L’eau : Un marché sous pression

Les questions que se posent les consommateurs autour de l’eau sont nombreuses. Faut-il préférer celle du robinet ou celle en bouteille? Quels risquent encourent-ils en consommant l’une plutôt que l’autre? Quel avenir pour cette ressource naturelle?

En France, l’industrie de l’eau en bouteille génère environ 3,5 milliards d’euros de bénéfices par an et représente 2,5 % de l’industrie agroalimentaire. Dans le même temps, la facture d’eau que doivent régler les particuliers s’alourdit régulièrement depuis 15 ans. La qualité de l’eau, sous toutes ses formes, ne cesse quant à elle de se dégrader.

Sa mise aux normes de distribution s’avère de plus en plus coûteuse. A l’occasion de la semaine de l’eau, des responsables de distribution, des minéraliers et des partisans de la re-municipalisation de l’eau décryptent ce marché, sous tension.

On a retrouvé la mémoire de l’eau !

Mort en 2004, Jacques Benveniste, chercheur à l’Inserm, fut au centre d’une controverse mondiale avec sa thèse sur la mémoire de l’eau. Appliquant cette théorie à ses propres recherches, le prix Nobel de médecine Luc Montagnier a fait un constat surprenant qui provoquera peut-être une révolution en matière médicale…

A l’origine de la vie sur Terre, l’eau est indispensable à la survie des espèces. Mais, pour certains scientifiques, cet élément fondamental aurait des capacités insoupçonnées.

Dans les années 1980, un médecin immunologue de renom, Jacques Benveniste, affirmait avoir découvert que l’eau serait capable de garder en mémoire les propriétés des molécules avec lesquelles elle a été en contact, même lorsqu’elles ne s’y trouvent plus. Une étonnante théorie qui a fait l’objet d’une énorme controverse.

Java : Les forçats du volcan

Chaque jour une centaine d’hommes récolte du souffre au cœur de l’un des cratères les plus dangereux du monde. Le Kawa Ijen est un volcan indonésien. Les nappes de gaz qui s’en échappent sont mortelles.

Un travail périlleux et harassant : les hommes remontent à même le dos des cargaisons qui peuvent dépasser 80kg. Chacun est payé au rendement. Les plus performants ne gagnent que deux euros par jour. Même à ce salaire-là, les candidats ne manquent pas dans cette région pauvre et rurale de l’île de Java.

Asie : Surpêche, attention danger !

Les eaux du triangle du Corail, autour de l’Indonésie, de la Thaïlande et des îles Salomon sont gravement menacées par la pêche intensive. L’augmentation de la consommation mondiale a conduit à un appauvrissement dramatique des fonds marins.

Pour attraper les spécimens les plus rares des profondeurs, certains plongeurs ont parfois recours à des produits chimiques destructeurs et des explosifs. Les tortues et les thons comptent parmi les premières victimes de ces méthodes agressives.

Désireux de s’attaquer à cette activité illégale, le gouvernement indonésien a constitué une patrouille chargée d’intervenir auprès des bateaux clandestins.

Surpêche : La fin du poisson à foison

La surpêche est un problème écologique majeur. La fin des pêcheries commerciales mondiales ne cesse d’être annoncée de plus en plus tôt. Les écologistes parlent d’océans et de mers vides d’ici à une cinquantaine d’années (voire beaucoup moins) si rien n’est fait, et pourtant les poissons continuent d’être pêchés massivement, répondant à une demande exponentielle.

Le chalutage profond est toujours pratiqué, et les filets dérivants qui ne font pas de détails sont toujours utilisés. L’Union Européenne propose d’ailleurs l’interdiction totale des filets maillants dérivants d’ici début 2015.

La surpêche pratiquée toujours plus loin pour satisfaire les supermarchés occidentaux, privent les pays en développement de ressources alimentaires.

La pêche n’est d’ailleurs soumise à aucun contrôle en ce qui concerne les règles d’abattage, ainsi les poissons sont souvent « travaillés » vivants alors que de récentes études scientifiques reconnaissent qu’ils ressentent la douleur. Le monde de la pêche industrielle génère également un esclavage moderne d’êtres humains, que l’on ne soupçonne pas.

