Argentine : La viande de nouveau exportable vers les États-Unis

La fièvre aphteuse détectée chez les vaches avait provoqué l’arrêt de la commercialisation de leur viande pendant quinze ans. Les producteurs argentins saluent la décision américaine mais critiquent le protectionnisme du gouvernement Kirchner.

Le gouvernement américain a annoncé le 29 juin qu’il allait de nouveau ouvrir son marché aux exportations de viande argentine, rapporte le journal Clarín. Ainsi, Washington anticipe une décision attendue dans ce sens de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), qui a analysé le cas à la demande de l’Argentine.

En effet, la fièvre aphteuse, à l’origine de l’interdiction imposée par les États-Unis il y a quinze ans, a été éradiquée du cheptel argentin depuis huit ans. “Une restriction injustifiée qui se traduit par des pertes à hauteur de plus de 2.000 millions de dollars depuis huit ans, au moment où le pays a confirmé que ses bovins étaient exempts de fièvre aphteuse”, a expliqué à la conférence de presse du 30 juin le ministre de l’Économie argentin, Axel Kicillof.

Par la même occasion, Washington a également annulé la mise au ban de la viande bovine en provenance du Brésil.
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Jade Allegre : « Survivre en ville quand tout s’arrête » [Archive]

Dans cette interview, Jade Allegre, médecin et naturopathe, grande habituée des missions dans des pays aux conditions sanitaires précaires, détaille le contenu de son guide “Survivre en ville… quand tout s’arrête”. Comme le déclare la doctoresse, tout un chacun devrait être en possession de ce petit livre qui peut nous sauver la vie en cas de catastrophe naturelle ou d’émeute dans une ville.

Comment rendre une eau potable ? Comment se nourrir lorsque les supermarchés ont été dévalisés? Quelles sont les règles élémentaires lorsque les conditions d’hygiène ne sont plus remplies? Combien de temps peut-on vivre sans se laver?

Pourquoi l’argile et le chlorure de magnésium sont-il si précieux dans les situations de précarité? Voici quelques questions posées à Jade Allegre, avec des réponses simples et pas toujours intuitives…

Vin, allergies, températures: la France de 2050 n’aura rien à voir avec aujourd’hui

Températures espagnoles à Dunkerque, développement des allergies, érosion du littoral, régions viticoles bouleversées. A six mois de la conférence de Paris sur le climat, le magazine Sciences et Avenir a réalisé des projections de l’état de la France en 2050.

Alors que les thermomètres s’emballent cette semaine sur toute la France, le magazine Sciences et Avenir nous rappelle que la métropole connaîtra plus d’épisodes de canicules à l’avenir, et que leur nombre dépendra des avancées réalisées ou pas pour lutter contre le réchauffement climatique.

Dans un dossier spécial “Climat”: ce qui nous attend en France”, le magazine souligne qu’entre 2021 et 2050, l’Hexagone connaîtra 5 à 10 jours supplémentaires de vagues de chaleur par an. Le Sud-Ouest sera la région la plus impactée.

En se basant sur les données du GIEC ou encore de l’ONF, le magazine a réalisé une carte de France comparant les températures actuelles à celles attendues. Ainsi, Nantes et Paris adopteront le climat de Toulouse en 2050. La ville rose affichera les températures de Barcelone. Et Dunkerque vivra également à l’heure espagnole, avec des moyennes proches à celles de la Corogne aujourd’hui, une ville de Galice en Espagne.

“Le front méditerranéen va remonter”
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De l’Alberta à l’Arctique, le lourd tribut environnemental des sables bitumineux

Dans les plaines de l’Alberta, au Canada, des firmes pétrolières canadiennes et internationales, parmi lesquelles Shell et Total, exploitent les gisements de sables bitumineux à un rythme effréné. Malgré la chute actuelle des cours du pétrole, elles espèrent encore tripler leur production d’ici 2030. S’il est beaucoup question de l’impact des sables bitumineux en termes d’émissions de gaz à effet de serre, on parle moins de ses conséquences sur les ressources en eau. Extraction excessive et pollutions commencent pourtant à faire sentir leurs effets en aval, et peut-être jusqu’à l’océan Arctique. Sur fond de dérèglement climatique et de fonte des glaciers, le développement incontrôlé de l’industrie pétrolière de l’Alberta pourrait ainsi affecter une large partie du Grand Nord canadien. Premier volet d’une enquête exclusive sur les sables bitumineux et l’eau réalisée par Edward Struzik, journaliste canadien.

