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		<title>Les chômeurs vont battre le pavé</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Jun 2013 05:00:56 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Des &#8220;invisibles&#8221; se mettent en marche dans plusieurs villes de France pour rejoindre Paris, porter leurs revendications et &#8220;faire boule de neige&#8221;. Ils n&#8217;ont jamais été aussi nombreux et restent pourtant &#8220;invisibles&#8221; : une marche de chômeurs [s'est élancée] lundi &#8230; <a href="http://fortune.fdesouche.com/308189-les-chomeurs-vont-battre-le-pave">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
<p><strong>Des &#8220;invisibles&#8221; se mettent en marche dans plusieurs villes de France pour rejoindre Paris, porter leurs revendications et &#8220;faire boule de neige&#8221;.</strong></p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border: 0px none;" src="http://img40.imageshack.us/img40/8143/j9p5.jpg" alt="" width="593" border="0" /></p>
<blockquote><p><strong>Ils n&#8217;ont jamais été aussi nombreux et restent pourtant &#8220;invisibles&#8221; : une marche de chômeurs [s'est élancée] lundi à travers la France, avec l&#8217;espoir de &#8220;faire boule de neige&#8221;. Mais dans un contexte de précarité grandissante, mobiliser et être entendu sont plus difficiles que jamais, expliquent associations et experts. Plusieurs dizaines de demandeurs d&#8217;emploi [ont pris] la route depuis Montpellier (Hérault) et Haguenau (Bas-Rhin), pour une arrivée prévue le 6 juillet à Paris, avec le souvenir de la mobilisation de l&#8217;hiver 1997-1998.</strong></p></blockquote>
<p><strong>Participer à la conférence sociale</strong><br />
<span id="more-308189"></span><br />
Outre les revendications d&#8217;urgence (création d&#8217;un fonds social d&#8217;urgence, arrêt des radiations à Pôle emploi&#8230;), les associations de chômeurs (MNCP, Apeis, AC!), soutenues par deux syndicats de Pôle emploi et Attac, contestent le refus du gouvernement de les associer à la conférence sociale qui se tient jeudi et vendredi. Alors que les listes de Pôle emploi n&#8217;ont jamais été aussi longues (3,26 millions de chômeurs sans activité en avril), les chômeurs entendent aussi &#8220;donner de la voix&#8221; avant la négociation qui définira à l&#8217;automne de nouvelles règles, probablement plus dures, pour l&#8217;assurance chômage.</p>
<p>&#8220;<em>L&#8217;idéal serait un effet boule de neige, comme en 1997, avec des milliers de personnes dans la rue, mais on ne se fait pas de film. La situation est pourtant pire qu&#8217;à l&#8217;époque, avec 90.000 chômeurs qui arrivent en fin de droits chaque mois et des droits sociaux moins protecteurs</em>&#8220;, estime Malika Zédiri, militante à l&#8217;Apeis depuis 1987. Pour Alain Marcu, d&#8217;AC!, &#8220;<em>les chômeurs sont noyés dans les difficultés du quotidien, en situation d&#8217;apathie, ils restent dans leur coin et sont invisibles</em>&#8220;. &#8220;<em>Avoir faim, ne pas pouvoir payer les factures, ça empêche de se lever pour marcher</em>&#8220;, selon lui.</p>
<p>Le psychiatre Michel Debout explique que &#8220;<em>la perte d&#8217;un emploi provoque le plus souvent un effet de sidération qui entraîne un repli sur soi, social et psychologique, et vient faire le lit d&#8217;un sentiment de culpabilité et de honte</em>&#8220;. Second type de réaction, une &#8220;<em>révolte impuissante, contre l&#8217;ordre du monde ou contre soi, comme le montre le cas du demandeur d&#8217;emploi qui s&#8217;est immolé à Nantes</em>&#8221; en février, souligne l&#8217;expert.</p>
<p><strong>&#8220;<em>Pas le nombre, mais le symbole</em>&#8220;</strong></p>
<p>L&#8217;action collective des chômeurs est structurellement faible, notamment car il est difficile de se définir comme chômeur, un statut qui bénéficie d&#8217;une image dévalorisante. &#8220;<em>La question qui se pose est aussi revendiquer auprès de qui ? Les employeurs, l&#8217;État, l&#8217;Unédic, Pôle emploi ?</em>&#8220;, analyse de son côté le sociologue Didier Demazière. &#8220;<em>Pour cette marche, ce qui est important n&#8217;est pas le nombre, mais le symbole. Certes, il y avait à la fin des années 1990 une dynamique associative qui n&#8217;existe plus aujourd&#8217;hui, mais on part d&#8217;une situation qui est pire &#8211; ce suicide de Nantes -, il n&#8217;est pas impossible qu&#8217;il se passe quelque chose de grande amplitude</em>&#8220;, juge-t-il.</p>
<blockquote><p><strong>L&#8217;enjeu, pour les associations, est aussi d&#8217;asseoir leur légitimité pour devenir des interlocuteurs officiels, car les chômeurs ne se sentent ni représentés ni défendus par les organisations syndicales.</strong></p></blockquote>
<p>&#8220;<em>On a une légitimité, on est consultés par les commissions parlementaires, l&#8217;Unédic et même le Medef de façon informelle, mais cela ne se traduit pas au niveau des pouvoirs publics. Sapin comme Ayrault refusent de nous recevoir, alors que Hollande avait écrit au MNCP pendant sa campagne comme à un interlocuteur légitime</em>&#8220;, dénonce Robert Crémieux.</p>
<p>Selon l&#8217;ancien président du MNCP, première association avec 6.000 adhérents et plus de 100.000 personnes accueillies chaque année dans ses permanences, &#8220;<em>le soutien de deux syndicats de Pôle emploi change la donne et renforce un mouvement de chômeurs qui se reconstruit après une longue traversée du désert</em>&#8220;.</p>
<blockquote><p><strong>Pour le sociologue Didier Demazière, &#8220;<em>le gouvernement n&#8217;a pas les mains libres, car les syndicats sont globalement hostiles à ce que les chômeurs deviennent une composante supplémentaire du dialogue social</em>&#8220;.</strong></p></blockquote>
<p>La porte pourrait-elle s&#8217;ouvrir à Pôle emploi ? Un récent rapport parlementaire préconise l&#8217;entrée des associations de chômeurs dans le conseil d&#8217;administration de l&#8217;opérateur public .</p>
<p>AFP (via <a href="http://www.lepoint.fr/societe/les-chomeurs-vont-battre-le-pave-16-06-2013-1681438_23.php" target="_blank">Le Point</a>)</p>
</div>
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		<title>Surpêche : Les poissons pourraient disparaître d’ici 2035</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Jun 2013 04:00:41 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Par Nolwenn Weiler Les mers sont surexploitées et cela commence à devenir assez inquiétant. Une espèce de poisson sur trois est menacée d’extinction. Les autres peinent à se renouveler alors que le nombre de captures augmente. Sur le banc des &#8230; <a href="http://fortune.fdesouche.com/308391-surpeche-les-poissons-pourraient-disparaitre-dici-2035">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
<p><em>Par <span class="auteurs"><span class="vcard author"><a class="url fn spip_in" href="http://www.bastamag.net/auteur4.html">Nolwenn Weiler</a></span></span> </em></p>
<p><strong>Les mers sont surexploitées et cela commence à devenir assez inquiétant. Une espèce de poisson sur trois est menacée d’extinction. Les autres peinent à se renouveler alors que le nombre de captures augmente. Sur le banc des accusés : la pêche industrielle, allègrement subventionnée en Europe, et finalement peu créatrice d’emplois. </strong></p>
<p><img class="alignjustify aligncenter" style="border: 0pt none; margin-top: 3px; margin-bottom: 3px;" src="http://img4.hostingpics.net/pics/160167surpecheindustrielle.jpg" alt="" width="592" height="396" border="0" /></p>
<p>La consommation moyenne par habitant atteint aujourd’hui 18 kilos dans le monde. 22 kilos en Europe. Et la France caracole en tête, avec 34 kilos de poissons avalés chaque année par habitant ! Soit deux fois plus qu’il y a 10 ans.</p>
<blockquote><p><strong>Pour satisfaire cet appétit, les bateaux doivent naviguer au-delà des eaux européennes, d’où ils rapportent 50% du poisson consommé sur le vieux continent. Ils croisent notamment au large de l’Afrique noire, où ils <a class="spip_in" href="http://www.bastamag.net/article1458.html">pillent</a> les ressources des professionnels locaux.</strong></p></blockquote>
<p>[...]<em> « Nos bateaux mesurent moins de 12 mètres, nous n’allons pas à plus de 12 milles des côtes (c’est à dire une vingtaine de kilomètres, ndlr), et nous ne sortons pas plus de 12 heures d’affilée en mer »</em>, explique Gwen Pennarun, pêcheur du Finistère et membre fondateur de la <a class="spip_out" href="http://www.plateforme-petite-peche.fr" rel="external" target="_blank">plate-forme de la petite pêche artisanale française</a>.</p>
<div class="crayon article-texte-3116 texte">
<p><span id="more-308391"></span>Lancée il y a un an, cette plate-forme réunit les professionnels de la pêche qui souhaitent sauvegarder leurs « petits métiers », trop souvent oubliés des politiques. Le ministre français de la pêche Frédéric Cuvillier étant même <a class="spip_out" href="http://www.plateforme-petite-peche.fr/?p=261" rel="external" target="_blank">incapable</a>de décrire ce secteur d’activité.<em>« Pourtant, nous représentons près de la moitié des marins pêcheurs français, soit environ 8 000 professionnels, et plus de 80 % des bateaux de pêche en France,</em> détaille Gwen Pennarun. <em>Au niveau européen, la pêche artisanale représente 65% des emplois directs et 83% de la flotte. »</em><strong>Quand les pêcheurs s’allient avec Greenpeace</strong></p>
<p>Pour se faire entendre, les pêcheurs artisanaux ont décidé de collaborer avec Greenpeace, qui lutte contre la surpêche depuis plusieurs années. Parti de Roumanie le 18 mars, leur célèbre brise-glace, l’Arctic Sunrise a navigué de port en port, en Europe, pour achever sa virée à Londres, au début du mois de juin. <em></em></p>
<p><em>« Nous avons, à chaque étape, embarqué des pêcheurs qui ont ainsi pu rencontrer des collègues d’autres pays »</em>, décrit Hélène Bourges, chargée de campagne Océans. Tous ces professionnels se sont réunis à leur arrivée dans la capitale anglaise.</p>
<p><em>« Pour peser sur les décisions politiques, et notamment sur la réforme en cours de la politique commune de pêche, nous avons besoin de nous organiser collectivement »</em>, explique Gwen Pennarun. Cette alliance n’est pas du goût de tout le monde. A son arrivée dans le port de <a class="spip_out" href="http://oceans.greenpeace.fr/une-etape-malouine-pour-larctic-sunrise" rel="external" target="_blank">Saint-Malo</a>, à la fin du mois de mai, l’Arctic Sunrise a été accueilli par une banderole barrée d’un <em>« Greenpeace prédateur des emplois de la filière pêche » </em> . <em>« Greenpeace ne s’oppose pas à la pêche mais à la surpêche »</em>, répond Hélène Bourges. <em>« Nous défendons les professionnels qui pratiquent une pêche sélective »</em>.</p>
<p><strong>Cinq fois plus de poissons pêchés en 50 ans</strong></p>
<p>Toujours présents à bord, les « petits » patrons pêcheurs maîtrisent en général plusieurs techniques de capture. Ils s’adaptent aux saisons et aux stocks disponibles, ne ciblant que les espèces qu’ils souhaitent attraper. Certains d’entre eux, à l’image des <a class="spip_out" href="http://www.pointe-de-bretagne.fr/" rel="external" target="_blank">ligneurs de la pointe de Bretagne</a>, ont même mis en place il y a près de 20 ans une période d’un mois « chômée » (du 15 février au 15 mars), pour laisser au poisson le temps de se reproduire.</p>
<p>Ces dernières années, nombre d’entre eux ont dû renouveler leurs techniques et adapter leur savoir-faire, raréfaction des ressources halieutiques oblige. Mais leurs outils de travail restent modestes, de même que leurs charges fixes (entretien du matériel, quantité de carburants, etc.). Ce qui leur offre une vraie liberté.</p>
<p><em>« Je ne suis pas obligé de vider la mer pour payer mon bateau,</em> résume Imanol Ugartemendia, qui vogue sans trop de stress. <em>Ma seule véritable inquiétude, c’est le risque de disparition de la ressource. »</em> Une inquiétude légitime. Car la mer se vide&#8230; Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, les quantités de poissons pêchés sont passées de 20 millions à plus de 100 millions de tonnes, 50 % étant issues de l’aquaculture, et le reste de la pêche de capture.</p>
<p><strong>Une espèce sur trois menacée d’extinction</strong></p>
<p>Aux exigences croissantes des consommateurs, s’ajoutent d’importantes évolutions technologiques qui ont accru les capacités de capture des navires. Soumis à un rythme frénétique de prélèvements, les poissons doivent aussi faire face à une pollution croissante des océans et au changement climatique.</p>
<p>3% des stocks mondiaux sont épuisés. 28% sont surexploités, et donc menacés d’extinction si aucune mesure restrictive n’est adoptée. 50% des réserves halieutiques sont pleinement exploitées, les captures actuelles seraient par conséquent proches du niveau de production maximale, sans aucune marge d’expansion possible<span class="spip_note_ref"> [<a id="nh2" class="spip_note" title="Source : Situation mondiale des pêches et de l’aquaculture, FAO, (...)" href="http://www.bastamag.net/article3116.html#nb2" rel="footnote">2</a>]</span>. Les prévisions les plus pessimistes promettent la fin du poisson pour… 2035, c’est à dire demain. Cette date a été calculée par le professeur canadien en biologie marine Boris Worm, sur la base des tendances actuelles de baisse des stocks<span class="spip_note_ref"> [<a id="nh3" class="spip_note" title="Boris Worm travaille en collaboration avec le biologiste français Daniel (...)" href="http://www.bastamag.net/article3116.html#nb3" rel="footnote">3</a>]</span>.</p>
<div class="crayon article-texte-3116 texte">
<p>L’Europe, quatrième producteur mondial de pêche et d’aquaculture, joue un rôle de premier plan dans la raréfaction de ces ressources. La surcapacité de pêche est deux à trois fois supérieure au niveau auquel les réserves de poissons peuvent se renouveler. Cette surpêche est partiellement encouragée par la politique commune de la pêche (PCP), via le Fonds européen pour la pêche (FEP), doté de 4,3 milliards d’euros pour la période 2007-2013.</p>
<p>Les projets financés sont choisis par les États membres, en partenariat avec les organisations de producteurs. Mais les sommes dépensées ne s’accordent pas toujours avec les objectifs affichés de préservation de la ressource. Moderniser les moteurs, pour économiser de l’énergie, permet aussi aux chalutiers d’augmenter leur productivité, comme l’a signalé la Cour des comptes européenne<span class="spip_note_ref"> [<a id="nh4" class="spip_note" title="Consulter le rapport de la Cour des comptes européennes en 2011." href="http://www.bastamag.net/article3116.html#nb4" rel="footnote">4</a>]</span>. Entre 2000 et 2008, 33,5 millions d’euros ont ainsi financé la modernisation des navires de pêche au thon rouge. Une espèce largement <a class="spip_out" href="http://www.pewenvironment.org/news-room/other-resources/new-scientific-report-shows-pacific-bluefin-tuna-population-down-964-percent-85899441247" rel="external" target="_blank">sur-pêchée</a>.</p>
