Lons-le-Saunier (39) : Quand le bio s’impose dans les restaurations collectives

Des précurseurs. Dans cette école de Lons-le-Saunier (Jura), c’est chaque jour le même rituel avant de se mettre à table : la lecture du menu. Ce midi-là, c’est courgettes bio, camembert bio et compote bio. Que du bio au menu pour les écoliers !

Et ça fonctionne : dans cette cantine il y a trois fois moins de gaspillage qu’ailleurs. Les courgettes poussent à quelques kilomètres de l’école. Le maraîcher vend 20% de sa production à la ville et parfois même à un prix légèrement au-dessus du marché. Il livre lui-même sa production directement à la cantine. Les menus s’adaptent aux légumes de saison.

Dans cette cuisine centralisée, on prépare 5.000 repas par jour pour 60 écoles du département, trois maisons de retraite et un hôpital. Une mutualisation qui permet de réduire les coûts.

Le repas scolaire est facturé entre quatre et cinq euros aux familles, ce qui est dans la moyenne nationale. Cuisiner bio et local est une idée du maire, aujourd’hui son succès est un exemple. Du fournisseur aux consommateurs, tout le monde trouve son compte dans cette restauration de qualité.

Éthiopie : Une serre révolutionnaire contre la pénurie d’eau

L’eau a toujours été un bien précieux. L’humanité a mis un peu de temps à s’en rendre compte mais, avec le réchauffement climatique, elle en prend subitement conscience. 

Il faut donc apprendre à utiliser cette ressource de façon rationnelle… mais aussi savoir la récolter où elle se trouve, surtout dans les endroits où elle a toujours manqué. C’est dans ce but qu’un couple a mis au point un système de serre qui récupère l’eau présente dans l’air. Assez génial… et très simple !

Mathilde Richelet et Bassel Jouni ont inventé une serre multifonction. Un concept élémentaire mais diablement efficace.

« Cette serre a été imaginée pour capturer efficacement la rosée, le brouillard et l’eau de pluie ».

Un film plastique recouvre une armature en bois, lui donnant ainsi un air de tipi translucide. La journée il agit comme une serre sur les cultures qu’il couvre mais, le soir, lorsque la température tombe, il capture la rosée qui est alors conduite dans un réservoir à l’aide de petites gouttières.
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Le combat d’un homme contre Monsanto

Grâce à Paul François, céréalier charentais gravement intoxiqué en 2004 par le Lasso, herbicide commercialisé par Monsanto, la multinationale tentaculaire a enfin être condamnée en France. « C’est un combat qui me dépasse mais ça reste mon combat! Les coups, c’est moi qui les ai pris. Je suis avant tout agriculteur », martèle cet homme de 51 ans.

Monsanto a été reconnu « responsable » en première instance de l’intoxication de Paul François. Condamné en 2012 à « indemniser entièrement » l’agriculteur de Bernac (Charente), partiellement handicapé et souffrant d’importantes séquelles, la firme continue pourtant à répéter tranquillement, lors de l’audience d’appel en mai, que son produit « n’est pas dangereux » et que « les dommages invoqués n’existent pas ».
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Estonie : Un robot-tortue explorateur des mers

L’archéologie subaquatique est un domaine d’études riche, mais aussi risqué. Peut-on utiliser des robots en renfort? A Rummu en Estonie, des scientifiques en sont persuadés: ils testent un nouvel appareil conçu pour prêter main forte aux archéologues sur des sites immergés.

Leur U-CAT peut se rendre sur des épaves ou des vestiges comme dans le cas de ce site, les ruines d’une prison et d’une carrière utilisées du temps des Soviétiques, aujourd’hui enfouies sous les eaux d’un lac.

Consommation : Les promesses des circuits courts

Grossistes, traders, coopératives, acheteurs, transformateurs, vendeurs…Face à l’opacité qui semble régner dans le milieu de  l’agroalimentaire, le consommateur est bien souvent perdu face à son assiette. Comment être sûr de ne pas être trompé sur la marchandise? Face à cette interrogation, ils sont de plus en plus nombreux à faire confiance à un autre mode de consommation, celui des circuits courts.

