Japon : Plantations sauvages pour guérilla verte

Okabé a un objectif ambitieux: transformer Tokyo, cette jungle de béton comme il l’appelle, en un espace où cohabiteraient harmonieusement les hommes et la nature. Avec son collectif, les Vallicans Harvesters, il opère à la limite de la légalité en plantant tulipes et arbres fruitiers à chaque mètre carré de terre qu’il déniche. De trottoirs en trottoirs, il fait redécouvrir aux citadins la beauté de la verdure.

Europe : En 2012 l’économie parallèle serait au plus bas depuis 10 ans

Le bon sens est parfois mis en défaut … avec la crise on pourrait imaginer que nombre d’européens soient tentés d’améliorer leurs fin de mois avec des activités non déclarées et que donc l’économie parallèle progresserait. En fait il n’en est rien et selon une étude réalisée par le groupe Visa. Le poids de l’économie parallèle aurait en fait diminué en Europe – au sens large – en 2012 : si en 2011 cette économie parallèle pesait 19,3 % du PIB cumulé des pays de l’Union européenne, de la Norvège, de la Suisse, de la Turquie et de la Croatie, en 2012 ce poids n’était plus que de 12 %.

Et selon son auteur, Friedrich Schneider, professeur d’économie à l’université de Linz en Autriche, cette tendance devrait se poursuivre cette année. Selon l’étude, en 2013, l’économie parallèle pourrait marquer un plus bas en 10 ans, à 18,5% du PIB des pays européens, grâce à l’amélioration des conditions économiques par rapport à la crise de 2008 d’une part mais aussi grâce aux mesures de lutte contre la fraude prises par les États.

L’étude souligne par ailleurs que si l’économie parallèle cause un manque à gagner aux États, elle n’est pas uniquement négative car l’argent gagné est dépensé dans l’économie réelle et qu’en période de crise, elle peut donner un moyen de subsistance aux personnes en difficulté.

Les sommes générées par l’économie parallèle des cinq premières puissances européennes (Allemagne, France, Italie, Espagne, et Royaume-Uni) comptent pour les deux tiers du total européen, détaille l’étude qui estime qu’en valeur absolue, le travail au noir et les transactions légales mais non déclarées en Europe ont représenté 2.175 milliards d’euros en 2012.
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Danemark : Une cuisine inspirée par la nature

Ce chef randonneur nous emmène dans l’un de ses coins à champignons. Il nous explique sa cuisine nordique qui se veut naturelle, locale, saisonnière et totalement décomplexée.

“Quand on a fait le point sur les aliments que l’on travaillait, on a réalisé qu’on n’avait pas de contraintes, que nous n’étions pas soumis aux carcans d’une gastronomie classique, donc, on s’est dit qu’on était libre et qu’on pouvait faire tout ce qu’on voulait !”

La pile du futur est née, ultra-puissante et biodégradable

Charger un téléphone en 30 secondes, une voiture électrique en l’espace de quelques minutes ne relève plus de la science fiction. Deux chercheurs américains ont mis au point un super-condensateur révolutionnaire à base de graphène. Ultra-puissant, super résistant, flexible et biodégradable, cette pile du futur offre des opportunités de développement très prometteuses.

On côtoie le graphène depuis notre plus jeune âge sans le connaître vraiment. C’est un cristal de carbone que l’on retrouve notamment sous forme de graphite dans les mines de nos crayons à papier. Sa découverte par deux chercheurs de l’université de Manchester remonte à 2004. Le duo de scientifiques s’est vu remettre le Nobel de physique pour leurs travaux en 2010.
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Norvège : Pénurie de déchets à Oslo

Près de la moitié de la ville d’Oslo, dont la plupart de ses écoles, est chauffée grâce à la combustion des déchets. Seulement, les Norvégiens pratiquent aussi le tri des déchets et ceux-ci sont à ce point disciplinés que la capitale – qui compte pourtant 1,4 million d’habitants – doit faire face à une pénurie de détritus!

Les pays d’Europe du Nord ont adopté depuis plusieurs décennies cette pratique de combustion des ordures pour produire de la chaleur et de l’électricité, mais c’est la première fois que la demande dépasse largement l’offre. C’est que l’éco-consommation est une institution dans le pays. Les Norvégiens, tout comme leurs voisins Suédois et Finlandais, sont soucieux de limiter leurs déchets, au point que la population norvégienne ne produit qu’environ 150 millions de tonnes de déchets par an, beaucoup trop peu pour fournir suffisamment les usines.

Il faut dire que la “guerre” des déchets fait rage et chacun veut grappiller les ordures des autres. Ainsi, Stockholm est devenu un concurrent de taille puisque la ville suédoise a réussi à convaincre certaines municipalités norvégiennes de déposer leurs déchets chez elle. Par bateau et par camion, d’innombrables tonnes de déchets font donc leur chemin de l’autre côté de la frontière.

