Le Charme discret de la pauvreté

À contre-courant de la société de consommation, certains ont fait le choix de la simplicité. Promouvant un mode de vie frugal, les tenants de la pauvreté volontaire entendent valoriser d’autres richesses : le respect de l’environnement, la solidarité et l’épanouissement sans cesse menacés par l’inflation des besoins.

“L’extase de Saint François” : Le Caravage

« Vive la pauvreté ! », titrait avec insolence le journal La Décroissance en septembre 2004. Faudrait-il donc se réjouir de ce que certains ne puissent subvenir à leurs besoins, souffrent de la faim et du froid et soient mis au ban de la société ? Non. Derrière un mot d’ordre provocateur, c’est un projet de vie révolutionnaire que défendent ici les objecteurs de croissance en promouvant non pas la misère mais une pauvreté choisie. Contre l’hyperconsommation et le culte de la croissance économique qui valorisent l’avoir au détriment de l’être, ils en appellent à la simplicité volontaire pour parvenir à un plus grand épanouissement personnel mais aussi pour mieux respecter l’environnement et les hommes.

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A saisir ! Esclaves européens en solde

Ils viennent trimer sur les chantiers, dans les transports ou les abattoirs, pour 3 à 6 € l’heure, au mépris de toutes les règles de sécurité. Et le plus légalement du monde. Car ces travailleurs “low cost” sont tous européens.

Augusto de Azevedo Monteiro voulait gagner sa vie. Il l’a perdue. Maçon détaché en France par EYP, une boîte portugaise,
cet ouvrier usinait sur l’air très en vogue de la sous-traitance à bas coût

dans la gadoue d’un chantier de Spie Batignolles, à Villeneuve-la-Garenne. Le 6 décembre, il est mort écrasé par une dalle qu’un coffrage hâtif à force de cadences infernales n’a pas su contenir.

Enfant d’Esposende, ville voisine de Braga irriguée par la crise et ses misérables affluents, Augusto de Azevedo Monteiro avait 35 ans, une famille et plus un euro rouillé en poche. Les 565 € brut de son dernier Smic flambés, ses allocations chômage taries, il avait opté pour une mission en France.

« Notre pays agonise et nous constituons une main-d’œuvre bon marché, confie une salariée francophone d’EYP. On sait que Spie fait appel à nous parce que nous coûtons moins que nos concurrents français. »

Législation : Le cas des ordres illégaux

Lorsqu’un ordre donné à un agent public a pour effet de commettre une infraction, l’agent se retrouve in fine seul juge de ses actes dont il doit personnellement rendre compte. Il ne peut pas se dégager de sa responsabilité devant les conséquences des actes exécutés en objectant qu’il avait « seulement » obéi aux ordres.

Puis-je refuser de commettre un ordre illégal ?

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Dominique Venner : “Histoire et traditions des Européens : 30.000 ans d’identité” (MàJ Radio Courtoisie)

Radio Courtoisie 27/05/2013 Libre Journal d’Henri de Lesquen, invité Jean-Yves Le Gallou pour un hommage à Dominique Venner :

Plus d’émissions téléchargeables (Radio Courtoisie) ici

A mettre en correspondance avec la grille de programmes

Le 21 mars 2002, Dominique Venner était invité par Anne Brassié sur Radio Courtoisie, à propos de son livre: “Histoire et traditions des Européens : 30.000 ans d’identité”, ouvrage de fond qui interroge les sources et la destinée de la civilisation européenne en partant d’Homère.

« Mon “optimisme”, comme vous dites, n’est pas béat. Je n’appartiens pas à une paroisse où l’on croit que tout finit par s’arranger. Je vois parfaitement tout ce qui est noir dans notre époque. Je pressens, cependant, que les puissances qui pèsent négativement sur le sort des Européens seront sapées par les chocs historiques à venir. Pour parvenir à un authentique réveil, il faudra encore que les Européens puissent reconquérir leur conscience indigène et la longue mémoire dont ils ont été dépossédés. Les épreuves qui viennent nous y aideront en nous affranchissant de ce qui nous a pollué en profondeur. C’est la tâche téméraire à laquelle je me suis voué. Elle a peu de précédents et n’est en rien politique. Au-delà de ma personne mortelle, j’ai la certitude que les brandons allumés ne s’éteindront pas. Je m’en rapporte pour cela à nos poèmes fondateurs. Ils sont le dépôt de toutes nos valeurs. Mais ils constituent une pensée en partie perdue. Nous avons donc entrepris de la réinventer et de la projeter sur le futur comme un mythe créateur. »

(Merci à jadoremonpseudo)

Un bébé en kit, ça coûte combien ?

Doron, un entrepreneur Israélien high tech, a lancé une nouvelle offre de service: la production de grossesse.

- La grossesse se fait en Inde (c’est moins cher).
- Le matériau génétique est sélectionné  par les clients via une interface web.
- Le sperme et les ovules s’achètent en ligne.
- Les embryons fabriqués sont congelés et expédiés par avion en Inde.
- Ils seront implantés dans l’utérus de mères porteuses locales (Inde).
- Les clients se présentent à la fin des 9 mois de grossesse pour récupérer leur bébé.
-  Il suffit d’une carte de crédit pour acheter bébé.

Note du producteur du film :

Il m’a fallu 3 ans pour concevoir ce film. Au fur et à mesure de son avancement j’ai compris que très peu de gens comprennent que les bébés sont en train de devenir un bien de consommation et qu’à ce titre, la mondialisation de l’économie, avait un profond impact sur cette industrie naissante.

