Les pionniers de l’urgence

La médecine d’urgence est née sur les champs de bataille. Michel Cymes a choisi de partager le quotidien de médecins militaires des Forces armées en Guyane, héritiers de cette pratique.

Au cœur de la forêt amazonienne, dans des lieux accessibles seulement en pirogue ou en hélicoptère, il apprend le sauvetage au combat. Il se rend également au service des urgences de l’hôpital de Saint-Laurent du Maroni.

Aventures de médecine» évoque par ailleurs les pionniers de la médecine d’urgence. Pour développer les ambulances, la transfusion sanguine ou la réanimation, il a fallu des praticiens audacieux. Dominique Larrey fut le premier médecin militaire à s’émouvoir du sort des soldats laissés sur le champ de bataille. C’est ainsi qu’il inventa les premières ambulances.

Faut-il bannir le sucre de notre alimentation ?

Régimes et cures détox, commerces spécialisés, aujourd’hui, les produits sans sucre font recette. Christophe Touchet est le fondateur de la boulangerie Eugène. Diabétique, il imagine et conçoit avec son chef pâtissier, des produits gourmands avec moitié moins de sucres.

Pour le remplacer, ils utilisent pour leur tarte au chocolat, du maltitol extrait du blé ou du maïs, autre substitut du sirop d’agave ou du sucre de coco. Des nouvelles saveurs qui trompent le palais des plus fins gourmets. “On essaye de compenser le manque de sucre par des épices, des plantes, des choses qui rehaussent et donne un petit truc au produit“, explique Luc Baudin, chef pâtissier chocolatier dans cette boulangerie.

Lorsqu’il est consommé en excès, le sucre peut générer surpoids, caries et aggraver certains diabètes. Durant un an pour son enquête, la journaliste Danièle Gerkens bannit le sucre de son alimentation. Le sucre se cache partout. Elle a écrit un livre où elle détaille son expérience. Aujourd’hui un simple carré de chocolat lui suffi et non plus la tablette entière, un petit plaisir qu’elle a appris à savourer.

Mon docteur casse les prix : Santé discount ou santé au rabais ?

Selon une étude récente, un Français sur quatre ne se soignerait plus, faute de moyens. Pourtant, de nouveaux dentistes low cost proposent des tarifs moins élevés. Idem pour l’ostéopathie, qui n’est pas prise en charge par la Sécurité sociale mais qui voit apparaître une nouvelle génération de spécialistes pratiquant des prix bas.

Comment ces médecins parviennent à baisser leurs tarifs? La qualité des soins est-elle la même? Par ailleurs, certains personnes souhaitent quitter la Sécurité sociale et s’assurer ailleurs.

Haut-Jura : Être sans avoir

Comment peut-on vivre heureux aujourd’hui? Comment peut-on vivre pauvre et heureux aujourd’hui? A 57 ans, Jean-Paul Grospélier n’a qu’un seul regret, c’est d’avoir travaillé 2 ans dans sa vie, « 2 ans de trop, depuis je n’y suis jamais retourné ! »

Ce qui sonne comme une provocation n’est pas une ode à la paresse mais plutôt la profession de foi d’un homme qui pratique « sa décroissance » depuis 35 ans.

Le mode de vie autarcique choisi par Jean-Paul a néanmoins un coût que la plupart d’entre nous ne pourrait supporter: celui de cultiver 600 mètres carrés de potager, celui d’être un cueilleur, un glaneur, un menuisier, un boulanger, un mécanicien, un maçon, quand six mois d’hiver vous déposent parfois deux mètres de neige devant la porte.

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Cargill : La faim justifie les moyens

Nourrir la planète: c’est l’ambition affichée du numéro un du négoce en matières premières alimentaires, l’Américain Cargill. Cette multinationale inconnue du grand public achemine tous les ingrédients de base de notre assiette (viandes, céréales, huiles, etc.) d’un continent à l’autre.

Partie 1:

Son chiffre d’affaires: 121 milliards d’euros, deux fois celui de McDo et de Coca réunis, davantage que le PIB de la Hongrie.

Mais aujourd’hui, le géant Cargill est au centre de nombreuses polémiques: destruction des productions vivrières (et des emplois paysans), pollution, déforestation, réorganisation de la planète en zones de production ultraspécialisées.

