La Mafia rouge : butin de guerre

Au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, un impressionnant butin de guerre est confisqué en Allemagne et rapporté en URSS. De la machinerie lourde aux tableaux de grands maîtres, les Soviétiques font main basse sur tout ce qu’ils peuvent trouver. Ces « réparations » de guerre deviennent une source illégale de revenus pour les hauts gradés soviétiques. Une rivalité émerge ainsi entre le haut commandement de l’Armée rouge et l’entourage de Staline.


La mafia rouge : "Butins de guerre". [Docu***] par stranglerman

Éthiopie : Omo Circus

Il y a dix ans, lorsque Jean Queyrat se rend pour la première fois dans la vallée de l’Omo, cette région reculée du grand sud éthiopien n’est guère connue que des paléontologues, de quelques anthropologues et d’une poignée de voyageurs intrépides.

Au fil du temps, il a été le témoin d’une évolution stupéfiante qui appelle à être méditée. Aujourd’hui, les “sauvages” ou les “primitifs” de l’Omo sont bien éloignées de ce qu’imagine le touriste, en général peu averti de la réalité complexe de la Corne de l’Afrique.

Ils ont compris depuis longtemps tout le parti qu’ils pouvaient tirer de la curiosité ambiguë de gens, qui font des milliers de kilomètres et payent des fortunes pour venir jusque chez eux les reluquer sous le nez. Puisqu’on les veut sauvages, ils seront des sauvages majuscules et ils n’hésitent pas en en faire des tonnes dans le pittoresque et le baroque!

Non seulement l’énorme majorité des touristes n’y voit que du feu, mais, qui plus est, elle serait furieuse qu’on démolisse un rêve qu’elle a payé si cher. C’est donc une savoureuse comédie de dupes qui se joue désormais dans l’Omo.

Le dernier siècle de l’ours polaire

L’ours polaire, espèce menacée. L’affirmation semble une évidence. Le réchauffement climatique provoque la fonte des glaces, qui prive l’espèce d’une bonne partie de son habitat. Dans la revue PLoS One du 27 novembre, une équipe de l’université d’Alberta va nettement plus loin. Dates et chiffres à l’appui, elle annonce que si rien n’est fait d’ici à la fin du siècle, l’ensemble de la population de cet animal culte pourrait franchir un « point de non-retour » qui conduira à son extinction.


Sur la banquise, le colosse à fourrure blanche n’épargne personne. Du poisson au caribou, du morse au narval, rien de ce qui vit sur la glace ou dans l’eau n’est à l’abri de son instinct prédateur. Mais son énergie, l’ours la tire en réalité d’une source essentielle, presque unique : le phoque. Et plus particulièrement de la graisse du mammifère marin, beaucoup plus riche en calories que la viande. « Sans elle, il lui est impossible de vivre dans les conditions extrêmes du Grand Nord », explique le biologiste Stephen Hamilton, premier signataire de l’étude.

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Oublier le PIB : un autre regard sur l’économie

Plutôt que rester accrochés aux taux de croissance et au PIB, qui ne veulent plus dire grand-chose, les responsables devraient s’intéresser aux instruments de mesure économique alternatifs, qui prennent en compte le bien-être et la soutenabilité écologique.

Une rengaine insistante et usante rythme nos existences, au gré des slogans qui saturent le débat public vidé de toute substance réelle : le “retour de la croissance”, l’inversion de la courbe du chômage, la réduction des déficits, la résorption de la dette publique, la progression des chiffres de la Bourse…

Chaque matin, chaque soir, ces obsessions répétées par les responsables publics sont comme une chanson mécanique, sans âme et sans mélodie : non seulement, plus personne ne semble y croire, mais surtout, tout le monde devine intuitivement que ces refrains n’obéissent à rien d’autre qu’à des règles performatives de responsables politiques dépassés par les événements, incapables de changer de logiciel intellectuel qui s’adapterait aux enjeux du présent.

