Les trésors de Chantilly

7.800 hectares de jardins et de forêts, des centaines de tableaux de maîtres, et des écuries plus vastes que le château lui-même : Chantilly est l’un des plus vastes domaines de France. Visite dans les secrets et les coulisses de ce joyau du XVIIème siècle, résidence des Princes de Condé.

Gérard Ducerf : Les plantes bio-indicatrices (Audio)

Gérard Ducerf, botaniste de terrain depuis 1979, ancien paysan, partage actuellement son temps entre la réalisation de diagnostics de sol, différentes expertises botaniques sur toute la France et la formation pour un large public.

(Merci à Martine)

Autoroutes : Vers une scandaleuse prolongation des concessions ?

En lieu et place de l’écotaxe, Ségolène Royal veut s’attaquer au “profit des autoroutes”. Voilà un objectif louable. Hélas, les contrats qui lient l’Etat et les autoroutiers sont ainsi ficelés qu’il sera difficile d’y arriver. Peut-être va-t-on vers une autre solution : une prolongation des concessions en l’échange de quelques investissements…

« La privatisation des autoroutes engagée en 2005 a été une mauvaise affaire pour l’Etat ». Cette fois-ci, ce n’est pas Marianne qui dénonce ce scandale — comme nous l’avons encore fait récemment en couverture  — mais Emmanuel Macron. Le ministre de l’Economie et de l’Industrie a fait état d’un manque à gagner de plusieurs milliards sans le chiffrer. Sans doute une grosse dizaine de milliards. Rien que ça. Mais il y a du neuf : la « nouvelle star » du gouvernement a assuré son auditoire de la volonté de Bercy de faire enfin quelque chose, comme l’y invitait d’ailleurs l’Autorité de la concurrence dans son dernier rapport. Oui mais quoi ? Et comment ? Ségolène Royal, dans la foulée de la « suspension » de l’écotaxe, a expliqué que sa « priorité » était « le prélèvement du profit des autoroutes » arguant que « sur 100 euros de péage payés par l’usager, 22 sont du profit net pour les sociétés d’autoroute » et que cela a « permis la redistribution de 15 milliards de dividendes depuis la privatisation »

S’attaquer à la rente qui prive l’Etat de recettes et dévalise les automobilistes mais remplis grassement les poches des actionnaires des autoroutes à raison de 20 % de marges nettes, est un objectif louable. Hélas, la tâche est extrêmement compliquée. L’équation est d’autant plus complexe que, non content d’avoir brader les bijoux de familles, l’Etat s’est mis dans une telle position qu’il apparaît pieds et poings liés : les contrats avec les concessionnaires sont en effet si bien verrouillés que la marge de manœuvre juridique est étroite.

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SNCF : Un rapport interne pointe la hausse de la masse salariale

Le document risque de faire grand bruit. La SNCF a vu sa masse salariale fortement augmenter ces dix dernières années alors même que ses effectifs baissaient de 14%. C’est ce que révèle un rapport confidentiel présenté en conseil d’administration fin septembre. Le document a été cité lundi par une lettre spécialisée, «MobiliCités».

Ainsi les effectifs de l’entreprise sont passés de 178.260 personnes à 152.968 entre 2003 et 2013. Mais entre-temps, «la masse salariale a augmenté de 1,289 milliard d’euros».

Lundi soir, la SNCF n’avait pas réagi aux sollicitations de l’AFP.

Parmi les raisons avancées de cette augmentation, estime «MobiliCités», le recours à des promotions individuelles, une augmentation de 32% en moyenne des remboursements de frais par agent et un taux d’encadrement passé de 1 pour 6,8 agents en 2003 à 1 pour 4,2 agents dix ans plus tard.

La récente réforme des retraites des cheminots, en repoussant l’âge de départ, a aussi provoqué le gonflement mécanique de la masse salariale. Du coup, «la rémunération moyenne du personnel de l’EPIC (Etablissement public industriel et commercial) SNCF augmente de 3,87% par an alors que l’inflation n’a progressé en France que de 1,56% entre 2003 et 2013», dévoile la newsletter.

