Le steak haché sur le grill

Le steak haché représente 25% de la consommation de viande de bœuf en France. Chaque année, les Français en mangent 42 en moyenne. Pour les industriels, c’est un aliment stratégique qui permet de rentabiliser des carcasses plus ou moins qualitatives.

Éclaboussé par des scandales alimentaires, le steak haché suscite aussi la méfiance. Il est pourtant l’un des aliments les plus contrôlés en France. Mais avec des prix qui varient de 5 à 20 euros le kilo, il n’est pas rare de manger autre chose que de la viande de bœuf. Des ingrédients comme la fibre de bambou sont utilisés pour développer des recettes moins onéreuses.

2040 : la fin du mariage

Comme l’a rappelé le débat sur le mariage pour tous, nombre d’entre nous aspirons à un même idéal, partageons une même représentation sociale normative : celle du couple, de la sacro-sainte famille nucléaire. La plupart d’entre nous aspirent à cet idéal : s’unir à quelqu’un et lui promettre de passer notre vie avec lui. Toutes nos références culturelles nous renvoient sans cesse cette image du couple (homme et femme, femme et femme, homme et homme, qu’importe…), sacralisée par des dispositifs juridiques et économiques qui le favorisent au détriment d’autres formes de vie sociale (le célibat ou les formes de vies communautaires, le plus souvent particulièrement condamnées). Et pourtant, l’on sait depuis plusieurs dizaines d’années que ce modèle bat de l’aile. Sera-t-il encore le modèle social dominant à la fin du siècle ? Rien n’est moins sûr…

Le mythe de la famille nucléaire

En fait, nos réalités sociales ne sont pas celles-ci, pour autant qu’elles l’aient jamais été. Pour l’éditorialiste, George Monbiot (@georgemonbiot), l’histoire de la famille a toujours été déformée par les conservateurs.

Le mythe de la famille nucléaire, tel qu’idéalisé aujourd’hui, a été créé par les victoriens, rappelle-t-il. Son développement a plus été le fait de questions économiques que spirituelles, affectives ou morales, et a évolué à mesure que la révolution industrielle a rendu la fabrication, c’est-à-dire la production artisanale ou agricole au sein du ménage (ceux qui partageaient un même toit, sans que ces personnes soient nécessairement unies par des liens de parenté), non viable.

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Toxique ! Que faire des déchets ultimes ?

Si le stockage définitif des déchets nucléaires est une question récurrente dans le débat public, pas un mot sur les déchets ultimes, ni sur les conséquences d’un stockage définitif impropre. Cependant ces déchets scories des usines d’incinération comptent parmi les plus toxiques du secteur industriel. Une enquête sans concession sur la gestion des déchets toxiques.

Les solvants, les restes de peinture, les vieilles piles et les “déchets ultimes”, scories des usines d’incinération de déchets, comptent parmi les rebuts les plus toxiques du secteur industriel. Produits en masse, ils contiennent des métaux lourds, comme le cadmium, le plomb, le zinc ou le cuivre à des concentrations dangereusement élevées. Des substances qui, si elles sont rejetées dans l’environnement, peuvent pénétrer dans le corps humain par le biais de l’air, de l’eau ou de la nourriture et causer de graves dommages à la santé.

Allemagne – 2014

L’essor de l’artisanat au Moyen Âge

Découverte de nombreuses inventions résultantes d’avancées déterminantes dans l’artisanat et l’artisanat d’art à cette époque.

L’horloge, les lunettes, le miroir, la boussole ont été mis au point au Moyen Âge. Ces inventions sont le fruit d’avancées déterminantes dans l’artisanat et l’artisanat d’art à cette époque. Les présentateurs de X:enius donnent un coup de main aux artisans qui travaillent sur le chantier médiéval de Guédelon. Ils les aident à construire un volet pour la fenêtre de la cuisine du château.

La vie sans pétrole, c’est possible !

Jardins partagés, énergies propres… la révolution verte est en marche. Des initiatives surtout citoyennes. Pour Alain Grandjean, économiste, l’or noir se fait rare, pas les idées.

