Pierre-Joseph Proudhon sur le crédit

Ces lignes, extraites de l’Idée générale de la Révolution au dix-neuvième siècle, déjà cité, ont 160 ans :


Pierre-Joseph Proudhon

« De toutes les forces économiques, la plus vitale, dans une société que les révolutions ont créée pour l’industrie, c’est le crédit. La bourgeoisie propriétaire, industrielle, marchande, le sait bien : tous ses efforts depuis 89, sous la Constituante, la Législative, la Convention, le Directoire, l’Empire, la Restauration, la monarchie de Juillet, n’ont tendu, au fond, qu’à ces deux choses, le crédit et la paix. Que n’a-t-elle pas fait pour se rallier l’intraitable Louis XVI ? Que n’a-t-elle pas pardonné à Louis-Philippe ? — Le paysan le sait aussi : de toute la politique il ne comprend, comme le bourgeois, que ces deux choses : la diminution de l’usure et de l’impôt.

Quant à la classe ouvrière, si merveilleusement douée pour le progrès, telle est l’ignorance où elle a été entretenue sur la cause réelle de ses souffrances, que c’est à peine si, depuis février, elle commence à bégayer le mot de crédit et à voir dans ce principe la plus grande des forces révolutionnaires. En fait de crédit, l’ouvrier ne connaît que deux choses : la taille du boulanger et le Mont-de-piété.

Le crédit est à une nation vouée au travail ce que la circulation du sang est à l’animal, l’organe de la nutrition, la vie même. Il ne peut s’interrompre que le corps social ne soit en péril. S’il est une institution qui, après l’abrogation des droits féodaux et le nivellement des classes, se recommandât avant toute autre aux législateurs, assurément c’était le crédit. Eh bien ! aucune de nos déclarations de droits, si pompeuses ; aucune de nos constitutions, si prolixes sur la distinction des pouvoirs et les combinaisons électorales, n’en a parlé.

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Une poignée de compagnies contrôle l’industrie alimentaire

Les centaines de marques que nous retrouvons sur les tablettes des supermarchés nous donnent l’impression que notre argent va à un nombre aussi grand de compagnies différentes. Or, ça n’est pas le cas: une grande majorité de ces marques appartiennent à une poignée de compagnies. Le graphique suivant donne un aperçu d’où notre argent va réellement.

(Cliquer ici pour une version pleine résolution)

Pourquoi cette convergence est-elle néfaste? Cette question est légitime: en quoi le fait que ces marques soient contrôlées par si peu de compagnies est-il une mauvaise chose? N’est-ce pas simplement le résultat fonctionnel de notre système économique?

En fait, nous croyons que cette convergence est néfaste pour diverses raisons, à plusieurs niveaux qui sont tous plus ou moins inter-reliés. En voici cinq:

1 – Ces compagnies sont si grosses qu’elles ont un pouvoir politique dangereux

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Emmanuel Todd et le Printemps arabe : Candide au pays des merveilles

En 2007, Emmanuel Todd publiait « Le rendez-vous des civilisations » en collaboration avec le démographe Youssef Courbage. Ce livre se voulait une réponse au « Choc des civilisations » de Samuel Huntington. L’ouvrage reprenait une analyse récurrente chez Emmanuel Todd, qui consiste à expliquer les évolutions politiques d’un pays en fonction de son schéma démographique.

« Le rendez-vous des civilisations » s’intéressait donc particulièrement au monde musulman. Si les auteurs notaient une très forte disparité entre les différents pays, leurs conclusions sur les pays du Maghreb étaient sans appel : en croisant les indices de fécondité, le taux d’alphabétisation (notamment des femmes) et l’évolution des structures familiales, l’on nous expliquait que ces pays avaient entamé une évolution démographique qui les conduiraient à terme à s’aligner sur les standards occidentaux.