200 kilomètres en aval des exploitations géantes de sables bitumineux du nord de l’Alberta, un aborigène du nom de Joe Wandering Spirit vit dans une cabine d’une seule pièce, avec un chat sauvage et une meute de chiens de traîneau qu’il tient attachés lorsqu’il n’est pas en train de chasser, de poser des pièges ou de pêcher. Ici, au cœur du delta Paix-Athabasca, l’un des plus importants deltas d’eau douce au monde, vivre dans une contrée sauvage moitié terre moitié eau n’est pas sans risques pour un homme vieux de 75 ans comme lui. Chaque année, au moment de la rupture printanière des glaces, les rivières sinueuses du delta peuvent changer abruptement de cours et déborder soudain de leurs rives.

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Que mangeons-nous vraiment ? De la terre à l’assiette

La France est le premier pays agricole européen. L’agriculture est sa force. Avec 12 milliards d’euros d’excédent commercial, les exportations agricoles sont celles qui rapportent le plus après l’aéronautique.

C’est le premier producteur de blé, de vin et de viande bovine; c’est le deuxième producteur de lait ; et le quatrième exportateur des produits du secteur agro-alimentaires en Europe. L’agriculture française nourrit les Français mais aussi les Européens. Ainsi, elle a permis à chacun de trouver des produits alimentaires aux meilleurs prix.

Depuis les années 1960, cette politique ne varie pas. La France veut produire beaucoup et à moindre coût pour assurer son autonomie alimentaire. Pourtant, ce modèle a été bousculé dans les années 2000 et il doit aujourd’hui se réinventer. Les agriculteurs français sont désormais en concurrence directe avec les paysans des pays émergents, comme la Chine ou le Brésil. A la clé, une nourriture produite en masse et donc pas chère pour le consommateur. Pourtant, les modèles qui valorisent les produits de qualité s’exportent et gagnent de l’argent.

Réalisé par Linda Bendali et Sophie Le Gall (France 3 – 29/06/2015)

Comment sont fabriqués les biscuits apéritifs ?

Les apéritifs ont la cote : chaque année, en moyenne, un foyer dépense 62 euros en produits apéritifs. Le marché, qui pèse 2,9 milliards d’euros, est en croissance depuis cinq ans.

Noix de cajou, biscuits soufflés, chips… Les produits traditionnels sont accompagnés de nouveautés toujours plus sophistiquées. Il s’agit de proposer des mélanges, des nouveau goûts et d’allier les produits les plus chers (les amandes à 12 euros le kilo) et ceux les moins onéreux (les raisins secs à 3 euros le kilo).

C’est ainsi qu’à côté des traditionnelles chips de pommes de terre, on trouve des chips de légumes. Néanmoins, le problème des apéritifs ne change pas: ces produits sont caloriques. Jacques Fricker, nutritionniste, pointe les effets du sel, néfaste pour la tension et qui ouvre l’appétit.

Le fait que des produits apéritifs soient peu ou non salés est une bonne chose car ça va limiter la consommation. Cependant, ne croyez pas que ces pétales de légumes soient aussi sains que des légumes“. Jacques Fricker loue tout de même certains fruits secs non salés qui “réduisent le risque d’infarctus”.

Himalaya : La lune brisée

Les derniers nomades de l’Himalaya voient leur mode de vie bouleversé par le changement climatique.

Au cœur de l’Himalaya, Sonan, un vieux nomade, vit avec son peuple dans une région inhospitalière, où une brusque modification du climat peut assécher les rivières et transformer les vallées en déserts. Incapable de survivre avec son mode de vie traditionnel, témoin de la disparition des siens, Sonan part en quête de solutions qui pourraient leur assurer un futur…

Guyane : 50 scientifiques recensent la biodiversité

L’initiative est hors-norme. 50 scientifiques ont été envoyés pour un mois en plein sud de la Guyane, dans le massif du Mitaraka, à la frontière du Brésil et du Suriname. L’endroit est accessible seulement par hélicoptère.

