Portugal : Vers un système d’alerte aux tsunamis sur les côtes européennes

L’océan est parfois imprévisible et sans pitié. Les tsunamis se déclenchent tout d’un coup, emportant des milliers de vies. Comment les repérer pour pouvoir évacuer les populations à temps?

C’est à cette question que tentent de répondre des scientifiques travaillant près de Setúbal au Portugal et participant à un projet de recherche européen: ils testent à quelques kilomètres de la côte, un appareil qui détecte automatiquement la présence d’une vague en train de croître.

Cinéma : Même la pluie


Sebastian, jeune réalisateur passionné et son producteur arrivent dans le décor somptueux des montagnes boliviennes pour entamer le tournage d’un film. Les budgets de production sont serrés et Costa, le producteur, se félicite de pouvoir employer des comédiens et des figurants locaux à moindre coût. Mais bientôt le tournage est interrompu par la révolte menée par l’un des principaux figurants contre le pouvoir en place qui souhaite privatiser l’accès à l’eau courante.

Costa et Sebastian se trouvent malgré eux emportés dans cette lutte pour la survie d’un peuple démuni. Ils devront choisir entre soutenir la cause de la population et la poursuite de leur propre entreprise sur laquelle ils ont tout misé. Ce combat pour la justice va bouleverser leur existence.

Partie 1:

Partie 2:

Marée noire de BP : 2 millions de barils de brut au fond de l’océan

Jusqu’à deux millions de barils de brut se sont déposés au fond du Golfe du Mexique, sur les cinq millions écoulés lors de la marée noire d’avril 2010 provoquée par l’explosion d’une plateforme opérée par le groupe pétrolier britannique BP, selon une nouvelle étude publiée lundi 27 octobre.

Image satellitaire de l’étendue de la marée noire dans le Golfe du Mexique, en 2010

L’une des incertitudes de cette catastrophe écologique, la plus grave dans l’histoire des Etats-Unis, est le sort de ces quelque deux millions de barils de pétrole submergés déversés dans les profondeurs de l’océan.

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La gauche en soutien au capital – Comprendre la domination libérale

Charles Robin offre, avec son ouvrage “La gauche du capital“, un regroupement de ses études sur la généalogie du libéralisme libertaire. Sa thèse est connue des lecteurs de Jean-Claude Michéa. Il n’y a pas un « libéralisme » économique, de « droite », qui s’oppose à un « libertarisme » sociétal, de « gauche ». Il y a un seul mouvement qui transforme la société, et passe par des acteurs socio-politiques qui se partagent le travail mais font, précisément, le même travail.

Le libéralisme est en d’autres termes toujours en phase avec le libertarisme car il s’agit de déconstruire tous les liens, tous les enracinements, toutes les communautés pour aboutir à un homme nu, donc désaliéné selon l’extrême gauche, mais aussi totalement ouvert au libre marché, à la consommation mondiale unifiée, selon les libéraux. C’est le même homme sur-adapté à un monde de plus en plus intégralement marchandisé, post-politique qui convient aux libéraux (dits de droite) et aux libertaires (dits de gauche).

Le travail de désencastrement de l’homme, de désincarnation (au profit de sa liquéfaction), de « libération » de toutes les valeurs et de tous les liens, est convergent, qu’il soit opéré par la droite « libérale avancée » ou par la gauche « libérale-libertaire », et concourt à un même résultat. Car, de fait, l’homme sans liens devient homme sans qualité, sans spécificité, sans identité culturelle, sans classe, sans syndicat, et est livré au marché, et celui qui est livré au marché est bel et bien « libéré », comme le rêve l’extrême gauche, de la famille, de la durabilité, de la transmission, de la « patrie », de la « solidarité de tribu » (ou de métier), du sexisme, du machisme, au profit de la consommation hédoniste de la sexualité et du relationnel en général (les « amis » que l’on a sur Facebook…).