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Dominium mundi : L’Empire du management

Après “La fabrique de l’homme occidental” et “L’ÉNA, miroir d’une nation”, le cinéaste Gérald Caillat et l’anthropologue Pierre Legendre signent un nouvel essai documentaire ambitieux autour de la mondialisation en lui restituant sa profondeur historique et en faisant émerger les grandes questions muettes qu’elle véhicule.

Un management qui s’impose comme le joyau de l’Occident industriel et communicateur. Désormais appliqué au business, le mot est devenu une doctrine, une propagande, la boîte à idées de la nouvelle mondialisation.

Le management est un “empire mou”, c’est sa force, avec des airs de “dictature sans dictateur” dont les mots d’ordre forgés par l’Occident (“organiser, coordonner, commander, contrôler“) se sont emparés de la planète entière. Ce monde que le christianisme avait rêvé de conquérir, le voici entièrement soumis aux dogmes de l’efficacité gestionnaire et à ses liturgies – la communication et le spectacle.


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L’économie expliquée en 2 minutes et 15 secondes.

Robert Bernard Reich, une pointure de l’économie américaine, nous explique en un peu plus de 2 minutes comment la dérégulation de l’économie nous emmène vers la crise.

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L’économie expliquée en 2 minutes et 15 secondes. par CptAnderson

L’Argent Dette III – “Évolution au-delà de l’Argent”

Ce film d’animation, réalisé par Paul Grignon, offre un bilan succinct des sujets essentiels traités dans les deux premiers films de la série “L’Argent Dette”. Nous recommandons à nos lecteurs de regarder L’Argent Dette & L’Argent Dette II : Promesses Chimériques avant de visionner ce dernier opus de la trilogie.

NB: Il existe une version courte (1h05) de cette vidéo disponible en cliquant ici.

Toxicité des OGM : Une étude choc relance le débat (Màj)

Addendum du 22/02/2013: L’étude de Gilles-Eric Séralini, qui dénonçait l’empoisonnement collectif par les OGM a été validée.

Dans une interview exclusive à paraître dans le magazine Rebelle-Santé du 23 février, Paul Deheuvels, membre de l’Académie des sciences et Directeur du Laboratoire de Statistique Théorique et Appliquée de l’Université de Paris VI, confirme la validité scientifique de l’étude sur les OGM dirigée par Gilles-Eric Séralini et dénonce les fonctionnements internes de l’Académie des Sciences.

L’académicien, après avoir eu récemment accès aux données brutes de l’étude polémique sur les OGM de Gilles-Eric Séralini, confirme son sérieux scientifique. «Je puis confirmer l’existence de différences statistiquement significatives pour d’autres données d’observation que les comptages».

Professeur à l’université Pierre et Marie Curie, le statisticien évoque « les pressions et conflits d’intérêts qui peuvent guider les décisions de l’Académie », notamment sur des sujets où les enjeux commerciaux ou industriels sont importants.

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La préférence immigrée

Encore un vieil héritage de la gauche, et elle y tient ! C’est Lionel Jospin qui avait fait voter la création de l’aide médicale d’Etat (AME) pour couvrir les soins médicaux des étrangers sans papiers résidant sur notre territoire. Cette générosité coûta 138 millions d’euros en 2000. L’année dernière, l’addition s’élevait à 633 millions – l’équivalent du « bouclier fiscal ».

Actualité et Société, la chronique de François d’Orcival, de l’Académie des sciences morales et politiques

633 millions supportés par les contribuables pour la bonne santé des clandestins.

La droite qui n’avait pas remis en cause le dispositif tentait alors d’enrayer une charge qui menaçait d’atteindre le milliard. Elle adoptait de nouvelles règles prévoyant le versement d’un droit de 30 euros (par an !) par bénéficiaire, un agrément préalable pour les soins de plus de 15 000 euros et la réforme de la tarification des soins.

A peine arrivée aux affaires, la gauche fait adopter comme on le sait 7 milliards d’impôts nouveaux et, dans ce même paquet, elle rétablit l’AME dans sa version d’origine ! Les Français qui travaillent sont mis à contribution mais les clandestins sont exonérés, même des 30 euros…

L’UMP crie au fou. Le président du groupe parlementaire, Christian Jacob, présente une proposition de loi reprenant les règles adoptées sous la majorité précédente. Examinée en commission au début du mois, elle vient en séance le 11 octobre. Un débat d’une agressivité peu banale. Ainsi quand le rapporteur du texte, Dominique Tian (UMP, Marseille)

considère comme inacceptable le fait qu’un travailleur français, sans mutuelle, payant ses cotisations sociales, ait « une moins bonne couverture qu’un étranger en situation irrégulière »

(la Sécu ne prend en charge que 70% des dépenses de soins, au régime général), il se fait dire par son contradicteur socialiste, Christophe Sirugue, que

ses propositions sont « accusatoires, stigmatisantes et inutiles »…

Quand le même rapporteur ose dire que l’AME est un « formidable aspirateur aux touristes médicaux », l’écologiste Véronique Massonneau trépigne : « La santé publique est en jeu ! » Et lorsque le député de droite évoque les filières permettant à des femmes étrangères d’avoir accès à la procréation médicale assistée (6 000 euros), c’est l’explosion : « Scandaleux ! Populiste ! Electoraliste ! » ;

Mme Buffet, l’élue communiste, scande : « Régularisez ! Régularisez ! » On est dans la préférence immigrée.

