Jean-Marc Jancovici : « Croissance forever ? »

Urgences énergétique, climatique, environnementale, économique, sociale : si le diagnostic est sans appel, les sphères politiques et économiques ne semblent pas près d’amorcer une sortie des crises. Les discours s’affrontent, certains invoquant la croissance quand d’autres la révoquent.

Le retour à un niveau important de croissance du PIB est-il possible et souhaitable ? Ou faut-il s’adapter, faire avec une croissance nulle ; plus avant, la bonne stratégie est-elle de poser le problème dans un autre référentiel, celui d’un projet de société post-croissance à définir et édifier ensemble ?

Conférence donnée lors de la table ronde “Société “post-croissance”, Contraintes énergie-climat & Indicateurs alternatifs : comment repenser l’économie ?” en Juin 2014.

(Merci à MadeinFrance)

Bordeaux (33) : Une épicerie “éco-friendly”

“La Recharge” est la première épicerie sans emballages jetables. Elle vient d’ouvrir à Bordeaux. Ses concepteurs ont voulu supprimer sacs en plastique, boites et autres films: c’est le client qui apporte le “contenant”. L’objectif est de réduire les coûts de conditionnement pour les producteurs et proposer des produits locaux de qualité à des prix attractifs.

Chine : L’industrie du cheveu sur l’ancestrale Route de la soie

L’ancienne Route de la soie n’a rien perdu de son histoire et sert aujourd’hui à exporter un tout autre genre de matériaux: des cheveux humains. Voyage à la découverte de cette route marchande qui permet depuis toujours les échanges entre l’Orient et l’Occident.

La Hair Highway (comprenez la Route des Cheveux) emprunte le même chemin que celui de l’ancienne Route de la Soie qui servait au partage de technologies, d’idées et de soie entre l’Ouest et l’Est. Studio Swine, un cabinet de design tourné vers le respect des cultures et de l’environnement, a décidé de parcourir la Hair Highway pour comprendre le fonctionnement de cette industrie et examiner son potentiel en tant que ressource.

Dans la province de Shandong, en Chine, nous suivons le parcours des cheveux, depuis les personnes qui vendent les leurs jusqu’aux marchés et usines qui les commercialisent. Découverte d’une alternative écologique et esthétique permettant de réduire l’exploitation des ressources naturelles.

Ainsi, en mélangeant cheveux et résine naturelle, on obtient un matériau composite élégant qui rappelle comme deux gouttes d’eau l’écaille de tortue. Ce mélange naturel a donné lieu à une superbe collection d’objets inspirés du style décoratif de Shanghai dans les années 1930.

Le boom du tourisme à la ferme

Les vacances à la ferme séduisent de plus en plus de Français. Plus économiques, plus authentiques, plus saines. Des gites aux fermes auberges en passant par le camping de luxe sur les terres du paysan, les vacanciers ont désormais l’embarras du choix. Du plus « routard » au plus haut de gamme, de nouveaux concepts voient le jour.

Et s’il existait même dans ces fermes un moyen de passer des vacances gratuites ? Comment s’y retrouver dans tous ces nouveaux labels ? Et comment dénicher les meilleures adresses à la campagne ?

Art : Portraits de personnes au milieu de leurs poubelles de 7 jours

Gregg Segal est un photographe qui dénonce la douloureuse réalité de la surconsommation des pays développés à travers une série de clichés troublante. Très sensible au sujet environnemental, l’artiste a souhaité mettre en lumière le problème des déchets…

Histoire de nous éveiller sur la quantité de déchets ménagers que nous jetons en 7 jours dans nos poubelles, Gregg cherche à attirer l’attention sur la situation actuelle.

Ainsi, il a décidé de faire poser différentes personnes issues de différentes classes sociales dans leurs déchets quotidiens accumulés tout au long d’une semaine. Chacun des clichés montre une masse de déchets incroyable, qu’il s’agisse aussi bien d’une famille ou d’une personne vivant seule.

Alfie, Kirsten, Miles, and Elly

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Ukraine : “Nous vaincrons, tôt ou tard !”