Saviez-vous que huit cents millions de personnes pratiquent l’agriculture urbaine et produisent 15 à 20 % de l’alimentation mondiale ? Qu’en 2011, en Italie, les ventes de bicyclettes neuves ont dépassé celles des voitures neuves pour la première fois depuis quarante ans ? Et qu’en Allemagne, 51 % de l’énergie renouvelable est fournie par les citadins et les agriculteurs ? Autant de signes, avance Rob Hopkins dans un livre formidable à paraître le 16 octobre 2014, que la « transition » écologique et sociale est en marche.

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Krill, le secret de la banquise

Toute la vie en Antarctique dépend d’une crevette de la taille du petit doigt : le krill. Cette espèce, la plus abondante de la planète, est le maillon clé de la chaîne alimentaire de l’océan Austral.

Mais sa population décline de façon parfois dramatique dans certaines zones. Afin de comprendre pourquoi, des scientifiques se sont lancés dans une expédition hivernale en embarquant à bord du « Polarstern », un brise-glace capable de fendre l’épaisse banquise qui encercle le continent blanc.

Les paysans malades des pesticides

Ils ont entre 45 et 55 ans, sont agriculteurs intensifs, sans aucune culture militante. Ils sont de droite, parfois très à droite. Rien ne les prédestinait à devenir contestataires de l’agriculture chimique, sur laquelle ils avaient au contraire tout misé. Mais suite à des ennuis de santé graves, liés aux produits phytosanitaires, ils vivent une évolution de leur pensée.

Malades, culpabilisés par les institutions qui leur ont pourtant souvent caché les dangers de la chimie de synthèse, ils se perçoivent à la fois comme victimes et responsables, parfois même comme empoisonnés et empoisonneurs, révélant au travers des contradictions dans lesquelles ils sont pris, aussi bien les enjeux actuels du système capitaliste, qu’une culture singulière oscillant entre fierté et hantise du regard des autres.

France culture

Notre bruit quotidien

Enquête sur le bruit et les pollutions sonores présentes à la ville comme à la campagne.

Les sons persistants sont une source majeure de stress et de fatigue. L’exposition à des niveaux sonores, notamment liés à des loisirs, peut être dommageable. Les médecins alertent sur l’ampleur du phénomène : un quart des jeunes Européens ont déjà subi des pertes d’audition irrémédiables et seront dans l’obligation de s’équiper d’appareils auditifs avant la cinquantaine.

Pour comprendre le rapport au son, immersion dans la famille Rupf, vivant à Francfort avec ses trois fils, et la famille Le Lionnais, installée à Plouha, une petite commune de Bretagne.

Allemagne – 2014

Serge Latouche : “La décroissance n’a pas à se situer sur l’échiquier politique”

Professeur émérite d’économie à l’université de Paris-Sud (Orsay), Serge Latouche est spécialiste des rapports économiques et culturels Nord-Sud et de l’épistémologie des sciences sociales. Il est l’un des fondateurs de la revue d’étude théorique et politique de la décroissance Entropia.

Rédacteur historique de la Revue du MAUSS, il dirige depuis 2013 la collection ”Les précurseurs de la décroissance” aux éditions Le Passager Clandestin. Serge Latouche est aujourd’hui considéré comme le spécialiste de la décroissance qu’il a contribuée à lancer dès le début des années 2000 grâce à des ouvrages tels que Le pari de la décroissance, Pour une société d’abondance frugale ou encore l’Age des limites.

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L’Épuisement de la Terre, l’enjeu du XXIe siècle – Daniel Nahon

Et si le véritable risque n’était pas le réchauffement climatique ? Et si c’était l’épuisement de la terre ? Comment nourrir dix milliards d’individus avec des sols surexploités ? Daniel Nahon sonne l’alarme. Les sols, soubassements féconds des civilisations humaines, s’érodent plus vite qu’ils ne se reconstituent. Ils sont la peau de la Terre. Les argiles, une poussière de minéraux, les recouvrent d’une fine pellicule. Et nous la sollicitons de plus en plus, jusqu’à la maltraiter. La Vie pourra-t-elle continuer à y puiser ses aliments ?

