Guyane : 50 scientifiques recensent la biodiversité

L’initiative est hors-norme. 50 scientifiques ont été envoyés pour un mois en plein sud de la Guyane, dans le massif du Mitaraka, à la frontière du Brésil et du Suriname. L’endroit est accessible seulement par hélicoptère.

L’opération “Planète revisitée” s’est installée là avec deux missions: “Essayer de compléter l’inventaire du vivant, autant que faire se peut ce qui est à porté de main d’une ou deux générations si l’on s’en donne un peu les moyens et surtout de travailler sur les groupes les plus vastes et les moins connus, en particulier les invertébrés“, détaille Olivier Pascal, Coordinateur de l’opération.

Menée par le Muséum d’histoire naturelle et l’ONG Pro Natura, cette opération est un défi logistique. Avec l’aide des militaires, il a fallu déboiser une parcelle pour le campement puis installer des centaines de pièges en tout genre. Car découvrir des nouvelles espèces de jour comme de nuit est l’un des buts principaux de cette exploration botanique.

Une fois les nouvelles espèces décrites, elles viendront enrichir une large base de données accessible au public. 5.000 espèces pourraient être identifiées pour cette expédition.

La dette publique française a augmenté de 51,6 milliards d’euros au premier trimestre 2015

La dette publique de la France à franchi le cap des 2.000 milliards d’euros au premier trimestre 2015, soit l’équivalent de 97,5% du PIB du pays.

2.089,4 milliards d’euros. C’est le montant de la dette publique française au premier trimestre 2015, qui représente 97,5% du Produit intérieur brut (PIB) a annoncé ce mardi l’INSEE (Institut national de la statistique et des études économiques). Dans un communiqué, l’Institut a précisé la dette a augmenté de 51,6 milliards d’euros, ou 1,9 point de PIB par rapport au dernier trimestre 2014.

De son côté, le gouvernement français a promis que la dette publique se stabiliserait en 2016 et 2017 en proportion du PIB, avant de refluer plus nettement en 2018, mais sans atteindre le seuil très sensible de 100%.
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Le big data au service des abeilles

Le Monde a sélectionné six innovations parmi les 30 projets finalistes du Hello Tomorrow Challenge, qui s’est déroulé les 25 et 26 juin à Paris. Parmi elles, la ruche intelligente pour aider les apiculteurs.

A 38 °C, une ruche voit naître des abeilles qui produisent du miel. A 39 °C, des faux-bourdons viennent s’ajouter à la communauté, ce qui a pour effet direct de baisser sa productivité. C’est ce type d’information qu’une équipe bulgare ­récolte et analyse depuis plus d’un an pour aider les apiculteurs à mieux gérer leurs ruches.

« La disparition massive des abeilles a un impact alarmant sur la pollinisation et la production alimentaire mondiale, rappelle Ivan Kanev, cofondateur avec Sergey Petrov de Bee Smart Technologies. Nous avons imaginé une boîte bourrée de capteurs, de la taille d’un paquet de cigarettes, que nous plaçons au cœur de la ruche pour suivre différents indicateurs tels que le degré d’humidité, la température et même les vibrations sonores que produisent les insectes. »

Cette récolte et cette analyse de « données massives » (appelées big data) permettent « d’obtenir des conditions de vie optimales dans la ruche, poursuit l’inventeur. Logiquement, les abeilles s’adaptent en cas de problème, mais si les symptômes persistent, notre boîtier envoie un signal à l’apiculteur pour qu’il intervienne  ».

L’équipe, qui a gagné le Social Impact Challenge de Berlin en septembre 2014, va installer, d’ici à juillet, 10 prototypes en Californie chez des apiculteurs volontaires et annonce une production du boîtier en Bulgarie pour la fin de l’année.

Le Monde

Les autorités françaises veulent détruire une cabane arboricole

Xavier Marmier, un élagueur de 45 ans habitant la vallée de la Loue est sommé par sa municipalité de détruire sa cabane écologique, auto-construite dans un arbre de son propre terrain, en zone Natura 2000.

Sa bâtisse suspendue est constituée de deux pièces d’une vingtaine de mètres carrés. L’ensemble de 44 m2, suspendu à dix mètres de haut et relié en duplex, constitue un micro-logement simple et confortable. Xavier fait cependant l’erreur de réaliser sa bâtisse sans permis, toléré à l’époque par l’ancienne municipalité de Cléron.

Pratiquement autonome, l’homme vivait jusqu’ici dans une grande simplicité volontaire. Une lampe à l’huile pour simple lumière, des toilettes sèches écologiques et de l’eau de pluie comme source d’eau sanitaire, son impact se limitait à une batterie rechargée une fois tous les deux mois et à un bidon d’eau potable. Pour chauffer son habitat perché mais bien isolé, un petit poêle au bois était amplement suffisant.