Canal Académie

EXCLUSIVITÉ Fortune : Brzezinski et le réveil politique mondial

Extrait d’une conférence de Zbigniew Kazimierz Brzezinski, donnée fin septembre ou début octobre 2012 en Pologne. Brzezinski fut conseiller à la sécurité nationale du Président des États-Unis, Jimmy Carter, de 1977 à 1981.

« Une domination mondiale des États-Unis n’est plus possible. »

(Traduction et sous-titrage: Fortune)

France: ces élites qui refusent de voir la réalité en face

Accusée d’être restée la tête dans le sable au début de la crise, la France vient d’être dégradée par Moody’s et devient ainsi le patient le plus préoccupant de l’Europe. Mais l’élite politique parisienne persiste à fermer les yeux, affirme un écrivain berlinois dans les colonnes du quotidien conservateur Die Welt.

Marko Martin

ENA – Promotion Voltaire – 1980.

(…) En attendant, au vu de la compétitivité constamment en berne et de la dette publique astronomique de la France (qui se monte désormais à 90% de son PIB), une question se pose :

avons-nous ici affaire à un aveuglement naïf généralisé – ou à ce qui est peut-être la dernière victoire à la Pyrrhus d’un art bien français qui consiste à créer des écrans de fumée ?

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Nouveau : Les 2.000 vidéos de Fortune en un clic

Retrouvez toutes les archives vidéos diffusées sur Fortune depuis 3 ans.

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Cliquer sur l’image pour accéder aux 2.000 vidéos.

La Vie moderne

Fils de paysans, Raymond Depardon a fui la ruralité montagneuse pour la ville et revient rendre hommage à une vie qu’il juge moderne. Des regards, des gestes, des silences bien souvent plus éloquents que la parole. Ce qui frappe, c’est le hors-champ. La relation qu’a noué le réalisateur avec son sujet saute aux yeux et même si on ne voit jamais (ou si peu) le réalisateur à l’écran, c’est bien elle qui est au coeur du film. Il en ressort des moments touchants de vérité sur le mode de vie des paysans assortie d’une démonstration de cinéma. Aller vers le réel, sans fioritures et mise en scène, tel est le vrai sens de ‘La Vie moderne’.

Bande annonce.

http://www.dailymotion.com/video/x6uuol

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Manger tue : On nous fait avaler n’importe quoi ! (Rediff.)

De 1990 à 2008, le nombre de nouveaux cas de cancers et de maladies cardiovasculaires a progressé quatre fois plus vite que le changement démographique. Pour le diabète, cette progression est cinq fois plus rapide que le changement démographique sur la période 2000 à 2008. Certes, la mortalité baisse, ce qui montre que le système de soins fonctionne bien, mais c’est insuffisant, car la morbidité, c’est-à-dire le nombre de cas de maladies, continue, lui, d’augmenter.

Argent sale, le poison de la finance

Dans une économie globalisée où la finance est reine, le crime organisé dispose de multiples canaux pour blanchir l’argent sale de ses trafics. Qu’il provienne de la drogue, de la contrefaçon ou de la prostitution, l’argent de ses trafics prospère, atteignant des sommes colossales : pas loin de 700 milliards de dollars ! Tirant elles aussi partie de la mondialisation, les organisations criminelles n’hésitent plus à injecter des milliards dans l’économie légale partout sur la planète.

Une enquête édifiante signée Nicolas Glimois.

http://www.dailymotion.com/video/xthph3

« Nous parlons d’une menace pour l’humanité. Un poids économique si grand qu’une question se pose : où cela va-t-il nous mener ? » s’alarme Antonio Maria Costa, ancien directeur de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime.

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Paysage sans paysans: Les paysans, moteur de l’histoire ?

Il fait tellement partie du paysage qu’on ne le voit plus. Il faut au moins une sécheresse, une inondation, une alerte gouvernementale, une décision européenne, un salon de l’agriculture, les prix des céréales qui flambent pour nous nous rappeler l’existence du paysan.

Par Paul-Henri Moinet

La Pac, qui fête cette année ses 50 ans, n’échappe à cette injuste loi du silence politique et de l’indifférence citoyenne. Stéphane Le Foll, nouveau ministre de l’Agriculture, a beau nous expliquer que la réforme de la Pac reposera sur un modèle agronomique qui valorisera la diversité des agricultures, Pascal Canfin, ministre du Développement, a beau nous assurer qu’il veut développer le concept d’agriculture écologique intensive, on peine à les entendre.

Comme s’il fallait être paysan pour s’intéresser au mode paysan. Économiquement puissant, le monde paysan est démographiquement marginal, culturellement dominé, politiquement prudent, socialement peu visible.

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Dire adieu au mythe de la croissance illimitée

La croissance est-elle en train de parvenir à son terme ? Question hérétique ! C’est pourtant celle que pose Robert J. Gordon (Northwestern University) dans un texte provocateur (“Is U.S. Economic Growth Over ? Faltering Innovation Confronts the Six Headwinds”, NBER Working Paper no 18315, www.nber.org).

William Blake – “L’échelle de Jacob”

L’idée d’une croissance illimitée est une hypothèse infondée. Pendant la plus grande partie de l’histoire humaine, la production par tête n’a quasiment pas augmenté. La seule croissance enregistrée résultait de l’augmentation de la population.

Au milieu du XVIIIe siècle, quelque chose a commencé à changer. La production par tête dans les économies les plus productives de la planète – le Royaume-Uni jusqu’aux environs de 1900, les Etats-Unis ensuite – s’est mise à accélérer, jusqu’à atteindre un pic au cours des deux décennies et demie qui suivirent la seconde guerre mondiale.

