Pétrole : Les prix dans la tourmente

Les cours du pétrole étaient en légère hausse ce jeudi après-midi. Le baril de Brent de Mer du Nord s’affichait entre 50 et 51 dollars. Il subit donc des variations moins brusques que celles de ces dernières semaines, avec un plus bas de 6 ans à la mi-août, une remontée fulgurante en fin de semaine dernière et une chute d’environ 7% lundi.

De la musicothérapie pour sauver les vignes

De la musicothérapie, pour soigner les vignes ? En Champagne, sept vignerons testent un système de soins des vignes, mis au point par le physicien Joël Sternheimer. Le procédé est basé sur de la diffusion de musique dans les vignes, au lever et au coucher du soleil. L’objectif ? Lutter contre les maladies.

“Certains sons sont là pour favoriser une action dans la plante, ça peut être, par exemple, activer une défense naturelle. Puis certains autres sons sont là pour inhiber la plante ou inhiber un parasite qui serait sur la vigne”, explique le vigneron Michel Loriot.

Aujourd’hui en France, plus de 300 hectares de vignes sont ainsi stimulées avec des résultats spectaculaires : “Le résultat était là au bout de deux ans”, se réjouit Martine Loriot, vigneronne. “Je ne dis pas que la maladie est complètement éradiquée mais on voit bien qu’elle est freinée et qu’elle est pour le moment stoppée”, constate aussi Michel.

Strasbourg (67) : La ville, nouveau refuge pour les abeilles ?

Dans cette ruche de Strasbourg, 60.000 abeilles préparent la récolte. La colonie est en pleine activité et devrait produire 20 kilos de miel. Elles se trouvent en pleine ville, sur le toit de l’assurance maladie, à quelques rues de la cathédrale.

Un apiculteur professionnel intervient plusieurs fois par mois pour entretenir ces ruches. Pour lui, la ville constitue un cadre idéal pour les abeilles. “En ville c’est vrai qu’il y a de la pollution, mais elle est atmosphérique, elle n’est pas phytosanitaire. La campagne on utilise des pesticides de façon intensive, de façon considérable. On a une monoculture, généralement des céréales”, explique Jean-Claude Moes, apiculteur.

Une nourriture abondante et de qualité, c’est ce qui plait aux abeilles en ville. En quatre ans, une dizaine d’entreprises se sont lancées dans l’aventure à Strasbourg. Ces ruches ont surtout pour intérêt de réintroduire les abeilles en ville et de favoriser la pollinisation et la biodiversité indispensable à l’agriculture.

Mainmise sur les villes

À l’ère de l’hyper-urbanisation et des expropriations massives, où en est la démocratie urbaine et comment se positionnent les pouvoirs publics? De Paris à Istanbul en passant par Berlin ou Copenhague, ce film interroge la manière dont se construit la ville et la place qu’y occupent les citoyens.

Gruissan (11) : À la recherche du vin du futur

À Gruissan (Aude) est produit un vin expérimental faiblement alcoolisé. Ce sera peut-être le vin de demain, car le changement climatique entraîne une hausse du taux d’alcool dans le vin. Il faut donc trouver des parades à ce phénomène qui pourrait menacer le vin français.

C’est au cœur du massif de la Clape, à une heure de Montpellier que ce vin est conçu. Ce laboratoire à ciel ouvert est unique en Europe. Du cep à la mise en bouteille tout est objets de recherches pour adapter la vigne au réchauffement climatique.

Sur le domaine, une quarantaine d’ingénieurs de l’Inra remplace les viticulteurs. Le vin de demain sera plus léger, conçu avec des grains moins sucrés. Les chercheurs ont mis au point des techniques pour dés-alcooliser le vin. La technique brevetée a déjà des adeptes. Tout est fait pour préserver l’essentiel du vin: sa saveur.

