Espagne : la malédiction du « ladrillo »

Tous, absolument tous les maux de l’Espagne, aujourd’hui, se résument en un seul mot : « ladrillo ». Ce terme, qui veut dire « brique » en français, est souvent utilisé de l’autre côté des Pyrénées pour parler de la folie immobilière des années 2000.

Une frénésie qui a conduit le pays à construire, au plus fort du boom, autant de logements qu’en Allemagne, en France et en Grande-Bretagne réunies ! Une bulle d’illusions qui a érigé le pays en modèle de croissance dans toute l’Europe, avant de le faire sombrer dans une crise sans précédent : explosion du déficit public, hausse inexorable du taux de chômage et ébranlement profond du secteur bancaire.

Une étude attentive des revenus fiscaux de l’Espagne durant ces dix dernières années fait apparaître une effrayante réalité : en 2009, les administrations publiques (l’Etat et les régions) ont collecté 144 milliards d’euros d’impôts, contre 200 milliards en 2007, année du pic du boom immobilier. Une chute des recettes de 56 milliards en deux ans ! Pas étonnant, dès lors, que l’Espagne soit brutalement passée d’un surplus budgétaire de 1,9 % du PIB en 2007 à un déficit de 11,1 % en 2009. Lire la suite

« Géopolitique de la France, plaidoyer pour la puissance »

Philippe Conrad s’entretient avec Pascal Gauchon autour de son dernier ouvrage, « Géopolitique de la France » (Presses Universitaires de France, 2012).

La France est une puissance moyenne… mais c’est une des premières puissances mondiales. On l’oublie trop. C’est dans beaucoup de domaines la principale puissance européenne, on n’y pense jamais assez. Voici un livre pour remettre quelques idées en place et en rappeler les évidences. Une potion anti-autodénigrement.


Le livre de Pascal Gauchon. « Géopolitique de la France » est de cette sorte de livres qu’il faudrait garder à porter de main, pour les moments de spleen. Son sous-titre, « Plaidoyer pour la Puissance », présente un livre, qui peut se concevoir comme une potion contre les désordres mentaux causés par les inconséquences des Agences de notation, le déferlement des « modèles », dont le dernier en date, l’Allemand, et par les accusations de type guerre civile venant de générations autoproclamées « spoliées par leurs ainées ».

C’est un livre qui énonce, sans fard ni outrance que si la France n’est qu’une puissance moyenne, elle est toujours parmi les cinq premières puissances du monde pour le PNB, pour les exportations, que, parmi les nations européennes, elle est au premier rang dans un nombre impressionnant de domaine et que, dans le futur, elle sera première par sa population.
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Grèce : Les retraits bancaires s’intensifient

Plus de 700 millions d’euros ont été retirés des banques grecques sur la seule journée du 15 mai. La crise politique fait ressurgir le spectre d’un bank run et d’une éventuelle contagion à toute l’Europe.

Les responsables politiques grecs se refusent pour l’instant à parler de bank run, c’est-à-dire d’un vrai mouvement de panique bancaire. Ils reconnaissent un« sentiment de peur qui pourrait évoluer en panique ». Pourtant, ça y ressemble de plus en plus.

Jusque-là, les retraits s’étaient étalés dans le temps. Les Grecs ont retiré 60 milliards d’euros depuis le début de la crise, en 2009. Ce qui représentait déjà près d’un tiers du PIB grec. Le 15 mai, 700 millions ont été retirés des banques en une seule journée.

Ce rythme pourrait encore s’accélérer si l’hypothèse d’une sortie du pays de la zone euro se faisait plus vraisemblable. L’échec des négociations en vue de former une coalition gouvernementale et la tenue de nouvelles élections n’ont de ce point de vue rien de rassurant.

Un risque majeur de contagion

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Notation des entreprises: démanteler l’oligopole des Agences américaines

Dans le précédent article, « les agences de notation sont-elles condamnables« , on avait insisté sur les responsabilités des investisseurs trop contents de s’appuyer sur la note « absolutoire » d’une Agence de notation pour fonder leurs décisions. Cela coûterait moins cher? Comme s’il était tolérable qu’une banque délègue ses décisions de crédits à une Agence irresponsable!

