Seuls les riches seront immortels

Vivre plus longtemps, en bonne santé… Et même, pourquoi pas, vivre pour toujours, dans un corps synthétique qui ne connaîtra ni la maladie, ni la décrépitude, ni la mort. Financés par des multinationales et des oligarques milliardaires, de nouveaux alchimistes poursuivent ce vieux rêve de l’humanité.

Mais cet âge d’or sera réservé aux riches et dessinera une nouvelle lutte des classes, prophétise le magazine Aeon. L’avenir se partagera entre ceux qui auront accès aux coûteux traitements médicamenteux, aux thérapies géniques, et les autres, pour lesquels la vieillesse sera de courte durée.

Cette lutte a d’ailleurs déjà commencé. Des scientifiques américains sont en train de mettre au point des pilules antiâge qui pourront ralentir le vieillissement, ainsi que des prothèses et des implants électromécaniques qui permettront d’augmenter les capacités humaines. Des innovations qui ne seront accessibles qu’à ceux qui en auront les moyens.

De nouveaux médicaments pourraient permettre aux riches de vivre cent vingt ans ou plus, et en bonne santé. Les pauvres, eux, pourront toujours en rêver. Dans de nombreux pays, la disparité est sidérante entre les revenus des plus fortunés et ceux du reste de la population. Ainsi, depuis 1975, 80 % de la hausse des revenus aux États-Unis s’est faite au profit de seulement 10 % de la population. La vie que peuvent s’offrir les heureux élus n’a rien à voir avec le sort réservé à tous les autres.
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L’Épuisement de la Terre, l’enjeu du XXIe siècle – Daniel Nahon

Et si le véritable risque n’était pas le réchauffement climatique ? Et si c’était l’épuisement de la terre ? Comment nourrir dix milliards d’individus avec des sols surexploités ? Daniel Nahon sonne l’alarme. Les sols, soubassements féconds des civilisations humaines, s’érodent plus vite qu’ils ne se reconstituent. Ils sont la peau de la Terre. Les argiles, une poussière de minéraux, les recouvrent d’une fine pellicule. Et nous la sollicitons de plus en plus, jusqu’à la maltraiter. La Vie pourra-t-elle continuer à y puiser ses aliments ?

Cités flottantes : Faire émerger l’innovation en dehors des cadres traditionnels

La conception d’îles artificielles sur lesquelles des cités-États pourraient accueillir les nouveaux pionniers s’inscrit un peu plus dans la tendance de nouveaux types d’espaces de travail qui ne poseraient pas de freins à l’innovation.

Le projet de “seasteading platforms“, c’est-à-dire de cités flottantes, connait un renouveau d’intérêt dans la Silicon Valley depuis que quelques milliardaires du secteur de l’internet, comme Peter Theil ou Larry Page, se sont intéressés à l’idée de construire des structures pour échapper aux législations étatiques américaines.

Le but initial des cités flottante est de transformer la diplomatie internationale en une compétition économique entre des structures étatiques qui devraient se battre pour attirer les meilleurs citoyens en offrant les meilleures conditions de vie possibles.

Le fondateur de Google Larry Page a en effet précisé que les lois fédérales ralentissaient la dynamique de la recherche théorique et appliquée et qu’un espace où celle-ci pourrait s’effectuer en dehors de telles contraintes l’intéresserait hautement.

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Les trésors de Chantilly

7.800 hectares de jardins et de forêts, des centaines de tableaux de maîtres, et des écuries plus vastes que le château lui-même : Chantilly est l’un des plus vastes domaines de France. Visite dans les secrets et les coulisses de ce joyau du XVIIème siècle, résidence des Princes de Condé.

Gérard Ducerf : Les plantes bio-indicatrices (Audio)

Gérard Ducerf, botaniste de terrain depuis 1979, ancien paysan, partage actuellement son temps entre la réalisation de diagnostics de sol, différentes expertises botaniques sur toute la France et la formation pour un large public.

(Merci à Martine)

Médecine : Devenez cobaye humain pour un laboratoire

Winard Corporation est une société très innovante qui a décidé de passer à la vitesse supérieure en termes de recherche médicale. Pour accélérer la mise au point de traitements révolutionnaires, elle utilise des cobayes humains prêts à tout pour faire avancer la science. La bonne nouvelle ? Winard lance une grande campagne de recrutement. Il ne reste plus que vous pour changer le monde !