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Il y a 3500 ans en Crète, une invention provoque l’exode d’une civilisation

Des palais détruits, puis reconstruits, puis à nouveau détruits. Des habitations abandonnées par dizaines. Qu’est-il donc arrivé aux Minoens, brillante civilisation crétoise il y a plus de trois mille ans ? Une étude lève un coin du voile.

Pendant longtemps, l’histoire était simple. Précédant la Grèce antique, une merveilleuse et impressionnante civilisation crétoise établie aux III-IIe millénaires av. J.-C., celle des Minoens, aurait été balayée par une éruption terrifiante : celle du Santorin, supervolcan dont l’effondrement a envoyé un tsunami meurtrier dans l’est de la Méditerranée.

Mais avec l’affinement progressif des datations, il a fallu se rendre à l’évidence : cela n’avait rien à voir. Le volcan a explosé au moins soixante-dix ans après la toute première destruction des palais minoens, survenue vers 1700 av. J.-C. Reconstruits entre-temps, les palais sont cette fois définitivement détruits autour de 1450 ans av. J.-C. Seule exception, le plus gros d’entre eux, celui de Cnossos sur la côte nord de l’île, qui se maintient encore quatre-vingt ans. Puis il tombe à son tour.

Pour retracer cette mystérieuse histoire, impossible de se passer de l’archéologie. Car les Minoens ont beau avoir laissé des inscriptions, celles qui datent d’avant la destruction des palais sont rédigées dans une langue à ce jour toujours inconnue. Pas de trace non plus d’éventuels souverains dans les splendides fresques et décorations de cette époque.
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Le nationalisme, l’investissement international et le commerce mondial n’ont jamais fait bon ménage

La déconnexion entre les événements géopolitiques et le sentiment des investisseurs est particulièrement forte : les événements en Russie, au Moyen-Orient ou en mer de Chine n’ont pas vraiment affecté les marchés d’actions. La mort de 200 000 Syriens depuis deux ans s’est accompagnée d’une hausse de ceux-ci. Les marchés seraient-ils donc myopes ? Bien sûr certains chocs géopolitiques inattendus provoquent une chute des marchés.

Par Bertrand Jacquillat

Mais celle-ci n’est en général que temporaire : que l’on songe aux événements du 11 septembre 2001 et la chute de 14 % du Dow Jones qui s’ensuivit. Cet indice, comme celui du Nasdaq, ne mit que deux mois pour retrouver son niveau précédent. En fait, le risque géopolitique n’a plus affecté durablement les marchés depuis le choc pétrolier des années 1970 qui suivit la guerre israélo-arabe de 1973 et la révolution iranienne de 1979.

Depuis cette époque, le monde a été caractérisé, non pas par le risque, mais par l’opportunité géopolitique.

La fin du maoïsme, la chute du mur de Berlin, la fin des dictatures latino-américaines ont provoqué l’ouverture d’immenses marchés à l’échange international, source de croissance.

Dans ce contexte d’opportunité géopolitique, le sentiment des investisseurs a été dirigé par l’économie et non par la politique : l’éclatement de la bulle Internet de 2000, la crise financière de 2008 et de l’euro, et les politiques monétaires accommodantes des banques centrales.

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Économie de l’attention : comment résister à l’accaparement de nos cerveaux par les entreprises ?

Écrans publicitaires dans la rue, à la télévision, sur le smartphone jusqu’à l’intérieur d’un article. Courriels et alertes en tout genre, suggestions des moteurs de recherches, conceptions des rayonnages de supermarchés… Commerciaux et services marketing se livrent une guerre sans merci avec pour territoire à conquérir l’attention que l’on accorde à telle ou telle information : notre temps de cerveau disponible. Face à ces sollicitations de tous les instants, de grands principes pour une écologie de l’attention émergent. Réflexions.

Si vous n’avez jamais été dans une école de commerce, il y a de fortes chances pour que vous n’ayez jamais eu de cours intitulés « Psychologie du consommateur et stratégies de persuasion ». En revanche, si vous avez été à l’Institut des hautes études économiques et commerciales (Inseec), ce type d’enseignements, dispensés aux marketeurs, commerciaux et publicitaires, vous apprend quelles sont les « variables qui influencent [la] perception [du consommateur] ».

