Énergie : Des centrales électriques à méthanisation pour lutter contre la crise agricole

Johann Marquer est à la tête d’un élevage porcin. À 34 ans, ce jeune éleveur a trouvé une solution pour échapper à la crise. Pour compenser les pertes sur chaque kilo de viande vendu, il produit de l’électricité. Grâce à son smartphone, il pilote directement sa petite centrale électrique à méthanisation.

Sa centrale entièrement automatisée a représenté un investissement de 1,5 million d’euros. Il y recycle les déchets de sa production de céréales, mêlés à d’autres rejets de l’industrie agroalimentaire. Une fois mélangée au lisier de son élevage, la fermentation sous une grande coupole produit un gaz, le méthane. C’est ce gaz qui alimente un générateur d’électricité 100% naturel, l’énergie produite étant revendue à EDF.

Selon la taille et l’efficacité de chaque centrale, EDF achète entre 13 et 21 centimes chaque kilowatt/heure. Pour favoriser cette production, le gouvernement propose d’augmenter ce tarif à plus de 22 centimes, ce que les professionnels trouvent insuffisant. La France ne compte actuellement que 250 installations de ce type sur son territoire.

Faire pousser des légumes sans eau, c’est possible

Faire pousser des tomates, aubergines, potirons ou courgettes nécessite du soleil et forcément un peu d’eau. Ou pas. Depuis 15 ans, un maraîcher arrive à donner vie à des fruits et légumes en pleine sécheresse. Pascal Poot a une méthode bien originale pour les cultiver: il les fait pousser, ne les traite pas du tout et vient seulement les cueillir quelques mois après.

Son vrai secret, c’est qu’il crée ses propres semences. “Depuis 30 ans, j’ai commencé à faire de la sélection moi-même, et faire en sorte que les plantes apprennent à résister par elles-mêmes aux maladies, et ça marche“, explique le cultivateur.

Il a dû en effet se débrouiller avec des contraintes. Ses trois hectares situés au nord de Béziers n’ont pas d’accès à l’eau, alors Pascal Poot a compté sur des variétés anciennes, plus résistantes.

(Merci à Pierre)

Yves Cochet : « L’anthropocène »

Yves Cochet aborde sa vision de l’effondrement systémique et le projet politique qui pourrait l’accompagner. Il y évoque notamment les concepts de l’Anthropocène, d’effondrement, des points de rupture du système, de la décroissance et la transition etc. (Cet entretien a été réalisé en novembre 2013).

Collapsologie : Penser l’effondrement de notre monde

Les yeux sont rivés sur la Grèce et la possibilité que le pays s’effondre. Pablo Servigne réfléchit, plus généralement, à la manière d’envisager l’avenir à partir de la possibilité non pas de la fin du monde, mais de celle du monde tel que nous le connaissons.

Dis-moi ce que tu manges

Deux familles, les Hansert en Forêt-Noire et les Foricher à Paris, représentent deux extrêmes quant à leurs modes de vie : les premiers consomment les légumes de leur potager, du gibier des forêts voisines et tentent de restreindre le recours aux aliments transformés, tandis que les seconds, comme la plupart des Européens, consomment souvent des plats cuisinés, qu’ils commandent sur Internet.

Mais d’où vient ce que nous mettons dans nos assiettes ?

Le saucisson acheté en France contient-il du porc français ?

Plus de cinq millions de saucissons se sont vendus l’année dernière. La grande majorité est industrielle. Certaines entreprises n’achètent que du porc français pour sa fabrication, mais c’est loin d’être la règle dans l’Hexagone. En moyenne, 35 à 40% du porc dans les saucissons vient de l’étranger: d’Espagne, d’Allemagne, des Pays-Bas ou du Danemark.

La première raison est le prix. Les pièces de porc français coûtent 20 à 30% de plus que chez nos voisins européens. Mais les industriels expliquent qu’ils ne trouvent pas suffisamment de viande en France. Parfois, le porc français et étranger sont mélangés dans un même produit. Il est difficile de s’y retrouver, car l’étiquetage de la viande transformée n’est pas obligatoire.

Mammon ou la religion de l’argent

« L’argent s’empare des choses et les rend anonymes. On ne peut pas savoir d’où il vient, ni où il est, ni où il va. » Qu’est-ce que l’argent ? Où va-t-il quand on le place dans une banque? Qui fixe les règles? Voyage étourdissant dans les labyrinthes de l’économie et de la finance.