En France, aux États-unienne et en Amérique latine, des agriculteurs et des riverains tirent la sonnette d’alarme sur les conséquences négatives de cet agro-business mondialisé.

Enquête sur la multinationale, également soupçonnée de s’être enrichie lors des émeutes de la faim de 2008, en spéculant sur les matières premières qu’elle contrôlait.

Partie 2:
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Placard : Les bannis du boulot

Solitude, dépression, sentiment d’être emprisonné… Et peu de compassion pour ces “bannis du bureau”, vite catalogués comme “fainéants”, “payés à ne rien faire”. le magazine “Complément d’enquête” s’est penché sur un mal bien français: le placard. Aucun chiffre, pas de statistiques, et pourtant les dégâts sont terribles.

L’équipe du magazine a rencontré Charles Simon, payé près de 5.000 euros pendant douze ans par la SNCF, à rester chez lui. Mais ne croyez pas qu’il vive forcément bien cette inactivité forcée. “C’est épuisant de ne rien faire, mais c’est compliqué de se plaindre”, confie-t-il. Il y a aussi Thomas, ancien commercial pris en grippe par son chef et dont les journées sont désormais vides.

Lyon : Des poubelles plus riches que nos assiettes

La ministre de l’Écologie Ségolène Royal et la grande distribution se sont mis d’accord fin août pour renforcer la lutte contre le gaspillage alimentaire. Mais certains redistribuent déjà invendus et déchets.

Inondations : De l’espace pour le fleuve

Résultat des bouleversements climatiques et de l’activité humaine, la fréquence des inondations ne cesse d’augmenter en Europe. Face à cette menace et en l’absence d’une stratégie commune, les États optent pour des solutions variées.

Les Pays-Bas, territoire à haut risque, ont choisi la renaturation: au lieu de renchérir dans l’artificialisation en relevant les digues, on tente de ramener les cours d’eau à leur état initial. Le projet mené sur les rives du Rhin, lui, est plus conventionnel. Du côté français comme du côté allemand, la problématique est la même: comment réparer les erreurs du passé et rendre sa place au fleuve?

À la cueillette aux champignons

Ça commence comme un jeu : un coup de sifflet et Daniel Maurel guide ses chasseurs de champignons dans les sous-bois. Ce mycologue expérimenté parcourt les forêts de France depuis 45 ans. Il peut reconnaître près de 800 espèces de champignons, plus ou moins connus, plus ou moins goûteux.

Bio : Que se cache-t-il derrière l’étiquette ?

Fruits et légumes, épicerie, produits frais, on trouve aujourd’hui tous les produits bio en grande surface ou en magasin spécialisé. Des produits en moyenne 30% plus chers. La feuille verte sur l’emballage garantie partout en Europe la même réglementation: sans pesticide, sans engrais chimique, sans OGM et moins d’antibiotiques en élevage. C’est souvent le logo français AB qui saute aux yeux, mais il signifie la même chose.

Pourtant difficile de connaître parfois l’origine exacte des produits. Lorsqu’elle est française, la production bio n’est pas toujours locale. De même, il existe du mauvais bio. Pour produire du goût, il faut bien choisir ses variétés et prendre le temps quitte à produire moins.

Enfin, les aliments bio sont plus intéressants nutritionnellement parlant que les autres. Le marché des produits bio a presque doublé en cinq ans, mais il représente moins de 3% de l’alimentation.

Du champ à l’assiette : Les nouveaux circuits

Acheter des aliments frais c’est l’espoir de manger plus sainement, de savoir d’où vient ce que l’on consomme et de le payer au juste prix. Et c’est exactement la promesse de nouveaux points de vente qui se multiplient partout en France : ils s’appellent « La Ruche qui dit Oui » ou « O’Tera ».

Leur principe : supprimer les intermédiaires entre producteur et consommateur. Derrière cette belle affiche, comment fonctionnent ces circuits courts ? Peut-on croire aux arguments de qualité et de juste prix mis en avant ? Comment les grandes surfaces ripostent-elles face à cette nouvelle concurrence ?

Que cachent les cuisines des cantines ?

Concevoir des menus équilibrés et savoureux avec un budget très serré, c’est le défi que se lancent chaque jour les cantines scolaires de France pour tenter de satisfaire les 6 millions d’écoliers qui y déjeunent. Pour faire baisser les coûts sans rogner sur la qualité, l’approvisionnement local semble être la solution.