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Les vendeurs de maladies

Ces laboratoires qui inventent de toutes pièces une pathologie pouvant correspondre à la nouvelle molécule qu’ils viennent de mettre au point, parfois malgré des effets secondaires avérés, pour lesquels ils ont déjà prévu de nouveaux médicaments.

Pendant plus de six mois, les équipes de Cash Investigation ont enquêté sur certaines pratiques de l’industrie pharmaceutique et ont découvert l’invraisemblable : depuis une quinzaine d’années, de grands laboratoires inventent des maladies pour vendre toujours plus de médicaments!

Fausses pathologies, syndromes fictifs…, cette pratique à but commercial peut nuire gravement à la santé à cause des effets secondaires de ces médicaments. Une enquête inédite au cours de laquelle les journalistes ont réussi à rassembler les preuves de tels agissements à l’étranger comme en France.

Partie 1 :


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Méridien zéro : « Les financiers qui mènent le monde »

Émission de Méridien zéro du dimanche 2 avril, Eugène Krampon et Gérard Vaudan reçoivent Pierre Jovanovic pour aborder l’épineux sujet des financiers apatrides qui mettent le monde en coupe réglée.

Jovanovic n’a rien perdu de sa verve habituelle, il commente l’actualité financière en procédant à de nombreux rappels historiques, conseille utilement les particuliers sur la bonne gestion à tenir. En évoquant le talent créatif de Blythe Masters à laquelle Jovanovic a consacré un ouvrage, ces deux interlocuteurs semblent fascinés davantage que uniquement par les compétences professionnelles de cette femme, enfin à l’approche des présidentielles il est fait référence à une autre femme (française) qui est d’après Jovanovic la seule éventuellement capable de parvenir par la voie des urnes à réformer utilement ce système financier mortifère, lequel nous mène tout droit à une catastrophe globale.

Partie 1:


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Christophe Guilluy : « Plaidoyer pour une gauche populaire »

Emission « Les matins de France Culture » du 14 décembre 2011, avec Christophe Guilluy, auteur du désormais fameux « Fractures françaises » et Hervé Algalarrondo, journaliste, auteur de « La gauche et la préférence immigrée ».

Christophe Guilluy : « Il y a une rupture entre le peuple et la gauche depuis mai 68, la gauche ayant préféré prendre la cause des sans-papiers et des immigrés plutôt que celle des ouvriers. Le virage libéral de la gauche en 83 a coïncidé avec les premières émeutes urbaines. »

Via Vers la Révolution

La vraie droite française contre le capitalisme

Un combat de toujours avec les ouvriers

Si la droite, c’est celle de Nicolas Sarkozy, alors effectivement, il y a lieu de dénoncer sa collusion avec les grands intérêts financiers qui n’ont que faire de ceux du peuple français. Mais il est une autre droite, profondément sociale, qui n’a cessé de lutter contre l’autre. Et de dénoncer, dès le XIXe siècle, la « souveraineté de l’argent ».

Albert de Mun (1841 – 1914)

« Pour son malheur et pour son discrédit, la droite a souvent été – et est encore trop souvent – identifiée aux puissances d’argent. [...] Cette erreur de jugement résulte essentiellement d’une erreur de langage, du fait que le terme ‘droite’ est abusivement mais fréquemment appliqué à des hommes et à des groupes dont ni la pensée ni l’action [...] ne peuvent justifier une seconde ce qualificatif ». Ces lignes ont été écrites en 1989, par Jean Bourdier, dans un numéro du Choc du mois qui posait déjà la question : « Qu’est-ce qui oblige la droite à défendre les riches ? » Presque vingt ans plus tard, le seul fait que Nicolas Sarkozy soit qualifié d’homme de droite montre que rien n’a changé. Plus que jamais, la droite est réduite à ce que Jean Bourdier décrivait comme « la droite bourgeoise et conservatrice, la droite orléaniste de Guizot et de Thiers, [...] la fausse droite, puisque ne cultivant d’autres principes que celui de l’intérêt individuel ».

