Les pionniers de l’urgence

La médecine d’urgence est née sur les champs de bataille. Michel Cymes a choisi de partager le quotidien de médecins militaires des Forces armées en Guyane, héritiers de cette pratique.

Au cœur de la forêt amazonienne, dans des lieux accessibles seulement en pirogue ou en hélicoptère, il apprend le sauvetage au combat. Il se rend également au service des urgences de l’hôpital de Saint-Laurent du Maroni.

Aventures de médecine» évoque par ailleurs les pionniers de la médecine d’urgence. Pour développer les ambulances, la transfusion sanguine ou la réanimation, il a fallu des praticiens audacieux. Dominique Larrey fut le premier médecin militaire à s’émouvoir du sort des soldats laissés sur le champ de bataille. C’est ainsi qu’il inventa les premières ambulances.

Faut-il bannir le sucre de notre alimentation ?

Régimes et cures détox, commerces spécialisés, aujourd’hui, les produits sans sucre font recette. Christophe Touchet est le fondateur de la boulangerie Eugène. Diabétique, il imagine et conçoit avec son chef pâtissier, des produits gourmands avec moitié moins de sucres.

Pour le remplacer, ils utilisent pour leur tarte au chocolat, du maltitol extrait du blé ou du maïs, autre substitut du sirop d’agave ou du sucre de coco. Des nouvelles saveurs qui trompent le palais des plus fins gourmets. “On essaye de compenser le manque de sucre par des épices, des plantes, des choses qui rehaussent et donne un petit truc au produit“, explique Luc Baudin, chef pâtissier chocolatier dans cette boulangerie.

Lorsqu’il est consommé en excès, le sucre peut générer surpoids, caries et aggraver certains diabètes. Durant un an pour son enquête, la journaliste Danièle Gerkens bannit le sucre de son alimentation. Le sucre se cache partout. Elle a écrit un livre où elle détaille son expérience. Aujourd’hui un simple carré de chocolat lui suffi et non plus la tablette entière, un petit plaisir qu’elle a appris à savourer.

Mon docteur casse les prix : Santé discount ou santé au rabais ?

Selon une étude récente, un Français sur quatre ne se soignerait plus, faute de moyens. Pourtant, de nouveaux dentistes low cost proposent des tarifs moins élevés. Idem pour l’ostéopathie, qui n’est pas prise en charge par la Sécurité sociale mais qui voit apparaître une nouvelle génération de spécialistes pratiquant des prix bas.

Comment ces médecins parviennent à baisser leurs tarifs? La qualité des soins est-elle la même? Par ailleurs, certains personnes souhaitent quitter la Sécurité sociale et s’assurer ailleurs.

La fascinante histoire du maïs

Mini-documentaire racontant l’itinéraire culturel du maïs, cette plante des Amériques aussi connue sous le nom de blé d’Inde. Depuis la lointaine époque précolombienne jusqu’à nos jours, découvrez l’évolution de sa culture et de sa consommation

Haut-Jura : Être sans avoir

Comment peut-on vivre heureux aujourd’hui? Comment peut-on vivre pauvre et heureux aujourd’hui? A 57 ans, Jean-Paul Grospélier n’a qu’un seul regret, c’est d’avoir travaillé 2 ans dans sa vie, « 2 ans de trop, depuis je n’y suis jamais retourné ! »

Ce qui sonne comme une provocation n’est pas une ode à la paresse mais plutôt la profession de foi d’un homme qui pratique « sa décroissance » depuis 35 ans.

Le mode de vie autarcique choisi par Jean-Paul a néanmoins un coût que la plupart d’entre nous ne pourrait supporter: celui de cultiver 600 mètres carrés de potager, celui d’être un cueilleur, un glaneur, un menuisier, un boulanger, un mécanicien, un maçon, quand six mois d’hiver vous déposent parfois deux mètres de neige devant la porte.

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États-Unis : Bilan de la légalisation du cannabis au Colorado

Aux États-Unis, le marché du cannabis rapporte déjà des milliards de dollars. Dans le Colorado, cette planante industrie est en plein essor: des entreprises se créent, les emplois fleurissent par milliers et l’État encaisse des dizaines de millions de dollars.

Le 1er janvier 2014, le Colorado est devenu le premier État américain à légaliser le cannabis à des fins récréatives. Un an après, les comptes sont dans le vert grâce aux taxes, 18.000 emplois ont été créés et la criminalité est en baisse.

