Appel lecteurs : Solidarité – Urgent

L’un de nos fidèles lecteurs souhaite passer un CAP d’ébénisterie dans le cadre d’une reconversion professionnelle.

L’accès à cette formation nécessite impérativement une évaluation en milieu du travail (EMT) d’au moins 5 jours au mois de septembre.

Le candidat recherche donc, si possible en Loire-Atlantique ou en Vendée, un menuisier ou un ébéniste susceptible de l’accueillir dans son entreprise lors de ce court “stage” non rémunéré.

Merci d’avance à celles et ceux qui répondront à l’appel ! Pour nous contacter: eric_fortune@hushmail.com

Europe : Les jeunes de 16 à 18 ans ne pourront plus travailler sur un escabeau !

Tribune Libre rédigée par Father Mackenzie  en réaction à Lois européennes : Les jeunes de 16 à 18 ans ne peuvent plus travailler sur un escabeau.

Enfin ! Il était temps de mettre fin au scandale des milliers de morts annuels par escabeau. Sans parler du cancer de l’escabeau qui frappe des décennies après être monté dessus. Le puissant lobby des escabeaux n’a pas réussi à corrompre Bruxelles. Pour les pesticides dans la bouffe on verra plus tard .

Se pose aussi le problème des escaliers. Dans un premier temps,on pourrait les interdire dans les lieux publics. Ou bien habituer les gens en retirant les marches progressivement.

Mais ces mesures seront encore insuffisantes au regard du risque inadmissible d’une chute de sa propre hauteur dues à une regrettable bipédie . C’est pourquoi dans un second temps il apparait nécessaire de conduire le citoyen européen vers la station quadrupède.

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Dans la crise ukrainienne, les USA ont un problème de crédibilité

Eugene Robinson (né le 12 Mars, 1954) est un chroniqueur de la presse écrite américaine  et ancien rédacteur en chef adjoint du Washington Post. Ses colonnes sont éditées par le Washington Post Writers Group, et il est membre de l’Association nationale des journalistes noirs. Il a remporté le prix Pulitzer en 2009. Dans une tribune libre parue dans le Washington Post du 04 mars 2014, il livre son analyse sur la crise ukrainienne et l’attitude des USA.


Soyons réalistes. C’est une chose d’affirmer que la reprise de la Crimée par la Russie ne peut rester sans réponse, comme l’ont proclamé de nombreux sages de la politique étrangère. C’en est une autre d’agir en ce sens.

Est-ce seulement moi, ou la rhétorique employée a propos de la crise en Ukraine sonne comme si tout Washington souffrait d’amnésie ?

Nous sommes supposés être choqués – choqués! – qu’une grande puissance militaire puisse concocter un prétexte pour envahir une nation plus petite et plus faible ? Je suis désolé, mais tout le monde a-t-il oublié les événements malheureux en Irak il y a quelques années ?

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Syrie : Assad vendra très cher sa peau

Tribune libre de Raymond la Science

Poutine fait un travail remarquable sur ce dossier, la vérité triomphera, Obama est une marionnette il embarque le peuple américain dans un piège mortel. Et nous suivons la langue pendante comme des chiens de guerre avides de caresses, lamentable…

Faut-il expliquer l’évidence, agresser une nation souveraine qui ne nous a rien fait est un acte gravissime, comme en Libye c’est du temps du Drakkar ou du Boeing en Afrique qu’il fallait agir. Pourquoi sommes-nous inertes quand nos intérêts sont en jeu et belliqueux quand ce ne sont pas les nôtres.

Dans la vie des nations comme dans celles des hommes, il ne faut jamais rien faire dont on ne puisse assumer les conséquences. Assad vendra très cher sa peau, les Syriens ne sont pas des Maghrébins ou des Sémites d’Euphrate ou des Bédouins de Tripolitaine, ce sont des gens très durs, déterminés, les Prussiens du Proche-Orient, les partisans du régime sont dos à la mer, ils ne se laisseront pas achever par les mercenaires musulmans, ils préféreront foutre le feu à la région et au-delà s’ils le peuvent.

D’évidence nous ne sommes pas aptes à payer le centième de nos actes en cas de « match retour ». Nous sommes des cibles tellement faciles. Quand on a une cinquième colonne (plusieurs, en fait) immergée dans dix millions d étrangers, des usines chimiques, des labos pharmaceutiques, des TGV, des barrages et des centrales nucléaires protégés par les Gendarmes de Saint Tropez (ou pas) on s’écrase pitoyablement.

Au petit oiseau qui tombe du nid dans la merde et se fait bouffer à cause de ses cuicuis on adressera la morale suivante: quand on ne sait pas voler on reste au nid et quand on est dans la merde on ferme son bec . Idem quand l’économie est au bord du gouffre et que le seul blocage du Détroit D’Ormuz mettrait l’Occident à genoux en quelques semaines.
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« La lutte des classes revisitée » (Rediff.)

Tribune libre de Raymond La Science

L’INSEE vient de mettre en avant le fait que « Les descendants d’immigrés d’Afrique sont trois fois plus au chômage que les Français de souche ». Faut-il en déduire que le taux de chômage des immigrés résulte des discriminations dont ils seraient victimes, de leurs difficultés scolaires ou encore des difficultés de vie quotidienne auxquelles ils seraient confrontés ?

