Faut-il brûler les climato-sceptiques ?

Le géophysicien Vincent Courtillot fait partie de ceux qui nuancent le catastrophisme sur le changement climatique. Bref, de ceux que les écolos auraient bien envie de coller au bûcher (au risque d’augmenter les émissions de CO2). Il était l’invité de Parlons net cette semaine.

Vincent Courtillot, géophysicien, directeur de l’Institut de physique du globe de Paris, défend des thèses qui modèrent les prévisions les plus pessimistes sur le changement climatique. A quelques jours du sommet de Copenhague, il se veut pédagogue et nuancé face au catastrophisme ambiant. Certains le lui reprochent. Il donne ici le programme idéal d’une conférence écologique mondiale selon lui. Il critique la représentativité du GIEC et dans le même temps la difficulté pour les politiques de se saisir de la difficulté des débats scientifiques.

Vincent Courtillot revient sur l’affaire dite du Climate Gate. Il décrypte les querelles scientifiques et se positionne en modéré par rapport à Claude Allègre. Il dénonce très vivement le principe de précaution et ses excès et estime qu’il ne faut pas avoir peur. Pour lui il y a deux sortes d’écologistes : ceux qui font peur et les autres.

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Technologies vertes : la nouvelle course aux armements chinoise

Au moment où les commentateurs notent la fin de non-recevoir sur l’éventualité d’un partenariat de type G-2, opposée par le président chinois au président américain en visite officielle ; où la perspective d’un accord global sur le climat à Copenhague, bute sur les divergences d’intérêts entre pays émergents et pays riches ; où l’Occident semble empêtré dans des pesanteurs que l’on peut percevoir comme idéologiques, mais qui ne sont peut-être que celles d’une oligarchie crispée sur des avantages acquis ; l’impressionnant bilan des avancées chinoise dans secteur des technologies vertes, établi par l’américain Robert F. Kennedy Jr (universitaire et avocat, spécialiste des questions environnementales) dans le Huffington Post le 19 novembre 2009, remet quelques pendules à l’heure.

Dans un monde où les technologies cruciales de demain ne seront pas forcément celles qu’imaginent le bloc occidental (nano, NTIC, biotechs…) mais, plus prosaïquement, celles qui permettront d’affronter concrètement le défi du climat et de l’énergie, les plus modernes et les plus réactifs ne sont pas ceux que l’on croit.

Entravée par l’opposition des grands émetteurs de carbone et de leurs alliés à courte vue du Capitole [le siège du congrès US], l’administration Obama a reconnu cette semaine qu’elle reviendrait de Copenhague sans que soient pris de nouveaux engagements en vue de contrôler les gaz à effet de serre. De même, le Congrès fait marche arrière sur la promesse pourtant judicieuse de l’administration d’imposer un prix raisonnable sur le carbone.

L’explication ultime de blocage, c’est l’attitude traîtresse de la Chambre de Commerce américaine, toujours prête à caresser obséquieusement Big Oil [Gros Pétrole] et King Coal [Roi Charbon] dans le sens du poil, plutôt que de se soucier de ses devoirs envers notre pays, et qui combat chaque effort en vue d’accélérer la transition de l’Amérique vers une économie de marché dé-carbonisée .

La Chambre de Commerce continue à prétendre stupidement qu’un effort pour accroître l’efficacité et l’indépendance énergétique du pays mettrait, en quelque sorte, l’Amérique en désavantage concurrentiel par rapport à la Chine. Lire la suite

Les investissements pétroliers ont chuté en 2009

La crise n’a pas épargné l’industrie pétrolière mondiale dont les investissements en exploration et production ont chuté cette année de 16%.

La baisse est particulièrement marquée en Amérique du nord (37%) selon le bilan annuel dressé lundi par l’Institut français du pétrole (IFP).

En revanche, le flux est resté stable en Asie. «Cette année, les gagnants sont les grandes compagnies pétrolières chinoises», résume Nathalie Alazard-Toux, directrice de l’économie et de la veille à l’IFP, responsable de l’étude. Les géants pétroliers chinois, tous liés à l’Etat, ont continué de dépenser dans l’exploration mais aussi dans l’acquisition de sociétés étrangères pour sécuriser les approvisionnements, l’obsession légitime de Pékin. Les douanes chinoises ont confirmé hier l’appétit de l’Empire du Milieu pour l’or noir en indiquant que la demande est en hausse de 10% sur un an (chiffre d’octobre).

Les perdants ? «Les compagnies de taille moyenne, les indépendants américains ou de la mer du Nord», poursuit Nathalie Alazard-Toux, privés d’accès au crédit. Par ailleurs, l’effondrement du prix du baril, en janvier 2009, à 35 dollars, après le pic record de 147 dollars de l’été 2008, a rendu non rentables beaucoup d’investissements. Les «majors» (ExxonMobil, Exxon, BP, Shell, et autre Total) ont les reins suffisamment solides pour avoir maintenu leurs investissements.

Traduction sur le terrain de la baisse des investissements: le nombre de forages a reculé, sur terre (-33%) comme sur mer (-11%). Lire la suite

A Montpellier, manifestation de viticulteurs “ruinés et désespérés”

Endettement, chute des revenus, récoltes historiquement faibles sans effet sur les cours: les viticulteurs ont manifesté mercredi à Montpellier à l’appel du Syndicat des vignerons du Midi, pour réclamer des mesures destinées à sortir leur secteur d’une crise qui dure depuis plusieurs années.