« C’était un rêve d’enfant, celui de vivre dans cette forêt que j’aime et de me fondre dans la nature, en suspendant un plateau octogonal en l’air, sans abîmer l’arbre, pour y monter une cabane », explique l’expert en élagage.
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Argent solidaire ?

En période de crise, l’argent circule mal. Parfois plus du tout, pour les plus fragiles ou pour les projets les plus risqués. Emprunter pour son entreprise, acheter son appartement, prendre un simple crédit pour refaire sa cuisine devient un parcours du combattant.

Pour contourner ces blocages et trouver de l’argent en dehors du système bancaire classique, de plus en plus de Français font appel à un autre argent… plus solidaire. Il y avait le traditionnel coup de pouce familial pour le premier achat immobilier, mais voici que les transactions hors du système bancaire prennent une autre dimension.

Sur internet, de nouveaux sites mettent en relation emprunteurs et prêteurs particuliers pour des crédits allant jusqu’à 40.000 € ; d’autres font appel au grand public pour investir dans des projets industriels risqués jusqu’à hauteur d’un demi-million d’euros ; même les réseaux sociaux sont mis à contribution pour avancer l’argent nécessaire à la création d’une petite entreprise…

La promesse de cet argent facile à obtenir est-elle toujours tenue ? Quand certaines règles ne sont pas suivies, quels sont les risques encourus ? Enquête sur “l’argent solidaire”.

Europe : Une nouvelle crise coûterait 1.000 milliards d’euros

Un rapport, commandé par le secrétaire général du Parlement européen, prévoit qu’en cas de nouvelle crise financière de l’importance de celle de 2008, la zone euro pourrait perdre 1 milliard d’euros de son PIB, “gagner” 1,9 million de chômeurs supplémentaires et subir une augmentation 51,1 milliards d’euros de sa dette publique.

D’après les projections réalisées par les économistes Gaël Giraud et Thore Kockerols, « les renflouements [des banques européennes] seraient encore nécessaires au détriment du contribuable européen, et ajoutent les auteurs du rapport, même si l’architecture de l’Union bancaire (prévu en 2023) était déjà en place aujourd’hui ».

L’Union bancaire introduit des mécanismes destinés à prévenir les faillites bancaires et éviter qu’une nouvelle crise bancaire ne se transforme en crise de la dette. L’idée étant d’introduire une mutualisation du risque en cas de faillite. Les banques de la zone euro seront ainsi gérées selon le Mécanisme de résolution unique (MRU) qui reposera sur deux piliers.

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F. Hollande : « La robuste économie française n’a rien à craindre de la crise grecque » (Màj)

Grèce : Quelles conséquences pour l’économie française? Si François Hollande a assuré ce lundi que l’économie française, qu’il juge “robuste”, n’avait rien à craindre du risque de faillite de la Grèce, qu’en est-il réellement? La France, qui a prêté 40 milliards d’euros aux Grecs, est-elle véritablement à l’abri ?

S’exprimant dans la cour de l’Élysée, à l’issue d’un Conseil des ministres restreint consacré à cette crise, le chef de l’État français a affirmé :

“Aujourd’hui, l’économie française est robuste, bien plus robuste qu’il y a quatre ans, et elle n’a rien à craindre de ce qui pourrait se produire.”

Vivre en yourte : Un chemin de liberté

Il était une fois une femme rêvant de liberté, qui décida de tout quitter pour vivre simplement sous une tente fabriquée de ses mains.

Sylvie Barbe est la première femme en France à avoir vécu dans une yourtes. Défricheuse d’un mode de vie sobre et autonome elle nous parle dans ce film de son bonheur d’avoir réussi à incarner son rêve d’intégrité et de cohérence. Elle témoigne de son expérience, de sa solitude, de son exigence, de sa rencontre avec elle-même, et nous dévoile comment la yourte peut sauver du désespoir et restaurer la dignité.

On découvre comment on peut vivre dans une grande simplicité, en ne consommant que des énergies autonomes et renouvelables, dans un grand respect de la nature, sans coopération avec le consumérisme et en intégrant au quotidien la poésie dans sa vie.

La médecine médiévale a t-elle sa place dans la médecine moderne ?

Retour sur l’usage thérapeutique des plantes, mais également une idée de la manière dont pourraient coexister deux médecines qu’on oppose habituellement en France.

Conjuguer par exemple les connaissances de la médecine médiévale, dite alternative avec celles de la médecine conventionnelle, dans un seul et même but qui est celui d’améliorer la qualité de vie de chacun.

Alerte aux moustiques !