L’argent. Médium du pouvoir. On peut le nier, on cherche pratiquement tous à le posséder, à en avoir toujours plus, au moins assez pour vivre bien. On l’utilise chaque jour, sans même se poser la question de sa provenance, ni de la réelle valeur du billet qu’on tient entre les mains.

À l’heure où le pouvoir d’achat semble s’effriter, beaucoup cherchent à faire fructifier le peu d’argent qu’ils économisent, à rendre tout simplement leur vie plus confortable, plus sécurisée. Prêts, intérêts, taux, bourse… autant de termes que l’on pense maîtriser, mais qui sont au final tous plus abstraits les uns que les autres. Et si l’argent que nous possédons était une notion abstraite? Et si, en définitivement, c’était lui qui nous possédait?

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Violences en cuisine à couteaux tirés

La loi du silence a longtemps été la règle en cuisine, mais les langues se délient. Plusieurs affaires sont venues ternir la réputation de chefs prestigieux. Harcèlement, brimades, violences morales mais aussi physiques: certains employés des grands restaurants, parfois des établissements étoilés, racontent leurs conditions de travail.

Pour tenir le coup, certains ont recours à la drogue, d’autres ont fini par craquer et tentent aujourd’hui d’obtenir réparation en justice.

L’économie collaborative : Aubaine ou partage de miettes ?

À la croisée de l’innovation sociale et de la culture numérique, l’économie collaborative est en pleine explosion et nous force à repenser nos manières de vivre et de travailler.

Mais Airbnb, Uber, Blablacar incarnent-ils l’avènement d’une nouvelle précarité? Débat vidéo avec l’“économiste atterré” Benjamin Coriat et Diana Filippova, coordinatrice du think tank OuiShare.

Réformes structurelles

Les effets persistants de la crise financière, les plans d’austérité mis en œuvre pour stabiliser la dette publique et les effets du vieillissement démographique pèsent sur les perspectives de croissance de la production à moyen terme.

De ce point de vue, il est naturel de considérer les réformes structurelles comme des mesures additionnelles pour stimuler la croissance, en l’occurrence en accroissant la productivité ou l’utilisation de la main-d’œuvre. Nous passons en revue la littérature qui s’est développée sur ce sujet.

Les réformes structurelles comprennent : (i) les réformes sur le marché du travail ; (ii) les réformes sur le marché des produits visant à accroître la concurrence ; (iii) les réformes fiscales ; (iv) les améliorations apportées à la réglementation des marchés des capitaux ; (v) les mesures visant à stimuler l’innovation (par exemple l’investissement en recherche-développement) ; et (vi) les réformes éducatives.

Au cours des dernières décennies, le calendrier et l’ampleur des réformes a fortement varié d’un pays à l’autre. Pour certains secteurs en particulier, il y a eu une certaine convergence entre les pays en ce qui concerne le cadre réglementaire. Certains réformes apparaissent par vagues entre les pays et la plupart sont mises en œuvre graduellement (FMI, 2004).
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L’agent de la DGSE qui a coulé le Rainbow Warrior présente ses excuses, trente ans après

Des excuses, trente ans après les faits. Le nageur de combat de la DGSE qui avait posé la charge explosive ayant coulé le Rainbow Warrior présente ses excuses, dans une interview diffusée par Mediapart dimanche 6 septembre, trente ans après ce fiasco retentissant de la présidence Mitterrand.

Le colonel Jean-Luc Kister s’explique aussi, à visage découvert, sur les détails de cette opération au cours de laquelle un photographe de Greenpeace, Fernando Pereira, fut tué.

Le 10 juillet 1985, des agents français coulent en Nouvelle-Zélande le Rainbow Warrior, un chalutier reconverti par l’association écologiste pour perturber les essais nucléaires français, dans le Pacifique. “Trente ans après les événements, avec les passions qui se sont apaisées, et aussi le recul que j’ai par rapport à ma vie professionnelle, j’ai pensé que c’était une occasion pour moi d’exprimer à la fois mes profonds regrets et mes excuses”, dit Jean-Luc Kister, interrogé par Edwy Plenel.