Le laboratoire médical Winard Corporation est aujourd’hui le leader dans le secteur des expériences faites sur des humains. Un procédé qui peut paraître un peu dangereux mais qui n’a pas son égal en termes de résultats. Comme le dit Claire Beaumont, chercheuse au service de transplantation : « C’est incroyable de voir tout ce que cette entreprise nous laisse faire. Nous pouvons amputer des organes, inoculer des virus mortels à des nourrissons ou encore observer les conséquences d’une brûlure à l’acide sur la peau. »

Qui dit cobayes humains, dit forte demande! La société est actuellement en train de lancer une audacieuse campagne de recrutement pour accueillir de nouveaux volontaires. « C’est une expérience unique pour tous ces gens de rentrer dans l’histoire », déclare Claire. « Le problème, c’est que nous avons besoin de nouvelles têtes en permanence. Les cobayes sont très peu souvent réutilisables. Quand on expérimente sur une amputation et que nous avons déjà coupé le bras du sujet précédent, c’est compliqué de lui proposer de participer à nouveau. »

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États-Unis : Le business de la santé

Il ne fait pas bon tomber malade aux États-Unis. Contrairement à la France, le système de santé américain est régi par des assurances privées hors de prix. Afin de payer leurs frais médicaux, des milliers d’Américains font appel à la solidarité publique et organisent tombolas de quartiers et appels aux dons sur internet.

Quand cela ne suffit pas, les hôpitaux engagent des agences de recouvrement pour partir à la chasse de ces “mauvais payeurs” atteints d’un cancer, d’une maladie rare ou victime d’un accident.

Face à ces méthodes coup de poing, un hôpital low-cost propose des soins de qualité à bas prix. Contrairement à la pratique courante, ils affichent leurs prix avant de pratiquer les soins.

Gaz de schiste : Shell veut fracturer la planète

De l’Argentine à l’Ukraine, de l’Australie à l’Afrique du Sud en passant par les États-Unis, la Chine ou la Tunisie, Shell – première entreprise pétrolière mondiale – est en train d’accumuler les concessions de gaz de schiste, dans des conditions souvent controversées du point de vue social et environnemental. Cet activisme contraste avec le profil bas adopté par Shell dans son propre pays, dont la population est résolument opposée à la fracturation hydraulique. Hypocrisie qui lui vaut cette année une nomination aux Prix Pinocchio, organisés par les Amis de la terre pour dénoncer les doubles discours des multinationales.

Du gaz de schiste, Shell en veut, et en veut beaucoup. La multinationale pétrolière a mis les moyens pour accumuler d’énormes concessions un peu partout dans le monde. Dans un bref rapport intitulé « Shell : méga-fractureur global », l’organisation anglaise Platform énumérait les investissements de Shell dans le secteur des gaz et pétrole de schiste aux quatre coins du monde : en Amérique du Nord bien sûr, mais aussi en Chine, Argentine, Afrique du Sud, Turquie, Égypte, Tunisie, Algérie, Australie, Ukraine et Russie…

« Shell procède à des forages par fracturation hydraulique ou se prépare à le faire dans tous les continents, résume Platform. Ses activités de prospection et d’exploration se sont accompagnées d’une vaste campagne de relations publiques pour atténuer les controverses. »

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Ébola : Les impacts d’une pandémie

Si l’épidémie du virus Ebola semble être actuellement assez «contenue» (malgré plus de 4000 morts), une pandémie pourrait avoir un impact majeur (l’OMS a en effet averti que l’épidémie était en croissance «explosive» et pourrait, en l’absence d’un renforcement significatif des moyens mis en œuvre, contaminer 20.000 personnes d’ici à novembre). L’économie mondiale pourrait alors en pâtir. Tentative d’explication sous forme de question-réponse.

Quels sont les premiers enseignements que l’on peut tirer?

Tout d’abord, cette épidémie ne tombe vraiment pas bien parce qu’elle frappe juste à un moment où l’économie mondiale doute.