Les vertus retrouvées des herbes sauvages

Souvent reléguées aux bords des chemins, les herbes folles ne manquent pourtant pas de vertus. Ainsi, certaines sont savoureuses et d’autres bénéfiques pour la santé, soulageant notamment les douleurs articulaires.

Pendant des millénaires, l’homme a exploité activement les propriétés thérapeutiques des plantes, avant de les négliger au profit du progrès scientifique. Aujourd’hui pourtant, on redécouvre les bienfaits de la flore.

Martine Rothblatt, une patronne qui rêve d’être éternelle

La femme d’affaires la mieux payée des Etats-Unis est transsexuelle. Chef d’entreprise visionnaire, férue d’intelligence artificielle, passionnée par l’immortalité, elle est aussi transhumaniste.

Seules quelque 5 % des entreprises figurant au palmarès Fortune 500 sont dirigées par des femmes. Si on double la taille de l’échantillon, la proportion est la même. Et le niveau de rémunération des femmes PDG semble être à la traîne, bien que cela soit difficile à affirmer puisqu’elles sont si peu nombreuses. Une liste récente recensant les 200 dirigeants américains les mieux payés ne compte que 11 femmes, qui gagnent en moyenne 1,6 million de dollars [1,25 million d’euros] de moins que leurs homologues masculins.

Certaines sont célèbres : Marissa Mayer, PDG de Yahoo, qui l’année dernière se classait au 34e rang avec un revenu de 25 millions de dollars [19,5 millions d’euros], loin devant Meg Whitman, patronne de Hewlett-Packard, en 95e position avec une rémunération de 18 millions de dollars [14 millions d’euros]. Mais la dirigeante américaine qui pèse le plus lourd fait beaucoup moins parler d’elle.

C’est Martine Rothblatt, 59 ans, fondatrice de l’entreprise biomédicale United Therapeutics, qui avait déjà fait fortune en créant Sirius Satellite Radio, un opérateur de communications par satellite. L’an dernier, elle a engrangé 38 millions de dollars [29,5 millions d’euros].

Mais ce qui distingue Martine Rothblatt des autres femmes d’affaires les plus riches d’Amérique, c’est qu’elle est née homme. Quel effet cela lui fait-il de voir son nom tout en haut de la liste ? “C’est un peu comme gagner à la loterie”, lâche-t-elle. Elle ne souhaite aucunement être érigée en modèle de réussite au féminin. “Je ne peux pas prétendre que ce que j’ai réussi dans ma vie est équivalent à ce qu’une femme aurait pu réaliser, car pendant la première moitié de ma vie j’étais un homme”, tempère-t-elle.

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Les nouveaux jackpots des laboratoires pharmaceutiques

Après des années très fructueuses, l’industrie pharmaceutique se trouve aujourd’hui face à une réelle difficulté. La période d’invention et d’apparition de nouvelles molécules, puis le défi des médicaments génériques sont passés, et les laboratoires ne proposent plus grand-chose en terme de médicaments.

Le marché ne pouvant plus être élargi, il faut augmenter le nombre de patients. Les laboratoires tentent donc de médicaliser des phénomènes naturels comme l’envie de manger, la ménopause ou l’absence de désir.

Ce nouvel horizon est prometteur, et les pharmacies vendent à profusion des formules miracles pour toutes sortes de petits maux.

Les fonds vautours sont l’avant-garde de la politique étrangère des États-Unis

Éric Toussaint est docteur en sciences politiques des universités de Liège et de Paris VIII et possède également une formation d’historien. Dans son activité militante, il est président du Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers-Monde (CADTM), une organisation qui s’efforce d’analyser les origines des dettes souveraines des pays du Tiers-Monde ainsi que leurs conséquences pour ensuite élaborer des alternatives de financement du développement humain.