Leur principe est simple: un intermédiaire, pas plus, entre le producteur et le consommateur ! En réduisant les trajets et les frais, nous aurions tous à y gagner: des produits moins chers et une rémunération plus juste pour les agriculteurs. La promesse est-elle toujours respectée ?

En Saône-et-Loire, un éleveur de charolais parcourt 1000 km chaque week-end pour livrer au domicile de ses clients la viande des bœufs qu’il élève. Dans le Lot-et-Garonne, d’autres on choisit de s’associer pour créer un magasin d’agriculteurs, pour ne plus subir les cours du marché des fruits et légumes.

Peut-on s’affranchir facilement du réseau de la grande distribution?

Quelles sont les conséquences d’un tel choix? Comment réagit la grande distribution face à cette nouvelle tendance? Loin d’être réservé à des utopistes, cette méthode de distribution est en train de devenir un marché porteur économiquement. E-commerce, supermarchés et même produits surgelés en circuit court, les initiatives se multiplient. Pas toujours pour le meilleur…

3D-Varius : Le violon né d’une imprimante 3D

Tout droit sorti de l’imagination d’un ingénieur français qui voulait allier sa passion et son métier, ce drôle de violon s’appelle un 3D-Varius. Il est né d’une imprimante 3D. Grâce à cela, l’instrument magique est à la fois puissant et ultraléger. Pour en arriver à ce bijou, il a fallu tester plusieurs matières.

Le fait qu’il soit plus léger, ça permet déjà d’enlever les tensions, et d’avoir des mouvements beaucoup plus fluides“, note Laurent Bernadac, inventeur du 3D-Varius. Mais “le trajet des ondes sonores [n'est également pas] parasité par toutes sortes de collages ni de lissages“, ajoute-t-il.
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États-Unis : Militantisme et alimentation alternative

Les mouvements pour une alimentation alternative sont-ils une panacée contre l’obésité, les problèmes de santé d’origine alimentaire et la mauvaise alimentation ? Nul besoin d’être réactionnaire pour voir les limites de cette proposition ; difficile pourtant de renoncer à cette croyance. Julie Guthman, dont le travail a presque à lui seul inauguré la recherche scientifique sur ces questions, nous aide à comprendre pourquoi.

Vous êtes principalement connue comme spécialiste de l’obésité et des produits biologiques. Mais plus généralement, on pourrait vous décrire comme chercheuse en études sur l’alimentation, un domaine à la fois assez récent et spécifique au monde anglophone. De quoi s’agit-il et comment y êtes-vous venue ?

Julie Guthman : Un nombre important de travaux tombent sous la catégorie des études sur l’alimentation, y compris dans les sciences dures. Mais dans les sciences humaines et sociales, trois courants différents peuvent être observés. Premièrement, il y a des travaux assez descriptifs qui se rapprochent de la littérature populaire et qui décrivent, souvent en des termes admiratifs, une expérience alimentaire, un restaurant, ou des produits alimentaires.
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La revanche du bœuf français

Et si le bœuf français était l’un des meilleurs au monde? Et si la blonde d’Aquitaine, les limousine, normande, gasconne ou aubrac n’avaient plus à rougir face au célèbre black angus ou au boeuf de Kobé ? Bêtes de concours, bœuf cidré, hibernation, millésimes et appellations: l’univers du bœuf d’exception made in France n’a plus rien à envier à celui des vins et des fromages.

Depuis les montagnes du Nevada jusqu’aux palaces de Hong Kong, de la boucherie de quartier aux tables des plus grands chefs, des passionnés innovent et travaillent sans relâche pour atteindre l’excellence.

Quand la Chine verte s’éveille

Dans la province du Yunnan, au sud-ouest de la Chine, des fermiers, des militants écologistes, des journalistes et des scientifiques luttent pour tenter d’arrêter le projet de construction d’un énorme barrage sur le fleuve Yangtsé (le fleuve bleu). Lequel submergerait les vallées et engendrerait le déplacement de quelque cent mille personnes.

Watson : L’ordinateur le plus intelligent du monde

Watson est tout simplement l’ordinateur le plus intelligent au monde. Conçu par IBM, il est doté d’une intelligence artificielle capable de diagnostiquer des cancers avec un taux de réussite plus élevé que celui des étudiants en médecine. Une révolution dans le monde médical.