Mais entre les contraintes sanitaires et logistiques, est- ce vraiment possible? D’où viennent les aliments servis à vos enfants? Comment sont-ils préparés? Capital a repris le chemin de la cantine pour y répondre.

“Les routes du miel” : Un livre pour redécouvrir l’abeille

Photographe indépendant depuis 1989, Éric Tourneret est aujourd’hui internationalement reconnu comme le « photographe des abeilles ». Cela fait 10 ans qu’il travaille uniquement sur les abeilles. Depuis qu’en 2004, il a appris que l’espèce était en train de mourir à cause des pesticides. Le photographe a grandi dans la campagne. “Pour moi, un monde sans abeilles, c’était un monde sans vie“, il vit actuellement en Ardèche.

Son enfance près d’Annecy, entre lac et montagne, le sensibilise à la beauté des milieux naturels. À 17 ans, il découvre l’Afrique, le voyage, le désert, et rencontre d’autres cultures. Il est initié à la photographie dans l’univers des studios, où il côtoie des photographes de mode et de publicité, spécialistes de la lumière et de la création visuelle.

En 2004, sensibilisé à la disparition des abeilles par la lutte des apiculteurs français pour l’interdiction des insecticides systémiques, Éric commence un travail de fond sur l’apiculture en s’immergeant dans la vie de la ruche. Exposées à l’Orangerie du Sénat en 2006, ses photographies novatrices sont rassemblées dans un premier ouvrage, Le Peuple des abeilles et font l’objet de nombreuses publications dans la presse internationale.

En 2007, il élargit ses investigations à l’international en une série de reportages sur la relation des hommes aux abeilles, de la cueillette la plus archaïque à l’apiculture industrielle et commerciale, au Népal, au Cameroun, en Russie, en Argentine, au Mexique, en Nouvelle-Zélande, aux USA, en Roumanie… Son travail est édité en 2009 sous le titre Cueilleurs de miel.
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Œufs bio : L’envers de la coquille

Durs, brouillés, au plat ou en omelette, les Français mangent en moyenne 216 œufs par an. Et depuis quelques temps, nous privilégions les œufs bios. Ils coûtent 2 fois plus cher que les œufs standards, pourtant leur consommation augmente de 8% par an.

Il faut dire que la grande distribution s’est emparée du phénomène. Aujourd’hui, 60% des œufs bios sont achetés en supermarché. Alors quelles recettes producteurs et distributeurs ont-ils mises en place pour nous vendre des œufs bios? Ne paye-t-on pas les œufs bios trop chers?

Quelles sont nos garanties d’avoir un œuf 100% bio dans notre assiette et quelles sont les vertus nutritives de ces œufs?

Le danger du cholestérol : Mythe ou réalité ?

Et si le cholestérol était innocent des crimes dont on l’accuse? Si le diabolique cholestérol boucheur d’artères était un mythe? Michel Cymès et Marina Carrère d’Encausse rendent public un débat qui monte en France depuis plusieurs années.

L’idée semble folle et la question inaudible, tant l’idée s’est installée que le cholestérol est un ennemi silencieux et sournois dans l’organisme. En avoir ou pas : on ne sait pas toujours bien pourquoi mais si « on en a », c’est grave. Impossible en France, pour l’instant en tous cas, de remettre en question une science universitaire et médicale, qui n’a pourtant qu’un demi-siècle mais engendre une solide terreur populaire.

Or de plus en plus de voix s’élèvent pour dire que le cholestérol ne serait pas responsable de crises cardiaques et des accidents vasculaires cérébraux ; et que le faire baisser serait même mauvais pour l’organisme.

L’enquête très documentée de Bruno Timsit, lequel parle d’« une réalité toute autre » que ce qu’on imagine, vient démontrer à son tour qu’il serait temps de se pencher sérieusement sur ce “Cold Case affaire classée” de santé publique. Reprendre à zéro le savoir sur une molécule si précieuse pour l’organisme que treize prix Nobel ont passé leur vie à en comprendre le fonctionnement.

Expatriés français : Quelles sont leurs motivations et leurs relations avec la France ?

Selon les estimations, on dénombre entre 1,5 et 2 millions de Français établis à l’étranger, une population en croissance continue depuis plusieurs années. Pourtant, peu d’études sont réalisées auprès de cette cible qui reste assez méconnue. Pour cette raison, Ipsos et la Banque Transatlantique se sont associés pour mener une grande consultation auprès des Français établis hors de France.

