À bas le culinairement correct !

Pour réhabiliter une cuisine française fière de ses racines, pourfendre l’imbécillité alimentaire et dégommer les collabos de la sous-bouffe mondialisée, notre camarade Périco a dégainé la fourchette et l’humour. Son dictionnaire impertinent de la gastronomie est dans toutes les bonnes librairies. Extraits.

Périco Légasse – Marianne

Enracinée – Cuisine suspecte

La racine fige et, on le sait bien, tout ce qui est figé incite à l’archaïsme et au conservatisme. Ainsi les plats de terroir sont-ils suspects de favoriser les idées de droite, autant que la cuisine régionale, confinée dans son territoire, incite au rejet de l’autre et au repli sur soi. Il est clair que la bouillabaisse vote Front national, que la choucroute a des relents xénophobes, que la potée auvergnate enclave les esprits et que le cassoulet fleure bon le nationalisme.

Aussi, plus aucun de ces plats, parmi l’immense répertoire des spécialités locales, n’est proposé sur les cartes des restaurants officiellement reconnus d’utilité gastronomique, c’est-à-dire désignés comme tels par les guides ou la critique dominante. Les seuls cas où le phénomène se produit, c’est lorsque ladite préparation est «revisitée», c’est-à-dire lavée de tout soupçon. On pasteurise aussi les esprits.

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Musique : “Tuer Le Bourgeois”

Paroles de la chanson du groupe Île de France

Par la fenêtre de son appartement, on ne peut même pas voir le ciel
Allongé sur son canapé, il consomme à l’écran un destin artificiel
Mais soudain il perd le fil de son égoïsme tranquille
Il rêve de partir à l’aventure, loin du confort qui endort
Doucement, sa conscience lui murmure :
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Du bitume à base de microalgues pour « verdir » les routes

Demain, nous roulerons peut-être sur des routes plus écologiques, recouvertes de bitume végétal. Un enrobé issu non pas du pétrole, comme c’est le cas aujourd’hui, mais de microalgues. C’est du moins la piste explorée par des chercheurs nantais et orléanais, appartenant notamment au CNRS et à l’université de Nantes, en association avec l’entreprise AlgoSource de Saint-Nazaire.


Retrouvez toutes les vidéos sur la WebTv de l’Université de Nantes

Utilisées de longue date dans les cosmétiques ou les compléments alimentaires, les microalgues sont aussi cultivées, depuis peu, comme source de biocarburants. Ces plantes microscopiques, qui prolifèrent dans les océans, les lacs et les rivières, et qui n’ont besoin que d’eau, de soleil et de gaz carbonique pour se multiplier par photosynthèse, ont en effet la particularité de pouvoir accumuler de grandes quantités de lipides ou de sucres, à partir desquels peuvent être produits du biodiesel ou du bioéthanol.

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L’incroyable marché des animaux de compagnie

Près de 61 millions d’animaux de compagnie ont été recensés en France. Un foyer sur deux accueille au moins un compagnon tel qu’un chien, un chat, un furet, un lapin, un chinchilla ou un serpent. Les Français consacrent également un budget important au bien-être de leurs animaux de compagnie.

Le chiffre d’affaires de ce marché fleurissant s’élève à 4 milliards d’euros. Les idées se multiplient pour développer le secteur autour, notamment, de la santé animale, de l’alimentation, de l’hôtellerie ou des pompes funèbres. Rencontre avec des propriétaires d’animaux de compagnie et des professionnels de ce secteur pour décrypter cet essor.

Réalisé par Vincent Guérin

Les médias numériques réduisent les capacités intellectuelles des enfants [Archive]

Manfred Spitzer, psychiatre et spécialiste du cerveau, met en garde les parents et les éducateurs. Le directeur médical de la Clinique psychiatrique universitaire d’Ulm, a déclenché avec son nouveau best-seller «Démence digitalisée, Comment nous perdons nous-mêmes la raison et la faisons perdre à nos enfants» et ses thèses pointues des échos violents dans les médias. Dans son livre, Spitzer étaie, par de nombreux diagnostics neurologiques et de nouvelles connaissances les faits décrits par des spécialistes sérieux des médias, que l’utilisation trop fréquente d’Internet peut rendre bête. Il n’a jamais vilipendé les utilisateurs adolescents et adultes d’Internet.