FUTUREMAG : Une rétine artificielle pour les aveugles

Qui aurait cru, il y a seulement quelques années, qu’il serait possible de rendre la vue aux personnes devenues aveugles ? A l’Institut de la Vision à Paris, la première patiente équipée d’une rétine artificielle est aujourd’hui capable de voir de nouveau ! Une première que l’on doit au Professeur Sahel, directeur de cet institut que Raphaël Hitier est allé interviewer.

Maroc : Du poisson chinois radioactif dans les assiettes

Les Marocains consommeraient du poisson et des produits de la mer radioactifs importés des pays du sud-est de l’Asie, principalement de Chine. Certains de ces produits seraient même pêchés dans une zone maritime dénommée “61″, classée dangereuse par l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO).

La région entourée de plusieurs réacteurs nucléaires serait parmi les zones les plus contaminées au monde par la radioactivité, affirme le quotidien Al Massae.

La hausse du prix du poisson et des fruits de mer pendant le mois de Ramadan pousse les consommateurs marocains à se tourner vers les produits de la mer importés principalement de Chine, réputés moins chers, mais de mauvaise qualité.

Al Massae a tenté de retracer l’origine de ces produits, notamment les crevettes, les crevettes à pattes blanches, et des mollusques ressemblants à des calamars, de type “Encornet” ou “Pota”, vendus sous forme de rondelles, s’interrogeant sur le danger pour la santé du consommateur marocain.

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Québec : Les Fermes Miracle

Il y a 20 ans, Stefan Sobkowiak se porte acquéreur d’un verger de pommiers conventionnel dans le but d’en faire un verger bio. Il se rend vite compte des limites du modèle “bio”, toujours basé sur la monoculture.

Stefan décide donc d’arracher la plupart des arbres et de replanter en s’inspirant des principes de la permaculture. Il crée ainsi un oasis d’abondance et de biodiversité qui compte plus de 100 variétés de pommes, plusieurs types de poires, prunes, cerises ainsi qu’une myriade de petits fruits, légumes et autres.

Mon cerveau a-t-il un sexe ?

Les hommes et les femmes semblent ne pas toujours voir le monde de la même manière. Cette divergence d’appréciation peut-elle s’expliquer par des différences biologiques fondamentales entre le cerveau masculin et le cerveau féminin ? Cette question n’est jamais neutre.

De la biologie aux dernières découvertes en sciences humaines, la réalisatrice enquête et secoue les idées reçues.

« Au cœur des trafics alimentaires »

Charles Haquet, grand reporter à l’Express, nous plonge dans le monde de l’industrie agro-alimentaire à travers son roman: « Les fauves d’Odessa ».

Camille Dupreux, fondateur du cabinet de conseil TracFood, spécialisé dans la traçabilité des aliments, disparaît alors qu’il enquête sur une société louche, qui importe d’Asie des conteneurs de nourriture. En remontant la piste, son associé Marco découvre l’horreur de la contrefaçon alimentaire et le cynisme des industriels occidentaux. De la Chine à Odessa, il cherche la geôle où Camille est retenu par les fauves impitoyables de la mafia ukrainienne, prêts à tout pour faire fructifier leur business.

« Pour l’apéro, quelques amuse-bouches: des toasts de caviar parfumé à l’urotropine. En entrée : une bonne terrine de porc nourri au clenbuterol, anabolisant bien connu des culturistes. En plat de résistance : méli-mélo de poissons – Tilapia aux antibios et saumon aux œstrogènes. Plus besoin de prendre la pilule, mesdames. »

Que devient un cheeseburger dans votre estomac ?

L’expérience risque de vous couper l’appétit. La chaîne YouTube à vocation scientifique The Periodic Table of Videos a plongé un cheeseburger de McDonald’s dans un bain d’acide chlorhydrique, composant premier des acides gastriques présents dans notre estomac.

La chaîne YouTube The Periodic Table of Videos est produite par un ancien journaliste de la BBC et animée par le professeur Martyn Poliakoff.

Au bout de quelques heures, vous avez un bon aperçu de ce que devient un cheeseburger une fois introduit dans votre système digestif.