Il a également été conseiller du président Rafael Correa au sein de la Commission d’Audit Intégral de la Dette de l’Équateur. Eric Toussaint est l’auteur de nombreux ouvrages sur le système financier international, tels que Les Tsunamis de la dette (2005), Banque mondiale : le Coup d’État permanent. L’Agenda caché du Consensus de Washington (2006), La Dette ou la vie (2011) et Bancocratie, paru récemment.

En outre, la Chambre des députés d’Argentine l’a invité mercredi 15 octobre 2014 à participer à une conférence sur la dette extérieure aux côtés des députés du Front pour la Victoire (Frente para la Victoria) Héctor Recalde et Carlos Raimundi, et de l’économiste Fernanda Vallejos. Interrogé par le quotidien Tiempo Argentino, Éric Toussaint expose son analyse du conflit avec les fonds vautours.

Considérez-vous que le verdict du juge Griesa en faveur des fonds vautours soit un jugement juste ?

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Autoroutes : le pactole perdu de l’État

Sur le territoire français, la plus grande partie du réseau autoroutier est exploitée par des sociétés à capitaux privés. L’État s’est peu à peu désengagé de ces sociétés qu’il possédait ou qu’il détenait majoritairement. De grands groupes privés administrent maintenant ces infrastructures qui ont été largement financées par les contribuables.

Le système de péage, auquel les automobilistes sont depuis longtemps habitués, a également permis la rentabilité des autoroutes. Aujourd’hui, le constat est amer alors que l’État peine à trouver des recettes pour lutter contre les déficits.

Les autoroutes constituent une source de revenus non négligeable. Pourquoi les a-t-on ainsi vendues ? Ont-elles été bradées ?

Gaspillage alimentaire : les particuliers seraient les premiers responsables

Les ménages gaspilleraient entre 12 à 20 milliards d’euros par an.

38 kilos de nourriture sont gaspillés chaque seconde en France. L’équivalent de 56 repas perdus par personne tous les ans. Pendant trois jours, les équipes de France 2 ont ouvert et recueilli les poubelles au pied d’un immeuble à Paris. Un tiers des éléments jetés par les Français sont des fruits et des légumes. Mais sur place, le produit phare est le pain. Certains jettent des pâtes alors que ce produit peut être conservé 30 ans, car c’est un produit sec.

Au total, 22,42 euros de produits ont été gaspillés en seulement trois jours, soit 2800 euros sur une année pour tout l’immeuble. À L’échelle du pays, chaque Français dépense 160 euros en nourriture gaspillée tous les ans. Le phénomène a doublé en 40 ans.

La compétitivité est une idée morte

La quête de la compétitivité n’est pas seulement erronée, elle est dangereuse, parce qu’elle masque les vrais défis et les vrais enjeux de l’avenir de nos économies et de nos sociétés. Telle est la thèse que soutient Thomas Coutrot, cofondateur des Économistes atterrés et porte-parole d’Attac.

Peu nombreux sont ceux qui le contestent : la montée des inégalités socio-économiques et l’augmentation continue des émissions de gaz à effet de serre portent en germe des catastrophes sociales et écologiques à l’horizon de deux ou trois décennies. Pourtant les décisions politiques de court terme ne sont pas seulement indifférentes à ces menaces, mais en accélèrent de toute évidence l’arrivée.

Contrairement à une vision superficielle, l’austérité n’engage aucunement nos sociétés dans la voie de la sobriété. La priorité donnée par François Hollande à la compétitivité de la France s’inscrit en effet dans une vision de court terme — redresser la croissance des exportations du pays par la baisse du coût du travail et des dépenses publiques — qui est contraire à toute perspective de redistribution des richesses et de transition écologique. Je voudrais montrer ici en quoi ses effets secondaires prévisibles, l’accroissement encore accéléré des inégalités et des émissions de GES, nous rapprochent des grandes fractures annoncées.

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Les déserts : pièges à CO2 ?