Dans une interview, il a répondu aux attaques venimeuses de la presse de la manière suivante: «Je n’en fais pas une pathologie, mais je constate: là où il y a des effets, il y a aussi des risques et des effets secondaires.»1 Spitzer ne met pas seulement en garde, il montre aussi ce que les parents, les enseignants et les politiciens peuvent faire pour protéger notre jeunesse.

Ce n’est pas une nouvelle connaissance que la consommation fréquente de la télévision par des enfants en bas âge, des jeux vidéo et des jeux violents pendant des heures, de téléphoner sans arrêt et d’envoyer SMS avec le portable, la publication insouciante de sentiments, de pensées et de photos dans des réseaux sociaux peuvent avoir des effets négatifs sur les pensées, le comportement et les contacts sociaux des enfants et adolescents.
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Pesticides : la contamination alarmante des rivières françaises

Des pesticides sont présents dans près de 9 points de mesure sur 10 des eaux de rivières. Les normes de qualité des eaux souterraines sont respectées à un peu plus de 80 % seulement.

On en retrouve un peu partout, même si c’est souvent à dose relativement faible. En tout cas, à des niveaux qui sont inférieurs aux normes de la directive cadre européenne sur l’eau (DCE). L’état de contamination des cours d’eau et les nappes phréatiques par les pesticides que donne à lire une étude du Commissariat général du développement durable (CGDD) est inquiétant.

Cet organisme qui dépend du ministère de l’Ecologie signale ainsi un taux de présence de ces substances de 89 % sur l’ensemble des 2.706 points de mesure des eaux de surface du territoire métropolitain (56 % outre-mer hors Guyane). On comprend mieux pourquoi le plan de Ecophyto du Grenelle de l’environnement, visant à diminuer de moitié la consommation de pesticides en 2018, a tourné au flop et pourquoi une nouvelle version s’impose.

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“Pourquoi je suis redevenue paysanne”

Perrine Hervé-Gruyer vit comme elle respire, au grand air, les mains dans les champs. Elle vient nous parler d’agriculture et de jardin, de pensée systémique et de permaculture.

Après un parcours de juriste internationale, Perrine Hervé-Gruyer crée, avec son mari Charles, la Ferme biologique du Bec Hellouin (Eure), en 2003. Paysanne, spécialiste de permaculture, Perrine a largement dépassé son objectif premier qui était de nourrir leurs quatre filles avec des produits sains, issus du travail de leurs mains.

Selon elle, chacun de nous a un jardin à cultiver.

Reportage sur ‘AMAP qui diffuse les produits de “La ferme du Bec Hellouin”
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La crise s’aggrave dans les services pétroliers

Schlumberger va supprimer 11.000 postes dans le monde.

La crise qui touche de plein fouet le secteur des services pétroliers monte d’un cran. C’est le message envoyé par Schlumberger lors de la présentation de ses résultats du premiertrimestre, en fin de semaine dernière : le géant franco-américain a annoncé la suppression de 11.000 emplois supplémentaires, qui viendront s’ajouter aux 9.000 suppressions annoncées en janvier. Au total, le groupe va se séparer de 15 % de son effectif global.

 

«  La chute brutale de l’activité, en particulier en Amérique du Nord, veut que nous prenions des mesures additionnelles », a commenté le CEO du groupe, Paal Kibsgaard. «  Nous pensons que le redressement de l’activité de forage aux Etats-Unis prendra du temps. » En outre, ce redressement «  ne permettra pas de revenir aux niveaux précédents, loin de là, ce qui prolongera la période de prix bas », a-t-il poursuivi.

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Ni cours, ni exam, ni stress… Le pari de l’université de Haute-Alsace

L’université va-t-elle faire une place à ceux qui ne veulent pas de l’université ? C’est, en caricaturant un peu, le défi que l’université de Haute-Alsace (UHA) s’apprête à relever. Depuis le 2 février, l’établissement de Mulhouse accueille une dizaine d’étudiants dans un cursus iconoclaste.