On vous parlait déjà de Watson, l’ordinateur le plus intelligent du monde, lorsqu’il était question pour lui de gérer les standards téléphoniques. Sa nouvelle mission est désormais de venir aider les médecins du Memorial Sloan-Kettering Cancer Center de New-York, un centre qui a traité 1125 patients atteints d’une tumeur du poumon en 2012.

Pour cela, une équipe composée de 25 chercheurs a aidé l’intelligence artificielle à assimiler plus de 600.000 données médicales, principalement sur le cancer du poumon. L’ordinateur est maintenant capable, grâce à sa capacité à comprendre le langage naturel et non le langage informatique, de répondre aux questions des médecins et de diagnostiquer avec un taux de succès de 90% le cancer du poumon!

En téléchargeant le dossier du patient dans la machine,  Watson informe le médecin sur le meilleur traitement à utiliser et affiche une liste classée selon un indice de confiance décroissant.

Watson est actuellement en phase de tests dans un centre hospitalier new-yorkais. Grâce à lui, les frais de santé pourraient être réduits de 30% aux États-Unis, soit d’1,46 milliard d’euros !

SoCurious

Permaculture : Une solution à la crise agricole

Vu du ciel, la ferme du Bec Hellouin en Normandie ressemble à une exploitation comme les autres, mais à y regarder de plus près, cette oasis de verdure avec ses mares, ses forêts, jardins et son potager d’inspiration mandala sortent de l’ordinaire. Derrière ce petit paradis se cache un écosystème aussi riche que complexe. Il s’agit d’un mode de culture biologique d’un nouveau genre.

Nous sommes chez des pionniers de la permaculture. La production intensive, très peu pour eux. Ils ont choisi d’imiter la nature telle qu’elle fonctionne depuis la nuit des temps. La permaculture est une technique d’origine australienne.

La règle est simple: prendre soin de la terre et des hommes à la force du poignet. Avec la permaculture, pas besoin de grandes surfaces pour un rendement maximum, et encore moins de pesticides. Ici, chaque arbre et chaque être vivant à son rôle et la nature le rend bien.

Énergie : Des centrales électriques à méthanisation pour lutter contre la crise agricole

Johann Marquer est à la tête d’un élevage porcin. À 34 ans, ce jeune éleveur a trouvé une solution pour échapper à la crise. Pour compenser les pertes sur chaque kilo de viande vendu, il produit de l’électricité. Grâce à son smartphone, il pilote directement sa petite centrale électrique à méthanisation.

Sa centrale entièrement automatisée a représenté un investissement de 1,5 million d’euros. Il y recycle les déchets de sa production de céréales, mêlés à d’autres rejets de l’industrie agroalimentaire. Une fois mélangée au lisier de son élevage, la fermentation sous une grande coupole produit un gaz, le méthane. C’est ce gaz qui alimente un générateur d’électricité 100% naturel, l’énergie produite étant revendue à EDF.

Selon la taille et l’efficacité de chaque centrale, EDF achète entre 13 et 21 centimes chaque kilowatt/heure. Pour favoriser cette production, le gouvernement propose d’augmenter ce tarif à plus de 22 centimes, ce que les professionnels trouvent insuffisant. La France ne compte actuellement que 250 installations de ce type sur son territoire.

Faire pousser des légumes sans eau, c’est possible

Faire pousser des tomates, aubergines, potirons ou courgettes nécessite du soleil et forcément un peu d’eau. Ou pas. Depuis 15 ans, un maraîcher arrive à donner vie à des fruits et légumes en pleine sécheresse. Pascal Poot a une méthode bien originale pour les cultiver: il les fait pousser, ne les traite pas du tout et vient seulement les cueillir quelques mois après.

Son vrai secret, c’est qu’il crée ses propres semences. “Depuis 30 ans, j’ai commencé à faire de la sélection moi-même, et faire en sorte que les plantes apprennent à résister par elles-mêmes aux maladies, et ça marche“, explique le cultivateur.