Ou peut-on entrevoir une autre explication, plus naturelle, à ce phénomène étrange : si beaucoup de nouveaux arrivants demeurent au chômage ne serait-ce pas tout simplement parce qu’ils ne veulent pas de travail ?

Une observation de la stratification des classes sociales dans notre structure sociétale, et de leurs inter-relations amène à cette réflexion. Nous sommes en effet imbriqués dans une société qui comporte plusieurs systèmes économiques, une société à cinq classes.

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Quand la Russie montre sa puissance… douce

EXCLUSIVITÉ FORTUNE : Tribune libre de Vassily, l’un de nos lecteurs.

Un plus large recours aux méthodes dénommées “soft power” devrait contribuer à améliorer l’efficacité de notre travail- Sergueï Lavrov, chef de la diplomatie russe, 23 janvier 2013.

Pour modifier son image de pays agressif rongé par des instincts totalitaires, la Russie a décidé de passer à la vitesse supérieure en matière de “soft power” ou puissance douce: une série d’efforts visant à modifier l’image du pays directement au sein de l’opinion publique internationale, en défendant sa politique, ses valeurs et sa culture via des moyens non coercitifs. Un concept élaboré par le professeur américain Joseph Nye, mais qui trouve en réalité ses racines dans les efforts déployés par les États-Unis depuis l’après-guerre afin d’uniformiser les cultures et les modes de pensée.
Pour redorer son blason, la Russie a du pain sur la planche: le pays est systématiquement dépeint dans les médias dominants comme un État autoritaire ayant hérité des tendances dominatrices de son prédécesseur, l’URSS. La guerre d’août 2008 contre la Géorgie autour de deux régions indépendantistes a aggravé son cas: Moscou donnait l’image d’une immense puissance “agressant”, alors qu’elle contre-attaquait après des mois de mises en garde, son petit voisin de quatre millions d’habitants. Le régime de Tbilissi se trouvait être un allié de l’Otan, circonstance qui a fortement conditionné l’offensive diplomatico-médiatique qui s’est ensuite abattue sur Moscou.

La position de la diplomatie russe s’avère d’une remarquable cohérence sur le long terme: que l’on songe à la prudence justifiée du pays dès le début du “printemps arabe”, à son opposition intangible à l’indépendance du Kosovo ou à sa détermination sur le dossier syrien. Son image figée et son langage très formel peinent toutefois à conquérir les cœurs et à faire valoir les intérêts du pays sur la scène internationale. Face à un Obama monopolisant la “cool-attitude”, la Russie risque d’être perçue comme un pays glacial et glaçant. Elle doit donc mettre en place une stratégie efficace pour séduire au niveau mondial.

La puissance douce “à la russe” comprend un éventail diffus d’initiatives, comme des forums de jeunesse et des associations (Dialogue franco-russe) et des manifestations culturelles dont nous ne souhaitons pas dresser un catalogue exhaustif ici. Nous avons décidé de nous focaliser sur la bataille médiatique menée par la Russie en France et dans le monde.

I. Le cas de la France
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La financiarisation : Outil d’enrichissement de l’hyper-classe mondialisée

Tribune libre de Paysan Savoyard

Depuis une vingtaine d’années, l’économie mondiale s’est financiarisée. Cette financiarisation a de très importantes conséquences. Nous nous efforcerons de répondre à ces trois questions. Qu’est-ce-que la financiarisation ? Quelles en sont les causes ? Quelles sont ses conséquences ?

NB : Avec ce cinquième article, nous poursuivons la série de tribunes consacrées aux évolutions intervenues ces dernières décennies dans le domaine de l’économie (les précédents articles ont été consacrés à une présentation d’ensemble, au bilan des trente glorieuses, à la libéralisation initiée dans les années quatre-vingt, à la mondialisation ; la série se conclura avec un article consacré à la construction européenne et un article de synthèse).

1. Qu’est-ce que la financiarisation ?

La financiarisation signifie que l’économie mondiale est désormais dominée par la sphère financière et non plus par la sphère de l’économie « réelle ».

1.1 : Le rôle de la sphère financière

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Fortune a 3 ans

Le 15 septembre 2009 Fortune apparaissait sur le Net.

Trois ans plus tard, la crise est désormais au menu de tous les médias, de toutes les conversations. On peut dire qu’après avoir été niée puis minimisée et caricaturée, elle s’est désormais banalisée. Loin de nous l’idée de nous en réjouir ou de nous vanter de l’avoir anticipée.

Notre objectif étant la réinformation, nous ne pouvons toutefois que constater que ce but est atteint sinon dépassé. La publicité générale faite à la crise a en partie rejoint notre ligne éditoriale. Pour autant, Fortune est-il devenu superflu, inutile ? Nous ne le pensons pas.

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La pêche en France : Un potentiel économique mondial sans égal

Tribune Libre de notre lecteur (mal sur-nommé) Abrutix que nous remercions chaleureusement. Nous profitons de l’occasion pour rappeler que les colonnes de Fortune sont ouvertes à tous ceux d’entre vous qui souhaitent faire partager leurs connaissances sur des thèmes en rapport avec l’économie ou l’environnement.