Là, me dira-t-on, franchement, vous n’allez pas barguigner les mérites des agences de notation! On sait bien que vous êtes réservé à l’égard de la notation de la dette  souveraine. La notation de la dette des entreprises,  il n’y a pas de raison. Les entreprises de notation s’y adonnent depuis plus de cent ans. Personne n’y a trouvé à redire….
A ce stade les remarques qui pourraient être faites à l’encontre des Agences de notation sembleraient être injustifiées et même injustes.

Si, il y a à voir et beaucoup plus que ce que les Agences de notation n’en ont envie. Et d’abord, il y a une de ces petites choses sans intérêt qu’on ne regarde plus parce que …franchement… c’est un peu mesquin de s’y intéresser : le prix de l’information ou de l’opinion puisque coter c’est, nous serinent sans cesse les agences de notation, fournir une opinion. Quand on achète un journal d’information financière, quand on paye un abonnement internet, on paye de sa propre poche l’information et l’opinion dont on souhaite disposer. Or, ce n’est précisément pas le cas des Agences de notation. Autrefois, leur business model était celui d’un journal d’information financière. Elles étaient des journaux ou des périodiques de ce type. Aujourd’hui, ce n’est pas l’investisseur qui vient « acheter de l’opinion », c’est l’émetteur de la dette, l’emprunteur. Donc, l’intéressé, celui qui va essayer de vendre en bourse les obligations ou les emprunts dont il a besoin, paiera l’Agence de notation pour qu’elle conduise les études destinée à délivrer une notation. Cette évolution, récente, du business model des Agences ne cesse de surprendre. Les critiques se retrouvent des deux côtés de l’atlantique pour dénoncer ce genre de pratique.

Revenir sur les « avantages acquis » des Agences de notation

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Transformer ses calories en électricité, un régime de printemps écolo

Des installations sportives en plein air qui transforment l’énergie dépensée en électricité ont été inaugurées en Grande-Bretagne…

Le concept, développé par l’entreprise Great Outdoor Gym Company, a tout pour plaire: accessible gratuitement, il est financé par les municipalités qui y voient un moyen de lutter notamment contre l’obésité et d’améliorer la santé des populations les plus modestes.  Cerise sur le gâteau, l’énergie déployée pendant l’effort sur les vélos ou les tapis est transformée en électricité qui alimente le parc la nuit.

«On a l’impression de participer à quelque chose»

Si les usagers sont assez nombreux, et assez courageux, ils pourront peut-être bientôt recharger leurs téléphones ou leurs lecteurs MP3 sur les machines.

«Ca donne une raison supplémentaire de venir faire de l’exercice, pense Georgie Delaney, de Great Outdoor Gym Company. Beaucoup de gens pensent que c’est une perte de temps, mais quand on a quelque chose de tangible qui en ressort, on a l’impression de participer à quelque chose.»

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Avec la fin du pétrole, avons-nous atteint le pic de croissance ?

Benoît THEVARD, ingénieur conseil en énergie, était vendredi 2 mars l’invité de l’association Nantes en transition. Ce spécialiste des hydrocarbures parcourt la France pour apporter des éléments rationnels et scientifiques à son auditoire sur la fin du pétrole et ses conséquences.

http://www.dailymotion.com/video/xp9l49

Système bancaire : Too big to fail, vraiment ?

Le modèle de banque universelle doit-il être scindé entre banque de marché et banque de détail ?

Cela devrait se faire. L’idée, façon Glass Steagall Act de 1933 aux Etats-Unis, consistant à séparer les volatiles activités de marché de la tranquille banque de détail aurait du sens en période de marasme financier. L’opération, envisagée par François Hollande dans son programme, diminuerait la taille et cloisonnerait les risques. Donc, elle réduirait les probabilités de contagion d’une défaillance aux autres banques puis à l’ensemble de l’économie.

Cela ne se fera pas. Les banques universelles géantes fonctionnent depuis des décennies maintenant au mélange grisant entre financements obtenus à prix réduit et prise de risques pondérée par la garantie implicite de l’Etat qui ne peut envisager la chute de champions dont les actifs dépassent le PIB national. Difficile de changer brutalement de régime. Si les autorités parviennent malgré tout à l’imposer, dans l’intérêt général, il leur faudra gérer une transition faite de restructurations délicates et de hausse du prix des services bancaires.

Non-sujet ou sujet tabou ?

