Didier Barthès / Denis Garnier : « Environnement et pression démographique »

Conférence donnée par l’association “Démographie Responsable” au salon écologiste “Primevère” de Lyon, le 22 février dernier. L’état d’urgence démographique y est clairement proclamé – avec chiffres incontestables à l’appui – et situé au premier rang des préoccupations écologiques.

Y est par ailleurs évoqué le risque de dérive que contient l’idée trop souvent sommaire de décroissance, consistant à régresser pour vivre plus nombreux, ce qui conduirait la société à une indigence généralisée.

L’influence de la démographie sur l’environnement peut être appréciée à l’aide des concepts d’empreinte écologique et de biocapacité. Cette dernière étant, in fine, reliée à la densité de population.

Partie 1:

Partie 2:
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Australie : 2 apiculteurs inventent la ruche à robinet (Màj vidéo)

(Merci à Johny Walker)

Deux australiens vont probablement révolutionner le domaine de l’apiculture. Leur procédé permet d’extraire le miel d’une ruche sans interférence avec leurs occupantes, avec un simple robinet. Pour les professionnels du domaine, c’est une véritable révolution. De quoi faire de la production de miel une « happy-culture » ?

L’annonce est enthousiaste et fait en ce moment le buzz dans le monde entier. Cedar Anderson et son fils Stuart viennent de mettre au point, après 10 ans de travaux, une solution d’extraction du miel pratiquement invisible pour les abeilles. Les apiculteurs savent de quoi on parle, le procédé traditionnel d’extraction est périlleux, long et fatiguant pour les abeilles.

Adieu les méthodes archaïques

Habituellement, il faut étourdir les abeilles, retirer les couches d’alvéoles, ouvrir ces dernières avec un couteaux chaud et charger le tout dans une centrifugeuse pour obtenir le miel. Certaines abeilles sont écrasées par la manipulation. Dans le meilleur des cas, celles-ci sont stressées par l’intrusion de l’homme dans leur habitat.

Embêtés par cette problématique, les deux amoureux de la nature vont mettre leur intelligence en commun pour concevoir une étrange ruche.
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Jean-Claude Michéa : « Si l’on pense sans peur, on ne peut être politiquement orthodoxe »

Entretien avec Jean-Claude Michéa qui occupe une place à part dans la pensée critique contemporaine: le philosophe montpelliérain s’est fait connaître en réhabilitant le socialisme populaire, anticapitaliste et anti-autoritaire d’Orwell, se tient loin des médias, loue les vertus du football, affectionne le populisme, tance l’Université et éreinte à l’envi les intellectuels de la gauche plus ou moins radicale.

Rixes et noms d’oiseaux : Lordon, Corcuff, Halimi, Boltanski, Fassin, Garo et Amselle (rien moins) ont ferraillé contre celui, désormais proche des mouvements décroissants, qu’ils accusent de ravitailler la droite réactionnaire. Michéa semble s’en moquer éperdument, amusé, peut-être, à l’idée de scandaliser ceux qu’il assimile à la gauche « bohème » et « petite-bourgeoise » autant qu’à l’extrême gauche « culturelle ».

Le penseur prise les phrases aux allures de piques: il arrive que l’on se perde en chemin mais son œuvre a le mérite de saler les plaies d’une gauche qui, trop souvent, a rompu les ponts avec les classes populaires.

Vous venez du PCF et possédez, à la base, une formation marxiste. Comment en êtes-vous venu à vous intéresser à ces « frères ennemis », pour reprendre la formule de Guérin, que sont Bakounine, Proudhon, Rocker, Camus, Durruti, Voline, Goodman, Louise Michel, Albert Thierry, Chomsky, Landauer, James C. Scott ou Graeber, que vous ne cessez de citer au fil de vos textes ?

Bien des problèmes rencontrés par le mouvement anticapitaliste moderne tiennent au fait que le terme de « socialisme » recouvre, depuis l’origine, deux choses qu’il serait temps de réapprendre à distinguer.

Il s’applique aussi bien, en effet, à la critique radicale du nouvel ordre capitaliste issu des effets croisés de la révolution industrielle et du libéralisme des Lumières qu’aux innombrables descriptions positives de la société sans classe qui était censée succéder à cet ordre, qu’il s’agisse du Voyage en Icarie de Cabet, du nouveau monde sociétaire de Charles Fourier ou de la Critique du programme de Gotha de Karl Marx.

Or il s’agit là de deux moments philosophiquement distincts. On peut très bien, par exemple, accepter l’essentiel de la critique marxiste de la dynamique du capital (la loi de la valeur, le fétichisme de la marchandise, la baisse tendancielle du taux de profit, le développement du capital fictif etc.) sans pour autant souscrire – à l’instar d’un Lénine ou d’un Kautsky – à l’idéal d’une société reposant sur le seul principe de la grande industrie « socialisée » et, par conséquent, sur l’appel au développement illimité des « forces productives » et à la gestion centralisée de la vie collective (pour ne rien dire des différentes mythologies de l’« homme nouveau » – ou artificiellement reconstruit – qu’appelle logiquement cette vision « progressiste »).

C’est donc l’échec, rétrospectivement inévitable, du modèle « soviétique » (modèle qui supposait de surcroît – comme l’école de la Wertkritik l’a bien montré – l’occultation systématique de certains des aspects les plus radicaux de la critique de Marx) qui m’a graduellement conduit à redécouvrir les textes de l’autre tradition du mouvement socialiste originel, disons celle du socialisme coopératif et antiautoritaire, tradition que l’hégémonie intellectuelle du léninisme avait longtemps contribué à discréditer comme « petite-bourgeoise » et « réactionnaire ».

« C’est avant tout la lecture de Guy Debord et de l’Internationale situationniste (suivie de celle d’Orwell, de Lasch et d’Illich) qui m’a rendue possible cette sortie philosophique du modèle léniniste. »

J’ajoute que dans mon cas personnel, c’est avant tout la lecture – au début des années 1970 – des écrits de Guy Debord et de l’Internationale situationniste (suivie, un peu plus tard, de celle de George Orwell, de Christopher Lasch et d’Ivan Illich) qui m’a progressivement rendue possible cette sortie philosophique du modèle léniniste.
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Radio Courtoisie : « Le danger des vaccins » (Audio)

Le vendredi 13 février 2015, dans l’émission (pré-enregistrée) du “Libre journal des sciences et des techniques” sur Radio Courtoisie, Paul Deheuvels recevait le Professeur Henri Joyeux, le professeur de biologie émérite Michel Georget et l’auteur Claire Séverac, afin de débattre sur la dangerosité des vaccins et notamment sur le cas du Gardasil.