Il a dû en effet se débrouiller avec des contraintes. Ses trois hectares situés au nord de Béziers n’ont pas d’accès à l’eau, alors Pascal Poot a compté sur des variétés anciennes, plus résistantes.

(Merci à Pierre)

Chine : Les algues deviennent le nouvel or vert

La province du Fujian (Chine), face à l’île de Taïwan est connue pour ses villages flottants. Ici, les habitants vivent du commerce des algues. On produit ici trois ou quatre types de ces plantes aquatiques.

Cela fait 1 400 ans que l’on cultive et consomme dans le Fujian ces algues. Mais en ce moment, c’est un vrai boom. “On a fait beaucoup de progrès en productivité et en qualité et la demande a fortement augmenté, non seulement pour la consommation directe, mais aussi pour l’industrie, du coup les prix ont explosé. Ils ont été multipliés par cinq en dix ans“, explique Wang Zi Xi, maire de Xi Nan.

On retrouve des algues dans les dentifrices, les cosmétiques ou certains médicaments. Alors les habitants du coin ont quasiment abandonné toute autre activité pour se consacrer à cette culture.

Afrique : Ériger des clôtures pour protéger les espèces

Les pays africains sont souvent critiqués pour leur incapacité à relever leurs défis environnementaux. Les observateurs citent en particulier la disparition des habitats naturels face à la pression démographique, la dégradation des terres et l’industrialisation. Et surtout, la critique la plus courante est que l’augmentation du braconnage menace la survie d’espèces en danger comme les éléphants et les rhinocéros.

Le Kenya a toutefois mis en œuvre un important et novateur projet de conservation de la biodiversité. Entamé dans les montagnes Aberdare, au centre du pays, le projet Rhino Ark avait pour objectif initial de protéger le rhinocéros noir, en danger critique d’extinction, des ravages opérés par les gangs de braconniers.

Le principal enseignement à retirer de ces initiatives est simple : de bonnes clôtures sont bénéfiques pour tous.

Ce projet est soutenu par ceux-là mêmes qui auraient pu s’y opposer: les communautés locales des régions agricoles limitrophes, parmi les plus productives du pays.
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Chine : Édification d’une « grande muraille verte » de 4.500 km

Pour contrer l’avancée du désert de Gobi et lutter contre le changement climatique global, la Chine adopte un vaste plan de reforestation considéré comme le plus grand projet écologique mondial. Une véritable « grande muraille verte » qui fait de la Chine, contre toute attente, la première puissance en matière de politique de reforestation.

L’empire du milieu voit les choses en grand. Le pays le plus pollueur du monde tente de se racheter une conduite et un avenir respirable avec un projet pharaonique débuté il y a quelques années et qui, selon une récente étude, commence à porter ses fruit.

Un cordon sanitaire d’arbres d’une étendue de 4.500 km plantés en lisière du désert pour freiner son extension, voici en quoi consiste ce qui serait le plus vaste projet écologique au monde. Lutter contre la désertification semble être un enjeu majeur en Chine où chaque année, les zones arides supplantent 3600 km² de prairies.

Le phénomène, en plus de réduire la surface de terres arables précieuses pour nourrir une population de 1,3 milliards d’humains engendre de grandes tempêtes de sable jaune et favorise les inondations massives comme ce fut le cas avec le fleuve Bleu en 1998.
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Du sel dans mon moteur

Dans des laboratoires installés au bord de digues gigantesques ou de marais salants, des scientifiques travaillent à produire de l’énergie à partir de l’eau de mer. Cette eau alimentera-t-elle un jour nos usines et éclairera-t-elle nos villes?

Un rêve impossible? Pourtant des scientifiques du monde entier y travaillent avec acharnement. Ce film va à leur rencontre dans des laboratoires parfois situés au bord de gigantesques digues ou de majestueux marais salants, afin de faire le point sur les plus récentes recherches menées autour de cette énergie, sur les espoirs, les difficultés et les échecs qu’ils rencontrent.

Produire de l’énergie à partir de cette ressource inépuisable entraînerait un bouleversement fondamental pour nos sociétés.

