À la rencontre de rentiers de France

Être rentier en 2015, un rêve pour certains, un bonheur en trompe l’œil pour d’autres. Une équipe de France 2 a suivi deux rentiers. Pour Jean-Bernard, 67 ans les vacances c’est tous les jours depuis près de 30 ans. Il est rentier Ils seraient 5.000 dans ce cas.

À Empuriabrava, en Espagne, Jean-Bernard mène une vie paisible depuis 27 ans. Le 19 février 1988, la chance lui sourit, il gagne au loto 17 millions de francs, soit 2.600.000 euros. “Tout s’embrouille, on est euphorique, et puis on se dit qu’est-ce que je veux faire maintenant ?“. Issu d’un milieu modeste, cet ancien cuisinier qui a commencé sa carrière a 14 ans décide d’arrêter de travailler, il a alors 40 ans.

Élise Franck a 35 ans et est aussi rentière. Pas question de rester inactive, elle gère aujourd’hui son patrimoine. Son passe-temps, investir dans des appartements en mauvais état dans les quartiers cossus de Paris, puis les retaper. En 2005, elle décide de changer de vie et quitte son travail de secrétaire bancaire avec un but, devenir riche. Quand elle était secrétaire, elle gagnait 1300 euros par mois. Aujourd’hui, elle en gagne 13.000, dix fois plus.

Bajaus : Les nomades de la mer

C’est un peuple qui s’éteint et sans doute avec lui sa culture, son histoire, sa langue. Les Bajaus sont des nomades apatrides qui naviguent entre la Malaisie, les Philippines et l’Indonésie.

Un peuple de mers, qui vit sur des bateaux. Mais la pauvreté, la répression des autorités et l’évolution de l’écosystème marin détruisent leur mode de vie unique.

La vie sans pétrole, c’est possible !

Jardins partagés, énergies propres… la révolution verte est en marche. Des initiatives surtout citoyennes. Pour Alain Grandjean, économiste, l’or noir se fait rare, pas les idées.

Saviez-vous que huit cents millions de personnes pratiquent l’agriculture urbaine et produisent 15 à 20 % de l’alimentation mondiale ? Qu’en 2011, en Italie, les ventes de bicyclettes neuves ont dépassé celles des voitures neuves pour la première fois depuis quarante ans ? Et qu’en Allemagne, 51 % de l’énergie renouvelable est fournie par les citadins et les agriculteurs ? Autant de signes, avance Rob Hopkins dans un livre formidable à paraître le 16 octobre 2014, que la « transition » écologique et sociale est en marche.

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Krill, le secret de la banquise

Toute la vie en Antarctique dépend d’une crevette de la taille du petit doigt : le krill. Cette espèce, la plus abondante de la planète, est le maillon clé de la chaîne alimentaire de l’océan Austral.

Mais sa population décline de façon parfois dramatique dans certaines zones. Afin de comprendre pourquoi, des scientifiques se sont lancés dans une expédition hivernale en embarquant à bord du « Polarstern », un brise-glace capable de fendre l’épaisse banquise qui encercle le continent blanc.

Chine : Le ralentissement de l’activité s’accentue

En Chine, la contraction de l’activité du secteur manufacturier s’est encore accélérée en août, à son rythme le plus soutenu depuis six ans et demi. C’est ce que montrent les résultats définitifs de l’enquête mensuelle Caixin/Markit auprès des directeurs d’achats.

Bourses : La Chine sanctionne 197 personnes pour propagation de rumeurs


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Canada : En canoë, sur les traces des chercheurs d’or

À Carcross, le médecin et journaliste allemand Dirk Rohrbach rejoint John Lindeman, l’un des derniers experts de la construction traditionnelle de bateaux. À eux deux, ils vont construire un canoë sur mesure à partir d’écorces de bouleau.

Italie : À la rencontre des petites mains de “l’or rouge”

En Italie, des centaines de milliers de saisonniers travaillent dans les champs agricoles. Pour quelques dizaines d’euros par jour, ils travaillent quotidiennement entre 10 et 12 heures sous un soleil de plomb et vivent souvent dans des conditions insalubres.

La plupart sont des immigrés clandestins venus d’Afrique. Reportage dans le sud de l’Italie, à Foggia, où la récolte des tomates, “l’or rouge“, est en cours.

Touristes étrangers, visiteurs express

La France attire un nombre considérable de touristes, mais ces derniers ne font souvent que passer dans notre pays. Les raisons de ces visites en coup de vent existent bel et bien: sites parcourus au pas de charge, pénurie de chambres d’hôtel, hégémonie parisienne…

Les châteaux de la Loire ne désemplissent pas, mais à Chenonceau, par exemple, le village distant de 50 mètres et ses restaurants restent déserts. Les visiteurs étrangers se risquent rarement hors des sentiers battus.