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Comment des OGM cachés arrivent sur le marché

Elles ne sont pas encore dans nos assiettes. Mais, dans les laboratoires des sociétés de biotechnologies, elles poussent à vive allure. Et elles ne tarderont pas à arriver sur le marché. Ce sont de nouvelles variétés de plantes, céréales, fruits et légumes issues des techniques de manipulation génétique les plus avancées. Il s’agit bien, au sens propre, d’organismes génétiquement modifiés (OGM).

Pourtant, elles n’ont pas encore de statut. Tandis qu’aux États-Unis des variétés de colza et de pomme de terre ont été exemptées de procédure d’autorisation par le ministère de l’agriculture, en Europe, ces cultures en germe échappent pour l’instant à toute réglementation. Et ce, alors que l’Union européenne (UE) vient d’adopter une nouvelle législation réformant le processus d’autorisation des OGM, après des années de blocage sur le sujet.

Les OGM classiques sont obtenus par la méthode de la transgénèse: un gène étranger provenant d’un autre organisme – un transgène – est introduit dans le génome d’une espèce végétale pour lui conférer une ou plusieurs propriétés. Par exemple, le pouvoir de sécréter un insecticide qui le protège des ravageurs − c’est le cas du seul OGM cultivé en Europe, le maïs MON 810 de Monsanto, actif contre la pyrale −, ou une tolérance, c’est-à-dire une résistance aux herbicides, qui lui permet de survivre à l’épandage de désherbants tels que le Roundup de la même firme américaine.

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Comment la France est devenue moche (Rediff.)

Échangeurs, lotissements, zones commerciales, alignements de ronds-points… Depuis les années 60, la ville s’est mise à dévorer la campagne. Une fatalité ? Non : le résultat de choix politiques et économiques. Historique illustré de ces métastases périurbaines.

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L’urbanisme raconte ce que nous sommes. Le Moyen Age a eu ses villes fortifiées et ses cathédrales, le XIXe siècle ses boulevards et ses lycées. Nous avons nos hangars commerciaux et nos lotissements. Les pare-brise de nos voitures sont des écrans de télévision, et nos villes ressemblent à une soirée sur TF1 : un long tunnel de publicité (la zone commerciale et ses pancartes) suivi d’une émission guimauve (le centre muséifié).

Avec un formidable coup d’accélérateur depuis les années 1982-1983 et les lois de décentralisation Defferre. Partout, la même trilogie – infrastructures routières, zones commerciales, lotissements – concourt à l’étalement urbain le plus spectaculaire d’Europe : tous les dix ans, l’équivalent d’un département français disparaît sous le béton, le bitume, les panneaux, la tôle.

Cette périurbanisation vorace s’opère en silence – les revues d’architecture l’ignorent. Elle a été peu visitée par le roman, le documentaire ou la fiction.

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Mirko Beljanski : Une nouvelle approche thérapeutique du cancer

Par Henri Boiteux, Agrégé de l’Université, Ancien Administrateur de l’Institut de Recherches Scientifiques sur le Cancer (C.N.R.S).

Talentueux chercheur biochimiste français, Beljanski a mis au point des médicaments enfin efficaces et non toxiques permettant de soigner le cancer au début des années 1980. Infirmant les positions établies du dogme biologique et médical sur cette maladie, sa recherche fut frappée d’un ostracisme implacable.

Ses découvertes, pourtant parfaitement fondées scientifiquement, permirent la guérison de milliers de patients avant que les pressions de l’estabishment médical et de la justice aient raison de l’espoir de les voir mises à disposition du public.

Émission consacrée à Mirko Beljanski, diffusée sur Radio Courtoisie dans le Libre Journal de Serge de Becketch le 25/12/1996

Introduction
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« Révolution monétaire » : Débat entre Étienne Chouard, Stéphane Laborde et Jean Baptiste Bersac

En juin dernier, le 4ème Singe et le Cercle des Volontaires se sont réunis autour d’Étienne Chouard, Stéphane Laborde et Jean-Baptiste Bersac pour une discussion sous forme de table ronde sur la monnaie et l’économie.

En cette période trouble où le modèle économique du capitalisme arrive en bout de course et n’est plus pertinent pour répondre aux attentes de demain, il est temps de proposer une alternative.

Redéfinir le modèle de la monnaie, s’en détacher et mieux, comprendre notre dépendance à celle-ci est aujourd’hui d’autant plus simple qu’internet et l’arrivé des monnaies virtuelles (type Bitcoin) est une réalité.

Cette table ronde animée par Romain du 4ème Singe, réunit et donne la parole libre à trois intervenants aux réflexions de grande qualité sur le sujet :

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Le Tube : Influence de l’écran sur le cerveau (Rediff.)

Au cours de l’année 2002, le cinéaste américain Peter Entell présente sur les écrans de Suisse Romande un film documentaire intitulé « Le Tube ». Dans son film, Peter Entell s’intéresse aux effets physiologiques et psychiques de la télévision. Il ne s’agit pas d’étudier le contenu, les émissions de télévision, mais bien l’objet, le poste de télévision et son incessant rayonnement d’électrons permettant de créer une image à l’écran.

Ce documentaire nous mène de Genève à Boston en passant par Tokyo, avec pour question principale et récurrente :

« Quels sont les effets du tube cathodique sur le cerveau ? »

(Merci à Antoine)

Novlangue, LQR : La propagande du quotidien (Rediff)

De modernité à gouvernance en passant par transparence, réforme, crise, croissance ou diversité : la Lingua Quintae Respublicae (LQR) travaille chaque jour dans les journaux, les supermarchés, les transports en commun, les «20 heures» des grandes chaînes, à la domestication des esprits. Comme par imprégnation lente, la langue du néolibéralisme s’installe : plus elle est parlée, et plus ce qu’elle promeut se produit dans la réalité.