De la musicothérapie pour sauver les vignes

De la musicothérapie, pour soigner les vignes ? En Champagne, sept vignerons testent un système de soins des vignes, mis au point par le physicien Joël Sternheimer. Le procédé est basé sur de la diffusion de musique dans les vignes, au lever et au coucher du soleil. L’objectif ? Lutter contre les maladies.

“Certains sons sont là pour favoriser une action dans la plante, ça peut être, par exemple, activer une défense naturelle. Puis certains autres sons sont là pour inhiber la plante ou inhiber un parasite qui serait sur la vigne”, explique le vigneron Michel Loriot.

Aujourd’hui en France, plus de 300 hectares de vignes sont ainsi stimulées avec des résultats spectaculaires : “Le résultat était là au bout de deux ans”, se réjouit Martine Loriot, vigneronne. “Je ne dis pas que la maladie est complètement éradiquée mais on voit bien qu’elle est freinée et qu’elle est pour le moment stoppée”, constate aussi Michel.

Strasbourg (67) : La ville, nouveau refuge pour les abeilles ?

Dans cette ruche de Strasbourg, 60.000 abeilles préparent la récolte. La colonie est en pleine activité et devrait produire 20 kilos de miel. Elles se trouvent en pleine ville, sur le toit de l’assurance maladie, à quelques rues de la cathédrale.

Un apiculteur professionnel intervient plusieurs fois par mois pour entretenir ces ruches. Pour lui, la ville constitue un cadre idéal pour les abeilles. “En ville c’est vrai qu’il y a de la pollution, mais elle est atmosphérique, elle n’est pas phytosanitaire. La campagne on utilise des pesticides de façon intensive, de façon considérable. On a une monoculture, généralement des céréales”, explique Jean-Claude Moes, apiculteur.

Une nourriture abondante et de qualité, c’est ce qui plait aux abeilles en ville. En quatre ans, une dizaine d’entreprises se sont lancées dans l’aventure à Strasbourg. Ces ruches ont surtout pour intérêt de réintroduire les abeilles en ville et de favoriser la pollinisation et la biodiversité indispensable à l’agriculture.

Gruissan (11) : À la recherche du vin du futur

À Gruissan (Aude) est produit un vin expérimental faiblement alcoolisé. Ce sera peut-être le vin de demain, car le changement climatique entraîne une hausse du taux d’alcool dans le vin. Il faut donc trouver des parades à ce phénomène qui pourrait menacer le vin français.

C’est au cœur du massif de la Clape, à une heure de Montpellier que ce vin est conçu. Ce laboratoire à ciel ouvert est unique en Europe. Du cep à la mise en bouteille tout est objets de recherches pour adapter la vigne au réchauffement climatique.

Sur le domaine, une quarantaine d’ingénieurs de l’Inra remplace les viticulteurs. Le vin de demain sera plus léger, conçu avec des grains moins sucrés. Les chercheurs ont mis au point des techniques pour dés-alcooliser le vin. La technique brevetée a déjà des adeptes. Tout est fait pour préserver l’essentiel du vin: sa saveur.

« J’ai choisi l’école à la maison »

Tandis que des milliers d’élèves ont pris le chemin du collège ce matin, Clémentine [1] n’aura pas besoin de sortir de chez elle pour la rentrée des classes. Cette année, alors qu’elle devait passer en sixième, ses parents ont décidé de la déscolariser. Un choix difficile mais nécessaire selon sa mère, Anita. Témoignage.

Ma fille a 11 ans et elle a toujours été scolarisée. Cette année, alors qu’elle devait faire sa rentrée en classe de sixième, nous avons décidé qu’elle n’irait plus à l’école : nous avons misé sur l’instruction en famille.

Clémentine a un parcours scolaire tout à fait classique. Elle a toujours été disciplinée et bonne élève, mais manquait d’enthousiasme à l’idée d’aller à l’école. Pourtant, elle adore apprendre.

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L’essor de la maison en kit

L’auto-construction est un marché à la mode. Le budget est compris entre 30.000 et 300.000 euros. Pas besoin d’être un spécialiste, on peut le faire seul ou assisté d’une équipe. Une maison qui sort de terre en une semaine, des fondations à la toiture avec des pièces simplement empilées les unes sur les autres.