Une divulgation qui tombe à point nommé…
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Médecine : Devenez cobaye humain pour un laboratoire

Winard Corporation est une société très innovante qui a décidé de passer à la vitesse supérieure en termes de recherche médicale. Pour accélérer la mise au point de traitements révolutionnaires, elle utilise des cobayes humains prêts à tout pour faire avancer la science. La bonne nouvelle ? Winard lance une grande campagne de recrutement. Il ne reste plus que vous pour changer le monde !

Le laboratoire médical Winard Corporation est aujourd’hui le leader dans le secteur des expériences faites sur des humains. Un procédé qui peut paraître un peu dangereux mais qui n’a pas son égal en termes de résultats. Comme le dit Claire Beaumont, chercheuse au service de transplantation : « C’est incroyable de voir tout ce que cette entreprise nous laisse faire. Nous pouvons amputer des organes, inoculer des virus mortels à des nourrissons ou encore observer les conséquences d’une brûlure à l’acide sur la peau. »

Qui dit cobayes humains, dit forte demande! La société est actuellement en train de lancer une audacieuse campagne de recrutement pour accueillir de nouveaux volontaires. « C’est une expérience unique pour tous ces gens de rentrer dans l’histoire », déclare Claire. « Le problème, c’est que nous avons besoin de nouvelles têtes en permanence. Les cobayes sont très peu souvent réutilisables. Quand on expérimente sur une amputation et que nous avons déjà coupé le bras du sujet précédent, c’est compliqué de lui proposer de participer à nouveau. »

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Les Français ont encore puisé dans leur épargne pour la rentrée (Màj vidéo)

Les fins de mois semblent de plus en plus difficiles dans les foyers français. Pour le 5e mois consécutif, les épargnants ont fait appel à leurs réserves pour doper leur pouvoir d’achat mensuel. Les détenteurs d’un Livret A ont ainsi effectué davantage de retraits que de dépôts en septembre, à hauteur de 2,37 milliards d’euros, selon des données publiées mardi par la Caisse des dépôts.

Comme en août, les Français ont donc puisé dans leur livret d’épargne. Conséquence : sur les neuf premiers mois de l’année, la collecte nette (les dépôts moins les retraits) devient négative et s’établit à -1,66 milliard d’euros.

Le taux à 1% incite peu à l’épargne

Le Livret A, le produit d’épargne le plus répandu en France, est à la peine depuis plusieurs mois. Il souffre notamment d’une rémunération historiquement basse, à 1% depuis le 1er août en raison de la faiblesse de l’inflation. Le mois de septembre est, de surcroît, souvent difficile pour ce livret en raison des dépenses de rentrée scolaire ou du paiement du solde de l’impôt sur le revenu. En septembre 2013, il avait également connu une décollecte nette, à -1,56 milliard d’euros.

Le Livret de développement durable (LDD), dont le taux est également fixé à 1%, n’a pas échappé à la désaffection des épargnants en septembre et les retraits ont été supérieurs aux dépôts, à hauteur de 780 millions d’euros. Depuis le 1er janvier, sa collecte reste tout de même positive, à 870 millions d’euros.

Au total, 366,4 milliards d’euros étaient déposés fin septembre sur un Livret A ou un LDD, un montant en baisse de 3,15 milliards d’euros par rapport à fin août.

Le Parisien

(Merci à aetos)

Alexandre Mirlicourtois : « Réduction du chômage et petits arrangements statistiques »

Par Alexandre Mirlicourtois – Directeur de la conjoncture et de la prévision de Xerfi

Le chômage c’est le critère de la réussite ou de l’échec d’une politique économique. Et comme disait Mark Twain : « les faits sont têtus. Il est plus facile de s’arranger avec les statistiques ». Et l’on peut en effet se demander parfois, si l’art de réduire le chômage n’est pas d’abord celui d’acclimater les conventions comptables.

Assurance-vie : Le conseil d’une ex-directrice de Goldman Sachs

Selon Natacha Valla, ancienne directrice exécutive chez Goldman Sachs de 2008 à 2013, l’argent placé sur les contrats d’assurance-vie est depuis longtemps évaporé et il faudra donc prendre les pertes, d’une manière ou d’une autre.

Émission C dans l’air (15 Oct. 2014)

Natacha Valla a été Directrice Exécutive chez Goldman Sachs de 2008 à 2013, après avoir été économiste à la BCE, puis à la Banque France. Elle a également été consultante pour le FMI et l’OCDE. Parallèlement elle a enseigné à HEC, l’IEP et l’université de Paris Dauphine. Elle a reçu le prix 2000 de la Society for Computational Economics.