D’autres régions sont devenues de véritables “hubs” pour les Chinois ou Japonais partis à la découverte de l’Europe. La Côte-d’Or est ainsi une étape fréquente entre Paris et Genève, mais les touristes n’y passent guère qu’une courte nuit.

Notre bruit quotidien

Enquête sur le bruit et les pollutions sonores présentes à la ville comme à la campagne.

Les sons persistants sont une source majeure de stress et de fatigue. L’exposition à des niveaux sonores, notamment liés à des loisirs, peut être dommageable. Les médecins alertent sur l’ampleur du phénomène : un quart des jeunes Européens ont déjà subi des pertes d’audition irrémédiables et seront dans l’obligation de s’équiper d’appareils auditifs avant la cinquantaine.

Pour comprendre le rapport au son, immersion dans la famille Rupf, vivant à Francfort avec ses trois fils, et la famille Le Lionnais, installée à Plouha, une petite commune de Bretagne.

Allemagne – 2014

Jacques Attali : « Integrex »

Comme prévu, l’humanité est et sera de plus en plus nomade. Plus de 200 millions de gens vivent déjà sur un autre continent que celui où ils sont nés. Et, quels que soient les barrières et les murs dressés, ils seront plus de 500 millions dans ce cas en 2050.

“Freedom not Frontex” (Liberté pas Frontex)

Alors, que faire? La tentation naturelle est et sera de refuser ces « envahisseurs », ces « intrus » ; de pourchasser, d’arrêter, d’expulser ceux qui se glissent illégalement dans les trop rares lieux d’abondance et de paix du monde. Qui peut en vouloir à ceux qui fuient la violence? Qui peut en vouloir à ceux qui prennent peur pour leur tranquillité?

Mais fermer les frontières devant les gens entraînera inévitablement leur fermeture, un jour, devant les marchandises, les capitaux et les idées. La dictature et la confrontation en découleront, comme ce fut si souvent le cas dans le passé. De même, ouvrir à tout vent conduirait à des désastres innombrables. Donc, que faire?

La politique vise justement à trouver un compromis entre ces deux extrêmes tout aussi inacceptables. En Europe, une politique de fermeture ou d’ouverture. ne peut être nationale, car il suffit d’une anicroche, dans une maille du filet, pour qu’il soit inopérant.
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Pourquoi l’État islamique a décidé de frapper sa monnaie en or ?

Après l’annonce fait il y a plusieurs mois, l’organisation de l’État islamique a entamé la frappe de sa propre monnaie en or. L’EI montre en image les pièces d’un et de cinq Dinar coulées et frappées, cela dans le cadre d’une vidéo de 54 minutes dans laquelle il explique ses motivations.

Pourquoi l’EI a-t-il décidé d’entreprendre la frappe de sa monnaie et dans quelle mesure pourra-t-il l’imposer sur les territoires sous sont contrôle ?

Canada : Visite au Nunavik

Le Nunavik, dans le Grand Nord canadien, est une région inhospitalière mais habitée par des petites collectivités éloignées les unes des autres par des centaines de kilomètres. Dans des conditions parfois délicates, des pilotes assurent la liaison quotidienne entre ces villages et le reste du monde.

Russie : Vodka Factory

A Jigouliovsk, à 1.000 kilomètres de Moscou, il fait nuit toute la journée ou presque. Un accordéon lointain et lent renforce la mélancolie cafardeuse du lieu, entre gris et neige. Dans cette Russie profonde vit Tania, quinqua qui a élevé seule ses trois enfants. Elle vend et contrôle les tickets dans un bus fatigué, tout en rêvant au retour d’un amour de jeunesse.

Sa fille Valia, mère d’un petit garçon, est ouvrière dans la distillerie de vodka du coin, un grand bâtiment en briques, sinistre. Avec ses ongles manucurés paillettes, elle colle des étiquettes, à la chaîne, toute la journée, sur des bouteilles de vodka. Quand elle retire sa blouse bleue d’ouvrière, Valia est en talons aiguilles et manteau de fausse fourrure.

Elle s’imagine grande actrice, à la capitale. Elle ne sait pas quoi faire de son gosse. Après l’usine, elle a cours de danse orientale ou de théâtre. Ce jour-là, elle a choisi un extrait de la Mère, de Gorki. Elle récite, litanie : «Franchement, c’est quoi notre vie ? As-tu vraiment vécu ?»