Bajaus : Les nomades de la mer

C’est un peuple qui s’éteint et sans doute avec lui sa culture, son histoire, sa langue. Les Bajaus sont des nomades apatrides qui naviguent entre la Malaisie, les Philippines et l’Indonésie.

Un peuple de mers, qui vit sur des bateaux. Mais la pauvreté, la répression des autorités et l’évolution de l’écosystème marin détruisent leur mode de vie unique.

La vie sans pétrole, c’est possible !

Jardins partagés, énergies propres… la révolution verte est en marche. Des initiatives surtout citoyennes. Pour Alain Grandjean, économiste, l’or noir se fait rare, pas les idées.

Saviez-vous que huit cents millions de personnes pratiquent l’agriculture urbaine et produisent 15 à 20 % de l’alimentation mondiale ? Qu’en 2011, en Italie, les ventes de bicyclettes neuves ont dépassé celles des voitures neuves pour la première fois depuis quarante ans ? Et qu’en Allemagne, 51 % de l’énergie renouvelable est fournie par les citadins et les agriculteurs ? Autant de signes, avance Rob Hopkins dans un livre formidable à paraître le 16 octobre 2014, que la « transition » écologique et sociale est en marche.

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Canada : En canoë, sur les traces des chercheurs d’or

À Carcross, le médecin et journaliste allemand Dirk Rohrbach rejoint John Lindeman, l’un des derniers experts de la construction traditionnelle de bateaux. À eux deux, ils vont construire un canoë sur mesure à partir d’écorces de bouleau.

Italie : À la rencontre des petites mains de “l’or rouge”

En Italie, des centaines de milliers de saisonniers travaillent dans les champs agricoles. Pour quelques dizaines d’euros par jour, ils travaillent quotidiennement entre 10 et 12 heures sous un soleil de plomb et vivent souvent dans des conditions insalubres.

La plupart sont des immigrés clandestins venus d’Afrique. Reportage dans le sud de l’Italie, à Foggia, où la récolte des tomates, “l’or rouge“, est en cours.

Les paysans malades des pesticides

Ils ont entre 45 et 55 ans, sont agriculteurs intensifs, sans aucune culture militante. Ils sont de droite, parfois très à droite. Rien ne les prédestinait à devenir contestataires de l’agriculture chimique, sur laquelle ils avaient au contraire tout misé. Mais suite à des ennuis de santé graves, liés aux produits phytosanitaires, ils vivent une évolution de leur pensée.

Malades, culpabilisés par les institutions qui leur ont pourtant souvent caché les dangers de la chimie de synthèse, ils se perçoivent à la fois comme victimes et responsables, parfois même comme empoisonnés et empoisonneurs, révélant au travers des contradictions dans lesquelles ils sont pris, aussi bien les enjeux actuels du système capitaliste, qu’une culture singulière oscillant entre fierté et hantise du regard des autres.

France culture

Canada : Visite au Nunavik

Le Nunavik, dans le Grand Nord canadien, est une région inhospitalière mais habitée par des petites collectivités éloignées les unes des autres par des centaines de kilomètres. Dans des conditions parfois délicates, des pilotes assurent la liaison quotidienne entre ces villages et le reste du monde.

Serge Latouche : “La décroissance n’a pas à se situer sur l’échiquier politique”

Professeur émérite d’économie à l’université de Paris-Sud (Orsay), Serge Latouche est spécialiste des rapports économiques et culturels Nord-Sud et de l’épistémologie des sciences sociales. Il est l’un des fondateurs de la revue d’étude théorique et politique de la décroissance Entropia.

Rédacteur historique de la Revue du MAUSS, il dirige depuis 2013 la collection ”Les précurseurs de la décroissance” aux éditions Le Passager Clandestin. Serge Latouche est aujourd’hui considéré comme le spécialiste de la décroissance qu’il a contribuée à lancer dès le début des années 2000 grâce à des ouvrages tels que Le pari de la décroissance, Pour une société d’abondance frugale ou encore l’Age des limites.

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Comment pourrait-on numériser la conscience ?

