Nouveau : Web TV Fdesouche

Un expert se crée un compte en banque avec 14 millions de dollars

En matière de sécurité, nul n’est inviolable. Les exemples ne manquent pas, dernière preuve en date avec ces pirates informatiques qui ont dérobé plus de 45 millions de dollars. Pour s’en prémunir, il est nécessaire de renforcer, encore et encore, les mesures de sécurité, puis de les éprouver.

Une banque américaine, dont le nom a été gardé secret, a engagé Nisha Balla, président de Security Compass, une société spécialisé, comme son nom l’indique, dans la sécurité informatique, pour tester leur système. Résultat de l’audit: création sauvage d’un compte en banque et approvisionnement totalement illégal de plus de 14 millions de dollars (ticket de solde ci-joint en illustration comme preuve).

Nisha Balla a détaillé l’exploit, et sa relative facilité, à CNN. Une fois connecté au réseau sans-fil de la banque, il aura suffi d’établir une carte dudit réseau puis d’inspecter minutieusement l’un des routeurs, à la recherche d’identifiant et autre mot de passe non crypté. Une fois ces données récupérées, il aura été un jeu d’enfant de se créer un compte en banque et de l’approvisionner avec autant de zéros que désiré.

La banque aura tout naturellement, immédiatement après la démonstration de l’expert, clôturé le compte et renforcé la sécurité de tout son réseau…

gizmodo.fr

Méridien Zéro : “La gauche dans tous ses états”

Le vendredi 17 mai, Méridien Zéro se penche sur l’état calamiteux de ce que l’on peut encore difficilement appeler “la gauche” et notamment l’équipe haute en couleurs au pouvoir actuellement.

A la barre Jean-Louis Roumégace accompagné de Maurice Gendre, Adrien Abauzit et Ulysse Girard. A la technique, lord Igor.

Souveraineté monétaire : Les grandes puissances à armes inégales

Les Etats-Unis, le Royaume-Uni ou le Japon, de manière très pragmatique, ont conservé cette faculté de monétiser leur dette en cas de besoin. Contrairement à l’Union européenne.

C’est l’histoire de l’amateur de vin qui demande à un ami de l’enfermer pour l’empêcher de boire à l’excès. Mais, lorsque l’épicurien trop généreux avec lui-même se sent à nouveau capable de tempérance, l’ami refuse de lui rendre sa liberté. Le buveur, c’est l’Europe, et le copain qui décide à sa place de ce qui est bien ou pas, c’est la BCE.

Le parallèle est osé, mais il fonctionne en ce qui concerne la souveraineté politique européenne en matière de création monétaire : les Etats de la communauté ont bel et bien confié leur “planche à billets” à un acteur non politique, la BCE qui, d’un côté, ne dispose pas de la faculté de financer directement le budget des Etats membres et, de l’autre, délègue la création monétaire au bon vouloir du système bancaire privé.

C’est une différence fondamentale avec les Etats-Unis, le Royaume-Uni ou le Japon qui, de manière très pragmatique, ont conservé cette faculté de monétiser leur dette en cas de besoin. Evidemment, ce n’est pas une pratique anodine : il y a, en jeu, le risque inflationniste si l’injection de monnaie supplémentaire ne crée pas de richesses dans les mêmes proportions, et des conséquences sur les équilibres de change. Cela explique que, grâce au statut du dollar tout-puissant, les Etats-Unis puissent en user beaucoup plus facilement que d’autres.

Lire la suite

Qu’est-ce que le taux de croissance ?

Le chômage qui augmente ? Les finances publiques qui dérapent ? C’est la faute au taux de croissance ! Trois minutes pour en comprendre les mécanismes dans ce film d’animation présenté à la Cité des sciences et de l’industrie dans l’exposition “L’économie, Krach, Boum, Mue ?

Gaz de schiste en Pologne : un pétard mouillé ?

On la voyait déjà comme un nouvel eldorado. Manqué. La Pologne ne semble pas avoir les ressources en gaz de schiste escomptées. Pourtant, le gouvernement continue de s’y engouffrer en rêvant à l’autonomie énergétique.

Le rêve, pour une nation, n’est plus ce qu’il était. Il n’a plus la couleur grise des quartiers d’affaires mais la teinte ocre des champs perfusés de puits. Il a toujours, rassurez-vous, l’odeur de l’argent. Et désormais celle, âcre et entêtante, des hydrocarbures de schiste. Grâce à leur exploitation, l’Oncle Sam est devenu le plus gros producteur de gaz au monde en 2009, faisant la nique à son vieil ennemi russe. Aujourd’hui, le gaz de schiste représente même 20% de la ressource américaine en gaz naturel selon le rapport d’un think tank britannique (contre 1% en 2000).