Il y a un marché européen des déchets qui sont désormais considérés comme une véritable marchandise et c’est un marché en pleine croissance“, explique Hege Rooth Olbergsveen, conseiller du programme de valorisation des déchets d’Oslo. L’Europe envoie donc ses déchets vers les pays nordiques.
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Musique : “The Maypole Song”

La tradition de l’arbre de mai est un rite de fécondité lié au retour de la frondaison. Jadis répandu dans toute l’Europe occidentale, ce rite prend son sens dans le cycle du mai traditionnel.

D’un point de vue mythologique, le mois de mai est, depuis toujours, le mois des fêtes en l’honneur de la végétation, des fleurs, des sources et de l’eau. Chez les Romains, le mois de mai était celui de Maia, déesse de la fécondité, c’est-à-dire un des avatars de la Terre-Mère. Le mois de mai est donc logiquement devenu le mois de Marie.

Le mois de mai connaît aussi la fête du Meyboom, Maypole, Maibaum, Maggiolata, etc. qui réactualise l’acte primordial de la régénération cosmique. L’arbre symbolise ici l’ensemble des forces de la Nature domestiquées par les ancêtres, les héros et les dieux primordiaux.

Dans le monde celtique, la date du 1er mai est celle de la fête de Beltaine, la grande fête celtique du dieu Bel, correspondant au dieu gaulois Belenos. C’est une fête du feu.

Paroles de la chanson de l’”Arbre de Mai” extraite du film de 1973 “The WickerMan” (l’Homme d’osier):

In the woods there grew a tree
And a fine fine tree was he

And on that tree there was a limb
And on that limb there was a branch
And on that branch there was a nest
And in that nest there was an egg
And in that egg there was a bird
And from that bird a feather came
And of that feather was
A bed
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Islande : Comment jeter les banquiers voyous en prison, en 10 leçons

Par Agnès Rousseaux

Faire condamner les responsables de la crise financière : telle est l’ambition de l’Islande depuis quatre ans. Nomination d’un procureur spécial, investigations sur les crimes économiques, levée du secret bancaire… Si tout n’est pas rose sur l’île, une chose est sûre: face à la pire crise bancaire de l’histoire, l’Islande fait passer les intérêts des citoyens avant ceux des banquiers. Et a décidé de mettre fin à l’impunité des délinquants de la finance. Mode d’emploi d’une sortie de crise pas comme les autres.

Imaginez en France 20.000 agents de l’État chargés d’enquêter sur les crimes économiques, cherchant des preuves, interrogeant des témoins, fouillant dans les moindres recoins des archives des banques, plaçant en détention provisoire PDG, dirigeants ou traders. Plus de secret bancaire, accès illimité à toutes les informations. Un seul objectif: faire condamner les responsables de la crise financière. Science-fiction ?

C’est pourtant la voie choisie depuis quatre ans par l’Islande, avec des moyens à la mesure de ce petit pays de 320.000 habitants.

Octobre 2008. L’onde de choc de la crise des subprimes qui secoue les États-Unis arrive en Islande. Le tsunami financier submerge l’île. En 48 heures, les trois principales banques du pays (Glitnir, Kaupthing et Landsbanki) se déclarent en faillite. Elles détiennent des actifs d’un montant dix fois supérieur au PIB islandais ! Et sont incapables de faire face.
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Suisse : Une belle jeunesse !

Contrairement aux jeunes des villes, les jeunes des champs sont bien dans leur cœur et dans leur corps. Ils ne se droguent pas, ont une vision positive de leur vie et sont attachés aux valeurs traditionnelles de leur pays. Est-ce vraiment si simple ? Enquête parmi la jeunesse campagnarde du canton de Vaud.

 

Les jeunes des champs rient et chantent. Ils expriment leur joie de vivre dans les Jeunesses campagnardes, associations dans lesquelles se retrouvent les jeunes des campagnes. Il y a en de nombreuses dans le canton de Vaud, parmi lesquelles la Jeunesse de Palézieux. C’est dans le cœur de cette dernière que plonge ce reportage, démontrant le clivage flagrant qu’il existe entre les jeunes des champs et les jeunes des villes.

Un esprit sain dans un corps sain, les jeunes des campagnes l’affirment : « On est une jeunesse saine, pas de drogue, pas de dégradation, pas de bagarre ». Même s’ils ne disent pas non aux tournées de bières.

La création de la Jeunesse de Palézieux remonte à 1920 et permet à ses adhérents de se retrouver, de décompresser entre les études et le travail. Garçons et filles se réunissent régulièrement, par exemple pour construire et décorer cette roulotte destinée à les conduire et les héberger pour la grande fête du 1er août. Une fête qu’ils ne manqueraient pour rien au monde.
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Vivre et voyager sans argent

Raphaël, pourquoi as-tu décidé de vivre sans argent? Tenais-tu simplement à faire un pied de nez au capitalisme ou avais-tu des raisons plus profondes?