Véritable fléau pour les humains, le moustique s’avère d’autant plus dangereux que des espèces exotiques s’invitent désormais dans nos contrées. Venu d’Asie et arrivé en Europe via des stocks de pneus usagés, le redoutable moustique tigre transmet les maladies de la dengue et du chikungunya.

Tour d’horizon des méthodes scientifiques utilisées pour éradiquer ce fléau.

Lobby de l’eau : Histoire d’une mainmise inique

L’école française de l’eau, apparue à l’orée des années 1960, incarne un modèle de gestion aujourd’hui exporté dans le monde entier. Il a peu à peu été dévoyé par des groupes d’intérêts qui ont fait main basse sur un marché qui génère près de 25 milliards d’euros en France chaque année.

C’est après la seconde guerre mondiale qu’émergent les caractéristiques qui structurent encore aujourd’hui la gestion de l’eau en France. Des ingénieurs et administrateurs coloniaux ont mesuré en Afrique noire, au Maghreb, comme aux États-Unis, la complexité de la gestion de cette ressource précieuse.

Ils vont, dans le grand élan de la planification gaullienne, inventer un modèle de gestion des ressources en eau qui fera école. Il s’agit, dans une période marquée par une urbanisation rapide s’accompagnant d’une pollution croissante, de rationaliser les différents usages de l’eau, pour l’énergie, l’industrie et l’agriculture, et donc le développement économique, mais aussi de développer l’adduction d’eau dans les campagnes, où seuls 30 % des foyers disposaient de l’eau au robinet en 1953, puis de doter le pays d’infrastructures de traitement des eaux usées.

Un chantier colossal alors que le développement de l’industrie et la modernisation de l’agriculture provoquent un important mouvement de population des zones rurales vers les villes. « Avec pour conséquence un développement rapide des besoins en eau et des rejets polluants mal traités. Les ressources ont été ainsi étranglées des deux côtés, par des consommations accrues et des pollutions insupportables », souligne M. Ivan Chéret, l’inventeur des agences de l’eau [1].
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Les dessous de la récup

Pour pallier un pouvoir d’achat en forte baisse, des millions de Français ont recours à la «récup». L’engouement pour cette alternative n’est plus à prouver, avec les 50.000 vide-greniers qui voient le jour chaque année dans toutes les régions de l’hexagone.

Les braderies couvrent maintenant des secteurs très divers, de l’automobile à la construction, en passant par l’équipement de la maison et les vêtements. Un marché juteux, dont les belles initiatives sont parfois gâchées par des abus. Ce documentaire s’intéresse à une facette peu connue de la récupération, à travers le portrait d’une jeune société et d’une association de dons de voiture.

Zoos, parcs animaliers : un business féroce !

Chaque année, plusieurs millions de touristes visitent les zoos et parcs animaliers de l’Hexagone. Mais peu d’établissements parviennent à tirer leur épingle du jeu. Mises en scène des plus spectaculaires, shows dignes d’un cirque, animaux rares… la compétition est particulièrement féroce pour convaincre les familles de les préférer aux manèges des parcs d’attractions.

Retour sur les méthodes qu’ils mettent en place pour se démarquer de la concurrence et parvenir à faire dépenser plus d’argent à leurs visiteurs.

Partie 1:

Partie 2:
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Au-delà de 1.000 euros vous ne pourrez plus payer en liquide

Cette limitation vise à renforcer la lutte contre les circuits financiers illicites qui ont recours à des moyens de paiement anonymes. Les paiements en espèce au-delà de 1 000 euros seront désormais interdits à partir du 1er septembre, selon un décret publié samedi 27 juin dans le Journal officiel

Cela concerne les consommateurs, les commerçants et les entreprises. En cas de non respect de cette limite, le commerçant et le consommateur risquent de partager une amende d’une valeur de 5 % du montant de la transaction.

Jusqu’à présent, les consommateurs pouvaient payer leurs achats en espèces ou au moyen de monnaie électronique jusqu’à 3.000 euros lorsque le débiteur est résident en France.

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Guédelon : Renaissance d’un château médiéval

Depuis 1997, à Treigny, dans l’Yonne, l’aventure mobilise chaque année 70 professionnels. Passionnés par leur métier, ils sont tailleurs de pierre, maçons, ferronniers, charpentiers, cordiers, vanniers ou tuiliers. Leur défi? N’employer que des techniques, outils et matériaux semblables à ceux utilisés au XIIIe siècle, sous le règne de Philippe Auguste.

De mars à octobre, sous l’œil avisé des 300.000 curieux qui viennent les observer en plein travail, mais aussi des historiens et des archéologues – notamment ceux de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) –, les artisans chevronnés de Guédelon construisent un vrai château fort.

