Les sacrifiés des ondes (Màj vidéo)

Addendum du 18/04/2014 : Visite chez Jonathan, premier Français indemnisé pour son électrosensibilité.

Pour la première fois, un homme souffrant d’électrosensibilité s’est vu accorder une aide financière pour sa pathologie par la Maison départementale des personnes handicapées de l’Essonne.

Nous sommes tous “électrosensibles”. Des êtres sensibles aux ondes électromagnétiques traversant notre environnement. Micro-ondes 3G, Wi-fi, téléphones mobiles, réseau électrique…

Intangibles, invisibles, ces ondes électromagnétiques aujourd’hui sont partout et ont envahi notre quotidien. La France compte par exemple 64 millions de téléphones portables. Cette pollution insidieuse provoque une électrocution progressive des organismes humains. Une nouvelle maladie émerge : l’électrohypersensibilité.

Les victimes de ce syndrome sont évaluées de 3 à 6% de la population. Leur nombre est sans doute bien plus élevé, tant ses manifestations peuvent varier. Chaleur dans l’oreille, maux de tête, problème de sommeil, fatigue inexpliquée… Les plus atteintes sont contraintes à s’éloigner des lieux d’exposition, se retrouvant fortement handicapée professionnellement et personnellement.

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France : Les députés valident le changement de statut des animaux

Christophe Marie, porte-parole de la Fondation Brigitte Bardot, réagit sur l’évolution du statut de l’animal (Radio Classique le 16 avril 2014).

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La définition des animaux est passée dans le code civil de «bien meuble» à «être vivant doué de sensibilité». Bien mais pas suffisant selon les associations et des élus écologistes.

Les députés ont reconnu mardi soir aux animaux la qualité symbolique d’«être vivants doués de sensibilité», alors que jusqu’à maintenant le code civil les considère comme «des biens meubles». Cette modification législative fait suite à une pétition lancée il y a près de deux ans par la fondation de protection animale Trente Millions d’amis, et qui a reçu le soutien de plusieurs intellectuels.

Au terme d’un débat long et animé, les députés ont voté un amendement socialiste en ce sens, dans le cadre d’un projet de loi de modernisation et de simplification du droit, texte fourre tout qui traite aussi bien des tribunaux fonciers en Polynésie, des procédures de tutelle ou du droit des obligations et dont l’examen se poursuivra mercredi. Actuellement, le code rural et le code pénal «reconnaissent, explicitement ou implicitement, les animaux comme “des êtres vivants et sensibles”» mais pas le code civil, expliquent les auteurs de l’amendement, au premier chef le député PS des Hautes-Pyrénées Jean Glavany.
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Bernard Maris : La création monétaire pour les nuls

Bernard Maris, l’un des économistes les plus connus en France, chroniqueur sur France Inter, et membre du conseil général de la Banque de France, a tout dévoilé dans un documentaire récent sur “La Dette” produit par Nicolas Ubelmann et Sophie Mitriani. Lorsque l’on lui pose la question “D’où vient l’argent que prêtent les banques?”, sa réponse est claire:

La banque fabrique de l’argent à partir de rien. C’est le métier du banquier. La banque crée ex nihilo de l’argent. Ça c’est quelque chose qui est très difficile à comprendre“.

«L’héritage est redevenu crucial»

Aujourd’hui comme au temps de Balzac, les patrimoines sont concentrés en main de quelques-uns. C’est la thèse de l’économiste français Thomas Piketty.

Thomas Piketty, professeur à l’Ecole d’économie de Paris, n’est pas homme à lancer des pavés dans la mare sans assurer ses arrières: ainsi, dans Le capital au XXI siècle, c’est 300 ans et 20 pays que le professeur a analysés avant de conclure: oui, les inégalités se creusent, et ce sera vrai tant que le taux de rendement du capital dépassera le taux de croissance de la production et du revenu.

Piketty ne se contente pas d’un constat, il propose aussi une solution capable de renverser la tendance sans pour autant couper la tête des riches.

Aujourd’hui comme au temps de Balzac, mieux vaut hériter que travailler, dites-vous en substance. Vraiment?

C’est un peu exagéré ! Mais je fais bel et bien le constat dans ce livre qu’il y a actuellement une tendance lourde à la progression des inégalités, et croyez-moi, je n’ai aucun goût pour les prévisions apocalyptiques.

La société du mérite telle qu’on la conçoit, c’est donc un leurre?

On s’est raconté beaucoup de belles histoires optimistes sur le triomphe du capital humain, sur la méritocratie et l’égalité des chances.