Créée et diffusée par les publicitaires et les économistes, reprise par les politiciens, la LQR est devenue l’une des armes les plus efficaces du maintien de l’ordre. Ce livre décode les tours et les détours de cette langue omniprésente, décrypte ses euphémismes, ses façons d’essorer les mots jusqu’à ce qu’ils en perdent leur sens, son exploitation des «valeurs universelles» et de la «lutte antiterroriste».

Désormais, il n’y a plus de pauvres mais des gens de condition modeste, plus d’exploités mais des exclus, plus de classes mais des couches sociales. C’est ainsi que la LQR substitue aux mots de l’émancipation et de la subversion ceux de la conformité et de la soumission.

J-M Jancovici : « Gérer la contrainte carbone, un jeu d’enfant ? »

Présentation de Jean-Marc Jancovici donnée au début de l’année 2012 à l’ENS devant un parterre d’ingénieurs. Le conférencier met à plat  les innombrables relations qui font dépendre le niveau de vie des sociétés développées de la disponibilité d’une énergie abondante.

L’abondance énergétique croissante a radicalement modifié notre mode de vie depuis le début de la révolution industrielle. Cette évolution, essentiellement basée sur le déploiement des énergies fossiles, se heurte désormais à deux limites croissantes: celle de la disponibilité des ressources fossiles, et celle du changement climatique.

L’énergéticien recourt notamment à l’équation de Kaya qui modélise en une simple règle de 3 les facteurs déterminants de la pérennité de notre civilisation. Il établit également de manière très claire la notion du rendement des différentes filières de production d’énergie.

Les enfants monstrueux du numérique

Par Ferdinand Cazalis (29 novembre 2012)

Ils ont 3, 4 ou 10 ans et regardent le monde au travers d’un Ipad, doudou glacé qui fleure bon la « modernité ». Pour l’industrie technologique, l’enfance se pense à l’ombre des machines, innovations qualifiées de nécessaires par la bien-pensance scientiste et introduites sans recul sur le marché des marmots. Retour sur l’apparition du numérique dans l’aire du jeu et de l’apprentissage.

Nous sommes en 2004. Des hommes se lèvent, mûrs, aux joues granitées. Grattage de nez, sifflotements, fée électricité – une nouvelle journée. Se rasent, enfilent leur costume de Grands responsables, cravate en option, douche, café, emails, cellulaire, taxi, pensées fugitives, travail.

Ils s’appellent Pierre, Olivier, Jean-Claude ou Laurent. Tous sont présidents ou directeurs d’entreprises du secteur micro-électronique et participent au Groupement professionnel des industries de composants et de systèmes électroniques, le Gixel (2). Le plus naturellement du monde, ils veulent faire prospérer les quelque 32.000 emplois et 4 milliards de chiffre d’affaires qu’ils représentent en France.

Pour cela, et parce qu’ils ne se sentent pas les coudées assez franches, ils écrivent un Livre bleu, consistant en une série de recommandations à l’adresse du gouvernement pour développer le marché des circuits imprimés, composants d’interconnexion et autres cartes à puce. Parmi leurs propositions, l’une fit grand bruit, et reste bien connue chez celles et ceux qui s’interrogent sur la portée politique des nouvelles technologies :

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Merveilleux jardin

Partie 1: Le réveil du printemps

À la découverte du foisonnant microcosme d’un jardin au solstice de printemps. À peine la neige a-t-elle fondu que fleurit l’hamamélis, suivi des jonquilles, crocus bleus et scilles, tandis que surgissent d’innombrables animaux — belettes, écureuils, abeilles, merles… Un incroyable écosystème, peuplé de centaines d’espèces vivant en symbiose, où tout se recycle.

Partie 2: Le temps de la cueillette
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Permaculture : Concevoir un jardin pour nourrir une famille de 4 personnes

Dans ces vidéos, Christophe Köppel, de l’association Brin de paille, explique le fonctionnement d’un jardin cultivé avec les techniques de la permaculture, dans le quartier de Koenigshoffen à Strasbourg. Il présente toutes les informations importantes permettant de couvrir les besoins alimentaires d’une famille de 4 personnes en faisant attention à votre terre.

Partie 1:

Partie 2:
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Survivre au progrès (Rediff.)

La course à la croissance conduit-elle l’humanité à sa fin ? Une hypothèse brillamment (et joyeusement) défendue par de grands esprits de notre temps, dans un film inspiré, produit par Martin Scorsese.

Épuisement des ressources naturelles, surpopulation, désertification, désastres écologiques et économiques, systèmes politiques à bout de souffle, appauvrissement des classes moyennes et populaires… : l’accumulation des crises annonce-t-elle, comme l’affirme l’essayiste et écrivain canadien Ronald Wright, auteur du best-seller “Brève histoire du progrès” (Éditions Hurtubise, 2006), l’anéantissement de notre civilisation ?

Est-il urgent de renoncer, comme il le préconise, à « l’illusion du progrès » qui s’est imposée à toutes les sociétés depuis les débuts de la révolution industrielle, avec ses espoirs de croissance et d’avancées technologiques illimitées ?

Tel est le fil conducteur de cette conversation avec de grands esprits de notre temps, illustrée par des images tournées sur plusieurs continents (Canada, États-Unis, Brésil, Moyen-Orient, Chine). Comme Ronald Wright, la primatologue Jane Goodall, l’écrivaine Margaret Atwood, le généticien David Suzuki, et bien d’autres chercheurs, penseurs et militants, dont quelques « repentis » du système financier, estiment que la course au profit et la loi du court terme, en détruisant l’environnement et les liens sociaux, conduisent l’humanité à sa perte.

Leurs propos, aussi limpides que convaincants, replacent notre crise écologique et économique dans le temps long de l’évolution humaine. Les questions du progrès, de la dette, du partage des richesses et de l’épuisement des ressources sont ainsi radicalement mises en perspective.

Partie 1:

Partie 2:
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Élections : « Votez Marchais ! »

Fortune a déniché pour vous, en vidéo, les critiques par le candidat Georges Marchais de la politique économique et sociale de Valéry Giscard d’Estaing et le programme alternatif du Parti Communiste français, lors de la campagne électorale présidentielle de 1981. Sujets: produire en France, protectionnisme, immigration…

Avec la participation d’André Lajoinie, Philippe Herzog, Pierre Juquin et Emmanuel Maffre-Baugé.