Puis, elle a de nouveau ralenti, malgré un bref sursaut entre 1996 et 2004. En 2011, selon le groupe de recherche Conference Board, la production américaine par heure a été inférieure d’un tiers à ce qu’elle aurait été si la tendance constatée entre 1950 et 1972 s’était maintenue.

Le professeur Gordon affirme que la croissance de la productivité pourrait continuer à décélérer au cours du siècle prochain, jusqu’à atteindre des niveaux négligeables. Selon lui, en effet, la croissance est portée par la découverte puis l’exploitation de “technologies à usage général” qui transforment profondément l’existence humaine.

Electricité, moteur à combustion interne, adduction d’eau potable domestique et tout-à-l’égout, radio et téléphone, produits chimiques et pétrole ont conduit à l’explosion de la productivité au milieu du XXe siècle. Elles ont permis la deuxième révolution industrielle. La première, entre 1750 et 1850, a débuté au Royaume-Uni, avec la vapeur et le chemin de fer.

Depuis une cinquantaine d’années, nous vivons la troisième révolution, celle de l’information, dont les principales technologies sont l’ordinateur, le semi-conducteur et l’Internet.

INNOVATIONS ADÉQUATES

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Rothschild, la politique et les affaires

Après son ouvrage sur la banque Lazard, la journaliste Martine Orange s’est attelée à refaire l’histoire de son concurrent direct, l’empire Rothschild. Une banque dont l’histoire est indissociable des aléas de la vie politique française, et qui s’est patiemment reconstruite, armée de sa seule volonté de revanche et de son nom.

The House of the Rothschild – 1934 – 20th Century Pictures

La banque Rothschild aurait pu disparaître au début des années 1980, à la faveur de la vague de nationalisations. Pendant un temps, ses héritiers se voient même interdire d’utiliser leur nom, leur marque de fabrique, pour reconstruire leur société familiale.

De par leur présence et leur influence au sein des réseaux politiques et d’affaires, les héritiers Rothschild ont tout reconstruit, brique après brique, comptant des soutiens indéfectibles en certains hommes politiques ou dirigeants d’entreprise.

(…) Sans concessions et après un travail de fin limier, la journaliste ne fait l’impasse sur aucune anecdote, poignée de mains, défection, ententes entre amis, trahisons, ou luttes de pouvoirs intestines.

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Testament politique de Maurice Allais

Il y a deux ans, disparaissait Maurice Allais à l’âge respectable de 99 ans. Le 5 décembre 2009, le journal Marianne avait publié son testament politique, rédigé sous forme d’une Lettre aux Français.

Maurice Allais part aux États-Unis dès sa sortie (major X31) de Polytechnique en 1933 pour étudier in situ la Grande Dépression qui a suivi la Crise de 1929. Ironie de l’histoire, il a ainsi pu réaliser une sorte de “jonction” entre les deux Crises majeures du siècle. Son analyse, percutante et dérangeante, n’a malheureusement pas été entendue faute de relais.

Fervent libéral, économiquement comme politiquement, il s’est férocement élevé contre le néo-conservatisme des années 1980, arguant que le libéralisme ne se confondait pas avec une sortie de “toujours moins d’État, toujours plus d’inégalités”. On se souviendra de sa dénonciation du “libre-échangiste mondialiste, idéologie aussi funeste qu’erronée” et de la “chienlit mondialiste laissez-fairiste”. Il aimait à se définir comme un “libéral socialiste”.

Il a passé les dernières années de sa vie à promouvoir une autre Europe, bien loin de ce qu’il appelait “l’organisation de Bruxelles”, estimant que la construction européenne avait pervertie avec l’entrée de la Grande-Bretagne puis avec l’élargissement à l’Europe de l’Est.
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Le point de vue que j’exprime est celui d’un théoricien à la fois libéral et socialiste. Les deux notions sont indissociables dans mon esprit, car leur opposition m’apparaît fausse, artificielle. L’idéal socialiste consiste à s’intéresser à l’équité de la redistribution des richesses, tandis que les libéraux véritables se préoccupent de l’efficacité de la production de cette même richesse. Ils constituent à mes yeux deux aspects complémentaires d’une même doctrine. Et c’est précisément à ce titre de libéral que je m’autorise à critiquer les positions répétées des grandes instances internationales en faveur d’un libre-échangisme appliqué aveuglément.

Le fondement de la crise : l’organisation du commerce mondial
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Noire Finance

Une enquête magistrale au cœur d’un capitalisme financier que plus personne ne maîtrise, et qui a plongé le monde dans de graves turbulences.

Dans le premier volet, les auteurs remontent au fameux jeudi noir d’octobre 1929 à Wall Street, pour montrer comment une crise boursière se transforme en crise bancaire, qui elle-même se développe en crise économique mondiale. Des “barons voleurs” d’hier aux golden boys des années Tapie, des accords de Bretton Woods à la création de l’euro, il retrace ensuite les différentes étapes qui ont conduit à la libéralisation des flux financiers.

Le second volet montre comment, à travers l’éclatement de la bulle immobilière et la crise des subprimes des années 2000, le “piège à pauvres” s’est refermé. Il décortique les rouages de la “machine à dette” et expose avec clarté les logiques boursières qui ont mené à la crise mondiale actuelle.