Les activités vivrières ne sont plus destinées à faire partie du socle économique des pays développés: main d’œuvre coûteuse et niveau scolaire élevé limitent les vocations pour les métiers de la pêche, réputés durs, peu rémunérateurs et socialement déconsidérés.


“Les pêcheurs” – Charles Napier Hemy, 1888

Cette vision typique des « trente glorieuses » est désormais obsolète : jusqu’à ces dernières années, la hausse de la demande aquacole fut gérée par l’industrialisation de la pêche.

C’est désormais insuffisant : les besoins sont supérieurs aux capacités de la nature, ce qui entraîne une inexorable diminution des stocks pouvant mener à l’extinction des formes de vie adaptées à notre alimentation.

Face à cet effet de ciseaux nous avons réagi de quatre façons :

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Les salariés qui vont voter pour l’oligarchie aiment souffrir ? Ils vont être servis !

Tribune libre de Paysan Savoyard

Les Français savent que, pour la plupart d’entre eux, ils verront à brève échéance leur situation se dégrader. Ils y sont résignés. Ils se disent que c’est là une conséquence inévitable de « la crise », qui impose une cure d’austérité à tous les européens. Ces Français, ce faisant, manifestent une fois de plus leur incroyable naïveté.

Les difficultés économiques et sociales ne datent pas en effet de la crise financière de 2008 : elles ont quarante ans. Depuis le milieu des années soixante-dix, le chômage est massif (officiellement autour de 10 % de la population active ; bien plus en réalité) ; les finances publiques sont chaque année en déficit ; la dette publique ne cesse de croître. La dégradation il est vrai s’est fortement accélérée sous le mandat de M. Sarkozy : chômage supérieur à ce qu’il était il y a 5 ans ; augmentation de la dette de 500 milliards ; et désormais un déficit des échanges extérieurs permanent et qui ne cesse de se creuser. Il n’en reste pas moins que les difficultés économiques et sociales sont apparues bien avant ce quinquennat catastrophique.

Or il n’y a normalement aucune raison pour que la France soit en difficulté : le niveau de formation de sa population est bon ; les progrès de la science et de la technique sont permanents ; les infrastructures et les services publics sont de qualité ; les matières premières s’acquièrent à l’étranger à des conditions qui ne sont pas radicalement différentes de ce qu’elles étaient il y a quarante ans.

Les difficultés économiques et sociales sont exclusivement liées aux décisions prises par la classe dirigeante depuis quatre décennies, et en particulier à trois d’entre elles :

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Mondialisation, délocalisations, dumping

Tribune libre de Paysan Savoyard, faisant suite à celles parues les 08 avril 2010, 13 juin 2010 et 24 septembre 2010, ces différents articles composant une série consacrée aux politiques économiques et sociales suivies depuis cinquante ans.

Le processus de libéralisation entrepris dans les pays industrialisés à la fin des années 1970 (voir la tribune parue le 24 septembre 2010) s’est accompagné de la mondialisation de l’économie de marché. La mondialisation est le processus qui conduit d’une part la plupart des pays de la planète à adopter l’économie de marché et qui les amène d’autre part à développer entre eux des échanges économiques croissants, échanges qui concernent les biens, les services et les capitaux.

  • La mondialisation : une application des thèses libérales

La mondialisation constitue une application des thèses économiques libérales :

- Le libéralisme préconise en effet que les différents marchés nationaux soient ouverts les uns aux autres. L’ouverture des marchés est profitable pour deux raisons. Elle accroît la concurrence, puisque les acteurs sont plus nombreux, en bénéficiant aux entreprises efficaces à qui elle permet une augmentation du nombre de leurs clients. Elle permet également à ces entreprises des « économies d’échelle » dans le processus de production. Pour ces raisons, le libéralisme prohibe le système inverse : le protectionnisme.

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6 millions de personnes sans emploi

Tribune libre de Paysan Savoyard

Depuis le milieu des années soixante-dix, la France connaît une situation de chômage massif : le nombre des chômeurs oscille selon les périodes entre 2 et 3 millions de personnes, ce qui représente entre 8 et 11 % de la population active (concernant les causes du chômage, voir la tribune parue le 24 septembre 2010).

Ce chiffre de 2 à 3 millions de personnes, dont font état les gouvernements, les partis politiques et les médias, est considérable : il ne représente pourtant qu’une partie de la réalité. Il nous a paru utile d’insister sur ce point sensible (NB : les chiffres donnés ci-dessous concernent la métropole) :

Le nombre de chômeurs « officiels » est actuellement (second trimestre 2010) de 2,6 millions (il s’agit des chômeurs qui, conformément aux normes du bureau international du travail BIT, sont immédiatement disponibles pour occuper un emploi, n’ont pas travaillé du tout au cours du mois précédent et ont fait au cours du mois précédent une démarche de recherche active d’emploi).

Ce nombre des chômeurs (qui constituent ce que l’INSEE et Pôle emploi appellent la catégorie A) est le nombre officiel rendu public régulièrement. C’est ce nombre sur la base duquel est calculé le taux de chômage (le taux de chômage, rapport entre ce nombre et la population active, est actuellement de 9,3 %). C’est ce nombre, enfin, qui alimente le débat public (source : INSEE).

