Citation du jour

« La substitution logicielle, qu’elle serve aux conducteurs, aux serveurs ou aux infirmières, évolue. Au fil du temps, la technologie va faire chuter la demande pour ces emplois, et plus particulièrement en ce qui concerne les emplois peu qualifiés. D’ici à 20 ans, la demande de main-d’œuvre pour beaucoup de secteurs sera très inférieure. Je ne pense pas que les gens l’établissent dans leur modèle mental. » - Bill Gates

(Phrase prononcée en mars 2014 lors d’une session organisée par le « think tank » The American Enterprise Institute).

La citation du jour

Humour pour tous…

« La reprise, elle est là ! Il y a une production industrielle qui repart. (…) Je ne ferai d’augmentations d’impôts que si elles sont absolument indispensables. Dans l’idéal, le moins possible. »

François Hollande,

Président normal,

intervention télévisée du 14 juillet 2013.

 

(Merci à notre lecteur Boreas)

La citation du jour

Liberté chérie

« A mesure que diminue la liberté économique et politique, la liberté sexuelle a tendance à s’accroître en compensation. Et le dictateur (à moins qu’il n’ait besoin de chair à canon et de familles pour coloniser les territoires vides ou conquis) fera bien d’encourager cette liberté-là. Conjointement avec la liberté de se livrer aux songes en plein jour sous l’influence des drogues, du cinéma et de la radio, elle contribuera à réconcilier ses sujets avec la servitude qui sera leur sort. »

Aldous Huxley, préface de l’édition de 1946 du Meilleur des mondes ; traduction de Jules Castier ; éditions Plon.

La citation du jour

«Nous devons revenir vers l’économie sociale de marché, que l’on a abandonnée depuis trente ans au profit d’une ligne ultralibérale.

Cela veut dire la préservation d’un certain modèle économique et social de protection.»

Michel Barnier, Commissaire européen au Marché intérieur et aux Services (Le JDD, 19 mai 2013)

(Merci à perubu)

Merkel : “La Grèce doit quitter la zone euro maintenant !”

Dans un article paru dans le quotidien allemand Die Welt datant du 28 mars dernier, la chancelière a fait part de sa lassitude vis à vis de la situation grecque ; exprimant son désir que la Grèce fasse enfin défaut et quitte la zone euro craignant que la situation de ce pays n’occasionne “des dommages plus importants“.

Elle a par ailleurs comparé la situation de la Grèce actuelle à celle de la fin de la République Démocratique d’Allemagne.

“Le sauvetage de la Grèce a échoué. La situation actuelle de ce pays ressemble à la fin de la RDA. Athènes doit quitter la zone euro avant que des dommages plus importants ne surviennent !”

La fin du Monde

« Le bonheur est l’harmonie dans laquelle nous vivons avec les choses qui nous entourent. Moins ces choses sont nombreuses, plus elles sont simples, et plus l’accord est pur et aisé. De là vient que les êtres simples ont aussi le moins de mal à être heureux.

Un bout de jardin avec des fleurs et des fruits, une table avec un hôte aimé et une bouteille de vin, la lampe paisible qui luit sur un livre et le service à thé – ce sont des compositions qui rendent heureux, quand s’y joint l’harmonie intérieure.

L’homme qui vit d’une telle harmonie est au centre d’un cercle dans lequel elle se rend visible. Ce sont des îles au sein du chaos de ce monde. Un jardin, un lieu de travail, un petit intérieur, un cercle d’amis – tous attestent le génie de celui autour duquel ils se sont dessinés. Ils montrent que le bonheur, la joie, la possession ne consistent pas à s’isoler, et que leur essence réclame la communauté, l’épanchement. Elle se trouve dans le don, dans le partage des biens reçus. Il n’y a d’autre richesse que de donner.

L’étendue de ces îles dépend de la hauteur de l’homme. Le moindre d’entre les humains peut être dispensateur, peut répandre la clarté, ne fut-ce que la plus petite lumière. Le bonheur du jardinier se fait voir dans les fruits, se fait entendre dans la chanson que chante sa femme devant l’âtre. Les princes forment des royaumes autour d’eux. Les étoiles sont des îles dans l’océan de l’univers ; nous pressentons que les forces bonnes y ont leur patrie. »

- Ernst Jünger

(Merci à Romain)

La faillite, l’inflation ou la guerre…

Nos vieux pays européens entrent dans la mondialisation à reculons, pleins d’angoisse devant une révolution à laquelle rien ne les a préparés : là où la chute de Rome avait été précédée par l’avènement du christianisme, là où la révolution française était fille de l’Encyclopédie et le séisme bolchevique enfant spirituel du marxisme, la révolution mondialiste n’est si l’on peut dire « fille de personne ». Aucune philosophie structurante pour accueillir les débris de nos civilisations fatiguées ! Comme disait en son temps Gramsci : « le vieux monde ne veut pas mourir et le nouveau tarde à naître ». Le constat est inquiétant.