Suivant, au fil des semaines, les étapes de la construction de la chapelle seigneuriale, d’un nouveau four à tuiles et d’un moulin hydraulique, ce film met en perspective les interactions quotidiennes entre les scientifiques et les différents corps de métier engagés sur le chantier.

Nourri des explications des multiples acteurs impliqués sur ce chantier exceptionnel, ce documentaire pédagogique apporte un éclairage fascinant sur le génie des bâtisseurs du Moyen Âge.

L’usure prématurée d’une tige de bois, nécessaire au mécanisme du moulin, ou la manière dont la fenêtre à meneaux de la chapelle va être taillée et posée apportent leur lot d’informations concrètes aux archéologues. Ces derniers transmettent à leur tour leurs connaissances pour guider sur le terrain la conception et la réalisation des divers éléments du site.

L’ADN serait la clé USB du futur ? Oui, l’homme-ordinateur n’est pas un fantasme…

Et si nous étions en passe de devenir des hommes-ordinateurs à part entière ? Avec des interfaces implantées sous la peau ou directement injectées, bientôt nous serons diagnostiqués par des nano-particules et en capacité de stocker notre mémoire dans notre ADN. Un fantasme ? Pas sûr pour Jean-Paul Fritz, qui fait le point sur les recherches en cours.

L’ADN va-t-il remplacer les disques durs ? Écrire des données sur de l’ADN, construire des machines avec des molécules, l’avenir va-t-il voir l’informatique devenir une branche annexe de la biologie ?

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Soldes : Tout doit disparaître !

Près d’un vêtement sur deux serait vendu à prix cassé. A priori, il s’agit d’une bonne nouvelle pour tous les amateurs de mode. Mais les acheteurs réalisent-ils vraiment des bonnes affaires? Comment le marché du textile peut-il autant reposer sur un modèle économique au rabais? Jusqu’où certaines marques sont-elles prêtes à aller pour se débarrasser de leurs invendus?

Dans certains grands magasins, des collections sont spécialement créées pour les opérations promotionnelles. L’enquête sur ces vêtements «made in promo» conduit jusqu’en Macédoine, le nouvel eldorado du textile français, levant le voile sur l’un des secrets les mieux gardés de la profession, la destruction de stocks neufs, et sur les conditions de travail d’ouvrières du textile au Cambodge.

Réalisé par Rémi Delescluse (Juin 2015)

L’industrialisation favorise-t-elle la prospérité à long terme ?

Certaines caractéristiques géographiques qui ont été propices au développement économique lors de l’étape agricole se sont révélées être des obstacles à la transition vers l’étape industrielle du développement. Pourtant, selon la croyance conventionnelle partagée par de nombreux économistes, la prospérité a persisté dans les économies qui ont connu une industrialisation précoce.

Répartition de la puissance totale des machines à vapeur entre 1960 et 1965

En l’occurrence, le développement industriel est un catalyseur pour la croissance économique, dans la mesure où il aurait un effet persistant sur la prospérité économique. Pourtant, les régions industrielles qui étaient prospères en Europe occidentale et aux États-Unis au dix-neuvième siècle ont connu un déclin relatif par rapport aux autres régions de leur pays respectif. C’est le cas des Midlands au Royaume-Uni, de la Ruhr en Allemagne ou encore de la Rust Belt aux États-Unis.

De leur côté, Raphaël Franck et Oded Galor (2015) suggèrent que l’adoption de technologie industrielle est certes initialement favorable au développement économique, mais qu’elle exerce par contre un effet nuisible sur les niveaux de vie à long terme.

Après avoir recueilli des données allant du dix-neuvième siècle jusqu’au début du vingt-et-unième, les auteurs observent les différences régionales dans l’adoption des machines à vapeur durant la Révolution industrielle en France, avant d’observer les différences régionales dans les performances macroéconomiques, avec en tête l’idée de rechercher comment l’écart de revenu entre les départements qui se sont le plus rapidement industrialisés et les autres départements a évolué au cours du temps.
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OGM : Un agneau-méduse se retrouve par erreur dans l’assiette d’un consommateur

Un agneau génétiquement modifié avec une protéine de méduse s’est retrouvé au sein de la chaîne alimentaire chez un particulier à l’automne dernier après une confusion à l’Institut National de la Recherche Agronomique (Inra).

Melons : Le “charentais” vient de partout

Tous étiquetés “melon charentais“, ils sont rarement originaires de Charente. Le charentais, c’est le type de melon, la famille des melons à chair orange. En Espagne, le soleil est propice. La récolte a un mois d’avance sur la France.

L’avantage est que la main d’œuvre est une fois et demi moins chère qu’en France. Mais le problème, c’est l’eau. Acheminer quatre litres d’eau par jour et par pied de melon coûte cher. Il faut donc optimiser. Dans l’Hexagone, les melons actuellement récoltés ont poussé sous serre et sont donc plus chers. En juillet, ils seront à l’air libre comme les Espagnols et donc moins chers.