Sucre : Le doux mensonge

Comment, depuis les années 1970, l’industrie agroalimentaire a œuvré pour augmenter les doses de sucre dans nos assiettes, avec à la clé un problème majeur de santé publique : obésité, diabète et maladies cardiaques se répandent à travers le monde, notamment chez les enfants. Cette enquête dévoile les mensonges de l’industrie sucrière et les recours possibles pour enrayer l’épidémie.

C’est en épluchant les archives internes de la Great Western Sugar Company, l’un des fleurons de l’industrie sucrière américaine, que la dentiste Cristin Kearns a fait une découverte de taille, exposée fin 2012 dans le magazine américain Mother Jones : dans les années 1970, l’industrie mondiale du sucre a mis au point une stratégie délibérée de conquête, visant à inclure toujours plus de saccharose dans l’alimentation quotidienne mondiale, et à en dissimuler sciemment les risques sanitaires.

40 ans durant, l’Association américaine du sucre et ses homologues d’autres continents ont réussi à faire prospérer un empire lourd de plusieurs milliards et à transformer les habitudes alimentaires à l’échelle planétaire. Conséquence de la nouvelle addiction qu’ils ont su généraliser, l’obésité, le diabète et les maladies cardiaques se répandent à travers le monde, notamment chez les enfants.

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Cargill : La faim justifie les moyens

Nourrir la planète: c’est l’ambition affichée du numéro un du négoce en matières premières alimentaires, l’Américain Cargill. Cette multinationale inconnue du grand public achemine tous les ingrédients de base de notre assiette (viandes, céréales, huiles, etc.) d’un continent à l’autre.

Partie 1:

Son chiffre d’affaires: 121 milliards d’euros, deux fois celui de McDo et de Coca réunis, davantage que le PIB de la Hongrie.

Mais aujourd’hui, le géant Cargill est au centre de nombreuses polémiques: destruction des productions vivrières (et des emplois paysans), pollution, déforestation, réorganisation de la planète en zones de production ultraspécialisées.

En France, aux États-unienne et en Amérique latine, des agriculteurs et des riverains tirent la sonnette d’alarme sur les conséquences négatives de cet agro-business mondialisé.

Enquête sur la multinationale, également soupçonnée de s’être enrichie lors des émeutes de la faim de 2008, en spéculant sur les matières premières qu’elle contrôlait.

Partie 2:
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Lyon : Des poubelles plus riches que nos assiettes

La ministre de l’Écologie Ségolène Royal et la grande distribution se sont mis d’accord fin août pour renforcer la lutte contre le gaspillage alimentaire. Mais certains redistribuent déjà invendus et déchets.

Inondations : De l’espace pour le fleuve

Résultat des bouleversements climatiques et de l’activité humaine, la fréquence des inondations ne cesse d’augmenter en Europe. Face à cette menace et en l’absence d’une stratégie commune, les États optent pour des solutions variées.

Les Pays-Bas, territoire à haut risque, ont choisi la renaturation: au lieu de renchérir dans l’artificialisation en relevant les digues, on tente de ramener les cours d’eau à leur état initial. Le projet mené sur les rives du Rhin, lui, est plus conventionnel. Du côté français comme du côté allemand, la problématique est la même: comment réparer les erreurs du passé et rendre sa place au fleuve?

À la cueillette aux champignons

Ça commence comme un jeu : un coup de sifflet et Daniel Maurel guide ses chasseurs de champignons dans les sous-bois. Ce mycologue expérimenté parcourt les forêts de France depuis 45 ans. Il peut reconnaître près de 800 espèces de champignons, plus ou moins connus, plus ou moins goûteux.

Bio : Que se cache-t-il derrière l’étiquette ?

Fruits et légumes, épicerie, produits frais, on trouve aujourd’hui tous les produits bio en grande surface ou en magasin spécialisé. Des produits en moyenne 30% plus chers. La feuille verte sur l’emballage garantie partout en Europe la même réglementation: sans pesticide, sans engrais chimique, sans OGM et moins d’antibiotiques en élevage. C’est souvent le logo français AB qui saute aux yeux, mais il signifie la même chose.

Pourtant difficile de connaître parfois l’origine exacte des produits. Lorsqu’elle est française, la production bio n’est pas toujours locale. De même, il existe du mauvais bio. Pour produire du goût, il faut bien choisir ses variétés et prendre le temps quitte à produire moins.