“Quand j’ai vu ce qu’ils ont fait à ma ville natale, quand j’ai vu ce qu’ils faisaient à la population, j’ai compris qu’il fallait se battre, sous peine de tout perdre.” L’homme est adossé à une Lada jaune décrépie, sur laquelle contraste un drapeau ukrainien aux couleurs vives. Plusieurs fusils mitrailleurs sont déposés sur la banquette arrière.

Des soldats du bataillon Donbass montent la garde devant le Parlement à Kiev, le 3 juillet 2014

Le véhicule, abandonné par les insurgés qui ont prestement fui la ville de Popasne, dans la région de Louhansk, le 22 juillet, est désormais propriété du bataillon Donbass. La formation militaire pro-ukrainienne est composée de volontaires, en premier lieu originaires de la région. “Je veux qu’ici, ce soit l’Ukraine, que notre indépendance et nos libertés soient respectées. Sans ça il n’y a pas de perspectives pour notre région. Il y avait déjà tant de problèmes ici avant…”

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Cuba : Comment l’île s’est convertie au bio

Les écologistes du monde en entier en rêvent, les Cubains l’ont réalisé. Depuis plus de vingt ans, l’île s’est convertie à l’agriculture biologique. Nécessité, possibilité et volonté ont été les clés de cette success story !

1989. Chute du Mur de Berlin. Deux ans plus tard, effondrement du bloc soviétique. Cuba perd alors son principal fournisseur de pétrole, de matériel agricole, d’engrais chimiques et autres pesticides.

Avec la disparition de l’URSS et des anciens pays de l’Est, qui achetaient ses produits à prix constants, l’île perd aussi des marchés juteux, notamment celui du sucre, dont elle exportait 85% de sa production.

Tous les ingrédients sont réunis pour que le pays plonge dans le chaos. D’autant que le blocus américain se resserre. Pour Cuba, c’est le début d’une nouvelle ère, de cette « période spéciale en temps de paix » annoncée en 1992 par Fidel Castro et qui durera cinq ans, autrement dit une période de grave crise économique : le produit intérieur brut (PIB) chute de 35 %, le commerce extérieur de 75%, le pouvoir d’achat de 50% et la population souffre de malnutrition.

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Radio Courtoisie : « Situation économique et nouvelle fiscalité » (Audio)

Le mercredi 23 juillet 2014, dans le Libre journal de la résistance française sur Radio Courtoisie, Emmanuel Ratier recevait Jean-Pierre Rondeau, conseiller financier, président de Mégara Finance, président de la Compagnie des CGPI.

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EPEE – Intelligence économique | Intelligence stratégique

Réputation et transhumanisme : Google devient-il un « Dr Jekyll et Mr Hyde » ?

Depuis quelques années, Google effectue des acquisitions très ciblées aux antipodes de ce qui constitue son ADN initial, à savoir l’indexation des contenus du Web et sa mise à disposition à travers diverses plateformes de diffusion comme YouTube, Android et Google +.

Transhumanisme - tableau

Ces incursions d’un autre genre au croisement de la biotechnologie, de l’intelligence artificielle et de la robotique sont motivées notamment par la philosophie transhumaniste dont les deux fondateurs de Google sont proches. Pourtant, rien ou presque dans la communication corporate de l’entreprise ne s’attarde vraiment sur ces chantiers loin d’être superfétatoires.

A ne rien laisser filtrer sur ses intentions exactes, Google risque-t-il un jour d’affronter un renversement d’image encore plus problématique que les controverses actuelles qui lui collent aux basques sur la protection des données persos et l’optimisation fiscale à tout crin ? Réflexions sur des signaux faibles dont il faudrait tenir compte.

Pour le quidam moyen, Google est un puissant et très pratique moteur de recherche sur Internet. Pour le technophile plus averti, Google est un prolifique incubateur de nouvelles technologies d’où sont sortis par exemple le système d’exploitation mobile Android, le navigateur Web Chrome mais aussi des projets plus fantasques comme la Google Car qui se conduit toute seule ou le projet Loon qui vise à fournir une connectivité ultra haut-débit pour les zones rurales grâce à des ballons stratosphériques.

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Les fruits et légumes bio sont plus riches en antioxydants

La consommation de fruits, légumes et céréales bio peut fournir un complément en antioxydants équivalant à une consommation supplémentaire de une à deux portions de fruits et légumes par jour.