Les résultats ont été dévoilés dans le cadre du colloque organisé par Hélène Conway-Mouret, Sénatrice représentant les Français établis hors de France, au Palais du Luxembourg le lundi 5 octobre 2015.

Le travail constitue la première motivation de l’expatriation
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Italie : La Péninsule devient numéro un du vin, devant la France (Màj vidéo)

La production française devrait reculer de 1 % cette année. Plusieurs vignobles ont souffert de la sécheresse et de températures trop élevées.

L’embellie aura été de courte durée. Après avoir retrouvé son rang de premier producteur de vin de la planète l’an dernier, la France va à nouveau devoir se contenter de la deuxième place derrière l’Italie à l’occasion de la campagne 2015-2016. L’Hexagone avait doublé l’Italie lors de la campagne précédente. Une première depuis quatre ans.

Selon les estimations présentées par la Commission européenne, la Péninsule devrait très sensiblement accroître sa production cette année, avec un bond de près de 13% à 50,4 millions d’hectolitres. En fait, c’est un retour à la normale. L’année 2014 avait été exécrable sur le plan météo en Italie. Cela n’a pas été le cas en 2015. La production française devrait en revanche être en retrait de 1%, à 46,4 millions, selon les premières prévisions.

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Qui paie encore l’impôt sur le revenu en France ?

Plusieurs voix politiques proposent que tous les Français paient l’impôt sur le revenu. En France en 2015, moins de la moitié des foyers fiscaux l’auront acquitté. Pourquoi ? Qui sont-ils ? Combien rapportent-t-il encore à l’État ? Le point sur cet impôt vieux de 100 ans.

Le débat sur «l’impôt sur le revenu pour tous» refait surface. L’idée de faire contribuer tous les Français au paiement de l’impôt sur le revenu (IR) n’est pas nouvelle, et partagée à gauche comme à droite. De Jean-Luc Mélenchon à Bruno le Maire, en passant par François Bayrou.

Cette fois-ci, l’amendement que vient de déposer le député (socialiste) Razzy Hammadi – qui vise à mettre en place une «cotisation civique minimum obligatoire» de 30 à 50 euros pour les foyers fiscaux qui ne paient pas d’impôt sur le revenu -, est assorti d’un argument nouveau: «Avec la déclaration d’impôt en ligne qui devient obligatoire, le coût pour prélever cet impôt citoyen ne sera plus un frein à la justice fiscale et sociale», estime le député de Seine-Saint-Denis.

L’impôt sur le revenu est au cœur des débats depuis qu’il a été créé, le 15 juillet 1914. Si le principe de la progressivité reste incontesté, l’impôt sur le revenu représente une part de plus en plus faible dans les recettes fiscales de l’État et touche désormais moins de la moitié des foyers fiscaux français. Une faiblesse qui a d’ailleurs été compensée par la création de la CSG, une sorte de deuxième impôt sur le revenu… mais pas progressif. Qui paie encore l’impôt sur le revenu? Combien rapporte-t-il? Les classes moyennes sont-elles les plus gros contributeurs? Le point.
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Cop 21 : Les grandes entreprises veulent faire entendre leurs voix

Gérard Mestrallet, PDG de Engie, ex GDF-Suez représentera lors de la Cop21 la voix des grandes entreprises invitées à participer à ce débat.

À la question de savoir s’il faut taxer le diesel et les technologies polluantes, le PDG répond “Nous pensons qu’il faut un prix au carbone et que c’est en fonction du niveau d’émission de CO2 qui fait réchauffer la planète qu’il faudrait mettre un prix et taxer le cas échéant“, souligne le PDG d’Engie.

Si la société Engie veut mettre en avant sa conscience verte, certaines ONG rappellent que l’entreprise va inaugurer de nouvelles centrales à charbon au Brésil et en Turquie avec des technologies qui restent polluantes pour l’atmosphère.

Les médecines alternatives sont dans le pré

Aromathérapie, homéopathie, phytothérapie: face à la crise de l’élevage, nombre d’agriculteurs ont décidé de faire évoluer leurs pratiques vers des méthodes alternatives pour gagner en qualité, compétitivité et bien-être animal mais aussi en sérénité.