</div>
<p><strong>Des quotas défavorables aux artisans</strong></p>
<p>Des quotas de pêche, appelés « totaux admissibles de capture » (TAC), sont pourtant définis chaque année. En France, les quotas sont répartis par les organisations de producteurs sur la base de ce que les bateaux ont pêché entre 2000 et 2003. Une période de référence défavorable aux pêcheurs qui débutent leur activité.</p>
<p><em>« Mon bateau n’a pas pêché de thon pendant la période de référence,</em> témoigne Imanol Ugartemendia. <em>Et je n’ai pas eu accès à la réserve de quotas de l’organisation de producteurs. Résultat : je regarde les poissons passer sous mon bateau. Et je ne peux même pas en ramener un à la maison pour manger ! »</em></p>
<p>Les défenseurs de la petite pêche reprochent par ailleurs au système des quotas de favoriser plutôt les gros bateaux, sur-représentés au sein des organisations de producteurs. <em>« En Méditerranée, la pêche artisanale, qui représente 84% de la flotte n’a droit qu’à 10% des quotas »</em>, détaille Hélène Bourges, chargée de campagne Océans à Greenpeace France. Selon la Cour des comptes européenne, des pressions sont exercées sur le Conseil européen pour fixer des TAC supérieurs à ceux que recommandent les scientifiques<span class="spip_note_ref"> [<a id="nh5" class="spip_note" title="Rapport 2011 de la Cour des comptes européenne sur la PCP." href="http://www.bastamag.net/article3116.html#nb5" rel="footnote">5</a>]</span>.</p>
<p>En plus des aides directes versées au titre du FEP, le secteur bénéficie de subventions indirectes, telle que l’exonération générale des taxes sur les carburants. Une manne important pour les très gros bateaux, et notamment pour ceux qui pratiquent la pêche en eaux profondes. La consommation de carburant de ces chalutiers industriels s’élève à 7.000 litres de gasoil/jour au minimum.</p>
<p><em>« Il en faut du pétrole pour tirer leurs moteurs de 2000 chevaux ! »</em>, sourit un pêcheur. Apparue dans les années 1970, à mesure que les stocks de poissons s’amenuisaient dans les eaux côtières, cette pêche convoite les espèces qui vivent en haute mer, jusqu’à 2000 mètres de profondeur, telles la lingue bleue, le grenadier de roche ou le sabre noir.</p>
<p><strong>La pêche industrielle, championne des subventions</strong></p>
<p>La pêche industrielle est pointée du doigt pour les ravages qu’elle produit sur les fonds des océans, qui abritent une riche biodiversité. L’Espagne, qui dispose de la plus importante flotte européenne, et la France réalisent à elles seules 50% des prises en eaux profondes. De ce côté-ci des Pyrénées, trois entreprises se partagent le gâteau : la Scapêche (Intermarché), qui <a class="spip_out" href="http://www.scapeche.fr/notre-metier/pecher-l-armement-mousquetaire/" rel="external" target="_blank">possède</a> huit navires hauturiers et qui représente jusqu’à 85% du total des captures d’espèces profondes. Euronor (UK Fisheries<span class="spip_note_ref"> [<a id="nh6" class="spip_note" title="UK Fisheries, détenue à 50 % par une filiale de Parlevliet &amp; Van Der Plas (...)" href="http://www.bastamag.net/article3116.html#nb6" rel="footnote">6</a>]</span>), basé à Boulogne-sur-Mer qui totalise 9% des prises et Dhellemmes (qui appartient au groupe hollandais Jaczon BV, spécialisé dans la pêche industrielle et la congélation de poissons), basé à Concarneau.</p>
<p><em>« En plus d’être destructrice, cette méthode de pêche n’est pas viable économiquement »</em>, s’insurge Claire Nouvian, présidente de <a class="spip_out" href="http://www.bloomassociation.org/fr/accueil-fr%E2%80%8E" rel="external" target="_blank">Bloom</a>, une association qui se bat pour la préservation des océans profonds, et pour la survie des pêcheurs. La Commission européenne estime que dans plusieurs États membres les coûts imputés sur les budgets publics au titre de la pêche sont supérieurs à la valeur totale des captures.</p>
<p>Autrement dit, les citoyens européens paient leur poisson quasiment deux fois : sur les étals et avec leurs impôts. <em>« De 2004 à 2011, la Scapêche a bénéficié de quatre types de subventions pour un montant total de 9,34 millions d’euros. En dépit de ces aides et de l’injection de 20 millions d’euros par le groupe Intermarché, la Scapêche a accumulé plus de 19 millions d’euros de pertes courantes. »</em> Mais ces aides ne permettent-elles pas de créer des emplois ? A peine. Selon les <a class="spip_out" href="http://www.bloomassociation.org/download/2013_19_March_BLOOM_JOB_ANALYSIS.pdf" rel="external" target="_blank">estimations</a> des ONG, l’activité génère entre 250 et 350 emplois équivalents temps-pleins, sur terre et en mer (secteurs du transport, de la transformation et de l’emballage compris). Moins de 2 % des emplois directs et indirects du secteur.</p>
<p><strong>Greenwashing en série</strong></p>
<p>En France, trois poissons sur quatre sont vendus en super ou hypermarchés. Ce qui donne une responsabilité particulière à la grande distribution. En juin 2012, le jury de déontologie publicitaire a <a class="spip_out" href="http://www.jdp-pub.org/Les-Mousquetaires-Presse.html" rel="external" target="_blank">épinglé</a> le groupement de supermarchés Les Mousquetaires, qui possède Intermarché, suite à une plainte déposée par Bloom pour « greenwashing ». L’ire de l’association porte sur une <a class="spip_out" href="http://www.jdp-pub.org/IMG/pdf/lesmousquetaires.pdf" rel="external" target="_blank">campagne</a> de promotion prétendant que l’enseigne s’engage <em>« pour une pêche responsable »</em> et qu’elle joue <em>« un rôle déterminant dans le maintien durable de la pêche en France, qui passe par la préservation et le renouvellement des ressources marines »</em>. Il a été demandé aux Mousquetaires de retirer leur publicité.</p>
<p>Ils ne sont pas les seuls à exceller en « écoblanchiment ». Leclerc s’était illustré de son côté en 2010 avec une superbe campagne expliquant <em>« ne proposer que du thon rouge provenant exclusivement de la pêche artisanale »</em>. Et précisant, en note de bas de page, marquée par un astérisque et en petits caractères : <em>« Excepté les 28 senneurs (les thoniers, ndlr) listés en annexe 1 de l’arrêté du 28 janvier 2010 »</em>… C’est à dire toute la flotte industrielle française !</p>
<p><strong>Inaction de l’Union européenne</strong></p>
<p>Contactés par <em>Basta !</em>, à propos de leur politique de sélection des espèces de poissons vendues, les deux groupes n’ont pas souhaité s’exprimer. <em>« Côté grande distribution, il y a de vrais différences selon les enseignes »</em>, tempère Claire Nouvian, dont l’association vient de publier une <a class="spip_out" href="http://www.bloomassociation.org/fr/nos-publications" rel="external" target="_blank">enquête</a> sur les bons et mauvais élèves. Casino et Carrefour sont plutôt bien notés, au contraire d’Intermarché, de Leclerc et d’Auchan. <em>« Mais elles ont toutes des efforts à faire en matière de transparence. Il n’ a aucune lisibilité sur les critères de choix des espèces vendues. Qui décide de suivre tel avis scientifique plutôt que tel autre, par exemple ? »</em></p>
<p>La nouvelle politique commune de la pêche, dont le projet de réforme a été acté au début du mois de juin par le Conseil européen, obligera-t-elle les distributeurs à rendre des comptes ? Nul ne le sait pour le moment. Sous la pression notoire de la France, les ministres de la pêche ont refusé d’adopter un calendrier d’actions. Le projet prévoit cependant de privilégier les pêcheurs ayant des pratiques à faible impact sur les écosystèmes, avec un taux maximum d’emplois par kilo de poisson débarqué.</p>
<p><strong>1% des océans sont protégés</strong></p>
<p><em>« Nous attendons de voir ce qui va être véritablement être acté au niveau financier,</em> remarque Bertrand Cazalet, du Syndicat professionnel des pêcheurs petits métiers du Languedoc Roussillon (<a class="spip_out" href="http://www.bastamag.net/spmlr.e-monsite.com">SMPR</a>). <em>Comment les fonds seront-ils structurés, sachant qu’historiquement les industriels arrivent toujours à retirer leur épingle du jeu ? »</em> Au Comité national des pêches (<a class="spip_out" href="http://www.comite-peches.fr/" rel="external" target="_blank">CNPMEM)</a>, instance représentative plus large que les organisations professionnelles, la réforme européenne est regardée avec méfiance. De même que la constitution d’un réseau de petits pêcheurs, en lien avec Greenpeace.</p>
<p>Les représentants de la profession redoutent notamment la mise en place de grands espaces interdits de pêche, recommandée par divers scientifiques, dont le biologiste français <a class="spip_out" href="http://www.ird.fr/la-mediatheque/videos-en-ligne-canal-ird/surpeche-le-point-de-vue-de-daniel-pauly/surpeche-le-point-de-vue-de-daniel-pauly" rel="external" target="_blank">Daniel Pauly</a>. Selon ce spécialiste mondial de l’état des ressources halieutiques, l’établissement de ces zones sans pêche se fait très lentement.</p>
<p>Seul 1% des océans est aujourd’hui concerné par cette préservation. 2% dans quinze ans. Un rythme bien trop lent pour assurer le renouvellement des stocks. Le Comité national des pêches, s’inquiète aussi du retard pris sur le calendrier prévisionnel des négociations financières. Certains patrons de chalutiers craignent d’être obligés d’adapter leurs outils aux contraintes environnementales (maillages de filets plus larges pour laisser passer les jeunes poissons par exemple) sans être soutenus financièrement.</p>
<p><strong>A quand un véritable label pour la pêche ?</strong></p>
<p>La Commission reconnaît que, <em>« à court terme, les objectifs environnementaux, économiques et sociaux peuvent entrer en conflit »</em>, en particulier pendant la période de reconstitution des stocks, au cours de laquelle il va falloir réduire la voilure.</p>
<p><em>« Cette question est cruciale,</em> précise Hélène Bourges, de Greenpeace. <em>Surtout pour les « semi-industriels », ces chalutiers d’une vingtaine de mètres, qui vont devoir réduire leurs captures alors qu’ils sont enfermés dans le cercle vicieux de l’endettement et de la nécessaire surpêche. Le volet financier de la réforme doit prendre cela en compte. Ces personnes devront être accompagnées vers des modes de pêche plus durables. Mais on ne peut pas faire l’économie du temps de reconstitution des stocks. Sans poissons, pas de pêcheurs ! Cela parait logique mais il nous semble important de le souligner. »</em></p>
<p>Les consommateurs peuvent-ils agir en faveur de pratiques vertueuses ? Comment choisir le « bon » poisson ? Il n’y a guère que lors des ventes à quai, au sortir du bateau, que le poisson peut être tracé. Une fois partis dans les circuits de distribution, tout les poissons se valent, côté traçabilité. La mise en place d’un véritable label, à l’image du logo AB pour l’agriculture biologique fait partie des demandes des artisans pêcheurs. En attendant, les consommateurs peuvent aussi se référer aux tableaux et calendriers <a class="spip_out" href="http://www.greenpeace.org/france/PageFiles/266559/et-ta-mer-t-y-penses.pdf" rel="external" target="_blank">établis par Greenpeace</a> ou l’association <a class="spip_out" href="http://www.slowfoodfrance.com/slowfish/pagine/fra/pagina.lasso?-id_pg=139" rel="external" target="_blank">Slow food</a>. Comme pour les fruits et légumes de saison.</p>
</div>
<div class="notes">
<h4><em><strong>Notes</strong></em></h4>
<div id="nb1">
<p><span class="spip_note_ref">[<a class="spip_note" title="Notes 1" href="http://www.bastamag.net/article3116.html#nh1" rev="footnote">1</a>] </span>Entre 20 et 50 % des prises de poissons effectuées par le secteur industriel sont rejetées à la mer.</p>
</div>
<div id="nb2">
<p><span class="spip_note_ref">[<a class="spip_note" title="Notes 2" href="http://www.bastamag.net/article3116.html#nh2" rev="footnote">2</a>] </span>Source : <a class="spip_out" href="http://www.fao.org/docrep/013/i1820f/i1820f01.pdf" rel="external">Situation mondiale des pêches et de l’aquaculture</a>, FAO, 2010.</p>
</div>
<div id="nb3">
<p><span class="spip_note_ref">[<a class="spip_note" title="Notes 3" href="http://www.bastamag.net/article3116.html#nh3" rev="footnote">3</a>] </span>Boris Worm travaille en collaboration avec le biologiste français Daniel Pauly, Directeur du Fisheries Centre de l’Université de Colombie-Britannique, à Vancouver. Daniel Pauly est l’un des plus grands spécialistes mondiaux des ressources halieutiques. Il a développé la plus grande <a class="spip_out" href="http://www.fishbase.org/search.php" rel="external">base de de données</a> au monde sur la biodiversité, ainsi qu’une base de données qui <a class="spip_out" href="http://www.bastamag.net/seaaroundus.org">cartographie les prises de pêche</a> sur tous les océans.</p>
</div>
<div id="nb4">
<p><span class="spip_note_ref">[<a class="spip_note" title="Notes 4" href="http://www.bastamag.net/article3116.html#nh4" rev="footnote">4</a>] </span> Consulter le <a class="spip_out" href="http://www.europarl.europa.eu/meetdocs/2009_2014/documents/cont/dv/sr12_/sr12_fr.pdf" rel="external">rapport</a> de la Cour des comptes européennes en 2011.</p>
</div>
<div id="nb5">
<p><span class="spip_note_ref">[<a class="spip_note" title="Notes 5" href="http://www.bastamag.net/article3116.html#nh5" rev="footnote">5</a>] </span> <a class="spip_out" href="http://www.europarl.europa.eu/meetdocs/2009_2014/documents/cont/dv/sr12_/sr12_fr.pdf" rel="external">Rapport</a> 2011 de la Cour des comptes européenne sur la PCP.</p>
</div>
<div id="nb6">
<p><span class="spip_note_ref">[<a class="spip_note" title="Notes 6" href="http://www.bastamag.net/article3116.html#nh6" rev="footnote">6</a>] </span>UK Fisheries, détenue à 50 % par une filiale de Parlevliet &amp; Van Der Plas B.V., un membre néerlandais de l’association des chalutiers-congélateurs pélagiques (PFA), l’un des groupements professionnels les plus puissants défendant les intérêts du secteur de la pêche industrielle en Europe.</p>
</div>
</div>
<p><a href="http://www.bastamag.net/article3116.html" target="_blank">Basta Mag</a></p>
</div>
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		<title>Mémoire d&#8217;un saccage &#8211; L&#8217;effondrement de l&#8217;Argentine</title>
