Gaz de schiste en Pologne : un pétard mouillé ?

On la voyait déjà comme un nouvel eldorado. Manqué. La Pologne ne semble pas avoir les ressources en gaz de schiste escomptées. Pourtant, le gouvernement continue de s’y engouffrer en rêvant à l’autonomie énergétique.

Le rêve, pour une nation, n’est plus ce qu’il était. Il n’a plus la couleur grise des quartiers d’affaires mais la teinte ocre des champs perfusés de puits. Il a toujours, rassurez-vous, l’odeur de l’argent. Et désormais celle, âcre et entêtante, des hydrocarbures de schiste. Grâce à leur exploitation, l’Oncle Sam est devenu le plus gros producteur de gaz au monde en 2009, faisant la nique à son vieil ennemi russe. Aujourd’hui, le gaz de schiste représente même 20% de la ressource américaine en gaz naturel selon le rapport d’un think tank britannique (contre 1% en 2000).

Le Canadien Talisman Energy a annoncé le 8 mai qu’il abandonnait la partie en Pologne pour se concentrer sur les gisements américains ou asiatiques. La compagnie n’aurait pas trouvé assez de gaz en sous-sol pour assurer la rentabilité de ses opérations d’exploration. C’est la deuxième fois en un an qu’un opérateur retire ses billes, menaçant les chances pour la Pologne d’accéder à l’autonomie énergétique dont elle rêvait.

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Qu’est-ce que l’agriculture quantique ?

Philippe Desbrosses, est agriculteur, Docteur en sciences de l’environnement. Président d’Intelligence verte pour la sauvegarde de la biodiversité. Expert consultant auprès de l’Union européenne. À l’origine de la création du label AB.

Auteur de plusieurs ouvrages dont “Le Krach alimentaire”, “Nous redeviendrons paysans”, “La Terre malade des hommes”, “L’Intelligence verte” et “Agriculture biologique : préservons notre futur et Guérir la terre”, avec Edgar Morin, Pierre Rabhi, etc. (2010, Albin Michel). Il nous parle “d’agriculture quantique”. Concept étrange à découvrir et discuter.

“Nous sommes réellement faits de ce que nous mangeons. Il suffit d’ailleurs d’observer que les mots « humain et humus » ont la même origine pour se persuader que cette coïncidence n’est pas due au hasard. Nous sommes pétris de la terre qui nous porte et nous nourrit.”

L’homme fou brûle la terre qui le nourrit ! La faim dans le monde est un sujet d’actualité depuis l’aube des temps. Toute l’histoire de l’humanité retentit de ces tragédies qui accompagnent nos mythologies et nos légendes depuis la préhistoire. La faim, ou son expression sociale ultime la famine, fait partie des grands fléaux à répétition cités dans la Genèse. Les dix plaies d’Égypte rappellent qu’avec la guerre, les épidémies, les inondations, les insectes ravageurs, l’insécurité alimentaire constitue l’une des plus grandes menaces pour l’humanité.

Il est bien normal que ce fléau soit redouté puisqu’il touche à l’un de nos besoins essentiels. Nous sommes réellement faits de ce que nous mangeons. En 450 av. J.-C., Héraclite disait déjà que « la santé de l’homme est le reflet de la santé de la terre ». Cette notion de terre nourricière est très présente dans toutes les mythologies.

Aujourd’hui, nous ne sommes plus assez conscients du lien étroit qui nous unit au sol comme un cordon ombilical car notre nourriture, notre santé, notre bien-être en dépendent.

Libre-échange transatlantique : l’UE à la rame

Si José Manuel Durao Barroso voulait fournir aux eurosceptiques un argument de campagne clef en main, il ne s’y prendrait pas autrement. À un an des élections européennes de mai 2014, le président de la Commission n’a rien trouvé de mieux que de se lancer dans la négociation d’un vaste accord de libre-échange entre les États-Unis et l’Union européenne, les deux principales puissances économiques du monde. Son idée est de créer un grand marché intérieur transatlantique où les biens et les services circuleront librement, ce qui, selon lui, permettra de relancer la croissance.

