Ebola : la Centrafrique lance un plan de riposte d’un an

La République centrafricaine ( RCA) a annoncé un plan de riposte d’un an pour prévenir le virus Ebola, estimant plus de 814 millions de francs CFA (1,6 million de dollars américains) seront nécessaires pour contrer la maladie qui touche désromais six pays africains, dont la République démocratique du Congo (RDC) voisine, ont indiqué lundi les autorités de transition centrafricaines, un gros défi pour un pays en crise.

D’une population estimée à quelque 4,6 millions d’habitants,

la RCA est un pays où le virus d’Ebola circule, des génomes ayant été identifiés par des chercheurs chez des animaux tels que les rats, les chauves-souris, les singes ou encore les sibissis.

Les facteurs d’émergence de l’épidémie ne sont cependant pas encore réunies, à en croire le Dr Emmanuel Nakouné-Yandoko de l’ Institut Pasteur de Bangui.

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Chine : Près de 5 millions de personnes meurent chaque année de “maladies de civilisation”

Le pays se trouve confronté à de nouveaux défis sanitaires liés à son développement économique et coûtant des dizaines de milliards de dollars chaque année.
La pollution, l’obésité, le tabagisme et les accidents, en majorité liés à la circulation, tuent plus de 4,7 millions de Chinois chaque année et coûtent des dizaines de milliards de dollars chaque année, selon une étude publiée dans The Lancet.Espérance de vie Le Dr Jeffrey Koplan, de l’Université Emory à Atlanta, et ses collègues relèvent que la Chine a fait “des progrès remarquables dans le contrôle des maladies infectieuses et dans la santé maternelle et infantiles” et réussi à faire passer la durée de vie moyenne des Chinois d’environ 40 ans en 1950 à 76 ans en 2011.

Mais dans le même temps, le pays se trouve confronté à de nouveaux défis sanitaires, liés à son développement économique rapide et à l’adoption par sa population d’un mode vie se rapprochant de celui des pays développés.

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Les médicaments présents dans l’eau sont-ils dangereux ?

On retrouve dans les milieux aquatiques des concentrations très faibles de résidus pharmaceutiques provenant de médicaments destinés à la consommation humaine ou animale. L’origine de ces produits est multiple: rejet lié à la consommation, essentiellement dans les urines et les fèces, rejet accidentel ou volontaire de médicaments non utilisés, et localement et potentiellement des rejets industriels.

Même si les concentrations dans l’eau sont très faibles, il est démontré que certains de ces résidus pharmaceutiques ont des effets mesurables sur différentes espèces aquatiques (en particulier poissons et batraciens). Quelles peuvent être les conséquences pour l’homme et comment peut-on limiter ces risques ?

D’où proviennent les résidus de médicaments ?

On retrouve dans les milieux aquatiques des concentrations très faibles de résidus pharmaceutiques provenant de médicaments destinés à la consommation humaine ou animale.
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De l’utopie numérique au choc social

Quarante-cinq ans après les premiers pas de l’homme sur la Lune, la course technologique emprunte une voie singulière : en janvier dernier, un réfrigérateur connecté à Internet envoyait inopinément des rafales de courriels indésirables… Au-delà de son folklore, la numérisation de la vie quotidienne engendre un modèle économique qui contraste avec les promesses mirifiques de la Silicon Valley. Objets connectés, humains chômeurs…

Dans la « salle de bains connectée », la brosse à dents interactive lancée cette année par la société Oral-B (filiale du groupe Procter & Gamble) tient assurément la vedette : elle interagit — sans fil — avec notre téléphone portable tandis que, sur l’écran, une application traque seconde par seconde la progression du brossage et indique les recoins de notre cavité buccale qui mériteraient davantage d’attention. Avons-nous brossé avec suffisamment de vigueur, passé le fil dentaire, gratté la langue, rincé le tout ?

La prise de conscience soudaine que les données personnelles enregistrées par le plus banal des appareils ménagers — de la brosse à dents aux toilettes « intelligentes » en passant par le réfrigérateur — pouvaient se transformer en or a soulevé une certaine réprobation vis-à-vis de la logique promue par les mastodontes de la Silicon Valley.

Mais il y a mieux. Comme l’affiche fièrement le site qui lui est consacré. cette brosse à dents connectée « convertit les activités de brossage en un ensemble de données que vous pouvez afficher sous forme de graphiques ou partager avec des professionnels du secteur ».
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Guibert Del Marmol : « L’économie régénératrice »

Dans cette conférence, donnée le 2 mai 2014 à Toulouse, Guibert Del Marmol nous parle de son parcours atypique en tant qu’ancien dirigeant d’entreprise. En effet, il a été amené à prendre une direction tout autre qui l’a conduit vers les domaines de l’économie circulaire, contributive ou ce qu’il appelle lui même .