L’obsession de la chasse aux promotions

Dépenser le moins possible, grappiller quelques centimes. Pour certains comme Laure Hostier, c’est une activité qui vire à l’obsession. Sont-ils malins ou radins?

Cette nouvelle manière de consommer est pour Patrick Avrane, psychanalyste et d’auteur de “Petite psychanalyse de l’argent“, une manière de prendre le contrôle. “Ils ont un sentiment de pouvoir sur les choses, car c’est eux qui savent. C’est eux qui savent utiliser la façon de gagner de l’argent sur les choses. Ils ont l’impression que tous les autres se font berner sauf eux qui savent comment faire et sont à ce moment-là tout puissants“, analyse le psychanalyste.

Air France : Chronique d’un crash annoncé

La scène a fait le tour du monde: le DRH et le directeur général adjoint d’Air France, chemises arrachées, qui tentent de fuir la colère violente des salariés en escaladant un grillage. Une image choc, symbole d’une entreprise qui ne parvient plus à dialoguer. Quelques minutes auparavant, le comité central d’entreprise entérinait la suppression de 2.900 postes, la baisse de fréquences aériennes et la fermeture de plusieurs lignes pour les deux prochaines années.

Depuis plusieurs années maintenant, Air France cherche à gagner en productivité et à faire face à la concurrence de compagnies plus compétitives. Les réformes sont douloureuses et le salariés excédés.

Le dialogue social à Air France est-il dans l’impasse? La compagnie aérienne peut-elle survivre sans réforme? Quelle image la France renvoie-t-elle à ses voisins?

Marketing : Les stratégies secrètes

Noms, prénoms, adresses, âges, mais aussi passions et habitudes de consommation: certaines entreprises récoltent une foule d’informations sur les clients qui achètent, sur Internet ou encore par le biais de leurs cartes de fidélité.

A longueur de transactions, ces sociétés enregistrent, compilent et analysent les données personnelles recueillies de manière à mieux cerner leurs cibles potentielles. Pendant un an, une équipe a enquêté sur les techniques marketing des grands groupes, comme Apple ou Danone, et leurs stratégies commerciales tenues secrètes. Comment imposent-ils leur diktat sur le marché?

Hervé This : La gastronomie moléculaire

Hervé This, physico-chimiste, créateur en 1988 avec le physicien Nicholas Kurti du concept de gastronomie moléculaire, discipline scientifique qui étudie les transformations culinaires, nous présente ce qui pourrait être l’alimentation de demain…

La science des aliments existe depuis longtemps. Que des physiciens et des chimistes se soient intéressés à la cuisine ne nous dit pas si la gastronomie moléculaire est une science ou une technologie. Pour répondre à la question, il faut examiner la terminologie.

La technologie concerne l’objet technique et son perfectionnement. La science s’intéresse au monde, sans référence à la production technique, qu’elle se fasse à l’échelle artisanale ou industrielle. Avec la gastronomie moléculaire, nous sommes clairement dans le dernier cas, pas dans la technologie.

Des biscuits au goûter : Un marché énorme et un dilemme pour les parents

Fondants, croustillants, croquants, les gâteaux au goûter, les Français en consomment plus de 500.000 tonnes par an. Comment sont-ils fabriqués? Qu’est-ce qu’un goûter équilibré?  Direction la Belgique chez le numéro un du biscuit au chocolat.

Avec 100 tonnes de farine, il fabrique plus de cinq millions de biscuits chaque jour, en ajoutant du sucre, de l’huile de colza et de la levure. Le tout va être malaxé pour former la pâte. Une heure plus tard, deux rouleaux à pâtisserie géants vont l’écraser. Découpée, elle est ensuite cuite pendant cinq minutes. Reste la touche finale : le chocolat !

Partons à l’école. À la récréation, chacun a son goûter. Mais vaut-il mieux opter pour une baguette de pain avec des carrés de chocolat ou des biscuits chocolatés ? Selon un nutritionniste, il y a dans les deux cas, autant de matière grasse, autant de sucre et autant de calories. La différence se trouve dans la baguette qui possède moins de sucres ajoutés et elle est bien plus rassasiante.

Malgré tout, le biscuit reste le roi du goûter. Un marché qui pèse deux milliards d’euros par an.