Enfin, les aliments bio sont plus intéressants nutritionnellement parlant que les autres. Le marché des produits bio a presque doublé en cinq ans, mais il représente moins de 3% de l’alimentation.

Un monde sans eau

Trois exemples emblématiques de la relation qui unit l’homme et l’eau, au Bangladesh, au Kazakstan et au Kenya.

Le réalisateur autrichien Udo Maurer nous fait prendre conscience, à travers les trois parties qui composent ce film, des divers problèmes liés à l’eau.

Des inondations, au problème de l’assèchement de la mer d’Aral ou encore à la bataille journalière pour la recherche d’eau potable, le film montre les problèmes que doit surmonter l’homme pour s’adapter à son environnement.

Du champ à l’assiette : Les nouveaux circuits

Acheter des aliments frais c’est l’espoir de manger plus sainement, de savoir d’où vient ce que l’on consomme et de le payer au juste prix. Et c’est exactement la promesse de nouveaux points de vente qui se multiplient partout en France : ils s’appellent « La Ruche qui dit Oui » ou « O’Tera ».

Leur principe : supprimer les intermédiaires entre producteur et consommateur. Derrière cette belle affiche, comment fonctionnent ces circuits courts ? Peut-on croire aux arguments de qualité et de juste prix mis en avant ? Comment les grandes surfaces ripostent-elles face à cette nouvelle concurrence ?

Que cachent les cuisines des cantines ?

Concevoir des menus équilibrés et savoureux avec un budget très serré, c’est le défi que se lancent chaque jour les cantines scolaires de France pour tenter de satisfaire les 6 millions d’écoliers qui y déjeunent. Pour faire baisser les coûts sans rogner sur la qualité, l’approvisionnement local semble être la solution.

Mais entre les contraintes sanitaires et logistiques, est- ce vraiment possible? D’où viennent les aliments servis à vos enfants? Comment sont-ils préparés? Capital a repris le chemin de la cantine pour y répondre.

“Les routes du miel” : Un livre pour redécouvrir l’abeille

Photographe indépendant depuis 1989, Éric Tourneret est aujourd’hui internationalement reconnu comme le « photographe des abeilles ». Cela fait 10 ans qu’il travaille uniquement sur les abeilles. Depuis qu’en 2004, il a appris que l’espèce était en train de mourir à cause des pesticides. Le photographe a grandi dans la campagne. “Pour moi, un monde sans abeilles, c’était un monde sans vie“, il vit actuellement en Ardèche.

Son enfance près d’Annecy, entre lac et montagne, le sensibilise à la beauté des milieux naturels. À 17 ans, il découvre l’Afrique, le voyage, le désert, et rencontre d’autres cultures. Il est initié à la photographie dans l’univers des studios, où il côtoie des photographes de mode et de publicité, spécialistes de la lumière et de la création visuelle.

En 2004, sensibilisé à la disparition des abeilles par la lutte des apiculteurs français pour l’interdiction des insecticides systémiques, Éric commence un travail de fond sur l’apiculture en s’immergeant dans la vie de la ruche. Exposées à l’Orangerie du Sénat en 2006, ses photographies novatrices sont rassemblées dans un premier ouvrage, Le Peuple des abeilles et font l’objet de nombreuses publications dans la presse internationale.

En 2007, il élargit ses investigations à l’international en une série de reportages sur la relation des hommes aux abeilles, de la cueillette la plus archaïque à l’apiculture industrielle et commerciale, au Népal, au Cameroun, en Russie, en Argentine, au Mexique, en Nouvelle-Zélande, aux USA, en Roumanie… Son travail est édité en 2009 sous le titre Cueilleurs de miel.
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Œufs bio : L’envers de la coquille

Durs, brouillés, au plat ou en omelette, les Français mangent en moyenne 216 œufs par an. Et depuis quelques temps, nous privilégions les œufs bios. Ils coûtent 2 fois plus cher que les œufs standards, pourtant leur consommation augmente de 8% par an.

Il faut dire que la grande distribution s’est emparée du phénomène. Aujourd’hui, 60% des œufs bios sont achetés en supermarché. Alors quelles recettes producteurs et distributeurs ont-ils mises en place pour nous vendre des œufs bios? Ne paye-t-on pas les œufs bios trop chers?