Mère et fille, tabassées puis rescapées du désastre conjugal, gardent la tête hors de l’eau sans pour autant la garder froide. Valia et ses sourcils épilés, ses yeux trop maquillés, préfère ses rêves de starlette à son fils. Tania retrouve son fameux amoureux d’il y a trente ans. Ils se bécotent à l’arrière du bus. Elle a peut-être un peu honte.

Mère et fille montrent tout à la caméra de Sladkowski. Leurs engueulades sont capturées avec une finesse incroyable. Les bonnes femmes de l’usine aussi sont sans filet : ça jase, ça charrie, ça se chamaille. Vodka Factory est tellement juste, tellement dans l’intime, qu’on croit voir une fiction ultra-réaliste. Mère et fille, actrices complices de leurs propres vies un peu tristes, livrent leur intimité, leur ennui, leurs cuites et leur solitude.

Au nom d’Athènes

Partie 1 – Vaincre à Marathon

En 499 avant JC, Milet, une cité grecque d’Asie Mineure, se révolte contre le joug perse avec le soutien des cités indépendantes d’Athènes et d’Érétrie. Le roi Darius Ier ordonne alors une expédition destinée à punir les insurgés ainsi que leurs alliés mais aussi à étendre les frontières de son empire.

Partie 2 – Divine Salamine
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Chine : Un modèle à bout de souffle ?

Entretien avec David Baverez, un “business angel”, investisseur dans des start-ups à Hong-Kong (Chine) depuis trois ans. Auteur de Génération tonique (éd. Plon), il y dépeint les atouts de la Chine et les incompréhensions de l’Occident face à son modèle.

La Bourse de Shanghai qui s’écroule à son plus faible taux journalier depuis huit ans (7,63%), les exportations chinoises en baisse et un taux de croissance qui “patine” à 7%… Plus rien ne semble aller dans l’Empire du Milieu. Voilà que les marchés étrangers commencent à se méfier de la Chine, longtemps perçue comme une terre d’accueil pour les investisseurs étrangers. Comment en est-on arrivé là?

On a souvent décrit la Chine comme un eldorado économique, avec une croissance et une productivité imbattables… Comment cette image s’est-elle construite?

David Baverez : Il faut remonter à l’arrivée au pouvoir de Deng Xiaoping en 1978, deux ans après la mort de Mao Zedong. Le nouveau chef d’État rompt avec l’économie maoïste. Fini la planification, la collectivisation et l’autarcie. Deng Xiaoping lance une politique de “socialisme de marché” pour hisser la Chine au rang des plus grandes puissances mondiales. Le pays rentre dans ses Trente Glorieuses, et connaît une révolution anhistorique, complètement hors norme. Il encourage les investissements extérieurs et légalise les entreprises privées.
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Objets connectés : Vers un monde ré-humanisé ?

Robots ménagers capables de proposer le bon programme, chauffage central apte à optimiser les coûts, automobile autonome… d’ici à 2020, 25 milliards d’objets connectés vont être mis en service. A mi-chemin entre objet et sujet, ces produits intelligents influeront sur notre rapport au monde. Une révolution est-elle en marche ?

La révolution numérique bouleverse les catégories de notre relation à autrui, dans les sphères amicales, amoureuses et professionnelles (1). Mais elle transforme aussi les cadres conceptuels de notre rapport aux choses et donc au monde. « L’Internet des Objets » (en anglais Internet of Things ou IoT) serait la prochaine étape de cette révolution.

Après la création d’Arpanet en 1969, après le lancement du Web en 1990, et après la généralisation d’Internet mobile en 2007, grâce aux smartphones, 2020 serait une année charnière : plus de 25 milliards d’objets connectés sont censés être mis en service d’ici-là. Allons-nous vers une «ré-humanisation» du monde grâce à l’injection à haute dose des intentions humaines dans des objets ? Ou bien nous dirigeons-nous vers un univers matériel saturé de données ?

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L’Épuisement de la Terre, l’enjeu du XXIe siècle – Daniel Nahon

Et si le véritable risque n’était pas le réchauffement climatique ? Et si c’était l’épuisement de la terre ? Comment nourrir dix milliards d’individus avec des sols surexploités ? Daniel Nahon sonne l’alarme. Les sols, soubassements féconds des civilisations humaines, s’érodent plus vite qu’ils ne se reconstituent. Ils sont la peau de la Terre. Les argiles, une poussière de minéraux, les recouvrent d’une fine pellicule. Et nous la sollicitons de plus en plus, jusqu’à la maltraiter. La Vie pourra-t-elle continuer à y puiser ses aliments ?