Nous sommes ruinés,” affirme tout de go le président du Syndicat, Philippe Vergnes, selon lequel les viticulteurs perdent aujourd’hui 1.000 euros à l’hectare. La crise n’a cessé d’empirer depuis 5 ans avec notamment une baisse cumulée des cours du vin, la baisse des volumes récoltés et celle des volumes commercialisés, et en parallèle une hausse des charges.

Logiquement, avec les niveaux de vendanges faibles de 2007 (14 millions d’hectolitres) et de 2008 (12,5 Mhl), – celles de 2009 n’atteindront même pas les 12 Mhl – les cours des vins auraient dû remonter. Mais “il n’y a pas eu la hausse des cours qu’on aurait pu espérer,” commente M. Vergnes.

Résultat, les revenus nets des viticulteurs ont chuté, de façon même spectaculaire entre 2007 et 2008: -88% dans l’Aude, -76% dans le Gard, -85% dans l’Hérault, selon M. Vergnes, statistiques confirmées par Agreste, site du ministère de l’Agriculture. Selon cette étude, en Languedoc-Roussillon, l’évolution des revenus nets des entreprises agricoles est négative entre 2007 et 1991 (-3,3%).

On ne vit plus de notre métier,” déplore le syndicaliste. “Tous les vignerons doivent des sous à la Mutualité sociale agricole, à la banque ou à leurs fournisseurs.
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Le Beaujolais nouveau, un cru mondialiste

Ou comment le Beaujolais nouveau a inondé le monde. Étiquettes bariolées, goût adapté au consommateur, bouchon en plastique… En bousculant la tradition, les producteurs français ont fait d’un modeste vin primeur une marque mondiale qui rivalise avec le champagne.

Lancé chaque troisième jeudi de novembre dans le monde entier, ce vin primeur s’est évertué, cette année, à faire face à la crise en misant notamment sur le Japon, premier pays importateur du fameux cru. En 2008, le chiffre d’affaires de la commercialisation du beaujolais nouveau a atteint 43 millions d’euros.

Le succès du beaujolais nouveau ? Avoir su offrir le même jour, à la même heure, le même produit dans le monde entier. Cette formule marketing parfaitement efficace a transformé ce « vin de soif » en événement mondial. Cette année, le beaujolais nouveau a débarqué le jeudi 15 novembre par camions entiers, ainsi que par trains, avions et bateaux dans les magasins, les bistrots, les restaurants de Bangkok, Londres, New York ou Tokyo.

Une vraie saga commerciale qui dure depuis cinquante ans. Avec des chiffres qui impressionnent : 60 millions de bouteilles ont été commercialisées en 2000, dont 25 millions exportés dans 150 pays. Et une notoriété immense. A l’étranger, les consommateurs connaissent deux vins français : le champagne et… le beaujolais nouveau. De quoi donner à réfléchir aux viticulteurs de France et de Navarre, qui commencent à prendre conscience que, à l’export, la logique de marque a tendance à prévaloir, comme le démontrent, mois après mois, les Australiens, les Californiens, les Néo-Zélandais et autres Sud-Africains, avec leurs bouteilles ne mentionnant ni terroir ni millésime. En ces temps de concurrence exacerbée avec les vins du Nouveau Monde, le beaujolais nouveau, avec sa percée sur le marché international, fait de plus en plus figure de modèle. Il joue en tout cas un rôle de locomotive pour l’ensemble des appellations d’origine contrôlée. Et montre aux professionnels de la filière tout l’intérêt qu’il y a à renouveler l’imagerie vieillotte associée au vin français. Une leçon à retenir à l’heure où nombre de viticulteurs français songent à se « déringardiser. »
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Comment la France a changé en trente ans

C’est une question que Claude Fournié, 78 ans, se pose souvent : “Et si les vieux revenaient ?” Si sa grand-mère revenait, croirait-elle ce qu’elle verrait ? Quand l’adduction d’eau avait été installée, juste après-guerre, elle n’en voulait pas, la citerne d’eau de pluie suffisait bien.

Un demi-siècle plus tard, il y a au moins cinq piscines rien que dans le vieux village, une vingtaine en tout à Douelle, 750 habitants.

Adolescente, Christine Sabrié allait une fois par semaine choisir un livre chez les voisins, des Parisiens. En ce temps-là, au milieu des années 1970, il n’y avait pas de bibliothèque au village. Mme Fourastié la conseillait puis lui offrait un cassis à l’eau. Monsieur écrivait, avant de partir à vélo faire le tour du village, écouter les cigales, discuter avec les paysans. Christine Sabrié a maintenant 48 ans. Elle est documentaliste à mi-temps au Conseil Général du Lot et gestionnaire d’une compagnie de spectacles. M. et Mme Fourastié reposent au cimetière, de l’autre côté du fleuve. Mais ils font partie de l’histoire de ce village où Jean Fourastié (1907-1990) a passé une partie de son enfance avant d’y revenir tous les étés.