Il est à noter au passage que le gouvernement a restreint à différentes reprises le champ de cette catégorie A. Ces opérations statistiques étaient sans doute légitime puisque destinées à se conformer aux normes internationales : il n’en reste pas moins qu’elles ont eu pour les pouvoirs publics le grand intérêt de réduire sensiblement le nombre des chômeurs officiels (c’est ainsi qu’en 1992 le gouvernement – de gauche – a retiré du nombre des chômeurs officiels les personnes ayant exercé une activité réduite le mois précédent, ce qui a diminué le nombre officiel d’environ 300 000 ; en 2003 le gouvernement – de droite – a à son tour retiré de la statistique différentes personnes, notamment celles qui n’ont pas rencontré de conseiller ANPE au cours du mois précédent : cette opération a eu là encore pour effet de réduire le chômage officiel d’environ 200 000 personnes).

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Lutte des classes « made in USA »

Une tribune libre de Patrick Reymond

"Qu'est-ce qui est mieux pour l'économie ? Faut-il que je craque tout, ou que je mette tout de côté ?" (caricature américaine, mars 2009)

Les USA ne produisent désormais que du papier chiotte et de la lutte des classes.

Un article paru dans « Economist’s View » donne le la : 80% de la population a vu ses revenus décroître depuis 1979 ; seuls les 20% restants, au haut de l’échelle sociale, ont vu les leurs croître, encore faut-il différencier.

Le 1% le plus riche, dont le revenu explose ( + 740 000 $), fait monter A LUI SEUL, la dernière tranche de la population ; sans ce 1%, les 19% vivent, au mieux, la stagnation…

En France, on songe encore à leur faire des gâteries : abandon du bouclier fiscal (600 millions €), contre suppression de l’ISF (3 milliards €). Elle est pas belle, la vie ?

On peut noter aussi la descente aux enfers de l’industrie américaine. En 1970, elle est deux fois plus grosse que celle de l’Allemagne et du Japon réunis. En 1985, les deux nations vaincues de la seconde guerre mondiale l’ont rattrapée.

Seule une propagande pire que celle de l’URSS a permis de faire croire a un quelconque progrès.

« Our economy is strong » [notre économie est forte], comme disait Deubeuliou.

En réalité, 80% de la population en est au stade de la décroissance, 19% au stade de la stagnation, 1% se paie sur la bête, situation révolutionnaire idéale par excellence.

Pendant ce temps là, certains disent que l’immigration enrichit profondément le pays d’accueil…

Globalement, on peut dire qu’elle enrichit surtout 1% de la population, et qu’elle est chargée d’appauvrir le reste. C’est donc, de ce côté là, mission parfaitement accomplie…

(N.B. : cet article est libre de droits de citation et de reproduction ; nous demandons cependant à tout utilisateur de bien vouloir citer Fortune comme source).

1974-2010 : La mise en oeuvre du libéralisme économique

Tribune libre de Paysan Savoyard

Élément d’une série consacrée aux politiques économiques et sociales suivies depuis un demi siècle, la présente tribune fait suite aux articles parus les 8/04/10 et 13/06/10.


La crise du milieu des années 70

Les Trente glorieuses s’achèvent avec la crise économique qui survient en 1974 et touche les pays industrialisés. Elle est déclenchée par le « choc pétrolier » provoqué en 1973 par les pays producteurs qui, groupés en cartel, décident de tripler brusquement les prix (un second choc pétrolier interviendra en 1979). Dans le même temps les États-Unis décident, en 1973, de supprimer le lien qui rattachait le dollar à l’or, inaugurant un système de flottement général des monnaies : la forte instabilité des monnaies qui résulte de cette décision sera elle aussi, à l’instar du choc pétrolier, préjudiciable à la croissance (l’instabilité monétaire est en effet gênante pour les entreprises, dont elle perturbe les prévisions).

La forte baisse de la croissance qui intervient dès 1974 est certes déclenchée par l’augmentation des coûts de l’énergie : elle résulte cependant, plus fondamentalement, du fait que le monde industrialisé atteint alors la fin d’un cycle économique exceptionnel, qui était alimenté depuis 1946 par la reconstruction d’après-guerre et par la décision des pays européens d’adopter, à l’imitation des États-Unis, le système de production et de consommation de masse.

La crise se traduit, comme nous venons de le dire, par une baisse immédiate du taux de croissance du PIB, qui va être divisé par deux par rapport à son rythme des Trente glorieuses (entre 1975 et 2006, la croissance a été en France de 2,3 % en moyenne et en volume par an, contre 5,6 % entre 1960 et 1974). La crise entraîne également une hausse de l’inflation ainsi qu’une forte hausse du chômage.


La victoire des thèses libérales

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L’Etat de lard

Par Jean-Pierre Crépin

Paris sera toujours Paris... ?

(…) un jeune russe : Victor, heureux d’avoir passé une soirée dans un bistrot français tel qu’il les imaginait, n’ayant passé son séjour parisien que dans des endroits dépourvus d’âme.