Injecter une part d’humanité dans une création est un défi universel, il incombe tant à l’artiste, qu’à l’ingénieur, où tout simplement à n’importe quel créateur.

Numériser la conscience est donc une étape naturelle dans la création d’une intelligence artificielle sensée simuler ou outrepasser nos capacités. Rencontre avec Jean-Claude Heudin, directeur du laboratoire de recherche de l’IIM (Institut de l’Internet et du Multimédia) afin de comprendre les difficultés d’une telle entreprise.

L’Épuisement de la Terre, l’enjeu du XXIe siècle – Daniel Nahon

Et si le véritable risque n’était pas le réchauffement climatique ? Et si c’était l’épuisement de la terre ? Comment nourrir dix milliards d’individus avec des sols surexploités ? Daniel Nahon sonne l’alarme. Les sols, soubassements féconds des civilisations humaines, s’érodent plus vite qu’ils ne se reconstituent. Ils sont la peau de la Terre. Les argiles, une poussière de minéraux, les recouvrent d’une fine pellicule. Et nous la sollicitons de plus en plus, jusqu’à la maltraiter. La Vie pourra-t-elle continuer à y puiser ses aliments ?

Les vertus retrouvées des herbes sauvages

Souvent reléguées aux bords des chemins, les herbes folles ne manquent pourtant pas de vertus. Ainsi, certaines sont savoureuses et d’autres bénéfiques pour la santé, soulageant notamment les douleurs articulaires.

Pendant des millénaires, l’homme a exploité activement les propriétés thérapeutiques des plantes, avant de les négliger au profit du progrès scientifique. Aujourd’hui pourtant, on redécouvre les bienfaits de la flore.

Le pouvoir de l’effet placebo

Pendant des siècles, les placebos ont été considérés comme de la fausse médecine faisant appel à la tricherie et à la supercherie, mais ce documentaire ouvre une porte et démontre toute la puissance des placebos et les véritables effets qu’ils ont sur notre esprit et notre corps..

Inde : Le secteur pharmaceutique entaché par des scandales

Cet été, 700 marques de médicaments génériques testés par la société indienne GVK Bio ont dû être retirées du marché européen, à la demande de la Commission européenne.

En cause : des “manipulations systématiques de données” lors des essais cliniques. Cette décision intervient suite à la recommandation émise par l’Agence française de sécurité du médicament, en janvier dernier.

Cette nouvelle affaire ébranle la réputation de l’Inde comme leader dans le domaine pharmaceutique.

Martine Rothblatt, une patronne qui rêve d’être éternelle

La femme d’affaires la mieux payée des Etats-Unis est transsexuelle. Chef d’entreprise visionnaire, férue d’intelligence artificielle, passionnée par l’immortalité, elle est aussi transhumaniste.

Seules quelque 5 % des entreprises figurant au palmarès Fortune 500 sont dirigées par des femmes. Si on double la taille de l’échantillon, la proportion est la même. Et le niveau de rémunération des femmes PDG semble être à la traîne, bien que cela soit difficile à affirmer puisqu’elles sont si peu nombreuses. Une liste récente recensant les 200 dirigeants américains les mieux payés ne compte que 11 femmes, qui gagnent en moyenne 1,6 million de dollars [1,25 million d’euros] de moins que leurs homologues masculins.

Certaines sont célèbres : Marissa Mayer, PDG de Yahoo, qui l’année dernière se classait au 34e rang avec un revenu de 25 millions de dollars [19,5 millions d’euros], loin devant Meg Whitman, patronne de Hewlett-Packard, en 95e position avec une rémunération de 18 millions de dollars [14 millions d’euros]. Mais la dirigeante américaine qui pèse le plus lourd fait beaucoup moins parler d’elle.

C’est Martine Rothblatt, 59 ans, fondatrice de l’entreprise biomédicale United Therapeutics, qui avait déjà fait fortune en créant Sirius Satellite Radio, un opérateur de communications par satellite. L’an dernier, elle a engrangé 38 millions de dollars [29,5 millions d’euros].