Mais il y a un énorme hic : cette négociation ne pourra aboutir que si les Européens renoncent au passage à une partie de leurs normes, qu’elles soient juridiques, financières, sanitaires, environnementales, culturelles, etc. « On se demande vraiment pourquoi Barroso nous a embarqués dans cette galère politiquement explosive », se demande un haut fonctionnaire bruxellois pour qui « l’Europe a tout à perdre et quasiment rien à gagner dans cette négociation ». Autant dire qu’il s’agit de pain béni pour les opposants à la construction communautaire qui trouveront là du grain à moudre sur « l’Europe pro-américaine et ultralibérale ».

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Chili : Pour tout l’or des Andes

Sous les glaciers chiliens de la cordillère des Andes, se trouve la plus importante réserve d’or au monde, objet d’un conflit sans merci qui oppose la plus grande multinationale d’exploitation d’or, la Barrick Gold, aux Indiens de la vallée.

L’extraction nécessitant le recours à l’eau en grandes quantités et le rejet de nombreuses matières toxiques (cyanure, mercure, etc.), la population locale est effrayée et lutte contre la vulgate libérale séculaire, qui dit que toute exploitation d’une ressource minière profite à l’ensemble de la population du pays.

Les agriculteurs craignent de voir leur principale ressource polluée, leur village détruit par le tarissement de la source. Du coup, le spectre de l’exil, qu’ont connu de nombreux villages alentour, se profile.

Face au désastre écologique et humain à venir, Carmen Castillo nous amène à la rencontre des acteurs de ce drame et nous interroge.

La révolte argentine contre Monsanto

L’Argentine a longtemps été appelée le « grenier du monde ». Aujourd’hui, le pays compte presque 24 millions d’hectares de cultures transgéniques, soit plus que la superficie totale de la Grande-Bretagne. Du maïs, du coton, mais surtout du soja. L’Argentine est le premier exportateur mondial d’huile et de farine de soja, le troisième producteur de graines. Ce soja transgénique nourrit le bétail européen et chinois, et remplit les caisses de l’Etat. C’est même l’une des principales richesses du pays.

Pourtant, des Argentins s’élèvent contre la fièvre de l’or vert. De simples citoyens, des mères de famille, des étudiants qui dénoncent plus généralement les OGM et les pesticides qui rendent malades, qui tuent parfois.

En cause notamment, le glyphosate, la substance active du Roundup, l’herbicide vedette de Monsanto, le géant américain. Chaque année, 200 millions de litres de glyphosate sont utilisés en Argentine, et plus de 10 millions d’Argentins y sont exposés.

Dans la province de Córdoba, l’une des principales régions agricoles d’Argentine, au centre du pays, dans les villes de  Barrio Ituzaingo Anexo et de Malvinas Argentinas, des habitants se mobilisent.

« La révolte argentine contre Monsanto », c’est un Magazine de la rédaction signé Marine de La Moissonnière et Annie Brault.

France Culture

Va-t-on bientôt utiliser du sucre pour extraire l’or ?

Une équipe de chercheurs a découvert qu’un dérivé de l’amidon permettait d’extraire l’or du minerai brut. Une méthode bien moins coûteuse et bien plus écologique que celles utilisées actuellement avec un poison violent, le cyanure.

Du sucre suffirait-il à extraire l’or du minerai brut? Le tout pour une bouchée de pain et sans risque de polluer l’environnement ? C’est en tout cas ce que pensent des chercheurs qui rapportent avoir découvert par hasard ces propriétés inattendues d’un dérivé de l’amidon. Alors qu’actuellement, les procédés les plus couramment utilisés par l’industrie minière pour extraire l’or impliquent du cyanure, un poison violent.