L’opération “Planète revisitée” s’est installée là avec deux missions: “Essayer de compléter l’inventaire du vivant, autant que faire se peut ce qui est à porté de main d’une ou deux générations si l’on s’en donne un peu les moyens et surtout de travailler sur les groupes les plus vastes et les moins connus, en particulier les invertébrés“, détaille Olivier Pascal, Coordinateur de l’opération.

Menée par le Muséum d’histoire naturelle et l’ONG Pro Natura, cette opération est un défi logistique. Avec l’aide des militaires, il a fallu déboiser une parcelle pour le campement puis installer des centaines de pièges en tout genre. Car découvrir des nouvelles espèces de jour comme de nuit est l’un des buts principaux de cette exploration botanique.

Une fois les nouvelles espèces décrites, elles viendront enrichir une large base de données accessible au public. 5.000 espèces pourraient être identifiées pour cette expédition.

Burkina Faso : Le pays poursuivra-t-il Monsanto pour son coton transgénique ?

Monsanto traverse actuellement un passage difficile au Burkina Faso. Le géant américain de la biotechnologie, qui a récemment assisté à une réduction de moitié des superficies consacrée à la culture de son coton transgénique, pourrait également faire l’objet de poursuites.

En effet, l’interprofession du coton burkinabè pense à attaquer Monsanto en raison du manque à gagner provoqué par la baisse de la qualité de la fibre issue de son coton transgénique.

Du côté du groupe, on se défend déjà en évoquant la possibilité que des facteurs autres que l’origine transgénique du coton puissent affecter la qualité des récoltes.

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États-Unis : Cannabis, la manne verte

La folie douce du cannabis à Denver aux États-Unis. Le Colorado a été le premier État américain à légaliser cette drogue il y a un an et demi. Le cannabis se vend partout à Denver, à fumer ou à manger… et la marijuana ” légale” a fait la fortune de certains chefs d’entreprise.

Malgré les dangers de la consommation, malgré plusieurs accidents mortels, rares sont ceux qui continuent à s’y opposer.

Le big data au service des abeilles

Le Monde a sélectionné six innovations parmi les 30 projets finalistes du Hello Tomorrow Challenge, qui s’est déroulé les 25 et 26 juin à Paris. Parmi elles, la ruche intelligente pour aider les apiculteurs.

A 38 °C, une ruche voit naître des abeilles qui produisent du miel. A 39 °C, des faux-bourdons viennent s’ajouter à la communauté, ce qui a pour effet direct de baisser sa productivité. C’est ce type d’information qu’une équipe bulgare ­récolte et analyse depuis plus d’un an pour aider les apiculteurs à mieux gérer leurs ruches.

« La disparition massive des abeilles a un impact alarmant sur la pollinisation et la production alimentaire mondiale, rappelle Ivan Kanev, cofondateur avec Sergey Petrov de Bee Smart Technologies. Nous avons imaginé une boîte bourrée de capteurs, de la taille d’un paquet de cigarettes, que nous plaçons au cœur de la ruche pour suivre différents indicateurs tels que le degré d’humidité, la température et même les vibrations sonores que produisent les insectes. »

Cette récolte et cette analyse de « données massives » (appelées big data) permettent « d’obtenir des conditions de vie optimales dans la ruche, poursuit l’inventeur. Logiquement, les abeilles s’adaptent en cas de problème, mais si les symptômes persistent, notre boîtier envoie un signal à l’apiculteur pour qu’il intervienne  ».

L’équipe, qui a gagné le Social Impact Challenge de Berlin en septembre 2014, va installer, d’ici à juillet, 10 prototypes en Californie chez des apiculteurs volontaires et annonce une production du boîtier en Bulgarie pour la fin de l’année.

Le Monde

Les autorités françaises veulent détruire une cabane arboricole

Xavier Marmier, un élagueur de 45 ans habitant la vallée de la Loue est sommé par sa municipalité de détruire sa cabane écologique, auto-construite dans un arbre de son propre terrain, en zone Natura 2000.