Dénonçant l’impunité des “banksters” et leur emprise sur la classe politique occidentale (aux États-Unis, on parle même d’un “gouvernement Goldman Sachs”), les réalisateurs concluent leur enquête sur un chiffre éloquent : les principaux dirigeants financiers mondiaux totalisent 95 milliards de dollars de salaire alors qu’ils ont accumulé 1 000 milliards de perte…

Partie 1 : La Grande Pompe à “phynances”

Partie 2 : Le Bal des Vautours (déjà diffusé sur Fortune sous le nom : L’oligarchie financière)

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Marx et les crises

Marx considérait que les crises sont l’expression des contradictions 
internes au capitalisme, et qu’elles doivent conduire à son effondrement. Mais il a laissé sa théorie des crises inachevée. 
Dans quelle mesure peut-il donc éclairer la crise d’aujourd’hui ?

« Un spectre hante l’Europe – le spectre du communisme. » Ainsi commence le Manifeste du parti communiste. Curieuse formule ! Ne faut-il pas être mort pour revenir à l’état spectral, fantomatique ? À la manière de Jean Baudrillard, faut-il penser un retour spectral du communisme ? Ou ce revenant est-il enterré, un pieu enfoncé dans le cœur ? Dans Spectres de Marx, Jacques Derrida fait de Karl Marx lui-même un perpétuel revenant. Après sa mort, sa pensée est revenue hanter l’Europe et l’Amérique à la fin du XIXe siècle, lors de la grande dépression, et encore dans les premières années après la Première Guerre mondiale ; elle est revenue en force au cours des années 1930, pendant la grande crise. Il y aurait donc un lien entre les grandes crises qui, elles aussi, sont des « revenants », et les retours de Marx. Ce n’est pas si simple.

À la fin des années 1960, le spectre de Marx revient nous visiter, pas seulement dans les rues de Paris et dans les campus du monde entier. Or le monde est en expansion, dans la phase active des trente glorieuses. Marx hante les esprits et pourtant « même les tables ne tournent pas », comme il l’analysait. Le capitalisme triomphe un siècle après ses prédictions apocalyptiques : mieux, il produit un énorme accroissement de richesses dont jouissent aussi les masses populaires, la société de consommation explose, les inégalités ont régressé, « l’armée de réserve industrielle » (Marx nomme ainsi les chômeurs) a disparu ainsi que les crises périodiques avec leur cortège de misère, de chômage. À l’époque, de doctes et pourtant jeunes experts en marxisme se posaient sérieusement la question de la paupérisation en Europe, aux États-Unis, l’une des grandes prédictions de Marx. Était-elle absolue, alors que les PIB croissaient à des taux records, ou seulement relative, alors que la hausse des revenus des salariés n’avait jamais été aussi forte, que les inégalités régressaient ?

Chômage, paupérisation 
et inégalités

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Goldman Sachs : La banque qui dirige le monde (M-à-j vidéo)

La banque américaine Goldman Sachs est au coeur de toutes les crises financières depuis 2008: crise des subprimes, crise grecque, crise de l’euro. Son pouvoir est immense et elle l’exerce dans le plus grand secret.

Immersion au coeur de LA banque liée à de nombreux scandales pour comprendre ce passé douteux. Des témoignages de premier plan aident aussi à expliquer comment elle est, malgré les crises, encore plus puissante qu’avant. (RTS.ch – 8 juillet 2012 – Réalisation Jérôme Fritel)

Partie 1/2 (45 min)

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Perspectives sur notre société : réflexions d’Ivan Illich et Hannah Arendt

Ivan Illich est une personnalité sans doute assez peu connue, mais dont la pensée est importante pour comprendre les crises d’aujourd’hui. Prêtre de l’Église catholique, il est aussi un penseur du XXème siècle. À travers ses écrits, il propose une critique radicale de notre société à partir des années 1960. Il développa ainsi la notion de “contre-productivité”, élément important de ces réflexions, qui aujourd’hui encore semble être d’actualité.

Pour commencer simplement, nous pouvons reprendre un exemple que proposait Ivan Illich. Il s’agit de la vitesse d’une bicyclette et d’une voiture. Une voiture se déplace naturellement plus vite qu’une bicyclette si nous ne prenons en compte que le temps de trajet. Cependant, sur le modèle du coût total en économie, Illich propose un « temps total ». La voiture est un moyen de transport, mais comme chacun le perçoit, et de plus en plus d’ailleurs, c’est aussi un gouffre financier. Or, pour gagner de l’argent, nous passons du temps à travailler. Ce temps passer à gagner l’argent nécessaire au bon fonctionnement de la voiture peut être alors inclus dans un temps total. Et le temps total est alors très largement supérieur au temps de trajet seul. La bicyclette au contraire ne demande que peu de frais – que ce soit l’entretien du vélo ou la nourriture du cycliste – ce qui fait que le temps total n’est que peu supérieur au temps de trajet. L’un dans l’autre, une voiture et une bicyclette mettent approximativement le même temps total pour faire un trajet, d’après les calculs d’Illich. Il pourrait être intéressant de refaire le calcul à notre époque. En effet, les prix de l’énergie s’envole ces dernières années ; et s’ajoute maintenant le coût des conséquences sur l’environnement la voiture – qui est bien supporté in fine par le contribuable et le consommateur. La conclusion n’en serait alors que plus saillante.

Une voiture n’avance pas plus vite qu’un vélo.

À partir de cet exemple, nous arrivons à une des idées principales d’Illich qui est la contre-productivité. Arrivé à un seuil critique, les systèmes finissent par être contre-productifs. Les moyens de communication détruisent l’information, les moyens de transports font perdre du temps, le système de santé aliène et tue. Et pour reprendre une phrase d’Illich : “Les écoles sont des usines à chômeurs”.