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		<pubDate>Mon, 17 Jun 2013 14:00:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Monsieur X</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Mémoire d&#8217;un Saccage c&#8217;est l&#8217;histoire de cette Argentine qui a subi une crise économique sans précédent. Un pays considéré comme « le grenier du monde » victime du jeu des multinationales sous le regard complice du FMI et des grandes &#8230; <a href="http://fortune.fdesouche.com/308165-memoire-dun-saccage-leffondrement-de-largentine">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Mémoire d&#8217;un Saccage c&#8217;est l&#8217;histoire de cette Argentine qui a subi une crise économique sans précédent. Un pays considéré comme « le grenier du monde » victime du jeu des multinationales sous le regard complice du FMI et des grandes puissances mondiales.</strong> <strong>D&#8217;après son réalisateur, ce film est une manière de contribuer au débat qui se déroule en Argentine et dans le Monde entier au sujet de la globalisation inhumaine, en développant la thèse qu&#8217;un autre monde est possible.</strong> <strong>L&#8217;oeuvre est un récit militant, dont la vocation est le devoir de mémoire, qui met l&#8217;accent sur l&#8217;espoir et les valeurs humaines de ceux qui ont tout perdu et qui continuent à lutter avec dignité pour un monde meilleur. </strong></p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/2IW2KFerGzo" frameborder="0" width="592" height="339"></iframe></p>
<p>Réalisation et scénario : Fernando E. Solanas.<br />
Pays : Argentine, France et Suisse.<br />
Année : 2003.</p>
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		<title>Grèce : Dernier concert de l&#8217;orchestre symphonique national</title>
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		<pubDate>Mon, 17 Jun 2013 13:48:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Janu$</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L&#8217;arrêt de la diffusion de la télévision publique grecque a eu de nombreuses conséquences. Ainsi, vendredi 14 juin, l&#8217;on a pu voir la dernière représentation de l&#8217;orchestre symphonique national du pays et du chœur de la radio nationale. Durant l&#8217;interprétation &#8230; <a href="http://fortune.fdesouche.com/308385-grece-dernier-concert-de-lorchestre-symphonique-national">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>L&#8217;arrêt de la diffusion de la télévision publique grecque a eu de nombreuses conséquences. Ainsi, vendredi 14 juin, l&#8217;on a pu voir la dernière représentation de l&#8217;orchestre symphonique national du pays et du chœur de la radio nationale. </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Durant l&#8217;interprétation de l&#8217;œuvre symphonique finale d&#8217;Edward Elgar (Nimrod des &#8220;Variations Enigma&#8221;) la détresse de certains musiciens, qui avaient accepté &#8220;<em>35 à 45% de coupes dans leurs salaires ces trois dernières années</em>&#8221; est palpable.</p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/aUmubmoEjHo" frameborder="0" width="593" height="340"></iframe></p>
<p><em>(Merci à Cedericoco de nous avoir fait partager son érudition musicale)</em></p>
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		<title>L&#8217;image du jour</title>
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		<pubDate>Mon, 17 Jun 2013 13:42:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Quentin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[En Chine c&#8217;est l&#8217;hystérie autour d&#8217;achat d&#8217;or physique. Le cliché suivant, pris à Jinan ces derniers jours, représente quelque 10.000 citoyens chinois faisant la queue pour acheter de l&#8217;or. D&#8217;autres photos ICI: ETF Daily News]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
<p><strong>En Chine c&#8217;est l&#8217;hystérie autour d&#8217;achat d&#8217;or physique. Le cliché suivant, pris à Jinan ces derniers jours, représente quelque 10.000 citoyens chinois faisant la queue pour acheter de l&#8217;or.</strong></p>
<p><img class="alignjustify aligncenter" style="border: 0pt none; margin-top: 3px; margin-bottom: 3px;" src="http://img4.hostingpics.net/pics/775939goldrush1.jpg" alt="" width="833" height="439" border="0" /></p>
<p>D&#8217;autres photos <a href="http://photos.caixin.com/2013-06-12/100540387.html" target="_blank">ICI</a>:</p>
<p><a href="http://etfdailynews.com/2013/06/14/gold-buying-hysteria-hits-china/?utm_source=twitterfeed&amp;utm_medium=twitter" target="_blank">ETF Daily News</a></p>
</div>
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		<title>Début des épreuves du bac ; Un examen à 1,5 milliard d&#8217;euros</title>
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		<pubDate>Mon, 17 Jun 2013 10:00:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Contributeur FDS</dc:creator>
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		<category><![CDATA[baccalauréat]]></category>
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		<description><![CDATA[Des bacheliers moins nombreux en 2013 A 8h ce matin, les 664 709 candidats inscrits à la session 2013 du baccalauréat démarrent leur semaine d&#8217;épreuve avec la traditionnelle, et tant redoutée, épreuve de philosophie. Une édition 2013 marquée par un &#8230; <a href="http://fortune.fdesouche.com/308289-debut-des-epreuves-du-bac-un-examen-15-milliard-deuros">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Des bacheliers moins nombreux en 2013</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>A 8h ce matin, les 664 709 candidats inscrits à la session 2013 du baccalauréat démarrent leur semaine d&#8217;épreuve avec la traditionnelle, et tant redoutée, épreuve de philosophie. Une édition 2013 marquée par un déclin des aspirants-bacheliers, moins nombreux cette année de 38 350 candidats, du fait de la réforme de la voie professionnelle de 2009.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a title="ImageShack - Image And Video Hosting" href="http://imageshack.us/photo/my-images/809/1zam.jpg/" target="_blank"><img class="aligncenter" style="border: 0px none;" src="http://img809.imageshack.us/img809/2296/1zam.jpg" alt="" width="580" height="850" border="0" /></a>A noter que le nombre de candidats au bac général est en très légère augmentation, à la différences des bacs professionnels et technologiques, qui eux, chutent. 2021 élèves, pour leur part, passeront cette année des épreuves un peu particulières, les épreuves multibacs, qui permettent de décrocher à la fois le bac français et son équivalent espagnol, allemand ou italien.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le bac, un examen qui coûte cher</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ce sont au total 3990 sujets qui ont été élaborés pour cette édition 2013, en comprenant la France métropolitaine, les DOM, les COM et les centres d&#8217;examens à l&#8217;étranger, mais aussi les sujets de secours, bien utiles en cas de fuites. Au final, ce sont 4 millions de copies que les enseignants corrigeront pour octroyer, ou non, ce fameux sésame. A savoir que depuis 2009, le prix de la correction d&#8217;une copie est passé de 1,32 euros à 5 euros, soit 20 millions d&#8217;euros estimés pour cette année, pas mal pour des ratures rouges non ?</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong>En terme de coût, justement, le bac est un examen qui revient cher. 83,60 euros par candidat. Soit 55 millions d&#8217;euros au total pour 2013. On est certes loin des 1,5 milliard d&#8217;euros estimé par le SNPDEN, le principal syndicat des chefs d&#8217;établissement. Le ministère de l&#8217;Education nationale ne comprenant pas, lui, les 3 semaines précédent l&#8217;examen perdues pour son organisation.</strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-308289"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Souhaitons donc bon courage à tous les lycéens qui vont plancher cette semaine et s&#8217;orienter, après des vacances bien méritées, vers leurs études futurs. 84,5 % d&#8217;entre eux ont été admis l&#8217;an dernier. Le cru 2013 sera-t-il encore meilleur ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le bac, symbole du naufrage français</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il fut une époque où avoir son bac, c&#8217;était quelque chose, situé entre le Graal et le premier haut-de-forme, c&#8217;est-à-dire un passage de la vie qui vous transformait son homme et vous posait en société. Au fil des ans et des massifications, et sans que nous ne nous en rendions vraiment compte, la nature du baccalauréat a mué. Peu à peu, cet instrument de reconnaissance s&#8217;est transformé en premier palier officiel de la sélection sociale et de la réaction nobiliaire qui paralyse le modèle républicain français.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le nombre de candidats au bac général stagne, voire régresse</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En apparence, le baccalauréat est une très belle conquête égalitaire: 80% d&#8217;une classe d&#8217;âge ou presque y accèdent, symbole d&#8217;une diffusion à l&#8217;ensemble de la société française des grands acquis de l&#8217;école laïque et républicaine. Ces statistiques tonitruantes donnent évidemment lieu à de grandes proclamations triomphales sur les bienfaits de l&#8217;Education Nationale, qui remplit sa mission, etc.</p>
<p style="text-align: justify;">Maintenant, quand on traverse l&#8217;imposture des postures pour regarder la réalité des chiffres, c&#8217;est un tout autre monde qui se révèle à nous.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong>Premier élément, 665.000 élèves sont inscrits au baccalauréat cette année, soit 5% de moins que l&#8217;an dernier. Cette variation sur une année n&#8217;est pas suffisamment significative pour donner lieu à une interprétation fine, mais elle souligne clairement que le pays a atteint un seuil de reflux. La grande massification de l&#8217;enseignement, assurée avec des recrutements par légions d&#8217;enseignants mal préparés à leur métier, est au bout d&#8217;une logique.</strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">La triste réalité de cette logique tranche avec la posture du baccalauréat égalitaire et rayonnant prise par la technostructure de l&#8217;Education Nationale. Depuis 1995, par exemple, le nombre de candidats au baccalauréat général stagne, voire régresse. En 1995, 287.000 élèves avaient décroché ce sésame. Ils n&#8217;étaient plus que 284.000 en 2011. Pendant ce temps, la population de bacheliers a beaucoup augmenté&#8230; Grâce au baccalauréat professionnel.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les nouvelles technologies ne sont pas mises en avant, l&#8217;examen est dépassé</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En réalité, depuis une vingtaine d&#8217;années, le baccalauréat général, celui qui fait réussir les élèves dans l&#8217;enseignement supérieur, celui qui prépare aux meilleures filières, ne cesse de perdre du terrain dans une indifférence collective frappante. Et ce baccalauréat général, en quoi consiste-t-il au juste ? En une épreuve obsolète, sur du papyrus, une plume d&#8217;oie à la main, quand la planète entière s&#8217;est convertie aux nouvelles technologies.</p>
<p style="text-align: justify;">De façon presque tragique, l&#8217;Education Nationale investit dans des détecteurs de téléphones portables pour interdire aux élèves de s&#8217;en servir. Evidemment&#8230; Cet outil sera la base de leur vie future, tant à la maison qu&#8217;au bureau. Il est bien nécessaire de s&#8217;assurer que, pour réussir le baccalauréat, il ne faut surtout pas savoir l&#8217;utiliser.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le naufrage français est tout entier contenu dans ce geste : alors que le champ du savoir est bouleversé par des technologies collaboratives qui modifient complètement le rapport à la pensée et aux connaissances, l&#8217;Education Nationale française défend becs et ongles une vision dix-neuvièmiste de l&#8217;intelligence : l&#8217;élève seul face à une feuille de papier, un stylo à la main, interdit de communiquer avec ses voisins.</strong></p>
</blockquote>
<p><a href="http://www.economiematin.fr/eco-digest/item/5162-bac-philosophie-epreuve-examen-2013-cout" target="_blank">Economie</a> <a href="http://www.economiematin.fr/les-experts/item/5158-a-quoi-sert-diplome-bac" target="_blank">Matin</a></p>
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		<title>Japon : Welcome to Fukushima</title>
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		<pubDate>Mon, 17 Jun 2013 09:00:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Monsieur X</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Pendant deux ans, Alain de Halleux a suivi des habitants et des familles de la ville de Minamisoma, située à 20 km de la centrale nucléaire de Fukushima Daichi. Le réalisateur nous présente quelques parcours parallèles : - Une famille &#8230; <a href="http://fortune.fdesouche.com/308323-japon-welcome-fukushima">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Pendant deux ans, Alain de Halleux a suivi des habitants et des familles de la ville de Minamisoma, située à 20 km de la centrale nucléaire de Fukushima Daichi.</strong></p>
<p>Le réalisateur nous présente quelques parcours parallèles :</p>
<p style="text-align: justify;">- Une famille décide de quitter le site et déménage.</p>
<p style="text-align: justify;">- Une autre, dont le père travaillait dans une centrale lors de l&#8217;accident, s&#8217;est reconvertie dans un commerce floral devenu très rentable grâce aux nombreux enterrements et commémorations.</p>
<p style="text-align: justify;">- Un ancien garde forestier assiste à la métamorphose du paysage (on rase des forêts et des montagnes) et questionne le rapport traditionnel à la nature, bouleversé par la catastrophe.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong>Entre révolte et résignation, ils se posent la question: déménager ou rester sur place, vivre avec la contamination et la peur de l&#8217;avenir ? Ce récit est vécu de l&#8217;intérieur de la société japonaise, avec des références à la culture traditionnelle.</strong></p>
</blockquote>
<p>Partie 1:</p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/g1l0CCTKPag" frameborder="0" width="593" height="340"></iframe></p>
<p>Partie 2:<br />
<span id="more-308323"></span><br />
<iframe src="http://www.youtube.com/embed/y3F_1eb3Q08" frameborder="0" width="593" height="340"></iframe></p>
<p>Partie 3:</p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/DppJbP2oP5o" frameborder="0" width="593" height="340"></iframe></p>
<p>Partie 4:</p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/E3SNk-Dt4KQ" frameborder="0" width="593" height="340"></iframe></p>
<p><em>(Merci à Nowno)</em></p>