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Allier (03) : Une éleveuse de bovins, inquiète pour l’avenir

48 heures dans le quotidien d’une éleveuse de bovins, très inquiète pour l’avenir. “Si l’Allier est une terre d’élevage, le monde agricole est en crise, les éleveurs sont en colère”. De son propre aveu, Viviane Alloin “ne voit pas du tout comment va se dessiner l’avenir”. Elle est à la tête d’un cheptel de 200 bovins de race charolaise.

L’an dernier, l’éleveuse n’a pu dégager que 540 euros de salaire mensuel. Heureusement pour elle, elle peut compter sur son père, toujours très actif malgré ses 78 ans. Elle lui a succédé en 2001 et la ferme est dans la famille depuis le début du 17e siècle et la crise actuelle est la pire de ces dernières décennies.

“C’est une profession qui va droit à sa disparition”, déplore l’agricultrice. La France compte aujourd’hui 515.000 exploitations. En 20 ans, leur nombre a été divisé par deux.

(Merci à Pierre)

Douleur en dos majeur

Lumbago, hernie discale, arthrose lombaire: 80% des Français souffriront au moins une fois dans leur vie du dos. Première cause d’invalidité chez les moins de 45 ans, les douleurs dorsales représentent 8% des consultations chez les généralistes et 50% de l’activité des kinésithérapeutes.

Fléau pour les patients, fardeau pour la société, la lombalgie a augmenté de manière exponentielle depuis un demi-siècle. En cause, la sédentarité. Certaines entreprises forment les salariés aux bonnes postures, mais la France souffre encore d’un manque de prévention et d’un déficit d’investissement dans la recherche.

Quand on souffre du dos, à qui s’adresser? Et comment lutter contre l’errance diagnostique de nombreux malades? Des antidouleurs à la chirurgie ou l’activité physique, quelles sont les solutions les plus efficaces pour vaincre le mal de dos? Enquête.

Privé ou public : Faut-il payer pour l’école de nos enfants ?

De plus en plus de parents quittent le public pour confier leur progéniture à des écoles privées. Ces dernières mettent en avant une discipline rigoureuse et un encadrement renforcé permettant d’obtenir de meilleurs résultats. Est-ce vraiment efficace? L’argent est-il LA solution pour lutter contre l’échec scolaire?

D’autre part, selon un sondage de l’OCDE, dévoilé en 2014, les professeurs s’estiment en grande partie mal formés à la pédagogie et à la gestion d’une classe. Enquête sur l’éducation, un sujet particulièrement sensible qui soulève souvent de nombreuses polémiques.

Partie 1:

Partie 2:

Que mangeait-on au Moyen Âge ?

Que mangeait-on et que buvait-on au Moyen Âge? Comment préparait-on la nourriture? À cette époque, la cuisine était en pleine mutation à cause de l’essor du commerce avec les pays “lointains”.

Ceux qui pouvaient se le permettre mangeaient des mets d’un grand raffinement. Les autres, dit-on, allongeaient leur pain avec de la sciure de bois… Dans les cuisines du château fort de Guédelon, les présentateurs de X:enius cuisent avec le boulanger Max un pain rudimentaire. Quelques cuillerées de bouillon versées dans la pâte rehaussent le goût du pain et lui donnent des vertus rassasiantes.

Le steak haché sur le grill

Le steak haché représente 25% de la consommation de viande de bœuf en France. Chaque année, les Français en mangent 42 en moyenne. Pour les industriels, c’est un aliment stratégique qui permet de rentabiliser des carcasses plus ou moins qualitatives.

Éclaboussé par des scandales alimentaires, le steak haché suscite aussi la méfiance. Il est pourtant l’un des aliments les plus contrôlés en France. Mais avec des prix qui varient de 5 à 20 euros le kilo, il n’est pas rare de manger autre chose que de la viande de bœuf. Des ingrédients comme la fibre de bambou sont utilisés pour développer des recettes moins onéreuses.

2040 : la fin du mariage

Comme l’a rappelé le débat sur le mariage pour tous, nombre d’entre nous aspirons à un même idéal, partageons une même représentation sociale normative : celle du couple, de la sacro-sainte famille nucléaire. La plupart d’entre nous aspirent à cet idéal : s’unir à quelqu’un et lui promettre de passer notre vie avec lui. Toutes nos références culturelles nous renvoient sans cesse cette image du couple (homme et femme, femme et femme, homme et homme, qu’importe…), sacralisée par des dispositifs juridiques et économiques qui le favorisent au détriment d’autres formes de vie sociale (le célibat ou les formes de vies communautaires, le plus souvent particulièrement condamnées). Et pourtant, l’on sait depuis plusieurs dizaines d’années que ce modèle bat de l’aile. Sera-t-il encore le modèle social dominant à la fin du siècle ? Rien n’est moins sûr…

Le mythe de la famille nucléaire

En fait, nos réalités sociales ne sont pas celles-ci, pour autant qu’elles l’aient jamais été. Pour l’éditorialiste, George Monbiot (@georgemonbiot), l’histoire de la famille a toujours été déformée par les conservateurs.