Pourquoi Total ne paie pas d’impôt sur les sociétés en France

Le groupe, qui ne paie pas d’impôt sur les sociétés en France, pourrait toucher un chèque du fisc de 80 millions en 2017 au titre du Cice et du Crédit d’impôt recherche. Ce qui suscite des critiques.

Aux hommages, quelques heures après la disparition de Christophe de Margerie, le président de Total, se mêlent aussi des critiques sur la fiscalité clémente dont profite le groupe en France. Tout en en se disant «choqué» de la mort de ce grand patron, l’ex-ministre et député PS François Lamy, a jugé qu’il n’était pas normal que le groupe puisse toucher, selon lui, 80 millions au titre du Cice.

«C’est bien le problème posé par le Crédit Impôt compétitivité emploi, qui bénéficie à toutes les entreprises, quelles qu’elles soient», a souligné ce proche de Martine Aubry sur Sud radio, qui souhaite «cibler» davantage ce dispositif. D’autres responsables politiques, comme Florian Philippot, le vice-président du FN, ont dénoncé le fait que le groupe s’était organisé pour ne pas payer «un centime d’impôts en France», ce qui «choque».

La réalité est toutefois un peu plus complexe. Voici les réponses aux principales questions que suscite le groupe sur sa fiscalité.

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Quand le gouvernement voulait supprimer les “petites taxes”

En avril dernier au Sénat, le secrétaire d’État au Budget, Christian Eckert, formulait une promesse chiffrée pour remettre un peu d’ordre dans tout les prélèvements : un milliard d’euros de prélèvements en moins. Six mois plus tard, et alors que les parlementaires discutent toujours du budget, la promesse est-elle tenue?

Innovations alimentaires : Ce que vous mangerez demain

Un steak conçu en laboratoire, des spaghettis d’algues ou de la mayonnaise sans œufs … des aliments que l’on mangera peut-être demain. Connu pour être le salon de l’innovation alimentaire, le Sial présente chaque année d’étonnantes découvertes.

Certaines inventions sont déjà présentes dans nos magasins. Ainsi, il est désormais possible de faire pousser soi-même des pleurotes dans son salon ou dans sa cuisine. Les graines de champignons poussent dans un carton, des copeaux de bois font office de terreau. Il faut y ajouter de l’eau et au bout de 10 jours, il n’y a plus qu’à ramasser les champignons.

Meisenthal (88) : L’art des maîtres verriers

Le centre international d’art verrier de Meisenthal (Vosges) reçoit mardi 21 octobre le prix d’excellence de l’intelligence de la main. Une récompense prestigieuse pour son savoir-faire et sa créativité.

Meisenthal est un village de tradition verrière depuis 1704. Le verre est du sable porté à plus de 1 200 degrés dans le four. “Chez moi dans la famille, c’est de père en fils, j’avais deux grands-pères souffleurs et mon papa était tailleur sur verre, j’adore mon métier, c’est même une passion” explique Jean-Marc Schild, maître verrier à Meisenthal.

Sept verriers travaillent dans cet atelier. Des étudiants étrangers viennent même y apprendre les richesses de l’artisanat français. Une profession qui commence aussi à se féminiser. Les mentalités commencent à évoluer raconte Marie-Anne Baccichet, qui a quitté le dessin pour devenir souffleur de verre. “Dans les pays scandinaves et aux USA, elles sont très bien accueillies et ça commence à changer un peu en France.

Le rat est-il une poule aux oeufs d’or ?

Dans les jardins du Louvre, à Paris, dans le métro de New-York, dans des hôpitaux chinois, mais aussi dans nos campagnes, les rats prolifèrent. En France, selon les pompiers, ils seraient responsables du tiers des incendies inexpliqués. Sur la planète, ils détruiraient chaque année 15% de la production mondiale de riz, blé et céréales. De quoi nourrir 600 millions d’humains.

En cause, des négligences en matière d’hygiène, mais pas seulement. Depuis quelques années, les raticides anticoagulants fabriqués par les géants de la chimie et utilisés par les «dératiseurs» ne suffiraient plus à éliminer les rats. Car de plus en plus de rongeurs seraient désormais « résistants » à ces raticides anticoagulants.