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Bankster, le jackpot de l’économie criminelle

Finis les costumes rayés et les braquages. La délinquance en col blanc minimise les risques, mutualise les pertes et maximise les profits. La forme la plus moderne et la plus rémunératrice de truanderie.

Les Prime Banks anglo-saxonnes sont-elles devenues la forme la plus achevée de la grande criminalité organisée ?

La question, un brin loufoque voire franchement polémique de prime abord, l’est nettement moins si l’on examine attentivement le comportement des premières au cours des 15 dernières années.

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Sauvons Kokopelli

Par Sylvie Simon

Le geste auguste du semeur appartient-il définitivement au passé ?

Cela fait plus de dix ans que l’Association Kokopelli est victime de la mafia semencière et des tracasseries émanant des « tutelles » du Ministère de l’Agriculture. Elle fait peur aux pouvoirs en place non parce qu’elle vend des graines de tomates ou autres légumes, mais parce qu’elle prône l’autonomie, le jardinage familial, la véritable agro écologie, la production autonome de semences, la résistance des paysans du Tiers-Monde. Elle commet sans cesse des crimes de lèse-majesté contre l’agriculture chimique, mortifère et cancérigène, et le contrôle des peuples par les multinationales de l’agrochimie et de la semence avec la complicité des dirigeants des nations qui ne sont que des pantins dans les mains de ces prédateurs.

Comme je l’ai déjà signalé à maintes reprises, en France, les semenciers libres subissent continuellement des atteintes à la liberté par les visites réitérées des agents de la Répression des Fraudes, qui, sans doute sans le savoir, sont les collaborateurs des « saigneurs de la Terre », dénoncés en 1997 par Camille Guillou. Ainsi, depuis le début de l’année 2004, l’association Kokopelli, qui œuvre dans le sens de la directive de la Communauté Européenne portant sur la conservation de la biodiversité in situ, est harcelée par les agents de la Répression parce qu’une grande partie des semences de plantes potagères qu’elle distribue sont des semences de variétés anciennes, non-inscrites dans le catalogue officiel, ce qui est actuellement considéré comme un crime d’État.
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Qu’est-ce que le capitalisme ?

Alors que le capitalisme semble régner sans partage sur tous les recoins de la planète, les historiens débattent comme rarement sur sa genèse. Depuis que des chercheurs ont entrepris de réviser de fond en comble l’histoire économique des contrées non européennes, c’est une nouvelle histoire du capitalisme qui se profile.

Les travaux d’histoire globale ont remis sur le tapis la question des origines du capitalisme en montrant que nombre de ses ingrédients constitutifs peuvent être repérés bien avant le XVIe siècle, tant en Europe qu’en Asie, qu’il s’agisse de l’existence de marchés développés, du système de crédit, de contrats salariaux, de l’impérialisme (1)… Ce courant de recherche prolonge en ce sens la vision de Fernand Braudel, pour lequel le capitalisme se définit comme un ensemble de pratiques présentes dans de multiples sociétés, à de multiples époques (2).

D’une manière qui semble contre-intuitive aujourd’hui, tant on a pris l’habitude, bien à tort, d’assimiler le capitalisme à l’économie de marché, l’historien français définit le premier en l’opposant à la seconde. Alors que l’économie de marché renvoie à des échanges de proximité intervenant dans des marchés réglementés et transparents, comme ceux des foires de Champagne au Moyen Âge, pour Braudel, le capitalisme consiste à contourner les règles de la concurrence pour dégager des profits exceptionnels. Le capitalisme est alors la recherche de positions de monopole, obtenues notamment en allongeant le circuit commercial jusqu’à le rendre opaque. Il trouve ainsi sa meilleure incarnation dans le commerce au long cours, pratiqué tout autant par les marchands vénitiens que par les diasporas juives, arabes ou indiennes qui, dès le Ier millénaire, font transiter des marchandises de la Méditerranée à l’océan Indien, de la mer Noire à la Chine.

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(EXCLUSIVITÉ Fortune) Gerald Celente : “Le gang financier et politique est impuissant à éviter l’effondrement”

Gerald Celente, directeur du Trends Research Institute, est l’un des analystes et prévisionnistes économiques les plus reconnus mondialement depuis des années. Il est interrogé par Eric King, fondateur du site KingWorldNews.

Entretien réalisé le 06 juillet 2012

“Les gens vont devenir les vassaux des banquiers mais ils se plaisent à toujours appeler cela liberté et démocratie. C’est une prise de contrôle.”

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(Version française réalisée par fortune.fdesouche.com. Reproduction autorisée sous réserve de nous citer.)

KingWorldNews (anglais)

Audio original de l’entretien et présentation de Gerald Celente (anglais)

(EXCLUSIVITÉ Fortune) États-Unis : Peter Schiff prévoit un effondrement pire qu’en 2008

Peter Schiff est un économiste américain, président de Euro Pacific Capital Inc et proche de Ron Paul. Selon lui, l’économie américaine se dirige droit vers un krach économique qui fera passer celui de 2008 pour une paisible balade. Il ajoute que les plans de relance peuvent repousser l’échéance à plus tard mais que les effets de l’effondrement n’en seront que plus graves. (Yahoo Finance – 17 juillet 2012)

“A la suite de la crise financière de 2008, le gouvernement est venu à la rescousse en imprimant beaucoup de dollars, en renflouant les banques, en soutenant le marché immobilier, en augmentant la dette de plusieurs billions de dollars pour qu’on puisse acheter des choses qu’on n’avait pas les moyens de s’offrir. Tout ce qu’on a fait, c’est repousser l’échéance.”