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		<title>Les oubliés du XXIe siècle ou la fin du travail</title>
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		<pubDate>Mon, 17 Jun 2013 08:00:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Janu$</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Long métrage documentaire sur les conséquences de l’entrée dans l’ère technologique sur le monde du travail. Pour les financiers devenus maîtres de l&#8217;économie mondiale, la rationalisation de la production semble passer par la substitution des ressources technologiques aux ressources humaines. &#8230; <a href="http://fortune.fdesouche.com/308223-les-oublies-du-xxie-siecle-ou-la-fin-du-travail">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Long métrage documentaire sur les conséquences de l’entrée dans l’ère technologique sur le monde du travail. Pour les financiers devenus maîtres de l&#8217;économie mondiale, la rationalisation de la production semble passer par la substitution des ressources technologiques aux ressources humaines.<br />
</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Voici un film qui soulève des questions cruciales et propose des pistes pour repenser l&#8217;avenir. Avec l’économiste Jeremy Rifkin, le sociologue Ricardo Petrella, le directeur du Monde diplomatique, Ignacio Ramonet, et Vivianne Forrester l’auteur de &#8220;L’horreur économique&#8221;.</p>
<p><iframe src="http://www.onf.ca/film/oublies_du_xxie_siecle/embed/player" width="592" height="390"></iframe></p>
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		<title>Le Qatar, un ami qui nous veut du mal</title>
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		<pubDate>Mon, 17 Jun 2013 07:00:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mathurin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par Camille Galic La France, un paradis fiscal pour un géant financier : Camille Galic a lu les deux dernières monographies du Qatar. Peuplé de 1.903.447 habitants dont les deux tiers d’étrangers répartis sur 11.586 km2 seulement, soit un peu &#8230; <a href="http://fortune.fdesouche.com/308033-le-qatar-un-ami-qui-nous-veut-du-mal">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
<p>Par <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Camille-Marie_Galic" target="_blank">Camille Galic</a></p>
<p><strong>La France, un paradis fiscal pour un géant financier : Camille Galic a lu les deux dernières monographies du Qatar.</strong></p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 600px"><img src="http://img560.imageshack.us/img560/7257/ol2a.jpg" alt="" width="590" /><p class="wp-caption-text">Hamad Ben Jassem Al-Thani, le premier ministre qatarien, et François Hollande, dans la cour de l&#8217;Elysée</p></div>
<p>Peuplé de 1.903.447 habitants dont les deux tiers d’étrangers répartis sur 11.586 km2 seulement, soit un peu moins que la région Ile-de-France, le Qatar intrigue, le Qatar inquiète. Il est vrai que son avidité capitalistique et ses ambitions géopolitiques sont inversement proportionnelles à sa population et à sa superficie. Sur les cinq livres qui viennent de lui être consacrés, nous en avons retenu deux : Qatar/ Les secrets du coffre-fort et Le Vilain Petit Qatar. Le premier, plus informatif, le second, plus polémique.</p>
<p>Bons spécialistes du Moyen-Orient, Christian Chesnot et Georges Malbrunot, qui furent enlevés le 20 août 2004 par l’Armée islamique en Irak qui ne les relâcha que quatre mois plus tard en échange, selon <em>The Times</em><em>,</em> d’une rançon de 11,8 millions d’euros en partie réglée, dit-on, par… le Qatar, disent avoir enquêté un an sur « ce confetti qui rêve d’être un empire ». Ils énumèrent ses atouts, en particulier ses fabuleuses réserves de gaz naturel et son « trio magique » constitué par le cheik Hamal al-Hani, « un émir despote mais éclairé » (après avoir pris soin de débarquer son père et de neutraliser une kyrielle de frères), son ambitieuse et élégante épouse la cheika Moza et son premier ministre et cousin Hamad bin Jassem Bin Jabor, dit HBJ, wahhabite conservateur très proche des Etats-Unis et « grand manitou du rapprochement avec la France de Nicolas Sarkozy ».</p>
<p><strong>La France paradis fiscal… pour les Qataris</strong></p>
<p>En fait, le rapprochement avait initialement eu lieu sous De Gaulle, qui avait tenté de faire la pige aux Anglo-Saxons dans le Golfe, et s’était accentué sous Chirac, mais l’idylle menée tambour battant par Sarkozy favorisa de la part des Qataris un véritable prurit d’acquisitions et d’investissements. Palaces, hôtels particuliers, immeubles de rapport et de bureaux, entreprises du luxe, participations dans les firmes du CAC 40, terres arables, œuvres d’art (c’est le Qatar qui imposa la grotesque exposition Murakami au château de Versailles), sport avec le rachat du PSG, rien n’échappe à leur fringale.<br />
<span id="more-308033"></span><br />
Cette relation « quasi fusionnelle entre Sarko et HBJ » aboutira, écrivent de leur côté Nicolas Beau et Jacques-Marie Bourget, à la signature, le 14 janvier 2008, d’une convention fiscale extraordinairement favorable au « Vilain Petit Qatar », fanatique du « Monopoly planétaire » : « L’article 8 allège considérablement l’impôt sur la fortune des Qataris propriétaires en France. L’article 12 de cette même convention prévoit l’exonération de tout impôt sur les plus-values immobilières. »</p>
<blockquote><p><strong>Inutile de préciser que cette convention transformant notre pays en paradis fiscal sélectif fut votée avec enthousiasme à l’Assemblée nationale… et qu’elle n’a pas été abrogée par François Hollande, l’homme qui « n’aime pas les riches ». Au contraire : lorsque le (faux) couple présidentiel se rendit aux États-Unis, Valérie Trierweiler offrit à Michelle Obama un sac « le Tanneur », entreprise acquise par le Qatar. Un geste très apprécié à Doha.</strong></p></blockquote>
<p>De même, lors des violentes émeutes raciales ayant ravagé, le 13 mai, le quartier du Trocadéro sous prétexte de fêter la victoire du PSG en championnat de France, la responsabilité du Qatar ne fut jamais évoquée par le gouvernement Ayrault, alors que c’est le Qatar qui avait exigé le Trocadéro, avec la Tour Eiffel en toile de fond, pour passer en boucle, sur sa chaîne de télévision Al Jezirah, cette réjouissance d’abord prévue au Parc des Princes.</p>
<p><strong>De Sarkozy en Hollande, un personnel politique aux ordres</strong></p>
<p>Mais on ne mord pas la main qui vous nourrit. Les deux tandems de journalistes se montrent très sévères, dans leurs ouvrages respectifs, pour le personnel politique français se précipitant à Doha pour s’y prélasser gratis dans les palaces et quémander prébendes et faveurs : des ministres Rachida Dati et Claude Guéant, parmi les plus assidus, aux « épouses d’ambassadeurs » faisant la manche « sans pudeur », en passant par les députés multipliant les salamalecs devant les potentats du gaz, tout le monde y passe, y compris le président Sarkozy et son épouse Carla, qui a fait le très juteux voyage de Doha. Et rien n’a changé pour le couple après la défaite de 2012. « Selon nos informations, l’ancien président de la République, devenu avocat d’affaires, travaille à l’acquisition par Doha de la filiale marocaine de Vivendi », affirment les auteurs des <em>Secrets du coffre-fort.</em> Mais, plus prudent que les Français, « Mohamed VI est réticent, craignant les liens entre le Qatar et les islamistes ».</p>
<blockquote><p><strong>La situation est-elle plus saine depuis l’avènement de François Hollande ? Rien ne permet de l’espérer. Au contraire. L’un des intermédiaires les plus actifs dans le <em>business</em> entre Paris et Doha n’est-il pas le socialiste (ex-trotskiste) Eric Ghebali, l’un des cofondateurs de SOS-Racisme dont un ancien président, Harlem Désir, est aujourd’hui premier secrétaire du PS ? Et, dans un communiqué du 6 juin, Qatar Airways se vantait d’avoir été nommée « Meilleure Compagnie du Moyen-Orient » pour la sixième année consécutive… après avoir bénéficié d’autorisations de desserte internationale au détriment d’Air France !</strong></p></blockquote>
<p><strong>En Syrie comme dans les banlieues, la loi de Doha</strong></p>
<p>Plus grave : le Qatar a été le plus gros fournisseur d’armes des rebelles libyens, puis syriens, car l’émir veut la peau du président syrien. « C’est aujourd’hui un combat personnel. Hamad contre Assad, l’un d’eux partira. Et l’émir sait que si Bachar survit, il le lui fera payer. C’est pourquoi il met toute cette énergie pour le faire tomber », assure l’un de ses cousins, cité par Chesnot et Malbrunot. Dans les deux cas, Paris a servilement suivi le mouvement, mettant sa diplomatie et ses conseillers militaires au service de l’émir.</p>
<p>Sur notre territoire même, on ferme les yeux sur « l’OPA sur l’islam de France » lancé par le <em>Vilain</em> <em>Petit Qatar</em> qui arrose généreusement les responsables d’organisations musulmanes – en particulier Mohamed Bechiri, patron de la FNMF et proche de Martine Aubry, maire de Lille, où il a installé son Centre d’enseignement islamique – afin de créer un « Conseil représentatif des institutions musulmanes, un CRIM, qui serait, version islam, ce qu’est le CRIF pour la religion juive » et, par ce biais, de séduire les « communautés musulmanes de France, formidable porte d’entrée vers les pays du Maghreb où l’émir entend prendre la main ».</p>
<p>« A la manœuvre, [on trouve] une jeune et charmante sous-préfète, Malika Benlarbi, ancienne du cabinet de Brice Hortefeux » (ministre de l’Intérieur de 2009 à 2011 sous Nicolas Sarkozy) mais aussi Kamal Hamza, conseiller municipal de La Courneuve et président de l’ANELD, Association nationale des élus de la diversité, à l’origine du Fonds pour les banlieues que devait financer le Qatar. Très critiqué, le plan a été modifié pour faire place à un « fonds franco-qatarien de 300 millions d’euros géré par la Caisse des dépôts et consignations »… et destiné non plus aux cités, trop connotées, mais aux « territoires déshérités », ce qui revient au même.</p>
<p>Tout comme Beau et Bourget, Chesnot et Malbrunot donnent dans leur livre maints exemples de cet activisme, qui avait commencé avec la création d’Al Jezirah… et la distribution de paraboles pour la capter dans les banlieues.</p>
<p>[...]</p>
<p>Lire l&#8217;article complet sur <a href="http://www.polemia.com/le-qatar-un-ami-qui-nous-veut-du-mal/" target="_blank">Polémia</a></p>
</div>
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		<title>Libre-échange transatlantique : les Européens paieront !</title>
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		<pubDate>Mon, 17 Jun 2013 06:00:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Perceval</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L&#8217;Europe paiera. C&#8217;est ce que pensent très fort et que disent &#8211; pas si bas que cela &#8211; les responsables de la négociation sur le futur accord de libre-échange transatlantique aux Etats-Unis. Avec un argument de base : l&#8217;Europe a &#8230; <a href="http://fortune.fdesouche.com/308109-libre-echange-transatlantique-les-europeens-paieront">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2 class="txt15_140" style="text-align: justify;">L&#8217;Europe paiera. C&#8217;est ce que pensent très fort et que disent &#8211; pas si bas que cela &#8211; les responsables de la négociation sur le futur accord de libre-échange transatlantique aux Etats-Unis. Avec un argument de base : l&#8217;Europe a désespérément besoin de croissance. Plus que les Etats-Unis, où la situation est meilleure sans être néanmoins brillante. L&#8217;<span class="lien_interne">Europe</span> est demandeuse et doit donc <span class="lien_interne">payer</span>, c&#8217;est-à-dire <span class="lien_interne">faire</span> davantage de concessions.</h2>
<p style="text-align: justify;"><a title="ImageShack - Image And Video Hosting" href="http://imageshack.us/photo/my-images/17/rcp9.jpg/" target="_blank"><img class="aligncenter" style="border: 0px none;" src="http://img17.imageshack.us/img17/188/rcp9.jpg" alt="" width="580" height="340" border="0" /></a>Et nos amis américains de <span class="lien_interne">faire</span> la preuve par neuf et de <span class="lien_interne">demander</span> des gages que la Commission n&#8217;a été que trop heureuse et prompte à <span class="lien_interne">donner</span> dans le domaine agricole en particulier : les Etats-Unis ont posé un ultimatum en décembre, exigeant que l&#8217;Europe prouve sa bonne foi en acceptant, par exemple, la viande de bœuf d&#8217;animaux élevés et abattus dans des conditions sanitaires indescriptibles, mais nettoyés à l&#8217;acide lactique avant envoi aux consommateurs. Les prétendues contreparties que la Commission affirmait <span class="lien_interne">exiger</span> de leur partenaire américain n&#8217;ont toujours pas été mises en œuvre.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong>A <span class="lien_interne">lire</span> les remerciements enthousiastes qui ont accompagné l&#8217;annonce du lancement des négociations par le Président américain dans son discours sur l&#8217;état de l&#8217;Union, en provenance des différents chefs de gouvernement européens, à <span class="lien_interne">voir</span> l&#8217;empressement servile de la présidence irlandaise à <span class="lien_interne">faire</span> <span class="lien_interne">avancer</span> le mandat de négociation, on comprend que l&#8217;exercice est moins un dialogue d&#8217;égal à égal qu&#8217;un rapport de vassal à suzerain.</strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-308109"></span></p>