Durant mon périple sans argent entre la Hollande et Mexico, j’ai constaté que l’argent corrompait les relations humaines. De nos jours, l’argent est omniprésent: il est la cause de nos tourments, de nos angoisses, il inhibe notre créativité et embrume nos esprits. Le fait que nous en ayons un minimum ou beaucoup importe peu.

C’est la relation avec notre for intérieur, notre cœur, les autres et la nature qui est freinée, atrophiée jusqu’à disparaître souvent sous le joug du système monétaire. Si nous n’avions pas la conviction de sa valeur et de l’importance qu’il revêt, l’argent ne vaudrait rien.

En refusant le consumérisme, nous essayons de démontrer que nous vivons dans une société de surabondance perverse et que nous devons mettre un terme à la destruction de notre planète et aux souffrances des autres citoyens de ce monde pour des raisons éthiques, écologiques et sociales. Au lieu de construire une économie bâtie sur la concurrence, nous tentons de mettre en place le fondement d’une société basée sur la coexistence et la paix.

Lire l’interview complète sur Forward The Revolution

Secrets de plantes : L’ortie

Mal aimée, mal connue, l’ortie recèle pourtant bien des vertus: médicinales, culinaires, écologiques… Sous forme d’extrait fermenté, elle enrichit le sol et fortifie les cultures.

Comme inquiets de son succès, porté par la grande vague du bio, les pouvoirs publics décident d’encadrer l’usage du “purin d’ortie”, législation à l’appui. Se déclenche alors une véritable “guerre de l’ortie”, lutte emblématique contre la marchandisation du vivant.

Devenue un symbole de liberté et de défiance face aux lobbies de l’agrochimie, l’ortie interroge notre rapport à la nature sauvage, nous invite à une relation harmonieuse à la biodiversité.

Scientifiques, agriculteurs, paysagistes nous la font redécouvrir depuis les versants pyrénéens jusqu’aux forêts fluviales australiennes en passant par les allées du château de Versailles ou les laboratoires des Kew Gardens de Londres.

États-Unis : « Strike debt », un plan de sauvetage du peuple par le peuple

Par Agnes Rousseaux

Trois ménages sur quatre sont endettés aux États-Unis. Si l’État fédéral est venu en aide aux financiers de Wall Street au bord de la faillite, il n’a pas porté secours aux familles plombées par des frais de santé, un prêt étudiant ou un emprunt immobilier. Le mouvement « Strike debt » a imaginé une solution : retourner les pratiques bancaires aux bénéfices des personnes endettées, en rachetant leurs créances dépréciées pour tout simplement les annuler. Explications.

Le mouvement Strike Debt – « grève de la dette » – vient de réduire à néant plus d’un million de dollars de dettes médicales dans les États du Kentucky et de l’Indiana. Un millier de personnes choisies au hasard, ayant contracté une créance de 900 dollars en moyenne à cause d’une hospitalisation ou d’une opération chirurgicale, ont vu leur dette effacée. Tout simplement.

Et ce n’est pas un miracle : c’est grâce au collectif Strike Debt, issu du mouvement Occupy Wall Street, qui a secoué les États-Unis il y a un an et demi. Ce collectif a décidé de retourner à son avantage, et aux bénéfices des personnes lourdement endettées, une pratique bancaire courante.

Quand les emprunteurs n’arrivent plus à rembourser, englués dans un prêt immobilier à taux variable ou un crédit étudiant à payer alors qu’on est au chômage, les banques cherchent à se débarrasser de cette créance devenue toxique. Pour récupérer une partie de leurs avoirs, elles « vendent » ces crédit à moindre coût à des organismes de recouvrement ou à des marchés spéculatifs.
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Agriculture sans pesticide : C’est possible !

Un fermier a décidé de travailler avec la nature, en laissant vivre la terre et sa faune, plutôt que d’utiliser de nombreux produits chimiques toxiques.

Durant des dizaines d’années, des millions de tonnes de pesticides ont été déversées sur les cultures, résultat: 96% des eaux de surface et 61% des nappes souterraines en contiennent…



Journal de 20 h France 2 dimanche 15/04/2013

États-Unis : Auto-suffisance en climat nordique

Ben Falk est un designer en permaculture établi à Moretown, dans le Vermont. Dans cette vidéo, il nous parle de la vie relativement auto-suffisante qu’il mène, et des systèmes qu’il utilise pour s’adapter au climat hivernal.

Il explique le fonctionnement de son poêle à bois, qui produit toute son eau chaude “gratuite”, et du système de chauffage au compost qui réchauffe sa serre. Il parle aussi de l’importance de la relation avec notre environnement, et des bienfaits du jardinage.

Via l’excellent blog Au Bout de la Route

Grande-Bretagne : Les Anglais ne jettent plus, ils réparent

A Londres, les Anglais apprennent à réparer leurs appareils en panne, au lieu de les jeter et de les remplacer dès qu’ils tombent en panne. Mode d’emploi d’une tendance de fond.