Ce poison rend soluble le métal précieux et le liquide obtenu est alors filtré pour récupérer l’or. Ce processus est à l’origine de plus de 80% de l’or produit dans le monde. Mais l’usage du cyanure est particulièrement dangereux, avec d’importants risques en cas de fuite, tant pour l’environnement que pour les ouvriers travaillant dans les mines. Dans le nord du Japon en février dernier, une usine métallurgique avait ainsi laissé s’échapper cinq tonnes de déchets contenant du cyanure de sodium, de quoi tuer 125.000 personnes.

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Le bateau solaire PlanetSolar prépare sa nouvelle mission

A La Ciotat dans le sud de la France, sur le chantier naval, un bateau très particulier est en maintenance. Le “PlanetSolar” est le seul navire entièrement solaire à avoir fait le tour du globe. Cet engin imposant qui mesure 30 mètres de long avance grâce à une seule énergie : le soleil capté par plus de 500 mètres carrés de panneaux.

Philippe Descola : “Par-delà nature et culture”

Philippe Descola, né en 1949 à Paris, est un anthropologue français. Ses recherches de terrain en Amazonie équatorienne, auprès des Jivaros Achuar, ont fait de lui une des grandes figures américanistes de l’anthropologie.

Dans son ouvrage Par-delà nature et culture, paru en 2006, il propose une typologie des économies de la connaissance qui ont régi les relations de l’homme avec la faune et la flore.

Dans cet entretien, Philippe Descola s’interroge à propos de la question suivante: l’Occident doit-il se réinventer face à la crise écologique ?

Québec : Superficies records d’OGM

Un nombre record de terres du Québec ont servi à faire pousser des organismes génétiquement modifiés (OGM), l’été dernier. L’écrasante majorité du maïs-grain – mangé par le bétail et la volaille – a été transformé par génie génétique pour être tolérant aux herbicides ou résistant aux insectes.

Au total, 83% des superficies de maïs-grain étaient transgéniques en 2012, contre 74% l’année précédente. Les superficies de canola (à 85%) et de soya (à 59%) étaient aussi largement génétiquement modifiées, l’an dernier.

Même s’il faut payer des droits à Monsanto ou aux autres entreprises qui les vendent, ces semences modifiées par biotechnologies s’avèrent plus payantes.«Les producteurs choisissent tout simplement les semences en fonction des gains de productivité et d’efficacité qu’elles apportent, explique Benoit Legault, directeur général de la Fédération des producteurs de cultures commerciales. La croissance des superficies en semences OGM pourrait donc se poursuivre en 2013.»

Les progrès – qui ne sont pas dus qu’aux OGM – sont énormes. L’agriculteur qui récoltait sept tonnes de maïs par hectare en 1990 peut en espérer le double, cet été.

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Argentine : Les apiculteurs fuient l’avancée du soja OGM

Plusieurs familles de petits producteurs de miel ont dû se déplacer vers le centre de l’Argentine face à la “marée verte” du soja transgénique qui détruit les fleurs, les arbres et les plantes privant les abeilles de toute alimentation.

Dans l’estuaire de 
La Plata, la transhumance des abeilles est assurée par une barge qui 
va déposer 160 ruches d’île en île.

J’ai dû suivre la musique“, plaisante Angel Dovico, apiculteur passionné et robuste quinquagénaire d’origine italienne, qui a trouvé refuge dans le cadre bucolique d’une île isolée, près du village d’Ubicuy, à 140 km de Buenos Aires, avec sa femme est ses deux enfants.

La transhumance (des ruches, ndlr) a toujours existé. Mais aujourd’hui, elle est exacerbée par le soja. La fumigation des champs est si toxique que la flore ne pousse plus, ni le long des clôtures, ni sur les bas-côtés des routes“, alerte la biologiste argentine Laura Gurini.