Ensuite, l’expérience que nous apportent les précédents exemples est que l’impact est ressenti de façon inégale (géographiquement notamment car il y a quatre États qui sont réellement touchés (Guinée, Liberia, Nigeria et Sierra Leone).
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Innovations alimentaires : Ce que vous mangerez demain

Un steak conçu en laboratoire, des spaghettis d’algues ou de la mayonnaise sans œufs … des aliments que l’on mangera peut-être demain. Connu pour être le salon de l’innovation alimentaire, le Sial présente chaque année d’étonnantes découvertes.

Certaines inventions sont déjà présentes dans nos magasins. Ainsi, il est désormais possible de faire pousser soi-même des pleurotes dans son salon ou dans sa cuisine. Les graines de champignons poussent dans un carton, des copeaux de bois font office de terreau. Il faut y ajouter de l’eau et au bout de 10 jours, il n’y a plus qu’à ramasser les champignons.

Le rat est-il une poule aux oeufs d’or ?

Dans les jardins du Louvre, à Paris, dans le métro de New-York, dans des hôpitaux chinois, mais aussi dans nos campagnes, les rats prolifèrent. En France, selon les pompiers, ils seraient responsables du tiers des incendies inexpliqués. Sur la planète, ils détruiraient chaque année 15% de la production mondiale de riz, blé et céréales. De quoi nourrir 600 millions d’humains.

En cause, des négligences en matière d’hygiène, mais pas seulement. Depuis quelques années, les raticides anticoagulants fabriqués par les géants de la chimie et utilisés par les «dératiseurs» ne suffiraient plus à éliminer les rats. Car de plus en plus de rongeurs seraient désormais « résistants » à ces raticides anticoagulants.

En France, ces nouveaux «rats résistants» ont déjà été repérés dans 41 des 92 plus grandes villes. Résultat paradoxal : les industriels vendent toujours plus de raticides, mais ces raticides sont de moins en moins efficaces. Allons-nous être envahis par les rats ? Pourquoi les géants de la chimie ne commercialisent-ils pas de nouvelles molécules raticides plus efficaces ?

Partie 1:

Partie 2:
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Calculer soi-même le pic mondial de production de pétrole

Bonjour! J’ai fait cette vidéo le lundi 21 avril 2014. Le but est de vous montrer, en quelques minutes seulement, comment visualiser par vous-même le pic mondial de production de pétrole.

Écrivez www.eia.gov dans le signet Adresse de votre navigateur et vous arrivez sur le site de l’EIA, EIA c’est une agence indépendante de la statistique aux États-Unis et qui représente LA bible que tous les dirigeants du monde utilisent pour prendre leurs décisions concernant les politiques énergétiques.

En passant la souris sur Geography, une fenêtre apparaît, cliquez sur International Energy Statistics. Vous arrivez sur la page des statistiques internationales concernant l’énergie. Passez la souris sur Petroleum une fenêtre apparaît. Passez sur Production, puis cliquez sur Monthly/Quartely
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Pas besoin d’humains (Vidéo)

« Humans need not apply » [NDLR : peut se traduire par : Pas besoin d'humains] dresse un tableau pessimiste d’une civilisation où la double logique de rentabilité et de sécurisation va pousser de plus en plus l’homme sur le côté : les robots feront de plus en plus facilement, pour moins cher, des tâches de plus en plus complexes, et cela mieux que l’homme, même si ce n’est pas de façon parfaite.


(NB : si les sous-titres ne se lancent pas automatiquement, cliquer sur le bouton “Sous-titres” en bas à droite)

(Merci à Martine)

Après la « ferme des 1.000 vaches », la ferme des 250.000 poules (Màj vidéo)

Addendum du 19/10/2014 : Au cœur de la « ferme des 1.000 vaches »

Rien ne semble devoir stopper le développement des fermes-usines en France. Après l’ouverture de la très controversée «ferme des 1.000 vaches» à Abbeville, c’est un autre projet, encore plus ambitieux, qui devrait voir le jour dans la Somme selon le Journal du Dimanche.Un établissement capable d’accueillir 250.000 poules pondeuses doit ouvrir ses portes dans quelques mois à Beauval dans la Somme, à 40 kilomètres seulement de… la ferme des 1.000 vaches.
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Mensonges d’Etat : l’affaire du sang contaminé

En avril 1991, la journaliste Anne-Marie Casteret publie dans l’hebdomadaire L’Événement du Jeudi un article prouvant que le Centre national de transfusion sanguine (CNTS) a sciemment distribué à des hémophiles, de 1984 à la fin de l’année 1985, des produits sanguins dont certains étaient contaminés par le virus du sida. L’ancien Premier ministre socialiste Laurent Fabius et les anciens ministres socialistes Georgina Dufoix et Edmond Hervé ont comparu du 9 février au 2 mars 1999 devant la Cour de justice de la République pour « homicide involontaire ». Cette cour a rendu son verdict par un arrêt qui les innocente.