<p style="text-align: justify;">S&#8217;il fallait une preuve supplémentaire, elle vient d&#8217;être donnée. En décembre dernier, le régulateur financier américain, la Réserve Fédérale, a publié de nouvelles exigences à l&#8217;encontre des banques étrangères &#8211; et européennes en particulier &#8211; qui ont deux conséquences : réduire mécaniquement le champ d&#8217;activités des banques européennes aux Etats-Unis, et <span class="lien_interne">rompre</span> avec la tradition de dialogue avec les régulateurs européens. Deux conséquences qui s&#8217;inscrivent directement contre l&#8217;esprit de l&#8217;accord de <em>&#8220;partenariat&#8221;</em>, mot choisi par l&#8217;administration américaine, manteau de Noé pour <span class="lien_interne">couvrir</span> un accord de libre-échange que le parti démocrate ne saurait <span class="lien_interne">voir</span>.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong>A ceux qui espéraient que le sujet pourrait être évoqué dans le cadre des négociations transatlantiques le négociateur américain a apporté un démenti cinglant devant le Sénat : il y aura, a-t-il assuré, une <em>&#8220;exception prudentielle&#8221;</em> pour les <span class="lien_interne">services</span> financiers, et la question sera placée hors du champ des négociations. Une délégation de cinéastes européens a posé la question de cette <span class="lien_interne">exclusion</span> à José <span class="lien_interne">Manuel Barroso</span>, le président de la Commission européenne n&#8217;obtenant pour réponse qu&#8217;un silence édifiant.</strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est dans ce contexte que la question de l&#8217;exception culturelle prend tout son sens. Il en va bien sûr de la question du rapport entre commerce et <span class="lien_interne">culture</span>, de la volonté – ou non ? &#8211; de l&#8217;Europe d&#8217;échapper au <em>&#8220;tout marchandise&#8221;</em> qui est la règle américaine, de défendre une identité et une diversité à l&#8217;opposé du monde hollywoodien. Mais il en va aussi, au-delà, du premier test de la volonté et de la capacité européenne d&#8217;échapper à l&#8217;oukase américain.</p>
<p style="text-align: justify;">Si, pour des raisons qui sont les leurs (un président de la Commission qui a déjà démontré sa capacité à <span class="lien_interne">rentrer</span> dans la <em>&#8220;coalition of the willing&#8221;</em> chère à George W. Bush ; un commissaire – plus libéral tu meurs ; un français à la tête de la DG Commerce – on n&#8217;est jamais trahi&#8230;), la Commission met son drapeau dans sa poche, les citoyens français et les citoyens européens ont du souci à se <span class="lien_interne">faire</span>.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong>Demain, ce sont les lobbies agricoles américains qui exigeront l&#8217;ouverture des frontières européennes aux produits OGM. Le blé Monsanto, qui n&#8217;avait, parait-il, pas quitté les laboratoires pousse actuellement gaiement dans l&#8217;Oregon.</strong></p>
</blockquote>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong>Après demain, les multinationales de l&#8217;Internet exigeront que les Européens respectent les règlementations américaines en matière de protection des données. Autant <span class="lien_interne">dire</span> que l&#8217;Agence de sécurité nationale américaine (NSA) aura un accès plus facile encore à nos conversations téléphoniques, nos échanges de courriels, et notre intimité.</strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Non, l&#8217;exception culturelle n&#8217;est pas négociable. Car avec elle c&#8217;est l&#8217;art de <span class="lien_interne" style="text-decoration: none; cursor: text;">vivre</span> européen, ce sont les valeurs de notre continent qui seraient mises à l&#8217;encan.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/06/14/libre-echange-transatlantique-les-europeens-paieront_3430147_3232.html" target="_blank">Le Monde</a></p>
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		<title>Décroissance : pic pétrolier et concept d&#8217;entropie</title>
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		<pubDate>Mon, 17 Jun 2013 05:00:12 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Alors que l’extraction du gaz de schiste se révèle être une impasse, le pic pétrolier approche à grands pas et les partisans de la décroissance affinent leurs arguments. Parmi ceux-ci, une loi fondamentale de la physique : le second principe de &#8230; <a href="http://fortune.fdesouche.com/308177-decroissance-pic-petrolier-et-concept-dentropie">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
<p><strong>Alors que l’extraction du gaz de schiste <a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2013/03/AHMED/48823" target="_blank">se révèle être une impasse</a>, le pic pétrolier approche à grands pas et les partisans de la décroissance affinent leurs arguments. Parmi ceux-ci, une loi fondamentale de la physique : <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Deuxi%C3%A8me_principe_de_la_thermodynamique" target="_blank">le second principe de la thermodynamique</a> et son concept central : l’entropie. Adaptée à l’analyse économique, cette loi réduit à néant les rêves d’une croissance infinie dont les premières limites se font effectivement déjà sentir.</strong></p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 603px"><a title="ImageShack - Image And Video Hosting" href="http://img826.imageshack.us/img826/5055/gwzw.jpg" target="_blank"><img style="border: 0px none;" src="http://img826.imageshack.us/img826/5055/gwzw.jpg" alt="" width="593" border="0" /></a><p class="wp-caption-text">PIC PETROLIER &#8211; ATTENTION ! &#8211; FAITES DEMI-TOUR &#8211; AVERTISSEMENT : PLUS D&#8217;ESSENCE &#8211; POINT DE NON-RETOUR &#8211; CONTINUEZ A VOS RISQUES ET PERILS &#8211; &#8220;Pourquoi personne ne nous a prévenus ?&#8221;</p></div>
<p>Selon ce principe majeur de la physique du XIX<sup>e</sup> siècle, dans un système isolé, l’entropie (grandeur caractérisant le désordre) ne peut qu’augmenter, ce qui, adapté à l’économie, conduirait inexorablement toute civilisation basée sur une croissance infinie à une ruine certaine. Voyons comment des arguments basés sur ce principe peuvent venir renforcer le constat de raréfaction des énergies fossiles et son impact dramatique sur l’économie.</p>
<p><strong>Thermodynamique et économie : deux domaines historiquement liés</strong><br />
<span id="more-308177"></span><br />
L’application au domaine économique d’une loi de la physique, si universelle soit-elle, nécessite de multiples précautions. Premièrement, les événements à courte échéance restent imprévisibles tant la moindre fluctuation peut s’avérer déterminante surtout dans un système où les agents économiques présentent des comportements irrationnels et variés. À long terme, en revanche, des lignes se dégagent et quelques prévisions sont effectivement envisageables. Les économistes peuvent alors, à la manière de la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Psychohistoire_%28Asimov%29" target="_blank">psychohistoire</a> décrite par <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Isaac_Asimov" target="_blank">Asimov</a> dans le roman <em>Fondation</em>, utiliser des modélisations issues de la physique pour décrire le mode de fonctionnement de notre société. On entrevoit néanmoins, par là, la dérive technocratique qui peut résider dans la réduction des individus à de simples convertisseurs énergétiques.</p>
<p>L’idée d’appliquer des modèles inspirés de la thermodynamique à l’économie n’est pas nouvelle. Déjà au XIX<sup>e</sup> siècle, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Sergue%C3%AF_Podolinsky" target="_blank">Podolinsky</a> avait tenté de faire usage du second principe pour concilier le socialisme à l’écologie. Conciliation rejetée par Marx qui voyait dans cette association l’influence de Malthus qu’il redoutait et qui craignait l’assimilation à une forme de conservatisme. Au XX<sup>e</sup> siècle, ces idées sont reprises par <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Nicholas_Georgescu-Roegen" target="_blank">Georgescu</a> et le conduiront à poser les premières bases du courant de la Décroissance. Pendant que « <em>les experts du néolibéralisme, pédants et pontifiants comme de vieux marquis trop poudrés »</em>, nous expliquent, « <em>engoncés dans leur conformisme fossile</em> », que la seule solution à la crise est à chercher dans plus de croissance, les alertes à l’épuisement des ressources ont donc été lancées. Qu’elles restent ignorées ne doit pas conduire à la résignation mais doit pousser à raffiner les arguments de manière à rendre le message plus pénétrant. Détaillons donc comment le concept d’entropie peut s’adapter à la discussion économique et plaider pour une politique plus durable comme celle souhaitée par les décroissants.</p>
<p><strong>L’énergie comme moyen d’organisation</strong></p>
<p>Les ressources énergétiques à disposition de l’homme sont en partie utilisées pour organiser l’environnement en arrangeant des éléments désordonnés de la nature, des métaux éparpillés dans le sol par exemple, en objets artificiels ordonnés comme un bâtiment, un ordinateur ou même un simple câble de cuivre. Ce passage du désordre à l’ordre ne se fait que grâce à l’utilisation d’énergie extérieure, essentiellement tirée du pétrole, du gaz ou du charbon, l’électricité n’étant qu’un moyen de transmettre l’énergie. Lorsque le système est isolé, il n’y a, en revanche, pas d’apport d’énergie depuis l’extérieur, ce qui entraîne, d’après le second principe, une augmentation de l’entropie et donc du désordre : laissez votre ordinateur dans une pièce fermée, il finira par rouiller et, au bout de quelques décennies, par tomber en poussière.</p>
<p>On retrouve alors l’état de désordre habituel de la nature. Faut-il en conclure que sans pétrole, nos bâtiments et nos technologies vont tomber en ruine ?</p>
<p>La civilisation humaine dans son ensemble a bénéficié d’un apport d’énergie considérable lors de l’exploitation du pétrole, du charbon et du gaz, ressources accumulées pendant des millions d’années à partir de l’énergie solaire et dépensées dans leur quasi-totalité en un peu plus d’un siècle. Lorsque ces ressources viennent à disparaître, ne reste que la bonne vieille énergie directe du Soleil dans toute sa lenteur et sa stabilité. L’organisation que l’homme peut apporter à la nature redevient faible comme pendant toute la période qui a précédé la révolution industrielle. L’ordre pourra donc continuer à augmenter mais à un rythme beaucoup plus lent. Rien dans le second principe ne permet donc de conclure à un effondrement de la complexité et de l’organisation (au sens physique du terme) de la civilisation. Sauf que…</p>
<p><strong>Deux types d’organisation</strong></p>
<p>L’organisation des sociétés modernes se voit séparée en deux composantes. Une organisation statique, caractérisant le degré de complexité de nos technologies (l’agencement ordonné des métaux dans nos ordinateurs) et réalisée grâce au passage du désordre naturel à l’ordre artificiel par utilisation d’énergie. Et une organisation dynamique, essentiellement représentée par les transports. Coupez les flux énergétiques : l’organisation statique n’est pas affectée mais l’organisation dynamique s’effondre. Le monde sans pétrole sera donc une société où les ordinateurs existent encore mais où Jacques Attali ne pourra plus passer chaque jour de la semaine dans un hôtel d’un pays différent.</p>
<p>Notons que le remplacement permanent des objets dû au choix ubuesque d’une économie basée sur <a href="http://ragemag.fr/de-lobsolescence-programmee-au-regne-du-low-cos/" target="_blank">l’obsolescence programmée</a> sera lui aussi fortement réduit. Ainsi, l’atrophie des transports engendrera un système démondialisé où le commerce local reprendra toute son ampleur tandis que la fin de l’obsolescence programmée verra renaître une économie de la durabilité. Le second principe de la thermodynamique implique donc que la réduction de la production d’énergie entraînera un moindre apport d’organisation et donc une croissance au mieux drastiquement réduite, au pire remplacée par une récession généralisée.</p>
<p><strong>Fin du pétrole donc fin de la croissance ?</strong></p>
<p>Vue l’extrême lenteur de la formation des ressources fossiles, on peut considérer que leur quantité est fixée une fois pour toutes. La conséquence mathématique de ce constat est que le rythme d’extraction et donc de consommation passera par un maximum avant de décroître inexorablement. Ce passage par un pic pétrolier, puis gazier aura-t-il les conséquences majeures sur l’économie évoquées par de nombreux décroissants ? Tout porte à répondre par l’affirmative tant le secteur énergétique occupe une place centrale dans les activités humaines, pour preuve la très forte corrélation entre l’augmentation du volume de pétrole produit et celle du PIB mondial.</p>
<p>Vue l’ampleur de cette corrélation, on peut s’attendre à ce que cette augmentation s’arrête net lorsque les flux de pétrole ralentiront. C’est en fait déjà ce à quoi on assiste depuis les chocs pétroliers des années 70. La croissance de la production pétrolière mondiale est ainsi passée de 5% par an dans les années 60 à 0,1% par an dans les années 2000. Le ralentissement a déjà commencé et les décroissants ont raison de s’inquiéter de l’imminence du pic et de ses conséquences, d’autant plus que les politiques économiques sont encore adaptées de manière structurelle à la croissance et qu’un changement de doctrine, on a pu s’en rendre compte, ne s’opère qu’avec grande difficulté.</p>
<p>De manière parallèle, le développement économique a lui aussi déjà fortement ralenti par rapport aux Trente Glorieuses et l’augmentation du PIB lors de ces trois dernières décennies n’a pu s’effectuer qu’au prix d’un endettement massif de tous les agents économiques (ménages, entreprises, institutions financières par <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_de_levier" target="_blank">effet de levier</a> et États). Cette bulle spéculative globale est prête à éclater et ce ne sont pas les quelques soubresauts de 2008 qui ont suffi à la dégonfler.</p>
<p>On ne peut négliger le risque que l’arrivée imminente du pic pétrolier se pose en déclencheur de l’éclatement de cette bulle. Quant aux conséquences à long terme, elles ne peuvent être gérées que par le biais des énergies renouvelables. Mais leur part dans le bilan énergétique global reste faible et le fait que plus de 98 % des transports utilisent l’énergie du pétrole amène à penser que le transfert technologique devra être massif et extrêmement rapide pour assurer ne serait-ce que la stabilisation de l’organisation dynamique de la société moderne. Il y a en fait fort à parier que l’activité économique subira un ralentissement significatif et durable sauf percée technologique majeure.</p>
<p>Une première voie de sortie particulièrement mise en avant en France est le remplacement progressif de l’énergie fossile par la fission nucléaire. L’avantage est évident : on limite le relargage de carbone dans l’atmosphère et on réduit ainsi les futurs dérèglements climatiques dont <a href="http://sciencesetavenir.nouvelobs.com/nature-environnement/20130513.OBS8875/la-derniere-fois-qu-il-y-a-eu-autant-de-co2-dans-l-air-c-etait-il-y-a-2-5-millions-d-annees.html" target="_blank">les premiers signes</a> se font déjà sentir. Reste à régler l’épineuse question des déchets nucléaires et à prier pour qu’aucun accident majeur ne vienne troubler la fragile stabilité des réacteurs. Car, rappelons-le, <a href="http://www.jsansonnens.ch/newsletter/09/tchernobyl_pire.pdf" target="_blank">il s’en est fallu de peu</a> pour qu’une explosion nucléaire ne se produisit à Tchernobyl, accident autrement plus grave que la « simple » explosion thermique de 1986. Prions donc… ou cherchons d’autres solutions !</p>