Vidéo du 14 avril 1981 :

Vidéo du 17 avril 1981 :

«Les Français ruinés par l’immigration» de Gérard Pince

Gérard Pince est docteur en économie et spécialiste de l’économie du développement : il a publié en 2013 un petit livre intitulé Les Français ruinés par l’immigration (éditions Godefroy de Bouillon). Dans cet ouvrage assez aride Gérard Pince a résumé ses analyses de la comptabilité nationale destinées à évaluer l’impact des populations immigrées sur notre économie. Les sources de toutes les données chiffrées utilisées par l’auteur sont disponibles dans les annexes ; ce rapport est vérifiable par tous les amateurs d’arithmétique.

Les bases du calcul

A la différence d’autres rapports, celui de Gérard Pince ne prend pas en compte tous les étrangers et leurs descendants de la première génération mais seulement les étrangers d’origine extra-européenne parce que, selon lui, l’impact positif des étrangers d’origine européenne sur nos comptes nationaux masque l’impact négatif des étrangers originaires des pays tiers.

Par ailleurs et à la différence de rapports qui ont conclu au faible impact de l’immigration sur notre économie, celui-ci prend en compte la part des dépenses régaliennes qui sont imputables à ces étrangers (les premiers n’intègrent que les recettes).
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Mode d’emploi de l’autonomie

(…) L’idée qui tourne beaucoup sur internet en ce moment, c’est l’idée de l’autonomie. Le principe est que comme nous n’avons aucun pouvoir pour faire changer le système, alors nous pouvons nous en passer tout simplement, et ne plus le financer.

http://www.heol2.org/maison3e/images/6maison3eavantcouverture.jpg

Sans consommateurs, le système n’existe plus. Les plus optimistes se disent même que si ça marche pour eux, ça va inciter beaucoup de gens qui n’avaient pas eu le courage de le faire ou qui n’en avaient pas eu l’idée à passer à l’acte, et de toute façon, d’après certains autres, ce système n’en a plus pour longtemps.

Bon, on n’en est pas encore là. Pour l’instant je vais essayer de rassembler dans un article tout ce qui pourrait aider ceux qui sont prêts à se lancer. Une sorte de petite encyclopédie des autonomistes pour les gens qui n’ont pas beaucoup d’argent sous le matelas (l’article est un peu long, mais il y a beaucoup de choses à dire). Bien sûr, je ne connais pas tout, et si vous avez des infos à ce sujet, envoyez-les ! C’est important pour nous de réapprendre les anciennes techniques de construction, et pourquoi pas, les mélanger avec des nouvelles tant que c’est encore possible.

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Biologie de synthèse : Les multinationales veulent industrialiser la vie

Par Agnes Rousseaux

Thérapies plus efficaces, bactéries anti-pollution, carburants synthétiques… La biologie de synthèse nous réserverait un futur plein de promesses. Et attire les investissements des plus grands groupes mondiaux de biotechnologies, de l’énergie ou de l’agroalimentaire. Mais fabriquer artificiellement la vie, à partir d’ADN construit en laboratoire et d’usines à gènes brevetés, suscite de nombreuses interrogations.

Alors que les premiers organismes intégralement conçus par ordinateur commencent à prendre vie, des ingénieurs rêvent déjà de planifier l’évolution et de corriger les « imperfections » de la nature. Enquête.

« Fabriquer la vie ». Ainsi pourrait se résumer l’ambition de la biologie de synthèse. Cette branche des biotechnologies veut créer de toutes pièces des organismes vivants, inconnus à l’état naturel. Et aller plus loin encore que les OGM, qui modifient le code génétique d’un organisme pour lui donner une nouvelle fonctionnalité – croître plus vite ou résister à un pesticide.

Avec la biologie de synthèse, nous entrons dans une autre dimension: on quitte le bricolage des gènes, pour aller vers une fabrication à grande échelle d’organismes artificiels, après modélisation et simulation informatique.

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Michéa face à la stratégie Godwin

Récemment associé à la galaxie lepéniste par un dossier du “Point”, le philosophe Jean-Claude Michéa, auteur d’”Impasse Adam Smith”, répond à ses détracteurs et se défend face à la tentative d’annexion de sa pensée antilibérale par l’extrême droite.

Marianne : Un hebdomadaire faisait sa une, il y a quelques semaines, sur les «néocons», vous bombardant comme l’idéologue le plus emblématique d’une véritable lame de fond identitaire, souverainiste et protectionniste, et amalgamant votre nom à celui de Marine Le Pen, soi-disant admirative de vos écrits. Qu’est-ce que cela vous inspire ?

Jean-Claude Michéa : N’exagérons rien ! Le magazine de François Pinault a d’ailleurs bien pris soin – sans doute pour brouiller un peu plus les pistes – d’inclure également, dans sa liste noire des «néoconservateurs à la française», des personnalités telles que Régis Debray, Arnaud Montebourg, Natacha Polony, Benoît Hamon ou Yves Cochet.

Liste dont l’absurdité devrait sauter aux yeux puisque la nébuleuse «néoconservatrice», telle qu’elle a pris naissance aux Etats-Unis, est plutôt connue pour son soutien constant aux politiques de Reagan et de Bush père et fils – trois présidents qu’il est difficile de tenir pour de farouches contempteurs du capitalisme ! Naturellement, la pratique qui consiste à inverser délibérément le sens des mots afin de rendre plausibles les amalgames les plus fantaisistes n’a rien de nouveau.

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Vers un Mediapartgate : Edwy Plenel tombera-t-il pour fraude fiscale ? (Màj)

Addendum du 05/02/2014: L’Assemblée Nationale a voté le 04/02/2014, à une large majorité, “l’harmonisation des taux de TVA applicables à la presse“, appliquée jusqu’à présent unilatéralement par Médiapart, de façon illégale mais “légitime” comme l’ont souligné certains députés.

Quand Edwy Plenel dénonçait les “vieilles combines de l’État et l’argent qui corrompt” dans l’émission d’Olivier Galzi sur iTélé le 18 décembre 2013.