Appelée « UHA 4.0 », cette formation fondée exclusivement sur la pédagogie par projet vise à former des développeurs informatiques en trois ans avec la possibilité de décrocher une licence professionnelle.

Mais l’originalité du cursus tient au fait qu’il n’y a ni cours, ni exam et donc ni stress. Vice-président délégué à l’innovation et professeur d’informatique, Pierre-Alain Muller, cheville ouvrière du projet, est parti de deux constats. Le premier : « Dans ce secteur, le marché du travail est en tension, dit-il. D’autant qu’en Suisse, toute proche, il existe 77 000 offres non pourvues. »

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Immigration : Les hommes invisibles

Souvent on ne lui répond même pas. Tout juste si on lui jette un regard. Zahir, 26 ans, originaire du Bangladesh, est l’un de ces vendeurs de fleurs à la sauvette qui écument les terrasses des restaurants des grandes villes.

De l’appartement qu’il partage avec dix compatriotes aux longues soirées pendant lesquelles il essuie des centaines de refus plus ou moins polis, en passant par la boutique où il s’approvisionne clandestinement en roses, des journalistes ont partagé le quotidien de Zahir.

Les jus de fruits industriels sont-ils vraiment des jus ?

Du jus d’orange classique au kiwi du Lot-et-Garonne, en passant par la banane, le litchi ou la mangue, les choix ne manquent pas quand il s’agit de boire des jus ou nectars de fruits. En 2013, les Français en ont d’ailleurs consommés 1,5 milliards de litres.

Beaucoup de marques mettent ainsi en avant leur teneur en fruits, leur apport en vitamines, mais qu’en est-il vraiment?

Caminando : l’école primaire en pleine nature !

En pleine nature, dans le Diois (Drôme), à l’école Caminando, les enfants apprennent à coopérer, à communiquer et à jardiner au même titre qu’à progresser en mathématiques et en français. Ou comment prendre le temps de nourrir tous les talents sans distinction.

Particuliers cherchent nouveaux placements

Et si vous transformiez votre passion pour l’art contemporain ou les vignobles en un placement financier ? C’est le pari de certains particuliers, qui ont préféré investir dans une cave à vin, un cheval de course, une œuvre d’art cotée ou une forêt plutôt que dans la pierre.

Motivées par une passion, ces opérations n’en sont pas moins lucratives. La tendance est aux investissements de cœur… pour peu qu’ils garnissent aussi le porte-feuille. Pourtant, ce type de placement ne s’improvise pas.

La fiscalité de ces biens atypiques est-elle plus avantageuse ? L’achat de pur-sang est souvent une “acquisition passion”, mais les gains de courses peuvent être exonérés d’impôt… et la rentabilité est parfois bien plus intéressante que celle d’un simple investissement immobilier.

Réalisé par Virginie Vilar et Laura Aguirre de Carcer (Envoyé spécial 16/04/2015)

Le monde a produit un volume record de «e-déchets»

Le poids des déchets électriques et électroniques a atteint 41,8 millions de tonnes en 2014, selon un rapport de l’Université des Nations-Unies. Moins d’un sixième a été correctement recyclé.

Il n’y a jamais eu autant de déchets électriques et électroniques produits dans le monde. Selon un rapport de l’Université des Nations-Unies (UNU) publié dimanche, quelque 41,8 millions de tonnes de «e-déchets» ont été générés en 2014, deux millions de plus qu’en 2013. Il y aurait de quoi constituer une chaîne d’appareils mis au rebut sur une distance aller-retour entre Paris et Tokyo.

Les déchets électriques et électroniques sont de toutes sortes. Il s’agit pour une large majorité d’équipements souvent volumineux de cuisine, de salle de bain ou de buanderie, tels que des réfrigérateurs et des lave-linge.