De ses 48 livres, Les Trente Glorieuses est le plus connu, ne serait-ce que pour son titre qui, chose rare, a fini par désigner une période de l’Histoire. Pour illustrer La Révolution invisible – sous-titre de l’ouvrage – des trois décennies de l’après-guerre, l’auteur compare avec une précision d’entomologiste le Douelle de 1946, village sous-développé où presque tous les actifs sont agriculteurs, où tout le monde est baptisé, au Douelle de 1975, entré dans une économie industrielle et tertiaire, où l’église n’est plus remplie que les jours de fête. Lire la suite

Pays-Bas: le GPS de Big Brother pour taxer le carbone

Si vous habitez les Pays-Bas, mieux vaut rouler en vélo qu’en voiture. Car le pays va taxer les kilomètres parcourus par les automobilistes. Objectif, réduire les rejets de Co2, et pousser les Néerlandais à se passer de leur voiture. Dès l’entrée en vigueur en 2012, la taxe au kilomètre sera de 3 centimes, pour atteindre 6,7 centimes en 2018. Les autorités néerlandaises espèrent ainsi une baisse de 10% des rejets de Co2.

Big Brother est néerlandais et travaille pour la bonne cause, celle de l’environnement : le système qu’il vient de mettre au point permettra, espère le gouvernement de La Haye, de faire baisser de 15 % le chiffre des kilomètres parcourus dans le royaume, chuter de 7 % le nombre de morts sur les routes et diminuer de 10 % les émissions de CO2 et de particules fines. Face à de telles promesses, seuls les populistes et les ultralibéraux osent se montrer critiques. Quant au parti écologiste, il se contente de demander que le projet entre plus vite en vigueur et aille plus loin.

Le tarif devrait être modulé en fonction des routes empruntées et des différents moments de la journée – heures de pointe ou non. La taxation tiendra aussi compte du type de véhicule, avec un bonus pour les plus “propres”. Les voitures seront toutes équipées d’un boîtier de type GPS, acquis grâce à une prime gouvernementale. Connecté à un satellite, le boîtier renverra ses informations (localisation, distance parcourue) à un centre de calcul, via des portiques de détection.

Les véhicules seront équipés d’un GPS qui calculera les kilomètres parcourus, et les données seront envoyées à un bureau d’encaissement qui établira la facture. Et attention, un système sera mis au point aussi pour les véhicules étrangers. A ce stade, quelques juristes seulement émettent des inquiétudes quant à l’utilisation des données collectées par les boîtiers embarqués à bord des voitures.

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La France aura-t-elle assez d’électricité cet hiver ?

Affectée par des grèves et des opérations de maintenance, la production d’électricité des réacteurs nucléaires va être à son plus bas niveau depuis dix ans. La France va devoir importer, au prix fort, de l’électricité cet hiver.


Le parc nucléaire français devrait produire environ 390 térawattheures (TWh) d’électricité en 2009, le niveau le plus faible depuis 1999, date de mise en service du dernier des 58 réacteurs français.

Une grande partie de ce déficit de production est imputable aux grèves du printemps, qui ont désorganisé le planning de maintenance des réacteurs, affirme EDF.

Mais l’impact des grèves n’explique pas tout. Ainsi, sur les seize réacteurs arrêtés – le dernier en date, le réacteur 2 de la centrale de Flamanville (Manche) a été stoppé mercredi [11 novembre] en raison d’un problème technique – seuls trois l’étaient du fait des mouvements sociaux.

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Energies : baisse historique de la consommation mondiale

Avec la crise, la consommation mondiale d’électricité et de gaz atteint des baisses de niveaux historiques – respectivement – 3,5 % et – 3 % pour l’année 2009.

La plupart des grands opérateurs sont obligés de réduire la voilure. C’est l’un des principaux enseignements de l’Observatoire européen des marchés de l’énergie, publié [le 25 octobre 2009].

«À court terme, ces entreprises repoussent – voire annulent – leurs investissements dans des projets d’infrastructures, tout en procédant à des cessions d’actifs», souligne d’emblée Colette Lewiner, directrice internationale du secteur énergie, utilities et chimie chez Capgemini.

EDF constitue ainsi un bon exemple. Après un exercice 2008 très offensif – avec notamment l’acquisition de British Energy pour plus de 14 milliards d’euros -, le groupe français cherche aujourd’hui avant tout à se désendetter. Il espère bien boucler au premier trimestre 2010 la vente de son réseau de distribution en Grande-Bretagne et en retirer 4 milliards d’euros.

Il est loin d’être le seul à vouloir s’alléger : l’Observatoire met en exergue que la dette cumulée des dix principaux groupes d’énergie s’élevait à 213 milliards d’euros en 2008, soit une progression de 113 % depuis 2006.

La situation ne devrait guère s’améliorer dans les prochains mois. La baisse de la consommation et des prix devrait durer et inciter les opérateurs à la prudence. Lire la suite

Le grand Monopoly mondial des terres agricoles

Incapables de nourrir leurs larges populations avec leur seule production domestique, certains pays se lancent dans de vastes opérations d’achat de terres cultivables à l’étranger.

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Depuis 2007 et la forte hausse des matières premières agricoles, qui a provoqué les émeutes de la faim, l’acquisition des terres cultivables est devenue la priorité numéro un de nombreux pays du globe, pour assurer leur autosuffisance alimentaire.