Quelles sont nos garanties d’avoir un œuf 100% bio dans notre assiette et quelles sont les vertus nutritives de ces œufs?

Le danger du cholestérol : Mythe ou réalité ?

Et si le cholestérol était innocent des crimes dont on l’accuse? Si le diabolique cholestérol boucheur d’artères était un mythe? Michel Cymès et Marina Carrère d’Encausse rendent public un débat qui monte en France depuis plusieurs années.

L’idée semble folle et la question inaudible, tant l’idée s’est installée que le cholestérol est un ennemi silencieux et sournois dans l’organisme. En avoir ou pas : on ne sait pas toujours bien pourquoi mais si « on en a », c’est grave. Impossible en France, pour l’instant en tous cas, de remettre en question une science universitaire et médicale, qui n’a pourtant qu’un demi-siècle mais engendre une solide terreur populaire.

Or de plus en plus de voix s’élèvent pour dire que le cholestérol ne serait pas responsable de crises cardiaques et des accidents vasculaires cérébraux ; et que le faire baisser serait même mauvais pour l’organisme.

L’enquête très documentée de Bruno Timsit, lequel parle d’« une réalité toute autre » que ce qu’on imagine, vient démontrer à son tour qu’il serait temps de se pencher sérieusement sur ce “Cold Case affaire classée” de santé publique. Reprendre à zéro le savoir sur une molécule si précieuse pour l’organisme que treize prix Nobel ont passé leur vie à en comprendre le fonctionnement.

L’Écologisme des pauvres : Étude des conflits environnementaux dans le monde

L’écologie, une préoccupation réservée aux nantis? Bien au contraire, nous explique Joan Martínez Alier, dans son ouvrage L’écologisme des pauvres, un classique de l’écologie politique. Paru en 2002, réédité en 2008 au moment de la crise financière, il est désormais traduit en français. L’auteur bâtit sa démonstration à partir de l’idée d’une écologie populaire, prenant sa source dans les conflits relatifs à la répartition des « biens » (comme le pétrole) et des « maux » environnementaux (comme la pollution).

Davantage issue des pays du Sud, elle est présentée comme le troisième courant de l’écologie, avec ses caractéristiques propres, distinctes du courant du « culte de la nature sauvage » et de « l’éco-efficacité », prévalant en Amérique du Nord et en Europe.

Des plantations d’hévéas du Brésil aux plateformes pétrolières du Nigeria, l’auteur observe les luttes liées à l’extraction des ressources du sous-sol, au stockage de déchets dangereux, à la destruction de mangroves, à la gestion de l’eau, à la pollution, à l’aménagement urbain, etc., des phénomènes contre lesquels se soulèvent ceux qui en souffrent le plus : des populations défavorisées.

Ce « cœur empirique » de l’ouvrage, dense et bien documenté, révèle des mouvements qui, certes hétérogènes, revendiquent cependant une cause commune : celle de la justice environnementale, soit davantage de justice sociale entre hommes, y compris par rapport à l’environnement.
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Italie : La Péninsule devient numéro un du vin, devant la France (Màj vidéo)

La production française devrait reculer de 1 % cette année. Plusieurs vignobles ont souffert de la sécheresse et de températures trop élevées.

L’embellie aura été de courte durée. Après avoir retrouvé son rang de premier producteur de vin de la planète l’an dernier, la France va à nouveau devoir se contenter de la deuxième place derrière l’Italie à l’occasion de la campagne 2015-2016. L’Hexagone avait doublé l’Italie lors de la campagne précédente. Une première depuis quatre ans.

Selon les estimations présentées par la Commission européenne, la Péninsule devrait très sensiblement accroître sa production cette année, avec un bond de près de 13% à 50,4 millions d’hectolitres. En fait, c’est un retour à la normale. L’année 2014 avait été exécrable sur le plan météo en Italie. Cela n’a pas été le cas en 2015. La production française devrait en revanche être en retrait de 1%, à 46,4 millions, selon les premières prévisions.

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Italie : Du chardon pour remplacer le plastique

À Milan comme dans toute l’Italie, le sac plastique à base de pétrole est désormais interdit. Dans le pays, les sacs sont en chardon de Sardaigne, une matière première tout à fait surprenante. Au milieu de la Méditerranée, les fermiers en cultivent 500 hectares. La récolte a lieu fin août.