Aujourd’hui, le marché est encore marginal mais il est porteur et en plein essor. De nouvelles sociétés proposant ce type de construction apparaissent en France chaque année. Aujourd’hui plus d’un millier de ces petits chalets apparaissent chaque année.

Objets connectés : Vers un monde ré-humanisé ?

Robots ménagers capables de proposer le bon programme, chauffage central apte à optimiser les coûts, automobile autonome… d’ici à 2020, 25 milliards d’objets connectés vont être mis en service. A mi-chemin entre objet et sujet, ces produits intelligents influeront sur notre rapport au monde. Une révolution est-elle en marche ?

La révolution numérique bouleverse les catégories de notre relation à autrui, dans les sphères amicales, amoureuses et professionnelles (1). Mais elle transforme aussi les cadres conceptuels de notre rapport aux choses et donc au monde. « L’Internet des Objets » (en anglais Internet of Things ou IoT) serait la prochaine étape de cette révolution.

Après la création d’Arpanet en 1969, après le lancement du Web en 1990, et après la généralisation d’Internet mobile en 2007, grâce aux smartphones, 2020 serait une année charnière : plus de 25 milliards d’objets connectés sont censés être mis en service d’ici-là. Allons-nous vers une «ré-humanisation» du monde grâce à l’injection à haute dose des intentions humaines dans des objets ? Ou bien nous dirigeons-nous vers un univers matériel saturé de données ?

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Le pouvoir de l’effet placebo

Pendant des siècles, les placebos ont été considérés comme de la fausse médecine faisant appel à la tricherie et à la supercherie, mais ce documentaire ouvre une porte et démontre toute la puissance des placebos et les véritables effets qu’ils ont sur notre esprit et notre corps..

Pologne : Le trésor des nazis retrouvé ? (Màj vidéo)

28/08/2015

L’existence du “train nazi” chargé d’or se confirme


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Les autorités polonaises ont lancé des recherches suite au témoignage de deux personnes affirmant avoir retrouvé un train allemand nazi, qui aurait transporté des armes à feu et des pierres précieuses et qui, selon des rumeurs, avait disparu depuis la Seconde Guerre mondiale.

Les autorités du district de Wałbrzych dans le sud-ouest de la Pologne ont indiqué qu’elles avaient été contactées par un cabinet d’avocats représentant un Polonais et un Allemand, qui affirment avoir localisé le train et réclament 10% de la valeur des biens contenus dans le train, rapporte jeudi The Guardian.

Des médias locaux ont affirmé que le train avait disparu en 1945, avec à son bord un butin provenant de l’ancienne ville allemande de Breslau, maintenant appelé Wrocław, et d’une partie du sud-ouest de la Pologne. Le train était blindé et appartenait à la Wehrmacht, la machine de guerre de l’Allemagne nazie.

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Morlaix (29) : À la recherche de trésors dans les fonds marins

Un métier méconnu. Leur mission; retracer l’histoire des épaves oubliées et découvrir des trésors. Ils font de l’archéologie sous-marine. Dans la baie de Morlaix (dans le Finistère), au fil des siècles, des dizaines d’épaves ont été englouties par les flots formant ainsi un véritable cimetière sous-marin.

Toujours à la recherche de nouvelles découvertes, les archéologues s’intéressent à une épave vieille de plus de 2.000 ans dont le naufrage remonterait à l’Antiquité. “C’est quelque chose de très rare. On a une seule épave romaine sur l’arc atlantique“, décrit Olivia Hulot, archéologue.

Heureux avec 800 euros par mois

Comment vivre volontairement avec moins que le smic ? La leçon d’Hervé Henri-Martin, qui a fait le choix d’une vie dépourvue de tout superflu.

« C’est devenu presque un jeu : comment m’y prendre pour dépenser moins encore » : Hervé René Martin s’amuse de ce défi tout en sirotant son café. Devant ses fenêtres, des forêts denses de châtaigniers et conifères typiques du paysage de Saint-Étienne-de-Serre (Ardèche). L’intérieur de sa maison dégage une senteur de bois et de foins fraîchement coupés, offrande des murs construits en terre et paille.