<p>Parmi les énergies renouvelables, le taux d’utilisation est curieusement inversement proportionnel à leur médiatisation. Ainsi, au niveau mondial, 80 % de l’énergie électrique renouvelable provient d’une production hydraulique (barrage ou chute d’eau) alors que le solaire ne s’élève qu’à hauteur de 1,4%. Le reste est essentiellement produit par l’éolien, en forte croissance, et la biomasse (bois, biogaz, déchets). Sachant que l’ensemble de ces énergies renouvelables ne représente que <a href="http://www.energies-renouvelables.org/observ-er/html/inventaire/pdf/14e-inventaire-Chap01-Fr.pdf" target="_blank">20 % de la production</a> totale d’électricité contre 68 % pour les fossiles et 12 % pour le nucléaire, et que la quasi-totalité des transports fonctionne au fossile, lorsque le pétrole et le gaz se raréfieront, la production d’énergie renouvelable devra véritablement exploser pour compenser le manque à gagner, et ce, rien que pour éviter la récession. Dans un tel scénario, chercher à garantir avec ces nouvelles énergies même 2 % de croissance par an relève du déni de réalité tant le pétrole fut une denrée exceptionnelle par son potentiel énergétique fabuleux et son irremplaçable facilité d’extraction et de transport.</p>
<p>Une des pierres d’achoppement de cette transition est en effet l’acheminement de l’énergie vers les zones de forte consommation parfois situées à plusieurs centaines de kilomètres du lieu de production. Pour preuve, en Allemagne, 800 km séparent les éoliennes situées en mer du Nord de la Bavière peuplée de consommateurs gourmands. De plus, des énergies comme l’éolien ou le solaire, par leur intermittence, auront besoin de centrales d’appoint pour couvrir les périodes creuses, centrales d’appoint <em>a priori</em> soit nucléaires, soit fossiles. La reconfiguration du réseau apparaît donc comme nécessaire mais reste aujourd’hui entravée par la logique néolibérale qui enraye toute concertation collective et toute transformation planifiée de long terme.</p>
<p>Quoi qu’il en soit, la quantité de barrages et la surface de forêts à brûler trouveront rapidement des limites. Même constat pour le nombre d’éoliennes et de panneaux solaires gourmands en <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Terre_rare" target="_blank">métaux rares</a>, ce à quoi s’ajoute le coût de production d’énergie qui restera beaucoup plus élevé que pour le pétrole. Point de salut, donc, sans un minimum de logique décroissante en attendant l’éventuelle <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fusion_aneutronique" target="_blank">fusion nucléaire</a> et ses promesses miraculeuses.</p>
<p>En conclusion, la raréfaction des ressources énergétiques conduira à un déficit d’organisation qui peut effectivement être compris grâce au second principe de la thermodynamique : moins d’énergie, c’est moins d’organisation donc moins de croissance économique. La récession globale apparaît alors inévitable dans le cadre d’un modèle néolibéral sapant les bases de tout projet politique de long terme.</p>
<p>Pour affronter cette transition d’une brutalité qui s’annonce inégalée, la remise en question du dogme de la croissance est impérative et quelques précautions d’autonomie sont également à envisager étant donné la fragilité de la machine capitaliste qui a trouvé dans l’endettement systématique une fragile et provisoire échappatoire au pic pétrolier. Car comme le dit Lordon au sujet d’une possible crise financière systémique : « <em>la ruine complète du système bancaire c’est le retour au jardin potager en cinq jours.</em> »</p>
<blockquote><p><strong>La résolution de tous les problèmes par la croissance est en soi en contradiction avec les limites que nous impose notre environnement et, plus le réveil de nos classes politiques à ce sujet se fera tard, plus la transition sera difficile à opérer.</strong></p></blockquote>
<p><a href="http://ragemag.fr/decroissance-entre-thermodynamique-et-pic-petrolier-30965/" target="_blank">Ragemag</a></p>
</div>
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		<title>Banques : Après le scandale sur le Libor, une entente illégale sur le marché des changes</title>
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		<pubDate>Mon, 17 Jun 2013 04:00:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>€ric</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Il semblerait que les devises soient la nouvelle cible des spéculateurs. Après le scandale du Libor, le site d&#8217;information Bloomberg révèle que le marché des changes aurait constitué la cible des spéculations bancaires. Depuis maintenant près de douze mois, des gestionnaires &#8230; <a href="http://fortune.fdesouche.com/308213-banques-apres-le-scandale-sur-le-libor-une-entente-illegale-sur-le-marche-des-changes">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
<p><strong>Il semblerait que les devises soient la nouvelle cible des spéculateurs. Après le scandale du Libor, le site d&#8217;information <a href="http://www.bloomberg.com/news/2013-06-11/traders-said-to-rig-currency-rates-to-profit-off-clients.html" target="_blank">Bloomberg</a> révèle que le marché des changes aurait constitué la cible des spéculations bancaires. Depuis maintenant près de douze mois, des gestionnaires de porte-feuille européens n&#8217;ont cessé d&#8217;alerter l&#8217;Autorité régulatrice des marchés britannique, la FCA, sur la possible manipulation de l&#8217;indicateur de référence de la valeur des devises, le taux WM/Reuters. </strong></p>
<p><img class="alignjustify aligncenter" style="border: 0pt none; margin-top: 3px; margin-bottom: 3px;" src="http://img15.hostingpics.net/pics/116234Trader.jpg" alt="" width="593" height="312" border="0" /></p>
<p>Calculée de façon automatique en fonction du volume moyen des échanges impliquant chacune des monnaies, cette valeur de référence est renouvelée toutes les soixante secondes. Lorsque les échanges sont insuffisants, le taux WM/Reuters est déterminé à partir de la moyenne des offres de ventes et d&#8217;achats de devises. Ce court intervalle de temps serait alors consacré à un intense jeu de spéculation auquel se livrent les traders.</p>
<blockquote><p><strong>Objectif: augmenter ou de baisser le taux en fonction des ordres qu&#8217;ils reçoivent, tout en tenant compte de leurs propres intérêts lorsqu&#8217;ils agissent en tant que <em>dealer</em>. &#8220;<em>Ce marché est un véritable Far West</em>&#8220;, avoue James McGeehan, cofondateur de FX Transparency LLC. Considéré comme le moins régulé, il constitue également le plus important où près de 4,7 trillions de dollars sont brassés chaque jour. </strong></p></blockquote>
<p>Quatre banques dominent le marché des changes: DBK, Citigroup Fnc, Barclays Plc et UBS AG. Ayant refusé tout commentaire, leur implication n&#8217;est pas encore totalement prouvée. Pourtant certains traders, sous couvert de l&#8217;anonymat, ont commencé à confirmer l&#8217;existence de ces pratiques qui seraient en place depuis une dizaine d&#8217;années et qui &#8220;<em>sont préjudiciables pour la société</em>&#8221; selon Tom Kirchmaier de la London School of Economics.</p>
<p>La FCA envisage d&#8217;ouvrir une enquête pour manipulation potentielle du taux directeur sur le marché des changes. Les suspicions sont telles que les autorités britanniques ont également décidé de passer au crible d&#8217;autres indicateurs de valeur, notamment ceux relatifs aux produits financiers dérivés, mais également ceux des marchés du pétrole brut et des marchandises. Il semblerait qu&#8217;une fois de plus, les traders aient décidé de ne pas faire les choses à moitié.</p>
<p><a href="http://www.atlantico.fr/pepites/apres-scandale-libor-entente-illegale-banques-marche-changes-756203.html" target="_blank">Atlantico</a></p>
</div>
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		<title>Aymeric Chauprade : « L’appel de Moscou » (13 juin 2013)</title>
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		<pubDate>Sun, 16 Jun 2013 19:48:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Janu$</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le 13 juin 2013 à Moscou, au sein d’une délégation de 5 Français dont l’organisateur Fabrice Sorlin, je suis intervenu à la Douma d’État (Parlement russe) pour appuyer les efforts de la Russie visant à résister à l’extension mondiale voulue &#8230; <a href="http://fortune.fdesouche.com/308255-aymeric-chauprade-lappel-de-moscou-13-juin-2013">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
<p><em>Le 13 juin 2013 à Moscou, au sein d’une délégation de 5 Français dont l’organisateur Fabrice Sorlin, je suis intervenu à la Douma d’État (Parlement russe) pour appuyer les efforts de la Russie visant à résister à l’extension mondiale voulue par l’Occident des “droits” des minorités sexuelles. Voici l’appel que j’ai lancé.</em></p>
<p><img class="alignjustify aligncenter" style="border: 0pt none; margin-top: 3px; margin-bottom: 3px;" src="http://img15.hostingpics.net/pics/143308chauprade.png" alt="" width="592" height="273" border="0" /></p>
<p>Mesdames et Messieurs les députés de la Fédération de Russie,</p>
<p>C’est un grand honneur que de m’exprimer devant vous aujourd’hui, l’honneur d’un Français patriote qui regarde la Russie en alliée historique. Depuis 1989, l’Amérique tente d’accélérer son projet de domination unipolaire et de l’imposer à tous les peuples de la planète.</p>
<blockquote><p><strong>Avec un écrasant budget de défense, égal à la somme de tous les autres États, avec une monnaie de référence qui lui donne la main sur l’économie mondiale, avec des réseaux de recrutement des élites mondialisées, avec un pouvoir médiatique et culturel global, l’oligarchie financière américaine mène la guerre aux peuples libres sur le double théâtre de l’information et de la géopolitique. </strong></p></blockquote>
<p>Entraînant avec elle l’Union européenne, elle dessine le visage des “Bons et des méchants”, viole nos conversations et données privées, bombarde, envahit ou détruit par la guerre civile et l’embargo les États qui lui résistent.<br />
<span id="more-308255"></span><br />
Mais la guerre géopolitique que cette oligarchie occidentale mène contre la Russie et contre l’indépendance des Européens, se double d’une guerre idéologique. Hier, les révolutions “colorées” en Géorgie et en Ukraine, aujourd’hui, les FEMEN, les “Pussy Riot“, ou le mariage homosexuel en France, ne sont l’expression que d’un seul et même phénomène : l’alliance du mondialisme occidental avec le nihilisme anarchiste, cette idéologie destructrice, qui, sous des formes variées dans l’Histoire, n’a eu de cesse que de s’attaquer aux fondements de la civilisation, à la dignité de la personne, à la famille, à la nation souveraine.</p>
<p>Bien qu’ultra-minoritaire, ce nihilisme anarchiste contrôle largement les médias occidentaux, terrorise la classe dirigeante européenne, et bénéficie du soutien financier de milieux d’affaires mondialistes et pro-américains.</p>
<p>Face à cette nouvelle forme de terrorisme, pour défendre le monde multipolaire que nous voulons, seul garant d’une paix globale et juste, le temps est venu de constater qu’une nouvelle bipolarité idéologique se superpose à la multipolarité géopolitique.</p>
<p>La nouvelle bipolarité met face à face, dans un affrontement qui va s’amplifier, d’un côté ce totalitarisme planétaire, qui détruit simultanément la famille et la nation, en réduisant la personne à un consommateur esclave de pulsions marchandes et sexuelles, de l’autre côté, des peuples trahis par leurs élites, assoupis devant la perte de souveraineté et l’immigration massive, mais que l’attaque contre la famille commence à réveiller.</p>
<p>Mais attention ! Mis en échec sur le terrain géopolitique, grâce à la multipolarité, le projet mondialiste essaie de se relancer par une nouvelle idéologie révolutionnaire.</p>
<p>Dans ce nouveau combat, Mesdames et Messieurs les Députés, ceux qui ne veulent pas du bouclier anti-missiles américain, de la domination de l’OTAN, de la guerre contre la Syrie et l’Iran, sont dans le même camp que ceux qui refusent la perte de souveraineté, le grand remplacement de population, les FEMEN, la théorie du genre, le mariage des homosexuels, et bien d’autres marchandisations du corps humain encore.</p>
<p>Mesdames et Messieurs les Députés, c’est avec le Président Poutine et toutes les forces vives de Russie, que votre pays a engagé un redressement sans précédent, militaire, géopolitique, économique, énergétique et spirituel, qui force l’admiration des patriotes français !</p>
<p>Les patriotes du monde entier, attachés à l’indépendance des peuples comme aux fondations de notre civilisation, tournent en ce moment leur regard vers Moscou.</p>
<p>C’est plein d’espoir qu’ils voient la Russie légiférer contre la promotion publique de l’homosexualité, contre le risque d’adoptions internationales d’enfants russes par des couples unisexe et contre l’ingérence d’ONG nihilistes et manipulées par les réseaux américains.</p>
<p>Mesdames et Messieurs les Députés, la Russie est devenue l’espoir du monde contre le nouveau totalitarisme ! Le temps est venu de former, autour de la Russie, et avec les patriotes de tous les pays, l’Internationale de ceux qui aiment leur identité, leur famille, et qui refusent que la personne soit réduit à une marchandise !</p>
<p>Vive la civilisation, vive la Russie, vive la France !</p>
<p><a href="http://www.realpolitik.tv/2013/06/lappel-de-moscou-daymeric-chauprade-le-13-juin-2013/" target="_blank">Realpolitik TV</a></p>
<p><em>(Merci à Imperator.)</em></p>
</div>
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		<title>États-Unis : Detroit fait défaut sur une partie de sa dette</title>
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		<pubDate>Sun, 16 Jun 2013 13:00:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Contributeur FDS</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La ville de Detroit, au nord des États-Unis, a été contrainte vendredi de faire défaut sur une partie de sa colossale dette de 18,5 milliards de dollars en raison de ses grandes difficultés financières. En mal de liquidités, la municipalité &#8230; <a href="http://fortune.fdesouche.com/308095-detroit-forcee-de-faire-defaut-sur-une-partie-de-sa-dette">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>La ville de Detroit, au nord des États-Unis, a été contrainte vendredi de faire défaut sur une partie de sa colossale dette de 18,5 milliards de dollars en raison de ses grandes difficultés financières.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a title="ImageShack - Image And Video Hosting" href="http://imageshack.us/photo/my-images/7/by7k.jpg/" target="_blank"><img class="aligncenter" style="border: 0px none;" src="http://img7.imageshack.us/img7/7517/by7k.jpg" alt="" width="580" height="334" border="0" /></a></p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong>En mal de liquidités, la municipalité a décidé d&#8217;imposer un moratoire sur des paiements qui étaient dus vendredi et a proposé <a href="http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/reuters-00528699-usa-detroit-renonce-a-rembourser-une-dette-de-34-millions-575882.php" target="_blank">un plan de restructuration de sa dette à certains créanciers</a> qui devraient se prononcer dans les 30 jours.</strong></p>