Les oubliés du XXIe siècle ou la fin du travail

Long métrage documentaire sur les conséquences de l’entrée dans l’ère technologique sur le monde du travail. Pour les financiers devenus maîtres de l’économie mondiale, la rationalisation de la production semble passer par la substitution des ressources technologiques aux ressources humaines.

Voici un film qui soulève des questions cruciales et propose des pistes pour repenser l’avenir. Avec l’économiste Jeremy Rifkin, le sociologue Ricardo Petrella, le directeur du Monde diplomatique, Ignacio Ramonet, et Vivianne Forrester l’auteur de “L’horreur économique”.

Vivre Autonome et en Autarcie documentaire sur l’autonomie 2015

Vivre en autarcie ne signifie pas vivre en perpétuelles vacances mais exige au contraire un travail de tout instant. Pour vous nourrir, il vous faudra opter pour la culture et l’élevage. Quelques lapins, des poules pour les oeufs… Pourquoi pas une chèvre pour le lait et le fromage. Pour la culture, un jardin potager et un verger vous nourriront sainement. Enfin, la cueillette sauvage mettra du beurre dans les épinards, de nombreuses plantes étant comestibles. Le retour à la nature nécessite une préparation et un courage permanent.

Citations du Bac [Rediff.]

, correcteur de 71 copies de l’épreuve d’histoire-géographie du baccalauréat 2013, a relevé quelques passages qui nous incitent à plus de «liberté conceptuelle», à davantage d’imagination, à nous affranchir des carcans traditionnels du «savoir préconstruit». (Orthographe et syntaxe d’origine).

Géopolitique: repenser les clivages éculés!

- «Un acteur de la mondialisation qui favorise l’uniformisation des modes de consommation sont les firmes transnational puis les altermondialistes

- «Les crises pétrolières ont eu pour but premier de forcer les gouvernements internationaux à intervenir en Iran pour “chasser” les musulmans et restituer leurs terres aux palestinniens.»
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Jacques Attali : “Le statut de demain, c’est le statut d’intermittent du spectacle”

“Nous allons vers une uberisation générale du travail qui n’est pas mauvaise en soi. Le fait que chacun d’entre nous devienne entrepreneur de nos vies, c’est une bonne nouvelle. Le statut de demain, c’est le statut d’intermittent du spectacle, avec un budget équilibré. (…) Ce ne sera pas précaire dans la mesure où chacun pourra réaliser son talent, mais évidemment pour ceux qui n’auront pas de talent ce sera plus difficile.”

(à partir de 4’06″)

Europe 1 – Le club de la presse (21/06/2015)

Merci à Clementin-e-s Hautain-e-s

Emmaüs, le business de la misère ?

Tous les ans à la mi-juin, Emmaüs fête l’action de ses Compagnons et ouvre ses portes aux amateurs de meubles de récup’ pas trop chers. Affluence assurée : le mouvement créé par l’Abbé Pierre à l’hiver 1954 occupe toujours une place à part dans le cœur des Français.

Mais aujourd’hui, ses principes fondateurs d’accueil inconditionnel de tous les exclus et de préparation à la réinsertion sont-ils encore respectés ?

Au fil du temps, le mouvement de solidarité n’a-t-il pas adopté un fonctionnement de plus en plus proche de celui d’une simple entreprise commerciale ?

Semences de transition

Documentaire franco-espagnol dont le sujet concerne une histoire du changement, des cycles humains replacés dans les cycles constants de la nature. Jean Luc Danneyrolles, agriculteur de Provence et Carlos Pons, réalisateur Espagnol, organisent un voyage vers Grenade à la rencontre du mouvement social alternatif, entre agroécologie et changement de paradigme. Ils engagent un cameraman et partent lors des grands froids de février 2012, avec pour tout moyen d’échange et seule richesse: des semences paysannes.

Dans ce voyage collectif, de nombreuses expériences personnelles ou collectives permettront d’aborder des sujets entrecroisés autour de la permaculture, la décroissance, la coopération, l’autonomisation personnelle et populaire, etc. Un nouveau monde est en germination sur notre terre et dans l’inconscient collectif des peuples, le témoignage d’un mouvement qui prend de l’ampleur.

Les semences échangées lors de ce voyage sont utilisées comme le fil conducteur des rencontres. Nous établissons à travers elles un lien entre les quelques projets alternatifs que nous avons visités, et l’ensemble des projets qui germent et se multiplient autour de la Méditerranée occidentale, et partout à travers le monde. Ce mouvement de pensée actuel est dirigé vers le changement de paradigme post-capitaliste.