Ou un sujet tabou ? De temps à autre, une voix s’élève pour s’inquiéter du problème des banques “too big to fail”, trop grosses pour faire faillite, et qui à ce titre peuvent prendre plus de risques que ne l’autoriserait un statut normal, non sécurisé implicitement par l’Etat. C’était le cas l’an dernier de la banque nationale suisse, la Banque centrale helvétique, à laquelle revient périodiquement le souvenir cuisant d’avoir dû participer au sauvetage de l’UBS, via des rachats d’actifs “toxiques”, pour un montant de 38,7 milliards de dollars. En France, le grand sauvetage de l’après-Lehman Brothers est censé avoir été neutre pour les finances publiques.

Hors le coût réel représenté par Dexia, les 360 milliards d’euros avancés aux banques étaient des garanties d’emprunts ou des prêts certes considérés comme des quasi-fonds propres, non prioritaires au remboursement, mais qui ont été remboursés.

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LEAP : 2ème semestre 2012 – Convergence de quatre facteurs explosifs : Banques-Bourses-Retraites-Dettes

Communiqué public du Laboratoire Européen d’Anticipation Politique, 15 mai 2012

Les quatre cavaliers de l'Acropol...ypse

En attendant que l’Euroland se dote, d’ici la fin 2012, d’un projet politique, économique et social commun de moyen et long termes, suite notamment à l’élection du nouveau président français François Hollande, anticipée depuis de nombreux mois par le LEAP, les opérateurs resteront prisonniers des réflexes de court terme liés aux soubresauts politiques grecs, aux incertitudes sur la gouvernance de l’Euroland et aux risques sur les dettes publiques.Parallèlement, aux Etats-Unis, la dissipation de l’illusion d’une reprise (1) cumulée au renouveau d’inquiétudes sur l’état de santé du secteur financier américain (dont JPMorgan vient d’illustrer la fragilité) et au grand retour du problème de l’endettement du pays conduisent les acteurs économiques et financiers à envisager un avenir de plus en plus inquiétant (2).

Au Royaume-Uni, le retour en récession du pays se conjugue à l’échec de maîtrise des déficits et à la montée d’une colère populaire face à une austérité qui n’en est pourtant qu’à ses débuts (3).

Au Japon, l’atonie économique et l’affaiblissement des exportations dans un contexte de récession mondiale (4) font ressortir le spectre de l’endettement excessif du pays.

Dans ce contexte, selon le LEAP, le second semestre 2012 va être le moment privilégié de la convergence de quatre facteurs explosifs pour les économies occidentales : banques, bourses, retraites et dettes. Lire la suite

Crise grecque : Adieu l’Euro ?

Débat fort animé entre économistes :

- Jean-Jacques Rosa, auteur de « L’Euro, comment s’en débarrasser? »

- Philippe Dessertine, Directeur Institut des Hautes Finances,

- Jean-Dominique Guiliani, Président de la Fondation Robert Schuman.

Partie 1:

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Crise grecque : Les banques françaises résisteraient au pire des scénarios

Les établissements financiers français sont capables de résister au pire scénario grec, y compris une sortie de la zone euro. C’est le message délivré par le gouverneur de la Banque de France.

Je ne connais aucun groupe qui serait mis en difficulté par un scénario extrême sur la Grèce ».Le gouverneur de la Banque de France n’a eu de cesse lundi 14 mai de répeter ce message.

En marge de la présentation du rapport annuel de l’Autorité de contrôle prudentiel qu’il dirige, Christian Noyer a voulu écarter tout risque. Même en cas de sortie de la Grèce de la zone euro.

Il est très clair : « Quoi qu’il arrive, ce ne sera pas un problème pour le secteur financier français ».

Et pour cause ! Il rappelle que les banques françaises ont déjà provisionné 75 % de leurs titres de dettes grecs. En effet, si l’on regarde dans le détail, chacune des grandes banques françaises ne portent plus que quelques centaines de millions d’euros d’exposition résiduelle à la dette grecque. Alors pour Christian Noyer, « les 25 % restants » ne peuvent pas être un problème.

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Olivier Delamarche : «On a faillit tous périr à cause de JP Morgan»

Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, le 15 mai 2012 sur BFM Radio, met les points sur les i, dans l’émission « Intégrale Bourse. »

« Dans ce genre de banques il n’y a pas contrôle qui soient opérés, on continue à prendre les mêmes risques – Ils sont assurés par les banques centrales, donc il n’y a pas de raison de ne pas continuer – Il faut aller plus loin que le Glass-Steagall Act et que ces banques soient reprises par l’État – Le boulot des banques n’est pas de jouer sur les marchés. »

La fin du téléphone ?