Quelle part d’attention accorde le consommateur à un produit en fonction de sa place sur un rayonnage ? Comment concevoir et utiliser le storytelling afin de « capter l’attention du consommateur et créer une connexion émotionnelle avec la marque » ? Comment mettre en place un e-mail marketing « afin d’être bien perçues et ainsi susciter l’attention des internautes » ? Telles sont les questions existentielles abordées dans les grandes écoles et les universités, de HEC à Paris Dauphine, en passant par l’École supérieure de publicité.

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L’animal marchandise

Les Allemands consomment 2,3 millions de tonnes de viande par an et 29 milliards de litres de lait. Les animaux payent un lourd tribut. On sait bien que les viandes emballées sous vide et les briques de lait bon marché dont gorgent nos supermarchés ne proviennent plus désormais de vaches placides et de porcelets roses élevés à la ferme. Mais pour économiser, on préfère ne pas s’interroger sur leurs conditions de production, que ce documentaire nous dévoile.

D’un point de vue sanitaire et légal, ces lieux de production aux installations gigantesques sont sans reproche, de la salle où les truies mettent bas à l’abattoir high-tech où chaque chaîne permet de tuer quelque 3 000 animaux par jour. Ailleurs, des vaches laitières qui n’ont jamais vu un coin de ciel bleu ni connu le goût de l’herbe fraîche suivent des parcours automatisés avant d’arriver dans des salles de traite à plusieurs étages.

Le rendement exigé accroît inévitablement les inflammations de la panse et les mammites dans un seul objectif : que le consommateur paie son steak et son litre de lait quelques centimes de moins.

Quand l’art prend l’économie pour cible

Qu’est-ce que la société de consommation si ce n’est un paradoxe entre le paradis et l’enfer ? Entre la création et le néant ?

Avec le compromis du capitalisme, nous avons accepté de baigner dans l’opulence matérielle, bien au-delà de tout ce que nos ancêtres auraient pu imaginer. En contre partie, de lourds sacrifices environnementaux et humains sont fait chaque jour dans l’acceptation implicite du plus grand nombre, jugeant que le développement résorbera les difficultés d’aujourd’hui.

De nombreux artistes à travers le monde veulent mettre en forme ce paradoxe collectif qui, sans changement profonds de modes de vie, pourrait bien conduire l’Humanité à la perdition.

Partie 1:

Partie 2:
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Institut Tavistock : « Techniques de manipulation mentale et de contrôle social » (Audio)

AVERTISSEMENT : La rédaction de Fortune ne souscrit pas à l’ensemble des thèses et conclusions présentées par les auteurs.

Émission diffusée sur la radio Méridien Zéro le 30 janvier 2015 proposant de lever un voile sur ce qui constitue le principal laboratoire de manipulation et formatage des opinions publiques occidentales, et ce depuis quasiment un siècle.

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Pour nous en donner un aperçu, les invités Thibault Philippe et Maurice Gendre proposent ci-dessous une très riche biblio et “sitographie” afin que vous puissiez compléter la présentation de ce soir.
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Récupe.net : Donner au lieu de jeter

De nombreux vieux objets, cassés, usagés ou inutilisés finissent à la poubelle, malgré l’intérêt qu’ils pourraient représenter pour quelqu’un, faute de savoir à qui donner. Le site RECUPE est un site de dons, de récupération, de brocante gratuite où chacun peut proposer et donner sur internet, plutôt que jeter ce dont il veut se débarrasser.

Recupe.net n’est pas un site d’aide à la vente ou d’échange (de tels sites existent déjà), mais un site de don : il doit rester un lieu de partage où chacun peut trouver des objets de récupération gratuits.


A la veille d’une nouvelle crise financière…

Incroyable ! Sept ans après les subprimes, des bulles sont en train de se reformer. Et elles pourraient bien exploser ! Il suffit d’une étincelle, par exemple en Grèce avec sa sortie de l’Euro.