Mais ce qui distingue Martine Rothblatt des autres femmes d’affaires les plus riches d’Amérique, c’est qu’elle est née homme. Quel effet cela lui fait-il de voir son nom tout en haut de la liste ? “C’est un peu comme gagner à la loterie”, lâche-t-elle. Elle ne souhaite aucunement être érigée en modèle de réussite au féminin. “Je ne peux pas prétendre que ce que j’ai réussi dans ma vie est équivalent à ce qu’une femme aurait pu réaliser, car pendant la première moitié de ma vie j’étais un homme”, tempère-t-elle.

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Margarine : La déconfiture

Il y a quelques années encore, la margarine était parée de toutes les vertus: facile à tartiner, légère et surtout riche en précieux acides gras insaturés, en oméga 3 et 6… Bref, bien plus saine que le beurre et ses vilaines graisses saturées qui bouchent les artères. Mais aujourd’hui le vent tourne! Les produits naturels et de fabrication locale ont la cote. Voici le grand retour du beurre suisse, tandis que la margarine se retrouve sur le banc des accusés.

La margarine a longtemps été recommandée aux personnes ayant un taux de cholestérol trop élevé ou en surpoids. Les acides gras insaturés des huiles végétales étaient jugés plus sains pour notre corps. Mais toutes les huiles végétales ne se valent pas. L’huile de coco ou encore l’huile de palme sont composées d’acides gras saturés, comme le beurre. Des produits souvent utilisés dans la fabrication de margarine.

La margarine perd du terrain. Les médecins ne la conseillent plus systématiquement aux malades du cœur. Le beurre se retrouve d’ailleurs sur les plateaux repas des services de cardiologie. Une tendance qui touche aussi le monde de la restauration. Des boulangers reviennent au beurre, un produit sain et naturel qui ne fait pas de mal lorsqu’il est consommé sans excès.

Le riz au Vietnam

Le Vietnam est l’un des pionniers de la riziculture, mais une riziculture excédentaire n’a été atteinte qu’après l’aménagement du vaste delta du fleuve Mékong il y a près de 300 ans. Un proverbe vietnamien populaire ne dit-il pas : “En temps normal, les hommes de savoir occupent le premier rang, les fermiers étant relégués au deuxième rang. Mais en période de famine, les fermiers occupent le premier rang, et les hommes de savoir viennent en deuxième rang“.

Au milieu des années 1990, le Vietnam est devenu le deuxième exportateur mondial de riz, mais les riziculteurs vivent toujours dans la pauvreté du fait des cours de riz bas. La diversification du système de culture intensive du riz a été encouragée afin d’accroître les moyens de subsistance des agriculteurs.

Les Vietnamiens se placent parmi les cinq plus gros consommateurs de riz au monde. Banh Chung – ou gâteau de riz gluant – est un mets prisé qui est consommé lors de la célébration de la nouvelle année lunaire (Tet). A en croire la légende, qui remonte à 3.000 ans, le sixième roi de la dynastie Hung avait nommé comme héritier au trône la personne qui lui avait offert du Banh Chung lors de la fête du Tet.

Heureux avec 800 euros par mois

Comment vivre volontairement avec moins que le smic ? La leçon d’Hervé Henri-Martin, qui a fait le choix d’une vie dépourvue de tout superflu.

« C’est devenu presque un jeu : comment m’y prendre pour dépenser moins encore » : Hervé René Martin s’amuse de ce défi tout en sirotant son café. Devant ses fenêtres, des forêts denses de châtaigniers et conifères typiques du paysage de Saint-Étienne-de-Serre (Ardèche). L’intérieur de sa maison dégage une senteur de bois et de foins fraîchement coupés, offrande des murs construits en terre et paille.