Ordinateur poussif, bouilloire défectueuse, lecteur MP3 en rade: plus besoin de s’arracher les cheveux pour les réparer ou de se précipiter au magasin pour les remplacer. A Londres, les novices peuvent apprendre gratuitement à prolonger la vie de leurs appareils, une alternative à la société de consommation en période de crise économique et écologique.

Quand un appareil tombe en panne, les gens sont dépourvus“, constate Ugo, un Italien installé à Londres. “Les fabricants font en sorte que le service après-vente soit limitée et la publicité incite à acheter la dernière nouveauté.” Sans compter que les petits commerçants capables de réparer les appareils électriques et électroniques ont quasi disparu.

Lyn Turner, bonnet bleu enfoncé sur la tête et chien en laisse, est frustrée. Cette cinquantenaire ne peut plus écouter ses programmes favoris: sa petite radio est en panne.
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La consommation des ménages passe dans le rouge (Màj vidéo)

Addenddum du 13/04/2013: L’effondrement de la consommation prive la croissance française de son principal moteur

(Merci à mortoulibre)

Dernier moteur de l’économie, la consommation des ménages montre un net fléchissement, dans les magasin de bricolage, d’ameublement, les restaurants, etc.

Les ventes de téléviseurs chutent le plus.



(Merci à Pierre)

Le jeu des chaises musicales

Réalisé en 1982 par Denys Granier-Deferre, “Que les gros salaires lèvent le doigt” raconte l’histoire d’un patron d’une petite agence d’assurances (Jean Poiret) qui invite tous ses cadres à un week-end dans sa maison de campagne. Le but inavoué de cette invitation est de procéder à 4 licenciements de cadres supérieurs avant la fin du week-end.

Ce n’est pas si simple d’être au sommet, il faut s’y maintenir, nous sommes tous des alpinistes…

Russie : Un modèle alternatif fondé sur les valeurs traditionnelles

Entretien réalisé par Alexandre Latsa

Il est souvent difficile de bien comprendre les bouleversements qu’a connu la Russie, depuis la chute de l’URSS jusqu’à nos jours. Vu de l’extérieur et notamment d’Europe, l’histoire de ce jeune pays européen qu’est la Russie ressemble à un puzzle chaotique et dénué de toute logique.

Pourtant, l’auteur de “La Nouvelle Grande Russie”, qui dirige également l’antenne russe du think-tank français Realpolitik TV, a choisi de présenter l’histoire russe en fonction de dates clefs, démontrant ainsi que les événements importants qui ont fait l’histoire récente de la Russie sont en réalité des maillons constitutifs d’un seul et même processus.

Un processus ayant abouti au redressement spectaculaire que le pays continue de connaître aujourd’hui.

Xavier Moreau bonjour ! Pourriez-vous vous présenter?

Je suis un ancien officier saint-cyrien, j’ai servi dans les parachutistes. J’ai suivi également un cursus universitaire puisque je suis doctorant spécialisé sur les relations soviéto-yougoslaves pendant la guerre froide, sous la direction de Georges-Henri Soutou. J’ai travaillé sur les archives soviétiques et yougoslaves.
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Europe : Des villages alternatifs contre la crise

Espagne : Marinaleda, un village en utopie

Alors que l’Espagne bat des records de chômage et d’expulsions, à Marinaleda, le chômage est à moins de 5% et tous les habitants sont propriétaires de leur logement contre un remboursement de quinze euros par mois. A la tête de ce village d’irréductibles, un maire qui est en train de devenir un exemple de rébellion pour des milliers d’Espagnols.

Allemagne : L’éco-village Sieben Linden

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Le Qatar candidat au rachat du Charles de Gaulle

Le sort du porte-avions Charles de Gaulle sera scellé par la future loi de programmation militaire décidée à l’automne. Initialement prévue pour l’été, la loi a été reportée de quelques mois pour laisser au gouvernement le temps d’étudier les différentes options.

Mais ce n’est presque plus un secret, le porte-avions Charles de Gaulle, fer de lance de la force d’intervention française et européenne, ne devrait plus battre pavillon tricolore après 2018.

La question qui se pose maintenant est : à qui le vendre ? Une source proche du dossier a lâché l’information qui devrait faire l’effet d’une bombe si elle se confirmait :

le Qatar, par l’intermédiaire de son ambassadeur Mhomo El Me’ru, se serait déclaré candidat au rachat.

Le contre-amiral Émile Sabort, qui dirige la Commission en charge d’étudier les différentes possibilités de coupes budgétaires, n’a pas souhaité confirmer l’information mais une source proche du dossier indique que la vente à l’émirat serait “une option envisagée“.