La lecture de la semaine est un article de l’essayiste Tom Vanderbilt, paru tout récemment dans The Wilson Quaterly. Il s’intitule “L’appel du futur”.

L’auteur commence par rappeler que ces derniers temps, a été annoncée à plusieurs reprises (TechCrunch, Wired) la fin du téléphone, en tant que transmission d’informations par la voix. Il y a selon lui des signes à ce changement culturel majeur : on utilise nos téléphones plus qu’avant, certes, mais la part de la voix diminue. Pour preuve, le temps de la communication vocale est en forte baisse : de 3 minutes en moyenne en 2003, on est passé à 1 minute et 47 secondes en 2010. Que se passe-t-il donc, se demande Vanderbilt ? Il identifie 3 causes majeures à cette évolution.

L’une est économique : dans beaucoup de pays d’Europe, par exemple, envoyer des textos est moins cher que de téléphoner. Mais il y a aussi des raisons de convenance, et l’impression qu’un coup de fil est moins une invitation à la prise de contact qu’une expérience troublante et potentiellement disruptive : après l’avoir oublié pendant longtemps, on renouerait avec l’impression qu’un coup de téléphone interrompt d’abord notre interlocuteur dans son activité. D’où la question que se pose l’auteur : avant de se demander ce que serait demain le téléphone, n’est-il pas plus intéressant de se souvenir de ce que c’était qu’un appel téléphonique ?

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Comment le Japon se passe du nucléaire

Alors que le gouvernement japonais vient de se fixer pour objectif de réduire de 20% la consommation d’électricité du pays cet été, tour d’horizon des moyens, plus ou moins sérieux, d’y arriver…

Avant...

Après.

La règle de base: supprimer les consommations inutiles

Tokyo scintillant de mille néons publicitaires pourrait bien devenir une image de carte postale. Dans les villes japonaises, depuis un an, on a coupé toutes les lumières inutiles dans les bureaux et les administrations.

La nuit, pas question de laisser son ordinateur allumé ou même en veille, les ascenseurs sont mis hors service dès le dernier employé parti et dans les gares, les métros et les centres commerciaux, les escalators se reposent. Les distributeurs de boissons ont été montrés du doigt par le gouverneur de Tokyo, qui les a accusé de consommer «autant que plusieurs réacteurs nucléaires»: fini les sodas frais, on emmène sa gourde isotherme avec soi.

A la maison, on change de mode de vie

Chez eux, les Japonais réduisent l’usage de tous les appareils électroménagers, des cuiseurs à riz aux lave-vaisselle. Des recettes de cuisine ne nécessitant pas de cuisson s’échangent, à base de tofu, d’algues ou de cornichons. Les sashimis, des tranches de poisson cru, ont la cote. En hiver, pour se réchauffer, on consomme de la bière chaude avec du sucre et des épices, comme le propose un brasseur local.

L’hiver devient plus convivial: on s’équipe de bouillottes et de chaufferettes pour affronter les grands froids sans monter le chauffage, on se rassemble dans la même pièce pour faire marcher la chaleur humaine et on dort (au moins) à deux pour ne pas grelotter.

En revanche, l’été, inutile de dormir tout nu: cela ne rafraîchit pas. Il vaut mieux se raconter des histoires qui font peur avant de s’endormir, histoire de se glacer le sang… Et on laisse les enfants s’adonner aux joies de l’uchimizu, une tradition qui consiste à asperger d’eau le pas de sa porte pour faire baisser la température. Pour ceux qui ont craqué pour un ventilateur, les autorités conseillent de placer devant une bouteille d’eau glacée qui en optimise l’effet. Beaucoup de Japonais ont également entrepris d’isoler leur maison, soit à l’aide de films plastique (à l’efficacité relative), soit avec des rideaux végétaux.

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Le mensonge de Fukushima

Ce documentaire cherche à comprendre comment et pourquoi cette catastrophe a pu se produire, et comment les patrons du nucléaire et le gouvernement y ont fait face.

L’enquête montre qu’avant même la catastrophe, il existait un réseau criminel dans l’industrie de l’énergie, qui a gardé secrets de graves erreurs et défauts afin de réduire les coûts.