« Dans ce monde en mutation profonde, fait d’incertitudes et de chaos, les entreprises ont un rôle déterminant à jouer. Elles sont au cœur de la société civile. Plus encore qu’une responsabilité morale qui veut que leur raison d’être aille au-delà du simple profit financier, ce contexte représente pour elles une opportunité sans précédent. Un monde nouveau est en train d’émerger où beaucoup reste à imaginer et à créer. Cela offre des perspectives et des débouchés incroyables pour celles et ceux qui cultivent le goût de l’innovation.

Apprendre à penser différemment, remettre au centre de leur projet la notion de sens et le souci d’une relation équilibrée avec toutes les parties prenantes feront des entreprises les acteurs du changement de ce nouveau millénaire tout en garantissant leur développement pérenne.»

Convaincu que des acteurs économiques « éclairés » ont un rôle à jouer déterminant dans la construction d’un monde plus harmonieux tout en garantissant leur développement pérenne, il conseille et accompagne aujourd’hui les dirigeants d’entreprise dans le développement d’une gestion « durable et responsable ».

Jean-Louis Étienne : « Protégeons l’Arctique »

Jean-Louis Étienne, médecin et explorateur spécialiste de l’Arctique et de l’Antarctique, nous parle des défis liés au réchauffement climatique auxquels l’Arctique fait face, notamment l’exploitation du pétrole dans l’océan Arctique. Il nous explique comment répondre à certains d’entre eux, en toute lucidité.

Je préfère avoir des amis que des hectares

Un film “témoignage” de Thomas Ermel où Jean-Michel Miqueu vous invite au coeur de son métier d’éleveur sur le territoire du Val d’azun dans les Hautes-Pyrénées. Ce reportage ‘une vingtaine de minutes illustre les enjeux de l’activité en éclairant l’une des multiples réalités des éleveurs pyrénéens.

Changement de vie : Elle était informaticienne, elle élève des brebis

Après des années à concevoir des sites web, Karine Andreï se lance dans l’agriculture avec un petit troupeau de brebis. Face à une société qu’elle conteste, elle choisit un lieu retiré du Puy-de-Dôme et un mode d’élevage alternatif. Un appel à financement participatif est lancé sur internet.

À 950 mètres d’altitude, à deux pas du Sancy, le maire de Cros, appuyant la demande de sa communauté de commune d’installer un jeune agriculteur sur des terres en friche, voit arriver, au printemps dernier, un petit troupeau de dix brebis écossaises.

Karine Andreï, 28 ans et une détermination de fer, tente ici sa deuxième installation, aidée par son compagnon, technicien forestier indépendant. Ici, ni ferme, ni bergerie. Seuls quelques abris peuvent servir à protéger les animaux de la rudesse de l’hiver.

À la rentrée, trente nouvelles Scottish Black Face doivent rejoindre le cheptel. En attendant, peut-être, quelques vaches Highland Cattle. La jeune agricultrice recourt à une méthode originale pour compenser l’absence temporaire de subventions: début juillet, elle publie un appel à financement participatif sur la plateforme spécialisée Ulule.com.
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Biotechnologies : Breveter le vivant pour faire du business ?

La vie est-elle un produit marchand ? C’est là tout l’enjeu du débat sur la brevetabilité du vivant. De quoi s’agit-il exactement ? Tout simplement d’autoriser, ou non, des entreprises à déposer un brevet sur une plante, un animal ou même un être humain. Bref, de permettre à l’entreprise de faire du commerce avec le vivant.

« Burn out » : Des travailleurs condamnés à souffrir en silence ?

Le surmenage professionnel bouscule la vie privée et menace l’équilibre psychologique. Pourtant, n’est-ce pas là la conséquence d’un « management presse-citron » qui s’impose à toutes les échelles de l’entreprise? Dès lors, comment rompre avec cette spirale infernale? Témoignages de travailleurs débordés et de spécialistes de ces situations à risque.

Vingt-deux heures, un soir de semaine sur le parvis de la défense, les derniers salariés se précipitent anxieusement vers la bouche du métro. Au milieu de cet empire du travail, des bureaux restent illuminés, ici solitaires et éparpillés, là bas regroupés, étages élevés des responsabilités et du travail débridé. A cette heure tardive, il est difficile d’interroger ces hommes pressés sur les conditions de travail des cadres, elles sont peu à se livrer sur le stress et l’impact sur la vie personnelle des horaires à rallonge.