Au premier rang d’entre eux, la Chine. «Avec 10 % de surfaces agricoles exploitables, la Chine doit nourrir 22 % de la population mondiale», explique un consultant agricole, Axel de Martene. Lire la suite

Pic pétrolier : l’Agence Internationale de l’Energie connaît les faits depuis 1998

La révélation par le Guardian des dissensions croissantes que provoquent à l’intérieur de l’agence la surévaluation des réserves pétrolières et la dissimulation de la proximité du pic pétrolier a retenu l’attention d’un lecteur très informé, en la personne de Colin Campbell, un expert du secteur, qui fut avec le français Jean Laherrère, l’un des premiers à prendre conscience de la réalité du pic.

Dans une adresse au Guardian, Campbell retrace les étapes des travaux qui l’ont amené à ses conclusions, et il indique que dès 1998, il avait été contacté par une équipe de l’AIE et leur avait communiqué les données issues de l’industrie pétrolière dont il disposait, bien plus fiables que les chiffres publiés par les gouvernements. Cette même année, l’AIE mentionnait dans son rapport annuel une source d’approvisionnement nommée de manière fort sibylline pétrole « non conventionnel, non identifié », représentant pas moins de 20% de la consommation mondiale en 2020.

Il s’agissait en fait d’un message codé, nous dit Campbell, indiquant, pour qui savait lire, que cette ressource inconnue et encore à découvrir risquait fort de ne jamais se matérialiser. Devant les vagues provoquées par cette information, pourtant passée presque inaperçue, l’AIE a fait marche arrière dès l’année suivante, en choisissant de renommer cette source d’approvisionnement fantôme en pétrole « conventionnel non-OPEP », sans fournir la moindre justification.
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Précarité énergétique: quand se chauffer devient un luxe

De deux à cinq millions de Français souffrent de “précarité énergétique”. Ce terme, qui est en train d’apparaître dans les discours officiels, désigne les foyers qui éprouvent des difficultés à se chauffer ou qui s’endettent pour maintenir une température correcte dans leurs logements.

En Europe, le Royaume-Uni est le seul pays à avoir défini une norme pour quantifier le phénomène. Tout ménage qui dépense au moins 10 % de ses revenus pour régler ses factures d’énergie est comptabilisé comme souffrant de précarité énergétique.

Entre 50 et 125 millions d’Européens seraient touchés. En France, ils sont de 2 millions à 5 millions. Sur ce nombre, 300 000 sollicitent, chaque année, les services sociaux pour les aider à régler leur facture énergétique. Le montant des aides publiques s’élève à 150 millions d’euros, une somme en hausse de 15 % par an.

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Le scandale du gaspillage de l’eau

Une enquête révèle l’état calamiteux des réseaux d’eau potable en France. En moyenne, 25% de l’eau mise en distribution n’arrive jamais à destination. Les municipalités gaspillent jusqu’à 40% de l’eau. Coût de ce gaspillage pour la collectivité: 2 milliards d’euros.

Un scandale aussi invisible que silencieux. Les habitants de Rouen savent-ils que les jolies ruelles pavées de la vieille ville cachent un grave problème pour l’environnement et… leur pouvoir d’achat? Ceux d’Avignon, de Nîmes, d’Amiens ignorent sans doute qu’ils sont, eux aussi, concernés, comme la plupart des Français.

L’état des canalisations du pays est calamiteux, à quelques exceptions près. Fuites jamais traitées, ruptures intempestives… Chaque jour, des milliers de mètres mis en distribution n’arrivent jamais aux consommateurs.

L’enquête dévoile la gravité de la situation dans les plus grandes villes. Des pertes colossales sont enregistrées partout, sans distinction de couleur politique du maire ou du mode de gestion, en régie ou déléguée au privé. Ce palmarès édifiant est réalisé pour la première fois à la lumière des rapports réalisés par les collectivités locales. Nîmes occupe la malheureuse première place du classement. Seuls 6 litres sur 10 parviennent aux consommateurs de la ville. A Rouen, on reconnaît aussi les dégâts. Plus de 3 litres sur 10 se perdent en cours de route. Les efforts d’investissement de la régie ont été portés de 6 millions d’euros par an à 10 millions. “Ce n’est pas un problème d’exploitation mais de l’état du sous-sol“, plaide Alain Renaud, directeur du pôle Eau et Assainissement.
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Poubelles du futur

Ce sont les poubelles du futur, équipées d’une puce électronique, elles vont moucharder sur le poids de vos poubelles. L’objectif ? Payer uniquement ce qu’on jette. Et profiter de l’effet « on touche au porte-feuille » pour faire du bien à l’environnement : si on trie davantage, on remplit moins sa poubelle et donc on paye moins… en principe.

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Qui sont les accapareurs de terres agricoles à l’étranger ?


Avec tout ce qu’on entend sur la “sécurité alimentaire” et les déclarations déformées des médias (cf. « La Corée du Sud achète la moitié des terres de Madagascar » – en fait, il ne s’agissait pas de la Corée du Sud, mais de Daewoo Logistics), il n’est sans doute pas évident pour tout le monde que les principaux responsables de l’actuel accaparement des terres ne sont pas les pays ou les gouvernements, mais les grandes entreprises.