« Paradoxe de la productivité » : Réévaluer l’Internet des Objets

Il y a près de 30 ans, les économistes Robert Solow et Stephen Roach avaient suscité un vif émoi en soulignant qu’en dépit des milliards de dollars investis dans les technologies de l’information, ils n’avaient pas eu de gains de productivité pour corollaire. Les entreprises achetaient des dizaines de millions d’ordinateurs chaque année et Microsoft venait d’entrer en Bourse, permettant à Bill Gates d’engranger son premier milliard de dollars.

Et pourtant, les statistiques nationales américaines ont montré que non seulement la productivité n’augmentait pas, elle ralentissait, un phénomène connu depuis sous le nom de « paradoxe de la productivité ». « L’ère informatique est partout visible » a malicieusement lancé Solow, « sauf dans les statistiques de la productivité ».

Nous pourrions aujourd’hui nous trouver à un moment historique similaire avec une nouvelle innovation: le fameux Internet des Objets – le lien créé entre des machines et des objets et les réseaux numériques. Des capteurs, des étiquettes et autres ressources embarquées connectées signifient que le monde physique peut aujourd’hui être numérisé, suivi, mesuré et optimisé.

Comme auparavant dans le cas des ordinateurs, les possibilités semblent infinies, les prévisions ont été extravagantes – et les données ne reflètent pour l’instant aucune progression de la productivité. Il y a un an, l’entreprise américaine de conseil et de recherche Gartner plaçait l’internet des objets au sommet de la courbe Hype des attentes exagérées en matière de technologies émergentes.
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Le pouvoir de l’effet placebo

Pendant des siècles, les placebos ont été considérés comme de la fausse médecine faisant appel à la tricherie et à la supercherie, mais ce documentaire ouvre une porte et démontre toute la puissance des placebos et les véritables effets qu’ils ont sur notre esprit et notre corps..

Inde : Le secteur pharmaceutique entaché par des scandales

Cet été, 700 marques de médicaments génériques testés par la société indienne GVK Bio ont dû être retirées du marché européen, à la demande de la Commission européenne.

En cause : des “manipulations systématiques de données” lors des essais cliniques. Cette décision intervient suite à la recommandation émise par l’Agence française de sécurité du médicament, en janvier dernier.

Cette nouvelle affaire ébranle la réputation de l’Inde comme leader dans le domaine pharmaceutique.

Martine Rothblatt, une patronne qui rêve d’être éternelle

La femme d’affaires la mieux payée des Etats-Unis est transsexuelle. Chef d’entreprise visionnaire, férue d’intelligence artificielle, passionnée par l’immortalité, elle est aussi transhumaniste.

Seules quelque 5 % des entreprises figurant au palmarès Fortune 500 sont dirigées par des femmes. Si on double la taille de l’échantillon, la proportion est la même. Et le niveau de rémunération des femmes PDG semble être à la traîne, bien que cela soit difficile à affirmer puisqu’elles sont si peu nombreuses. Une liste récente recensant les 200 dirigeants américains les mieux payés ne compte que 11 femmes, qui gagnent en moyenne 1,6 million de dollars [1,25 million d’euros] de moins que leurs homologues masculins.

Certaines sont célèbres : Marissa Mayer, PDG de Yahoo, qui l’année dernière se classait au 34e rang avec un revenu de 25 millions de dollars [19,5 millions d’euros], loin devant Meg Whitman, patronne de Hewlett-Packard, en 95e position avec une rémunération de 18 millions de dollars [14 millions d’euros]. Mais la dirigeante américaine qui pèse le plus lourd fait beaucoup moins parler d’elle.

C’est Martine Rothblatt, 59 ans, fondatrice de l’entreprise biomédicale United Therapeutics, qui avait déjà fait fortune en créant Sirius Satellite Radio, un opérateur de communications par satellite. L’an dernier, elle a engrangé 38 millions de dollars [29,5 millions d’euros].

Mais ce qui distingue Martine Rothblatt des autres femmes d’affaires les plus riches d’Amérique, c’est qu’elle est née homme. Quel effet cela lui fait-il de voir son nom tout en haut de la liste ? “C’est un peu comme gagner à la loterie”, lâche-t-elle. Elle ne souhaite aucunement être érigée en modèle de réussite au féminin. “Je ne peux pas prétendre que ce que j’ai réussi dans ma vie est équivalent à ce qu’une femme aurait pu réaliser, car pendant la première moitié de ma vie j’étais un homme”, tempère-t-elle.

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Pourquoi la croissance ralentit-elle dans les pays émergents ?

La croissance dans les pays émergents a ralenti depuis 2010. On s’attend à ce que la croissance agrégée annuelle des pays émergents passe de plus de 7 % en 2010 à environ 4 % en 2015, soit un taux bien inférieur au rythme d’expansion du début des années 2.000. Le ralentissement a été généralisé: ces trois dernières années, la croissance a été en moyenne inférieure au rythme d’avant-crise dans 21 des 23 plus grands pays émergents.