Évoquez les 35 heures, et vous ne recueillerez que sourires amusés ou sarcasmes amères. En France, selon l’Institut supérieur du travail, les cadres travaillent en moyenne 48 heures par semaine. D’après une enquête de la CFDT-Cadre de janvier 2013, près d’un cadre sur quatre (24%) déclarait travailler plus de dix heures par jour, et environ les deux tiers des cadres jugeaient l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée « globalement insatisfaisant ».

Pensée pour assurer la flexibilité du travail dans des conditions exceptionnelles, la surcharge de travail des cadres se généralise dans la banalité de la crise, transformant les salariés en forcenés du travail, mi-soumis, mi-ambitieux dans l’espoir de lendemains plus confortables.
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Ébola : L’OMS s’attend à terme à plus de 20.000 cas

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) espère stopper la progression du virus Ébola d’ici à trois mois, selon un document publié jeudi 28 août, à Genève (Suisse). L’organisme s’attend à plus de 20.000 cas de fièvre hémorragique durant cette épidémie.

Dans une “feuille de route”, l’OMS souligne également les actions que les pays touchés d’Afrique de l’Ouest et leurs partenaires doivent entreprendre pour mettre fin à la plus grande flambée d’Ebola dans l’histoire. L’organisation souhaite pouvoir stopper la progression de nouveaux cas d’ici trois mois, expliquant avoir besoin de 490 millions de dollars (371 millions d’euros) pour cela.

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Portraits d’éleveurs

Stéphanie Calloc’h est éléveuse à Pouldreuzic, dans le Finistère. Son père, installé depuis 1983, lui a transmis la passion du métier. Aujourd’hui, elle travaille à ses côtés, ainsi qu’avec sa mère et son compagnon.

« J’aimerais pouvoir transmettre ce métier à mes enfants tout comme mon père et ma mère l’ont fait pour moi et mon grand-père pour ses enfants. »

Éthique Animale – Élevage industriel

Éthique Animale est une mini-série sur les implications éthiques de notre traitement des animaux. Réalisé par Chuck Pepin et présenté par Carl Saucier-Bouffard, professeur en éthique environnementale et animale au Collège Dawson et chercheur associé au Centre sur l’éthique animale de l’Université Oxford.

Cette troisième capsule se concentre sur les conditions des animaux d’élevages au Québec et au Canada.

Les OGM « bientôt dans nos assiettes »

« Bientôt dans vos assiettes », c’est le titre de la nouvelle enquête du reporter Paul Moreira qui sera diffusée le 1er septembre à 20h45 sur Canal+ pour le magazine d’investigation 90 minutes. Dans ce documentaire, le journaliste mène une enquête de terrain sur les OGM.

« J’ai voulu sortir des querelles de laboratoires et remonter toute la chaîne » explique le réalisateur Paul Moreira, enquêtant depuis les champs de la pampa argentine, haut lieu de production, jusque dans les coulisses des ambassades ou les réunions de lobbyistes à Bruxelles.

En Argentine, il découvre au fil des rencontres avec des dirigeants, des agronomes ou au contact des populations affectées « qu’après quinze ans d’applications, le Roundup pulvérisé sur le soja transgénique ne tue plus les mauvaises herbes ». Il révèle alors la face cachée des OGM: des cocktails aléatoires de pesticides, pour certains interdits en Europe, sont épandus pour lutter contre les mauvaises herbes devenues tolérantes. Ingénieurs et autorités admettent alors ne rien savoir des risques pour la santé de ces mélanges chimiques.

Depuis la province du Chaco, « la nouvelle frontière agricole argentine », il donne un éclairage glaçant d’une guerre sociale larvée contre les pauvres des campagnes. Les laissés pour compte de l’agriculture industrialisée sont chassés de leur terre à coup de fumigation et leurs enfants sont victimes d’expositions régulières aux produits chimiques épandus sous leurs fenêtres.
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Plastique : Même la banquise arctique est gangrenée

Une étude du CNRS révélait récemment que la faune des pôles est menacée par des polluants venus des pays industriels. Une nouvelle vient de révéler que les glaces contiennent d’énormes quantités de particules de plastique !

Après le mercure, le plastique envahit les pôles

Ce sont les chercheurs du CNRS et de l’université de La Rochelle (Charente-Maritime), qui ont mesuré la pollution antarctique aux polluants, et notamment la contamination au mercure. Leur conclusion ?