Autrement dit, choisir des aliments produits selon les normes de l’agriculture biologique peut conduire à une consommation accrue d’antioxydants, bénéfiques pour la santé, sans augmentation de l’apport calorique.

Tel est le constat établi par une grande étude internationale coordonnée par l’Université de Newcastle, au Royaume-Uni, et comparant la teneur en éléments nutritifs dans les aliments bio et ceux issus de l’agriculture conventionnelle.

Publiée mardi 15 juillet dans la revue British Journal of Nutrition, cette méta-analyse montre que les fruits, légumes et céréales bio ont des concentrations en antioxydants de 18 % à 69 % plus élevées que ceux produits en agriculture conventionnelle.

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Thomas Piketty : Le capital au XXIe siècle

Nicolas Poincaré, Axel de Tarlé et Martial You reçoivent Thomas Piketty, économiste et auteur de “Le capital au XXIe siècle” (éd.du Seuil) dans les grands débats d’Europe Soir.

Réunion-débat avec Thomas Piketty organisée par les Amis du Monde diplomatique de Paris. Le jeudi 13 mars 2014 à l’École Normale Supérieure – Paris :

Le pouvoir des fleurs

Les fleurs colorent et magnifient les paysages de notre monde. David de los Santos Gil, un jeune artiste espagnol leur rend hommage dans une superbe vidéo qui filme l’éclosion d’hibiscus, d’œillets, d’orchidées, de pissenlits, de lys, de marguerites, d’alstroémères et de pivoines

Il lui aura fallu près de 9 mois et plus de 5.000 clichés pour réaliser son tout premier time-lapse floral.

Prévisions météo : “Le temps c’est de l’argent !”

La météo, c’est l’obsession des vacanciers. Et un enjeu colossal pour les activités économiques qui en dépendent (séjours, activités, mode, alimentation, etc.). À titre d’exemple, le marché de la pastèque et de la crème glacée dépend à 75% des conditions météo.

Les industriels de l’agro-alimentaire sont sur le pied de guerre pour adapter leurs produits aux changements climatiques. Et les professionnels du tourisme redoublent d’imagination pour aligner leurs offres et leurs prix en fonction du soleil et de la pluie. Sur le marché des prévisions météos, la concurrence fait désormais rage.

Météo France, chahuté par des nouveaux venus sur le marché, doit moderniser ses équipements pour conserver son monopole.

Iran : La nouvelle révolution… touristique

D’Ispahan à Persépolis, de Téhéran à Shiraz en Iran, les joyaux archéologiques et les somptueux paysages attirent de plus en plus de voyageurs. Une aubaine pour les tour-opérateurs du monde entier et pour l’économie de ce pays asphyxié par un embargo commercial depuis de longues années.

Le nouveau président modéré Hassan Rohani et sa politique de détente changent peu à peu l’image de ce pays. Une ouverture timide se fait sentir. Les autorités iraniennes parviendront-elles à faire de la visite l’ancienne Perse un circuit touristique à la mode?

Nous avons suivi un groupe de voyageurs français, pionniers de cette destination loin du tourisme de masse.

États-Unis : Obama en croisade fiscale contre les entreprises quittant le pays

Une quinzaine de grandes entreprises ont déjà transféré leur résidence fiscale hors des Etats-Unis cette année. La Maison-Blanche veut supprimer cette possibilité, avec 20 milliards de dollars d’impôts supplémentaires à la clef.

Le patriotisme économique n’est pas que français. C’est au nom de ce principe que Barak Obama entend empêcher les entreprises de transférer leur résidence fiscale hors des Etats-Unis. Le phénomène a pris des proportions alarmantes depuis quelques mois : une quinzaine d’entreprises ont opté pour l’exil fiscal, depuis le début d’année, en rachetant des entreprises implantées dans des pays fiscalement attractifs. Le plus inquiétant est qu’il s’agit de grandes sociétés, représentant des dizaines de milliers d’emplois.

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Et si on s’attaquait d’abord aux rentes des fonctionnaires ?