Transition énergétique : Un village alsacien prépare l’après pétrole

Jean-Claude Mensch, maire d’Ungersheim, voit l’avenir en vert. Elu depuis 1989, cet ancien mineur de potasse, a fait entrer la petite commune de 2000 âmes, dans la Transition énergétique.  Calèche emmenant les enfants à l’école, piscine chauffée à l’énergie solaire et restauration bio, rien ne l’arrête. Paris Match est allé à sa rencontre.

Paris Match : Vous avez rejoint le réseau des villes et territoires en transition en 2011. Pouvez-vous nous expliquer en quoi cela consiste ?

Jean-Claude Mensch : Je m’inspire du mouvement lancé par Rob Hopkins en 2006. Il sera d’ailleurs présent à Ungersheim le 26 et 27 septembre pour parler de son concept. Cet enseignant en permaculture avait créé un modèle de transition avec ses étudiants à Kinsale en Irlande.

La ville de Totnes en Grande-Bretagne a été la première à utiliser sa méthode pour tenter d’atteindre l’autonomie énergétique et alimentaire.  La commune a rejoint officiellement ce mouvement en 2011 mais elle a commencé sa transition il y a beaucoup plus longtemps, dès les années 90. Le but est d’atteindre l’autonomie énergétique, alimentaire et intellectuelle.  Nous voulons nous éloigner au maximum de la société consumériste.

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Le niveau de vie des retraités a baissé entre 2010 et 2015

Tout le monde parle du dernier rapport du COR (comité d’orientation des retraites) mais peu l’ont lu. Nous avons épluché les 125 pages de ce dossier et des informations importantes sont passées inaperçues. Ainsi, nous pouvons apprendre que pour équilibrer financièrement le système de retraite jusqu’à 2060 la pension moyenne des retraités devrait diminuer par rapport à sa valeur de 2013, de l’ordre de 20 % !

En plus les retraités ne sont pas des nantis: la preuve le niveau de vie moyen des retraités tend à stagner depuis 2008, voire même à baisser légèrement entre 2010 et 2015. Une des rares bonnes nouvelles de ce rapport est d’apprendre que lespérance de vie à 60 ans progresse assez régulièrement en France depuis 1945, en effet, en moyenne à la retraite nous profitons encore de 24,8 belles années.

Il est normal que le système de retraite soit en danger car la France compte 1,7 cotisant par retraité en 2018 pour environ 1,4 à partir de la fin des années 2040. Pas assez d’actifs pour trop de retraités, l’équation semble insoluble. En outre, les fameux seniors ne travaillent pas assez ou plutôt ne trouvent pas assez de travail : en 2014, le taux d’emploi atteint 68 % pour les 55-59 ans et 25 % pour les 60-64 ans. Enfin, les taux d’activité et d’emploi des 65-69 ans demeurent très faibles, autour de 5-6 %. 

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Notre cerveau, de plus en plus confronté à des “pannes d’attention”

Nous aurions tendance à multiplier les actions au même moment : regarder la télé, envoyer un texto et utiliser un ordinateur. Un phénomène nuisible selon certains scientifiques.

Jean-Phillipe Lachaux est directeur de recherche à l’INSERM. Il est l’un des spécialistes de l’attention. “Il y a des mécanismes dans le cerveau qui font que le cerveau s’habitue à une accumulation de distractions. Lorsque le cerveau va se retrouver tout d’un coup dans une situation où il y a moins de distractions, il va naturellement se mettre en recherche de sollicitations pour se distraire lui même. De plus en plus il va y avoir une difficulté à stabiliser sa concentration”, explique-t-il.

Panthéisme, néo-paganisme et anti-christianisme dans l’écologie radicale

Nous allons traiter ici des rapports entre l’écologie radicale, les notions de panthéisme et de néopaganisme et l’antichristianisme. En effet, pour beaucoup d’observateurs, l’écologie comporte de facto un aspect néopaïen qui fait d’elle une sorte de religion néo-animiste qui serait fondée sur la sacralisation de la nature et sur le retour de cultes archaïques consacrés à la déesse Terre: le « culte de la Terre-mère ».

De fait, un premier constat montre que l’écologie profonde est largement panthéiste, cherchant à contrer la dédivinisation de la nature analysée en son temps par Heidegger. Ainsi, un écologiste comme Michel Serres revendique ouvertement son paganisme dans ses essais sur l’écologie.

Ces milieux écologistes alternatifs, issus des contre-cultures, évoluant à la fois aux marges du New Age et de l’écologie profonde, ont développé un panthéisme « écologisant » qui se manifeste très souvent au travers de pratiques néo-païennes animistes, que ce soit le druidisme, l’odinisme, le néo-chamanisme ou la sorcellerie.