Le Canadien Talisman Energy a annoncé le 8 mai qu’il abandonnait la partie en Pologne pour se concentrer sur les gisements américains ou asiatiques. La compagnie n’aurait pas trouvé assez de gaz en sous-sol pour assurer la rentabilité de ses opérations d’exploration. C’est la deuxième fois en un an qu’un opérateur retire ses billes, menaçant les chances pour la Pologne d’accéder à l’autonomie énergétique dont elle rêvait.

Lire la suite

Olivier Delamarche : « On assiste en direct à la mort du Japon »

Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, le 21 mai 2013 sur BFM Radio, met les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Placements“, face à Cédric Decoeur.

« On assiste en direct au décès du Japon et tout le monde se réjouit. Ça se paiera dans un bain de sang. Ça va se traduire par un effondrement total de la monnaie, la République de Weimar au Japon. Bernanke est obligé de continuer les QE, s’il arrête ça sera un effondrement économique. »

La fin de la croissance : le pétrole montré du doigt

Non seulement la croissance économique des années 2000 est chose du passé, mais la fin du pétrole à rabais aura un impact significatif sur l’économie en général et la mondialisation en particulier. C’est la thèse soutenue par l’économiste Jeff Rubin, lors de son passage jeudi [16 mai 2013] à Montréal.

La statistique est probante : en l’an 2000, la facture d’essence mondiale était de 800 milliards de dollars par année. Aujourd’hui, elle avoisine les 3.000 milliards de dollars, calcule Jeff Rubin, qui était de passage à Fintech Montréal jeudi [16 mai 2013] pour livrer les conclusions de son deuxième essai The End of Growth (La Fin de la croissance).

Jeff Rubin a quitté la CIBC en 2009 après qu’on lui eût refusé la permission d’écrire son premier best-seller, Why Your World Is About to Get a Whole Lot Smaller : Oil and the End of Globalization.

Dans ses deux bouquins, il analyse les mutations profondes que subiront les économies du monde dont la croissance a été portée, pour l’essentiel, par le pétrole à rabais.
Qu’on en juge : « en moyenne, dans les quatre dernières décennies, une augmentation de 1 % de la consommation de pétrole a engendré une croissance de 2 % du PIB mondial », écrit Jeff Rubin dans son dernier essai.

Lire la suite

Quand les élus passent à la caisse pour racheter des usines

Pour sauver des entreprises et des emplois, mairies et conseils régionaux puisent dans leurs caisses.

Pour sauver des entreprises et des emplois, mairies et conseils régionaux doivent mettre la main au portefeuille.

Le tsunami de disparitions d’entreprises – 300.000 depuis 2010 – pousse les maires et présidents de collectivités à ajouter des lignes de dépense dans leurs budgets déjà serrés. Avances remboursables, apports en capital et rachats de sites sont devenus monnaie courante pour limiter la casse sociale.

Lire la suite

Qu’est-ce que l’agriculture quantique ?

Philippe Desbrosses, est agriculteur, Docteur en sciences de l’environnement. Président d’Intelligence verte pour la sauvegarde de la biodiversité. Expert consultant auprès de l’Union européenne. À l’origine de la création du label AB.

Auteur de plusieurs ouvrages dont “Le Krach alimentaire”, “Nous redeviendrons paysans”, “La Terre malade des hommes”, “L’Intelligence verte” et “Agriculture biologique : préservons notre futur et Guérir la terre”, avec Edgar Morin, Pierre Rabhi, etc. (2010, Albin Michel). Il nous parle “d’agriculture quantique”. Concept étrange à découvrir et discuter.

“Nous sommes réellement faits de ce que nous mangeons. Il suffit d’ailleurs d’observer que les mots « humain et humus » ont la même origine pour se persuader que cette coïncidence n’est pas due au hasard. Nous sommes pétris de la terre qui nous porte et nous nourrit.”

L’homme fou brûle la terre qui le nourrit ! La faim dans le monde est un sujet d’actualité depuis l’aube des temps. Toute l’histoire de l’humanité retentit de ces tragédies qui accompagnent nos mythologies et nos légendes depuis la préhistoire. La faim, ou son expression sociale ultime la famine, fait partie des grands fléaux à répétition cités dans la Genèse. Les dix plaies d’Égypte rappellent qu’avec la guerre, les épidémies, les inondations, les insectes ravageurs, l’insécurité alimentaire constitue l’une des plus grandes menaces pour l’humanité.