Si ces dernières sont plus vraies aujourd’hui que du temps de Balzac, elles sont en revanche moins vraies que durant les Trente Glorieuses. Pour résumer, un honnête salarié pouvait, durant les Trente Glorieuses, s’acheter une maison grâce au fruit de son travail. Aujourd’hui, ses chances sont quasi nulles, sauf s’il hérite.

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Près de la moitié des locataires ont des difficultés à payer leur loyer

Le budget moyen consacré au loyer ou au remboursement d’emprunt s’élève à 614 euros par mois, selon le baromètre annuel de Sofinco. 63 % des locataires déclarent réduire leurs dépenses de consommation pour faire face.

Manifestation du DAL à Paris, le 12 mars 2011

Le budget logement reste écrasant pour beaucoup de Français. Selon le baromètre annuel de Sofinco, marque du Crédit Agricole Consumer Finance, le budget des Français consacré au loyer ou au remboursement d’emprunt s’élève en moyenne à 614 euros par mois. Il est de 706 euros pour les propriétaires (-86 euros par rapport à 2013) contre 557 euros pour les locataires (+6 euros).
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Frédéric Lordon : « Nous avons une occasion de mettre le système bancaire et financier à terre, il ne faut pas la louper »

« Sortir de l’euro est une opération qui n’a vocation qu’à transformer l’état présent des structures du capitalisme, sans nous faire sortir du capitalisme lui-même. »

« J’envisage la possibilité d’un défaut [de paiement] comme d’un levier, c’est à dire l’instrumentalisation politique du défaut qui conduirait à mettre à terre l’intégralité des systèmes bancaires et financiers. »

France Inter (Le 7/9 du 17/04/2014)

Comment notre ordinateur nous manipule

Tout a commencé avec une géniale invention, celle du cookie. Une simple ligne de code – par exemple MC1:UID = 6daa554691bd4 f9089dc9d92e5cdadf4 – déposée sur votre navigateur par les sites Web que vous visitez, et des publicités ciblées s’affichent sur votre écran.

Appelé ainsi en référence aux biscuits que les restaurants offrent au moment de l’addition, le cookie apparaît dès 1994, l’année où le Web s’ouvre au public. Vingt ans plus tard, il reste le socle de la publicité en ligne, une industrie qui a réalisé en 2013 un chiffre d’affaires mondial de 102 milliards de dollars.

Fiché 108 fois en 3 clics

Les cookies sont gérés par des sociétés spécialisées qui les déposent, les récoltent, les classent, les analysent, les agrègent et les revendent. Ils servent à vous identifier, à vous pister de site en site, à retenir vos mots de passe, à gérer vos paniers d’achat, à déterminer si votre navigation est lente ou rapide, hésitante ou déterminée, systématique ou superficielle…

L’objectif est de vous « profiler », c’est-à-dire de créer des fichiers personnalisés, stockés dans des bases de données. En d’autres termes, de mieux vous connaître afin de vous présenter le bon message publicitaire au bon moment et dans le bon format. Vous pouvez effacer les cookies, mais de nouveaux arriveront dès que vous reprendrez la navigation. Et si vous les bloquez, la plupart des sites ne fonctionneront plus. Certains cookies ont la vie dure : ceux que dépose Amazon aujourd’hui sont conçus pour durer jusqu’en 2037.

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Quand le cuir en veut à notre peau (Rediff.)

Enquête sur le cuir, utilisé pour la confection des chaussures, et sur ses filières de production. En règle générale, les consommateurs ne sont pas informés de la provenance des matières, et plus particulièrement du cuir, qui composent les chaussures qu’ils achètent.

L’analyse de différents cuirs révèle pour certains des quantités importantes de chrome VI, en proportion dangereuse pour la santé. Pour en savoir plus, dix paires de chaussures, choisies parmi les fabricants et les distributeurs les plus représentatifs en France, ont été analysées par un laboratoire pour y rechercher le taux de chrome VI.

France : L’agroalimentaire en berne en 2013

Premier secteur industriel de France, l’agroalimentaire a connu une année 2013 difficile, avec une activité commerciale atone, un recul de l’excédent commercial et une nette aggravation du nombre de défaillances de ses entreprises.

Mais où sont donc passées les forces vives qui animent traditionnellement le secteur agroalimentaire, premier secteur industriel français ? “Nous avons connu une année 2013 extrêmement difficile”, a reconnu le 10 avril, le président de l’Association nationale des industries alimentaires (Ania), Jean-Philippe Girard.

Confrontés à une guerre des prix entre les distributeurs, une consommation des ménages atone et une rentabilité déclinante, le moral des industriels de l’agroalimentaire est clairement en berne.