Il y a seize ans, Hervé, fort du succès de son essai La Mondialisation racontée à ceux qui la subissent (Climat, 1999), court les conférences et pérore sur la décroissance économique. Mais que sait-il, au fond, de cette réalité qu’il préconise ? À 55 ans, celui qui a emprunté avec appétit toutes les autoroutes de la société de consommation, exercé plus de vingt métiers, couru la gueuse, roulé en BMW, publié des romans érotiques, décide de changer de vie.

L’aboutissement d’un long cheminement. Déjà, à 40 ans, alors à la tête d’un cabinet d’assurances, il s’était senti pris au piège des crédits qui rognaient sa liberté. Il avait vendu et remboursé. Commence alors une vie sans revenus fixes avec une visibilité économique à six mois.
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Japon : Le mystère économique

Rien ne laisse paraître que le Japon serait en « crise », avec une économie stagnante depuis 20 ans. Par quel miracle, avec une croissance nulle si l’on s’en tient à la mesure classique de la Production intérieure, les Japonais restent-ils, de fait, aussi prospères, satisfaits de leur sort à les écouter et tous employés s’ils le souhaitent: le taux de chômage, depuis vingt ans, n’a jamais dépassé 3,5% avec, pour beaucoup, un emploi à vie dans les grandes entreprises? Pourquoi le Japon, qui statistiquement se porte si mal, va en réalité plutôt bien.

Ce paradoxe serait-il dû à l’endettement, un des plus élevés au monde, deux fois la production annuelle? La bonne vie, mais à crédit? L’explication ne tient pas, car cette dette, les Japonais la doivent à eux-mêmes: ils placent leur épargne dans des emprunts publics. Le Japon ne s’endette pratiquement pas sur le marché mondial et n’est guère menacé de banqueroute.

Mais, cette croissance nulle, les Japonais en ont un peu honte face au reste du monde – une « perte de face » mal ressentie dans les civilisations d’Asie – au point d’avoir élu le Premier ministre Shinzo Abe qui promit de renouer avec la croissance forte des années 1980. Lors de ces deux dernières années, son gouvernement a contraint la Banque centrale à fabriquer de la monnaie en surplus, ce qui a dopé la consommation: cette drogue, bien connue des économistes, produit toujours des effets provisoires.

L’« Abenomics » a fait grimper la croissance à 2% pendant deux ans, avant de retomber aux alentours de 0% cette année. Combien de sacs Vuitton une Japonaise peut-elle acheter ou combien de clubs de golf pour son mari ? L’euphorie achevée, chacun s’en est retourné à ses habitudes antérieures, un confort frugal et de l’épargne pour ses vieux jours.
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États-Unis : Zone blanche pour les électrosensibles

Si l’électrosensibilité n’est toujours pas reconnue aux États-Unis, ils sont beaucoup plus nombreux à en souffrir. Conséquence : les personnes concernées sont obligées de s’organiser. Elles aménagent leur logement, isolent leurs ordinateurs.

Mais d’autres choisissent des solutions beaucoup plus radicales en se réfugiant dans des zones blanches, où toute onde électromagnétique est interdite. A Green Bank, les téléphones ne passent pas, tout comme la 4G et la wifi. En cause ? La présence d’un télescope géant, qui doit être protégé des antennes téléphoniques qui pourraient l’endommager. Aujourd’hui, la ville compte également quelques électrosensibles.



Toulouse : La justice reconnaît pour la première fois comme handicap l’électrosensibilité


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L’art de la sieste

Art de vivre ou perte de temps ? Sur la plage, dans un hamac ou même dans son lit, la sieste reste le symbole même des vacances. Et si on l’adoptait le reste de l’année, comme en Espagne ? De 14 heures à 17 heures, tout un pays met ses pendules sur pause. Mais cette sympathique coutume est aujourd’hui critiquée: elle laisserait l’Espagne à contretemps du reste de l’Europe.

Un autre pays − et c’est moins connu − l’a inscrite dans sa constitution: la Chine. Dans ses usines, sur ses marchés ou dans ses rues, on s’allonge, parfois à même le sol, pour piquer un petit somme après le déjeuner. Une vision aux antipodes des clichés sur la première puissance économique mondiale !