Après les différentes expériences autour du Coca-Cola, cette nouvelle démonstration ne va pas réconcilier les chaînes de fast-food avec la chimie. Certes, il est possible de se dire que tout aliment dissout par l’action du suc gastrique a tendance à prendre un aspect répugnant, mais après avoir visionné cette vidéo, vous ne regarderez plus un cheeseburger de la même manière.

Allemagne : Les pionniers de l’Or Noir

Dès 1735, des illuminés avaient commencé en Basse-Saxe à exploiter des sables bitumineux et à creuser un étonnant labyrinthe de galeries. En juin 1859, dans la lande de Lunebourg, une équipe tombe sur du pétrole qui jaillit, trois mois avant que le premier puits ne soit creusé aux États-Unis et provoque une ruée vers l’or noir.

Vers 1900 le village de Wietze était devenu une véritable plateforme pétrolière sous la houlette de la famille Wallmann qui gagna alors des fortunes. Un des descendants n’hésite pas à voir dans ses aïeux des personnalités qui ont servi plus tard à imaginer des séries telles que Dallas! En 1910, le gisement commença à s’appauvrir et c’est grâce à une méthode d’extraction venue d’Alsace que la production peut encore se maintenir quelque temps.

En Basse-Saxe, la situation ne fut pas de tout repos, avec des rivalités de clans et des duels au pistolet dignes des meilleurs westerns.

Les femmes de la terre

Rencontre avec des agricultrices. Le métier de ces femmes est une aventure périlleuse: un travail dur, solitaire, parfois précaire, qui réclame une passion et une détermination sans faille. Mais les femmes sont de plus en plus nombreuses à se lancer dans le travail des champs.

Un agriculteur sur 3 est une agricultrice. Il y a 40 ans elles étaient à peine 8 %. Nadine a tout lâché pour réaliser son rêve, élever des vaches en Savoie. Isabelle est partie élever des chèvres avec ses trois petites filles, qui l’aident aujourd’hui à faire tourner son exploitation.

André Gorz : Leur écologie et la nôtre

Texte d’André Gorz de 1974

L’écologie n’a pas de sens s’il s’agit simplement de faire accepter au capitalisme les contraintes écologiques. « (…) La lutte écologique n’est pas une fin en soi, c’est une étape » vers « une révolution économique, sociale et culturelle qui abolit les contraintes du capitalisme et, par là même, instaure un nouveau rapport des hommes à la collectivité, à leur environnement et à la nature (…) » Un classique d’André Gorz, à relire avant ou pendant les vacances.

« Réforme ou révolution ? »

L’écologie, c’est comme le suffrage universel et le repos du dimanche, dans un premier temps, tous les bourgeois et tous les partisans de l’ordre vous disent que vous voulez leur ruine, le triomphe de l’anarchie et de l’obscurantisme. Puis, dans un deuxième temps, quand la force des choses et la pression populaire deviennent irrésistibles, on vous accorde ce qu’on vous refusait hier et, fondamentalement rien ne change.

La prise en compte des exigences écologiques conserve beaucoup d’adversaires dans le patronat. Mais elle a déjà assez de partisans patronaux et capitalistes pour que son acceptation par les puissances d’argent devienne une probabilité sérieuse.

Alors mieux vaut, dés à présent, ne pas jouer à cache-cache : la lutte écologique n’est pas une fin en soi, c’est une étape. Elle peut créer des difficultés au capitalisme et l’obliger à changer ; mais quand, après avoir longtemps résisté par la force et la ruse, il cédera finalement parce que l’impasse écologique sera devenue inéluctable, il intégrera cette contrainte comme il a intégré toutes les autres.

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Le progrès est devenu le moyen de l’aliénation

« Il reste entendu que tout progrès scientifique accompli dans le cadre d’une structure sociale défectueuse ne fait que travailler contre l’homme, que contribuer à aggraver sa condition. » (André Breton. Le Figaro littéraire, 12 octobre 1946)