Sa bâtisse suspendue est constituée de deux pièces d’une vingtaine de mètres carrés. L’ensemble de 44 m2, suspendu à dix mètres de haut et relié en duplex, constitue un micro-logement simple et confortable. Xavier fait cependant l’erreur de réaliser sa bâtisse sans permis, toléré à l’époque par l’ancienne municipalité de Cléron.

Pratiquement autonome, l’homme vivait jusqu’ici dans une grande simplicité volontaire. Une lampe à l’huile pour simple lumière, des toilettes sèches écologiques et de l’eau de pluie comme source d’eau sanitaire, son impact se limitait à une batterie rechargée une fois tous les deux mois et à un bidon d’eau potable. Pour chauffer son habitat perché mais bien isolé, un petit poêle au bois était amplement suffisant.

« C’était un rêve d’enfant, celui de vivre dans cette forêt que j’aime et de me fondre dans la nature, en suspendant un plateau octogonal en l’air, sans abîmer l’arbre, pour y monter une cabane », explique l’expert en élagage.
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Vivre en yourte : Un chemin de liberté

Il était une fois une femme rêvant de liberté, qui décida de tout quitter pour vivre simplement sous une tente fabriquée de ses mains.

Sylvie Barbe est la première femme en France à avoir vécu dans une yourtes. Défricheuse d’un mode de vie sobre et autonome elle nous parle dans ce film de son bonheur d’avoir réussi à incarner son rêve d’intégrité et de cohérence. Elle témoigne de son expérience, de sa solitude, de son exigence, de sa rencontre avec elle-même, et nous dévoile comment la yourte peut sauver du désespoir et restaurer la dignité.

On découvre comment on peut vivre dans une grande simplicité, en ne consommant que des énergies autonomes et renouvelables, dans un grand respect de la nature, sans coopération avec le consumérisme et en intégrant au quotidien la poésie dans sa vie.

La médecine médiévale a t-elle sa place dans la médecine moderne ?

Retour sur l’usage thérapeutique des plantes, mais également une idée de la manière dont pourraient coexister deux médecines qu’on oppose habituellement en France.

Conjuguer par exemple les connaissances de la médecine médiévale, dite alternative avec celles de la médecine conventionnelle, dans un seul et même but qui est celui d’améliorer la qualité de vie de chacun.

Alerte aux moustiques !

Véritable fléau pour les humains, le moustique s’avère d’autant plus dangereux que des espèces exotiques s’invitent désormais dans nos contrées. Venu d’Asie et arrivé en Europe via des stocks de pneus usagés, le redoutable moustique tigre transmet les maladies de la dengue et du chikungunya.

Tour d’horizon des méthodes scientifiques utilisées pour éradiquer ce fléau.

Le gaspillage de nourriture dans un monde qui a faim

Un quart de la nourriture produite dans le monde est perdu chaque année à cause de récoltes inefficaces, de mauvaises conditions de stockage et de gaspillage par les ménages. Réduire ce gaspillage de moitié permettrait de nourrir un milliard de personnes de plus – et règlerait une fois pour toute le problème de la faim.

L’ampleur de ce gâchis de nourriture est particulièrement affligeante à la lumière des conclusions d’une nouvelle étude mondiale, L’État de l’insécurité alimentaire dans le monde de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture. Selon la FAO, 57 pays en développement ont échoué à réaliser l’un des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), arrivé à échéance cette année, qui était de réduire de moitié le nombre de personnes souffrant de la faim. Un individu sur neuf, soit 795 millions au total, se couche le ventre vide.

A l’horizon 2050, la demande alimentaire aura quasiment doublé, d’une part parce qu’il y aura deux milliards de bouches à nourrir en plus et de l’autre à cause de l’appétit croissant d’une classe moyenne émergente.

Bien entendu, des progrès remarquables ont également été enregistrés: au cours du dernier quart de siècle, le monde a nourri deux milliards de personnes de plus et, malgré l’échec de ces 57 pays, le monde en développement dans son ensemble a presque réduit de moitié le nombre de personnes souffrant de la faim.

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Zoos, parcs animaliers : un business féroce !