Résumons. Le libéralisme n’est pas conservateur, il n’y a rien de plus révolutionnaire. Quant à la gauche elle n’est pas socialiste, elle est « la gauche du capital », elle est la pointe avancée de la déconstruction des peuples. Qui profite à qui ? Au capital.
Voilà notamment ce que développe, rigoureusement, Charles Robin. Autant dire que son livre est essentiel.

Charles Robin, La gauche du capital, ed. Krisis, 244 pages, 18 €.

Metamag

Yves Paccalet : « Éloge des mangeurs d’homme »

Dans son dernier livre, le naturaliste Yves Paccalet exhorte les hommes à préserver ces prédateurs dont on a tendance à se méfier.

Les consciences ont besoin d’être réveillées”, explique celui qui a exploré le monde aux côtés du commandant Cousteau entre les années 70 et 90. “Ces prédateurs qui sont des merveilles de la nature (…) sont pratiquement tous en voie de disparition.

Le naturaliste dénonce le côté insatiable de l’être humain : “Il n’y a pas un endroit dans le monde où l’homme ne se donne pas le droit de prélever, y compris la nourriture des prédateurs. On n’a plus de place à leur laisser. On les chasse.

Exemple édifiant : celui du requin. Il y a beaucoup de fantasme autour de cet animal. Comme l’explique Yves Paccalet : “En moyenne, les requins font 10 morts par an. Les éléphants en font 200, les hippopotames 1 000… Le tabac 6 millions.” “On a besoin de tous ces prédateurs, de tous ces gêneurs“. Et le naturaliste d’avertir : “Si on continue comme ça, dans trente ou quarante ans, il n’y aura plus de tigres, de lions, de panthères, d’éléphants…

Allemagne: le fossé économique Est-Ouest s’est réduit sans disparaître

Un bon salaire, dans une entreprise du coin, ça n’existe pas“. 25 ans après la chute du Mur, le constat claque dans l’air froid de Prenzlau en ex-RDA, symbole d’une fracture Est-Ouest persistante, malgré des progrès.

“Ici, autrefois, un terrible mur a séparé les gens !”

Thomas Mielsch, chauffeur routier de 46 ans, sort de l’Agence pour l’emploi de cette petite ville du nord-est de l’Allemagne, à 120 km de Berlin.

Prenzlau jouit d’un triste statut: elle est le chef-lieu de l’Uckermark, région au taux de chômage le plus élevé d’Allemagne, à 14,7% en septembre.

Licencié par son précédent employeur, un transporteur basé en Allemagne de l’Est qui récompensait ses semaines de 60 heures par 1.580 euros nets mensuels, M. Mielsch vient d’être embauché par une entreprise danoise.

Je vais gagner deux fois plus pour le même travail. Je touche aussi bien plus lorsque je travaille pour une entreprise basée à l’Ouest” de l’Allemagne, explique-t-il en réajustant sa boucle d’oreille.

Difficile de résister à la tentation de partir chercher de meilleurs salaires. “Environ un tiers” de ses amis travaillent à l’Ouest et retrouvent leur famille le week-end.

Le fossé rétrécit
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Cette insurrection qui ne vient toujours pas

L’insurrection revient, peut-on déjà lire un peu partout. Les éditions La Fabrique publient «À nos amis», nouvel opus signé par le Comité invisible, et disponible en huit langues dès la sortie. Sept ans plus tôt, ce groupe d’anonymes avait publié un pamphlet, «L’insurrection qui vient», chez le même éditeur, dans un relatif anonymat.

Jusqu’à ce que le gouvernement attribue à la bande de Tarnac – des jeunes éduqués ayant choisi de lancer une épicerie communautaire dans ce joli coin perdu du Limousin – des attentats contre les caténaires de la SNCF, et l’écriture de cet ouvrage, qualifié de «danger terroriste» jusque sur les chaînes américaines.

L’affaire eut un grand retentissement, Julien Coupat, le supposé leader, passa par la prison préventive, jusqu’à ce que cela s’essouffle petit à petit devant les inconséquences de l’enquête. Rien n’a été prouvé, l’épicerie est ouverte de nouveau et le comité est toujours un groupe d’invisibles.