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La Haute finance à l’assaut de votre patrimoine génétique

Le dieu-argent de la haute finance est un dieu gourmand voire vorace. Il n’a jamais de sensation de satiété. Ce 21ème siècle est son heure. Il s’est coup sur coup approprié sans grande difficulté le marché de l’emploi, a saboté le concept d’Etat-Nation, a privatisé les services publics, a démantelé les institutions publiques de plus en plus soumises aux besoins impératifs du marché mondial, a confisqué les capitaux de retraite et autres épargnes, a mis la main sur les ressources naturelles mondiales, a siphonné les monnaies nationales et les excédents des balances publiques, etc. La privatisation de la planète et de ses ressources est ainsi une réalité difficilement contestable.

Les exploits du dieu-argent sont innombrables. Le plus déterminant pour l’avenir de l’humanité serait la réussite du renversement déjà bien engagé de la suprématie des législations nationales en sa faveur. Pour faire simple, le système du dieu-argent supplante aujourd’hui les gouvernements qui lui ouvrent grand les portes de leurs territoires et de leur législation dans une ambiance d’impuissance mêlée d’un certain fatalisme.

Que ce transfert de la suprématie du peuple en faveur des marchés financiers soit reconnu constitutionnellement et l’on verra tomber tout rempart protecteur de l’homme, de son identité et par extension de l’humanité.

Cette fragilisation des droits de l’humain et de sa liberté de disposer de lui-même dans un environnement sécurisé est fortement aggravée actuellement par une technologie massivement soutenue par les marchés financiers qui a pris une option claire pour le transhumanisme.

Eugénisme, marchandisation de l’être humain, captation du patrimoine génétique, humanisation des robots et robotisation de l’humain sont devenus non seulement possibles mais exigés par des décideurs inconnus cachés derrière les marchés financiers.

La bataille de fond qui se livre actuellement est celle de l’identité de l’humanité, des libertés inaliénables et gratuites de l’homme. L’enjeu : La privatisation de la VIE et de l’immortalité. Rien de moins !

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Intoxication technologique ? Les infirmes sont parmi nous.

De nos jours les nouveaux infirmes ne peuvent plus vivre sans « infos ». Le matin dès qu’ils se lèvent, ils branchent la radio et la télévision et cela dès leur plus jeune âge. Les pauvres ne peuvent pas non plus regarder le ciel pour savoir le temps qu’il fera : ils ont besoin de la « météo » pour cela. Les infirmes ont en effet besoin qu’on leur dise ce qu’ils doivent regarder ou entendre, sinon ils seraient aveugles ou sourds.

Dès qu’ils sortent, ils se fichent des écouteurs dans les oreilles car leur audition nécessite ces appareillages. Que ce soit à pied, en vélo, en train, en bus ou en voiture, les pauvres ne peuvent en effet se passer de musique ou « d’infos ».

Quelle triste maladie que celle qui les rend incapables de rester quelques minutes dans le silence et la réflexion personnelle !

Les prothèses électriques

Les infirmes dépendent en permanence de prothèses pour penser et regarder le monde. Les prothèses se nomment médias, journal gratuit, tablette, blakberry, smartphone, écran, etc. Mais ce sont toujours des prothèses. Les yeux, les oreilles et l’esprit des infirmes ne fonctionnent pas, en effet, sans elles, sans cette dépendance. Quel malheur !

Les infirmes ne peuvent lire non plus : ils n’arrivent pas à se concentrer si le texte n’apparaît pas sur un écran luminescent. Et si le texte dépasse la longueur d’un message publicitaire, ils doivent en outre « zapper » pour regarder autre chose. Car chez les infirmes l’attirance pour le bruit et le mouvement l’emporte sur la perception du sens.

Le drame de la dépendance

A peine assis, les infirmes tripotent leur smartphone ou leur ordinateur portable, envoient des SMS ou téléphonent. N’importe où. Même au cinéma, en famille, lors d’un enterrement ou au restaurant. Et comme la SNCF se montre charitable envers les infirmes, elle a même installé des prises électriques à cette fin dans les trains grandes lignes.

Car les pauvres ne peuvent rester sans contact avec des correspondants, quels qu’ils soient. Ils éprouvent le besoin irrépressible de consulter les messages que d’autres, également malades sans doute, leur adressent : et s’ils n’en reçoivent pas ils en envoient immédiatement, par peur du néant sans doute. Salariés, ils sont rivés du matin au soir à leur écran comme le galérien à sa chiourme.
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Tous accros au sel

Fleur de sel pour saupoudrer une viande, gros sel pour agrémenter l’eau des pâtes, le sel fait partie intégrante du paysage gustatif. Au pays de la gastronomie, il est d’ailleurs impensable de cuisiner sans rajouter son grain de sel, agent de saveur mais aussi élément indispensable au bon fonctionnement de l’organisme – il permet en effet de retenir l’eau.