Dans les Iles Lechiguanas, une zone protégée rappelant des paysages du delta du Mississippi, le silence n’est brisé que par le cri des oiseaux et le moteur des embarcations. La multiplication des cultures de soja “a dispersé les apiculteurs vers les côtes et les montagnes“, souffle Angel Dovico, en sortant les ruches de sa barque, pour les installer dans une clairière au milieu d’un sous-bois.
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Super size me (Rediff.)

Le fast-food est partout. 37 % des enfants et des adolescents américains ont un problème de poids. Deux adultes sur trois sont atteints de surcharge pondérale ou d’obésité. Comment l’Amérique est-elle devenue aussi grosse ?

Pour mener son enquête, Morgan Spurlock a traversé les États-Unis et interrogé des spécialistes dans plus de vingt villes. Un ancien ministre de la santé, des profs de gym, des cuisiniers de cantines scolaires, des publicitaires, des avocats et des législateurs lui confient le résultat de leurs recherches, leurs sentiments, leurs craintes et leurs doutes.Mais le fil rouge de ce documentaire est une expérience que Morgan Spurlock décide de mener sur lui-même. Sous la surveillance attentive de trois médecins, le voilà donc au régime MacMuffin, Big Mac, Royal Cheese, frites et coca.

(Merci à Nowno pour sa suggestion)

Pâtisserie : Le beurre et l’argent du beurre

Avec plus de 10 millions de clients par jour, les boulangeries-pâtisseries figurent parmi les commerces les plus fréquentés en France. Mais si l’appellation « boulangerie » est très strictement encadrée, pour la pâtisserie, c’est tout le contraire. L’activité n’est en effet régie par aucune loi.

Beaucoup de commerçants profitent de ce vide juridique pour vendre dans leurs rayons des produits fabriqués en usine, souvent sans le préciser, séduits par le faible coût de ces articles et la variété des catalogues des industriels. Peu à peu, le secteur se restructure au détriment de l’artisanat. Quels sont les secrets de fabrication de ces usines à pâtisseries ?

Une majorité d’enseignes vend désormais des gâteaux et viennoiseries sortis d’usine à la chaine, donc sans originalité et sans information sur les ingrédients. Quelques boutiques poussent à l’inverse la qualité de leurs gâteaux jusqu’à l’extrême, mais à quel prix ? Enquête.

La fausse promesse d’une énergie propre

Les alternatives aux méthodes de production d’énergie actuelles sont-elles réellement plus écologiques ? Le rendement trop faible de l’éolien et du solaire oblige à se tourner vers d’autres solutions. Mais paradoxalement, les productions de biogaz et de biocarburants, par exemple, ont un impact négatif non négligeable sur l’environnement… Et partout, des multinationales régissent le marché de l’énergie. Paysans syndicalistes, experts, commissaires européens et militants écologistes témoignent pour mieux décrypter certains conflits d’intérêts entre politiques et industriels.

Biogaz, biocarburants, charbon propre… : enquête aux quatre coins du monde, sur des énergies pas vraiment vertes.

(Merci à Nop)

René Passet : « Il faut prendre du recul pour voir qu’un autre monde est en train de naître »

Par Agnès Rousseaux

Vivons-nous une simple crise passagère ou une profonde mutation du système ? Pour l’économiste René Passet, face à un pouvoir financier qui impose son tempo, les gouvernements font fausse route en raisonnant à court terme. Il n’est pas plus tendre avec les économistes, incapables d’analyser le monde autrement que par le prisme des marchés, un peu comme l’homme des cavernes ne concevait l’univers autrement que magique. Sa solution : une « bioéconomie », seul remède à la crise de civilisation. Entretien.

Basta !  : Notre manière de penser l’économie dépend de notre perception du monde. Et varie totalement en fonction des époques et du progrès technique. Dans votre dernier ouvrage, vous proposez de relire l’histoire économique à la lumière de ces mutations. Quelles sont les grandes étapes de cette longue histoire ?