L’attention s’est vraiment focalisée sur le rôle d’États comme l’Arabie Saoudite, la Chine ou la Corée du Sud, alors qu’en réalité, même si les gouvernements facilitent les accords, ce sont des entreprises privées qui prennent le contrôle de la terre.

Et leurs intérêts ne sont tout simplement pas les mêmes que ceux des gouvernements.

« Ce sera une initiative privée. »

Amin Abaza, ministre de l’Agriculture d’Égypte, dans son exposé aux autres nations africaines sur les acquisitions de terres agricoles en Égypte, lors de la Journée mondiale de l’alimentation de 2009

Prenons un exemple. En août 2009, le gouvernement de l’île Maurice a, par l’intermédiaire du ministère des Affaires étrangères, obtenu un bail à long terme pour 20 000 hectares de terre agricole fertile au Mozambique pour y produire du riz pour le marché mauricien. Il s’agit bien d’une externalisation de la production alimentaire, cela ne fait aucun doute.

Mais ce n’est pas le gouvernement mauricien qui va, au nom du peuple mauricien, cultiver cette terre et rapatrier le riz dans l’île. Le ministère mauricien de l’Agro-industrie a en effet immédiatement sous-loué la terre à deux grandes entreprises : l’une, singapourienne, tient beaucoup à développer des marchés pour ses semences propriétaires de riz hybride en Afrique ; l’autre, du Swaziland, est spécialisée dans la production de bétail, mais aussi engagée dans la production d’agrocarburants dans le sud de l’Afrique (voir GRAIN, “L’île Maurice en tête des acquisitions de terres rizicoles en Mozambique”, Oryza hibrida, 1er septembre 2009). Bref, une situation tout à fait courante. Lire la suite

L’agriculture bio ne connaît pas la crise

Fin 2008, 13 298 exploitations agricoles étaient engagées dans la production biologique avec 583 799 ha, soit 2,12% de la surface agricole utilisée (SAU) nationale.

C’est peu (la France n’est que 21ème en Europe, la moyenne européenne de SAU bio est de 3,9 %, l’Autriche est à 13%), mais cela progresse.

Illustration :

En 2008, les surfaces “bio” ont augmenté de 4,8% et les surfaces en conversion, de 36,4 %.

Pour voir les données détaillées par régions, cliquer ici.

Pour voir les surfaces cultivées en Europe et leur augmentation 2007-2008, cliquer ici.

Fin 2007, près de 32,3 millions d’hectares étaient cultivés dans le monde selon le mode biologique par plus de 1,2 millions d’exploitations agricoles (source : IFOAM), soit un triplement depuis 1999.

Agence Bio

“Changement climatique” : 100 milliards d’euros pour les pays pauvres

L’Union européenne est tombée d’accord sur un montant des aides à apporter dans le cadre du changement climatique.

Après une nuit de négociations, les pays membres de l’Union européenne ont fixé à 100 milliards d’euros l’aide mondiale qu’il faudra apporter aux pays pauvres dans le cadre du changement climatique.

Cette décision a été prise dans le cadre de la préparation à la conférence de Copenhague.

L’UE se dit prête à assumer sa part de l’effort mondial…. mais ne précise pas dans ce projet d’accord jusqu’à quel montant elle est prête à aller elle-même. Le sujet reste un sujet de division entre pays membres.

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, a déclaré compter sur l’UE pour jouer le rôle de “locomotive” lors des négociations de Copenhague.

Une déclaration séparée à usage interne, dont l’AFP a également obtenu copie, se borne à préciser que “les contributions des Etats membres de l’UE devraient tenir compte de la capacité contributive des Etats membres les moins prospères, au moyen d’un mécanisme d’ajustement interne”.

Une manière de rassurer les pays d’Europe de l’Est emmenés par la Pologne qui refusent que le critère de calcul des contributions nationales à l’aide soit le niveau de pollution. Cela les pénaliserait.

E24

“Le plan Sarkozy pour l’agriculture ? De simples mesures pansement”

Le président de la République a annoncé un plan d’aide de 1,65 milliard d’euros en faveur des agriculteurs.

Réactions et analyses de Jean-Christophe Bureau, professeur d’économie à AgroParisTech, chercheur associé au CEPII, et de Nicolas-Jean Brehon, économiste à la fondation européenne Robert Schumann.

Les difficultés actuelles que connaissent les agriculteurs sont-elles conjoncturelles, comme l’affirme Nicolas Sarkozy, c’est-à-dire liées à la crise ?

Jean-Christophe Bureau. Oui, indiscutablement, les difficultés actuelles du secteur sont liées à la crise qui a fait chuter les prix des matières premières, de même que la demande mondiale de produits agricoles. La baisse généralisée du prix des produits agricoles est également liée à la faiblesse du dollar.

Nicolas-Jean Brehon. Effectivement, cette baisse accentue leurs difficultés. En réalité, le fond du problème du secteur vient de la volonté européenne et mondiale de dérégulation de ce secteur.

Que pensez-vous des mesures d’aides annoncées par Nicolas Sarkozy ? Lire la suite

Total lance un cri d’alarme contre la chasse au carbone

Le patron du groupe pétrolier français a mis en garde les politiciens contre le risque d’accélérer une pénurie de l’offre de pétrole, si ceux-ci adoptent des politiques environnementales trop contraignantes.