Dans certains pays, la croissance a fortement ralenti. Les pays émergents jouent un rôle important en tirant la croissance mondiale et en tant que partenaires à l’échange de la zone euro. Un ralentissement plus marqué dans les pays émergents pèserait par conséquent sur la croissance de l’économie mondiale et de la zone euro.

Nous discutons des facteurs sous-jacents au ralentissement de la croissance économique dans les pays émergents. Ces facteurs incluent la combinaison d’une modération de la croissance structurelle dans certaines des plus grandes économies et des facteurs conjoncturels tels que les répercussions internationales de la faiblesse dans les pays avancés, un changement des conditions de financement externes et le resserrement des politiques domestiques.

Une composante du récent ralentissement a été structurelle. La croissance potentielle dans les pays émergents avait tendance à augmenter avant la crise financière mondiale (tirée par une forte accumulation du capital et des gains de productivité élevés, ainsi que par une dynamique démographique favorable), mais elle a ralenti depuis.
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Pologne : Le trésor des nazis retrouvé ? (Màj vidéo)

28/08/2015

L’existence du “train nazi” chargé d’or se confirme


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Les autorités polonaises ont lancé des recherches suite au témoignage de deux personnes affirmant avoir retrouvé un train allemand nazi, qui aurait transporté des armes à feu et des pierres précieuses et qui, selon des rumeurs, avait disparu depuis la Seconde Guerre mondiale.

Les autorités du district de Wałbrzych dans le sud-ouest de la Pologne ont indiqué qu’elles avaient été contactées par un cabinet d’avocats représentant un Polonais et un Allemand, qui affirment avoir localisé le train et réclament 10% de la valeur des biens contenus dans le train, rapporte jeudi The Guardian.

Des médias locaux ont affirmé que le train avait disparu en 1945, avec à son bord un butin provenant de l’ancienne ville allemande de Breslau, maintenant appelé Wrocław, et d’une partie du sud-ouest de la Pologne. Le train était blindé et appartenait à la Wehrmacht, la machine de guerre de l’Allemagne nazie.

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Margarine : La déconfiture

Il y a quelques années encore, la margarine était parée de toutes les vertus: facile à tartiner, légère et surtout riche en précieux acides gras insaturés, en oméga 3 et 6… Bref, bien plus saine que le beurre et ses vilaines graisses saturées qui bouchent les artères. Mais aujourd’hui le vent tourne! Les produits naturels et de fabrication locale ont la cote. Voici le grand retour du beurre suisse, tandis que la margarine se retrouve sur le banc des accusés.

La margarine a longtemps été recommandée aux personnes ayant un taux de cholestérol trop élevé ou en surpoids. Les acides gras insaturés des huiles végétales étaient jugés plus sains pour notre corps. Mais toutes les huiles végétales ne se valent pas. L’huile de coco ou encore l’huile de palme sont composées d’acides gras saturés, comme le beurre. Des produits souvent utilisés dans la fabrication de margarine.

La margarine perd du terrain. Les médecins ne la conseillent plus systématiquement aux malades du cœur. Le beurre se retrouve d’ailleurs sur les plateaux repas des services de cardiologie. Une tendance qui touche aussi le monde de la restauration. Des boulangers reviennent au beurre, un produit sain et naturel qui ne fait pas de mal lorsqu’il est consommé sans excès.

Le riz au Vietnam

Le Vietnam est l’un des pionniers de la riziculture, mais une riziculture excédentaire n’a été atteinte qu’après l’aménagement du vaste delta du fleuve Mékong il y a près de 300 ans. Un proverbe vietnamien populaire ne dit-il pas : “En temps normal, les hommes de savoir occupent le premier rang, les fermiers étant relégués au deuxième rang. Mais en période de famine, les fermiers occupent le premier rang, et les hommes de savoir viennent en deuxième rang“.

Au milieu des années 1990, le Vietnam est devenu le deuxième exportateur mondial de riz, mais les riziculteurs vivent toujours dans la pauvreté du fait des cours de riz bas. La diversification du système de culture intensive du riz a été encouragée afin d’accroître les moyens de subsistance des agriculteurs.

Les Vietnamiens se placent parmi les cinq plus gros consommateurs de riz au monde. Banh Chung – ou gâteau de riz gluant – est un mets prisé qui est consommé lors de la célébration de la nouvelle année lunaire (Tet). A en croire la légende, qui remonte à 3.000 ans, le sixième roi de la dynastie Hung avait nommé comme héritier au trône la personne qui lui avait offert du Banh Chung lors de la fête du Tet.