Si le chiffre d’affaires global du secteur a encore légèrement progressé de 0,6 % en 2013, à 160,5 milliards d’euros (contre +2,2 % en 2012), la production manufacturière a reculé de 2,2 %.
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Gel douche, peaux sensibles s’abstenir (Docu)

En seulement trente ans, le gel douche a remplacé le savon dans les habitudes, et les salles de bains, des Français. Il s’en vend même plus de 500 000 flacons par jour : un marché extrêmement juteux de plus d’un demi-milliard d’euros par an. Mais les consommateurs savent-ils exactement ce qui se cache dans leur précieux fluide qui, à en croire les industriels, lave, hydrate, gomme, tonifie et relaxe ?

Vendu comme du rêve, le gel douche cache bien des pratiques douteuses derrière son abondante mousse. Enquête sur un marché pas très propre, sur fond d’une question essentielle : le retour au savon est-il en définitive l’unique solution ?


Autre source

Auteur : Emeline Ménage, Réalisatrice : Liza Fanjeaux (France 5 – 2014)

(Merci à NOP)

David Bollier : « Les communs nous aident à sortir du carcan de l’économie néolibérale, à travers des alternatives concrètes »

La notion de « biens communs » attire de plus en plus l’attention et l’intérêt des militants et d’autres acteurs du changement social. David Bollier, chercheur indépendant et militant américain, se consacre depuis une douzaine d’années à l’enjeu des biens communs (ou ’communs’), dialoguant aussi bien avec les pionniers du logiciel libre ou des licences Creative Commons qu’avec des groupes de paysannes indiennes ou des représentants de peuples indigènes. Dans un livre qui vient de paraître en France [1], il propose une « brève introduction » aux communs. Entretien.

Enluminures illustrant les travaux des champs au Moyen-Âge. Extraites des Très Riches Heures du duc de Berry (BNF).

Qu’il s’agisse d’écologie, de défense des services publics, de culture, de science ou de technologie, les biens communs – ou, plus simplement, les « communs » – ont pour principal attrait de dessiner une alternative pratique aux logiques de commerce et de contrôle, mettant l’accent sur la coopération et le partage, et redonnant du pouvoir et de l’autonomie aux simples citoyens. D’un autre côté, la notion de « biens communs » est invoquée à propos de choses extrêmement différentes entre elles, depuis la préservation des traditions indigènes jusqu’à Linux et Wikipédia, en passant par la gestion collective des ressources naturelles, les services et infrastructures publics, les coopératives et l’économie solidaire, les jardins partagés et les AMAP… Difficile parfois de trouver un fil conducteur.

Dans son nouvel ouvrage, David Bollier entend expliquer ce qui rapproche les pratiques et les initiatives disparates que l’on regroupe aujourd’hui sous le terme de « communs ». Et en quoi elles dessinent ensemble une alternative pratique au néolibéralisme et au pouvoir sans cesses croissant des grandes entreprises – mais aussi à une partie de la tradition progressiste.

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Trois destins possibles pour l’Europe

Poussée des eurosceptiques confirmée ? Gauche sanctionnée, comme aux municipales ? Président (e) de la Commission européenne vraiment issu (e) du choix des électeurs ? L’élection des députés européens, dimanche 25 mai, apportera son lot de surprises. Notre sort ne sera pas tranché pour autant.

Du sursaut au lent déclin en passant par la résurgence de la crise, La Tribune vous propose trois scénarios sur l’avenir de l’Europe en 2017.

1 – L’effondrement ou le krach italien

LA FICTION – Avril 2017. Sommet de crise à Bruxelles
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Business ethnique : Enquête sur un tabou

Cibler spécifiquement une minorité ethnique pour lui vendre des produits, c’est faire du « marketing ethnique ». Aux États-Unis, c’est courant. Certaines marques, comme le constructeur automobile Ford, vont jusqu’à concevoir des campagnes publicitaires différenciées selon qu’elles s’adressent aux Latinos, aux Afro-américains, ou aux Asiatiques.

En France, les marques sont tentées de s’engouffrer dans la brèche, mais l’interdiction du fichage ethnique, la laïcité républicaine et la montée du Front national font peur.

Alors les annonceurs jouent avec les mots. Ils ciblent les Noirs, mais sans l’assumer; ils font du marketing pour les Musulmans, mais sans prononcer le mot « ramadan »; ils font du « fishing » (de la pêche) ethnique dans la rue, mais discrètement.