Notre planète est constituée pour un tiers de déserts, savanes, steppes et autres étendues glaciaires. 30 % de cette superficie, soit plus de 50 millions de km2 (cinq fois l’Europe), sont couverts de vastes plaques d’une micro-végétation composée de cyanophycées (algues bleu-vert ou cyanobactéries), de chlorophycées (algues vertes), de lichens et de mousses.

Cette sorte de “peau végétale” se retrouve dans des contrées aussi différentes que la calotte glaciaire du Groenland ou la savane du Queensland en Australie.

Or les chercheurs ont constaté que ces “croûtes biologiques” ont la propriété de fixer l’azote et surtout le CO2. Selon eux, il est urgent de les protéger, voire de favoriser leur développement dans les régions où progresse la désertification.

Allemagne : Crystal, la drogue de l’emploi

Le modèle allemand dont on nous rebat les oreilles présente des vertus insoupçonnées. Non seulement ce pays connaît un très faible taux de chômage mais la consommation d’héroïne et de cannabis y est en recul. Supplantée par le formidable essor d’une drogue de synthèse, la méthamphétamine, relaté samedi dernier dans Arte reportage.

« Aux Etats-Unis, on la surnomme “crystal”, “ice” ou encore “tina”. En Thaïlande, “yaa baa”, littéralement “le médicament qui rend fou”, explique William Irigoyen… qui a pompé sa présentation dans Wikipedia. Vous l’inhalez, vous l’avalez, vous vous l’injectez ou vous la fumez et vous voilà euphorique et en proie à une forte stimulation mentale. » Et à un enviable taux de croissance. Vive l’Allemagne !

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L’âge adulte

A 20 ans, Sabrina vit en colocation dans une maison inachevée. Elle enchaîne les petits boulots pour réussir à payer ses factures.

Inscrite à une formation d’aide-soignante, la jeune femme commence parallèlement un emploi de strip-teaseuse sur le Vieux Port de Marseille. Loin de vivre ses plus belles années, elle tente de se sortir de la précarité, qui touche de plus en plus de jeunes en France.

Des renards et des hommes

L’odeur de l’herbe coupée est un documentaire sur le renard en Lorraine où il fait face aux chasseurs et aux agriculteurs. A l’aide de sa caméra, le réalisateur lorrain Franck Vigna, par ailleurs naturaliste et militant dans des associations de protection de la nature, vient de réaliser un documentaire sur la place du renard dans l’écosystème de sa région. Avec ce film, il donne la parole à tous les acteurs de la vie du renard. Un piégeur, un chasseur, un scientifique, un naturaliste et deux agriculteurs exposent leurs points de vue, pour aider chacun à se forger son opinion cet animal sujet de controverses. Auxiliaire utile pour les uns, nuisible concurrent pour les autres, le renard laisse peu de gens indifférents.

via GOODPLANET INFO

La guerre des brevets

Aux Etats-Unis, des femmes atteintes d’un cancer du sein ont mené une croisade juridique victorieuse contre Myriad Genetics.

En brevetant deux gènes dont la mutation révèle une prédisposition au développement conjoint d’un cancer des ovaires, le laboratoire s’était assuré un monopole sur les tests de dépistage, mettant potentiellement en danger la vie des patientes, dans l’incapacité de payer l’examen.

Alors que les lois sur les brevets ont été imaginées pour protéger les appareils et procédés techniques, comment expliquer que 20% des gènes humains tombent aujourd’hui sous le coup des droits d’exclusivité d’exploitation en Amérique ?

Le travailleur en miettes ?

Zéro stock, just in time, good practices, qualité totale, promotion par le mérite… : suivez la tendance pour comprendre la déconstruction du système de santé-sécurité au travail. Une opinion de Christophe De Brouwer, professeur de médecine du travail (ULB).