D’autres pays comme le Brésil ou l’Inde sont aussi candidats. Le Brésil, qui a déjà racheté l’ancien porte-avions Foch en 2000, constitue l’autre piste étudiée par la France. Mais si Doha devait emporter le contrat, le Qatar deviendrait le premier pays du Moyen-Orient à posséder un porte-avions, ce qui aurait pour conséquence de bouleverser l’ordre géopolitique de la région.

Dans un climat de crise économique généralisée, les marges de manœuvre de François Hollande sont de plus en plus limitées et l’armée pourrait de nouveau faire les frais d’une cure d’austérité budgétaire qui ne veut pas dire son nom, le Chef de l’État préférant parler d’”effort commun“.

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Europe : Mise en vente des monuments pour apurer la dette

Le Colisée est le second monument le plus valorisé d’Europe. Il est estimé à 91 milliards d’euros. Fort de ce constat, Giuseppe Piero Grillo propose sa vente afin d’éponger une grande partie de la dette nationale italienne. La France et différents États de l’Union Européenne semblent inspirés par cet exemple qui, selon les experts, permettrait de “régler une fois pour toute la crise de la dette“.

Pragmatique, Bebe Grillo, le désormais célèbre candidat du “Mouvement 5 étoiles” en Italie, s’est appuyé sur les travaux de la chambre du Commerce de Monza et Brianza, qui a estimé la “valeur touristique” des plus célèbres monuments européens en fonction de plusieurs critères, économiques, socio-culturels, ou encore touristiques.

Surprise : la France devrait suivre l’exemple italien

Interrogé à ce sujet par notre rédaction, Pierre Moscovici a affirmé “se pencher sur des solutions de ce type depuis déjà plusieurs semaines“. Les services du Ministère de l’Économie et des Finances rappelant judicieusement qu’un portfolio a déjà été consacré à cette étude et…

Cocorico ! C’est la tour Eiffel, monument le plus fréquenté au monde (7 millions de visiteurs par an), qui arrive largement en tête de ce classement avec une valeur estimée à 434 milliards d’euros. Elle vaudrait ainsi cinq fois plus que son dauphin le Colisée.

À ce prix, la Dame de fer équivaut à un cinquième du PIB de la France, ou environ dix fois les intérêts annuels de notre dette nationale. Une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, la valeur attribuée par cette étude, qui compile des données d’Eurostat, Istat (équivalent de l’Insee en Italie) ou encore Urban Audit, concerne uniquement l’image de marque de l’édifice, et non pas son véritable prix matériel.
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Afrique du Sud : Les “BRICS” lancent leur banque de développement

Les dirigeants des pays émergents des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), réunis à Durban en Afrique du Sud, se sont mis d’accord mardi pour créer une banque de développement commune destinée à financer des infrastructures, qui devrait leur permettre de se passer de la Banque mondiale.

[...] Derrière le discours politique unificateur, qui consiste à dire que les Brics doivent constituer une force économique et politique pour s’affranchir des puissances occidentales, se dissimulent cependant des appréhensions africaines.

C’est de fait l’implantation massive en Afrique de la Chine, le géant des Brics, qui pose question, certains estimant que la Chine n’est plus un pays émergent, et que ses relations économiques avec le continent s’apparentent désormais à une nouvelle forme de colonialisme.

La nouvelle banque devrait être dotée d’un capital de départ de 50 milliards de dollars, soit 10 milliards par pays. Quand bien même elle devrait avoir du mal à réunir une telle somme qui correspond à 2,5% de son produit intérieur brut (PIB), l’Afrique du Sud en a fait une priorité. Elle espère trouver ainsi un moyen de financer son ambitieux programme d’infrastructures et aussi les projets des pays voisins.
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Ce soir sur F2, François Hollande doit dire aux Français de “tenir bon”

Addendum : « Manif pour tous » : La préfecture veut boucler tout le quartier autour du siège de France2 (7, esplanade Henri de France dans le XVe arrondissement).

Le siège de France Télévisions est généralement très bien desservi par les transports en commun parisiens : situé à quelques mètres du RER C (station Boulevard Victor) et du tram T3 (station Pont du Garigliano), il se situe à une centaine de mètres des stations Balard (ligne 8) et Exelmans (ligne 9). Voir plan.

Exclusif Fdesouche : Plan du périmètre de sécurité exceptionnel prévu ce soir par la PP. Il semble que la station de métro Lourmel (ligne 8) ne soit pas bloquée…


(Merci à Pitch pour la carte)

« Si nous n’avons pas de paroles fortes et d’annonce que le président va suspendre le texte, il prend un risque majeur de débordements et de troubles graves. »
Frigide Barjot, L’Express, 28/03/13

Le président de la République sera sur France 2 jeudi à partir de 20 h 15. Pour tenter de rassurer les Français alors que la situation économique et sociale s’aggrave.


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Le Bitcoin : La monnaie virtuelle qui surfe sur la crise

L’idée d’une taxe sur les dépôts bancaires, envisagée à Chypre dans le cadre du plan de sauvetage du pays, suscite l’inquiétude de nombreux Européens qui cherchent désormais à mettre leurs économies à l’abri.