Arnaud Montebourg veut assouplir les professions réglementées. Pourquoi pas ? Mais si l’on veut faire des économies, il y a bien mieux à faire.

Ce n’est pas forcément une mauvaise idée que de vouloir réformer les “professions réglementées” du privé, mais c’en est une de les montrer d’un doigt accusateur. Voilà maintenant qu’Arnaud Montebourg, endossant le costume de Fouquier-Tinville, se met à stigmatiser leurs “rentes et monopoles” en faisant passer les notaires, pharmaciens, avocats ou greffiers pour des usuriers honteux ou des profiteurs invétérés, comme de vulgaires trésoriers-payeurs généraux ou conservateurs des hypothèques. Le ministre de l’Économie, qui s’y connaît en effets de manche et qui a besoin en permanence de lever l’étendard comme Bonaparte au pont d’Arcole, se trompe de cheval une nouvelle fois.

Tout d’abord, dans ces professions réglementées, il n’y a pas de rentiers. On y travaille beaucoup plus que 35 heures par semaine. Quant à être des monopoles, lorsque c’est le cas – pour les pharmaciens ou les experts-comptables -, cela est exclusivement dû à des délégations de l’État. La plupart du temps les tarifs qui y sont pratiqués sont contrôlés par l’État, qui en profite au passage pour récupérer de nombreuses taxes. Les notaires en matière immobilière travaillent plus pour l’administration fiscale que pour eux-mêmes.

Il est vrai que ce serait plus simple et sans doute moins cher d’acheter son Doliprane en grande surface qu’en pharmacie, de mettre fin au monopole encombrant et néfaste des écoles de conduite et des taxis, ou d’éviter le racket des ambulanciers subventionnés par la Sécurité sociale. Mais de là à prendre de grands airs parce qu’un greffier de tribunal de commerce gagnerait en moyenne, paraît-il, “plus de 10.000 euros net par mois” et un huissier “plus de 6.000 euros“, il y a de la marge. On sait ce qu’il en est des “rapports” de Bercy, ce château prétentieux où l’on trouve presque autant de politiciens frustrés et de démagogues pervers que de techniciens sérieux.

Un monstrueux boulet

Tant qu’à vouloir réformer les rentes et les monopoles, autant s’attaquer d’abord aux fonctionnaires. Comme on dit dans le privé, on trouvera facilement chez eux un grand nombre de “centres de profit”. Le ministre de l’Économie, dans sa “bataille des modernes contre les anciens”, y gagnerait plus sûrement des titres de gloire s’il veut entrer dans les livres d’Histoire comme le grand réformateur du monstrueux boulet que représente aujourd’hui pour la France son administration, assistée des syndicats momifiés qui la défendent.

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Les partis politiques obéissent aux marchés et non aux électeurs

Les programmes économiques des partis reflètent-ils les opinions de leurs électeurs, ou celles des marchés financiers sur le pays? Très polémique, la question vient d’être traitée de manière dépassionnée et chiffrée par deux universitaires, dans une étude parue dans l’International Studies Quarterly.

Les chercheurs, Lawrence Ezrow (University of Essex, Royaume-Uni) et Timothy Hellwig (Indiana University, États-Unis) se demandent si «l’intégration économique compromet la capacité des partis à remplir leur rôle de représentation et d’expression des opinions de l’électorat», et citent dès leur introduction l’exemple français:

«Le PS s’est hissé au pouvoir dans les années 80 sur un programme de nationalisations et de redistribution. Pourtant, moins de deux ans plus tard, le président Mitterrand est revenu sur les politiques en faveur desquelles l’électorat avait voté et a opté pour une politique de rigueur pour mettre l’économie française en phase avec l’économie globale.»

Afin de tester l’hypothèse selon laquelle les partis répondent moins aux préférences des électeurs quand l’économie du pays est très ouverte, les chercheurs ont compilé toute une série de données: les positions, sur une échelle gauche-droite, de «l’électeur médian» (l’électeur qui se situe au centre de l’électorat, et dont le profil est donc très important pour obtenir une majorité) et des partis dans dix-huit pays au moment des élections, de 1977 à 2009; les indicateurs évaluant l’ouverture de chaque pays à la concurrence internationale.

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