Il y a seize ans, Hervé, fort du succès de son essai La Mondialisation racontée à ceux qui la subissent (Climat, 1999), court les conférences et pérore sur la décroissance économique. Mais que sait-il, au fond, de cette réalité qu’il préconise ? À 55 ans, celui qui a emprunté avec appétit toutes les autoroutes de la société de consommation, exercé plus de vingt métiers, couru la gueuse, roulé en BMW, publié des romans érotiques, décide de changer de vie.

L’aboutissement d’un long cheminement. Déjà, à 40 ans, alors à la tête d’un cabinet d’assurances, il s’était senti pris au piège des crédits qui rognaient sa liberté. Il avait vendu et remboursé. Commence alors une vie sans revenus fixes avec une visibilité économique à six mois.
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Les rois de l’escargot

Si les Français restent les plus importants consommateurs d’escargots au monde, avec plus de 30.000 tonnes produites chaque année, le commerce de ce mollusque s’est lentement mais sûrement développé, mondialisé et décliné en de multiples produits dérivés.

Difficile d’imaginer que certains s’en servent pour estomper leurs rides ou le consomment dans des mets pour le moins surprenants, véritables produits de luxe que l’on retrouve sur les tables des plus grands restaurants.

Ce documentaire part à travers le monde, à la rencontre des passionnés d’escargots: ceux qui les consomment, ceux qui les élèvent et ceux qui imaginent de nouveaux débouchés.

Une montée des océans d’au moins un mètre est inévitable, selon la Nasa

Une montée des océans d’au moins un mètre due au réchauffement climatique est inévitable dans les 100 à 200 ans qui viennent, selon les dernières prévisions dévoilées par la Nasa mercredi. Une certaine incertitude demeure cependant sur le calendrier exact de cette montée des eaux, car les scientifiques ignorent pour l’instant à quelle vitesse vont fondre les principales calottes glacières des régions polaires.

Au vu de ce que l’on sait aujourd’hui à propos de l’expansion des océans avec le réchauffement, et sur la fonte des glaciers et des calottes glacières qui ajoutent de l’eau dans les océans, il est pratiquement certain que nous aurons une augmentation du niveau des mers d’au moins un mètre, et probablement davantage“, a expliqué Steve Nerem, de l’université du Colorado et qui dirige l’équipe de la Nasa chargée de surveiller la montée des niveaux des mers.

Les dernières prédictions sérieuses en date, qui remontaient à 2013 par un panel intergouvernemental des Nations unies sur le changement climatique, évoquaient une montée des océans de 30 à 90 cm d’ici la fin du siècle. Mais selon M. Nerem les dernières données mesurées par les satellites de la Nasa pointent vers la fourchette haute de ces prévisions.

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États-Unis : Zone blanche pour les électrosensibles

Si l’électrosensibilité n’est toujours pas reconnue aux États-Unis, ils sont beaucoup plus nombreux à en souffrir. Conséquence : les personnes concernées sont obligées de s’organiser. Elles aménagent leur logement, isolent leurs ordinateurs.

Mais d’autres choisissent des solutions beaucoup plus radicales en se réfugiant dans des zones blanches, où toute onde électromagnétique est interdite. A Green Bank, les téléphones ne passent pas, tout comme la 4G et la wifi. En cause ? La présence d’un télescope géant, qui doit être protégé des antennes téléphoniques qui pourraient l’endommager. Aujourd’hui, la ville compte également quelques électrosensibles.



Toulouse : La justice reconnaît pour la première fois comme handicap l’électrosensibilité


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Belle-Île-en-Mer (56) : Les déchets sont devenus un problème

Derrière la carte postale, les poubelles. À Belle-Île-en-Mer, la gestion des déchets est difficile. En été, les touristes sont nombreux, la population est multipliée par huit. Un tiers des déchets annuels de l’île sont produits sur cette seule période. Les ordures recyclables partent sur le continent par bateaux. Le reste est enfoui sur place.

A quoi ressemblerait la Terre sans l’humanité ?