Expression entendue dernièrement présentée comme une évolution du “travail en miettes”, titre du célèbre livre de Georges Friedman décrivant des méthodes de travail parcellisées à l’extrême de concert avec l’interchangeabilité du travailleur. L’individualisation au travail était en marche depuis la fin de la dernière guerre. Suite à la demande importante de main-d’œuvre durant cette période, cette individualisation s’accompagna d’une libération dans la vie privée et de travail.

Mais à partir des années 80, la crise aidant, les impératifs productifs se déplacèrent progressivement, non plus vers la quantité, mais vers la qualité commerciale du produit, compte tenu d’un concurrence de plus en plus globalisée. La relation entre la demande et l’offre de main-d’œuvre s’inversait, et la solitude du travailleur face à ces nouvelles organisations de travail deviendra un lot commun. Cette mutation dans l’organisation du travail s’accompagna d’une demande de polyvalence du travailleur, non pas, comme on l’avait cru, pour répondre à une diminution de la division du travail (Toyotisme), mais au contraire pour accentuer les capacités de flexibilité de l’entreprise.

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Quand le terroir se rebiffe

Champagne de vigneron, charcuterie corse, camembert ou viande régionale, les produits du terroir ont le vent en poupe.

Face à la lassitude de la «malbouffe» industrielle, la suspicion ambiante autour des plats à réchauffer et l’uniformisation du goût, des hommes et des femmes défendent des choix culinaires différents et cherchent à sauvegarder des procédés de fabrication qui tendent à disparaître.

Certains éleveurs et producteurs ont même ouvert une guerre de résistance contre les grands distributeurs qui plagient leurs produits sans scrupule.

Réalisé par Olivier de Vellis (France 2014)

Zbigniew Brzezinski : « Ce que je vois en Europe m’inquiète »

Ancien conseiller à la sécurité nationale de Jimmy Carter (de 1977 à 1981), Zbigniew Brzezinski est l’un des dirigeants du Centre d’études stratégiques et internationales (CSIS), cercle de réflexion américain sur la politique étrangère. Il est notamment l’auteur du Vrai choix. Les États-Unis et le reste du monde (Odile ­Jacob, 2004).

Qui assure la sécurité de l’Europe ?

Personne en particulier : ce devrait être l’Union européenne, sur la base de principes stratégiques partagés et d’engagements stratégiques réciproques. Mais là est le problème puisque, manifestement, il y a des divergences.

C’est donc l’OTAN, et donc les États-Unis ?

Les États-Unis sont évidemment l’acteur le plus important de l’Alliance « atlantique ». Si les États-Unis ne sont pas impliqués, l’Alliance perd toute signification stratégique. Sans les États-Unis, l’OTAN ne peut être ni viable ni militairement crédible.

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‘La mort est une illusion’ elle n’existe pas telle que nous la concevons

Le scientifique nord-américain de la Wake Forest School of Medicine de Caroline du Nord, Roberto Lanza, affirme détenir des preuves définitives qui démontrent que la vie après la mort existe bel et bien. Lanza estime, en outre, que la mort, d’une certaine manière, n’existe pas telle que nous la concevons.

Après la mort de son vieil ami Michel Besso, Albert Einstein dit : « Voilà qu’il m’a précédé de peu, en quittant ce monde étrange. Cela ne signifie rien. Pour nous, physiciens dans l’âme, cette séparation entre passé, présent et avenir, ne garde que la valeur d’une illusion, si tenace soit-elle ». De nouvelles preuves suggèrent qu’Einstein avait raison, déclare Roberto Lanza dans un billet publié sur son site et cité par le quotidien britannique The Independent.

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Tokyo freeters

Apparu dans la seconde moitié des années 1980, le terme freeter a d’abord désigné les jeunes Japonais désireux de s’affranchir du modèle traditionnel de dévouement à l’entreprise.

Depuis, à l’image positive véhiculée par ce vent de liberté s’est substituée la réalité plus douloureuse de la précarité. Victimes de la morosité économique, les nouveaux freeters cumulent les emplois et se réfugient dans les cybercafés lorsqu’ils n’ont pas de toit.

Réalisé par Marc Petitjean (France 2010)

Le crépuscule annoncé du travail humain ?