Chaque année, plusieurs millions de touristes visitent les zoos et parcs animaliers de l’Hexagone. Mais peu d’établissements parviennent à tirer leur épingle du jeu. Mises en scène des plus spectaculaires, shows dignes d’un cirque, animaux rares… la compétition est particulièrement féroce pour convaincre les familles de les préférer aux manèges des parcs d’attractions.

Retour sur les méthodes qu’ils mettent en place pour se démarquer de la concurrence et parvenir à faire dépenser plus d’argent à leurs visiteurs.

Partie 1:

Partie 2:
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Cuba : Un paradis caché

Cuba est un paradis pour la faune sauvage. Les tortues marines pondent sur les plages des côtes sauvages, colibris et grenouilles se croisent dans les forêts tandis que les oiseaux migrateurs envahissent les zones marécageuses peuplées de crocodiles.

Biologistes et passionnés luttent pour préserver cette faune et cette flore qui ont bénéficié jusque-là de l’embargo et des restrictions économiques.

Tesla Powerwall : la batterie d’Elon Musk peut-elle tout changer ?

Début mai, Elon Musk (@elonmusk), le très médiatique patron des voitures électriques Tesla Motors et président de SolarCity, le premier installateur et fournisseur de panneaux solaires des Etats-Unis, a annoncé (voir la vidéo de sa présentation) le lancement de Tesla Energy et de son nouveau produit : le Powerwall, des batteries lithium-ion domestiques pour le stockage de l’énergie. Elégantes, compactes, simple d’utilisation et d’installation, relativement accessibles (à partir de 3000$), le succès ne s’est pas fait attendre, puisque Tesla aurait vendu en précommande quelques 38 000 Powerwall en un mois rapporte le journal du Geek.

Le Powerwall est un dispositif de batteries pour stocker l’énergie de panneaux solaires ou du réseau électrique, afin d’utiliser l’électricité stockée lors des pics de demande, à savoir le matin ou en soirée, permettant donc d’utiliser l’énergie solaire quand on en a le plus besoin, ou de stocker de l’énergie achetée en heure creuse lorsqu’elle est facturée en heure pleine.

Le Powerwall est capable de stocker 7 à 10 kWh et on peut associer jusqu’à 9 batteries, multipliant la capacité de stockage d’autant. Grosso modo, une batterie permet de fournir l’électricité dont la maison a besoin pour fonctionner le soir si le soleil est suffisant pour la recharger chaque jour.

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De l’utopie numérique au choc social

Objets connectés, humains chômeurs. Quarante-cinq ans après les premiers pas de l’homme sur la Lune, la course technologique emprunte une voie singulière : en janvier dernier, un réfrigérateur connecté à Internet envoyait inopinément des rafales de courriels indésirables… Au-delà de son folklore, la numérisation de la vie quotidienne engendre un modèle économique qui contraste avec les promesses mirifiques de la Silicon Valley.

Dans la « salle de bains connectée », la brosse à dents interactive lancée cette année par la société Oral-B (filiale du groupe Procter & Gamble) tient assurément la vedette : elle interagit — sans fil — avec notre téléphone portable tandis que, sur l’écran, une application traque seconde par seconde la progression du brossage et indique les recoins de notre cavité buccale qui mériteraient davantage d’attention. Avons-nous brossé avec suffisamment de vigueur, passé le fil dentaire, gratté la langue, rincé le tout ?

La prise de conscience soudaine que les données personnelles enregistrées par le plus banal des appareils ménagers — de la brosse à dents aux toilettes « intelligentes » en passant par le réfrigérateur — pouvaient se transformer en or a soulevé une certaine réprobation vis-à-vis de la logique promue par les mastodontes de la Silicon Valley.

Mais il y a mieux. Comme l’affiche fièrement le site qui lui est consacré (1), cette brosse à dents connectée « convertit les activités de brossage en un ensemble de données que vous pouvez afficher sous forme de graphiques ou partager avec des professionnels du secteur ».

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Les subventions aux énergies fossiles représentent 10 millions de dollars par minute

Les subventions dont bénéficieront les entreprises d’extraction d’énergies fossiles en 2015 vont atteindre 5300 milliards de dollars (4740 milliards d’euros), lit-on dans un récent rapport du FMI.