Ce pourrait être un nouveau genre de film, mieux que Jurassic Park ou tout autre production hollywoodienne post-apocalyptique : que se serait-il passé si l’Homme n’avait jamais pris possession de la Terre? Nombre de paramètres seraient à prendre en compte, car nous avons peu à peu modelé la planète, y compris des espaces que l’on considère aujourd’hui comme naturels.

Il ne s’agit pourtant pas de reconstituer “Life after people“, cette extraordinaire série documentaire sortie en 2008 sur History Channel. Dans celle-ci, le parti-pris était d’examiner le plus sérieusement possible ce qui surviendrait de nos réalisations si l’humanité disparaissait du jour au lendemain.

Effondrement des gratte-ciels, lente disparition de tout ce que nous avons construit… Les films réalisés à grand renfort d’images de synthèse n’avaient rien à envier à Hollywood. L’ouvrage d’Alan Weisman “The world without us” (le monde sans nous, traduit en français sous le titre “Homo Disparitus”) fait également bien le tour de la problématique, et le site associé offre une intéressante chronologie de la disparition des vestiges de notre civilisation.

Aujourd’hui, il ne s’agit pas d’images apocalyptiques et de visions de statue de la Liberté à moitié submergée ou de tour Eiffel envahie par le lierre, mais de nature paisible et jamais dérangée. Ce n’est plus “et si nous disparaissions“, mais “et si nous n’avions jamais existé“.
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Roumanie : Le petit train à vapeur des Carpates

Cela fait plus de soixante-dix ans qu’un petit train à vapeur s’essouffle à grimper les pentes des Carpates. Il dessert notamment l’étroite vallée de Viseu-de-Sus, qui vit de l’exploitation forestière. Aujourd’hui, il est menacé.

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Des renards et des hommes

L’odeur de l’herbe coupée est un documentaire sur le renard en Lorraine où il fait face aux chasseurs et aux agriculteurs. A l’aide de sa caméra, le réalisateur lorrain Franck Vigna, par ailleurs naturaliste et militant dans des associations de protection de la nature, vient de réaliser un documentaire sur la place du renard dans l’écosystème de sa région. Avec ce film, il donne la parole à tous les acteurs de la vie du renard. Un piégeur, un chasseur, un scientifique, un naturaliste et deux agriculteurs exposent leurs points de vue, pour aider chacun à se forger son opinion cet animal sujet de controverses. Auxiliaire utile pour les uns, nuisible concurrent pour les autres, le renard laisse peu de gens indifférents.

via GOODPLANET INFO

Sans les insectes, notre monde s’écroulerait

De nombreuses choses que nous considérons comme allant de soi seraient différentes si les insectes n’existaient pas.

À ce jour, un peu moins d’un million d’espèces d’insectes, soit tout de même plus de la moitié du total des espèces connues, ont été identifiées. On considère cependant que leur nombre global serait compris entre 4 et 6 millions, selon les estimations les plus réalistes, voire jusqu’à 80 millions, selon les plus fantaisistes. Mais parce que les insectes évoluent sans cesse, nous ne pourrons jamais connaître leur nombre exact.

Ce n’est pas tout: si tous les insectes de la planète étaient réunis, ils pèseraient plus lourds que l’ensemble des êtres humains. En effet, on estime que leur biomasse totale serait 300 fois plus importante que la nôtre. Et, à elles seules, les fourmis et les termites totaliseraient un poids supérieur à celui de l’humanité entière. Ce ne sont bien sûr que des estimations, puisqu’en l’absence de données fiables les mesures de la biomasse des insectes restent sujettes à caution.

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L’art de la sieste

Art de vivre ou perte de temps ? Sur la plage, dans un hamac ou même dans son lit, la sieste reste le symbole même des vacances. Et si on l’adoptait le reste de l’année, comme en Espagne ? De 14 heures à 17 heures, tout un pays met ses pendules sur pause. Mais cette sympathique coutume est aujourd’hui critiquée: elle laisserait l’Espagne à contretemps du reste de l’Europe.