La Danse Macabre : Couvent des Innocents, Paris

Faisons ensemble le tour des solutions envisageables :

1/ La faillite ne déplairait pas aux tenants actuels de l’extrême gauche. Elle éliminerait une bonne part des possédants tout en ruinant à coup sûr tous les épargnants. Je crois entendre le « bien fait ! » des thuriféraires de cette solution radicale. C’est la technique utilisée par l’URSS naissante dont elle n’a pu sortir qu’en affamant son peuple par des exportations de grain pour payer cash ses achats de machines. Mais c’est oublier qu’un pays qui a fait défaut ne s’en remet pas avant de très longues années. Et il faut être bien fou pour penser que le niveau de vie des plus pauvres en sortirait grandi. La faillite argentine quoi qu’on puisse en dire, n’est pas rassurante sur ce point. Encore ne s’agissait-il que d’un pays « moyen » dont les conséquences de la banqueroute ont pu être limitées… Le krach d’un grand pays aurait, lui, des conséquences incalculables.

2/ L’inflation : D’autres prônent la relance keynésienne à la Roosevelt : lancer de grands travaux d’intérêt général en empruntant davantage mais en mutualisant les dettes, ce que les Etats européens les plus sérieux contestent à bon droit. Rappelons à ce sujet quelques vérités utiles :

Là où la France et l’Angleterre sortent ruinées de la guerre de 14, les U.S.A. de l’époque sont riches. En 1929, on estime le taux d’endettement fédéral à environ 25% du PIB. Rien à voir avec les 100 à 110% d’aujourd’hui ou les 85% (chiffre moyen) de l’Europe. De plus les « smoke stack industries », disons les grands secteurs manufacturiers, sont encore intégralement présents sur le sol américain. Il est donc possible d’appuyer sur le levier relance par l’endettement au profit des usines locales là où l’Amérique actuelle a perdu des pans entiers de son outil industriel. Le fait est que la relance par la consommation (crédit à taux zéro etc.), profite largement au reste du monde sans doper beaucoup la croissance intérieure. Il y faudrait une politique beaucoup plus protectionniste permettant aux U.S.A. de remettre en route leurs chantiers navals, leurs usines sidérurgiques etc. Mais il est bien tard pour cela car ses créanciers ne l’entendraient pas de cette oreille et l’Amérique ne peut les ignorer sous peine de mesures de rétorsion ravageuses.

Si l’on admet que la dévaluation unilatérale, euphorisante à court terme, est impossible au sein de la zone euro et qu’une croissance forte est sans doute écologiquement insupportable à l’échelle mondiale, le niveau de la dette actuelle ne saurait donc être stoppé et plus encore diminué (en % du PIB) que par un seul moyen: l’inflation.

Lire la suite

Parisot dénonce le programme économique « démagogique » du Front National

Laurence Parisot du MEDEF a dénoncé mardi le “programme économique du Front national », évoquant de « véritables utopies démagogiques ».

J’ai confiance dans l’euro et foi dans l’Union Européenne. Dans un tel moment nous devons mettre en garde contre les programmes économiques populistes et revendiqués comme tels qui préconisent le repli du pays sur lui-même

Laurence Parisot, Présidente du Mouvement des Entreprises de France

Boursorama

(Merci à cedric18juin1940)

Citation du jour

Autorité de l’État

Je fus appréhendé et mis en prison parce que, comme je l’ai déjà cité dans les pages précédentes, je n’avais pas payé d’impôt, ou reconnu l’autorité de « l’État » qui achète et vend des hommes, des femmes, et des enfants comme du bétail, à la porte de son Sénat. J’étais allé aux bois pour d’autres raisons mais partout où un homme se rend, des hommes le poursuivront et leur feront part de leurs sales institutions et si ils le peuvent, ils le contraindront à rejoindre leur désespérante société de vieux camarades. Il est vrai que j’aurai pu résister avec plus de force, j’aurai pu être pris d’une crise de folie contre la société, mais j’ai préféré que ce soit la société qui soit prise d’une crise de folie contre moi, elle étant la partie désespérante.

Henry David Thoreau, essayiste, enseignant, philosophe, naturaliste amateur et poète américain, 1854

Citation du jour

Calibrage

La création monétaire doit correspondre à de la richesse créée. Si cette richesse n’a pas encore d’existence concrète, il doit s’agir d’une anticipation correcte de la richesse à venir. La banque centrale n’a aucun droit à l’erreur : un mauvais calibrage provoquera à terme une inflation impossible à maîtriser

Alan Greenspan, ancien président de la Réserve Fédérale américaine, interview CNBC, 7 octobre 2010.

Citation du jour

Parfois j’aime comparer l’Union Européenne en tant que création, à l’organisation des empires. Nous avons la dimension de l’empire, mais il y a une grande différence. Les empires ont été habituellement bâtis par la force avec un diktat imposant du centre sa volonté aux autres. Maintenant ce que nous avons est le premier “empire non-impérial”. Ce que nous avons c’est le premier empire non impérialiste.

José-Manuel Barroso, Président de la Commission européenne. Propos tenus au cours d’une conférence de presse le 10 juillet dernier à Strasbourg.