René Passet [1] : Ceux qui voient le monde comme une mécanique, une horloge, ne considèrent pas l’économie de la même façon que ceux qui le voient comme un système énergétique qui se dégrade. Les mêmes astronomes, armés des mêmes instruments, ne perçoivent pas les mêmes choses dans le ciel, avant et après Copernic. Quand l’homme n’a que ses sens pour comprendre le monde, l’univers lui apparaît mystérieux.
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Bangladesh : Du sang sur mes fringues (Màj vidéo)

Addendum du 13/05/2013 – Éric Zemmour : Bangladesh, le plus grave accident industriel de la mondialisation


1.000 morts depuis 2005. 384 morts et 900 disparus suite à l’effondrement du Rana Plaza à Dacca, mercredi dernier. Déjà en 2006, l’équipe de “Là-bas si j’y suis” était au Bangladesh, avec les ouvriers et les ouvrières du textile.

L’industrie textile emploie plus de 3,5 millions de personnes au Bangladesh, en majorité des femmes. “Consommer toujours plus et moins cher” dans les pays occidentaux c’est travailler toujours plus et moins payé dans les pays en voie de développement.

NB: l’émission proprement dite commence à partir de 07’23″.

Energie : Exploiter des minitornades

En utilisant des tourbillons artificiels, on peut produire de l’électricité à bas coût.

Les tourbillons de poussière [phénomènes naturels courants dans les régions à fort ensoleillement] font plus penser à une force destructrice qu’à de l’énergie durable. Pourtant, il est désormais possible d’exploiter leur puissance afin de générer de l’électricité renouvelable. Le système Solar Vortex, inventé par Mark Simpson et Ari Glezer, du Georgia Institute of Technology à Atlanta, aux Etats-Unis, repose sur le principe de ces tourbillons : la différence de température entre l’air chaud au sol et l’air frais situé 1 mètre au-dessus. Avec l’air chaud qui monte et l’air frais qui descend, des courants de convection se forment entre ces deux couches et créent des minitornades.

Le Solar Vortex capte ces courants grâce à un ensemble de pales intégrées. Le tourbillon fait tourner une turbine située au centre du dispositif. Aucune énergie n’est nécessaire pour lancer le processus, car la disposition des pales permet au vortex de démarrer spontanément. A mesure que l’air chaud s’élève, encore plus d’air s’engouffre, si bien que le tourbillon artificiel est autoalimenté.

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De l’écologie comme rempart au totalitarisme pacifié…

Par Arnaud Guyot-Jeannin

La plupart des gens de droite défendent l’écologie humaine (l’ordre naturel et la famille traditionnelle) au détriment de l’écologie environnementale (l’ordre cosmique et la famille des animaux, des végétaux et des minéraux) louée par de nombreux gens de gauche qui nient, quant à eux, la réalité anthropologique et historique des peuples.

L’âge d’or, illustration de Johann Wilhem Baur (1600-1640) pour Les Métamorphoses d’Ovide (ici, une édition de 1703)

Les premiers rejettent le mariage homosexuel, l’adoption d’enfants pouvant en découler, la PMA (Procréation médicalement assistée) et la GPA (Gestation pour autrui), mais ne remettent pas en cause le capitalisme mondialisé — qu’accompagne le progressisme libertaire — qui marchandise les vies, le lien social et la nature. Les seconds repoussent ce capitalisme dérégulé engendrant l’exploitation humaine, la misère sociale et la suraccumulation matérielle, mais sans réfuter le libéralisme moral du tout vaut tout, tout se vaut, tous se valent dont l’indistinction spirituelle, ethnoculturelle et sexuelle est le produit.

Les partisans des deux camps procèdent par un réductionnisme dommageable. Le processus infernal défiant la nature est enclenché. Le monde commun disparaît au profit d’un monde individualiste et narcissique sans foi ni loi sinon celles de l’argent, de la production et de la consommation.

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