Le mythe de la famille nucléaire, tel qu’idéalisé aujourd’hui, a été créé par les victoriens, rappelle-t-il. Son développement a plus été le fait de questions économiques que spirituelles, affectives ou morales, et a évolué à mesure que la révolution industrielle a rendu la fabrication, c’est-à-dire la production artisanale ou agricole au sein du ménage (ceux qui partageaient un même toit, sans que ces personnes soient nécessairement unies par des liens de parenté), non viable.

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Le plan de Xavier Beulin qui va faire disparaitre les petits paysans

Modernisation, investissements, compétitivité, exportations, moratoire sur les normes environnementales… Voici la recette prônée par le patron de la FNSEA, Xavier Beulin, pour sortir de la crise de l’élevage. Décryptage de ce « plan de sauvetage » de l’élevage.

Depuis le début de l’été, les chiffres alarmants se succèdent. Un éleveur de porcs abandonne son activité chaque jour, alerte Xavier Beulin, président de la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles), principal syndicat agricole français, et du groupe agro-industriel Avril-Sofiproteol. Quant au ministère de l’agriculture, il estime que 10 % des élevages (laitiers, porcins, bovins) seraient au bord du dépôt de bilan.

Face à cette crise de l’élevage, le gouvernement a mis en place un premier plan de sauvetage, le 22 juillet dernier : 600 millions d’euros pour restructurer les dettes et alléger les charges sociales. Insuffisant, selon la FNSEA, qui lance une nouvelle charge.

Le 23 août, à la veille d’une réunion avec le Président de la République et le Premier ministre, Xavier Beulin demande dans le Journal du Dimanche un grand plan de trois milliards d’euros pour « sauver l’élevage ». Le lendemain, à la sortie de la réunion, il annonce la venue de mille tracteurs à Paris pour ce jeudi 3 septembre. Lire la suite

Pourquoi la croissance ne suit pas la révolution numérique ?

La révolution industrielle tient dans notre poche. Elle nous relie tous les uns aux autres. Elle est synonyme de progrès technologique, mais le paradoxe c’est que c’est une révolution sans croissance économique.

Les biens de la révolution numérique se limitent aux smartphones. Insuffisant pour soutenir l’activité. Cette révolution ne crée pas d’emplois, elle en détruit. Tous les emplois qui se répètent sont menacés“, prévient Daniel Cohen qui évoque bon nombre d’emplois qui vont disparaître. Les jeunes devront inventer “de nouveaux emplois plus créatifs et donc plus précaires“, poursuit-il.

De la musicothérapie pour sauver les vignes

De la musicothérapie, pour soigner les vignes ? En Champagne, sept vignerons testent un système de soins des vignes, mis au point par le physicien Joël Sternheimer. Le procédé est basé sur de la diffusion de musique dans les vignes, au lever et au coucher du soleil. L’objectif ? Lutter contre les maladies.

“Certains sons sont là pour favoriser une action dans la plante, ça peut être, par exemple, activer une défense naturelle. Puis certains autres sons sont là pour inhiber la plante ou inhiber un parasite qui serait sur la vigne”, explique le vigneron Michel Loriot.

Aujourd’hui en France, plus de 300 hectares de vignes sont ainsi stimulées avec des résultats spectaculaires : “Le résultat était là au bout de deux ans”, se réjouit Martine Loriot, vigneronne. “Je ne dis pas que la maladie est complètement éradiquée mais on voit bien qu’elle est freinée et qu’elle est pour le moment stoppée”, constate aussi Michel.

Strasbourg (67) : La ville, nouveau refuge pour les abeilles ?

Dans cette ruche de Strasbourg, 60.000 abeilles préparent la récolte. La colonie est en pleine activité et devrait produire 20 kilos de miel. Elles se trouvent en pleine ville, sur le toit de l’assurance maladie, à quelques rues de la cathédrale.