Et si c’était le rapport qu’on attendait pour secouer la COP21, la conférence internationale sur le Climat qui se tiendra à Paris dans six mois ? Dans un rapport intitulé  « How Large Are Global Energy Subsidies? » (« Quelle est l’ampleur des subventions dans l’énergie? ») remis le 18 mai au Fonds monétaire international (FMI), David Coady, Ian Parry, Louis Sears et Baoping Shang estiment que les subventions dont bénéficieront les entreprises d’extraction d’énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz) atteindront cette année 5300 milliards de dollars (4740 milliards d’euros), soit 14,5 milliards de dollars par jour ou encore 10 millions de dollars par minute (voir le rapport intégral ci-dessous).

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L’ADN serait la clé USB du futur ? Oui, l’homme-ordinateur n’est pas un fantasme…

Et si nous étions en passe de devenir des hommes-ordinateurs à part entière ? Avec des interfaces implantées sous la peau ou directement injectées, bientôt nous serons diagnostiqués par des nano-particules et en capacité de stocker notre mémoire dans notre ADN. Un fantasme ? Pas sûr pour Jean-Paul Fritz, qui fait le point sur les recherches en cours.

L’ADN va-t-il remplacer les disques durs ? Écrire des données sur de l’ADN, construire des machines avec des molécules, l’avenir va-t-il voir l’informatique devenir une branche annexe de la biologie ?

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OGM : Un agneau-méduse se retrouve par erreur dans l’assiette d’un consommateur

Un agneau génétiquement modifié avec une protéine de méduse s’est retrouvé au sein de la chaîne alimentaire chez un particulier à l’automne dernier après une confusion à l’Institut National de la Recherche Agronomique (Inra).

Melons : Le “charentais” vient de partout

Tous étiquetés “melon charentais“, ils sont rarement originaires de Charente. Le charentais, c’est le type de melon, la famille des melons à chair orange. En Espagne, le soleil est propice. La récolte a un mois d’avance sur la France.

L’avantage est que la main d’œuvre est une fois et demi moins chère qu’en France. Mais le problème, c’est l’eau. Acheminer quatre litres d’eau par jour et par pied de melon coûte cher. Il faut donc optimiser. Dans l’Hexagone, les melons actuellement récoltés ont poussé sous serre et sont donc plus chers. En juillet, ils seront à l’air libre comme les Espagnols et donc moins chers.

Maison Écologique : Visite d’un “earthship” moderne

Un Earthship est une maison autonome, écologique, économique et saine qui annonce une révolution dans le monde car il permet à tous de prendre soin de leur besoin de base à moindre coût et en maximisant son impact positif sur l’environnement et le peuple.


Garbage Warrior, Le film des Earthships (Rediff.)

Vivre Autonome et en Autarcie documentaire sur l’autonomie 2015

Vivre en autarcie ne signifie pas vivre en perpétuelles vacances mais exige au contraire un travail de tout instant. Pour vous nourrir, il vous faudra opter pour la culture et l’élevage. Quelques lapins, des poules pour les oeufs… Pourquoi pas une chèvre pour le lait et le fromage. Pour la culture, un jardin potager et un verger vous nourriront sainement. Enfin, la cueillette sauvage mettra du beurre dans les épinards, de nombreuses plantes étant comestibles. Le retour à la nature nécessite une préparation et un courage permanent.

Océans poubelles

Immerger des fûts de matières irradiées en pleine mer semble aujourd’hui scandaleux, mais cette technique a été par le passé considérée comme une forme de stockage scientifiquement justifiée : la radioactivité des déchets déposés à plus de 4.500 mètres de profondeur était censée s’éliminer par dilution.

Il est désormais admis qu’elle ne fait que se répandre de manière incontrôlée. Dans quel état sont aujourd’hui ces barils, dont même les autorités ne connaissent pas la localisation exacte ?

L’océan sert de poubelle à l’industrie atomique depuis des dizaines d’années. Alors même que le stockage en mer est interdit depuis 1993, il est toujours légal d’y rejeter des eaux contenant des radionucléides.

Arctique, cimetière atomique

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Musique : Unsustainable (Non renouvelable)

Paroles illustrant le morceau de Muse:

All natural and technological processes proceed in such a way that the availability of the remaining energy decreases.