« La presse est au cœur du pluralisme des opinions – Ce qui est fait contre Mediapart est discriminatoire – Je suis un entrepreneur indépendant, sans subvention, sans aide publique je ne vis que de mes lecteurs – L’État est fainéant, incompétent, inconséquent – Un amendement parlementaire a effacé 4 millions de dettes du quotidien l’Humanité, ce sont de vieilles combines. »

Addendum : “Réponse” d’Edwy Plenel sur Tweeter le 03/02/2014 à 16:07:

Edwy Plenel, président de Mediapart est l’invité de l’université d’Orléans ce lundi 3 février 2014, pour un débat consacré aux mutations de la fabrique de l’information.

Fiscalité d’exception, manipulations comptables, entorse à une directive européenne, connivence gouvernementale et parlementaire pour effacer un redressement fiscal et ainsi, sous prétexte du vote d’une loi aux motivations complaisantes, mettre en place une mesure rétroactive au bénéfice d’un ami politique… Qu’en est-il de la prétendue indépendance et de la probité de Mediapart ? Fortune vous dévoile les secrets d’un scandale qui sera désormais public.

Le 17 janvier 2014, le gouvernement a annoncé vouloir modifier la loi relative aux abonnements de la presse numérique, en abaissant la TVA de 20% à 2,10%, afin d’en aligner le taux applicable à la presse en ligne sur celui des journaux papier.

Une loi rétroactive votée dans l’urgence

Une proposition de loi en ce sens a depuis lors été déposée par le groupe socialiste et adoptée à l’unanimité en commission. Elle prévoit une entrée en vigueur rétroactive au 1er février. Le gouvernement a engagé la procédure accélérée pour ce texte, qui passera en séance (une seule lecture par chambre) le mardi 4 février.

Détail intéressant : ce véritable « cadeau fiscal » ne devrait pas profiter de la même manière à l’ensemble des organes de la presse numérique. A priori, trois médias en bénéficieront particulièrement, parce qu’ils font l’objet de contrôles et/ou de redressements fiscaux et que ceux-ci seront très probablement annulés par la même occasion (même si, pour le moment, seul le troisième est officiellement concerné, on voit mal, en considération de l’équité fiscale, pourquoi les deux premiers ne suivraient pas) : Indigo (éditeur de « La Lettre A », et de « Presse News »), Terra Eco et… Mediapart.

Dans une période de crise marquée par la rigueur et des augmentations d’impôts généralisées pour le commun des mortels, une telle générosité a de quoi surprendre ; d’autant qu’en prenant cette décision unilatéralement, la France agit en contradiction flagrante avec le droit communautaire européen.

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Voyage au centre de la mer

A la fin des années 1980, l’homme en savait plus sur l’espace et ses mystères que sur les océans qui couvrent pourtant 70 % de notre planète. Depuis, d’immenses progrès ont été effectués dans ce domaine par la communauté scientifique mondiale. 

On le sait depuis longtemps : notre existence est intimement liée aux mouvements qui animent le cœur des océans, et ce documentaire qui développe des problématiques parfois complexes en apporte de multiples preuves. Les océans, qui transportent de la chaleur ou absorbent une part du gaz carbonique produit par l’activité humaine, conditionnent l’équilibre climatique de toute la planète.

Quelle est cette mécanique qui anime le cœur des océans et permet à la vie d’exister sur notre Terre ? Et quelles sont les menaces qui guettent ce système aussi vaste que complexe ? Le reportage met en lumière les différents moteurs de la circulation océanique et le rôle de l’océan en tant que thermostat de la planète.

Afin de répondre à ces questions de manière originale et surtout accessible au plus grand nombre, ce documentaire retrace le parcours d’une goutte d’eau portée par les courants marins. Une véritable épopée sous-marine qui la reconduit, au bout de 650 ans, à son point de départ.
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Christophe Guilluy : “La bipolarisation droite-gauche n’existe plus en milieu populaire”

Nous reproduisons ci-dessous un entretien avec le géographe et sociologue Christophe Guilluy, publié le 19 juillet 2013 dans le quotidien Le Figaro. Christophe Guilluy est l’auteur d’un essai intitulé Fractures françaises (Bourin, 2010) qui a suscité de nombreux commentaires lors de sa publication. Cet essai, devenu introuvable, sera réédité début octobre chez Flammarion, dans la collection de poche Champs.

LE FIGARO. – Vous êtes classé à gauche mais vous êtes adulé par la droite. Comment expliquez-vous ce paradoxe ?

Christophe GUILLUY.- Je ne suis pas un chercheur classique. Ma ligne de conduite depuis quinze ans a toujours été de penser la société par le bas et de prendre au sérieux ce que font, disent et pensent les catégories populaires. Je ne juge pas. Je ne crois pas non plus à la posture de l’intellectuel qui influence l’opinion publique. Je ne crois pas non plus à l’influence du discours politique sur l’opinion. C’est même l’inverse qui se passe. Ce que j’appelle la nouvelle géographie sociale a pour ambition de décrire l’émergence de nouvelles catégories sociales sur l’ensemble des territoires.

Selon vous, la mondialisation joue un rôle fondamental dans les fractures françaises. Pourquoi ?

La mondialisation a un impact énorme sur la recomposition des classes sociales en restructurant socialement et économiquement les territoires. Les politiques, les intellectuels et les chercheurs ont la vue faussée. Ils chaussent les lunettes des années 1980 pour analyser une situation qui n’a aujourd’hui plus rien à voir. Par exemple, beaucoup sont encore dans la mythologie des classes moyennes façon Trente Glorieuses. Mais à partir des années 1980, un élément semble dysfonctionner : les banlieues. Dans les années 1970, on avait assisté à l’émergence d’une classe moyenne, c’est la France pavillonnaire.

Vous avez théorisé la coexistence de deux France avec, d’une part, la France des métropoles et de l’autre la France périphérique.

On peut en effet diviser schématiquement la France en deux : la France périphérique, que certains ont dénommée mal à propos France périurbaine, est cette zone qui regroupe aussi bien des petites villes que des campagnes. De l’autre côté, il y a les métropoles, complètement branchées sur la mondialisation, sur les secteurs économiques de pointe avec de l’emploi très qualifié.
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La face cachée du pétrole (Rediff.)

Dès ses débuts, l’industrie pétrolière est marquée par la rivalité entre l’Américain Rockefeller et les frères Nobel, installés à Bakou, en mer Caspienne. La Première Guerre mondiale est gagnée en grande partie grâce au pétrole acheminé auprès des forces alliées par la Standard Oil of New Jersey, appartenant à John D. Rockefeller.