Le rejet du nationalisme ayant abouti au rejet de la nation, être français ne signifait plus qu’avoir des papiers français.

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La création d’emplois verts : quelle réalité ?

Une tribune libre de Patrick Reymond

Analysons un peu, aujourd’hui, la création nette d’emplois verts promis. 600.000, nous dit-on : faisons le tour.

Sur les 280 millions de TEP (tonnes équivalents pétrole) annuelles, 140 millions environ (c’est un ordre de grandeur) sont consommées par le logement.

Qu’est ce qu’un logement “vert” ? C’est un logement consommant peu d’énergie et en produisant plus qu’il n’en consomme.

Fort bien. Quels seront ces emplois ?

La réponse est simple :

- On va isoler les murs : à l’intérieur, plâtriers, à l’extérieur, façadiers, et pour les ouvertures, menuisiers. En effet, mettre une fenêtre à triple vitrage, ce n’est pas franchement différent que d’en mettre une à simple vitrage.

- On va changer de génération de chauffage et de matériel. Trop souvent fonctionnent des nanards, avec un rendement déplorable. On prendra peut-être une pompe à chaleur, pour remplacer les convecteurs ou la chaudière. Mais rien de fondamentalement différent. Ce seront toujours les plombiers et les électriciens qui travailleront.

- Les combles seront encore plus isolés. On y mettra des VMC double flux. Là aussi, rien de bien nouveau, les puits canadiens commencent à se répandre ; en général, ce sont des plombiers qui s’en chargent.

- Le solaire thermique et photovoltaïque est, dans un cas, exclusivement du domaine du plombier chauffagiste, et dans l’autre cas, souvent de son domaine, sinon de celui de l’électricien.

- Les récupérations d’eau pluviales aussi, sont du domaine du plombier.

Pour résumer, ça commence mal, car la moitié des économies d’énergie sera assurée par des professions déjà existantes et qui se contenteront de faire évoluer leur gamme.
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“Comment la Presse-Pravda prend des vessies pour des lanternes”

Une tribune libre de Patrick Reymond

Il y a une définition de base en économie, c’est celle du patrimoine : l’ensemble des biens et créances possédés, diminués des dettes. Jusque-là, tout va bien, mais il faut affiner le réglage.

En effet, un bien possédé n’a de valeur qu’au moment de sa réalisation, une créance a toujours un caractère incertain.

Y compris la monnaie, dans certains cas extrêmes.

Par contre, la dette a une autre caractéristique : elle est certaine.

Une monnaie peut perdre une bonne partie de sa valeur en un clin d’oeil, si la dette est libellée dans une autre monnaie qui, elle, se maintient et augmente : on a alors un effet de ciseau, provoquant l’insolvabilité.

C’était pour parler d’un article bien comme il faut et propre sur lui, paru dans Le Figaro : “Le patrimoine des français augmente [accrochez-vous] de 0,6 % à 10.200 milliards d’euros”.

Il est composé aux 2/3 d’immobilier, soit 6.800 milliards.

En réalité, cette valeur est largement fictive et d’un renouvellement très lent.

Elle est fictive, car même en période de bulle immobilière, on n’a pas atteint les 900.000 ventes en France, pour 30 millions de logements. On atteindra sans doute à peine les 600.000 cette année et moins encore l’année prochaine.

Le taux de rotation des biens, avec le recul des transactions, est passé de 35 à 50 ans.

Le reste, 3.400 milliards d’euros, ce sont des placements financiers, en grande partie en assurance-vie.

Les épargnants ont mis au pot, cette année, 70 milliards dans l’immobilier et 120 dans les placements financiers, et c’est là que le “hic” apparaît.

61 milliards de progression seulement (+0,6 % pour arriver à 10.200 milliards) pour 190 milliards d’épargne. Il existe un hiatus.

En outre, l’élément “passif” – les dettes -, augmente, lui, de 3 %.

La conclusion est simple : les dettes augmentent plus vite que le patrimoine, et celui-ci augmente moins que l’épargne. On a donc une situation de bilan pourri.

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Les trente glorieuses : une combinaison réussie d’étatisme et d’économie de marché

Tribune libre de Paysan Savoyard

La période qui commence après la guerre et va durer jusqu’au milieu des années 70 sera marquée par une forte croissance économique et va permettre un enrichissement considérable d’une population elle-même en forte augmentation : un économiste la désignera comme la période des « trente glorieuses ».

Le système économique et social mis en place après la guerre en France et dans les principaux pays d’Europe occidentale est probablement pour une bonne part à l’origine de la forte croissance. Il repose sur les trois piliers suivants :

La société et l’économie dans leur ensemble sont désormais organisées en vue de la production et de la consommation de masse. Il s’agit là d’une application, en France et en Europe, du modèle américain, les crédits apportés par les États-Unis dans le cadre du plan Marshall constituant un élément d’incitation à imiter le système devenu dominant (les éléments du dispositif de production et de consommation de masse sont connus : taylorisme, publicité, durée de vie des produits volontairement limitée, grandes surfaces commerciales…).