Le monde de la finance est vraiment incorrigible. Sept ans seulement après la crise des subprimes, qui a failli faire exploser le système bancaire international, voilà que resurgit la crainte d’un nouveau krach. «On est assis sur un baril de poudre, la question est simplement de savoir quel sera le détonateur», transpire l’économiste Marc Touati. «Nous nous trouvons dans une zone de risque proche de celle de 2008», confirme Christophe Nijdam, du centre d’expertise Finance Watch. En d’autres termes, la sortie de la Grèce de la zone euro ou la remontée un peu trop brutale des taux d’intérêt ou la simple défaillance d’une banque pourrait tous nous entraîner dans une terrible crise financière et dans une récession planétaire.

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Le ventre de Tokyo, après Fukushima

Un état des lieux de cette mégapole de 36 millions d’habitants, dix-sept mois après la catastrophe nucléaire de Fukushima. Des poissons au césium à la pollution tous azimuts, le bilan dressé par les habitants de Tokyo (poissonniers, éboueurs, employés du service des eaux…) est accablant.

Chine : Le pays libéré du tabagisme

Dans quelques semaines, Beijing appliquera une nouvelle loi anti-tabac interdisant de fumer dans les espaces publics fermés, notamment dans les restaurants et les bureaux. Les publicités pour le tabac seront également prohibées dans les espaces en plein air et les transports publics, ainsi que dans la plupart des médias.

Si cette réglementation, approuvée l’an dernier par le Comité permanent de l’Assemblée populaire municipale de Beijing, parvient à s’imposer, les autorités chinoises pourraient décréter une interdiction similaire dans l’ensemble du pays.

Une baisse sensible du tabagisme se traduirait sans aucun doute par de nets avantages en matière de santé publique. Mais est-elle envisageable ?

Avec plus de 300 millions de fumeurs, la Chine représente un tiers de tous les consommateurs dans le monde, et accuse près de 2700 décès dus au tabagisme par jour. Les coûts induits par le traitement des maladies liées au tabagisme, sans parler des pertes de productivité, sont considérables.
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Bien manger, mais à quel prix ?

Avec 58 milliards d’euros par an, les subventions accordées à l’agriculture représentent le deuxième poste budgétaire le plus coûteux de l’Union européenne. Les intentions de départ étaient vertueuses : aider les petits agriculteurs, stabiliser les prix alimentaires, assurer les approvisionnements et favoriser les exportations.

Quelques décennies plus tard, la situation est catastrophique. Les exploitations de taille modeste ne peuvent plus survivre, tandis que les très grosses, qui pratiquent l’agriculture et l’élevage à une échelle industrielle, prospèrent.

La qualité des produits s’en ressent, sans parler des conséquences sur l’environnement.

La France va tuer 36 loups, contre l’avis des Français et en infraction avec la loi

La chasse aux loups continue en France, au mépris de la loi et de l’avis des Français. Ainsi, la Ministre de l’écologie vient de publier deux arrêtés fixant les conditions de tirs et le nombre de loups pouvant être tués pour la période 2015-2016. Ces mesures entérinent une politique de destruction dictée par les lobbies agricoles et cynégétiques. Plusieurs associations de défense des animaux et de la biodiversité demandent le retrait de ces arrêtés et portent plainte contre la France.

Rappelons qu’en France, le loup (canis lupus) est officiellement une espèce strictement protégée. Malgré cela, des loups sont toujours régulièrement abattus sur dérogation préfectorale alors qu’ils sont déjà victimes du braconnage et des empoisonnements.

De nouveau, Ségolène Royal, la Ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, qui ne fait pas honneur à sa fonction, a pris deux arrêtés datés du 30 juin 2015 :

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En 1931, Moody’s conduisait déjà la Grèce au chaos

L’économiste Jean-Marc Daniel rappelle cet épisode historique méconnu qui a vu l’agence Moody’s dégrader la note de la Grèce, générant des troubles sociaux et politiques dans le pays avant l’arrivée au pouvoir du général Metaxas, fasciné par les régimes fascistes. Moody’s exprimera ses regrets, annoncera la fin de la notation des dettes publiques avant de ressortir son funeste carnet de notes en 1975.