Pierre Rabhi : « La joie d’exister ne figure jamais dans un bilan »

Pierre Rabhi publie «Semeur d’espoirs», chez Actes Sud, un long entretien avec Olivier Le Naire au cours duquel les deux hommes ont évoqué la religion, l’amour, la vieillesse, le désarroi des jeunes, le sens de l’Histoire, la non-violence, le travail, l’éducation, le statut de la femme, le mariage homosexuel, la procréation médicalement assistée, le nucléaire, la politique et, bien sûr, l’écologie.

Pierre Rabhi et J.M. Le Clézio à La grande Librairie 10 avril 2014 – France 5

Radio Courtoisie : « La crise qui arrive… pour les nuls »

Dans le Libre Journal de la promesse de Radio Courtoisie, Rémi Fontaine et François-Xavier du Besset recevaient le 9 mars 2014 : Philippe Herlin, chercheur en finance, écrivain, Olivier Delamarche, gérant de Platinium gestion, Pierre Jovanovic, journaliste, essayiste, éditeur, et Hélène Feron-Poloni, avocate au barreau de Paris, pour une émission intitulée : «La crise pour les nuls».

France : La plus importante usine de cigarettes bientôt délocalisée en Pologne

Addendum: “Ces actionnaires sont des vrais requins“, “c’est un coup de massue“, peut-on entendre de la part des salariés. Le projet de fermeture entre dans le cadre d’un plan d’économies de 385 millions d’euros d’ici 2018 pour Imperial Tobacco. La production pourrait être délocalisée en Pologne et en Angleterre

La plus importante usine de cigarettes de France, située à Nantes, qui produit des Gauloises et des Gitanes pour la filiale d’Imperial Tobacco devrait fermer. Sa production sera délocalisée en Pologne. 327 emplois sont en jeu.

Tout un symbole. Le fabricant de cigarettes Seita, filiale du groupe britannique Imperial Tobacco, devrait annoncer son projet de fermer son usine de Nantes, qui emploie 327 salariés, dans le cadre d’un plan de restructuration, révèle Le Figaro ce lundi. L’entreprise a convoqué un comité central d’entreprise extraordinaire pour mardi, selon les informations du quotidien.

La plus importante des deux dernières usines de France

Située à Carquefou, dans la banlieue de Nantes, l’usine est la plus importante des deux derniers sites de production de cigarettes en France. L’année dernière, elle a produit 12,2 milliards de cigarettes blondes : principalement des Gauloises et des Gitanes. Selon les informations du Figaro, la production nantaise sera délocalisée en Pologne, mais une partie pourrait aussi être transférée au Royaume-Uni, sur le site de Nottingham.

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Italie : Sauce tomate, un marché juteux et parfois frauduleux

La traçabilité est devenue une exigence pour les consommateurs, donc une nécessité pour les industriels de l’agroalimentaire. Plusieurs affaires de fraude ont été révélées dans la grande distribution. De la sauce tomate italienne, beaucoup consommée en France, a ainsi fait l’objet de tels dérapages par le passé.

Produits chinois estampillés “made in Italy

Des distributeurs français ont en effet vendu des produits estampillés “made in Italy” alors que les tomates ne venaient pas de “la botte”. Ils affirment aujourd’hui avoir changé de fournisseur.

Dans le port de Naples et dans les entreprises locales arrivent des tonnes de concentré de tomates en provenance de Chine ou des États-Unis, ce qui n’a rien d’illégal, tant qu’il est vendu comme tel. En revanche, la répression des fraudes italienne a saisi en 2005 des fûts de concentré périmé et infesté de moisissures et de vers.

Seine-Maritime : 5 banques victimes d’arnaques “à la Zaïroise”

Près de 240.000€ de préjudice, une dizaine de victimes en France et à l’étranger: deux escrocs aux vrais-faux comptes bancaires ont été interpellés le 24 mars par les policiers de la brigade financière de la Sûreté départementale de Seine-Maritime.

Blooco le Pitchichi, le commanditaire ivoirien, est en prison

L’un des escrocs, surnommé Blooco le Pitchichi, un Ivoirien de 34 ans, est le commanditaire. Le second, Sofiane, 23 ans, domicilié à Déville-lès-Rouen, servait de “mule”. C’est lui qui était chargé d’ouvrir les comptes bancaires sous des noms d’emprunt. Ils sont soupçonnés d’une série d’escroqueries en Seine-Maritime et à Béziers.

La mise au jour de ces “arnaques à la Zaïroise” (on les appelle ainsi en raison du mode opératoire) est le fruit d’une coopération entre les établissements financiers et les services de police de Seine-Maritime, dans le cadre du réseau vigilance.

Les policiers trouvent une faille et l’exploitent

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