Un apiculteur professionnel intervient plusieurs fois par mois pour entretenir ces ruches. Pour lui, la ville constitue un cadre idéal pour les abeilles. “En ville c’est vrai qu’il y a de la pollution, mais elle est atmosphérique, elle n’est pas phytosanitaire. La campagne on utilise des pesticides de façon intensive, de façon considérable. On a une monoculture, généralement des céréales”, explique Jean-Claude Moes, apiculteur.

Une nourriture abondante et de qualité, c’est ce qui plait aux abeilles en ville. En quatre ans, une dizaine d’entreprises se sont lancées dans l’aventure à Strasbourg. Ces ruches ont surtout pour intérêt de réintroduire les abeilles en ville et de favoriser la pollinisation et la biodiversité indispensable à l’agriculture.

Mainmise sur les villes

À l’ère de l’hyper-urbanisation et des expropriations massives, où en est la démocratie urbaine et comment se positionnent les pouvoirs publics? De Paris à Istanbul en passant par Berlin ou Copenhague, ce film interroge la manière dont se construit la ville et la place qu’y occupent les citoyens.

Joseph Stiglitz : “Les politiques qui ont mené à la crise dominent toujours”

Prix Nobel d’économie, Joseph Stiglitz publie “La Grande fracture”, aux éditions Les Liens qui Libèrent. Dans cet ouvrage, il expose les causes et les conséquences des inégalités économiques dans les pays développés. Des inégalités qu’il juge néfastes pour l’avenir de la démocratie.

Lors d’un entretien, l’éminent prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz revient sur sa vision de l’équilibre économique mondial. Pour l’ancien économiste en chef de la Banque mondiale, les crises financières, comme celle de 2008, menacent toujours notre stabilité financière.
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L’essor de l’artisanat au Moyen Âge

Découverte de nombreuses inventions résultantes d’avancées déterminantes dans l’artisanat et l’artisanat d’art à cette époque.

L’horloge, les lunettes, le miroir, la boussole ont été mis au point au Moyen Âge. Ces inventions sont le fruit d’avancées déterminantes dans l’artisanat et l’artisanat d’art à cette époque. Les présentateurs de X:enius donnent un coup de main aux artisans qui travaillent sur le chantier médiéval de Guédelon. Ils les aident à construire un volet pour la fenêtre de la cuisine du château.

À la rencontre de rentiers de France

Être rentier en 2015, un rêve pour certains, un bonheur en trompe l’œil pour d’autres. Une équipe de France 2 a suivi deux rentiers. Pour Jean-Bernard, 67 ans les vacances c’est tous les jours depuis près de 30 ans. Il est rentier Ils seraient 5.000 dans ce cas.

À Empuriabrava, en Espagne, Jean-Bernard mène une vie paisible depuis 27 ans. Le 19 février 1988, la chance lui sourit, il gagne au loto 17 millions de francs, soit 2.600.000 euros. “Tout s’embrouille, on est euphorique, et puis on se dit qu’est-ce que je veux faire maintenant ?“. Issu d’un milieu modeste, cet ancien cuisinier qui a commencé sa carrière a 14 ans décide d’arrêter de travailler, il a alors 40 ans.

Élise Franck a 35 ans et est aussi rentière. Pas question de rester inactive, elle gère aujourd’hui son patrimoine. Son passe-temps, investir dans des appartements en mauvais état dans les quartiers cossus de Paris, puis les retaper. En 2005, elle décide de changer de vie et quitte son travail de secrétaire bancaire avec un but, devenir riche. Quand elle était secrétaire, elle gagnait 1300 euros par mois. Aujourd’hui, elle en gagne 13.000, dix fois plus.

Gruissan (11) : À la recherche du vin du futur

À Gruissan (Aude) est produit un vin expérimental faiblement alcoolisé. Ce sera peut-être le vin de demain, car le changement climatique entraîne une hausse du taux d’alcool dans le vin. Il faut donc trouver des parades à ce phénomène qui pourrait menacer le vin français.

C’est au cœur du massif de la Clape, à une heure de Montpellier que ce vin est conçu. Ce laboratoire à ciel ouvert est unique en Europe. Du cep à la mise en bouteille tout est objets de recherches pour adapter la vigne au réchauffement climatique.