Avant de décourager les investissements dans le pétrole et le gaz, il faut s’assurer de disposer de ressources énergétiques alternatives viables.

Tel est le message à l’attention des gouvernements lancé par Christophe de Margerie, directeur général de Total, qui a déclaré dans une interview au Financial Times : ” le carbone n’est pas un ennemi, c’est la vie.”

Le patron de Total a notamment déclaré : “les gouvernements doivent évaluer les besoins de cette planète en termes d’énergie et arrêter de dire que nous allons développer l’énergie solaire pour ensuite déclarer que cela ne sera pas suffisant.

A la veille de la conférence de Copenhague sur l’environnement, Christophe de Margerie souhaite notamment que la politique de sécurité énergétique ne soit pas négligée au détriment de la politique sur l’environnement. Il prévient “alors que c’est encore compliqué en Europe”, que les industries pétrolières pourraient réduire leurs investissements si les gouvernements établissaient des politiques drastiques sur la baisse des émissions de carbone.

L’environnement n’est pas l’unique problème sur lequel il faut se pencher ; selon lui, il y a “également une préoccupation sur l’accès à plus d’énergie.”

“J’espère que vous avez beaucoup de bougies” dans le cas où les gouvernements n’adopteraient pas les politiques environnementales intelligentes, a-t-il déclaré.

La Tribune

Évolution du prix du Pain

Depuis 1987, les boulangers peuvent fixer le prix de leur baguette, et de tous autres pains, comme ils l’entendent. Cette liberté explique la disparité de prix entre boulangeries mais aussi entre régions.

Année -> Prix moyen du kilo de pain:

* 1965 -> 0,72 F
* 1970 -> 1,00 F
* 1975 -> 1,80 F
* 1978 -> 2,50 F

Année -> Prix moyen d’une baguette de pain blanc:

* 1965 -> 0,44 F
* 1970 -> 0,55 F
* 1975 -> 0,95 F
* 2003 -> 4,92 F (0,75E)
* 2007 -> 5,57 F (0,85E)

À Paris en 2003, la baguette de pain blanc coûtait 0,75 euro. Pour une baguette à l’ancienne avec quelques graines dessus, le prix atteignait les 1,50 euro (10 francs). En septembre 2009 le prix de la baguette est d’environ 90 centimes.

Décomposition du prix moyen du pain :

* Matières premières (blé) : 22%
* Salaires : 48 %
* Taxes : 6%
* Loyer et charges : 6%
* Energie : 5%
* Investissements : 5%
* Revenu : 8%

Ekopedia

“Le sommet de Copenhague nous dirige vers un Gouvernement mondial”

Du 7 au 18 décembre 2009 aura lieu le sommet mondial Copenhagen Climate Council sur le changement climatique dans le cadre du suivi du Protocole de Kyoto. Il y sera question de la vision d’un nouvel accord international sur le climat, en faveur d’un marché mondial du carbone et des technologies en matière de développement durable qui sont respectueuses de l’environnement. Seront notamment débattus l’effet de serre, les nouvelles normes d’émission de gaz CO², la capture du carbone et stockage (CCS), l’énergie nucléaire ainsi que les agrocarburants.

Voici une brève vidéo filmée lors d’une conférence à l’université Bethel à Saint-Paul dans le Minnesota aux États-Unis, le 14 octobre 2009 où Lord Christopher Monckton a abordé certains points intéressants mais inquiétants du traité qui sera signé par les nations lors du sommet mondial à Copenhague dont celui du transfert des richesses de l’Occident vers les pays du Tiers Monde et, à terme, de l’établissement d’un gouvernement mondial.

http://www.dailymotion.com/video/xaukd2

Le texte du traité en Anglais

La crise provoque la recrudescence de la faim dans le monde

La conjugaison des crises alimentaires et économiques a fait grimper le nombre de personnes affamées à des niveaux sans précédent : plus d’un milliard d’êtres humains sont sous-alimentés, d’après les estimations de la FAO.

Une fillette mendie avec son père à une intersection de Johannesburg, Afrique du Sud.

« Les dirigeants mondiaux ont réagi avec détermination à la crise économique et financière. Ils sont parvenus à débloquer des milliards de dollars en une courte période de temps. Il faut lancer immédiatement des mesures énergiques du même ordre pour combattre la faim et la pauvreté », insiste Jacques Diouf, le directeur général de la FAO.

La forte recrudescence de la faim déclenchée par la récession économique mondiale accable les populations les plus pauvres des pays en développement, dévoilant la fragilité du système alimentaire mondial qui nécessite une réforme urgente. En Asie et dans le Pacifique, leur nombre est estimé à 642 millions ; en Afrique subsaharienne, à 265 millions ; en Amérique latine et aux Caraïbes, à 53 millions ; au Proche-Orient et en Afrique du Nord, à 42 millions ; et dans les pays développés, à 15 millions, selon le rapport annuel de la FAO sur la faim.

La hausse du nombre de victimes de la faim, à la fois durant les périodes de prix faibles et de prospérité économique et durant les périodes d’envolée des prix et de récession économique, montre la faiblesse du système mondial de gouvernance de la sécurité alimentaire.