Cette société de production et de consommation de masse repose sur le mécanisme dit du « compromis fordiste ». Les employeurs doivent distribuer des salaires d’un niveau suffisant afin que les salariés puissent consommer la production des entreprises : les salaires créent ainsi un débouché à la production (de façon plus précise, le compromis fordiste postule que la croissance du niveau des salaires doit suivre celle de la productivité du travail).

Le système mis en application prévoit enfin l’intervention d’un État puissant. L’économie repose sur le marché, mais elle est encadrée et régulée par un État fortement interventionniste. L’État organise des services publics, dont il est propriétaire et qui bénéficient d’un monopole. Il assure un rôle de régulation de l’économie (contrôle des prix, contrôle des changes, régulation du crédit…). Il met en oeuvre les principes keynésiens de réglage de l’activité économique par les politiques budgétaire et monétaire. Il encadre le marché du travail (droit du travail protecteur des intérêts des salariés, fixation d’un salaire minimum…). Il est propriétaire de grandes entreprises, mène une politique de modernisation industrielle, s’efforce de planifier l’évolution de l’économie. Pour financer ces politiques et assurer une redistribution, il prélève des impôts et cotisations sociales d’un niveau élevé.

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Comme prévu

Une tribune libre de Michel Drac

Le déroulement de la Deuxième Grande Dépression, jusqu’ici, correspond exactement à ce que l’on pouvait attendre. La seule surprise est qu’il n’y a pas de surprises. L’Occident implose, l’Empire américain se disloque, les économies émergentes souffrent mais s’en sortent correctement, et l’oligarchie financière, pour se sauver elle-même, dévore la substance de l’économie réelle.

Comme prévu, quoi.

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Economie : que faire ? (suite)

Une tribune libre de Patrick Reymond

J’ai lu quelques réactions à mon article, et elles me permettent de mettre quelques points sur les i et quelques traits sur les barres.

Certains sont agressifs, une agressivité d’essence religieuse, puisque je remets leur dogme en question.

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35 ans de difficultés économiques et sociales… qui n’auraient pas dû avoir lieu

Tribune libre de Paysan Savoyard

Posons cette question simple : dans quelle situation, du point de vue économique et social, la majorité de la population française se trouve-t-elle et comment cette situation a-t-elle évolué ces dernières années ?

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On peut répondre rapidement de la façon suivante : la condition de la grande majorité de la population française s’est fortement améliorée au cours des « trente glorieuses. » Puis, à partir du milieu des années 70 (période au cours de la laquelle se produit une crise économique brutale), la position d’une partie significative de la population a cessé de se bonifier et a même commencé à se dégrader : le chômage massif s’installe ; le partage de la valeur ajoutée devient moins favorable aux salaires ; l’imposition se concentre sur la classe moyenne ; les premiers durcissements du système de protection sociale interviennent.

Ce processus de dégradation est jusqu’à présent resté limité. La catégorie la plus nombreuse, celle des salariés, a pu même bénéficier, encore récemment, de différentes améliorations : 5e semaine (1982) ; retraite à 60 ans (1982) ; 35 heures (2000), cette dernière mesure ayant constitué une réforme très favorable pour une partie des salariés, notamment les fonctionnaires et les cadres. Un durcissement du régime de retraite est intervenu (en 1993 pour le secteur privé, en 2003 pour la fonction publique) mais il est jusqu’ici resté modéré. Quant au chômage, il est certes demeuré massif, mais son impact a été amorti par les nombreux dispositifs de « traitement social. »

Cependant le sentiment dominant au sein de la société française est que la période favorable inaugurée dans les années 50 à désormais définitivement pris fin ; que la situation va maintenant se dégrader de façon continue et sérieuse ; et que la position des jeunes générations devrait être significativement moins bonne que celle qu’ont pu connaître les classes d’âge précédentes.

De façon plus précise, les Français pensent, probablement dans leur majorité, que le chômage massif va persister durablement ; que le niveau des retraites va se dégrader, tandis que la durée de cotisation nécessaire pour percevoir une pension va augmenter ; que le niveau de la protection sociale va se réduire et que notamment les dépenses de santé seront moins remboursées ; que les impôts et cotisations ne cesseront de croître ; que le niveau moyen des salaires augmentera peu et moins peut-être que le coût de la vie.
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Immobilier : et maintenant, que faire ?

Une tribune libre de Patrick Reymond

La question immobilière va se poser et se reposer pendant des années et notamment, en matière énergétique.

Je ne parle pas, bien sûr, de la phase d’acquisition, mais plutôt celle de l’entretien.

Comme le dit Paul Chemetov, on a sans doute plus construit ces 50 dernières années que depuis le début de l’humanité.

Là aussi, la fin de la croissance démographique transformera la planète Terre en France des années 1930.

Il faudra s’habituer à un marché de la construction très réduit.

Tout d’abord, il est nécessaire de ne pas mal construire. Une tempête a eu lieu, et toutes les erreurs se sont payées comptant.

Sarkozy : “On ne peut pas transiger avec la sécurité”. C’est bien, mais la spéculation immobilière a conduit à construire n’importe où et à privilégier, pour les maisons individuelles, le plain-pied (moins cher pour le constructeur), et toujours le moins disant en matière de matériaux.