Sur le domaine, une quarantaine d’ingénieurs de l’Inra remplace les viticulteurs. Le vin de demain sera plus léger, conçu avec des grains moins sucrés. Les chercheurs ont mis au point des techniques pour dés-alcooliser le vin. La technique brevetée a déjà des adeptes. Tout est fait pour préserver l’essentiel du vin: sa saveur.

Jacques Attali : « La TVA va augmenter »

Alors que le chef de l’État a admis qu’il avait fait une erreur en supprimant la TVA Sarkozy, Jacques Attali insiste : “Moi-même j’étais pour cette augmentation. C’était d’ailleurs l’une des conclusions du rapport de la commission que j’avais présidée”. Et d’ajouter : “C’est un impôt idéal car ça conduit à une dévaluation de la zone euro et en période de faible inflation ça n’a aucun effet négatif sur la justice sociale”.

Selon lui, cette mesure est également la preuve qu’il y des “réformes de consensus qui auraient pu être faites par la gauche, comme par la droite”. Enfin, l’économiste et écrivain n’a peu de doute quant à une future hausse de cette taxe. “La TVA va augmenter (…) Si on veut tenir la promesse de réduire les impôts sur le revenu, il n’y a pas d’autres solutions possibles”.

L’insaisissable monsieur Leclerc

Il rêvait d’être missionnaire. Le jumelage de son lycée avec un établissement de filles en a décidé autrement. Fils de pub autant que fils d’épicier, Michel-Édouard Leclerc habite au pays où la vie est moins chère.

Brice Lalonde évoque leur compagnonnage en faveur de l’environnement et l’action coup de poing dans les locaux de la Shell, à Paris, lors du naufrage de l’Amoco Cadiz.

Ancien ministre du Commerce de 2005 à 2007, Renaud Dutreil raconte comment le patron des centres Leclerc sait s’abriter derrière la cause du pouvoir d’achat pour faire le siège des politiques et obtenir ce qu’il souhaite. Redoutable et redouté. Derrière le sourire et le tutoiement de rigueur, le rapport de force n’est jamais loin.

Mais l’homme sait aussi se préserver. « Je ne donne pas tout, même si je suis généreux. » Décidément insaisissable.

La vie sans pétrole, c’est possible !

Jardins partagés, énergies propres… la révolution verte est en marche. Des initiatives surtout citoyennes. Pour Alain Grandjean, économiste, l’or noir se fait rare, pas les idées.

Saviez-vous que huit cents millions de personnes pratiquent l’agriculture urbaine et produisent 15 à 20 % de l’alimentation mondiale ? Qu’en 2011, en Italie, les ventes de bicyclettes neuves ont dépassé celles des voitures neuves pour la première fois depuis quarante ans ? Et qu’en Allemagne, 51 % de l’énergie renouvelable est fournie par les citadins et les agriculteurs ? Autant de signes, avance Rob Hopkins dans un livre formidable à paraître le 16 octobre 2014, que la « transition » écologique et sociale est en marche.

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« J’ai choisi l’école à la maison »

Tandis que des milliers d’élèves ont pris le chemin du collège ce matin, Clémentine [1] n’aura pas besoin de sortir de chez elle pour la rentrée des classes. Cette année, alors qu’elle devait passer en sixième, ses parents ont décidé de la déscolariser. Un choix difficile mais nécessaire selon sa mère, Anita. Témoignage.

Ma fille a 11 ans et elle a toujours été scolarisée. Cette année, alors qu’elle devait faire sa rentrée en classe de sixième, nous avons décidé qu’elle n’irait plus à l’école : nous avons misé sur l’instruction en famille.

Clémentine a un parcours scolaire tout à fait classique. Elle a toujours été disciplinée et bonne élève, mais manquait d’enthousiasme à l’idée d’aller à l’école. Pourtant, elle adore apprendre.

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Touristes étrangers, visiteurs express

La France attire un nombre considérable de touristes, mais ces derniers ne font souvent que passer dans notre pays. Les raisons de ces visites en coup de vent existent bel et bien: sites parcourus au pas de charge, pénurie de chambres d’hôtel, hégémonie parisienne…

Les châteaux de la Loire ne désemplissent pas, mais à Chenonceau, par exemple, le village distant de 50 mètres et ses restaurants restent déserts. Les visiteurs étrangers se risquent rarement hors des sentiers battus.

D’autres régions sont devenues de véritables “hubs” pour les Chinois ou Japonais partis à la découverte de l’Europe. La Côte-d’Or est ainsi une étape fréquente entre Paris et Genève, mais les touristes n’y passent guère qu’une courte nuit.