L’apocalypse prévue par Damian McBride

Damian McBride n’est pas n’importe qui. Il a en effet été conseiller du Premier ministre Gordon Brown pendant la crise de 2008. Il abuse peut-être un peu des réseaux sociaux pour exprimer ses idées, au lieu de faire des articles solides et documentés. Cependant, on ne peut sauf erreur le soupçonner de dramatiser la crise actuelle pour se faire valoir.

Or, dans une série de tweets il averti de la venue d’ici la fin de l’année d’un crash boursier et économique bien plus grand que celui en cours. Il conseille de mettre le cash dont disposent ses lecteurs en lieu sûr (sous quelle forme? De l’or), parce qu’il prévoit que les banques vont fermer, comme il y a quelques jours en Grèce. S’ensuivront des révoltes citoyennes et des répressions militaires.

En conséquence, il recommande à chacun de stocker chez lui de l’eau en bouteille, des conserves et autres produits essentiels pour vivre en autonomie au moins un mois. Il prévoit aussi l’arrêt des transports et des communications.

Depuis plusieurs semaines, un certain nombre de conseillers financiers ont annoncé la survenue d’une méga-crise pour octobre ou novembre prochain. Les médias n’ont pas pris ces avertissements au sérieux, parlant de catastrophisme ou même de conspirationnisme.
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Les fonds vautours sont l’avant-garde de la politique étrangère des États-Unis

Éric Toussaint est docteur en sciences politiques des universités de Liège et de Paris VIII et possède également une formation d’historien. Dans son activité militante, il est président du Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers-Monde (CADTM), une organisation qui s’efforce d’analyser les origines des dettes souveraines des pays du Tiers-Monde ainsi que leurs conséquences pour ensuite élaborer des alternatives de financement du développement humain.

Il a également été conseiller du président Rafael Correa au sein de la Commission d’Audit Intégral de la Dette de l’Équateur. Eric Toussaint est l’auteur de nombreux ouvrages sur le système financier international, tels que Les Tsunamis de la dette (2005), Banque mondiale : le Coup d’État permanent. L’Agenda caché du Consensus de Washington (2006), La Dette ou la vie (2011) et Bancocratie, paru récemment.

En outre, la Chambre des députés d’Argentine l’a invité mercredi 15 octobre 2014 à participer à une conférence sur la dette extérieure aux côtés des députés du Front pour la Victoire (Frente para la Victoria) Héctor Recalde et Carlos Raimundi, et de l’économiste Fernanda Vallejos. Interrogé par le quotidien Tiempo Argentino, Éric Toussaint expose son analyse du conflit avec les fonds vautours.

Considérez-vous que le verdict du juge Griesa en faveur des fonds vautours soit un jugement juste ?

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États-Unis : Un plan Marshall pour l’Amérique

Suite à l’effondrement d’un pont autoroutier en Californie le mois dernier, l’impact observé sur toute la région sud-est des États-Unis vient souligner une fois de plus la gravité des défaillances infrastructurelles du pays. En effet, dans une certaine mesure, la plus importante économie au monde s’écroule aujourd’hui peu à peu.

L’aversion idéologique vis-à-vis de l’investissement du secteur public, de même que la prédominance d’un mode de pensée à court terme de la part de ceux qui rédigent les budgets, ont abaissé les dépenses jusqu’à des niveaux bien insuffisants en matières d’autoroutes, d’aéroports, de chemins de fer, de réseaux de télécommunications et de production d’électricité.

Seulement voilà, cette problématique ne peut plus être ignorée. Si les États-Unis n’agissent pas rapidement afin de conférer de solides fondations à leur reprise économique fragile, le pays pourrait à nouveau glisser lentement vers la stagnation.

La logique la plus évidente voudrait en principe qu’une économie développée procède judicieusement et continuellement à des investissements dans les biens publics. Or, au vu de la situation infrastructurelle des États-Unis, il semble que tous les acteurs décisionnels ne partagent pas cette conception. Lire la suite

Suède : Le Mars, épave mythique de la Baltique

Construit au XVIe siècle, le bâtiment de guerre suédois «Mars» avait été conçu pour régner en maître sur la mer Baltique. Mais au cours d’une bataille décisive contre la ville de Lübeck en 1564, un incendie eut raison du navire amiral, qui coula avec la majeure partie de son équipage. Après de nombreuses tentatives de localisation, l’épave fut enfin repérée en 2011 au large de l’île suédoise d’Öland.