Ce rapport paraît à l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation qui sera célébrée le 16 octobre 2009 au siège de la FAO, à Rome, ainsi que dans le monde entier. Avant l’apparition des crises récentes, le nombre de personnes sous-alimentées accusait déjà une montée lente mais régulière au cours de la dernière décennie, indique le rapport. Des progrès appréciables avaient été accomplis dans les années 1980 et au début des années 1990 en matière de réduction de la faim chronique, essentiellement grâce à l’accroissement des investissements dans l’agriculture qui avait succédé à la crise alimentaire mondiale du début des années 1970.

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Biocarburants: l’État donne 7 millions à Total

L’agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, l’Ademe, vient d’engager une aide de 30 millions d’euros pour développer cette filière, dont 7,2 millions iront à Total. Cette entreprise, qui a dégagé un bénéfice record de 13,9 milliards d’euros en 2009, a-t-elle besoin de l’aide de l’État pour lancer de la recherche sur les agrocarburants de deuxième génération ?

Jean Christophe Pouet, chef département bioressources de l’Ademe, justifie ce « cadeau » public fait aux pétroliers ainsi :« Ces grands groupes, si on ne les aide pas, ils ne passent pas à l’acte, et nous, ça nous permet suivre pendant sept ans leurs programmes de recherche. » Le pétrolier prétend assumer le tiers de la dépense totale (112,7 millions) alors qu’il n’engage que 21 millions d’euros et que 7,2 lui sont apportés par l’État.

Sur ce sujet, comme sur celui de la « voiture propre » largement choyée par le gouvernement, la volonté politique rencontre des intérêts privés : l’État a besoin d’entreprises capables de tester dans leurs sites industriels de nouveaux procédés, et si les tests débouchent sur le carburant du futur, ce sera jackpot pour le titulaire du brevet. Une nouvelle doublement bienvenue pour Total qui se plaint de l’arrivée de la taxe carbone et tente de redorer son image en plein procès en appel de l’Erika.

Jusque là rien de très inhabituel. Sauf que le bilan énergétique de la première génération est controversé, certaines ONG comme Oxfam estiment notamment que : « Le bilan d’émission de gaz à effet de serre de l’huile de colza produite en France est le double de celui du diesel qu’il remplace. Une catastrophe climatique. »

L’Ademe s’était engagée, lors du Grenelle de l’environnement, à analyser le bilan de cette première génération en toute transparence. Engagement non tenu puisque la décision la subvention de 7 millions à Total est accordée alors que comme le dit l’Ademe elle-même (page 21 du rapport), l’impact d’un « changement d’affectation des sols » n’a pas été analysé.
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Réchauffement climatique: l’Afrique exige des “réparations” du Nord

L’Afrique a exigé dimanche des “réparations et dédommagements”, deux mois avant le sommet sur le climat de Copenhague, demandant que les pays industrialisés “pollueurs” soient les “payeurs”.

Ces exigences du continent le moins pollueur mais le plus pauvre du monde interviennent au moment où les négociations internationales sont très laborieuses, voire “dangereusement proches d’une impasse“, comme l’affirme le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso.

Pour la première fois, l’Afrique aura une position commune” au sommet de Copenhague, s’est félicité le président de la Commission de l’Union africaine Jean Ping lors de la 7e édition du Forum mondial pour le développement durable consacré aux changements climatiques. On a décidé de parler d’une seule et même voix et d’exiger des réparations et des dédommagements.”

Le président du comité d’organisation du Forum, a estimé à 65 milliards de dollars (44 milliards d’euros) les financements nécessaires pour que le continent puisse faire face aux dérèglements du climat.

Les responsables doivent s’engager à réduire leur émission de gaz à effet de serre et à répondre aux principes du ‘pollueur-payeur’,” a assuré M. Ping, préconisant la mise en place de “nouveaux fonds internationaux pour soutenir les pays pauvres.”
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Matières premières : manipulation des cours par des fonds spéculatifs

Lorsqu’il n’existe aucun organisme régulant le marché d’une matière première, comme par exemple l’OPEP (Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole) qui influe sur le cours des produits pétroliers, ce marché est dit entièrement “libre”.

Cette “liberté” est en réalité le règne du plus fort, ou plus exactement, du plus riche et du mieux placé.

Ainsi en est-il du marché de l’or, dominé par un cartel formé par certaines grandes banques comme JP Morgan et HSBC, et du marché du gaz, notamment.

Sur ces marchés interviennent des “hedge funds” ou fonds spéculatifs, de nature privée, dont le but n’est pas l’investissement normal dans le marché, consistant à financer la production de richesses en échange d’une partie des bénéfices mais, essentiellement, comme leur nom l’indique, la spéculation.

Comment ? Le plus souvent, simplement en achetant en grandes quantités un type de biens au prix le plus bas possible, puis en le revendant au plus haut, progressivement ou en masse, notamment après avoir ainsi, en provoquant pendant un temps une baisse de l’offre, “étranglé” le marché et contribué à une hausse des prix.

A titre d’illustration parmi d’autres, c’est le mécanisme actuellement en branle sur le marché de l’étain à Londres, comme nous l’apprend une dépêche de l’AFP, datée du 8 octobre 2009.