Et si les Chinois avaient raison ? Car l’exercice serait en réalité très rentable. Les entreprises qui installent des salles de sieste le savent bien: cette pause leur est bénéfique autant qu’aux salariés, dont elle booste la productivité. De Barcelone à Pékin, en passant par New York, petit tour du monde de la sieste.

Brésil : Des fourmis manifestent contre la déforestation amazonienne

Mercredi, un demi-million de fourmis ont “manifesté” lors d’une visite officielle de la chancelière allemande Angela Merkel au Brésil. Sur les petites feuilles brandies par les fourmis coupe-feuille, on pouvait lire les slogans “Au secours, Merkel” ou “Sauvons l’Amazonie“. Une opération signée WWF (World Wild Fund for Nature) pour appeler à la sauvegarde de l’Amazonie.

Recylage : Quand les designers font les poubelles

De plus en plus de designers s’intéressent aux déchets. Ils inventent de nouveaux matériaux qui deviendront peut-être la norme de demain. Pour leur prototype haut de gamme, les designers de Peugeot ont utilisé un produit qui ressemble à du bois précieux, mais il s’agit en réalité d’une nouvelle matière, issue de papier recyclé.

Des feuilles de journaux encollées, assemblées, puis pressées autour d’un cylindre comme les cernes d’un arbre. Les designers veulent changer le regard de leurs clients. Les produits recyclés peuvent prétendre à l’excellence.

Dénicher de nouveaux matériaux, certains en ont fait leur métier. Dans leurs rayons, de plus en plus de produits sont issus de recyclage. Les filières se mettent en place pour concevoir autrement, pour limiter les déchets, préserver les forêts et les ressources.

La révolution des impressions en 3D

Ce lundi 17 août, Maxence a reçu une prothèse de main imprimée en 3D, une première en France. Une révolution qui prouve une fois encore que cette technologie peut faire des miracles.Dans la santé avec des prothèses par exemple, mais pas seulement. Des voitures, des maisons et même des ponts peuvent aujourd’hui être imprimés en 3D.

Phytothérapie : Les plantes médicinales remportent un important succès

Aujourd’hui, 45 % des Français disent avoir recours à la Phytothérapie. Les consommateurs en sont de plus en plus friands. Mais attention, mal utilisées, certaines plantes peuvent être dangereuses.

Ardèche : À la découverte du bois de Païolive

Il est l’un des joyaux de l’Ardèche. Le bois de Païolive est l’une des forêts les plus sauvages de France. Les visiteurs apprécient le charme de cette forêt riche en biodiversité. Ce labyrinthe de rochers et d’arbres cache parfois des trésors comme la grotte de la Cotepatière. Elle fait 300 m de long.

Le bois est également traversé par les gorges du Chassezac, un affluent de l’Ardèche qui attire de nombreux touristes. Chaque année, ils sont 600 000 à fouler le site naturel autour du Païolive.

À la découverte des huiles alimentaires

De pistache ou d’argan, les huiles rehaussent les plats et les industriels surfent aujourd’hui sur ce marché en plein essor. Chaque année, ils sortent de nouvelles saveurs pour ces huiles rares et de goût.

Ces huiles nouvelles promettent des bénéfices en terme de santé, mais à condition de savoir lire les étiquettes, note une diététicienne. Il est notamment important d’avoir quatre fois plus d’oméga 6 que d’oméga 3. Un rapport important qui permet de prévenir les maladies cardiovasculaires.

Il est aussi essentiel de varier les huiles au moins tous les deux mois. Et quel que soit le goût choisi, il ne faut pas dépasser quatre cuillères à soupe par jour et par personne.

Camargue : A la découverte du métier de sagneur

Depuis les années 60, on ne coupe plus les roseaux pour les paillassons, mais pour la toiture de chaume. 100% camarguais, le roseau est récolté en novembre, il est épais, isolant et écologique. Cette année, la récolte du roseau a chuté de moitié à cause des ragondins et de la pollution des marais.

La région Centre : Un concentré de raffinement et de verdure

En Touraine, Xavier le maraîcher est le chantre de la biodiversité végétale et alimentaire, qu’il célèbre jour après jour dans son “champ de pagaille”, où il cultive des plantes aux goûts surprenants.