En 1909, John Moody, journaliste financier reconverti, crée la notation stricto sensu : sa société jauge les risques en s’appuyant sur une grille de notes, qui permet de résumer les risques pris par le créancier. S & P suit en 1916 et Fitch en 1924. La notation des États débute, elle, dès 1918…

Au début des années 1930, le Trésor américain reproche aux agences de notation de n’avoir pas vu venir les faillites en chaîne des banques et la crise boursière de l’automne 1929. Elles entreprennent dès lors d‘élargir leur champ de compétence à la dette des états. Pendant la Grande Dépression, de nombreux pays européens n’ont pu faire face à leur dette : l’Allemagne, la Grèce, la Hongrie, la Roumanie.

Mais les agences de notation ont alors essentiellement dans leur collimateur des pays latino-américains, victimes de la chute des cours des matières premières. Les agences baissent la note du Brésil et de la Bolivie, qui fera défaut en janvier 1931.
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Loos-en-Gohelle (62) : Exemple français du développement durable

À Loos-en-Gohelle, l’une des villes les plus pauvres de France, le développement durable est devenu une stratégie de sortie de crise. Le maire a commencé par rénover les maisons de mineurs et construire des maisons avec des éco-matériaux.

Les factures énergétiques ont donc été divisées par dix, et près de 250 emplois verts ont été créés dans une ville où le taux de chômage est de 18%.

Le coût annuel de la pollution s’élève à plus de 100 milliards d’euros

Dans un rapport dévoilé ce mercredi 15 juillet, une commission d’enquête du Sénat a évalué pour la première fois le coût de la pollution. Le verdict est sans appel : plus de 100 milliards d’euros par an.

Particules fines, oxydes d’azote, émissions d’ammoniaque, ces polluants en suspension coûtent de plus en plus cher…

Zanzibar : Un paradis en sursis ?

Zanzibar, “l’île aux épices” célébrée par Rimbaud, Kessel ou Conrad, est longtemps restée dans l’ombre de ses grands voisins du continent africain. Posé sur les eaux turquoise de l’océan Indien, au large de la Tanzanie, cet archipel a choisi la discrétion. Sur cet ancien confetti de l’empire britannique, plusieurs mondes cohabitent: un peu d’Angleterre, un fond d’Afrique, une pincée d’Orient et des effluves venus d’Inde.

Aujourd’hui, Zanzibar s’est ouverte au tourisme, devenant une destination des plus courues. Chaque année, 150 000 voyageurs viennent découvrir son patrimoine et ses plages. C’est encore peu, mais de grands consortiums étrangers investissent ce long radeau de sable blanc. Les côtes sont grignotées, et les droits ancestraux des agriculteurs parfois bafoués.

Épargnée jusqu’à présent par les groupes armés implantés sur le continent africain, Zanzibar apparaît comme un havre de tranquillité. Mais pour combien de temps ? Des tensions apparaissent entre les communautés chrétienne, musulmane et hindouiste qui vivaient en bonne intelligence depuis des siècles. Découverte d’un paradis en sursis.

Quand la religion s’invite en entreprise

Si la laïcité est imposée dans le service public, ce n’est pas le cas dans le monde du privé. En 2015, une entreprise sur deux est confrontée au fait religieux. Cette confrontation a essentiellement lieu sous trois formes: les demandes d’absence pour fêtes religieuses (19%), le port ostentatoire de signes religieux (17%). En un an, celui-ci a presque doublé. Enfin, l’aménagement du temps de travail (12%).

Lin : Richesse française transformée en Asie

La France est le premier producteur mondial de lin. 70.000 hectares, 80 % de la production mondiale. Pourtant, ce trésor est loin d’être pleinement exploité.

Les fibres sont exportées en Asie où elles sont transformées. Aujourd’hui, 70 à 80% des vêtements produits en Chine repartent pour la France, la Belgique, l’Italie et d’autres pays européens.