Et si certains préfèrent les cacher sous leur matelas, d’autres songent plutôt à les convertir en monnaie virtuelle. En Espagne, par exemple, plusieurs applications mobiles liées aux bitcoins connaissent ainsi un pic de téléchargement.

Apparu en 2009, le bitcoin est une devise électronique qui permet aux internautes d’effectuer des transactions en ligne gratuites, décentralisées et anonymes. La masse de bitcoins en circulation dans le monde est régie par un algorithme.

Cette monnaie ne dépend donc d’aucune banque et échappe au contrôle des États. Une particularité qui offre des possibilités de blanchiment d’argent, mais qui séduit bon nombre d’épargnants ayant perdu confiance dans le système bancaire traditionnel.
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Paysans des villes : La tentation du retour à la terre

Ils étaient chimiste, coiffeuse ou agent immobilier… ils élèvent désormais des vaches, des cochons et des chèvres. On les appelle les “hors cadre familial”. Face au déclin démographique de la population paysanne, ces jeunes agriculteurs assurent la survie de nombreuses petites exploitations. Nous sommes partis à leur rencontre dans le Gers, les Hautes-Pyrénées et les Pyrénées-Atlantiques.

Christophe Masson est membre du réseau “slow food“, il incarne une vision de l’agriculture à taille humaine, centrée sur la qualité de la viande, le bien-être animal et la préservation de l’environnement. Ses 25 vaches paissent sur 50 hectares de prairie, une anomalie dans le paysage gersois, qui fut un des premiers à moderniser son agriculture.

Quand on est passé par la ville et qu’on voit la merde qu’on y mange, on ne peut pas avoir envie de la produire.

“Il y a cinq ans, je n’avais encore jamais vu de cochon.” Les bottes ancrées dans la boue, Nicolas Soisson déverse un mélange de petit lait et de céréales dans les mangeoires. Un grognement tonitruant traverse l’air humide de l’hiver gersois. En bas de la pente, six énormes porcs de 200 kilos s’élancent, traversent leur parcelle à vive allure et plongent le groin dans la mixture.
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L’arbre aux abeilles

En compagnie de Paul Chapelle, paysan apiculteur cévenol de 85 ans, nous partons à la découverte d’un savoir-faire traditionnel, celui des ruches troncs et d’un écotype particulièrement résistant d’abeilles noires. Film documentaire de 28 minutes – Grand Prix du Festival International du Film de l’Insecte.

Du chauffage “gratuit” grâce aux ordinateurs

Chauffer les ménages avec des ordinateurs : l’idée d’une start-up parisienne, Qarnot Computing, semble prometteuse à l’heure où le gouvernement français tente de trouver des sources d’énergie innovantes tout en réduisant la facture énergétique.

Les particuliers auraient ainsi accès à un chauffage gratuit et non-polluant, trouvant son origine dans les entreprises. Celles-ci utilisent de puissants serveurs informatiques, le plus souvent hébergés dans de coûteux data-centers.

En plus d’engloutir des quantités astronomiques d’électricité – les plus gourmands consomment l’équivalent de l’électricité d’une ville de 100.000 habitants -, leurs calculs intensifs dégagent une grande quantité de chaleur, dont le refroidissement représente 80% du coût du bâtiment. «Ce sont des monstres», résume Paul Benoît, fondateur et directeur de Qarnot Computing.

La start-up propose donc de disperser les calculateurs dans des mini-centres de calcul chez les particuliers, qui profitent sur place de la chaleur qui s’en dégage. «Notre idée, c’est la dispersion des serveurs, on étale les centres de calcul dans différents appartements: les informations sont donc disséminées chez des particuliers», explique Paul Benoît, qui a breveté son concept en 2010.
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Russie : La mortalité liée aux drogues en recul

En Russie, le taux de mortalité lié à la consommation de drogues a reculé, et le nombre de toxicomanes a cessé de croître. Le pays rejette le discours laxiste sur la légalisation des drogues dites “douces”.

Vu sur Fdesouche : opérations anti-dealers en Russie

« On nous martèle ces derniers temps l’idée de la légalisation, en spéculant sur l’inefficacité des politiques antidrogue, mais ce n’est qu’une illusion », a déclaré le directeur du Service fédéral russe pour le contrôle des stupéfiants (FSKN) Viktor Ivanov. Selon lui, même la légalisation de la marijuana provoquera des dommages, sa consommation entraînant des maladies mentales : schizophrénie, processus maniaques et dépression profonde.

États-Unis : La « guérilla des greffeurs » cultive des vergers clandestins

À San Francisco, la « guérilla des greffeurs », une organisation secrète, fait fi des réglementations municipales et greffe des branches portant des fruits comestibles sur des arbres d’ornement publics non fruitiers, camouflant ces produits du verger dans un environnement urbain.