</blockquote>
<div class="entry chapitre chapitreTexte">
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le plan prévoit d&#8217;isoler 7 milliards de paiements dus par la ville, notamment à des fonds de retraites, qui ne seraient plus entièrement garantis. En cas de rejet de la restructuration, la ville pourrait connaître la plus grande faillite de l&#8217;histoire des États-Unis.</strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est du «50/50», a évalué Kevyn Orr, un expert nommé par le gouverneur de l&#8217;État du Michigan pour gérer les problèmes de la ville, ancien berceau américain de l&#8217;automobile.</p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-308095"></span></p>
<p style="text-align: justify;">«<em>Une mauvaise gestion financière, une population en baisse, une érosion de la base fiscale pendant ces quarante-cinq dernières années ont amené Detroit au bord de la ruine</em>», a-t-il ajouté devant la presse.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong> Après l&#8217;annonce du défaut partiel, l&#8217;agence d&#8217;évaluation financière Standard and Poor&#8217;s a abaissé la note de solvabilité de la municipalité à «CCC-», ce qui correspond aux obligations très risquées.</strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">M. Orr a toutefois assuré que le «chemin de Detroit vers la reprise commençait aujourd&#8217;hui».</p>
<p style="text-align: justify;">Autrefois quatrième ville la plus peuplée des États-Unis, Detroit a vu sa population fondre de plus de moitié en soixante ans, passant de 1,8 million d&#8217;habitants en 1950 à 685 000 actuellement. Les tensions raciales et les émeutes qui ont éclaté lors du mouvement des droits civiques dans les années 1960 ont accentué le mouvement de départ des populations blanches issues de la classe moyenne vers les banlieues ou hors de la ville.</p>
<p style="text-align: justify;">Les entreprises ont suivi le mouvement, érodant les recettes fiscales et obligeant à réduire certains services publics.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong> Detroit, plombée par une criminalité rampante, n&#8217;est par exemple pas en mesure d&#8217;assurer l&#8217;éclairage public dans l&#8217;ensemble de ses rues.</strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://affaires.lapresse.ca/economie/etats-unis/201306/14/01-4661532-detroit-forcee-de-faire-defaut-sur-une-partie-de-sa-dette.php" target="_blank">LAPRESSE.CA</a></p>
</div>
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		<title>C’est désormais la France qui plombe la zone euro</title>
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		<pubDate>Sun, 16 Jun 2013 12:00:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Perceval</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Depuis que les dirigeants français ont choisi de pratiquer à leur tour une stricte austérité budgétaire, c’est désormais la France qui plombe la zone euro. Chaque mois Eurostat publie un indice des ventes de détail dans l’Union européenne. Cet indicateur &#8230; <a href="http://fortune.fdesouche.com/308103-cest-desormais-la-france-qui-plombe-la-zone-euro">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a title="ImageShack - Image And Video Hosting" href="http://imageshack.us/photo/my-images/690/fe1e.png/" target="_blank"><img class="alignright" style="border: 0px none;" src="http://img690.imageshack.us/img690/6032/fe1e.png" alt="" width="280" height="280" border="0" /></a><strong>Depuis que les dirigeants français ont choisi de pratiquer à leur tour une stricte austérité budgétaire, c’est désormais la France qui plombe la zone euro.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Chaque mois Eurostat publie <a href="http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/4-05062013-AP/FR/4-05062013-AP-FR.PDF">un indice des ventes de détail</a> dans l’Union européenne. Cet indicateur est très utile car il donne une indication sur l’évolution de la consommation des ménages bien avant que les chiffres des comptes nationaux ne soient publiés. Les évolutions de cet indicateur dans les différents pays de la zone euro depuis le déclenchement de la crise permet de comprendre la dynamique négative (malheureusement) toujours à l&#8217;oeuvre en Europe.</p>
<p style="text-align: justify;">La consommation des Allemands est restée à peu près stable depuis la crise mais elle ne progresse pas. Celle des Grecs a reculé de 40 %, celle des Espagnols d&#8217;un quart, des Portugais d&#8217;un cinquième mais elle se stabilise désormais à peu près à ce niveau très bas. Celle des Néerlandais et des Irlandais, par contre, sont elles aussi en net recul (-13 %) mais continuent de baisser. Jusqu&#8217;à la mi-2012, c&#8217;était surtout la bonne tenue de la consommation des Français qui avait soutenu l&#8217;activité en zone euro et évité qu’elle ne s’écroule. <strong>Mais cette consommation est désormais en baisse et ce recul s&#8217;accélère nettement ces derniers mois. C&#8217;est la principale raison pour laquelle la situation économique de l&#8217;ensemble de la zone (<a href="http://www.alternatives-economiques.fr/pics_bdd/article_options_visuel/1371132303_3_zoom.jpg" target="_blank">en noir sur le graphique joint</a>) continue de se dégrader.</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong>En résumé : depuis que les dirigeants français ont choisi de pratiquer à leur tour une stricte austérité budgétaire, c’est désormais la France qui plombe la zone euro. Sans pour autant réussir à réduire réellement son déficit public et son endettement du fait du fort affaiblissement de l’activité économique…</strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.alternatives-economiques.fr/c-est-desormais-la-france-qui-plomb_fr_art_633_64277.html" target="_blank">Alternatives économiques</a></p>
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		<title>Exclusivité Fortune : La folie d&#8217;une société (Madness 3 Addendum &#8211; VOSTFR)</title>
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		<pubDate>Sun, 16 Jun 2013 10:00:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mathurin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Extraits d&#8217;entretiens réalisés par SGT Report avec : Gerald Celente, Jeff Nielson, Bix Weir, Daniel Ameduri, Fabian Calvo, Rob Kirby, DOC et Bill Murphy. Traduction libre réalisée par Fortune (Merci à SGTReport)]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Extraits d&#8217;entretiens réalisés par SGT Report avec : Gerald Celente, Jeff Nielson, Bix Weir, Daniel Ameduri, Fabian Calvo, Rob Kirby, DOC et Bill Murphy.</strong></p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/QlLF3Pv31GA" frameborder="0" width="590" height="330"></iframe></p>
<p>Traduction libre réalisée par Fortune</p>
<p><em>(Merci à SGTReport)</em></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Enrichissons-nous de nos mutuelles ressemblances</title>
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		<pubDate>Sun, 16 Jun 2013 08:00:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Monsieur X</dc:creator>
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		<description><![CDATA[En 2012, l’université de Cambridge publiait une étude analysant les rapports entre les PDG et les conseils d’administration des 250 plus grandes entreprises françaises, de 1994 à 2001, en fonction de leur appartenance ou non à une grande école (ici). &#8230; <a href="http://fortune.fdesouche.com/307921-enrichissons-nous-de-nos-mutuelles-ressemblances-2">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,serif;">En 2012, l’université de Cambridge publiait une étude analysant les rapports entre les PDG et les conseils d’administration des 250 plus grandes entreprises françaises, de 1994 à 2001, en fonction de leur appartenance ou non à une grande école <a href="http://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=864184">(ici)</a>. Mystérieusement, cette étude n’a pas eu beaucoup d’échos en France alors que les résultats sont pourtant des plus intéressants.</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="post-author vcard">par <span class="fn"> <a id="___hovercard_0" class="g-profile" title="author profile" href="http://www.blogger.com/profile/03230946392725826708" rel="author" data-gapiattached="true" data-onload="true" data-gapiscan="true"> <span>Michel Goya</span></a></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignnone" src="http://i81.servimg.com/u/f81/14/43/72/09/polyte10.jpg" alt="" width="592" height="398" /></p>
<div class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<div style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia, Times New Roman, serif;"><br />
</span></div>
</div>
<div class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<div style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia, Times New Roman, serif;">L’auteur constatait d’abord que </span></div>
<div style="text-align: justify;"></div>
<blockquote>
<div style="text-align: justify;"><strong><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,serif;">plus de 50 % des PDG sont issus de Polytechnique (29,32 %) et de l’ENA  (21,95 %). Près de 20 % sont par ailleurs aussi issus de l’Inspection des finances ou des Mines. Par ailleurs, pour des conseils d’administration de 11,4 membres en moyenne, 3,5 viennent de ces deux seules écoles.</span></strong></div>
</blockquote>
</div>
<div class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<div style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia, Times New Roman, serif;"><br />
</span></div>
</div>
<div class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<div style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia, Times New Roman, serif;">Les résultats sont sans appels :</span></div>
</div>
<div class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<div style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia, Times New Roman, serif;"><br />
</span></div>
</div>
<div class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<div style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia, Times New Roman, serif;">. En prenant comme critère la cotation en bourse sur deux ans, </span></div>
<div style="text-align: justify;"></div>
<blockquote>
<div style="text-align: justify;"><strong><span style="font-family: Georgia,Times New Roman,serif;">les entreprises dirigées par des Enarques ou des X ont, sur 2 ans, ont un résultat moyen inférieur de plus de 7 % par rapport à celles qui ne le sont pas.</span></strong></div>
</blockquote>
<div style="text-align: justify;"><span id="more-307921"></span></div>
</div>
<div class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<div style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia, Times New Roman, serif;"><br />
</span></div>
</div>
<div class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<div style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia, Times New Roman, serif;">. Paradoxalement, le taux de remplacement forcé des PDG non issus des Grandes écoles est assez nettement plus important que celui des PDG X ou Enarques (3,3 % par semestre contre 2,8). Autrement dit, les conseils d’administration français sont plus indulgents avec l’incompétence des X et Enarques qu&#8217;avec celle des autres. Sans surprise, cette indulgence est d’autant plus importante que les liens sont proches (lorsqu’il y a un PDG et au moins un membre du CA issus du même corps).</span></div>
</div>
<div class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<div style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia, Times New Roman, serif;"><br />
</span></div>
</div>
<div class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<div style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia, Times New Roman, serif;">. Qui plus est, lorsqu’un PDG est remercié, s’il est X ou Enarque il aura 22,39 % de chances de trouver un poste encore supérieur contre 8,33 % pour les autres. </span></div>
</div>
<div class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<div style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia, Times New Roman, serif;"><br />
</span></div>
</div>
<div class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<div style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia, Times New Roman, serif;">. Ajoutons enfin cet autre paradoxe qu’à la tête d’une entreprise privée française, les PDG anciens hauts fonctionnaires sont deux fois mieux payés que ceux qui ont fait leur carrière dans le privé. Ils toucheront 2,5 fois plus de bonus et beaucoup plus de stocks-options.</span></div>
</div>
<div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia, serif;">Pour comprendre ce phénomène, l’auteur de l&#8217;étude, Bang Dang Nguyen, parle d’ « effet petit monde », qui ressemble beaucoup au processus de circulation des élites décrit par Vilfredo Pareto ou Arnold Toynbee :</span></div>
<div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia, serif;"><br />
</span></div>
<div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia, serif;">. Un petit groupe s’insinue dans les sphères du pouvoir, c’est-à-dire en France, les cabinets ministériels puis les conseils d’administration des grandes sociétés (avec une grande vague d’ « émigration » pendant la séquence nationalisations-privatisations des années 1980).</span></div>
<div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia, serif;"><br />
</span></div>
<div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia, serif;">. Une certaines masse critique atteinte (un millier d’individus), ce complexe économico-administratif s’auto-entretient au sommet et tend à devenir héréditaire à sa base. Le « bassin de recrutement » tend donc à se rétrécir socialement (le pourcentage de boursiers de X est deux fois inférieur à celui des écoles d’ingénieurs, 88 % des parents des étudiants de l’ENA sont de milieux aisés) et même géographiquement (l’écrasante majorité des élèves de Polytechnique est issue de 5 lycées de Versailles et des 3<sup>e</sup>, 5<sup>e</sup> arrondissements de Paris).</span></div>