Mais aussi de plus petits appareils, comme des téléphones portables, des calculatrices, des ordinateurs portables ou des imprimantes, qui prolifèrent et pèsent désormais 7% des déchets produits. «Tandis que nous assistons à toujours plus d’innovations technologiques, la durée de vie de nos appareils se réduit, ce qui conduit à une hausse rapide du nombre de ‘e-déchets’», résume l’UNU. Dans trois ans, le seuil de 50 millions de tonnes devrait être franchi, selon cette étude.
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Le Camptier : Un chantier en permaculture

Les terre-pailleux de la Courdémière ont construit de façon participative une magnifique maison de Haute Qualité Enviable (pas chère, belle et efficace), en paille, terre et bien plus, le camptier se renouvelle tous les ans depuis 2011.

Apprentissage et utilisation de techniques traditionnelles : torchis, cloisons isolantes en terre-paille, briques de terre crue (adobe), dalle en béton de terre, enduits terres (et ocres), décorations, récupération (murs en bouteilles, fondations en pneus), électricité autonome.

Monnaies, monnaies, monnaies !

Les pièces qui trainent au fond de nos poches ne sont pas anodines. Depuis plusieurs siècles, les monnaies sont l’un des symboles de souveraineté des États, au même titre que les drapeaux ou les armées. Mais en devenant aussi des objets de spéculation en tant que tel, les monnaies semblent s’être éloignées de leur fonction sociale d’origine : l’échange.

Depuis quelques décennies, des monnaies complémentaires voient donc le jour tout autour du globe. Non pas pour concurrencer les monnaies nationale mais plutôt pour les compléter à un niveau local. Tentant, au passage, de redéfinir l’échange social qu’elles sont censées symboliser.

En janvier 2015, nos chères monnaies – euro, dollar, yen, livre sterling et bien d’autres – ont générées en moyenne 5.300 milliards de dollars de transactions par jour.

Durée de la journée de travail au Moyen-Âge

En matière de durée de la journée de travail, l’idée qui paraît animer les règlements du XIIIe siècle et qui se justifie par des considérations de bon sens, d’humanité et d’intérêt professionnel sainement entendu, est la suivante : il n’est ni juste, ni avantageux de surmener l’ouvrier ; la fixation de la journée de travail ne doit donc pas être abandonnée à l’arbitraire des patrons, mais doit au contraire être réglementée par les statuts de chaque corporation, conformément à l’équité et aux usages

Cette idée admise, il restait à déterminer les limites de la journée de travail. La presque unanimité des statuts en fixe le commencement au lever du soleil ou à l’heure qui suit ce lever. Pour beaucoup de métiers, le signal précis de la reprise du travail était donné par le son de la corne annonçant la fin du guet de nuit. En revanche, le travail ne finissait pas à la même heure pour tous les métiers. Parfois, il ne se terminait qu’à la tombée de la nuit, c’est-à-dire à une heure variable selon les saisons. Parfois, au contraire, le signal de la cessation du travail était donné par la cloche de l’église voisine sonnant complies, ou par le premier crieur du soir comme pour les batteurs d’archal ou les faiseurs de clous. D’autres métiers quittaient l’ouvrage plus tôt encore, à vêpres sonnées : ainsi des boîtiers et des patenôtriers d’os et de corne.

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« J’ai choisi la décroissance »

Frédéric a 45 ans, un métier, une compagne, une maison. Une vie normale en soi, à ceci près qu’il a construit sa maison et que cette dernière n’a pas l’eau courante, ni l’électricité. Frédéric est décroissant, un mode de vie qu’il a choisi parce qu’il refuse le monde de la surconsommation et de relations virtuelles. Témoignage.

J’ai 45 ans et j’habite depuis juillet 2013 dans une maison que j’ai construite moi-même. Je n’ai ni l’eau courante, ni l’électricité. Ma démarche s’inscrit dans la décroissance, ou la “sobriété heureuse“, comme dirait Pierre Rabhi.

Contrairement aux idées reçues, la décroissance n’est pas un concept de bobos ou de hippies. J’ai un métier, je suis bénévole en soins palliatifs et par ailleurs marathonien. Cette décroissance, pour moi, est une manière de vivre simplement. Une façon de privilégier l’être au paraître, les contacts humains aux contacts virtuels et le partage avant tout.