Après avoir éliminé les postes routiniers, l’intelligence artificielle, les robots et les logiciels se substituent à bon nombre d’emplois qualifiés.

Cela ne fait guère de doute pour certains : la révolution numérique a déjà et aura encore des conséquences profondes sur l’emploi. Après avoir éliminé les postes routiniers, l’intelligence artificielle, les robots et les logiciels se substituent à bon nombre d’emplois qualifiés. Aujourd’hui, nous avons des prototypes de voitures sans pilote, Skype, et le bureau moderne est truffé d’ordinateurs personnels tandis qu’apparaît Baxter, un robot industriel particulièrement sophistiqué conçu par une entreprise du Massachusetts.

Dans Le deuxième âge de la machine, Erik Brynjolfsson et Andrew McAfee, tous deux professeurs au MIT, annoncent que la technologie est à un “point d’inflexion”, et nous sommes sur le point d’en découvrir les profondes conséquences.

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Les révoltes paysannes : en Europe occidentale et en Russie (XVIe-XVIIIe siècle)

« Les révoltes paysannes en Europe occidentale, XVIe-XVIIIe siècles »: Communication d’Yves-Marie Bercé, membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, prononcée lors du colloque sur « la guerre civile » qui s’est tenu, les 21, 22 et 23 janvier 2015 dans le cadre du programme de recherche « Guerre et société », soutenu par la Fondation Simone et Cino del Duca et l’Académie des sciences morales et politiques.

Angleterre – Robert Kett conduisant une révolte paysanne sous le règne d’Édouard VI

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Suivi de « Les guerres paysannes en Russie (XVIIe-XVIIIe siècles) » : Communication de Wladimir Berelowitch, directeur d’études à l’École des Hautes études en sciences sociales, professeur émérite à l’Université de Genève.

Canal Académie (via Theatrum-Belli)

Trading à haute fréquence, la prédation en toute quiétude

Faute d’une vraie régulation européenne, la captation de valeur injustifiée du THF met en jeu la confiance des investisseurs, et donc la survie des marchés actions.

Revenons à la base : à quoi sert un marché d’actions ? À confronter l’offre et la demande de façon transparente et non trompeuse, afin que les prix puissent se former, que les échanges puissent se réaliser de façon équitable, que les épargnants puissent investir en connaissance de cause, et que les entreprises cotées en Bourse puissent se financer.

Le trading à haute fréquence, qui représente aujourd’hui entre 40 % et 60 % des volumes sur les places boursières d’Europe et des États-Unis, se nourrit de sa capacité à exécuter des transactions boursières plus vite que les investisseurs institutionnels et les intermédiaires qui les servent. Les traders à haute fréquence, qui sont soit des boutiques spécialisées, soit des banques de marché, s’intercalent entre les intervenants traditionnels (investisseurs et intermédiaires) et captent une rente en réalisant des transactions si rapidement que les intervenants traditionnels n’ont pas la capacité de les en empêcher.

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Pas facile de se garer !

Les villes ne cessent de s’agrandir et les véhicules, du coup, de se multiplier, ce qui conduit à une pénurie des places de stationnement. Certains développeurs mettent au point des applications censées faciliter la recherche d’un parking; les chercheurs, eux, ambitionnent carrément de délester l’automobiliste de ces corvées.

Xenius 15/08/2015

Perrine Hervé-Gruyer : “Une autre agriculture, la permaculture, est possible”

La ferme du Bec Hellouin, modèle d’économie circulaire pour ‘guérir la planète et nourrir les hommes’

Aux antipodes des canons de l’agriculture industrielle, plus on est petit, plus on est efficace : tel est le credo de Perrine Hervé-Gruyer et de son époux Charles, adeptes de la “permaculture”, une approche qui propose une vision écosystémique de la nature combinant les savoirs des anciens et les connaissances scientifiques les plus actuelles. Un idéal de néoruraux en mal de rupture avec le système ?