Pendant des décennies, de nombreux travailleurs et fonctionnaires de haut niveau sont contraints au silence. Des témoins bien informées, comme Kei Sugaoka, ancien ingénieur en sécurité nucléaire, parlent des pratiques criminelles de la société TEPCO…


Grèce : La sortie de l’euro, un gouffre financier pour la France

En cas de retour à la drachme, les contribuables européens – allemands et français en particulier – devront mettre la main au portefeuille.

L’hypothèse d’une sortie de la Grèce de la zone euro se rapproche. « Si un membre d’un club ne respecte pas les règles, il est préférable qu’il quitte le club », a lâché José Manuel Barroso lundi. « Si la Grèce ne tient pas parole, il n’y a pas de raison de la soutenir financièrement », a renchéri Jens Weidmann, gouverneur de la BCE et patron de la Bundesbank avant la réunion des ministres des Finances, qui devait se tenir lundi après-midi.

Derrière ces discours de fermeté, les Européens sont en réalité bien embarrassés. Car le retour à la drachme à Athènes pourrait leur coûter une petite fortune. La dévaluation qui suivrait le retour à la monnaie nationale entraînerait en effet une explosion de la dette grecque, libellée en euro, ce qui la rendrait impossible à rembourser en intégralité. Or, depuis l’effacement de plus de 50 % de la dette grecque détenue par les créanciers privés, ce sont les États européens qui détiennent l’essentiel de la dette souveraine grecque…

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Avec Hollande, la fin de la Françafrique ?

Depuis l’élection de François Hollande, la presse africaine francophone ne manque pas de rappeler les nombreux défis que le président français devra relever pour répondre aux attentes du continent. Revue de presse.

Dessin de Damien Glez

« Les Africains auraient-ils le coeur à gauche ? » s’était interrogé le portail d’information Gabonlibre pendant la campagne présidentielle française en raison de l’enthousiasme sur le continent qu’avait globalement suscité la candidature de François Hollande. « Pour toutes ces raisons liées à l’histoire et à la géographie, rien de ce qui se passe dans l’Hexagone ne nous est indifférent. Surtout l’élection présidentielle pour laquelle, consciemment ou non, le coeur et la raison des Africains ont voté pour Hollande », lui avait répondu le portail d’information sénégalais Rewmi.

Après cinq ans de sarkozysme, le nouveau président français cristallise de nombreuses attentes en Afrique, notamment sur la fin de la fameuse Françafrique. Rewmi, portail d’information sénégalais, titrait « François Hollande président. Un nouvel espoir pour l’Afrique ». Principales raisons de cet engouement ? « Il a redonné un peu d’espoir aux Africains en se montrant favorable à l’accueil des étudiants étrangers et en s’engageant à réduire les délais d’attente de l’examen des dossiers concernant les demandeurs d’asile », explique le site.

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Europe : Petits conflits entre amis

Dans les premières années du XXIe siècle, l’Europe affiche son désir de mettre à la tête de l’Union européenne un président fort qui la représente sur la scène politique mondiale en affirmant son identité face à des puissances telles que les États-Unis et la Chine. Il faut pour cela modifier la présidence tournante tous les six mois et installer à plus long terme une personnalité solide, qui accompagne l’élargissement prévu de l’Union de manière plus efficace, plus démocratique et plus transparente.

Le documentaire suit l’évolution européenne de 2001, date du traité de Nice, à 2009 au moment de l’élection de Herman Van Rompuy comme président permanent du Conseil européen, en passant par la signature du traité de Lisbonne en 2007. On y voit comment l’enthousiasme des débuts se perd peu à peu dans la gestion des affaires courantes.

Tandis que, de plus en plus, les protagonistes servent des intérêts purement nationaux, le rêve d’une constitution européenne périclite au même titre que le désir d’une présidence forte.