“Oui, un krach va se produire, que ce soit en 2013, 2014 ou un peu plus tard, difficile à dire avec certitude, je ne peux pas dire quand ça arrivera mais je peux affirmer que ça arrivera.”

(Version française de cette vidéo réalisée par fortune.fdesouche.com. Reproduction autorisée sous réserve de nous citer en source.)

A voir en complément, cette étonnante vidéo dans laquelle Schiff, face à des journalistes et des experts ironiques voire hilares, annonce dès août 2006 la future crise des subprimes :

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On ne peut plus tricher avec la nature (Rediff.)

Entre les deux guerres, on préconise 20 à 30 kilos d’azote à l’hectare. On ne viole pas les sols. Les rendements augmentent de façon spectaculaire. Et puis la loi du commerce augmentant, on est passé à 50, puis 100, et maintenant on en est à 248 kilos d’azote à l’hectare , c’est du délire.

Claude Bourguignon est docteur es-sciences, directeur du Laboratoire d’Analyse Microbiologique des sols (analyse sur le terrain et au laboratoire, sur le plan chimique et biologique des sols agricoles afin d’aider les agriculteurs dans leur gestion sol en France, en Europe, en Amérique et en Afrique), ingénieur agronome (INA PG), membre de la Société d’Écologie, membre de la Société Américaine de Microbiologie, enseignant à la première Chaire Française de Pédologie et de Microbiologie du sol (Beaujeu), auteur du livre : “Le sol, la terre et les champs” (Ed. La Manufacture/Sang de la Terre. 1989.), expert du sol auprès de la CEE. Le passage constant du terrain au laboratoire, de la politique au fondamental, lui permet d’avoir une approche globale du sol.

En tant que spécialiste de la vie des sols, pouvez-vous estimer le pourcentage des sols de France atteints par la pollution (et dans quelle proportion) ?

Claude Bourguignon : 10% des sols sont pollués par des métaux lourds. 60% sont frappés d’érosion. 90% ont une activité biologique trop faible et en particulier un taux de champignons trop bas. Idem dans le monde. De plus le phénomène de fatigue des sols (chute de rendements) se fait sentir en maraîchage et en culture betteravière.

Qu’est-ce que c’est pour vous, un sol ?

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  C. Bourguignon : Le sol est une matière vivante complexe, plus complexe encore que l’eau ou l’atmosphère qui sont des milieux relativement simples. Vous savez, le sol est un milieu minoritaire sur notre planète : il n’a que 30 centimètres d’épaisseur en moyenne. C’est le seul milieu qui provienne de la fusion du monde minéral des roches-mères et du monde organique de la surface – les humus. Je vais être obligé d’être un peu technique pour vous expliquer…

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Abeilles : le massacre autorisé

Comment les abeilles sont sacrifiées et, avec elles, notre alimentation et l’ensemble de l’écosystème, pour servir les intérêts des multinationales agrochimiques.

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Pour signer la pétition demandant l’interdiction des pesticides néonicotinoïdes, cliquez ici.

Pollinis

(Merci à Boreas)

Du poison dans l’eau du robinet (rediff.)

Sans le savoir, des millions de Français boivent une eau trop chargée en aluminium, nitrates, pesticides, médicaments et en radioactivité. Dans certains cas, l’eau est même non-conforme aux normes de précautions sanitaires.

Alors l’eau du robinet est-elle vraiment potable ? Réponse avec le documentaire ” Du poison dans l’eau du robinet ” de Sophie Le Gall.

L’Argent Dette 2 : Promesses Chimériques (Rediff.)

Renflouements, plans de relance, dettes empilées sur d’autres dettes. Quand tout cela prendra-t-il fin ?

Comment sommes-nous arrivés à une situation où il n’y a jamais eu autant de richesse matérielle ni de productivité, et où pourtant tout le monde est endetté auprès des banquiers ?

Et voilà que soudain les banquiers n’ont plus d’argent et que nous, les contribuables, devons les renflouer en nous endettant encore d’avantage !

L’Argent Dette II (LAD2) explore l’arithmétique déroutante, frauduleuse et destructrice du système monétaire qui nous tient en otages par une dette constamment grandissante…

… et envisage des systèmes novateurs d’avenir.

(Merci à Christopher Johnson)

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La communauté ou le cauchemar du système

Par Zentropa

L’atomisation sociétale, l’anomie sociale, la guerre de tous contre tous et l’extrême individualisation égoïsto-nombriliste des existences contemporaines ne sont pas des « dommages collatéraux » de la société capitalisto-marchande, les symptômes de maux superficiels qui pourraient être guéris par des « ajustements » du système, ce sont tout au contraire le substrat, la matière première et le carburant du monde libéral.

L’oligarchie financiaro-mercantile ne peut en effet régner que sur un conglomérat d’individus séparés, isolés, concurrents les uns des autres en tous domaines (emploi, sexualité, sentimentalité, consommation, représentations symboliques…) et n’ayant pas d’autre horizon que la poursuite de leurs intérêts particuliers et la satisfaction de leurs désirs matériels. C’est pour cela que la bourgeoisie financière, avec l’appui actif et empressé des idiots utiles de la gauche « libérale/ libertaire », n’a jamais eu de cesse que de faire disparaître toutes les entités collectives et les corps intermédiaires qui séparaient encore l’individu du Marché (corporations, syndicats, églises, familles, nations…).