L’insurrection qui vient était un beau texte. Parfois anarchistes, parfois situationnistes, même s’ils s’en dédiront, les auteurs n’avaient pas peur des envolées lyriques et des clameurs générales. Le livre se rangeait presque dans la catégorie poésie, celle des espoirs et des folies, des rêves et de la mauvaise conscience de son temps.

L’échec des insurrections
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États-Unis : L’énorme succès des cures de testostérone

Le marché de la testostérone représente deux milliards de chiffre d’affaires par an aux États-Unis. Les prescriptions ont doublé en quatre ans. Les cures de testostérone étant récentes sur le marché, il y a peu de recul. A long terme, certains spécialistes craignent des risques d’accidents cardio-vasculaires.

Le marché de la viande : La vérité sur les prix

Les Français raffolent de la viande de bœuf qui est vendue à 80% en supermarché, le plus souvent en barquette. Les prix de la viande ont flambé ces dernières années : 20% de hausse en dix ans.

Mais quand le prix de la viande augmente, le prix pour l’éleveur évolue peu. Au niveau des négociants, leur pouvoir est également faible. A l’abattoir, les prix doublent car les besoins des supermarchés rendent le coût de la main d’oeuvre incompressible.

Méga-fermes : Faut-il craindre l’élevage intensif ?

La plus grande ferme française peut accueillir jusqu’à 1.000 vaches. Entièrement robotisée, son élevage devrait donner près de 3,5 millions de litres de lait chaque année. La construction de cette ferme de 19.000m2 a pris des airs de hangar industriel. Avec même un petit lotissement pour les veaux. Tout a été pensé pour obtenir la meilleure productivité, mais aussi les meilleures conditions de travail.

Face à la crise du lait que l’on connait, quand on voit la déprise laitière dans la région, beaucoup d’agriculteurs veulent arrêter. On a monté ce projet avec un double souci : certes réduire le cout de production, mais surtout travailler dans des conditions telles qu’on ait envie de rester producteur de lait demain” expliquait Michel Welter, dirigeant de la ferme des 1.000 vaches.

Aux États-Unis, en particulier en Californie, les fermes comptent mille têtes en moyenne. Certaines atteignent même 30.000 vaches. Selon l’INRA, les méga-fermes ne sont pas moins respectueuses des animaux que la plupart des élevages importants fonctionnant actuellement en France.

Les secrets des herbes aromatiques

Thym, basilique ou encore coriandre, elles sont utilisées tous les jours. Mais le consommateur ne sait pas toujours d’où elles viennent, ni même comment elles sont transformées en produits surgelés.

Les herbes aromatiques se cuisinent à toutes les sauces. Le marché des herbes aromatiques a augmenté de 10% ces cinq dernières années. Il est toutefois difficile de les avoir fraîches toute l’année. Au frigo, elles ne se conservent que quelques jours, il faut alors se tourner vers la version déshydratée ou surgelée.

Les plantes sont ensuite vendues en grande surface et surtout aux industries agroalimentaires. La moitié est destinée à la fabrication des plats préparés. Mais chaque saison, il faut innover. Les techniciens cherchent à créer de nouvelles variétés pour coller au mieux aux tendances du marché. Les précieuses saveurs mises au point sont alors testées par une dizaine de salariés formés à la dégustation.

L’OCDE adopte la vision de l’économiste Thomas Piketty

Dans son dernier rapport, l’organisation européenne s’inquiète d’une déflation salariale qui creuse les inégalités et ralentit la reprise.

L’analyse de la concentration de la richesse et du retour des inégalités exposée par Thomas Piketty dans son best-seller de 2013 Le capital au XXIe siècle a suscité de vives critiques. Nombre d’économistes anglo-saxons, généralement d’obédience libérale, ont attaqué, en particulier, les chiffres de l’économiste français.