Si vous regardez les quartiers, les villages anciens, vous verrez qu’il y a très peu de logements mal construits, sauf aux endroits où l’accumulation d’argent rend les gens fous, la région parisienne notamment (cf. les inondations de 1910).

Les murs sont épais (inertie thermique), systématiquement il y a plusieurs étages (pour réduire l’emprise au sol) et le moyen le plus courant de chauffer une habitation, c’était la vache. Elle dégage énormément de chaleur, mais l’inconvénient, c’est que c’était un réservoir de tuberculose.

Il est un lieu commun, qu’il vaut mieux éviter de se loger à certains endroits. Un endroit facilement inondable, par exemple, que les générations précédentes avaient fui, mais que l’appât du gain d’une part, et la folie de devenir propriétaire d’autre part, ont rendus bâtissables, commercialisables et habités.

Le fait qu’il y ait plusieurs étages est aussi une sauvegarde ; en cas d’inondation, on peut monter. Certains, dans des constructions “modernes” (lire : sans cervelle), ne le pouvaient pas : ils sont morts, comme des rats, piégés.

Nous sommes aussi piégés par des habitudes prises insidieusement : les factures. Eau, gaz, électricité, fioul, toutes les dépenses contraintes du logement, qui sont en pleine explosion, et grâce auxquelles le gouvernement peut se targuer de la “robustesse” de la consommation, dans une économie “forte”.
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Japan AirLines : c’est la fin

Une tribune libre de Patrick Reymond

JAL a déposé le bilan, fait l’impasse sur ses dettes, va virer le tiers de ses effectifs (15600 personnes), en attendant d’en virer au total 50 % (en 2011), puis 100 % (en 2012).

Le problème des dépôts de bilan et de la continuation de l’activité, c’est de fausser profondément le jeu économique dans un secteur.

Si on prend le cas de JAL, le dépôt de bilan ne fonctionnera pas.

Pourquoi ? Parce que c’est un mouvement comptable. On fait l’impasse sur le plus de dettes possibles, en ayant le plus possible de créances non couvertes (qu’on se dépêche de couvrir après la faillite).

C’est là que le bât blesse. JAL et toutes les compagnies aériennes n’ont absolument aucune créance non encaissée. Au contraire, elles encaissent les créances à l’avance.

La compagnie japonaise, si elle fait bien l’impasse sur les dettes, n’est pas non plus dans une situation brillante, après la remise à zéro du compteur.

En effet, les dettes sont finalement assez réduites : beaucoup de charges, dans l’aviation, se paient comptant.

2320 milliards de yens, soit 17,6 milliards d’euros, la dette pour une compagnie de cette taille est loin d’être démesurée.
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Testament politique

Par Alex, auteur du blog Chute finale, brève histoire de la fin de l’Occident

Ne sachant pas si je pourrai encore à l’avenir publier des messages sur ce blog, ne sachant même pas si je serai encore vivant tout court, je publie ici un testament politique qui sera également associé à mon image réelle et ma vie réelle. Vous pouvez le reprendre, le diffuser à tout le monde, le faire connaître, comme une des choses les plus importantes que j’ai sans doute écrites dans ma vie. Respectez seulement l’identité et le droit intellectuel de son auteur.

Il me paraissait absolument inconcevable de disparaître sans laisser une dernière trace.

Les idées politiques pour lesquelles je fus moqué, calomnié et mal considéré par une frange de mon entourage ont le seul défaut d’être bonnes. Elles trouvèrent cependant appui dans une bonne cohorte de gens, d’ailleurs plus cultivées et plus intelligentes que la moyenne.

Mes idées sont vraies, réalistes et souhaitables : c’est ce qui les rend si détestables auprès des escrocs, falsificateurs et menteurs qui ont la haine et la désinformation comme seule arme.

Tout comme les rouges sabotaient les manifestations d’opposants politiques dans les années 20 ou 30, les totalitaristes de la pensée de maintenant, qui se revendiquent démocrates, usent des pires moyens pour faire taire quelqu’un qui pointerait au grand jour leurs contradictions et leurs idioties.

Certains me disent que la crise économique globale que nous vivons aujourd’hui est la conséquence du capitalisme, ou d’un excès de marché. Ils ignorent évidemment que nous vivons dans le socialisme depuis soixante ans, et qu’un pays dont les dépenses publiques s’approchent des 30% du PIB – je veux parler des États-Unis – ne saurait être qualifié de libéral. Je ne préfère même pas parler de la France, dont celui qui me dira qu’elle est libérale devrait se faire soigner.

Par quoi la crise est-elle due ? Il est remarquable de voir que 90% des Français n’y connaissent rien, ne savent même pas comment fonctionne une banque centrale, et viennent répéter stupidement les slogans ridicules qu’ils entendent à la télévision. D’ailleurs, la plupart des Français se moquent de la crise, et n’ont pour seul horizon que leur bol de soupe et leur baguette de pain. Cela en dit long sur l’état avancé de décomposition du peuple français, qui sera sans doute celui qui souffrira le plus de la crise globale apocalyptique que nous nous apprêtons à vivre.