La misère ouvrière tenue pour un fruit vénéneux de 1789 Lire la suite

Solutions locales pour un désordre global

« Les films d’alertes et catastrophistes ont été tournés, ils ont eu leur utilité, mais maintenant il faut montrer qu’il existe des solutions, faire entendre les réflexions des paysans, des philosophes et économistes qui, tout en expliquant pourquoi notre modèle de société s’est embourbé dans la crise écologique, financière et politique que nous connaissons, inventent et expérimentent des alternatives. »

Coline Serreau, réalisatrice du film.

Partie 1:

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Etats-Unis : partout, les retraites subissent des coupes sombres ou disparaissent complètement

Comment vous sentiriez-vous si vous aviez travaillé pour un gouvernement étatique ou local pendant 20 ou 30 ans, juste pour vous retrouver avec une retraite considérablement réduite ou retirée entièrement ?

Secteur public : "Ils essaient de baisser nos retraites..." - Secteur privé : "C'est quoi, une retraite ?" (caricature américaine, février 2011)

Eh bien, c’est précisément ce scénario qui est en train de se réaliser d’un océan à l’autre et, dans les années à venir, des millions d’Américains âgés vont être affectés par des promesses non tenues et des retraites évanouies.

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Une société de millionnaires et d’infirmières

L’Occident voit se profiler des sociétés avec deux catégories d’acteurs économiques : des actionnaires et dirigeants richissimes, et un petit personnel destiné à les servir. (…)

Détournement du célèbre tableau d'Ilia Efimovitch Répine, "Les bateliers de la Volga" (1870-1873)

L’Occident voit se profiler des sociétés dystopiques où ne subsisteront que deux catégories d’acteurs économiques : d’un côté, des actionnaires et dirigeants riches à millions ; de l’autre, un petit personnel destiné à les servir (coiffeurs, femmes de ménage, masseurs, aide à la personne, gardiens, guides…). Quelques milliers de riches paieront pour s’offrir des services et entretenir des chômeurs. Voici venir une société de millionnaires et d’infirmières, cernés par des bataillons de sans-emploi ! (…)

Pour lire l’article en entier, cliquez ICI.

On ne peut plus tricher avec la nature

« Entre les deux guerres, on préconise 20 à 30 kilos d’azote à l’hectare. On ne viole pas les sols. Les rendements augmentent de façon spectaculaire. Et puis la loi du commerce augmentant, on est passé à 50, puis 100, et maintenant on en est à 248 kilos d’azote à l’hectare , c’est du délire.« 

Claude Bourguignon est docteur es-sciences, directeur du Laboratoire d’Analyse Microbiologique des sols (analyse sur le terrain et au laboratoire, sur le plan chimique et biologique des sols agricoles afin d’aider les agriculteurs dans leur gestion sol en France, en Europe, en Amérique et en Afrique), ingénieur agronome (INA PG), membre de la Société d’Écologie, membre de la Société Américaine de Microbiologie, enseignant à la première Chaire Française de Pédologie et de Microbiologie du sol (Beaujeu), auteur du livre : « Le sol, la terre et les champs » (Ed. La Manufacture/Sang de la Terre. 1989.), expert du sol auprès de la CEE. Le passage constant du terrain au laboratoire, de la politique au fondamental, lui permet d’avoir une approche globale du sol.

En tant que spécialiste de la vie des sols, pouvez-vous estimer le pourcentage des sols de France atteints par la pollution (et dans quelle proportion) ?

Claude Bourguignon : 10% des sols sont pollués par des métaux lourds. 60% sont frappés d’érosion. 90% ont une activité biologique trop faible et en particulier un taux de champignons trop bas. Idem dans le monde. De plus le phénomène de fatigue des sols (chute de rendements) se fait sentir en maraîchage et en culture betteravière.