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Civilisation matérielle, économie et capitalisme, de Fernand Braudel

Publié en 1979, en trois tomes de plus de 500 pages chacun, l’oeuvre-phare de Fernand Braudel (1902-1985) constitue encore une référence en matière de sciences sociales et de sciences économiques. Dans la lignée de l’école des Annales, [elle] se présente comme une histoire du monde, du XVème au XVIIIème siècle, qui privilégie les aspects économiques et sociaux plutôt que les événements politiques et militaires.

Il s’agit beaucoup plus que d’un récit, il s’agissait à l’époque de proposer à la fois un renouvellement des sciences sociales sous l’égide de l’histoire et contre le structuralisme, il s’agit encore aujourd’hui, même si certains passages sont considérés comme ayant “mal vieillis ”, d’une explication des fondements mêmes du capitalisme et à travers lui, du monde moderne. L’auteur y défend l’idée que l’échelle du monde est toujours nécessaire même pour comprendre les éléments les plus localisés de l’histoire. Très loin d’oeuvres très médiatisées sur “le choc des civilisations ”, ces trois livres montrent les ressorts d’une mondialisation toujours en marche, faite d’interpénétrations constantes entre civilisations. Rédigé durant vingt ans, commencé en 1952 sous l’impulsion de Lucien Febvre, immense démonstration appuyé sur plus de 4.500 notes et une masse imposante de statistiques, de cartes et de graphiques, sans compter une bibliographie abondante, l’auteur effectue une démonstration d’ensemble.

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Le troisième volume, Le temps du monde, reprend, dans sa chronologie, l’histoire économique du monde. Non de l’univers tout entier, mais de ces seules zones très minoritaires qui vivent selon “le temps du monde ”, le regard tourné vers les échanges internationaux – toutes zones de civilisations denses, à la richesse ancienne. L’auteur distingue en gros deux blocs : l’Europe d’un côté, l’Extrême-orient de l’autre, qui lie Inde, Chine, Islam en un puissant réseau, longtemps à égalité avec l’Europe. L’histoire de ces quatre siècles est précisément celui de la rupture progressive de cet équilibre ancien. Il a été bouleversé, recréé à partir des hauts lieux du capitalisme qui ont successivement pris la tête de l’Europe : Venise au XVème siècle, puis Gênes, Amsterdam, Londres, jusqu’à la révolution anglaise du XIXème siècle, qui a scellé l’inégalité du monde. L’auteur interroge souvent sur les lumières du passé qui peuvent expliquer l’évolution actuelle du capitalisme.

Cet ouvrage majeur du XXème siècle, qui se situe dans la nécessité de comprendre globalement l’histoire, indique combien les conflits économiques débouchent souvent non sur un bouleversement de principes de fonctionnement, une fois une certaine dynamique lancée sur le long terme, mais sur un perpétuel changement des rôles des différentes puissances en lice. La résurgence, que l’auteur n’avait pas prévue, dans des conditions qui en altèrent beaucoup le contenu, du capitalisme, de contrées où beaucoup croyaient qu’il avait disparu, est là pour en témoigner.

Lire l’intégralité de l’article sur Le Conflit

Silence on vaccine

De nos jours, l’enfant nord-américain reçoit environ 48 doses de 14 vaccins différents avant l’âge de six ans, soit le double du nombre prescrit 25 ans auparavant.

Des recherches en cours semblent indiquer que la vaccination serait directement responsable de désordres immunitaires ou neurologiques chez certaines personnes prédisposées génétiquement ou neurologiquement à mal réagir aux composantes des vaccins. Autisme, sclérose en plaque, syndrome de Guillain-Barré, myofasciite à macrophages, encéphalites, paralysies, neuropathies et autres; la liste des maladies répertoriées indique bien la gravité de la situation.

Lina B. Moreco trace un portrait inquiétant de cette problématique qui touche l’ensemble de la société. Tourné au Québec, en France et aux États-Unis, son documentaire souligne l’ampleur du phénomène. Outre les victimes, les familles et les citoyens, des chercheurs de haut niveau donnent leur avis sur la question et aident à démythifier les processus complexes régissant les effets secondaires de la vaccination.

Silence, on vaccine met en lumière la nécessité de soutenir des recherches pour mieux comprendre les effets à long terme des vaccins et ainsi mieux protéger la minorité à risque. Ce documentaire profondément humain soulève une question aussi fondamentale que troublante : combien de personnes peut-on accepter de sacrifier dans le silence au nom du bien commun?

Dépossession : La mise à mort du travail (Rediff.)

Dans un monde où l’économie n’est plus au service de l’homme mais l’homme au service de l’économie, les objectifs de productivité et les méthodes de management poussent les salariés jusqu’au bout de leurs limites. Jamais maladies, accidents du travail, souffrances physiques et psychologiques n’ont atteint un tel niveau.

Des histoires d’hommes et de femmes chez les psychologues ou les médecins du travail, à l’Inspection du Travail ou au conseil des prud’hommes qui nous révèlent combien il est urgent de repenser l’organisation du travail. Ce documentaire a obtenu le prix Alberts Londres en 2010.

Partie 1:


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Indigné ! Et après ?

Nous vivons dans un système qui pense pouvoir agrandir ses richesses sans fin en niant les limites matérielles et humaines. Devons-nous continuer à croître indéfiniment ou rechercher une stabilité ? Nous voilà dans l’impasse: une dette impossible à combler, le mur des ressources qui approche, des politiques dont l’unique objectif est de relancer la croissance et la compétitivité. Alors que faire ?

(Merci à alex1737)