La crise n’est pas due au capitalisme, pas même au libéralisme et aux soi-disant excès des banquiers et des traders. Ces excès, s’ils ont bel et bien existé, n’ont été rendus possibles que par la désindexation des monnaies sur l’or, et les taux bas des banques centrales. Lire la suite

France Télécom, laboratoire de catastrophe générale

Une tribune libre de Michel Drac

L’auteur a publié plusieurs ouvrages de réflexion sur la situation contemporaine – principalement, Céfran et De la souveraineté – et une oeuvre d’anticipation romancée, Eurocalypse.

Il vient de faire paraître Crise ou coup d’Etat ?, une étude des mécanismes de la crise économique et de ses aspects délibérés.

Il nous montre ici comment, loin d’être anecdotique, l’affaire des suicides au sein du personnel de France Télécom est le produit d’un mode d’ingénierie sociale, vecteur d’un changement radical d’existence des classes moyennes au travail, ainsi que le symptôme d’une perte de sens susceptible de déboucher sur la violence, dans un contexte général de déclassement et même de destruction, servant peut-être des fins autoritaires.

La crise qui commence (ou plutôt : qui vient d’entrer en phase aigue) va certainement impacter très lourdement les «classes moyennes». Logiquement, on peut même dire que du point de vue des classes dirigeantes mondialistes, cette crise ne marque que l’étape ultime dans le processus de démantèlement des classes moyennes occidentales.

Depuis 30 ans, au fur et à mesure que l’offre mondiale de main d’œuvre était multipliée par 3 (essentiellement du fait de l’entrée de la Chine et de l’ex-bloc soviétique dans l’économie capitaliste), la mise en concurrence du travail ouest-européen et américain (cher) avec le travail asiatique ou est-européen (bon marché) a rendu possible un ajustement progressif de la structure de classe en Occident.

Cet ajustement a porté essentiellement, jusqu’ici, sur la transformation forcée (délocalisations) d’une partie du prolétariat entre précariat (explosion du travail temporaire et à temps partiel) et sur l’érosion des revenus des couches moyennes (évolution des revenus des neuf dixièmes de la population les moins riches, sur la dernière décennie : – 1,5 % par an aux USA sur la base de l’inflation réelle, – 0,5 % par an en Europe, même base).

Cependant, jusqu’ici, les couches moyennes n’ont pas été impactées au point de prendre conscience du fait qu’elles basculaient dans l’appauvrissement (l’ajustement hédoniste des biens et les nouvelles technologies ont en partie masqué la réduction du revenu disponible réel, étant donné la structure de consommation ludique qui caractérise ces couches). Lire la suite

La revue de presse économique de Boreas (Archives)

L’un des plus célèbres prévisionnistes mondiaux prévoit aux États-Unis une révolution, des émeutes de la faim et des rébellions contre les impôts d’ici 2012. Lire l’article et l’interview de Gerald Celente

L’OMC prévoit un recul du commerce en 2009. Lire

Goldman Sachs, une banque toute-puissante. Lire

Contraction inédite des crédits à la consommation au premier semestre. Lire

Le modèle néolibéral a tourné court. Lire

Emmanuel Todd : Le protectionnisme ou le chaos. Lire

(Lire les commentaires : FDS)

L’agonie du dollar et le besoin d’une nouvelle unité d’échange (Archives)

Tribune Libre de Boreas – En contrepoint de cette tribune, FDS vous propose une vidéo récente de Pierre Hillard

Lors du dernier G8 du 08 au 10 juillet 2009 à L’Aquila (Italie), le Président russe Medvedev a fait sensation en présentant, pour souligner le fait que le sujet était d’actualité, une monnaie mondiale fictive.

Cette monnaie, dont un échantillon a été remis à chaque représentant d’un pays participant au G8, s’inscrit dans le cadre d’un projet élaboré par une Fondation italienne, créée par le Dr Sandro Sassoli en 1996, qui fait du lobbying en ce sens. Cette fondation prétend vouloir développer, à travers la création d’une monnaie mondiale ayant pour devise «Unity in diversity» («L’unité dans la diversité» ), un esprit de fraternité et de paix, tout en préservant les particularismes et les droits nationaux. A chacun de se faire son idée, à la lecture de la charte de cette organisation et de ses autres publications.

Quoi qu’il en soit, on pourrait être tenté de penser que le Président Medvedev et, à travers lui, les autres participants au G8, ont voulu promouvoir une fois de plus ce «Nouvel Ordre Mondial» dont Nicolas Sarkozy et, avant lui, plusieurs membres de la classe politique et de l’intelligentsia mondialistes, font leur idéal.

«Nouvel Ordre Mondial» qui se traduirait, dans l’esprit de ses promoteurs, par un gouvernement mondial supranational, facteur de paix et de prospérité, et serait en fait, aux yeux de ses détracteurs, une dictature technocratique bénéficiant à ce que Jacques Attali a appelé «l’hyperclasse», constituée de quelques dizaines de millions de personnes détenant et/ou contrôlant toutes les richesses de la planète, au détriment du reste de la population, réduite pour l’essentiel à l’état de sous-consommateur métissé, sans identité et sans autre liberté que la soumission à un matérialisme tout-puissant.

En réalité, la nécessité d’une valeur ou d’une monnaie internationale n’est pas nouvelle. Lire la suite