Des livraisons suspendues en 1916, lorsque le magnat américain apprend le partage du Moyen-Orient (dont il convoite le sous-sol) entre Britanniques et Français. Dès 1928, dix-sept ans avant Yalta, les dirigeants des compagnies pétrolières se partagent le monde au terme d’un accord dont les termes resteront cachés jusqu’en 1952… La seconde partie du documentaire dissèque les tractations secrètes qui ont eu lieu au Proche-Orient entre les États-Unis, la CIA et les grandes monarchies du Golfe.

Des témoins directs expliquent notamment comment le choc pétrolier de 1973 ne fut qu’une gigantesque manipulation orchestrée par les compagnies pétrolières américaines qui souhaitaient, en favorisant la hausse des prix du baril, dégager d’importants bénéfices pour favoriser leurs investissements en mer du Nord et en Alaska.

Ce documentaire adapté du livre du même nom d’Éric Laurent, montre en deux fois une heure que “l’or noir” aura été le moteur de l’histoire du XXè siècle et de ce début de XXIè siècle. Il explique également comment l’administration Reagan a utilisé l’arme du pétrole saoudien pour faire chuter les cours mondiaux et provoquer l’effondrement de l’Union soviétique…

Partie 1:


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13 juillet 1931, la crise bancaire panique l’Allemagne

Avant les élections allemandes du 22 septembre prochain, La Tribune vous propose de revenir sur l’histoire de l’économie allemande en 7 dates choisies subjectivement. Aujourd’hui : le 13 juillet 1931, la faillite de la deuxième banque d’Allemagne provoque un “bank run” dans tout le pays.

Par Romaric Godin

Au petit matin de ce lundi 13 juillet 1931, les clients trouvent porte close devant les agences de la deuxième banque d’Allemagne, la Darmstädter und Nationalbank (Danatbank). Pour toute explication, une affiche : « La Danatbank communique qu’elle est contrainte de fermer ses guichets. Le gouvernement du Reich assurera la pleine garantie de l’ensemble des dépôts et du démantèlement des activités de la Danatbank. » Autrement dit, l’établissement est en cessation de paiement. En faillite.

Panique aux guichets

L’information se répand comme une traînée de poudre dans toute l’Allemagne. Les déposants qui ont la chance – relative – de ne pas être clients de la Danatbank se ruent vers les guichets pour éviter le sort de ces derniers. Vers midi, la plupart des banques doivent fermer leurs guichets, faute de liquidités. L’ensemble du système financier allemand est au bord de l’effondrement.

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Le goulag électronique

Par Jean-Paul Baquiast

Nous avions signalé précédemment la pertinence de l’analyse d’un représentant de l’Église orthodoxe russe, assimilant à un goulag électronique le système global de saisie, d’espionnage et de contrôle que les services de renseignements américains, sous l’égide de la NSA et du gouvernement fédéral, imposent à toutes les formes d’expressions empruntant le support de l’Internet et des réseaux numériques. (1)

Comment ce personnage définit-il le goulag électronique américain ?

« Un camp de prisonniers électronique global…D’abord on habitue les gens à utiliser de façon systématique des outils de communication commodes avec les autorités, les entreprises et entre eux. Très rapidement chacun s’habitue de façon addictive à de tels services. Ceci donne à ceux qui possèdent économiquement et politiquement ces outils un pouvoir à la fois considérable et terrifiant. Ils ne peuvent pas repousser la tentation de s’en servir pour contrôler les personnalités. Ce contrôle peut devenir beaucoup plus complet qu’aucun de ceux exercés par les systèmes totalitaires connus au vingtième siècle ».

Le terme de goulag, rendu célèbre par le romancier Alexandre Soljenitsyne, désigne classiquement le système pénitentiaire russe. Celui-ci, encore en activité sous une forme à peine “améliorée”, est constitué de camps de travail et de détention répartis aux frontières de la Russie. Ils enferment des centaines de milliers de condamnés, dans des conditions précaires sinon indignes.
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La permaculture et ses principes

Présentation de la permaculture (ou agriculture permanente) par Christophe Koppel. Ce type de culture nous invite à observer la dynamique des écosystèmes naturels. On peut appliquer ensuite la connaissance acquise en construisant des écosystèmes qui servent nos besoins – humains – sans dégrader l’environnement naturel.

Les sites permaculturels intègrent les plantes, les animaux, les paysages, les structures et les humains dans des systèmes symbiotiques où les produits d’un élément satisfont les besoins des autres.

Le principe fondamental de la permaculture est de transformer les difficultés en opportunités, les problèmes en solutions, et les “déchets” en ressources.

Une fois établi, le système permaculturel peut être maintenu en utilisant un minimum de matériaux, d’énergie et de labeur. En recyclant les ressources utilisées à nouveau dans le système, la permaculture minimise aussi la pollution.

Partie 1:

Partie 2:
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La Coca-colisation nuit gravement à la santé

Attablé à un stand de restauration sur un marché du centre de Mexico, Rubén Romero déguste son neuvième taco, une crêpe de farine de maïs garnie. Il en est à son deuxième Coca-Cola, une bouteille de 600 ml. “Pourquoi boire de l’eau quand on a les moyens de s’offrir des boissons qui donnent plus d’énergie ?”, justifie ce comptable de 40 ans qui peine à déplacer ses 102 kg. Comme lui, sept Mexicains sur dix sont gros, voire obèses. Les techniques marketing choc de la compagnie Coca-Cola sont montrées du doigt, dans un pays devenu le premier consommateur de sodas de la planète avec 163 litres annuels par personne.

Par Frédéric Saliba

Publié en juillet,

un rapport de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) révèle que le taux d’obésité des Mexicains (32,8 %) dépasse désormais celui des Américains (31,8 %),

même si, selon l’organisme onusien, la proportion d’obèses au Koweït (42,8 %) ou en Arabie saoudite (35,2 %) reste supérieure. “Mais si l’on ajoute les personnes en surpoids, le Mexique est sans doute numéro un mondial”, s’alarme Abelardo Avila, chercheur à l’Institut mexicain de santé et de nutrition.

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Le « confidential memo », ou comment la crise financière mondiale a débuté

par Greg Palast

La merde dans laquelle vous êtes vient d’un petit message envoyé il y a 16 ans.