La France achète donc à la Chine des vêtements fabriqués avec le lin qu’elle lui a vendu quelques mois plus tôt.

La Chine consommerait près de la moitié des antibiotiques de la planète

La surconsommation d’antibiotiques par la Chine aurait des conséquences désastreuses sur la qualité de l’eau des rivières du pays, vient de révéler une récente étude de l’Académie chinoise des sciences. 

Concentration en résidus d’antibiotiques par kg/km2 dans 58 bassins de rivières de la Chine continentale. (Source : South China Morning Post)

Le delta de la rivière des Perles serait une véritable « soupe d’antibiotiques ». L’expression employée par le South China Morning Post pour titrer un récent article sur la qualité de l’eau des rivières chinoises est radicale, tout comme les conclusions de la récente étude sur laquelle s’appuie le papier. Réalisée par des chercheurs de l’Institut de Géochimie de Guangzhou (Canton), sous la houlette de l’Académie chinoise des sciences, la recherche révèle que la rivière contiendrait l’une des plus importantes concentrations de résidus d’antibiotiques par km2 du pays. Selon les résultats de cette étude inédite à l’échelle nationale parue le mois dernier dans les pages de The Environmental Sciences & Technology, la surconsommation d’antibiotiques par les Chinois serait la première cause de cette pollution .

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Une alimentation saine et respectueuse du climat

En décembre prochain, les chefs d’État et de gouvernements se retrouveront à Paris pour la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques, où ils devront après d’âpres négociations conclure un accord détaillé sur la réduction des émissions de carbone et l’atténuation du réchauffement planétaire.

A l’approche de cette réunion, les gouvernements devraient prendre note d’un fait crucial, mais souvent ignoré : la principale cause de la dégradation de l’environnement et de l’épuisement des ressources est le changement de notre alimentation – qui plus est, une alimentation peu propice à une vie saine.

Au cours des dernières décennies, l’augmentation des revenus a entraîné une évolution radicale des habitudes alimentaires, avec en particulier une place croissante de la viande dans l’alimentation. Étant donné que l’élevage et le transport du bétail nécessitent plus d’intrants, de terres, d’eau et d’énergie que les plantes, l’accroissement de la demande en viande épuise les ressources naturelles, exerce des pressions sur les systèmes de production alimentaire, détruit les écosystèmes et contribue fortement aux changements climatiques.

La production de viande consomme presque dix fois plus d’eau que la production de calories et de protéines végétales. Il faut par exemple 15.415 litres d’eau pour produire un kilo de viande de bœuf. C’est également une manière peu efficace de produire des aliments : 30 calories végétales sont nécessaires pour donner 1 calorie animale.
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Sardaigne : Du chardon pour la fabrication de bio-plastique

À en croire une récente étude menée par l’Université de Géorgie, 275 millions de tonnes de déchets plastiques sont produits chaque année. Sur ces 275 millions, 32 sont des déchets qui restent à terre alors que 8 millions de tonnes polluent les océans.

Un problème environnemental majeur pour la planète. Une solution à ce problème pourrait venir du chardon.

Musique : Les Crapauds

Chanson française populaire écrite en 1897 par Marc Legrand et composé par Victor Meusy.

Paroles de la chanson interprétée par Alain Souchon:

La nuit est limpide,
L´étang est sans ride
Dans le ciel splendide4
Luit le croissant d´or.
Orme, chêne ou tremble
Nul arbre ne tremble
Au loin le bois semble
Un géant qui dort.
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Algérie : La mer retrouvée

C’est un géant méditerranéen, qui a longtemps tourné le dos à la mer. L’Algérie redécouvre aujourd’hui son littoral, et Thalassa nous emmène pour un voyage inédit tout au long de ces 1600 kilomètres de côtes. D’ouest en est, les paysages algériens offrent une variété fascinante.

D’Oran jusqu’à Annaba, le voyageur traverse des reliefs lunaires, des forêts épaisses, des marais multicolores et des dunes à perte de vue. De ces côtes méconnues, Thalassa propose une exploration inédite.