Paris : Une ville sur les rails

Chaque jour, plus de cinq millions de passagers empruntent le métro parisien, soit plus de deux fois la population de la capitale. Ce réseau de transport, qui ressemble à une fourmilière, ne dort jamais. Les conducteurs de la première rame, le matin, prennent le relai des agents de maintenance qui travaillent dans le calme de la nuit.

La fabrication du métro fait vivre près d’une dizaine de sites industriels dans l’Hexagone. Ouvert au public en 1900, cet univers sous-terrain est une pièce majeure du patrimoine français. Son histoire va s’accélérer avec le projet de création du Grand Paris Express, qui va doubler le réseau existant.

Reprise ou re-crise

La reprise est-elle là ou bien vivons-nous une nouvelle crise ? Que disent les chiffres ? Ils sont les baromètres de l’activité économique. Leur évolution est souvent vue comme un signe avant-coureur du redémarrage de l’activité. Que disent-ils aujourd’hui de la reprise française, promise et confirmée par le gouvernement ?

L’Angle Eco – France 2 05/10/2015

L’économie française : Éternelle convalescente

Ceux qui attendaient un verdict tranché, à même, soit de valider la politique économique du gouvernement, soit d’en souligner les limites, en seront pour leurs frais. Au lendemain de la présentation en conseil des ministres du projet de loi de finances 2016, les prévisions de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) dressent un tableau en demi-teinte de l’économie hexagonale pour la fin de l’année.

« Le produit intérieur brut (PIB) français a déçu au deuxième trimestre [avec une croissance nulle, après + 0,7 % au premier trimestre], après un début d’année dynamique. Mais les vents favorables qui existaient il y a trois mois [recul du pétrole, de l’euro et mesures de soutien du gouvernement] sont encore bien présents », a résumé, jeudi 1er octobre, Vladimir Passeron, chef du département de la conjoncture à l’Insee.

Parmi les bonnes nouvelles, la demande des ménages reste bien orientée, souligne l’Institut. Ces derniers « bénéficient de salaires qui augmentent encore, alors que l’inflation reste basse » en raison du repli des cours du pétrole, détaille M. Passeron. Le pouvoir d’achat devrait ainsi augmenter de 1,7 % en 2015. Un record depuis 2007.

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Le “cashback” : Un mode de consommation de plus en plus répandu

Pour faire des économies, certains internautes utilisent le “cashback” (de l’anglais, qui signifie “remise en argent”). Cela permet de faire des achats qui rapportent. Le système est simple. Le consommateur achète via un site qui regroupe plusieurs marques et à chaque commande, ce site lui reverse de l’argent.

Le cashback est un secteur qui revendique aujourd’hui 6 millions de transactions par mois. Il existe une dizaine de sites. Mais attention, cashback peut aussi rimer avec arnaque.

Mieux vaut veiller à bien lire les conditions d’utilisation et privilégier les sites totalement gratuits. Lorsqu’ils sont payants, ce n’est souvent pas rentable. Il faut aussi se méfier des sites aux ristournes très alléchantes. Ils incitent à multiplier les achats.

Sénégal : Le premier vin d’Afrique de l’ouest prend corps à l’ombre des baobabs

C’est un vignoble pas comme les autres qui s’étend sur un hectare à peine: des baobabs veillent sur son raisin jeune qui se gorge de soleil à Nguékhokh, une localité située à environ 60 km au sud-est de Dakar.

Le site a été baptisé “Le Clos des Baobabs” par ses fondateurs, deux Français amoureux du Sénégal. Un peu fous, aussi, d’avoir tenté l’aventure du vin dans un milieu a priori hostile.

Agriculture : Un modèle à bout de souffle

Vendre leur production à un meilleur prix et pouvoir vivre décemment de leur activité: c’est ce que réclament les agriculteurs français depuis le mois de juin. La crise touche gravement plusieurs filières: la filière porcine, frappée par l’embargo russe, la filière bovine et la filière laitière, confrontée à la baisse de la demande et à la fin des quotas laitiers.

Par ailleurs, les agriculteurs accusent les autres acteurs du secteur, et notamment les intermédiaires et les distributeurs, d’avoir fait chuter les prix et de compromettre leur survie. S’ajoute à cela les prix des matières premières, des produits phytosanitaire et du matériel, qui ne cessent d’augmenter et de peser sur son budget, alors que leurs revenus n’augmentent pas, bien au contraire.