Les autorités ont banni les arbres fruitiers des trottoirs de la ville dans l’espoir de maintenir la propreté des espaces urbains et d’éviter les problèmes en cas de chute d’un fruit. Pourtant, Tara Hui et Miriam Goldberg ont trouvé un moyen de contourner la loi. Les deux femmes sont à la tête de Guerrilla Grafters, un collectif qui veut « mettre à la disposition des citadins des fruits nutritifs et savoureux », via la création de vergers en centre-ville.

Une guérilla des greffeurs amène une nouvelle pierre à l’édifice de la réappropriation et de la transformation des espaces publics en lieux nourriciers. En effet quoi de plus simple que la greffe (incrustation, couronne, fente, anglaise) pour transformer un arbre ou arbuste peu intéressant (enfin joli une semaine par an, lors de la floraison) en un fruitier productif au coeur de la cité.

Se servant de ruban isolant pour coder le travail par couleurs, Guerrilla Grafters développe des partenariats dans chaque quartier dans lequel il réalise des greffes pour qu’il y ait quelqu’un sur place qui suive les progrès. D’après Tara Hui, « il n’est pas question de s’approprier ces arbres. C’est juste de l’intendance. »
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Quand la Russie montre sa puissance… douce

EXCLUSIVITÉ FORTUNE : Tribune libre de Vassily, l’un de nos lecteurs.

Un plus large recours aux méthodes dénommées “soft power” devrait contribuer à améliorer l’efficacité de notre travail- Sergueï Lavrov, chef de la diplomatie russe, 23 janvier 2013.

Pour modifier son image de pays agressif rongé par des instincts totalitaires, la Russie a décidé de passer à la vitesse supérieure en matière de “soft power” ou puissance douce: une série d’efforts visant à modifier l’image du pays directement au sein de l’opinion publique internationale, en défendant sa politique, ses valeurs et sa culture via des moyens non coercitifs. Un concept élaboré par le professeur américain Joseph Nye, mais qui trouve en réalité ses racines dans les efforts déployés par les États-Unis depuis l’après-guerre afin d’uniformiser les cultures et les modes de pensée.
Pour redorer son blason, la Russie a du pain sur la planche: le pays est systématiquement dépeint dans les médias dominants comme un État autoritaire ayant hérité des tendances dominatrices de son prédécesseur, l’URSS. La guerre d’août 2008 contre la Géorgie autour de deux régions indépendantistes a aggravé son cas: Moscou donnait l’image d’une immense puissance “agressant”, alors qu’elle contre-attaquait après des mois de mises en garde, son petit voisin de quatre millions d’habitants. Le régime de Tbilissi se trouvait être un allié de l’Otan, circonstance qui a fortement conditionné l’offensive diplomatico-médiatique qui s’est ensuite abattue sur Moscou.

La position de la diplomatie russe s’avère d’une remarquable cohérence sur le long terme: que l’on songe à la prudence justifiée du pays dès le début du “printemps arabe”, à son opposition intangible à l’indépendance du Kosovo ou à sa détermination sur le dossier syrien. Son image figée et son langage très formel peinent toutefois à conquérir les cœurs et à faire valoir les intérêts du pays sur la scène internationale. Face à un Obama monopolisant la “cool-attitude”, la Russie risque d’être perçue comme un pays glacial et glaçant. Elle doit donc mettre en place une stratégie efficace pour séduire au niveau mondial.

La puissance douce “à la russe” comprend un éventail diffus d’initiatives, comme des forums de jeunesse et des associations (Dialogue franco-russe) et des manifestations culturelles dont nous ne souhaitons pas dresser un catalogue exhaustif ici. Nous avons décidé de nous focaliser sur la bataille médiatique menée par la Russie en France et dans le monde.

I. Le cas de la France
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Argentine : Éco-hameau, plus que des maisons vertes, un mode de vie

Au-delà du confort et des bénéfices environnementaux offerts par les constructions écologiques, les quartiers durables séduisent aussi grâce à leur caractère communautaire. De Buenos Aires aux confins de la Patagonie, les écovillages fleurissent à travers tout le pays, attirant un nombre croissant de citadins tentés par une vie plus proche de la nature.

Véritables laboratoires de modes de vie alternatifs, les éco-hameaux naissent un peu partout dans le pays, depuis les régions tropicales de la province septentrionale de Misiones, jusqu’aux contreforts des Andes en Patagonie.

Certains projets démarrent parfois autour d’une expérience familiale qui sert de noyau au développement d’un hameau, tandis que d’autres communautés prennent forme grâce à un groupe d’amis partageant la même vision du monde.