Vieillir est-il une maladie ?

Si elle n’avait pas été détectée par les radars de la revue Nature, la rencontre qui s’est déroulée le mercredi 24 juin entre une équipe médicale et la Food and Drug Administration (FDA, l’agence américaine des produits alimentaires et des médicaments) aurait pu passer inaperçue. Pourtant, ce qui va se discuter là est un changement de paradigme pour la médecine – et éventuellement la philosophie… – qui pourrait avoir d’importantes conséquences pour l’industrie pharmaceutique. Pour résumer l’enjeu en une phrase, ces chercheurs vont tenter de convaincre la FDA que vieillir est une maladie.

Concrètement, que va-t-il se passer ? Cette équipe, emmenée par Nir Barzilai, directeur de l’Institut de recherche sur le vieillissement de l’Albert Einstein College of Medicine (New York), présentera le projet TAME, mot dont le sens premier est “domestiquer” ou “dresser”, mais qui est ici l’acronyme de Targeting Aging with Metformin, c’est-à-dire “Ciblage du vieillissement avec la metformine”. Cette dernière est à l’origine une molécule couramment utilisée contre le diabète de type 2, qui a pour but de faire baisser, chez les personnes qui souffrent de cette pathologie, la résistance anormale de leur organisme à l’insuline. Mais elle a également fait preuve d’autres propriétés étonnantes, notamment sur des modèles animaux. Une équipe russe a ainsi montré dans plusieurs études que la metformine ralentissait le vieillissement et prolongeait la vie chez des souris. Le même genre de résultat a aussi été obtenu avec le petit ver Caenorhabditis elegans, qui est un organisme modèle en biologie.

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En Grèce, les seniors face au « choc » de la crise : « C’est comme une guerre »

On les voit plus rarement sur la place Syntagma exprimer leurs inquiétudes. Une partie des retraités grecs, silencieux, dissimulent toutefois une colère sourde. Les seniors ont vécu le déclassement de leur pays comme une situation brutale et inédite. Ils observent, amers, les nouvelles générations frappées par le chômage et la désillusion.

Les dernières semaines ont été un « choc » pour Charalambos Tsavimos. L’homme de 60 ans a observé avec angoisse les files d’attente devant les distributeurs de billets. « En 1974, après la dictature, les banques avaient fermé, se souvient-il, mais c’était quelques jours seulement ». Charalambos connaît bien le système bancaire grec. De ses 18 à 56 ans, il a travaillé au sein d’Ethniki Bank. Chaque jour depuis le 28 juin, ce retraité retire ses 60 euros. « Ou plus souvent cinquante, car maintenant, beaucoup de distributeurs manquent de billets de dix ». L’argent sert, « pour acheter des médicaments pour ma mère de 89 ans, aider ses enfants, acheter de la nourriture ». Il parle d’un ton las et ferme longuement ses paupières.

Tout calculer, chaque jour

Sur le papier, Charalambos a un profil aisé. Sa pension de retraite est « confortable » : 1 800 euros par mois. Avant 2012, elle s’élevait à 2 500 euros. Mais chaque mois, il opère un contrôle méticuleux des dépenses. « Nous vivons à cinq sur cette pension », explique-t-il. Sa femme ne touche plus de retraite. Deux de ses enfants de 22 et 25 ans vivent à son domicile, dans le quartier de Patissia, au nord d’Athènes. L’un est étudiant, l’autre ne travaille pas. Un autre de ses enfants, diplômé, est parti vivre avec sa copine, il est au chômage. Le père essaye de les aider, environ 200 euros par mois. Seul un de ses enfants travaille : il s’est exilé à Londres.
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Les recettes-clé pour nourrir 9 milliards de personnes en 2050

Le livre «The End of Plenty: The Race to Feed a Crowded World” (“La fin de l’abondance: la course pour nourrir un monde surpeuplé“) préconise une révolution bleue et une révolution rose pour pouvoir faire face à l’augmentation de la population mondiale.