En France, ces nouveaux «rats résistants» ont déjà été repérés dans 41 des 92 plus grandes villes. Résultat paradoxal : les industriels vendent toujours plus de raticides, mais ces raticides sont de moins en moins efficaces. Allons-nous être envahis par les rats ? Pourquoi les géants de la chimie ne commercialisent-ils pas de nouvelles molécules raticides plus efficaces ?

Partie 1:

Partie 2:
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Fondation Louis Vuitton : La marchandisation de l’art à son paroxysme ?

Le 27 octobre, la Fondation Louis Vuitton doit ouvrir ses portes à Paris. « Sur le papier », elle semble incarner ce que les oligarques du marché de l’art contemporain ont fait de la création artistique : un produit mercantile, spéculatif, spectaculaire, et instrumentalisé.

Gursky Andreas : 99 Cent II Diptychon

Comment « traiter » ses actionnaires dans les colonnes ou sur les plateaux des médias qu’ils possèdent ? L’exercice demeure, pour tout journaliste et directeur de rédaction, délicat. Du Monde au Figaro, les situations l’attestent. Et en l’occurrence, l’examen interroge moins la forme intrinsèque du traitement que les interprétations, sous jacentes, qu’il fait porter sur la marchandisation et la mercantilisation de l’art. Ce, même si la profusion d’élogieux épithètes fait sourire, une fois juxtaposée sur le lien capitalistique de Bernard Arnault avec le titre concerné.

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La France convoite le trésor des fonds souverains

Ce soir [lundi 20 octobre 2014], François Hollande doit recevoir à dîner plusieurs représentants des grands fonds souverains. Une opération séduction importante pour la France, en mal de compétitivité et engluée dans ses déficits publics.

L’Élysée déroule le tapis rouge aux grands investisseurs internationaux. Ce lundi soir, François Hollande doit recevoir à dîner plusieurs représentants des grands fonds souverains, dont Adia, le premier des Émirats arabes unis, et l’un des plus gros au monde, assis sur un trésor de guerre de 626 milliards d’euros, le China Investment Corporation (CIC), ou encore Temasek de Singapour.

Une opération séduction importante pour la France, en mal de compétitivité et engluée dans ses déficits publics.

À eux seuls, les fonds souverains représentent une manne de quelque 4.700 milliards d’euros, issus surtout des ressources pétrolières. L’événement s’inscrit dans la séquence sur l’attractivité et l’inauguration à Paris du siège de l’IIR, un club d’investisseurs internationaux, lancé en 2011 sur une initiative canadienne.
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La revanche des cancres

Ils ne sont pas passés par les grandes écoles, ils ne sont pas non plus diplômés de l’enseignement supérieur… et pourtant, à 25 ans à peine, ils sont déjà chefs d’entreprise.

Jason qui était en échec scolaire, dirige aujourd’hui une société d’aide à la personne et emploie 15 salariés. Après un bac pro, Paul, lui, a lancé une entreprise de lunettes fantaisie. Il est désormais invité dans les écoles de commerce pour donner des conseils aux étudiants.

Microcrédit : 1.000 euros suffisent pour créer une entreprise

Le microcrédit pour changer de vie. Ancien agent immobilier au chômage, Alain Ribaut s’est reconverti. Il est aujourd’hui négociant en vin. Son affaire, il a pu la lancer grâce à un microcrédit délivré par l’Adie, une association qui aide les personnes exclues du marché du travail à lancer leur boîte.

Grâce aux 1 000 euros qu’on lui a prêtés, Alain a pu remettre le pied à l’étrier. Et retrouver confiance. C’est que l’entrepreneur revient de loin. Il y a dix ans, il a tout perdu : faillite de son agence immobilière, chômage, divorce… “Quand vous êtes en liquidation judiciaire, interdit bancaire, que vous n’avez pas droit au chômage, ce n’est pas facile…“, raconte-t-il.

Le coup de pouce de l’Adie a payé : six après le lancement de son activité dans le vin, Alain emploie une vingtaine de commerciaux et vend 200.000 bouteilles par an. A 61 ans, il est de nouveau chef d’entreprise.