Un discret investisseur possède actuellement plus de 90% de l’étain échangé sur le London Metal Exchange (LME), une situation légale, selon le régulateur du marché, mais qui fait grogner les acheteurs contre des prix jugés artificiellement élevés. Lire la suite

Taxes écolos: carburant en hausse de 7 à 10%

Quatre « mesures fiscales » vont provoquer des hausses de 7 à 10 % des prix des carburants à la pompe, selon l’Union française des industries pétrolières. Le responsable, c’est le Grenelle de l’environnement et ses objectifs « impossibles à atteindre ».

La première est la nouvelle taxe carbone. « C’est chimico-mathématique: à raison de 2,3 kg de CO2 produit par litre de carburant et avec une taxe carbone à 17 € la tonne, le sans-plomb 95 augmentera de 4,92 centimes à la pompe et le gazole de 5,41 centimes. »

Les pétroliers vont bien évidemment répercuter au consommateur le produit de cette taxe (2 à 2,5 milliards d’euros) puisqu’elle est censée le dissuader d’utiliser sa voiture.

La seconde hausse sera due à une probable majoration de la TIPP (taxe intérieure sur les produits pétroliers) régionale, autorisée par la loi de finances 2010. Impact calculé par l’Ufip : 1 à 2 centimes par litre.

Les deux autres augmentations annoncées sont en fait des pénalités que les pétroliers vont devoir payer et qu’ils comptent bien répercuter sur les consommateurs. La première concerne l’intégration de biocarburants dans l’essence. L’objectif 2009 de 6,25 % n’ayant pas été atteint, une pénalité de 0,5 centime par litre sera due.

Enfin, une deuxième pénalité est déjà prévue par l’Ufip, car les pétroliers n’atteindront pas l’objectif du Grenelle 2 de l’environnement de réduire de 7 % la consommation nationale de carburants d’ici à 2012 par la mise en place d’actions incitatives. « L’objectif est impossible. C’est une taxe supplémentaire ! », prévient le président de l’Ufip. Le Parisien

La taxe carbone est une discrimination économique

Evens Salies, économiste à l’OFCE, revient sur la Contribution climat énergie et l’abandon du principe de taxe carbone appliquée à l’électricité.

“Une taxe carbone sur les énergies fossiles est justifiée sur le plan de la théorie économique si elle reflète le coût supplémentaire que la pollution par le carbone inflige à la société.

Mais fonder une taxe s’appliquant aux ménages à partir d’un prix du CO2 sur le marché des émissions pour les entreprises, c’est du pifomètre. La taxe devrait être d’un montant progressif, en fonction des revenus. En effet, la demande des ménages les plus riches -qui sont aussi les plus gros consommateurs- est moins sensible à une variation du prix. Leur facture énergétique représente une plus petite part de leurs revenus que dans le cas des plus modestes. Ils possèdent des équipements de confort consommateurs d’énergie –piscines, climatisation- tout en se souciant moins du prix de l’électricité.

Si on voulait instaurer un système équitable, il fallait que le montant de la taxe tienne compte de ces différences. Le plus simple aurait été de taxer plus ceux qui sont les moins sensibles, c’est-à-dire les plus riches, qui sont donc généralement ceux qui consomment plus. Il s’agit d’une discrimination justifiée sur le plan de la théorie économique.E24

(Merci à Léonidas)

L’agriculture connaît la crise la plus grave depuis trente ans

L’agriculture traverse « la crise économique la plus grave de ces trente dernières années », a affirmé lundi le ministre de l’Agriculture, Bruno Le Maire, évoquant les difficultés du secteur laitier et de la filière fruits et légumes.

Tout en excluant un retour « à des prix administrés et à des quotas », M. Le Maire a appelé à « une nouvelle régulation européenne du marché laitier » qu’il entend « construire » avec l’Allemagne.

A propos des producteurs français, M. Le Maire a annoncé le déblocage immédiat des 30 millions d’euros du plan d’aide, promis en juillet. Il s’est aussi engagé à verser le 16 octobre les avances sur les aides européennes.

Une réunion est prévue mercredi avec les banques afin de tenter de résoudre les problèmes de trésorerie des producteurs laitiers. Lire la suite

Pau (64) : L’éconstruction pour tous

Bâtir sa maison avec des matériaux recyclés, le tout pour moins de 30.000 euros, c’est possible si l’on en croit les responsables de la communauté Emmaüs de Lescar-Pau, dans le sud-ouest de la France.

Depuis 2009, les Compagnons sont invités à dessiner la maison dont ils rêvent, puis à participer à l’élaboration des plans et à l’écoconstruction de leur futur foyer. Ces maisons bâties en partie avec des matériaux de récupération changent de forme ou de couleur au gré du goût de leurs architectes respectifs.

De la maison sur pilotis au chalet en bois et paille, chaque bâtisse de ce quartier expérimental est unique et consomme peu d’énergie.

L’objectif principal du projet est de permette aux Compagnons de retrouver un nouvel élan de vie grâce au bien-être que peut leur procurer ces habitations personnalisées. Une mairie a également été construite à la sortie du village. Un conseil municipal alternatif s’y réunit régulièrement. Au risque d’être considérée comme le vilain petit canard d’Emmaüs, la communauté continue de « risquer l’utopie ».