Tout est ensuite stocké. Les fleurs de ces chardons recèlent un trésor, aussi précieux qu’un baril de pétrole, des graines noires. De ces graines, on peut tirer une huile qui permet de fabriquer du plastique végétal, 100% biodégradables.

Les graines prennent ensuite la direction de la bioraffinerie, un ancien site pétrolier reconverti après sa fermeture. Dans cette usine, l’huile des graines est raffinée, elle passe ensuite par des kilomètres de tuyau, des chaudières à haute pression afin d’obtenir une poudre blanche. Cette poudre blanche est la matière première des sacs en plastique végétal.

Cop 21 : Les grandes entreprises veulent faire entendre leurs voix

Gérard Mestrallet, PDG de Engie, ex GDF-Suez représentera lors de la Cop21 la voix des grandes entreprises invitées à participer à ce débat.

À la question de savoir s’il faut taxer le diesel et les technologies polluantes, le PDG répond “Nous pensons qu’il faut un prix au carbone et que c’est en fonction du niveau d’émission de CO2 qui fait réchauffer la planète qu’il faudrait mettre un prix et taxer le cas échéant“, souligne le PDG d’Engie.

Si la société Engie veut mettre en avant sa conscience verte, certaines ONG rappellent que l’entreprise va inaugurer de nouvelles centrales à charbon au Brésil et en Turquie avec des technologies qui restent polluantes pour l’atmosphère.

Les médecines alternatives sont dans le pré

Aromathérapie, homéopathie, phytothérapie: face à la crise de l’élevage, nombre d’agriculteurs ont décidé de faire évoluer leurs pratiques vers des méthodes alternatives pour gagner en qualité, compétitivité et bien-être animal mais aussi en sérénité.

Portugal : Lisbonne transforme ses parcs en potagers urbains

A Lisbonne, la municipalité a réagi à la crise en faisant le pari que l’agriculture urbaine pouvait avoir un rôle social. Des hectares d’espaces verts sont devenus des potagers urbains, et les parcelles attribuées sur critères sociaux à 500 familles. Une façon d’augmenter leurs revenus, tout en améliorant la résilience de la ville et en répondant au changement climatique.

Et si l’agriculture urbaine pouvait avoir un rôle social? C’est le pari qu’a fait la mairie de Lisbonne. Car avec la crise, « les gens quittaient la ville et la qualité de vie baissait », observe Duarte Mata, architecte et conseiller auprès du maire en espaces verts et développement durable.

Depuis 2008, la municipalité a décidé de revoir son approche. Au programme : jardins, vergers et potagers urbains, parcs, corridors verts et pistes cyclables pour relier tous ces espaces de respiration.

Sur 32 hectares d’espaces verts, 7 sont devenus des potagers ou des jardins urbains. Des parcelles de 50 mètres carrés pour les plus petites, 1.500 mètres carrés pour les plus grandes, ont été attribuées à 500 familles. Le but est de doubler ce chiffre d’ici 2017.
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Hervé This : La gastronomie moléculaire

Hervé This, physico-chimiste, créateur en 1988 avec le physicien Nicholas Kurti du concept de gastronomie moléculaire, discipline scientifique qui étudie les transformations culinaires, nous présente ce qui pourrait être l’alimentation de demain…

La science des aliments existe depuis longtemps. Que des physiciens et des chimistes se soient intéressés à la cuisine ne nous dit pas si la gastronomie moléculaire est une science ou une technologie. Pour répondre à la question, il faut examiner la terminologie.

La technologie concerne l’objet technique et son perfectionnement. La science s’intéresse au monde, sans référence à la production technique, qu’elle se fasse à l’échelle artisanale ou industrielle. Avec la gastronomie moléculaire, nous sommes clairement dans le dernier cas, pas dans la technologie.

Des biscuits au goûter : Un marché énorme et un dilemme pour les parents

Fondants, croustillants, croquants, les gâteaux au goûter, les Français en consomment plus de 500.000 tonnes par an. Comment sont-ils fabriqués? Qu’est-ce qu’un goûter équilibré?  Direction la Belgique chez le numéro un du biscuit au chocolat.

Avec 100 tonnes de farine, il fabrique plus de cinq millions de biscuits chaque jour, en ajoutant du sucre, de l’huile de colza et de la levure. Le tout va être malaxé pour former la pâte. Une heure plus tard, deux rouleaux à pâtisserie géants vont l’écraser. Découpée, elle est ensuite cuite pendant cinq minutes. Reste la touche finale : le chocolat !