Qu’est-ce que c’est pour vous, un sol ?
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  C. Bourguignon : Le sol est une matière vivante complexe, plus complexe encore que l’eau ou l’atmosphère qui sont des milieux relativement simples. Vous savez, le sol est un milieu minoritaire sur notre planète : il n’a que 30 centimètres d’épaisseur en moyenne. C’est le seul milieu qui provienne de la fusion du monde minéral des roches-mères et du monde organique de la surface – les humus. Je vais être obligé d’être un peu technique pour vous expliquer…

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Les « économistes à gages » sur la sellette

Éditoriaux, matinales radiophoniques, plateaux de télévision : en pleine campagne présidentielle, une poignée d’économistes quadrillent l’espace médiatique et bornent celui des possibles. Présentés comme universitaires, ils incarneraient la rigueur technique au cœur de la mêlée idéologique. Mais leurs diagnostics seraient-ils aussi crédibles si ces « experts » rendaient publiques leurs autres activités ?

Cette fois, la controverse concerne la collusion entre économistes et institutions financières. Nombre d’universitaires invités par les médias pour éclairer le débat public, mais aussi de chercheurs appointés comme conseillers par les gouvernements, sont en effet rétribués par des banques ou de grandes entreprises. Un expert peut-il, « en toute indépendance », prôner la dérégulation financière quand il occupe simultanément un poste d’administrateur d’un fonds d’investissement ?

Ces liaisons dangereuses, sources de conflits d’intérêts, ne sont pas secrètes. Mais leurs bénéficiaires se gardent bien d’en faire la publicité. Avant le cataclysme de 2008, chacun s’accommodait de l’équivoque : les journalistes exhibaient leurs experts censément neutres, lesquels empochaient les dividendes de leur ubiquité sous forme de notoriété accrue et d’espèces sonnantes et trébuchantes.

Mais, depuis 2008, les accointances des économistes ne passent plus inaperçues. L’effet Dracula aura-t-il raison de cette forme intellectuelle de prévarication ? Suffira-t-il de la rendre publique pour la vaincre ? Tel est le pari de la prestigieuse Association américaine d’économie (American Economic Association, AEA).
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« Pour les Russes, Vladimir Poutine restera celui qui a stoppé la désintégration du pays »

Alexandre Nekipelov, président du groupe pétrolier Rosneft, et Jacques Sapir, spécialiste de la Russie, directeur d’étude à l’EHESS évoquent l’économie russe.

Il y a bien sûr les chaînes humaines autour du Kremlin pour dénoncer les fraudes électorales, la corruption. La contestation, à vingt-quatre heures de cette élection présidentielle de 2012, reste en revanche moins dictée par l’urgence économique. De 1999 à la crise de 2008, la croissance moyenne du produit intérieur brut a dépassé 6% par an. Après un trou d’air, l’activité est repartie de 4,2% en 2011. Sur ce point, la majorité des Russes restent redevables de la croissance et de la stabilité ayant marqué la décennie écoulée. En dépit des inégalités. De l’emprise des oligarques. De la bureaucratie. Des maux presque secondaires au regard des années terribles ayant suivi l’effondrement de l’URSS : il a fallu attendre 2006 pour retrouver le revenu par habitant connu dans l’ancienne république soviétique de Russie.

« Le passage à l’économie de marché s’est accompagné d’une « primitivisation » de la production, de pertes importantes en capital humain et en capital physique », selon Alexandre Nekipelov. Président du conseil d’administration de Rosneft – le bras armé de l’Etat dans le pétrole – et vice-président de l’Académie des sciences de Moscou, ce dernier est l’un des coauteurs de l’ouvrage (1) dirigé par l’économiste français Jacques Sapir sur les vingt ans de mue forcée de ce qui était présenté, il y a un quart de siècle encore, comme l’autre « grande puissance ». Un livre qui laisse apparaître, entre les lignes, le jugement dual et sans illusions porté par nombre de Russes sur leur futur dirigeant.