Selon le ministère de l’agriculture, près de 25.000 exploitations d’élevage pourraient déposer le bilan. Face à ces difficultés, d’autres agriculteurs tentent d’inventer une autre manière de pratiquer leur métier. Vente directe aux particuliers, agriculture biologique, agro-écologie… de plus en plus de d’exploitants s’écartent des circuits traditionnels. En sept ans, les surfaces cultivées en bio ont plus que doublé en France et dépasseront le million d’hectares d’ici fin 2015.

Le système agricole est-il à bout de souffle? Comment remédier à la colère des agriculteurs? Comment repenser l’agriculture aujourd’hui?

Inondations : L’urbanisation est-elle responsable ?

48 heures après les violentes intempéries qui ont causé la mort de 20 personnes dans le Sud-Est de la France, Yvette Veyret est l’invitée du Grand Soir 3. Pour la géographe spécialiste des risques naturels, ce phénomène n’est pas du tout exceptionnel.

“La Côte d’Azur connaît régulièrement de grandes précipitations qu’on appelle d’ailleurs des épisodes cévenols”, affirme-t-elle avant d’ajouter que “c’est quelque chose de tout à fait récurent”. Cependant, ces phénomènes pourraient devenir de plus en plus fréquents si le réchauffement climatique s’affirme.

Quand il tombe 150mm en deux heures, n’importe quel sol aura du mal à absorber. Néanmoins, la géographe note que “la Côte d’Azur a gagné deux millions de personnes en 50 ans, que l’urbanisation s’est faite tout à fait au hasard avec une pression foncière considérable”.

Aujourd’hui trois mesures sont envisagées : la protection, mettre des digues partout, s’adapter, connaître le danger et savoir qu’elle méthode utiliser, et enfin le repli stratégique, c’est-à-dire déménager.

Énergies marines : La vague de fond

Les énergies marines ambitionnent d’apporter bientôt une contribution significative au mix énergétique français. Avec les deux appels d’offres importants lancés par le gouvernement en 2011 et en 2013 pour l’installation de 5 champs d’éoliennes en mer sur la façade maritime nord-ouest du pays, la France espère combler le retard enregistré dans l’exploitation des énergies marines traditionnelles par rapport à la Grande-Bretagne et au Danemark.

La France compte surtout sur son immense domaine maritime pour jouer un rôle de premier plan dans le développement d’un certain nombre d’énergies marines encore embryonnaires, celles qui se proposent d’utiliser la force des vagues et des courants marins pour produire de l’électricité.

Adoptée le 22 juillet dernier par l’Assemblée nationale après un long débat parlementaire et validée trois semaines plus tard par le Conseil constitutionnel, la loi relative à la transition énergétique pour une croissance verte finalement a été publiée au Journal officiel le 18 août 2015.

En fixant notamment comme objectif à notre économie de porter progressivement à 40 % au cours des 15 prochaines années la part des énergies renouvelables dans la production nationale d’électricité, elle devrait favoriser l’émergence d’une véritable filière industrielle nouvelle, celle des énergies marines, pour laquelle la France est particulièrement bien placée.
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La fin des lunettes ?

Qu’ils soient myopes, presbytes ou astigmates, plus de 40 millions de Français qui souffrent de troubles de la vision portent des lunettes ou des lentilles. Progrès technologiques obligent, cette époque semble révolue et on les rangera peut-être bientôt définitivement dans leur étui. Mais pourra-t-on pour autant corriger tous les défauts ?

Grâce à l’utilisation du laser et des implants, la chirurgie ophtalmique fait aujourd’hui des merveilles et permet de corriger de nombreux troubles de la vue. On dit même qu’il serait possible d’augmenter l’acuité visuelle. Depuis quelques années, des applications sur smartphone permettaient de tester seul sa vue, sans se déplacer chez un ophtalmologue.

Médecins en zone rurale

Deux fois par an, c’est la bourse au stage. 200 internes à affecter dans les différentes disciplines et notamment chez les généralistes. Et pour les inciter à choisir la médecine rurale, ces étudiants pourront bénéficier d’une aide de l’État.

La formation d’un généraliste coûte à l’État environ 100.000 euros. Aujourd’hui en Auvergne, les maisons de santé pluridisciplinaire ont le vent en poupe. Il y en avait une seule en 2010, elles sont désormais 57.