Un rêve en tout cas très enraciné dans le réel, puisqu’il s’incarne en Haute-Normandie, au Bec Hellouin, dans une ferme de 20 hectares comprenant un bois, une mare, des herbages, des vergers, et un maraîchage de 4 500 mètres carrés… Autant de microsystèmes qui, en entrant en interaction les uns avec les autres, multiplient le rendement par plus de… dix. Des chiffres bientôt attestés par une étude en cours de l’INRA et d’AgroParis Tech qui démontre la viabilité de la ferme. Avec l’espoir, si cette expérience était dupliquée à grande échelle, de tenir les deux objectifs que s’assigne la permaculture : “guérir la terre” et “nourrir les hommes”.

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Le Venezuela menacé de cataclysme économique

Le Venezuela, qui tire l’intégralité de ses ressources de l’or noir, est frappé par des pénuries et l’inflation, et menacé de banqueroute.

Un cas d’école. Le Venezuela illustre jusqu’à l’absurde les effets désastreux du « socialisme du XXIe siècle » du régime de feu Hugo Chavez, conjugués aux revers de la rente pétrolière. Assis sur les principales réserves d’or noir de la planète, en incluant les ressources non conventionnelles de l’Orénoque, ce qui ne l’empêche pas, paradoxalement, de subir de régulières coupures d’électricité, Caracas est frappé de plein fouet par la chute des cours.

Le pays tire 96 % de ses revenus à l’exportation du pétrole, qui fournit les deux tiers des recettes de l’État. Le déficit budgétaire atteindrait 20 % du PIB. Lequel devrait reculer de 7 % cette année.

Conséquence de ce revers de fortune conjugué à une politique économique inspirant tout sauf la confiance des investisseurs, la devise est en chute libre.

Sur le marché noir, le bolivar est tombé à 640 pour 1 euro, contre 400 il y a trois mois… et 15 il y a deux ans.

Ce qui renchérit d’autant les produits importés, c’est-à-dire la quasi-totalité des produits consommés au Venezuela, puisque très peu d’industries locales ou d’exploitations agricoles ont survécu au modèle de développement instauré par le prédécesseur du président Nicolas Maduro.

Pire inflation de la planète
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Grèce : Le gouvernement privatise 14 aéroports

Se conformant aux exigences des créanciers, le gouvernement entame «une vente générale de la Grèce», déplore l’aile gauche de Syriza.

C’était prévu dans l’accord conclu le 13 juillet entre la Grèce et ses créanciers européens : en plus d’une palanquée de mesures d’austérité (refusées par référendum le 5 juillet), le gouvernement grec devait engager un programme de privatisations sous la supervision des institutions internationales.

Première de ces privatisations : la Grèce a approuvé la concession des 14 aéroports régionaux du pays au consortium allemand Fraport-Slentel pour 1,23 milliard d’euros, annonce un décret publié ce mardi au Journal officiel.

La cession de la gestion des aéroports à l’entreprise allemande pour une durée de quarante à cinquante ans, qui avait été approuvée par le précédent gouvernement, avait d’abord été gelée après l’élection en janvier dernier du Premier ministre de gauche radicale Aléxis Tsípras. Mais en juillet, l’agence des privatisations grecques, Taiped, a republié l’appel d’offres en demandant que le consortium soit de nouveau désigné, et la transaction finalisée.

Le décret publié mardi dans le journal officiel indique ainsi que le gouvernement grec «approuve» la décision du Taiped. Le décret est signé par le vice-Premier ministre Yánnis Dragasákis, le ministre des Finances Euclide Tsakalotos, le ministre de l’Economie Georges Stathákis et le ministre de l’Energie et du développement productif Pános Skourlétis.

(…)

Libération

Le lithium : une ressource naturelle très demandée

Considéré comme une ressource clé de l’avenir, le lithium est un métal extrêmement léger qui dope la performance des batteries et piles de petite taille. Il est aussi utilisé dans les smartphones, les ordinateurs portables, les appareils photo, les voitures et les vélos électriques.