Seul problème, les Français en ingèrent beaucoup plus que les doses journalières recommandées par l’OMS, avec des répercussions de santé publique. Malgré des chiffres alarmants, la grande majorité des Français est incapable d’estimer, et donc de limiter, sa consommation quotidienne de sel.

Pain, jambon, gâteaux industriels, le sel est partout. Pourquoi ? Et comment en réduire sa consommation ?

France 5 14/06/2015

Jobs d’été : Pas de vacances pour les saisonniers

L’été, ce n’est pas les vacances pour tout le monde, puisque certains en profitent pour gagner de l’argent. Ils sont près d’un million à «faire la saison», selon l’expression consacrée. Parmi eux, beaucoup d’étudiants, qui gagnent ainsi de quoi financer leurs études, un permis de conduire ou des loisirs.

Ils sont plagistes, serveurs, vendeurs de beignets ou encore animateurs en camping. Quelles sont leurs conditions de travail ? Combien gagnent-ils vraiment? Mais les jobs d’été ne sont plus l’apanage des étudiants. De plus en plus de travailleurs salariés postulent à des emplois de saisonniers pendant leurs vacances.

L’équipe a suivi une jeune maman. Pour pouvoir offrir quelques jours de vacances à ses 3 enfants, elle n’a pas hésité à sacrifier ses congés.

Big Data : Une révolution numérique

Conférence avec Stéphane Tufféry, mathématicien à l’École Nationale de la Statistique et de l’Analyse de l’Information (ENSAI), Rennes.

Dans cette conférence, nous allons parler d’un sujet qui nous concerne tous: l’exploitation des multiples données produites en permanence dans le monde économique, technologique, et de la communication. On les appelle Big Data et elles proviennent des opinions et contenus partagés dans les réseaux sociaux, du pistage des internautes, de la géolocalisation, de l’utilisation du téléphone ou de la carte bancaire, des capteurs industriels, etc.

Les Big Data sont caractérisées par trois « V »: le Volume énorme de ces données, leur Variété et leur Vitesse. Faut-il en avoir peur? Que permettent d’en faire les nouvelles méthodes statistiques et les technologies informatiques de pointe?

La vraie fausse interdiction du Roundup : le coup de com de Ségolène Royal

Ségolène Royal vient d’annoncer l’interdiction, à partir du 1er janvier 2016, de la vente en libre-service aux particuliers des produits désherbants contenant du glyphosate, dont le fameux Roundup fabriqué par Monsanto. Un amendement à la loi de transition énergétique devrait être déposé au Sénat en juillet, a-t-elle précisé.

Dans les faits, il ne s’agit pas vraiment d’une interdiction. Les particuliers pourront continuer à se fournir en pesticides contenant du glyphosate : les points de vente devront seulement limiter l’accès à ces produits qui devront être vendus non plus en rayon mais au comptoir.

Des aides financières seront mises en place « dans le cadre du plan éco-phyto » pour les points de vente qui se mettront en conformité avec la loi. Cette aide « servira à aider à former les salariés pour le conseil » et à « débarrasser les rayons de ces produits », a expliqué la ministre de l’Écologie. Ce qui pourrait inciter les jardineries et détaillants à proposer des produits et méthodes de jardinage plus écologiques. Mais un accro à l’extermination chimique des mauvaises herbes pourra continuer d’acheter sa dose de pesticides.

Le Roundup, fabriqué par la multinationale Monsanto, est le premier désherbant utilisé par les jardiniers amateurs qui sont quelque 17 millions en France, rappelle Le Monde. Au total, 2 000 tonnes de cette substance sont utilisées chaque année par les particuliers, et 8 500 tonnes par les agriculteurs et autres professionnels ! En mars dernier, le principe actif du Roundup, le glyphosate, a été classé comme cancérogène « probable chez l’homme » par le Centre international de recherche sur le cancer. Une étude aussitôt dénoncée par Monsanto qui, dans un communiqué du 23 mars, fustige la « science poubelle » (junk science) de l’agence intergouvernementale (lire l’article).

Le 14 juin, à la veille de l’annonce de Ségolène Royal, la firme Monsanto a expliqué à l’AFP ne pas avoir à ce stade « d’information réglementaire concernant une évolution de l’autorisation de mise sur le marché du désherbant Roundup ».

« Absolument aucune nouvelle donnée scientifique récente ne permet de remettre en cause l’autorisation [de vente du Roundup] », écrit Monsanto qui estime que « dans les conditions recommandées d’utilisation figurant sur l’étiquette, le produit ne présente pas de risque particulier pour l’utilisateur ».

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