Il est bien normal que ce fléau soit redouté puisqu’il touche à l’un de nos besoins essentiels. Nous sommes réellement faits de ce que nous mangeons. En 450 av. J.-C., Héraclite disait déjà que « la santé de l’homme est le reflet de la santé de la terre ». Cette notion de terre nourricière est très présente dans toutes les mythologies.

Aujourd’hui, nous ne sommes plus assez conscients du lien étroit qui nous unit au sol comme un cordon ombilical car notre nourriture, notre santé, notre bien-être en dépendent.

Le pape dénonce la “dictature d’une économie sans visage”

C’est un discours très fort que le pape François a prononcé hier [16 mai 2013] en accueillant au Vatican les nouveaux ambassadeurs du Kirghizstan, d’Antigua et Barbuda, du Botswana et du Grand-Duché de Luxembourg.

Commençant par « faire l’éloge des acquis positifs qui contribuent au bien-être authentique de l’humanité dans les domaines de la santé, de l’éducation et de la communication », le pape n’a pas tardé à rappeler que « la plupart des hommes et des femmes de notre temps continuent de vivre dans une précarité quotidienne aux conséquences funestes ».

« L’une des causes de cette situation, à mon avis, se trouve dans le rapport que nous entretenons avec l’argent, et dans notre acceptation de son empire sur nos êtres et nos sociétés. Ainsi la crise financière que nous traversons, nous fait oublier son origine première située dans une profonde crise anthropologique. Dans la négation du primat de l’homme ! On s’est créé des idoles nouvelles. L’adoration de l’antique veau d’or (cf. Ex 32, 15- 34) a trouvé un visage nouveau et impitoyable dans le fétichisme de l’argent, et dans la dictature de l’économie sans visage, ni but vraiment humain. »

Lire la suite

La citation du jour

«Nous devons revenir vers l’économie sociale de marché, que l’on a abandonnée depuis trente ans au profit d’une ligne ultralibérale.

Cela veut dire la préservation d’un certain modèle économique et social de protection.»

Michel Barnier, Commissaire européen au Marché intérieur et aux Services (Le JDD, 19 mai 2013)

(Merci à perubu)

Méridien Zéro : “La colère qui gronde”

Le vendredi 26 avril, Méridien Zéro a proposé à ses auditeurs un “panorama actu” largement consacré à la situation française et tout spécialement au foisonnement d’évènements entourant la loi sur le mariage homo.

A la barre, le Lieutenant Sturm accompagné de Maurice Gendre, Monsieur K, Adrien Abauzit et Lord Igor à la technique.

” Fins de Droits ” : Portraits de chômeurs de longue durée

Rencontre de quelques hommes et femmes qui témoignent de leur vie de chômeurs de longue durée. Du parcours de combattant, aussi, que leur imposent au quotidien la précarité et des revenus inférieurs au seuil de pauvreté.

Volontaire, Christian n’a jamais baissé les bras. Maître d’hôtel il y a dix ans encore, il a exercé dans plusieurs grands établissements de la côte méditerranéenne avant d’être privé d’emploi. « Te retrouver au chômage alors que tu as toujours travaillé, c’est affreux, souligne-t-il. Surtout quand, pour avoir des colis alimentaires ou payer des factures, tu dois aller frapper aux portes du Secours catholique ou du Secours populaire, de la Banque alimentaire ou des Restos du cœur. C’est dur, très, très dur. Après, tu t’y habitues malheureusement, c’est triste à dire. »

Comme le souligne le psychothérapeute Marc Jourdan: « On dit que dans l’économie telle qu’elle est construite il faut un volant de personnes qui ne travaillent pas pour que le reste travaille. (…) Si on met les gens de côté parce qu’ils ne sont pas dans la norme, il faudrait quand même pouvoir leur donner une place où ils puissent créer leur vie, créer quelque chose pour la société : sans cela on tue. »


Lire la suite

Les Etats-Unis en faillite sanitaire

Un rapport américain tire un bilan catastrophique des politiques de santé menées outre-Atlantique

Voilà un rapport d’une rare tenue scientifique et qui, en même temps, manifeste son émotion et sa surprise 1: «Notre comité n’était pas préparé à la gravité des découvertes que nous avons faites», écrit Steven H. Woolf, son rédacteur principal. La surprise, c’est que, comparée à celle des habitants de 16 autres pays développés (dont la Suisse), la santé des Américains est mauvaise. La plus mauvaise de tous.