Dans les terres australes, le mercure a des effets visibles sur certaines populations d’oiseaux. « Une partie du mercure issu des activités industrielles et domestiques est balayée par les vents vers l’Arctique et l’Antarctique ».
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Bernard Stiegler : « Infantilisation des adultes, puérilisation des enfants »

L’infantilisation des adultes, la puérilisation des enfants, la destruction des rapports de générations, tout cela revient à réfléchir au pouvoir immense du marketing sur une société devenue un troupeau de consommateurs. Permettez-moi un détour…

« Pavillon de la publicité » – Exposition Universelle de Paris, 1937

Le capitalisme a muté au début du vingtième siècle, avec le fordisme. Nous sommes alors sortis de l’époque productiviste du capitalisme, celle de la révolution industrielle de la fin du XIXe siècle et début du XXe siècle qui a transformé nos vies – des chemins de fer à l’électricité alimentant l’usine et les nouvelles concentrations urbaines.

Ce capitalisme a transformé les ouvriers, les artisans, les paysans en prolétaires. Grâce aux avancées techniques, aux nouvelles machines, la productivité s’est trouvée multipliée par dix, cent, parfois par mille… Ces énormes gains de production ont assuré la prospérité de la la petite bourgeoisie intellectuelle, de la moyenne bourgeoisie des entrepreneurs et des commerçants, et de la grande bourgeoisie industrielle, de la finance et du capital.

Henri Ford invente la voiture bon marché et le consommateur Au début du siècle, de nouvelles méthodes de travail vont être expérimentées pour accroître encore la productivité. C’est d’abord le taylorisme, imaginée par l’ingénieur américain Frederick Winslow Taylor (1856-1915).

On cherche à organiser scientifiquement le travail, « The One Best Way », la meilleure façon de produire, le rendement maximum grâce à l’analyse des techniques de production (gestes, cadences). C’est aussi le passage du salaire à la tâche au salaire à l’heure. La méthode de Taylor prouvera son efficacité dans la sidérurgie, qu’il formalisa en 1911 dans « Les principes du management scientifique ».

C’est alors que Henri Ford, fondateur de la Ford Motor Company, apparaît. Pour produire la fameuse Ford T, il va encore perfectionner le travail à la chaîne – que Charlot met en scène dans les « Temps modernes ». En même temps, il se dit : On peut encore augmenter considérablement la productivité. Pour cela, il faut inventer une nouvelle logique de distribution et de vente.
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Un réfrigérateur intelligent et écologique

Étonnement, ce n’est pas l’industrie, mais bien les ménages qui sont les premiers “producteurs” du gaspillage alimentaire. La mauvaise utilisation du réfrigérateur en est une des causes les plus importantes. En effet, la température et l’humidité émises par le réfrigérateur ne sont pas adaptées aux caractéristiques de conservation variables des différents aliments.

Betty Lujan a réussi à mêler, dans la conception du « Imbreco Fridge », réduction de la perte évitable des denrées, ainsi que de la consommation d’énergie, tout en s’assurant de la transmission des bons gestes de conservations à l’entourage.

Le « Imbreco Fridge » dispose d’une compartimentation de la nourriture qui répond aux caractéristiques uniques de chaque type d’aliments, d’une meilleure accessibilité et visibilité, de même que d’une utilisation de techniques de conservation qui permettent de générer une économie d’énergie.

Pourquoi est-il si rentable de vous vendre des biscuits

Dans toutes les grandes entreprises qui fabriquent des bonbons ou des biscuits (mais cela vaut aussi pour les yaourts, desserts en tout genre, plats préparés), il y a un département très important appelé le « contrôle de gestion ». Son travail consiste à réduire les coûts et augmenter les marges de toutes les manières possibles.

Pour les produits alimentaires, le moyen le plus efficace de réduire les coûts est de modifier la recette pour économiser sur les matières premières.

« Dégrader le produit »

Il s’agit de remplacer les ingrédients onéreux par des matières premières moins nobles, ou de doser différemment les ingrédients de la composition pour abaisser le coût de revient – très discrètement. Les professionnels appellent cela « dégrader le produit ».

Cela consiste, à réduire la quantité de saccharose pour augmenter la dose de sirop de glucose, remplacer les bonnes graisses par des huiles végétales hydrogénées, de l’amidon, de la gomme de guar, augmenter le volume en rajoutant de l’eau et du gluten pour faire gonfler, et donner l’illusion à l’acheteur qu’il en a plus pour son argent.

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