In all energy exchanges, if no energy enters or leaves an isolated system, the entropy of that system increases.
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L’acidité des océans pourrait entraîner la fin de l’humanité

Ni bombe nucléaire, ni fonte des glaces: l’extinction de l’humanité pourrait provenir de l’acidité des océans. C’est ce qu’une nouvelle étude tend à démontrer.

Le monde du silence continue lentement de dépérir. Selon une récente étude menée par une équipe de l’Université d’Edimbourg, la situation est plus qu’alarmante. En cause, l’acidification des océans. Autrement dit, la forte concentration de dioxyde de carbone qui continue toujours de croître, alors que l’océan ne peut en ingérer qu’une certaine quantité.

Un phénomène qui s’est déjà produit il y a 252 millions d’années à cause d’énormes éruptions volcaniques. Plus de 90% des espèces animales marines et plus des deux tiers des espèces terrestres avaient alors été rayées du globe.

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Une seule Terre, un seul océan

L’océan et l’atmosphère sont liés par des processus que nous commençons tout juste à comprendre. Comme des enfants de mêmes parents, le ciel au-dessus de nos têtes et les eaux autour ont de nombreuses caractéristiques en commun, notamment ces derniers temps le besoin d’être des zones protégées.

Nous sommes des enfants de mêmes parents collaborant à un ordre du jour partagé pour les défendre : un ordre du jour qui définira le futur de millions de frères, de sœurs, de pères, de mères, d’amis et de voisins, aussi bien que les formes de vie sur terre et dans les mers, aujourd’hui et pour les générations futures.

Par chance, les gouvernements du monde entier commencent à comprendre le défi et doivent signer deux accords importants cette année (ou du moins faire des progrès dans ce sens) : un nouveau traité international visant à protéger la vie marine dans les eaux internationales et un accord sur le changement climatique pour protéger l’atmosphère.

En même temps qu’ils font suite aux Objectifs de Développement Durable, ces accords vont servir de poteaux indicateurs indispensables pour indiquer le chemin à suivre pour les économies nationales du monde au cours des 15 années à venir et au-delà.
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Semences de transition

Documentaire franco-espagnol dont le sujet concerne une histoire du changement, des cycles humains replacés dans les cycles constants de la nature. Jean Luc Danneyrolles, agriculteur de Provence et Carlos Pons, réalisateur Espagnol, organisent un voyage vers Grenade à la rencontre du mouvement social alternatif, entre agroécologie et changement de paradigme. Ils engagent un cameraman et partent lors des grands froids de février 2012, avec pour tout moyen d’échange et seule richesse: des semences paysannes.

Dans ce voyage collectif, de nombreuses expériences personnelles ou collectives permettront d’aborder des sujets entrecroisés autour de la permaculture, la décroissance, la coopération, l’autonomisation personnelle et populaire, etc. Un nouveau monde est en germination sur notre terre et dans l’inconscient collectif des peuples, le témoignage d’un mouvement qui prend de l’ampleur.

Les semences échangées lors de ce voyage sont utilisées comme le fil conducteur des rencontres. Nous établissons à travers elles un lien entre les quelques projets alternatifs que nous avons visités, et l’ensemble des projets qui germent et se multiplient autour de la Méditerranée occidentale, et partout à travers le monde. Ce mouvement de pensée actuel est dirigé vers le changement de paradigme post-capitaliste.

Transition énergétique : Un village alsacien prépare l’après pétrole

Jean-Claude Mensch, maire d’Ungersheim, voit l’avenir en vert. Elu depuis 1989, cet ancien mineur de potasse, a fait entrer la petite commune de 2000 âmes, dans la Transition énergétique.  Calèche emmenant les enfants à l’école, piscine chauffée à l’énergie solaire et restauration bio, rien ne l’arrête. Paris Match est allé à sa rencontre.

Paris Match : Vous avez rejoint le réseau des villes et territoires en transition en 2011. Pouvez-vous nous expliquer en quoi cela consiste ?