Je n’ai donc pas de télé, pas de frigo, pas d’ordinateur, pas de lave-linge ni de lave-vaisselle. Je me passe très bien de la télé. Le temps que je ne perds pas à la regarder me permet de m’investir dans d’autres activités. Je la trouve abrutissante, débilitante.
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Nanterre (92) : La brigade des stups à la poursuite des trafiquants

Pendant 6 mois, les policiers de la brigade des stupéfiants et de la brigade spécialisée de terrain de Nanterre, en région parisienne, ont accepté d’être suivis. L’occasion de découvrir le quotidien et les méthodes d’investigation de ces unités mythiques de la police nationale.

Filatures, planques, écoutes téléphoniques, démantèlement des filières et des réseaux… Ces spécialistes de la lutte anti-drogue s’attaquent à tous les trafics, du cannabis à l’héroïne, en passant par la cocaïne et le khat, une nouvelle substance venue d’Afrique.

Partie 1:

Partie 2:
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Une prime d’activité pour les moins de 25 ans

Un chèque mensuel pourrait être versé aux moins de 25 ans qui travaillent. Un encouragement en forme de prime avec pour objectif de renforcer l’incitation à travailler. François Hollande veut redonner du pouvoir d’achat aux jeunes travailleurs avec la prime d’activité.

Elle concernerait les moins de 25 ans qui gagnent jusqu’à 1 400 euros net/mois. Un célibataire travaillant à temps plein au Smic pourrait toucher chaque mois 130 euros net de prime d’activité. Un million de jeunes devraient bénéficier de la prime d’activité à partir de l’an prochain.

Les étudiants et les apprentis sont, pour le moment, exclus du dispositif, mais François Hollande envisagerait de les inclure. Le coût estimé de la prime d’activité avoisine le milliard d’euros. Un nouveau dispositif qui s’ajoute à une série d’autres mesures déjà en place, comme les emplois d’avenir et les contrats de génération.

Max Keiser : Contrôle des capitaux en France, crise financière et marché de l’or physique

Max Keiser a interviewé Egon von Greyerz, fondateur de Goldswitzerland.com au sujet des contrôles des capitaux en France, de la crise financière en Europe et aux États-unis, du Quantitative Easing, et du marché de l’or.

La bactérie tueuse d’oliviers inquiète

Après avoir ravagé des milliers d’oliviers en Italie, la bactérie Xylella Fastidiosa est arrivée en France, en provenance d’Amérique centrale.

Une bactérie repérée au marché de Rungis qui inquiète les autorités car elle pourrait s’en prendre aux plantations françaises.

Traité transatlantique : Mythes et réalités sur les tribunaux d’arbitrage privés

C’est sans conteste le meilleur argument des opposants au traité transatlantique Tafta/TTIP, qui organisent samedi 18 avril une mobilisation mondiale contre la négociation en cours entre les États-Unis et l’Union européenne : l’intégration au futur accord de l’ISDS, un mécanisme d’arbitrage privé qui menacerait de détruire toutes les règlementations environnementales, sociales ou sanitaires dans le seul but de préserver les profits des multinationales.

Au cœur d’une intense bataille diplomatique et politique au sein de l’UE depuis plusieurs mois, l’investor-state dispute settlement (mécanisme de règlement des différends investisseurs-États) s’attire toutes les critiques : on le tient responsable d’avoir permis à Philip Morris d’empêcher la mise en place du paquet neutre de cigarette en Australie, à Veolia d’avoir contesté la mise en place d’un salaire minimal en Égypte, à Lone Pine d’avoir attaqué l’interdiction du gaz de schiste au Québec et même à Vattenfall de s’opposer à la sortie du nucléaire en Allemagne.

C’est à dire de remettre en cause sur le terrain judiciaire des décisions démocratiques prises par les gouvernements selon la volonté des peuples. De purs mensonges, selon les défenseurs de l’ISDS, qui dénoncent une entreprise de désinformation sur un mécanisme indispensable dans un contexte de mondialisation.

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Cinéma : Le cousin Jules

Commencé en 1967, terminé en 1973 et présenté à Berlin en 2013, le documentaire de Dominique Benicheti autour d’une famille de forgerons sort enfin en salle et se contemple comme un Van Gogh ou un Millet.