Autorité reconnue dans l’univers des statistiques et généralement critiquée pour son biais «libéral», l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) s’est, elle, au contraire, convertie au «pikettisme».

Elle observe que la crise a généré des inégalités de revenus non seulement du capital mais aussi du travail. Un phénomène qui agit comme un formidable frein sur la croissance et serait une des origines de la faiblesse de la reprise mondiale depuis 2008.

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Pesticides : Éleveurs, fruitiers, légumiers… à chacun son cancer ?

Les agriculteurs risquent des types de cancers différents selon leur secteur d’activités, ce qui pourrait être lié à l’utilisation de pesticides, selon des résultats présentés mardi 28 octobre de l’enquête Agrican sur la santé en milieu agricole.

Le risque de cancer du poumon est deux fois plus élevé chez les agriculteurs spécialisés dans la culture des pois fourragers, ainsi que dans la taille des arbres fruitiers ou la culture des légumes.

Le cancer de la prostate menace davantage les producteurs de bovin. En revanche, les éleveurs de bétail ou de chevaux pendant plus de 20 ans voient leur risque de cancer du poumon réduit, explique le chercheur Pierre Lebailly, coordinateur de l’étude Agrican.

Celui-ci s’exprimait lors d’un colloque sur l’exposition professionnelle aux pesticides, organisé mardi et mercredi à Paris par l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses).

Étudier les effets de pesticides spécifiques
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Chauffeurs particuliers

Pour ses déplacements, François n’a plus besoin de voiture personnelle : il fait appel à Jean, un particulier qui s’improvise taxi “de temps en temps, à ses heures perdues”, grâce à des sites internet collaboratifs.

Le co-voiturage sous toutes ses formes se développe en France, un bon plan, plus économique, plus écologique, mais qui génère aussi des excès à la limite de la légalité.

Céline Alvarez : Pour une refondation de l’école guidée par les enfants

Céline Alvarez, formée en linguistique, décide de rentrer dans le système éducatif national afin de faire bouger les lignes de l’intérieur. Elle passe le concours de professeur des écoles en 2009 et débute en 2011 une expérimentation pionnière au sein de l’Education Nationale.

L’objectif? Proposer un nouvel environnement pour l’école maternelle, scientifiquement fondé et validé, permettant de solliciter de façon optimale les mécanismes d’apprentissages et d’épanouissement de l’être humain. Pour cela, elle reprend les travaux du Dr Montessori, qu’elle enrichit et adapte à la lumière des sciences cognitives et de la linguistique.

Il était une fois la Terre (1978)

« Il était une fois la Terre » est le dernier épisode de « Il était une fois l’Homme », sortant du contexte purement historique en présentant une vision prospective sur le futur de l’humanité, cet épisode met l’accent sur les conséquences de la pollution, de l’amoncellement des déchets toxiques, de l’épuisement des ressources naturelles et de l’augmentation de la population humaine.

Partie 1:

Partie 2:

La façon dont ces sujets sont traités est très représentative des préoccupations accentuées par les années 1970, durant lesquelles les pionniers de l’écologie politique s’inquiétaient de l’explosion démographique et de l’explosion de la consommation, s’appuyant sur le rapport du Club de Rome ou les écrits de René Dumont, de Paul Ehrlich et d’autres.

La croissance de la société industrielle, qui tend à s’étendre dans le monde entier pour conquérir de nouveaux marchés, y est résumée de façon cinglante : « Il faut former des consommateurs par centaines… par milliers… par centaines de milliers… et tout ça pour que les usines tournent. »

Le narrateur s’inquiète des conséquences environnementales de la croissance industrielle et souligne la dangerosité des conflits sociaux qui pourraient rendre cette situation explosive. Il se prononce donc pour un arrêt de la croissance industrielle, évoquant le rapport du Club de Rome de 1972, et pour un arrêt de la croissance démographique : les personnages plaident pour une limitation des naissances à la hauteur du nombre de décès de manière à stabiliser la population humaine.
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