Jean-Claude Mensch : Je m’inspire du mouvement lancé par Rob Hopkins en 2006. Il sera d’ailleurs présent à Ungersheim le 26 et 27 septembre pour parler de son concept. Cet enseignant en permaculture avait créé un modèle de transition avec ses étudiants à Kinsale en Irlande.

La ville de Totnes en Grande-Bretagne a été la première à utiliser sa méthode pour tenter d’atteindre l’autonomie énergétique et alimentaire.  La commune a rejoint officiellement ce mouvement en 2011 mais elle a commencé sa transition il y a beaucoup plus longtemps, dès les années 90. Le but est d’atteindre l’autonomie énergétique, alimentaire et intellectuelle.  Nous voulons nous éloigner au maximum de la société consumériste.

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Le Soleil dans tous ses états

Ce documentaire nous donne à voir les récentes découvertes sur la nature du cœur du Soleil que sur le chaos magnétique de sa surface. Aujourd’hui, des experts pensent que le renforcement du champ magnétique du Soleil pourrait expliquer le changement climatique, et cherchent à savoir comment nous pourrions nous protéger de ces effets.

Panthéisme, néo-paganisme et anti-christianisme dans l’écologie radicale

Nous allons traiter ici des rapports entre l’écologie radicale, les notions de panthéisme et de néopaganisme et l’antichristianisme. En effet, pour beaucoup d’observateurs, l’écologie comporte de facto un aspect néopaïen qui fait d’elle une sorte de religion néo-animiste qui serait fondée sur la sacralisation de la nature et sur le retour de cultes archaïques consacrés à la déesse Terre: le « culte de la Terre-mère ».

De fait, un premier constat montre que l’écologie profonde est largement panthéiste, cherchant à contrer la dédivinisation de la nature analysée en son temps par Heidegger. Ainsi, un écologiste comme Michel Serres revendique ouvertement son paganisme dans ses essais sur l’écologie.

Ces milieux écologistes alternatifs, issus des contre-cultures, évoluant à la fois aux marges du New Age et de l’écologie profonde, ont développé un panthéisme « écologisant » qui se manifeste très souvent au travers de pratiques néo-païennes animistes, que ce soit le druidisme, l’odinisme, le néo-chamanisme ou la sorcellerie.

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La Haute finance à l’assaut de votre patrimoine génétique

Le dieu-argent de la haute finance est un dieu gourmand voire vorace. Il n’a jamais de sensation de satiété. Ce 21ème siècle est son heure. Il s’est coup sur coup approprié sans grande difficulté le marché de l’emploi, a saboté le concept d’Etat-Nation, a privatisé les services publics, a démantelé les institutions publiques de plus en plus soumises aux besoins impératifs du marché mondial, a confisqué les capitaux de retraite et autres épargnes, a mis la main sur les ressources naturelles mondiales, a siphonné les monnaies nationales et les excédents des balances publiques, etc. La privatisation de la planète et de ses ressources est ainsi une réalité difficilement contestable.

Les exploits du dieu-argent sont innombrables. Le plus déterminant pour l’avenir de l’humanité serait la réussite du renversement déjà bien engagé de la suprématie des législations nationales en sa faveur. Pour faire simple, le système du dieu-argent supplante aujourd’hui les gouvernements qui lui ouvrent grand les portes de leurs territoires et de leur législation dans une ambiance d’impuissance mêlée d’un certain fatalisme.

Que ce transfert de la suprématie du peuple en faveur des marchés financiers soit reconnu constitutionnellement et l’on verra tomber tout rempart protecteur de l’homme, de son identité et par extension de l’humanité.

Cette fragilisation des droits de l’humain et de sa liberté de disposer de lui-même dans un environnement sécurisé est fortement aggravée actuellement par une technologie massivement soutenue par les marchés financiers qui a pris une option claire pour le transhumanisme.

Eugénisme, marchandisation de l’être humain, captation du patrimoine génétique, humanisation des robots et robotisation de l’humain sont devenus non seulement possibles mais exigés par des décideurs inconnus cachés derrière les marchés financiers.

La bataille de fond qui se livre actuellement est celle de l’identité de l’humanité, des libertés inaliénables et gratuites de l’homme. L’enjeu : La privatisation de la VIE et de l’immortalité. Rien de moins !

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