Les paysans malades des pesticides

Ils ont entre 45 et 55 ans, sont agriculteurs intensifs, sans aucune culture militante. Ils sont de droite, parfois très à droite. Rien ne les prédestinait à devenir contestataires de l’agriculture chimique, sur laquelle ils avaient au contraire tout misé. Mais suite à des ennuis de santé graves, liés aux produits phytosanitaires, ils vivent une évolution de leur pensée.

Malades, culpabilisés par les institutions qui leur ont pourtant souvent caché les dangers de la chimie de synthèse, ils se perçoivent à la fois comme victimes et responsables, parfois même comme empoisonnés et empoisonneurs, révélant au travers des contradictions dans lesquelles ils sont pris, aussi bien les enjeux actuels du système capitaliste, qu’une culture singulière oscillant entre fierté et hantise du regard des autres.

France culture

L’essor de la maison en kit

L’auto-construction est un marché à la mode. Le budget est compris entre 30.000 et 300.000 euros. Pas besoin d’être un spécialiste, on peut le faire seul ou assisté d’une équipe. Une maison qui sort de terre en une semaine, des fondations à la toiture avec des pièces simplement empilées les unes sur les autres.

Aujourd’hui, le marché est encore marginal mais il est porteur et en plein essor. De nouvelles sociétés proposant ce type de construction apparaissent en France chaque année. Aujourd’hui plus d’un millier de ces petits chalets apparaissent chaque année.

Notre bruit quotidien

Enquête sur le bruit et les pollutions sonores présentes à la ville comme à la campagne.

Les sons persistants sont une source majeure de stress et de fatigue. L’exposition à des niveaux sonores, notamment liés à des loisirs, peut être dommageable. Les médecins alertent sur l’ampleur du phénomène : un quart des jeunes Européens ont déjà subi des pertes d’audition irrémédiables et seront dans l’obligation de s’équiper d’appareils auditifs avant la cinquantaine.

Pour comprendre le rapport au son, immersion dans la famille Rupf, vivant à Francfort avec ses trois fils, et la famille Le Lionnais, installée à Plouha, une petite commune de Bretagne.

Allemagne – 2014

Jacques Attali : « Integrex »

Comme prévu, l’humanité est et sera de plus en plus nomade. Plus de 200 millions de gens vivent déjà sur un autre continent que celui où ils sont nés. Et, quels que soient les barrières et les murs dressés, ils seront plus de 500 millions dans ce cas en 2050.

“Freedom not Frontex” (Liberté pas Frontex)

Alors, que faire? La tentation naturelle est et sera de refuser ces « envahisseurs », ces « intrus » ; de pourchasser, d’arrêter, d’expulser ceux qui se glissent illégalement dans les trop rares lieux d’abondance et de paix du monde. Qui peut en vouloir à ceux qui fuient la violence? Qui peut en vouloir à ceux qui prennent peur pour leur tranquillité?

Mais fermer les frontières devant les gens entraînera inévitablement leur fermeture, un jour, devant les marchandises, les capitaux et les idées. La dictature et la confrontation en découleront, comme ce fut si souvent le cas dans le passé. De même, ouvrir à tout vent conduirait à des désastres innombrables. Donc, que faire?

La politique vise justement à trouver un compromis entre ces deux extrêmes tout aussi inacceptables. En Europe, une politique de fermeture ou d’ouverture. ne peut être nationale, car il suffit d’une anicroche, dans une maille du filet, pour qu’il soit inopérant.
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Serge Latouche : “La décroissance n’a pas à se situer sur l’échiquier politique”

Professeur émérite d’économie à l’université de Paris-Sud (Orsay), Serge Latouche est spécialiste des rapports économiques et culturels Nord-Sud et de l’épistémologie des sciences sociales. Il est l’un des fondateurs de la revue d’étude théorique et politique de la décroissance Entropia.

Rédacteur historique de la Revue du MAUSS, il dirige depuis 2013 la collection ”Les précurseurs de la décroissance” aux éditions Le Passager Clandestin. Serge Latouche est aujourd’hui considéré comme le spécialiste de la décroissance qu’il a contribuée à lancer dès le début des années 2000 grâce à des ouvrages tels que Le pari de la décroissance, Pour une société d’abondance frugale ou encore l’Age des limites.

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