Tous les candidats au retour à la nature ne cherchent pas forcément à s’isoler, et quelques initiatives voient le jour aux portes mêmes de la capitale, tel l’écovillage i-tekoa installé sur une île de la ville de Tigre, au nord de Buenos Aires.
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Australie : Un aborigène déjoue les projets d’Areva

Face aux 14.000 tonnes d’uranium logées dans les terres septentrionales d’Australie, Areva nourrissait de grandes ambitions. Le gisement était estimé à 2 milliards de dollars, selon média australien ABC News. Mais le géant du nucléaire français peut mettre au placard ses permis d’exploitation et ses velléités minières: des Aborigènes ont gagné le combat qu’ils menaient depuis des décennies contre les mines qui devaient être creusées sur leur territoire de Koongarra.

Après la découverte de gisements d’uranium en 1970, cette zone d’une douzaine de km2 avait été exclue du parc national de Kakadu, se retrouvant de ce fait privée de protection légale. La bataille de ces Aborigènes, et en premier lieu du propriétaire traditionnel de cette terre, Jeffrey Lee, a permis de la classer l’année dernière au patrimoine mondial de l’humanité de l’Unesco, puis de la réintégrer pleinement, en février, au parc national.

En 2011, une délégation australienne avait ainsi fait le voyage jusqu’à Paris pour rencontrer le comité de l’Unesco et le convaincre de classer le site, rapporte un article d’ABC News. Selon le média australien, ”le gouvernement a déclaré que le géant de l’énergie Areva avait formellement demandé que la nomination de Koongarra soit retirée de l’agenda de la rencontre”.

Le journal avance également que l’Aborigène a reçu “d’énormes pressions” pour cesser d’entraver les projets miniers d’Areva, et aurait pu devenir “l’homme le plus riche d’Australie” s’il avait cédé. “Il est légitime d’estimer que ces offres d’Areva relevaient de la corruption, pas nécessairement sur le plan juridique mais assurément sur le plan moral”, accuse l’Observatoire du nucléaire.
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Toxicité des OGM : Une étude choc relance le débat (Màj)

Addendum du 22/02/2013: L’étude de Gilles-Eric Séralini, qui dénonçait l’empoisonnement collectif par les OGM a été validée.

Dans une interview exclusive à paraître dans le magazine Rebelle-Santé du 23 février, Paul Deheuvels, membre de l’Académie des sciences et Directeur du Laboratoire de Statistique Théorique et Appliquée de l’Université de Paris VI, confirme la validité scientifique de l’étude sur les OGM dirigée par Gilles-Eric Séralini et dénonce les fonctionnements internes de l’Académie des Sciences.

L’académicien, après avoir eu récemment accès aux données brutes de l’étude polémique sur les OGM de Gilles-Eric Séralini, confirme son sérieux scientifique. «Je puis confirmer l’existence de différences statistiquement significatives pour d’autres données d’observation que les comptages».

Professeur à l’université Pierre et Marie Curie, le statisticien évoque « les pressions et conflits d’intérêts qui peuvent guider les décisions de l’Académie », notamment sur des sujets où les enjeux commerciaux ou industriels sont importants.

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Riccardo Petrella : «Halte au nouvel esclavage global !»

Politologue, économiste et professeur émérite à l’Université catholique de Louvain, Riccardo Petrella est une figure emblématique de l’altermondialisme. Fondateur du Groupe de Lisbonne, il a publié de nombreux ouvrages sur la marchandisation du monde, l’éducation, la mondialisation et le bien commun. Président de l’Institut Européen de Recherche sur la Politique de l’Eau (IERPE), il milite toujours activement pour un contrat social mondial fondé sur l’aspiration de toute personne et de tout peuple à la dignité, à la justice, à la liberté et à la paix.

Riccardo Petrella, insiste ici sur le fait que les pauvres sont en réalité des appauvriEs et que la pauvreté est le résultat d’un processus d’appauvrissement. Par la suite, il enchaîne sur ce qu’il nomme les « fabriques de l’appauvrissement ».

Parmi elles, il y a celle de l’inévitabilité de la pauvreté : « il y en a toujours eu et il y en aura toujours ». Elle a comme effet « d’individualiser » la pauvreté dans nos têtes : ce serait de la faute des personnes si elles sont pauvres, tout comme ce serait le mérite des personnes riches d’avoir fait des efforts pour le devenir.

Après avoir expliqué trois autres fabriques de l’appauvrissement (inégalité, injustice et exclusion, prédation de la vie), il poursuit sur la nécessité de mener une campagne visant à déclarer illégale la pauvreté.

Une telle campagne, déjà lancée en Italie, vise spécifiquement à rendre illégales des lois, des institutions et des pratiques sociales et collectives qui attaquent la démocratie, nuisent à la justice sociale et économique et entravent la citoyenneté. Il termine en invitant les mouvements sociaux du Québec à s’approprier cette campagne.

Cette conférence de Riccardo Petrella a eu lieu le 14 octobre 2012 dans le cadre de l’événement Pour que la solidarité mette fin à la pauvreté. Six idées qui changent le monde, un événement organisé par le Collectif pour un Québec sans pauvreté.