Un voyage dans un passé pas si lointain. Dans un film lent et grave, Dominique Benicheti, disparu en 2011, prend le temps de regarder les êtres et les paysages. Le Cousin Jules, titre de son premier long-métrage, met en scène un parent éloigné du côté de sa mère.

Jules est né en 1891 dans un village isolé de Bourgogne. L’octogénaire est forgeron comme son père et son grand-père avant lui. Chaque jour, sabots aux pieds, il martèle le fer pendant que sa femme, Félicie, épluche les pommes de terre. Tous deux cultivent tranquillement leur jardin.

Respectueux, le réalisateur les a observés pendant cinq ans, à partir de 1967. Le couple vit de peu, une camionnette lui livre le minimum. Les jours se succèdent au fil des saisons, selon le même rituel. Quasiment sans paroles, ce long-métrage a tout d’un grand documentaire.

(Merci à Stormisbrewing)

Ces retraités qui font le choix de reprendre le travail

Secrétariat, gardiennage, petits travaux : 500.000 retraités ont fait le choix de reprendre une activité cette année, soit quatre fois plus qu’il y a six ans. La motivation ? Le désir d’être utile, l’envie de changement ou le besoin d’argent. Des sexagénaires se lancent même dans la création d’entreprises.

A table ! Voyage dans nos habitudes alimentaires

Depuis le 19 novembre 2010, le repas gastronomique français est classé au patrimoine de l’humanité par l’Unesco. Jusque-là, les «bonnes bouffes» entre amis, les repas de famille, les déjeuners de travail ou d’affaires nous semblaient banals, voire triviaux.

Avec cette distinction, ils deviennent un élément de notre patrimoine culturel, aussi importants à transmettre, sauvegarder et entretenir qu’une cathédrale.

Pollution de l’air : Qui nous intoxique ?

Chaque année, en France, environ 42.000 personnes meurent prématurément de maladies causées par la pollution aux particules fines. Projetées dans l’atmosphère par les véhicules équipés d’un moteur diesel, ces microparticules appelées PM10 et le dioxyde d’azote sont responsables de la mauvaise qualité de l’air dans les agglomérations.

En 2012, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a reconnu que ces particules étaient cancérigènes. Pour mesurer l’impact de la pollution sur la vie quotidienne des habitants, la journaliste s’est notamment rendu dans la vallée de l’Arve, au pied du Mont-Blanc. La forte activité industrielle, et l’intense trafic de poids lourds asphyxient cette région de la Haute-Savoie.

Partie 1:

Partie 2: Lire la suite

Or noir, la grande histoire du pétrole

Matthieu Auzanneau est journaliste, chargé de la prospective au Shift Project, auteur du blog “Oil Man”. Il répond à nos questions à propos de son ouvrage “Or Noir, la grande histoire du pétrole” (Éditions La Découverte).

- Le rapport sur la menace irakienne, utilisé par l’administration Bush pour justifier l’invasion de l’Irak en 2003, vient d’être déclassifié. Quels sont les éléments qui laissent à penser que cette guerre était liée au pétrole pour Washington et Londres ?
– Pourquoi écrire une “histoire du pétrole” ? De quelle manière cette énergie a-t-elle transformé nos sociétés ?
– Les bouleversements engendrés par la raréfaction des ressources du pétrole risquent d’être considérables. Selon vous, les acteurs étatiques et économiques mondiaux se préparent-ils de manière suffisante à cette transition ?
– Dans ces conditions, peut-on imaginer que les pétroles dits non conventionnels constituent un relais au pétrole conventionnel ?

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Travail au noir

D’après une étude de 2012, un Français sur trois pratiquerait, occasionnellement, le travail au noir. Ce que confirment les chiffres du travail illégal en constante hausse depuis huit ans. Chaque année, environ vingt milliards d’euros échapperaient à l’État, soit environ deux fois le déficit de la sécurité sociale.