Le Temps : Deux ans après une crise financière, dont le choc est parvenu de façon diffuse en Russie, quel rôle joue la situation économique dans les élections de demain ? Lire la suite

Crise Mondiale. En route pour le monde d’après…

Par Patrick Reymond

M.H. Caillol présidente du LEAP 2020 m’a demandé mon avis sur le livre de Franck Biancheri, « Crise Mondiale. En route pour le monde d’après ».

Tout d’abord, il faut saluer la démarche prospective de Biancheri et du LEAP, qui se livrent à un exercice ardu, celui de prévoir un avenir différent de celui prévu par les projectionnistes officiels et courtisans, qui se contentent de dire que rien ne change, pour ne froisser personne.

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Le Minotaure Mondial : Une crise issue de l’hégémonie américaine

L’économiste grec Yanis Varoufakis revient sur l’acte fondateur du nouveau régime de mondialisation, qui portait en germe la financiarisation des économies et l’accumulation des déséquilibres qui ont provoqué la crise de 2008.

« Aux alentours de 1971, les autorités américaines ont entrepris un mouvement stratégique audacieux : au lieu de s’attaquer aux déficits jumeaux toujours croissant du pays, les hauts responsables politiques américains ont décidé de faire le contraire : de stimuler ces déficits. Et qui paierait pour eux ? Le reste du monde ! Comment ? Par le biais d’un transfert permanent de capitaux, se ruant sans cesse au dessus des deux grands océans pour financer les déficits jumeaux américains. »

« Thésée et le minotaure » - Maître des Cassoni Campana (1500-1525)

Entretien avec Philip Pilkington, Naked Capitalism, 13 février 2012

Philip Pilkington : Dans votre livre, « Le Minotaure mondial : l’Amérique, les véritables origines de la crise financière et l’avenir de l’économie mondiale », vous affirmez que cette crise économique actuelle a des racines très profondes. Vous estimez que si de nombreuses thèses très répandues – une cupidité sans borne, une soumission des régulateurs – expliquent certaines caractéristiques de la crise actuelle, elles ne traitent pas la question sous-jacente réelle, qui est celle de la structure actuelle de l’économie mondiale. Pourriez-vous expliquer brièvement pourquoi vous considérez que ces thèses sont insuffisantes ?

Yanis Varoufakis : Il est vrai que, durant les décennies qui ont précédé le krach de 2008, la cupidité est devenue le nouveau credo ; que les banques et les hedge funds ont fait plier les autorités réglementaires à leurs volontés ; que les financiers croyaient en leurs discours, et étaient donc convaincus que leurs produits financiers étaient un « risque sans risque ». Cependant, ce passage en revue des phénomènes de l’époque pré-2008 nous laisse le sentiment tenace que nous manquons quelque chose d’important, que, toutes ces vérités isolées étaient de simples symptômes, plutôt que des causes, du monstre qui nous propulsait vers le krach de 2008.
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Japon : Fukushima, « 6 mois plus tard »

12 mars 2011 le bâtiment du réacteur 1 de la centrale nucléaire de Fukushima explose, un jour après le tsunami dévastateur. Première catastrophe nucléaire du 3ème millénaire commence.

Le gouvernement commence par annoncer que les bâtiments sont sous contrôle et que les risques sur la santé sont quasiment inexistants. Juin 2011, les experts de la CRIIRAD ont fait le déplacement pour prendre des mesures, notamment aux abords des écoles où les enfants jouent, là où les autorités assurent pourtant l’absence de danger et imposent que les écoles restent ouvertes.

25 ans après Tchernobyl, le Japon ne semble pas avoir tiré les leçons du passé : aux mépris des normes internationales le Japon a multiplié par 20 la dose annuelle admissible par individu !. Les anti nucléaires se mobilisent, et les citoyens réagissent, les enfants Japonais s’inquiètent, à juste titre !