Partons à l’école. À la récréation, chacun a son goûter. Mais vaut-il mieux opter pour une baguette de pain avec des carrés de chocolat ou des biscuits chocolatés ? Selon un nutritionniste, il y a dans les deux cas, autant de matière grasse, autant de sucre et autant de calories. La différence se trouve dans la baguette qui possède moins de sucres ajoutés et elle est bien plus rassasiante.

Malgré tout, le biscuit reste le roi du goûter. Un marché qui pèse deux milliards d’euros par an.

Guinée : Le bonheur d’avoir de l’électricité

Inauguré par le président Alpha Condé, le barrage hydro-électrique de Kaléta va peut-être enfin résorber le déficit électrique de la Guinée. Depuis juin, la capitale et une partie de la Basse Guinée bénéficient de cet ouvrage. d’une capacité de 240 mégawatts. Un tiers de l’électricité produite a par ailleurs vocation à être exportée.

Le projet est une promesse de campagne d’Alpha Condé mais il s’attire aussi les critiques de l’opposition qui crie à une manœuvre électoraliste, à moins de 2 semaines de du scrutin présidentielle. Dans la capitale, habitués à quelques heures à peine d’électricité par jour, les habitants oscillent entre satisfaction et prudence.

Sénégal : Le premier vin d’Afrique de l’ouest prend corps à l’ombre des baobabs

C’est un vignoble pas comme les autres qui s’étend sur un hectare à peine: des baobabs veillent sur son raisin jeune qui se gorge de soleil à Nguékhokh, une localité située à environ 60 km au sud-est de Dakar.

Le site a été baptisé “Le Clos des Baobabs” par ses fondateurs, deux Français amoureux du Sénégal. Un peu fous, aussi, d’avoir tenté l’aventure du vin dans un milieu a priori hostile.

Agriculture : Un modèle à bout de souffle

Vendre leur production à un meilleur prix et pouvoir vivre décemment de leur activité: c’est ce que réclament les agriculteurs français depuis le mois de juin. La crise touche gravement plusieurs filières: la filière porcine, frappée par l’embargo russe, la filière bovine et la filière laitière, confrontée à la baisse de la demande et à la fin des quotas laitiers.

Par ailleurs, les agriculteurs accusent les autres acteurs du secteur, et notamment les intermédiaires et les distributeurs, d’avoir fait chuter les prix et de compromettre leur survie. S’ajoute à cela les prix des matières premières, des produits phytosanitaire et du matériel, qui ne cessent d’augmenter et de peser sur son budget, alors que leurs revenus n’augmentent pas, bien au contraire.

Selon le ministère de l’agriculture, près de 25.000 exploitations d’élevage pourraient déposer le bilan. Face à ces difficultés, d’autres agriculteurs tentent d’inventer une autre manière de pratiquer leur métier. Vente directe aux particuliers, agriculture biologique, agro-écologie… de plus en plus de d’exploitants s’écartent des circuits traditionnels. En sept ans, les surfaces cultivées en bio ont plus que doublé en France et dépasseront le million d’hectares d’ici fin 2015.

Le système agricole est-il à bout de souffle? Comment remédier à la colère des agriculteurs? Comment repenser l’agriculture aujourd’hui?

Iran : Le trésor du caviar

La mer Caspienne contient 90 % du stock mondial d’esturgeons sauvages, source de l’un des mets les plus chers du monde: le caviar. Chaque kilo de caviar rapporte aux pêcheurs l’équivalent de 300 euros. Mais les récoltes annuelles chutent dramatiquement.

Bandar Anzali, sur la côte sud-ouest de la mer Caspienne, est le port d’attache du pêcheur Akbar Tshasak. Chaque kilo de caviar lui rapporte l’équivalent de 300 euros (en comparaison, 100 grammes de vrai chaviar – littéralement “gâteau de joie” – peuvent coûter la bagatelle de 1.400 € en Occident !). Il y a dix ans, la récolte annuelle s’élevait à 123 tonnes, mais elle a chuté à moins de 10 aujourd’hui…

Inondations : L’urbanisation est-elle responsable ?

48 heures après les violentes intempéries qui ont causé la mort de 20 personnes dans le Sud-Est de la France, Yvette Veyret est l’invitée du Grand Soir 3. Pour la géographe spécialiste des risques naturels, ce phénomène n’est pas du tout exceptionnel.