« En comparant l’état des connaissances humaines avec les états précédents, Fontenelle découvrit non pas précisément l’idée de progrès, qui n’est qu’une illusion, mais l’idée de croissance. Il vit assez bien que l’humanité, à force de vivre prend de l’expérience et aussi de la consistance. (…) Progrès ne voulut pas dire autre chose d’abord qu’avancement, marche dans l’espace et dans le temps, avec ce qu’implique d’heureux un état de constante activité. Plus tard, on donna à ce mot le sens d’amélioration continue (Turgot), indéfinie (Condorcet) et il devint ridicule. » (Rémi de Gourmont. Sur Fontenelle. Promenades littéraires. Mercure de France, 1906)

Cela fait des décennies, sinon un siècle ou deux, que des gens cherchent le mot, l’ont « sur le bout de la langue », qu’il leur échappe, leur laissant une vive et chagrine frustration – sans le mot comment dire la chose ? Comment donner et nommer la raison du désarroi, de la révolte, du deuil et pour finir du découragement et d’une indifférence sans fond. Comme si l’on avait été amputé d’une partie du cerveau: amnésie, zone blanche dans la matière grise.

Bientôt, l’humain sera réellement « néo »…

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Méditerranée : Le royaume perdu des requins

Pour côtoyer les grands requins, il faut aller au bout du monde. Pourtant, il y a un siècle à peine, c’est en Méditerranée, que l’on pouvait les rencontrer. A l’époque, dans notre “petite mer intérieure“, foisonnaient les poissons, les tortues, les dauphins, les baleines, un royaume inouï sur lequel régnaient les grands requins.

On y trouvait en abondance, requins bleus, requins taupes, requins marteaux, et grand requin blanc, tant la Méditerranée était poissonneuse. Qu’est devenu ce monde magnifique ? Y’a t’il des lieux préservés où l’on puisse admirer les vestiges de sa splendeur passée ? Où sont passés les grands requins ? Survivent-ils dans quelques lieux secrets de notre Méditerranée ?

Discrets et fascinants, requins bleus, requins taupes, requins marteaux, et grand requin blanc sont présents dans les eaux de la Méditerranée.

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Lien confirmé entre l’utilisation des neonicotinoides et le déclin des oiseaux

Pour la première fois, une étude britannique établit un lien statistique entre l’utilisation de ces pesticides et le déclin des populations d’oiseaux des champs.

Perturbez un échelon de la chaîne alimentaire, et c’est tout un écosystème qui est ébranlé.

Des travaux publiés au­jourd’hui dans Nature montrent, chiffres à l’appui, qu’un insecticide agricole a réduit certaines populations d’oiseaux aux Pays-Bas. Ils portent une nouvelle accusation contre l’imidaclopride, une molécule de la famille des néonicotinoïdes dont l’usage a été en partie restreint dans l’Union européenne, en raison du risque qu’elle fait courir aux populations d’abeilles et de bourdons.

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Martinique : Fabriquer de l’électricité grâce à l’océan

La Martinique va accueillir NEMO (pour “New Energies for Martinique and Overseas”) une première centrale électrique flottante nouvelle génération utilisant les couches profondes des océans.


L’Union européenne vient de décider l’octroi de 72 millions d’euros pour aider à la réalisation du projet NEMO. Il s’agit d’une centrale flottante exploitant l’énergie thermique des mers (ETM). Construite par la DCNS (ex direction de la construction navale à Cherbourg) et le développeur de projet akuo energy.

Cette centrale de 16 MW pourra fournir les besoins de 35.000 foyers. Elle sera installée à sept kilomètres au large de la ville de Bellefontaine sur la côte est de l’île et sera opérationnelle en 2018. Le coup de pouce de l’Europe va permettre de couvrir financièrement les cinq premières années d’exploitation.

Utiliser la différence de température entre la surface et les couches profondes

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États-Unis : Pas de repos pour Granny

Aux États-Unis, l’âge de la retraite ne sonne pas à 65 ans pour tout le monde. Les salariés américains prolongent désormais leur vie active jusqu’à 70, 80, voire 90 ans.

Rencontre, sur leurs lieux de travail respectifs, dans l’Ohio, avec ces «senior worker». Jo, 75 ans, Gene, 73 ans, Thelma, John et Caroll, 87 ans, et Evelyn, 93 ans, ne touchent pas une pension suffisante pour assurer leur niveau de vie et ont repris le chemin du travail.

Les employeurs trouvent leur compte avec cette main-d’œuvre disponible, fiable, productive et peu coûteuse.