Un contact dont je tairai le nom m’a fait lire le contenu du End Game memo – il s’agit d’un truc si fou et si diabolique que je ne n’arrive toujours pas à croire qu’il puisse être vrai.

Le Mémo confirme le fantasme le plus fou des conspirationnistes de tous bords : à la fin des années 1990, l’élite des fonctionnaires du Trésor américain complotait main dans la main et en toute discrétion avec une petite cabale de pontes du système bancaire afin de réduire en cendres les régulations financières à travers le monde. Quand on voit les chiffres du chômage en Espagne, le désespoir et la faim qui frappent la Grèce, les émeutes en Indonésie et la faillite de Detroit, un retour sur ce End Game memo s’impose, puisque ce document constitue la vraie genèse de l’horreur.

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Dmitry Orlov : “Leçons post-soviétiques pour un siècle post-américain”

Par Dmitry Orlov - Juin 2005

Il y a une décennie et demi, le monde est passé de bipolaire à unipolaire, parce que l’un des pôles s’est désagrégé : l’Union soviétique n’est plus. L’autre pôle — symétriquement appelé les États-Unis1 — ne s’est pas (encore) désagrégé, mais il y a des grondements menaçants à l’horizon. L’effondrement des États-Unis semble aussi improbable maintenant que l’était l’effondrement de l’Union soviétique en 1985. L’expérience du premier effondrement peut-être instructive pour ceux qui souhaitent survivre au second.

Les gens raisonnables ne soutiendraient jamais que les deux pôles aient été exactement symétriques ; en même temps que des similitudes significatives, il y avait des différences également significatives, les unes et les autres étant valables pour prédire ce qu’il adviendra de la seconde moitié du géant super-puissant aux pieds d’argile qui autrefois enjambait la planète, lorsqu’elle se désagrégera aussi.

J’ai voulu écrire cet article pendant presque une décennie à présent. Jusqu’à récemment, cependant, peu de gens l’auraient pris au sérieux. Après tout, qui aurait douté que la locomotive économique mondiale que sont les États-Unis, ayant récemment gagné la guerre froide et la guerre du Golfe, continue, triomphalement, vers l’avenir brillant des super-autoroutes, des jets supersoniques et des colonies interplanétaires ?

Mais plus récemment le nombre de sceptiques a commencé de croître régulièrement. Les États-Unis sont désespérément dépendants de la disponibilité de pétrole et de gaz naturel peu chers et abondants, et accrochés à la croissance économique. Une fois que le pétrole et le gaz seront devenus chers (tels qu’ils le sont déjà) et de plus en plus difficiles à obtenir (l’affaire d’une année ou deux tout au plus), la croissance économique s’arrêtera et l’économie américaine s’effondrera.

Beaucoup de gens railleront ce pronostic déprimant, mais cet article devrait trouver quelques lecteurs tout de même.
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L’immigration, armée de réserve du capital (Rediff.)

Par Alain de Benoist (analyse publiée le 8 avril 2011 dans le n° 139 de la revue Éléments, datée d’avril-juin 2011)

En 1973, peu de temps avant sa mort, le président Pompidou reconnaissait avoir ouvert les vannes de l’immigration à la demande d’un certain nombre de grands patrons, tel Francis Bouygues, désireux de bénéficier d’une main-d’œuvre docile, bon marché, dépourvue de conscience de classe et de toute tradition de luttes sociales, afin d’exercer une pression à la baisse sur les salaires des travailleurs français, de réduire leurs ardeurs revendicatrices, et subsidiairement de briser l’unité du mouvement ouvrier. Ces grands patrons, soulignait-il, en « veulent toujours plus ».

Quarante ans plus tard, rien n’a changé. A un moment où plus aucun parti de gouvernement ne se risquerait à demander qu’on accélère encore le rythme de l’immigration, seul le patronat se prononce en ce sens, tout simplement parce que c’est toujours son intérêt. La seule différence est que les secteurs économiques concernés sont désormais plus nombreux, dépassant le secteur industriel ou la restauration pour s’étendre à des professions autrefois épargnées, telles que les ingénieurs ou les informaticiens.

La France, on le sait, a fait massivement appel à l’immigration dès le XIXe siècle. La population immigrée représentait déjà 800 000 personnes en 1876, 1,2 million de personnes en 1911. D’abord centre d’attraction des émigrations italienne et belge, l’industrie française a par la suite attiré les Polonais, puis les Espagnols et les Portugais.

« Cette immigration, peu qualifiée et non syndiquée, va permettre à l’employeur de se soustraire aux contraintes croissantes du droit du travail »1. En 1924, une Société générale d’immigration (SGI) est même créée à l’initiative du Comité des houillères et des gros exploitants agricoles du Nord-Est. Elle ouvre des bureaux de placement en Europe, qui fonctionnent comme une pompe aspirante. En 1931, on comptera 2,7 millions d’étrangers en France, soit 6,6 % de la population totale. La France affiche alors le plus fort taux d’immigration du monde (515 pour 100 00 habitants).

« Un bon moyen pour toute une partie du patronat de faire pression à la baisse sur les salaires […] Dès cette époque, le capitalisme cherche à mettre en concurrence la force de travail en faisant appel à des armées de réserve salariales »2.
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Le Charme discret de la pauvreté

À contre-courant de la société de consommation, certains ont fait le choix de la simplicité. Promouvant un mode de vie frugal, les tenants de la pauvreté volontaire entendent valoriser d’autres richesses : le respect de l’environnement, la solidarité et l’épanouissement sans cesse menacés par l’inflation des besoins.

“L’extase de Saint François” : Le Caravage

« Vive la pauvreté ! », titrait avec insolence le journal La Décroissance en septembre 2004. Faudrait-il donc se réjouir de ce que certains ne puissent subvenir à leurs besoins, souffrent de la faim et du froid et soient mis au ban de la société ? Non. Derrière un mot d’ordre provocateur, c’est un projet de vie révolutionnaire que défendent ici les objecteurs de croissance en promouvant non pas la misère mais une pauvreté choisie. Contre l’hyperconsommation et le culte de la croissance économique qui valorisent l’avoir au détriment de l’être, ils en appellent à la simplicité volontaire pour parvenir à un plus grand épanouissement personnel mais aussi pour mieux respecter l’environnement et les hommes.