6 mois après la catastrophe, plus d’un million de personnes habitent la zone contaminée. Seul le cercle de 20 kms autour de la centrale restent inaccessible. Le gouvernement a même construit des habitations temporaires aux abords pour ceux qui ont tout perdu dans le tsunami !

Parie 1:


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Silence on coule ! Les crises dont on ne nous parle pas

Par Michel Geoffroy

Les médias valorisent dans leur communication la crise financière sous ses différentes formes : crise des dettes souveraines, notation des Etats, solvabilité des banques, déficits budgétaires, etc. Bien sûr, cette crise est préoccupante et on ne doit pas oublier que la grande dépression des années 1930 provenait justement à l’origine d’une crise liée au surendettement qui avait pris naissance aux Etats-Unis avant de se répandre en Europe via l’Allemagne.

Mais ce biais financier traduit aussi le fait que les journalistes sont des employés de banque comme les autres : car ce sont les grandes institutions financières et les grands groupes qui sont les vrais propriétaires des médias. Les médias traduisent donc prioritairement les préoccupations de ceux qui les emploient.

Cet accent mis sur le volet financier a pour effet collatéral cependant d’occulter ce qui se passe ailleurs et qui est tout aussi inquiétant. En effet, d’autres crises se déroulent tout aussi graves mais qui ne sont pas médiatisées et en tout cas jamais mises en perspective ni en relation. Mais l’histoire est comme l’herbe, on ne la voit pas pousser…

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50 chiffres incroyables sur l’économie des États-Unis en 2011

Bien que la plupart des américains se sentent frustrés par l’économie actuelle, la vaste majorité d’entre eux  n’ont toujours aucune idée de la gravité de notre déclin économique ou des difficultés à venir si nous ne prenons pas immédiatement des décisions radicales. Si nous n’informons pas les américains que l’économie des USA est atteinte d’une maladie mortelle, alors ils continueront à croire tous les mensonges que les politiciens leur servent depuis des lustres. Quelques ajustements ici et là ne suffiront pas à réparer notre économie. Nous avons vraiment besoin de changer fondamentalement de direction. L’Amérique consomme bien plus de richesses qu’elle n’en produit et notre dette explose littéralement. Si nous restons sur le chemin actuel, un effondrement économique est inévitable. Espérons que les données économiques de 2011 que j’ai inclus dans cet article seront assez choquantes pour réveiller quelques personnes.

À cette période de l’année, beaucoup de familles se retrouvent, et la plupart du temps on en vient à discuter de politique. J’espère que beaucoup d’entre vous utiliseront la liste ci-dessous comme un outil pour vous aider à diffuser la réalité sur la crise économique aux USA auprès de votre famille et de vos amis. Si nous travaillons tous ensemble, peut-être que nous réveillerons des millions de personnes  qui prendront conscience que le « business as usual » provoquera un effondrement de l’économie nationale.

Les 50 chiffres économiques de l’année 2011 presque trop gros pour y croire sont :

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Mais pourquoi avait-on voté en 1973 cette loi imposant à l’Etat de passer par les banques privées ou les marchés pour financer sa dette ?

Par cette loi, il devenait interdit au Trésor français de s’adresser directement à la banque centrale.

Georges Pompidou et Valéry Giscard d'Estaing

Comment sommes-nous passés, d’une société où, malgré toutes les imperfections humaines et sociales, l’économie travaillait pour l’homme, à une société où l’homme travaille pour l’économie et l’économie pour la finance ?

Au centre de ce changement de nature, il y a, en France, la loi du 3 janvier 1973. Cette loi à peu près inconnue du grand public a en effet bouleversé l’organisation de la finance, et ses rapports avec l’État, garant de l’intérêt général. En effet, cette loi, directement inspirée du système américain de la FED (réserve fédérale américaine), interdit à la Banque centrale de faire des avances au Trésor. Dit autrement, de prêter directement à l’État de l’argent à taux zéro ou à un taux équivalent à celui qui prévaut lorsque la Banque centrale prête de l’argent aux banques.

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