“La Côte d’Azur connaît régulièrement de grandes précipitations qu’on appelle d’ailleurs des épisodes cévenols”, affirme-t-elle avant d’ajouter que “c’est quelque chose de tout à fait récurent”. Cependant, ces phénomènes pourraient devenir de plus en plus fréquents si le réchauffement climatique s’affirme.

Quand il tombe 150mm en deux heures, n’importe quel sol aura du mal à absorber. Néanmoins, la géographe note que “la Côte d’Azur a gagné deux millions de personnes en 50 ans, que l’urbanisation s’est faite tout à fait au hasard avec une pression foncière considérable”.

Aujourd’hui trois mesures sont envisagées : la protection, mettre des digues partout, s’adapter, connaître le danger et savoir qu’elle méthode utiliser, et enfin le repli stratégique, c’est-à-dire déménager.

La fin des lunettes ?

Qu’ils soient myopes, presbytes ou astigmates, plus de 40 millions de Français qui souffrent de troubles de la vision portent des lunettes ou des lentilles. Progrès technologiques obligent, cette époque semble révolue et on les rangera peut-être bientôt définitivement dans leur étui. Mais pourra-t-on pour autant corriger tous les défauts ?

Grâce à l’utilisation du laser et des implants, la chirurgie ophtalmique fait aujourd’hui des merveilles et permet de corriger de nombreux troubles de la vue. On dit même qu’il serait possible d’augmenter l’acuité visuelle. Depuis quelques années, des applications sur smartphone permettaient de tester seul sa vue, sans se déplacer chez un ophtalmologue.

Inde : Pour soigner l’asthme, ils avalent des poissons vivants

A Hyderabad en Inde, des personnes souffrant d’asthme se sont rassemblées pour avaler des poissons vivants, un traitement traditionnel administré chaque année dans le sud de l’Inde.

Ce “médicament” utilisé comme remède aux problèmes respiratoires, consiste à placer un petit poisson vivant ainsi qu’une formule secrète d’herbes médicinales au fond de la bouche. Tous les ans, le rituel se déroule au début de la mousson au mois de juin, et attire des milliers de personnes à travers le pays.

(Merci à Tilak)

Médecins en zone rurale

Deux fois par an, c’est la bourse au stage. 200 internes à affecter dans les différentes disciplines et notamment chez les généralistes. Et pour les inciter à choisir la médecine rurale, ces étudiants pourront bénéficier d’une aide de l’État.

La formation d’un généraliste coûte à l’État environ 100.000 euros. Aujourd’hui en Auvergne, les maisons de santé pluridisciplinaire ont le vent en poupe. Il y en avait une seule en 2010, elles sont désormais 57.

Terres nucléaires : Une histoire du plutonium

Tout commence à l’université de Berkeley en 1940, quand Glenn Seaborg découvre le plutonium, matière artificielle issue de l’uranium à la “toxicité diabolique”, dont le corollaire, la mise au point de la bombe atomique, va entraîner, au-delà de l’horreur, une folle surenchère pour le produire.

Une spirale infernale à la croisée d’intérêts industriels, stratégiques et militaires. Alors que l’homme s’enorgueillit hâtivement de pouvoir maîtriser la matière, trois sites, Hanford, La Hague et Rokkasho, présentant des similitudes – paysage désolé de landes et de rochers, environnement austère et climat dur pour l’homme –, témoignent aujourd’hui du désastre.

Restaurants, boulangeries : Dans le secret de vos assiettes

La France est réputée être le pays de la gastronomie par excellence. Nos chefs sont adulés à travers le monde entier, et nos boulangeries accueillent les touristes par milliers. Mais derrière cette image idyllique, que se cache-t-il vraiment?

Enquête auprès des artisans boulangers et restaurateurs afin de découvrir leurs petits secrets de fabrication, plus ou moins avouables… Utilisation de produits surgelés, de produits déjà cuisinés ou même risques sanitaires, dans certaines cuisines, on est loin du fait maison de qualité. Afin de lutter contre ces abus, les inspecteurs de la répression des fraudes traquent sans relâche la moindre entorse au règlement. Leur seul objectif: protéger les consommateurs.

Alors que mange-t-on vraiment au restaurant? La qualité affichée est-elle toujours une réalité? Peut-on encore parler de gastronomie française? Découvrez la face cachée des restaurants et des boulangeries françaises.