Le naufrage du vaisseau de guerre avait à l’époque forcé le roi Eric XIV de Suède à revoir entièrement sa stratégie politique. Ce documentaire s’attache, à l’aide de techniques scientifiques de pointe, à faire la lumière sur les derniers moments du plus grand bateau de guerre de son temps.

Madoff : L’homme qui valait 65 milliards

Le 11 décembre 2008, Bernard Madoff est arrêté par le FBI devant les caméras. Le monde découvre alors « Bernie » Madoff, comme l’appellent ses amis, 70 ans, ancien patron du Nasdaq.

Jusqu’alors, Madoff est essentiellement connu des spécialistes, qui le considèrent comme un génie de la finance. Bernard Madoff s’avère être en fait le plus gros délinquant que Wall Street n’ait jamais connu.

Le montant de son escroquerie s’élève à 65 milliards de dollars. C’est à peu près le PIB annuel de la Croatie.

La compétitivité est une idée morte

La quête de la compétitivité n’est pas seulement erronée, elle est dangereuse, parce qu’elle masque les vrais défis et les vrais enjeux de l’avenir de nos économies et de nos sociétés. Telle est la thèse que soutient Thomas Coutrot, cofondateur des Économistes atterrés et porte-parole d’Attac.

Peu nombreux sont ceux qui le contestent : la montée des inégalités socio-économiques et l’augmentation continue des émissions de gaz à effet de serre portent en germe des catastrophes sociales et écologiques à l’horizon de deux ou trois décennies. Pourtant les décisions politiques de court terme ne sont pas seulement indifférentes à ces menaces, mais en accélèrent de toute évidence l’arrivée.

Contrairement à une vision superficielle, l’austérité n’engage aucunement nos sociétés dans la voie de la sobriété. La priorité donnée par François Hollande à la compétitivité de la France s’inscrit en effet dans une vision de court terme — redresser la croissance des exportations du pays par la baisse du coût du travail et des dépenses publiques — qui est contraire à toute perspective de redistribution des richesses et de transition écologique. Je voudrais montrer ici en quoi ses effets secondaires prévisibles, l’accroissement encore accéléré des inégalités et des émissions de GES, nous rapprochent des grandes fractures annoncées.

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Les déserts : pièges à CO2 ?

Notre planète est constituée pour un tiers de déserts, savanes, steppes et autres étendues glaciaires. 30 % de cette superficie, soit plus de 50 millions de km2 (cinq fois l’Europe), sont couverts de vastes plaques d’une micro-végétation composée de cyanophycées (algues bleu-vert ou cyanobactéries), de chlorophycées (algues vertes), de lichens et de mousses.

Cette sorte de “peau végétale” se retrouve dans des contrées aussi différentes que la calotte glaciaire du Groenland ou la savane du Queensland en Australie.

Or les chercheurs ont constaté que ces “croûtes biologiques” ont la propriété de fixer l’azote et surtout le CO2. Selon eux, il est urgent de les protéger, voire de favoriser leur développement dans les régions où progresse la désertification.

Japon : Le mystère économique

Rien ne laisse paraître que le Japon serait en « crise », avec une économie stagnante depuis 20 ans. Par quel miracle, avec une croissance nulle si l’on s’en tient à la mesure classique de la Production intérieure, les Japonais restent-ils, de fait, aussi prospères, satisfaits de leur sort à les écouter et tous employés s’ils le souhaitent: le taux de chômage, depuis vingt ans, n’a jamais dépassé 3,5% avec, pour beaucoup, un emploi à vie dans les grandes entreprises? Pourquoi le Japon, qui statistiquement se porte si mal, va en réalité plutôt bien.

Ce paradoxe serait-il dû à l’endettement, un des plus élevés au monde, deux fois la production annuelle? La bonne vie, mais à crédit? L’explication ne tient pas, car cette dette, les Japonais la doivent à eux-mêmes: ils placent leur épargne dans des emprunts publics. Le Japon ne s’endette pratiquement pas sur le marché mondial et n’est guère menacé de banqueroute.

Mais, cette croissance nulle, les Japonais en ont un peu honte face au reste du monde – une « perte de face » mal ressentie dans les civilisations d’Asie – au point d’avoir élu le Premier ministre Shinzo Abe qui promit de renouer avec la croissance forte des années 1980. Lors de ces deux dernières années, son gouvernement a contraint la Banque centrale à fabriquer de la monnaie en surplus, ce qui a dopé la consommation: cette drogue, bien connue des économistes, produit toujours des effets provisoires.