Les témoignages d’hommes politiques aussi divers que Romano Prodi, Herman Van Rompuy, Anders Fogh Rasmussen, Jacques Chirac, Gerhard Schröder et Joschka Fischer soulignent, d’une certaine manière, l’échec du processus d’unification. Ce que Romano Prodi résume en ces termes : « D’un point de vue historique, nous avons perdu une occasion unique. J’espère seulement qu’elle se représentera (…). Car nous sommes en train de passer d’un monde unipolaire à un monde multipolaire et ne nous voilons pas la face : nous avons raté l’occasion d’être l’un de ces pôles.« 

Quand Apple rejouait la Seconde Guerre Mondiale contre IBM et Microsoft

Un court-métrage destiné exclusivement aux employés d’Apple et datant de l’époque des premiers ordinateurs Macintosh vient de faire surface sur le Web. Il met en scène la firme à la pomme aux prises avec IBM et Microsoft dans un cadre qui n’est pas sans rappeler la Seconde Guerre Mondiale.

Steve Jobs cessera-t-il un jour de nous étonner ? Que vous soyez fans ou non du personnage, force est de constater qu’il a su réaliser de grandes choses. Et surtout avec des méthodes souvent fort peu orthodoxes. Une nouvelle preuve de cet état de fait vient de faire surface sur le Web, sous la forme d’une vidéo bien particulière.

La vidéo en question est un court-métrage commandé par Apple et destiné initialement à ses employés uniquement. On y voit Steve Jobs prendre la tête d’une armée de soldats aux casques frappés d’une pomme dans un cadre qui rappelle celui de la Seconde Guerre Mondiale. Le court-métrage en question date des jeunes années d’Apple, à l’époque des premiers Mac, lorsque les ennemis jurés s’appelaient Microsoft et IBM.

Malgré le ton belliqueux, les troupes d’Apple utilisent des logiciels et des Macintosh pour seuls armes. Ils prennent d’assaut des bureaux en guise de champ de bataille. Et tous les bureaucrates utilisant des ordinateurs IBM errent comme des zombies avant de se voir libérer par les Mac. Bref, il s’agit d’un sacré court-métrage quand on pense qu’il a été réalisé uniquement dans un but interne et qu’il a mis près de trente ans à se dévoiler au reste de la planète.

Divergences en Europe sur les moyens de relancer la croissance

Le Chypriote Panicos Demetriades, nouveau membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne, a plaidé samedi pour une stimulation de la croissance au moment où le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, répétait son hostilité à tout financement des mesures de relance par des fonds publics.

« Un filet de sécurité solide pour l’emploi et le niveau de vie des citoyens interrompra la baisse des revenus de l’Etat et par conséquent, l’accroissement des déficits (budgétaires) », a estimé le nouveau gouverneur de la Banque centrale de Chypre lors de sa première conférence de presse à Nicosie.

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Grèce : La faim s’établit

Les paroles d’encouragement de la politique ont pour de nombreux Grecs un ton cynique. Après trois ans de récession et d’innombrables mesures d’austérité, ils sont découragés et accablés. La faim et le désespoir se déploient.

Athènes. Sotiris Panagopoulos recompte son argent. Mais il n’y en aura pas plus pour autant. 599,95 euros: Avec ça il devra dans les quatres prochaines semaines entretenir sa femme et ses deux enfants en bas âge. «Comment va-t-on y arriver?» demande cet homme de 35 ans désespérément. 320 euros sont réservés pour la location, en plus il faudra payer les factures d’eau et d’électricité. «En fait, il ne nous reste qu’à peine sept euros par jour pour vivre.» Il y a cinq mois, il a perdu son travail de plombier. L’entreprise a fait faillite d’un jour à l’autre, 23 personnes se sont retrouvées dans la rue.

Les Grecs en troisième année de crise: un peuple découragé et désespéré, accablé par toujours plus de mesures d’austérité. Depuis le début de la crise, l’économie s’est dégradée de presque 15%. Selon l’institution des statistiques de l’UE, Eurostat, déjà 28% des Grecs entre 18 et 64 ans vivent au seuil de la pauvreté. Selon un sondage, une PME sur quatre craint de devoir fermer son entreprise «prochainement».

Panagopoulos n’est pas le seul qui, en ce matin pluvieux, va chercher son allocation chômage à l’agence de l’emploi de Perama. La file d’attente s’allonge chaque mois. Perama se situe à une petite heure à l’ouest d’Athènes sur le golfe Saronique, autrefois, la ville était le centre de l’industrie de la construction navale grecque. Aujourd’hui, ce lieu de 25 000 habitants détient le record du taux de chômage en Grèce: environ 60%. La plupart des entreprises ont des problèmes depuis des années, parce qu’elles ne peuvent plus concurrencer les grands chantiers navals d’Asie. La récession a fait le reste.

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