Un autre pays − et c’est moins connu − l’a inscrite dans sa constitution: la Chine. Dans ses usines, sur ses marchés ou dans ses rues, on s’allonge, parfois à même le sol, pour piquer un petit somme après le déjeuner. Une vision aux antipodes des clichés sur la première puissance économique mondiale !

Et si les Chinois avaient raison ? Car l’exercice serait en réalité très rentable. Les entreprises qui installent des salles de sieste le savent bien: cette pause leur est bénéfique autant qu’aux salariés, dont elle booste la productivité. De Barcelone à Pékin, en passant par New York, petit tour du monde de la sieste.

Quand le terroir se rebiffe

Champagne de vigneron, charcuterie corse, camembert ou viande régionale, les produits du terroir ont le vent en poupe.

Face à la lassitude de la «malbouffe» industrielle, la suspicion ambiante autour des plats à réchauffer et l’uniformisation du goût, des hommes et des femmes défendent des choix culinaires différents et cherchent à sauvegarder des procédés de fabrication qui tendent à disparaître.

Certains éleveurs et producteurs ont même ouvert une guerre de résistance contre les grands distributeurs qui plagient leurs produits sans scrupule.

Réalisé par Olivier de Vellis (France 2014)

Céréales et changement climatique

Les récoltes de blé et d’orge en Europe pourraient chuter de plus de 20% d’ici 2040 à cause d’un réchauffement climatique estimé à une moyenne de presque 2 degrés Celsius (3,5°F). Pour le maïs, la perte est estimée à environ 10%, dans un type de culture qui a déjà été affecté par l’augmentation des températures depuis les années 80.

Ces chiffres sont issus d’une étude publiée en mai 2014 et menée par des chercheurs de l’université de Stanford (USA), Frances Moore, doctorante, et David Lobell, professeur associé en géophysiologie environnementale dans cette université californienne, et publiée dans la dernière édition de la revue Nature Climate Change.

Le groupe intergouvernemental d’experts de l’ONU sur l’évolution du climat (GIEC) avait déjà mis en avant les risques du réchauffement sur l’agriculture dans le monde dans un rapport publié le 31 mars 2014. On pouvait aussi s’inquiéter pour certains types de cultures très dépendantes du soleil, comme la vigne : des annonces avaient déjà été faites sur les conséquences du réchauffement sur le vin.

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La Terre perd le Nord

En 2005, deux scientifiques – le géologue français Jean-Jacques Orgeval et le géophysicien canadien Larry Newitt – mesurent que le pôle Nord s’est déplacé de près de 120 kilomètres en un an, soit une moyenne de 300 mètres par jour. Pour vérifier ces résultats spectaculaires, ils sont retournés au pôle magnétique en avril 2007, en pleine Année polaire internationale.

Leurs soupçons se sont vus confirmés et ces conclusions sont inquiétantes. Le pôle magnétique bouge si vite qu’il sera bientôt à la limite du rayon d’action du Twin-Otter, le seul avion capable de se poser sur la glace. L’imminence d’un prochain retournement des pôles magnétiques, comme la Terre en a connu en moyenne tous les 250.000 ans, fait partie des hypothèses envisagées.

‘La mort est une illusion’ elle n’existe pas telle que nous la concevons

Le scientifique nord-américain de la Wake Forest School of Medicine de Caroline du Nord, Roberto Lanza, affirme détenir des preuves définitives qui démontrent que la vie après la mort existe bel et bien. Lanza estime, en outre, que la mort, d’une certaine manière, n’existe pas telle que nous la concevons.

Après la mort de son vieil ami Michel Besso, Albert Einstein dit : « Voilà qu’il m’a précédé de peu, en quittant ce monde étrange. Cela ne signifie rien. Pour nous, physiciens dans l’âme, cette séparation entre passé, présent et avenir, ne garde que la valeur d’une illusion, si tenace soit-elle ». De nouvelles preuves suggèrent qu’Einstein avait raison, déclare Roberto Lanza dans un billet publié sur son site et cité par le quotidien britannique The Independent.