Cyril Denvers et Marie-France Barrier sont partis à la rencontre de ceux qui luttent contre et de ceux qui «vivent» du travail au noir. Valérie par exemple, restauratrice dans l’Ouest de la France, revendique ne pas déclarer trois employés et déclare trafiquer le chiffre d’affaires de son entreprise.

Réalisé par Cyril Denvers et Marie-France Barrier (France5 14/04/2015)

Entre miel et terre

Ils avaient vingt ans. Ils voulaient “vivre autrement”, vivre loin de la folie des hommes, vivre en harmonie avec la nature. Pour cela, Sam, Manu, Florent et Thimothée avaient choisi l’apiculture. Dix ans plus tard, ils sont apiculteurs. Dix ans plus tard, ils composent avec les contraintes économiques, familiales, font face à la mortalité toujours plus grande des abeilles, et, déjà, sans le savoir, inventent une nouvelle ruralité…

Afrique : Le plan Borloo à 200 milliards d’euros pour électrifier le continent (Màj vidéo)

Addendum du 17/04/2015 – Le nouveau projet de Jean-Louis Borloo “l’Africain”

“Si on ne réalise pas ce plan Marshall ce ne sera plus de l’immigration vers l’Europe ce sera de la submersion. Naturellement la jeunesse d’Afrique ira vers la lumière. Ce grand projet est partagé par nos frères d’Afrique, nos frère arabes.”

France : Le plus beau pays du monde (Opus 2)

Frédéric Fougea, en observateur et conteur des petites histoires du monde vivant, poursuit son voyage itinérant à travers l’Hexagone et rencontre les hommes et les femmes qui vivent au contact de la nature.

Le voyage commence avec la naissance, dans le Jura, d’un bébé faon qui cherche l’équilibre sur ses pattes puis s’élance vers sa mère, prêt à commencer une nouvelle vie. Non loin de là, un chasseur légendaire est de retour après sa disparition au cours XXe siècle : le lynx. Tandis que, de son côté, plus petit mais tout aussi discret, l’écureuil s’applique à enterrer des milliers de glands pour l’hiver.

Après les cimes de la forêt jurassienne, plongée dans les fonds sous-marins de la Bretagne, avec le dauphin ambassadeur, ainsi dénommé pour avoir quitté ses congénères et être allé à la rencontre des hommes. Puis retour dans les airs, où 50.000 grues venues de l’Europe du Nord passeront l’hiver à Arjuzanx en Aquitaine, sur les restes d’une ancienne mine de lignite, un spectacle époustouflant.

Des moments de grâce
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Le transhumanisme, ce nouvel eugénisme ?

Le transhumanisme apparaît de façon récurrente dans l’actualité : neurosciences, intelligence artificielle, robotique, séquençage de l’ADN, autant d’ « avancées » qui sont les parties émergées de l’iceberg. Gènéthique se penche sur les fondements de ce courant qui prend de plus en plus de place dans notre vie quotidienne et semble être une résurgence de la pensée eugéniste. Deux philosophes, respectivement spécialistes de ces courants, livrent leurs réflexions sur les convergences entre eugénisme et transhumanisme.

Gènéthique : Pouvez-vous donner, chacun selon votre spécialité, une définition de l’eugénisme et du transhumanisme en rappelant les sources historiques et philosophiques de ces courants ?

D. Moyse : Historiquement, l’eugénisme est né sous l’impulsion de Francis Galton, le cousin de Darwin, au XIX ème, et son projet était « d’améliorer l’homme ». On voit donc aussitôt que l’eugénisme est, dans une certaine mesure, la forme initiale de l’intention d’ « augmenter l’homme » ! L’eugénisme s’est déployé sous deux formes, dites « positive » et « négative ». La première relevait de l’intention de produire les hommes les « meilleurs », par croisement des « spécimens humains » eux-mêmes supposés dotés d’aptitudes excellentes. La forme négative se manifestant de son côté par l’élimination des « moins bons », par le moyen de la stérilisation notamment.
Il convient d’insister sur le fait que l’eugénisme n’est nullement réductible à ses exactions ostensiblement criminelles, et qu’il ne fut pas du tout l’apanage des régimes politiques totalitaires, en particulier fascistes.