Et quand elles prédisent qu’une entreprise va échouer, ses données s’avèrent exactes à 88%.

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