L’« Abenomics » a fait grimper la croissance à 2% pendant deux ans, avant de retomber aux alentours de 0% cette année. Combien de sacs Vuitton une Japonaise peut-elle acheter ou combien de clubs de golf pour son mari ? L’euphorie achevée, chacun s’en est retourné à ses habitudes antérieures, un confort frugal et de l’épargne pour ses vieux jours.
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Chine : Les villes fantômes sont nombreuses

Alors que la crise financière fait rage en Chine, la bulle immobilière a également éclaté dans le pays asiatique. 20% des immeubles sont vides. Le pays compte même plusieurs cités fantômes, sans aucun habitant.

En effet, des villes nouvelles, basées entre Pékin et Tianjin, ont vu le jour mais ne trouvent pas preneur. Les avenues sont quasi-désertes et moins de 30 % des habitations sont occupées – et encore occasionnellement. Les temps sont durs pour les commerçants installés dans ces villes fantômes.

Une montée des océans d’au moins un mètre est inévitable, selon la Nasa

Une montée des océans d’au moins un mètre due au réchauffement climatique est inévitable dans les 100 à 200 ans qui viennent, selon les dernières prévisions dévoilées par la Nasa mercredi. Une certaine incertitude demeure cependant sur le calendrier exact de cette montée des eaux, car les scientifiques ignorent pour l’instant à quelle vitesse vont fondre les principales calottes glacières des régions polaires.

Au vu de ce que l’on sait aujourd’hui à propos de l’expansion des océans avec le réchauffement, et sur la fonte des glaciers et des calottes glacières qui ajoutent de l’eau dans les océans, il est pratiquement certain que nous aurons une augmentation du niveau des mers d’au moins un mètre, et probablement davantage“, a expliqué Steve Nerem, de l’université du Colorado et qui dirige l’équipe de la Nasa chargée de surveiller la montée des niveaux des mers.

Les dernières prédictions sérieuses en date, qui remontaient à 2013 par un panel intergouvernemental des Nations unies sur le changement climatique, évoquaient une montée des océans de 30 à 90 cm d’ici la fin du siècle. Mais selon M. Nerem les dernières données mesurées par les satellites de la Nasa pointent vers la fourchette haute de ces prévisions.

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États-Unis : Zone blanche pour les électrosensibles

Si l’électrosensibilité n’est toujours pas reconnue aux États-Unis, ils sont beaucoup plus nombreux à en souffrir. Conséquence : les personnes concernées sont obligées de s’organiser. Elles aménagent leur logement, isolent leurs ordinateurs.

Mais d’autres choisissent des solutions beaucoup plus radicales en se réfugiant dans des zones blanches, où toute onde électromagnétique est interdite. A Green Bank, les téléphones ne passent pas, tout comme la 4G et la wifi. En cause ? La présence d’un télescope géant, qui doit être protégé des antennes téléphoniques qui pourraient l’endommager. Aujourd’hui, la ville compte également quelques électrosensibles.



Toulouse : La justice reconnaît pour la première fois comme handicap l’électrosensibilité


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Pays-Bas : Arjan Roskam, le roi du cannabis

Ce documentaire retrace le quotidien surprenant d’Arjan Roskam. Ce Hollandais à l’origine vendeur dans un petit coffee shop d’Amsterdam a bâti, en quelques années, un empire financier pour le moins insolite.

Celui qui se surnomme lui-même « le roi du cannabis » est à la tête de la « Green House Seed Company », la plus grosse entreprise de vente de graines de cannabis en Hollande. En renouvelant le concept du coffee shop, Arjan Roskam a su attirer les célébrités du monde entier.

Ce génie du marketing ne s’arrête pas là. Il crée en 2008 sa propre série de télé-réalité sur Internet, « Chasseurs de souches », où les téléspectateurs peuvent suivre sa quête du cannabis parfait et ses expériences les plus folles. Avec des pointes à 2 millions de vues pour certains épisodes, Arjan Roskam a su mettre en scène son incroyable parcours. Mais autour de sa fortune et de sa personnalité règne toujours un parfum de mystère absolu.

Corée du Nord : La grande illusion

En 2012, après deux ans de tractations, Michaël Sztanke et Julien Alric avaient obtenu un visa pour pénétrer en Corée du Nord. De ce premier voyage, ils sont revenus avec des images officielles. Jamais ils n’ont pu observer ce qui se cachait derrière la vitrine de Pyongyang.

En 2014, ils ont obtenu un nouveau visa afin de terminer leur film. Cette nouvelle plongée dans le royaume ermite leur a permis de répondre aux questions restées en suspens lors de leur premier voyage.

Comment vivent les Nord-Coréens ? Quelle est la véritable nature de ce régime ubuesque ? Ils se sont également rendus en Corée du Sud afin de rencontrer des réfugiés nord-coréens qui, miraculeusement, ont pu s’échapper vers le sud et témoigner.