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A saisir ! Esclaves européens en solde

Ils viennent trimer sur les chantiers, dans les transports ou les abattoirs, pour 3 à 6 € l’heure, au mépris de toutes les règles de sécurité. Et le plus légalement du monde. Car ces travailleurs “low cost” sont tous européens.

Augusto de Azevedo Monteiro voulait gagner sa vie. Il l’a perdue. Maçon détaché en France par EYP, une boîte portugaise,
cet ouvrier usinait sur l’air très en vogue de la sous-traitance à bas coût

dans la gadoue d’un chantier de Spie Batignolles, à Villeneuve-la-Garenne. Le 6 décembre, il est mort écrasé par une dalle qu’un coffrage hâtif à force de cadences infernales n’a pas su contenir.

Enfant d’Esposende, ville voisine de Braga irriguée par la crise et ses misérables affluents, Augusto de Azevedo Monteiro avait 35 ans, une famille et plus un euro rouillé en poche. Les 565 € brut de son dernier Smic flambés, ses allocations chômage taries, il avait opté pour une mission en France.

« Notre pays agonise et nous constituons une main-d’œuvre bon marché, confie une salariée francophone d’EYP. On sait que Spie fait appel à nous parce que nous coûtons moins que nos concurrents français. »

Législation : Le cas des ordres illégaux

Lorsqu’un ordre donné à un agent public a pour effet de commettre une infraction, l’agent se retrouve in fine seul juge de ses actes dont il doit personnellement rendre compte. Il ne peut pas se dégager de sa responsabilité devant les conséquences des actes exécutés en objectant qu’il avait « seulement » obéi aux ordres.

Puis-je refuser de commettre un ordre illégal ?

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Dominique Venner : “Histoire et traditions des Européens : 30.000 ans d’identité” (MàJ Radio Courtoisie)

Radio Courtoisie 27/05/2013 Libre Journal d’Henri de Lesquen, invité Jean-Yves Le Gallou pour un hommage à Dominique Venner :

Plus d’émissions téléchargeables (Radio Courtoisie) ici

A mettre en correspondance avec la grille de programmes

Le 21 mars 2002, Dominique Venner était invité par Anne Brassié sur Radio Courtoisie, à propos de son livre: “Histoire et traditions des Européens : 30.000 ans d’identité”, ouvrage de fond qui interroge les sources et la destinée de la civilisation européenne en partant d’Homère.

« Mon “optimisme”, comme vous dites, n’est pas béat. Je n’appartiens pas à une paroisse où l’on croit que tout finit par s’arranger. Je vois parfaitement tout ce qui est noir dans notre époque. Je pressens, cependant, que les puissances qui pèsent négativement sur le sort des Européens seront sapées par les chocs historiques à venir. Pour parvenir à un authentique réveil, il faudra encore que les Européens puissent reconquérir leur conscience indigène et la longue mémoire dont ils ont été dépossédés. Les épreuves qui viennent nous y aideront en nous affranchissant de ce qui nous a pollué en profondeur. C’est la tâche téméraire à laquelle je me suis voué. Elle a peu de précédents et n’est en rien politique. Au-delà de ma personne mortelle, j’ai la certitude que les brandons allumés ne s’éteindront pas. Je m’en rapporte pour cela à nos poèmes fondateurs. Ils sont le dépôt de toutes nos valeurs. Mais ils constituent une pensée en partie perdue. Nous avons donc entrepris de la réinventer et de la projeter sur le futur comme un mythe créateur. »

(Merci à jadoremonpseudo)

Un bébé en kit, ça coûte combien ?

Doron, un entrepreneur Israélien high tech, a lancé une nouvelle offre de service: la production de grossesse.

- La grossesse se fait en Inde (c’est moins cher).
- Le matériau génétique est sélectionné  par les clients via une interface web.
- Le sperme et les ovules s’achètent en ligne.
- Les embryons fabriqués sont congelés et expédiés par avion en Inde.
- Ils seront implantés dans l’utérus de mères porteuses locales (Inde).
- Les clients se présentent à la fin des 9 mois de grossesse pour récupérer leur bébé.
-  Il suffit d’une carte de crédit pour acheter bébé.

Note du producteur du film :

Il m’a fallu 3 ans pour concevoir ce film. Au fur et à mesure de son avancement j’ai compris que très peu de gens comprennent que les bébés sont en train de devenir un bien de consommation et qu’à ce titre, la mondialisation de l’économie, avait un profond impact sur cette industrie naissante.

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Dominium mundi : L’Empire du management

Après “La fabrique de l’homme occidental” et “L’ÉNA, miroir d’une nation”, le cinéaste Gérald Caillat et l’anthropologue Pierre Legendre signent un nouvel essai documentaire ambitieux autour de la mondialisation en lui restituant sa profondeur historique et en faisant émerger les grandes questions muettes qu’elle véhicule.

Un management qui s’impose comme le joyau de l’Occident industriel et communicateur. Désormais appliqué au business, le mot est devenu une doctrine, une propagande, la boîte à idées de la nouvelle mondialisation.

Le management est un “empire mou”, c’est sa force, avec des airs de “dictature sans dictateur” dont les mots d’ordre forgés par l’Occident (“organiser, coordonner, commander, contrôler“) se sont emparés de la planète entière. Ce monde que le christianisme avait rêvé de conquérir, le voici entièrement soumis aux dogmes de l’efficacité gestionnaire et à ses liturgies – la communication et le spectacle.


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L’économie expliquée en 2 minutes et 15 secondes.

Robert Bernard Reich, une pointure de l’économie américaine, nous explique en un peu plus de 2 minutes comment la dérégulation de l’économie nous emmène vers la crise.

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L’économie expliquée en 2 minutes et 15 secondes. par CptAnderson

L’Argent Dette III – “Évolution au-delà de l’Argent”

Ce film d’animation, réalisé par Paul Grignon, offre un bilan succinct des sujets essentiels traités dans les deux premiers films de la série “L’Argent Dette”. Nous recommandons à nos lecteurs de regarder L’Argent Dette & L’Argent Dette II : Promesses Chimériques avant de visionner ce dernier opus de la trilogie.

NB: Il existe une version courte (1h05) de cette vidéo disponible en cliquant ici.