En 2050, la Terre devrait compter 9 milliards de bouches à nourrir. Il faudra alors produire autant de nourriture qu’on en a produit depuis le début de l’agriculture pour alimenter tout le monde, explique Joel K. Bourne Jr., ex-rédacteur en chef de National Geographic sur NPR, la radio publique aux États-Unis.

La hausse démographique est d’autant plus problématique qu’on est arrivé à la fin de la révolution verte du siècle dernier. Les rendements atteignent un plafond, même s’il reste des innovations à venir dans les OGM, comme le riz c4 qui pourrait augmenter la production par 50% ou le riz qui peut résister aux inondations.

Les cultivateurs marins
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Grèce : Tsipras a-t-il vraiment obtenu quelque chose ?

A l’issue d’une interminable nuit de négociations, le Premier ministre grec a accepté de douloureuses concessions. En échange de quoi exactement?

Une misère, une humiliation, un esclavage“. Le cri du cœur est celui de Haralambos Rouliskos, un économiste athénien, après la publication de l’accord sur la Grèce. Après 17 heures de négociations dans la nuit de dimanche à lundi, les chefs d’État de la zone euro se sont mis d’accord sur un scénario de sortie de crise.

Mais celui-ci passe par une cure d’austérité d’une ampleur inédite pour Athènes. Alexis Tsipras, le Premier ministre grec, a-t-il vraiment obtenu quelque chose en échange ?

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Iran : L’économie est prête au décollage

Avec la fin des sanctions qui se profile, l’économie iranienne pourra décoller. De nombreux secteurs industriels sont concernés, à commencer par l’industrie pétrolière. Qu’elles soient iraniennes ou étrangères, les entreprises devraient largement en bénéficier.

Énergies fossiles : Mortelles subventions

Alors que nos émissions de CO2 dans l’atmosphère continuent de battre des records et que le changement climatique devient notre compagnon de route, pourquoi est-il si difficile de quitter les énergies fossiles – charbon, pétrole et gaz – pourtant responsables d’une grande partie des dégâts ?

Peut-être parce que tout un système de subventions les rends particulièrement attrayantes et peu chères, tout autant pour l’industrie que pour nous, les consommateurs finaux.

Bretagne : Domespace, la maison « tournesol »

Tournez manège ! Imaginez pouvoir pivoter votre maison pour profiter sans arrêt du soleil ? Véritable nid douillet en bois, la maison-dôme de Patrick Marsilli peut tourner sur elle-même jusqu’à 330°. Le concept se veut une alternative « écologique, confortable, saine, protectrice, modulable et économique » à l’habitat traditionnel. Partons à la découverte d’un habitat alternatif hors norme.

La maison de Patrick Marsilli est le résultat d’une fascination pour la nature et ses formes courbes, desquelles les êtres vivants se sont de tous temps inspirés pour leurs logements. Nids, terriers, grottes ; yourtes, cases, kerterres… : tous ces habitats, naturels, basiques ou construits ont la particularité d’utiliser la forme sphérique, qui renvoie au ventre maternel et à diverses structures archétypales mises au jour par la science (comme la rotation des planètes par exemple).

Construite entièrement en bois non traité, certifié FSC, la maison-dôme correspond au concept « harmonique, bien plus qu’écologique ! » prôné par l’inventeur. Elle s’adapte aux idéaux et aux nécessités de chacun : la rotation peut être manuelle pour éviter d’utiliser de l’électricité mais il est aussi possible d’y ajouter des panneaux solaires…

De plus, le dôme géodésique est une architecture naturellement capable de résister à des tremblements de terre de forte magnitude et à de très fortes tempêtes.

Seul hic : le prix, pas à la portée de toutes les bourses. Un exemple : pour 198 m² de plancher (110 m² de surface habitable), idéal pour 4 habitants, le prix en auto-construction est de 201.500€ TTC (en construction achevée, 324.555€ TTC). On est loin des écodômes en sacs de terre dont on vous parlait ici.

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