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États-Unis : Croissance, Mamie fait de la résistance

Les nonagénaires Shirley et Hinda ont vu la crise de 1929 à travers leurs yeux d’enfants. Quatre-vingts ans et une nouvelle récession plus tard, elles n’ont rien perdu de leur impertinence et de leur curiosité. Elles ne comprennent pas les discours qu’on leur assène : consommer, relancer la croissance…

Mais pourquoi, au juste ? À quoi mène cette obsession du PIB dans un monde aux ressources limitées ? En accumulant toujours plus de biens, ne s’enfonce-t-on pas dans la crise au lieu d’en venir à bout ?

Armées de leur esprit critique et d’un culot à la Michael Moore, elles partent pour un road trip à travers les États-Unis, à la rencontre de ceux qui pourront les renseigner. Les chercheurs hétérodoxes comme le physicien Albert Allen Bartlett ou l’économiste écologiste Joshua Farley sont plus disposés à leur répondre que les décideurs de Wall Street en plein banquet.

Avec leurs questions faussement naïves et leur irrévérence, elles démontrent par l’absurde la nécessité de se détacher du dogme de la croissance à outrance.

Le crépuscule annoncé du travail humain ?

Après avoir éliminé les postes routiniers, l’intelligence artificielle, les robots et les logiciels se substituent à bon nombre d’emplois qualifiés.

Cela ne fait guère de doute pour certains : la révolution numérique a déjà et aura encore des conséquences profondes sur l’emploi. Après avoir éliminé les postes routiniers, l’intelligence artificielle, les robots et les logiciels se substituent à bon nombre d’emplois qualifiés. Aujourd’hui, nous avons des prototypes de voitures sans pilote, Skype, et le bureau moderne est truffé d’ordinateurs personnels tandis qu’apparaît Baxter, un robot industriel particulièrement sophistiqué conçu par une entreprise du Massachusetts.

Dans Le deuxième âge de la machine, Erik Brynjolfsson et Andrew McAfee, tous deux professeurs au MIT, annoncent que la technologie est à un “point d’inflexion”, et nous sommes sur le point d’en découvrir les profondes conséquences.

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Areva : Scandale d’État ou scandale Lauvergeon ?

L’histoire d’une tragique déconfiture: comment Anne Lauvergeon a ruiné en dix ans l’une des plus belles entreprises françaises.

C’est une maladie bien française que celle de ce fiasco engagé par un État inconséquent qui veut tout contrôler et finit par ne rien contrôler du tout. Le terrible échec de hauts fonctionnaires incompétents qui ne devraient jamais se retrouver à la tête de grandes entreprises industrielles, surtout lorsqu’elles sont mondialisées.

L’addition finale de toutes les erreurs commises par Anne Lauvergeon chez Areva sera sans doute proche de 15 milliards d’euros, et donc comparable à celle du Crédit lyonnais de Jean-Yves Haberer il y a une vingtaine d’années. Le record est toujours détenu par Michel Bon qui avait réussi, au début des années 2000, à générer un océan de pertes de 68 milliards chez France Télécom.

Ces trois-là resteront dans la période moderne comme ayant cumulé, à eux seuls, 100 milliards d’euros de pertes dans trois entreprises françaises magnifiques qui avaient la capacité de produire, à l’inverse, 100 milliards de bénéfices sous réserve d’être bien gérées. Hélas pour elles, elles appartenaient au domaine public !
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Les grandes migrations

Les animaux se livrent une âpre bataille pour l’accès aux pâturages les plus verts et les plus nourrissants. Chaque année, le même combat pour la survie reprend, qui voit les faibles rester sur le bas-côté.

Des scientifiques suivent les déplacements des animaux et retracent la route qu’ils ont parcourue pour déterminer leurs besoins en énergie.