Pour quelle raison? Le rapport examine les systèmes de santé. Celui des Etats-Unis se montre le plus inadapté et le moins efficient. Pas d’assurance universelle, médecine de premier recours anémique et coordination des soins déficiente. Est-ce tout? Non. L’explication ne suffit pas. En creusant, les experts ont découvert que la cause la plus déterminante tient à l’organisation du pays.

Lire la suite

Libre-échange transatlantique : l’UE à la rame

Si José Manuel Durao Barroso voulait fournir aux eurosceptiques un argument de campagne clef en main, il ne s’y prendrait pas autrement. À un an des élections européennes de mai 2014, le président de la Commission n’a rien trouvé de mieux que de se lancer dans la négociation d’un vaste accord de libre-échange entre les États-Unis et l’Union européenne, les deux principales puissances économiques du monde. Son idée est de créer un grand marché intérieur transatlantique où les biens et les services circuleront librement, ce qui, selon lui, permettra de relancer la croissance.

Mais il y a un énorme hic : cette négociation ne pourra aboutir que si les Européens renoncent au passage à une partie de leurs normes, qu’elles soient juridiques, financières, sanitaires, environnementales, culturelles, etc. « On se demande vraiment pourquoi Barroso nous a embarqués dans cette galère politiquement explosive », se demande un haut fonctionnaire bruxellois pour qui « l’Europe a tout à perdre et quasiment rien à gagner dans cette négociation ». Autant dire qu’il s’agit de pain béni pour les opposants à la construction communautaire qui trouveront là du grain à moudre sur « l’Europe pro-américaine et ultralibérale ».

Lire la suite

Quand Amazon transforme ses recrues en “robots”

Embauché comme intérimaire de nuit par le centre logistique de Montélimar, un journaliste raconte son quotidien dans “En Amazonie” (Fayard). Édifiant !
C’est parce qu’il voyait ses librairies préférées fermer, à Toulon, que Jean-Baptiste Malet, 26 ans, s’est intéressé au libraire en ligne américain Amazon. “Je voulais voir ce qui remplaçait ces lieux de convivialité qui me tenaient à cœur.

Journaliste à “Golias”, l’amoureux des livres a voulu interviewer les travailleurs de l’entrepôt Amazon de Montélimar. En vain. Les employés de la multinationale de l’e-commerce sont contractuellement tenus au secret le plus strict. “L’idée que des employés drômois ne puissent s’exprimer alors que le Code du Travail le leur permet m’a choqué“, raconte Jean-Baptiste.

Du coup, il se fait embaucher pour la saison de Noël 2012, quand l’entrepôt de Montélimar recrute 1.200 intérimaires en plus de ses 350 CDI. Commence alors l’incroyable découverte, “de l’autre côté de l’écran”, des rouages du champion mondial de la logistique pour commerce électronique. L’enquête fourmille de détails inédits sur la condition de ces nouveaux prolétaires, dont nous créons tous les jours les jobs, à coups de clics.
Lire la suite

Afrique du Sud : Les risques de l’hyperconsommation

De nombreux sud-africains noirs, moteur de la croissance, se sont rués sur de nombreux produits financiers alléchants ces dernières années : prêts hypothécaires, crédits automobiles ou immobilier. Le coût de la vie n’a cessé d’augmenter et beaucoup n’arrivent plus à rembourser. Aujourd’hui, un cinquième des crédits contractés ne sont plus remboursés au bout de trois mois.

Alqarra.tv

De l’argent propre avec de l’air pollué

Conçu pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre, responsables du réchauffement climatique, le protocole de Kyoto, signé en 1997, repose sur l’idée suivante : les pays qui émettent peu de CO2 peuvent vendre des certificats aux pays qui en produisent d’importantes quantités. Mais des dérives sont vite apparues et au lieu de réduire les émissions de CO2, le dispositif les a favorisées.

Depuis 2005, les certificats se négocient en bourse comme d’autres valeurs soumises aux lois du marché. L’Union européenne a accordé aux entreprises de chimie, sidérurgie, énergie, cimenterie et papeterie des droits de polluer pour 200 milliards d’euros. En contrepartie, elles devaient investir dans des technologies plus avares en CO2. Or, dans nombre de cas, elles ont tout simplement délocalisé leurs nocives activités vers des pays moins regardants.

Documentaire réalisé par Inge Altemeier (Arte – 14/05/2013)

LEAP : l’imminente plongée en récession de la planète

Communiqué public du LEAP (Laboratoire Européen d’Anticipation Politique), 15 mai 2013

Malgré une sensation de calme relatif relayée à la fois par les médias et par des marchés financiers américains et japonais volant de records en records, l’économie mondiale ralentit sérieusement et une récession généralisée se profile.

Lire la suite