Loïc Le Ribault et le silicium organique G5

En 1971, Loïc Le Ribault invente l’Exoscopie des Quartz, une méthode révolutionnaire d’analyse des sables qui permet de retracer leur histoire géologique au moyen du microscope électronique à balayage.

Il fait de nombreuses communications sur ce sujet, notamment à l’Académie des Sciences. Des chercheurs du monde entier s’adressent à lui pour faire analyser leurs échantillons.

L’Exoscopie est alors appliquée en archéologie, travaux publics, géologie minière, sédimentologie, exploration pétrolière et océanographie. Loïc Le Ribault a alors l’idée de créer un laboratoire…

Serge Latouche : “La décroissance n’a pas à se situer sur l’échiquier politique”

Professeur émérite d’économie à l’université de Paris-Sud (Orsay), Serge Latouche est spécialiste des rapports économiques et culturels Nord-Sud et de l’épistémologie des sciences sociales. Il est l’un des fondateurs de la revue d’étude théorique et politique de la décroissance Entropia.

Rédacteur historique de la Revue du MAUSS, il dirige depuis 2013 la collection ”Les précurseurs de la décroissance” aux éditions Le Passager Clandestin. Serge Latouche est aujourd’hui considéré comme le spécialiste de la décroissance qu’il a contribuée à lancer dès le début des années 2000 grâce à des ouvrages tels que Le pari de la décroissance, Pour une société d’abondance frugale ou encore l’Age des limites.

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Permaculture : Forêt comestible pour auto-suffisance alimentaire

Juan Anton Mora, 78 ans, va courir 40 minutes plusieurs fois par semaine. Il organise chez lui des réunions de plusieurs jours avec des dizaines de personnes. “Chacun apporte son sac de couchage et on se débrouille“, explique-t-il.

Y-a-t-il besoin de le dire : Juan Anton a une forme impressionnante ! Comment fait-il ? Une vie saine et son envie de changer le monde doivent avoir leur rôle à jouer. Car oui, chacune de ses actions a pour but de “changer le monde” ou pour être plus précis, combattre la faim dans le monde. Rien de moins.

La société devrait être basée sur deux piliers : le “travail” (ce que nous savons faire et qui participe à la société) et la production de sa nourriture. De cette manière, quoi qu’il se passe, si nous n’avons plus de travail, nous aurons toujours de quoi manger. Il faut que tout le monde puisse manger. Et comme la nourriture vient de la terre, produisons nous-même notre propre nourriture !

Tant que nous ne dépendrons que d’un contrat salarié, notre sécurité ne tiendra qu’à un fil.

Et tout cela ne s’arrête pas à un beau discours. Juan Anton met en pratique ces conseils et il va même plus loin: il expérimente toutes les manières possibles de faciliter le travail de la terre.

Gagner en indépendance alimentaire n’est pas seulement une sécurité, c’est aussi une manière de regagner une certaine liberté dans une société où nous n’avons plus le choix (de rien).

Il faut appeler les choses par leur nom !

Quand on rentre dans une boulangerie et que le boulanger ne peut pas nous dire d’où vient sa farine, quand le marché est contrôlé par les transgéniques et que nous n’avons pas le choix de ce que nous achetons, c’est une dictature.

Quand on élit des personnes qui passent leur temps à nous mentir et qui font le contraire de ce qu’elles disent, c’est une dictature.

Il faut trouver la manière de faire les choses par nous-même. Il faut apprendre à cultiver, produire des aliments sains, établir une relation commerciale ou d’échanges de produits que nous faisons nous-même.

Une forêt comestible pour nous nourrir sans effort
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