<div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia, serif;"><br />
</span></div>
<div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia, serif;">. Plus cette élite se resserre et se ressemble et moins elle est créative, donc performante dans un monde où l’innovation est essentielle <a href="http://philippesilberzahn.com/2010/03/22/declin-organisations-perte-de-capacite-creative/">(ici)</a>. </span></div>
<div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"></div>
<div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"></div>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia, serif;">Cette déconnexion croissante et ce rendement décroissant finiront par se voir. L’aristocratisation débouchera alors sur une contestation, d’abord silencieuse comme celle des actionnaires étrangers qui, peu sensibles au prestige des grandes écoles, ont fait que 28 % des PDG du CAC 40 ne sont plus français, et puis ensuite plus agressive si rien ne change pour que tout change.</span></p>
<p><a href="http://lavoiedelepee.blogspot.fr/2013/06/enrichissons-nous-de-nos-mutuelles.html">lavoiedelepee</a></p>
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		<title>Musique : La machine à raconter des histoires</title>
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		<pubDate>Sun, 16 Jun 2013 08:00:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Janu$</dc:creator>
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		<description><![CDATA[(Merci à Cognitive Hazard)]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/Q0hoKvLEH6k" frameborder="0" width="592" height="456"></iframe></p>
<p><em>(Merci à Cognitive Hazard)</em></p>
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		<title>Quand les socialistes défendaient le peuple…</title>
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		<pubDate>Sun, 16 Jun 2013 05:00:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>H€nri</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Entretien avec Alain de Benoist Vous venez de publier Édouard Berth ou le socialisme héroïque (Pardès). Pourquoi s’intéresser à un homme aussi peu connu ? Il est en fait bien connu de tous les historiens des idées, qui le considèrent en &#8230; <a href="http://fortune.fdesouche.com/308145-quand-les-socialistes-defendaient-le-peuple">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
<p><em>Entretien avec <a href="http://fortune.fdesouche.com/286721-limmigration-armee-de-reserve-du-capital" target="_blank">Alain de Benoist</a></em></p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border: 0px none;" src="http://img841.imageshack.us/img841/4287/lmbl.jpg" alt="" width="593" height="407" border="0" /></p>
<p><em><strong>Vous venez de publier </strong></em><strong><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2867144671/ref=as_li_ss_tl?ie=UTF8&amp;camp=1642&amp;creative=19458&amp;creativeASIN=2867144671&amp;linkCode=as2&amp;tag=boulevard-voltaire-21" target="_blank">Édouard Berth ou le socialisme héroïque</a></strong><em><strong> (Pardès). Pourquoi s’intéresser à un homme aussi peu connu ?</strong></em></p>
<p>Il est en fait bien connu de tous les historiens des idées, qui le considèrent en général comme le plus fidèle disciple de Georges Sorel, auteur des <em>Réflexions sur la violence</em> et des <em>Illusions du progrès</em>. Édouard Berth (1875-1939) a été l’un des principaux théoriciens du syndicalisme révolutionnaire, c’est-à-dire de cette branche du mouvement ouvrier qui, estimant que la classe ouvrière ne pouvait compter que sur elle-même pour instaurer la <em>« société des producteurs »</em>, n’avait qu’hostilité pour les partis politiques et donnait la priorité à <em>« l’action directe »</em> (soit l’action sur les lieux de travail) développée par les syndicats. Ce sont les représentants les plus actifs de cette tendance révolutionnaire, Victor Griffuelhes et Émile Pouget, qui parvinrent, en octobre 1906, à faire adopter par la CGT la célèbre Charte d’Amiens que l’on considère aujourd’hui comme l’acte fondateur du syndicalisme français. Berth eut, par ailleurs, un itinéraire extrêmement original puisque, sans jamais abandonner ses convictions, il participa, à la veille de la Première Guerre mondiale, à l’aventure du Cercle Proudhon, où se rencontrèrent maurrassiens et syndicalistes révolutionnaires, puis s’enthousiasma vers 1920 pour la révolution russe, au point de collaborer régulièrement à la revue <em>Clarté</em>, fondée par Henri Barbusse. Revenu de son léninisme, il collabora jusqu’à sa mort à <em>La Révolution prolétarienne</em> de Pierre Monatte.</p>
<p><em><strong>Ce qui frappe, c’est aussi le contraste entre socialisme d’antan, tout entier voué à la défense de la classe ouvrière, et Parti socialiste actuel. Ce PS est-il encore socialiste ?</strong></em><br />
<span id="more-308145"></span><br />
En janvier 1905, le <em>« règlement »</em> de la Section française de l’Internationale ouvrière (SFIO) – Parti socialiste de l’époque – se présentait comme un <em>« parti de classe qui a pour but de socialiser les moyens de production et d’échange, c’est-à-dire de transformer la société capitaliste en société collectiviste, et pour moyen l’organisation économique et politique du prolétariat »</em>. Allez donc demander aujourd’hui aux travailleurs de PSA, de Florange ou d’ArcelorMittal ce qu’ils pensent du <em>« socialisme »</em> de Hollande !</p>
<blockquote><p><strong>Qu’un dirigeant du PS, en l’occurrence Dominique Strauss-Kahn, ait pu être appelé à la direction du Fonds monétaire international (FMI) pour y mettre en œuvre la même politique que pratique aujourd’hui Christine Lagarde était déjà tout un symbole. Et maintenant ? Ni le mariage homosexuel, ni la légalisation du cannabis, ni la lutte pour la parité (sauf dans le mariage !), ni l’immigration incontrôlée, ni l’abolition des frontières, ni même la défense des <em>« droits de l’homme »</em> (dont Marx avait fait une critique impitoyable) ne sont évidemment des mesures <em>« socialistes »</em>. Ce sont des mesures libérales, censées répondre aux caprices et aux désirs individuels. Devenu un parti social-libéral – de plus en plus libéral et de moins en moins social –, le PS ne conçoit plus la société que comme une addition d’individus. C’est pour cela que le gouvernement actuel, privilégiant le sociétal au détriment du social, a choisi de faire diversion en cachant les cinq millions de chômeurs derrière le mariage pour tous.</strong></p></blockquote>
<p>Le bilan social-défaitiste de François Hollande est évident dans tous les domaines. De l’abandon de toute réforme fiscale d’envergure à l’absence de politique industrielle, de la révision du Code du travail dans le sens exigé par le MEDEF au chantage à l’emploi pour faire baisser les salaires – tandis que ceux des grands patrons ne seront finalement pas <em>« encadrés »</em> –, sans oublier la loi sur la <em>« sécurisation de l’emploi »</em> (sic), qui a signé l’arrêt de mort du contrat à durée indéterminée (CDI), chaque jour qui passe administre la preuve de la totale soumission de François Hollande aux exigences de la finance.</p>
<p>Rallié depuis au moins trente ans au système de l’argent, le PS est devenu un parti de fonctionnaires, de technocrates et de bobos ayant oublié le socialisme depuis belle lurette et ne s’intéressant qu’au <em>« pourtoussisme »</em>, aux interventions <em>« humanitaires »</em> et à la défense des <em>« victimes »</em> sur le mode émotionnel et lacrymal. Ce n’est donc pas sur ses dirigeants qu’il faut compter pour expliquer que la crise actuelle est d’abord une crise du mode de production capitaliste, c’est-à-dire une crise généralisée de la logique de valorisation du capital, et moins encore pour tenter d’y remédier.</p>
<p><em><strong>Comment expliquer cette évolution ? Passer d’un Édouard Berth à un DSK…</strong></em></p>
<p>Ce qu’on appelle la <em>« gauche »</em> est né en France, à l’époque de l’affaire Dreyfus, de la fusion de deux courants totalement différents : une aspiration à la justice sociale portée par le mouvement ouvrier et une philosophie du progrès héritée des Lumières, que Sorel a justement définie comme fondamentalement bourgeoise. Le problème est que l’idéologie du progrès n’a que méfiance pour ce que Pasolini appelait la <em>« force révolutionnaire du passé »</em>. Or, le socialisme originel, s’il s’opposait bien entendu aux hiérarchies d’Ancien Régime, n’entendait nullement abolir les solidarités organiques traditionnelles ni s’attaquer aux fondements communautaires du lien social. Il contestait en revanche hautement l’idée libérale selon laquelle le marché, la logique de l’intérêt et le droit procédural suffiraient à faire tenir ensemble une société.</p>
<p>Dès les années 1980, la gauche, sous couvert de se <em>« moderniser »</em>, a commencé à s’adapter aux modèles libéraux. Elle a, de ce fait, abandonné les idéaux du socialisme. Il lui reste la métaphysique du progrès, qu’elle partage avec la droite libérale. Dans ces conditions, le libéralisme sociétal de la gauche rejoint tout naturellement le libéralisme économique de la droite. Être de gauche, désormais, c’est adhérer à la logique de <em>« l’antiracisme »</em> et de la <em>« lutte-contre-toutes-les-discriminations »</em> pour masquer le fait que l’on a cessé d’être anticapitaliste.</p>
<p><em><strong>Édouard Berth se faisait une idée « </strong></em><strong>sublime</strong><em><strong> » de la classe ouvrière, appelée selon lui à détruire le capitalisme bourgeois en reprenant à son compte les valeurs héroïques de l’Antiquité. Le moins qu’on puisse dire, c’est que la gauche actuelle n’a pas le même rapport au peuple…</strong></em></p>
<p>Le peuple et la gauche n’ont jamais été des notions équivalentes, comme on l’a vu lors des journées de juin 1848 et de la Commune de 1871, lorsque la gauche bourgeoise faisait tirer sur le peuple. Lisez le livre de Bertrand Rothé récemment paru aux Éditions du Seuil, <em>De l’abandon au mépris</em>, sous-titré <em>Comment le PS a tourné le dos à la classe ouvrière</em>. Le mot de mépris n’est pas exagéré. L’auteur explique très bien comment les élites du PS ont abandonné les ouvriers au nom de la modernité, et parfois aussi de la <em>« préférence étrangère »</em>. Éric Zemmour résume parfaitement la situation quand il écrit que <em>« la gauche se croit aujourd’hui antilibérale alors que son obsession progressiste en fait la meilleure servante du marché »</em>, tandis que la droite s’imagine <em>« défendre les valeurs traditionnelles alors que le marché, qu’elle admire, détruit ce qu’elle est censée défendre »</em>.</p>
<blockquote><p><strong>Le grand clivage actuel n’est plus celui qui oppose la droite et la gauche, mais celui qui oppose des classes populaires encore <em>« territorialisées »</em> à une nouvelle classe globalisée, engendrée elle-même par un néocapitalisme financiarisé et de plus en plus déterritorialisé. </strong></p></blockquote>
<p>Cette nouvelle classe s’est formée sous l’effet d’une intensification des mobilités dans un climat marqué par la déréglementation des marchés et des innovations technologiques rétrécissant l’espace et le temps. Face à elle, la frustration des classes populaires, et celle des classes moyennes menacées de déclassement, pourrait bien devenir le moteur d’une nouvelle lutte des classes.</p>
<p><a href="http://www.bvoltaire.fr/alaindebenoist/quand-les-socialistes-defendaient-le-peuple,25623" target="_blank">Boulevard Voltaire</a></p>
</div>
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		<title>Cacao : La monnaie des Aztèques</title>
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		<pubDate>Sun, 16 Jun 2013 04:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>€ric</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Si de nos jours le chocolat est l&#8217;un des mets les plus consommés et les plus répandus, il en était autrement à l&#8217;époque des Aztèques où seul l&#8217;empereur avait le privilège de boire le précieux breuvage, distillé lentement et bu &#8230; <a href="http://fortune.fdesouche.com/307777-cacao-la-monnaie-des-azteques">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
<p><strong>Si de nos jours le chocolat est l&#8217;un des mets les plus consommés et les plus répandus, il en était autrement à l&#8217;époque des Aztèques où seul l&#8217;empereur avait le privilège de boire le précieux breuvage, distillé lentement et bu dans des tasses en or.</strong></p>
<p><img class="alignjustify aligncenter" style="border: 0pt none; margin-top: 3px; margin-bottom: 3px;" src="http://img4.hostingpics.net/pics/689808Aztec.jpg" alt="" width="591" height="434" border="0" /></p>
<p>Si les fèves de cacao avaient une telle valeur à l&#8217;époque c&#8217;est que la production et la culture du cacaoyer était particulièrement contraignante. Cette difficulté à produire le cacao est l&#8217;une des raisons pour lesquelles ses fèves furent utilisées très tôt comme valeur d&#8217;échange dans toute l&#8217;Amérique centrale précolombienne.</p>
<blockquote><p><strong>Que penser de la qualité et de la pertinence d&#8217;une monnaie qui pousse dans les arbres? Dans la culture aztèque, le respect pour la nature était tel que l&#8217;on ne pouvait s&#8217;imaginer créer des cultures artificielles de cacaoyer pour s&#8217;enrichir. Toute création monétaire était donc limitée aux besoins alimentaires de la population, qui jouaient alors le rôle de «garde fou» contre tout abus d&#8217;émission de monnaie.</strong></p></blockquote>
<p><span id="more-307777"></span><br />
La particularité du cacao était sa double fonction dans la société aztèque, puisqu&#8217;il était à la fois un produit de consommation prisé ainsi que la principale monnaie de l&#8217;empire. Un esclave valait ainsi 100 fèves, les faveurs d&#8217;une courtisane 50 fèves et l&#8217;aumône à un pauvre s&#8217;élevait à 3 ou 4 fèves.</p>
<p>L&#8217;usage de cette curieuse monnaie se poursuivit jusqu&#8217;au XVIIIe siècle au Costa Rica avant de s&#8217;éteindre face au développement des plantations par les Espagnols qui faisaient perdre toute valeur à la fève du cacaoyer.</p>
<p>Difficile de croire qu&#8217;en d&#8217;autres lieux et d&#8217;autres temps, les tasses pleines de chocolats chauds de nos enfants valaient une fortune&#8230;</p>
<p><a href="http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-les-feves-de-cacao-comme-monnaie-chez-les-azteques.aspx?article=2292824318G10020&amp;redirect=false&amp;contributor=La+d%C3%A9sastreuse+histoire+de+la+monnaie" target="_blank">24HGold</a></p>
</div>
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