Vacances au goût de partage

Louer sa tente, son duvet ou partager sa voiture avec des voyageurs, dormir chez l’habitant ou faire un échange de maison avec des inconnus au bout du monde… Le tourisme collaboratif s’invite dans nos vacances !

Basé sur l’échange et le partage, il incarne une nouvelle façon de voyager plus souvent et moins cher. Certains y voient un antidote à la crise. Le phénomène est mondial, il prend son essor grâce aux réseaux sociaux. Sur Internet, des start-up proposent de nouveaux services fonctionnant grâce à l’entraide, la convivialité et la gratuité.

Le tourisme collaboratif s’appuie sur une règle de base: la confiance. Les plateformes d’échanges incitent leurs utilisateurs à bien se comporter. Derrière le produit ou le service offert, c’est la rencontre humaine qui est mise en avant.

Mais derrière cette approche philanthropique se cache souvent un véritable modèle économique. L’économie collaborative peut rapporter beaucoup d’argent et quelques désillusions… Enquête sur le tourisme collaboratif : nouvelle poule aux œufs d’or ou véritable révolution ?

La perfection technique des insectes

Des prises effectuées au très grand ralenti aident à comprendre la mécanique sophistiquée qui permet aux insectes de réaliser des sauts impressionnants.

Dick Fosbury, Mike Powell, Jonathan Edwards. Le podium des meilleurs sauteurs de l’histoire olympique serait bouleversé si les insectes pouvaient participer. Trop rapides, trop vifs, les insectes agacent tout autant qu’ils impressionnent par leur capacité à exécuter des mouvements à une vitesse qui nous dépasse.
Mécanique

Les derniers résultats présentés jeudi 2 juillet 2015 à la conférence annuelle de The Society for Experimental Biology par des chercheurs des universités de Bristol et de Cambridge décryptent comment les hexapodes sont capables de telles prouesses physiques. Et peut-être comprendre pourquoi il semble impossible d’attraper cette satanée mouche ou d’écraser ce moustique qui vous empêchent de dormir depuis des heures.

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Le Pr Séralini dénonce des tests faussés sur les pesticides et OGM

Une nouvelle étude de Gilles-Eric Séralini assure que les tests de commercialisation des OGM et des produits chimiques sont faussés car l’alimentation des rats de laboratoire serait elle même polluée. Polémique en vue.

La nouvelle étude réalisée par Gilles-Eric Séralini, de l’université de Caen, provoquera encore sans doute une controverse. Selon ses travaux publiés ce soir dans PLOS one, tous les tests de réalisés au cours des 50 dernières années pour déterminer l’autorisation de commercialiser les produits chimiques ou les OGM seraient faussés.

En cause : l’alimentation des rats de laboratoires utilisés pour mener ces tests de toxicité. Elle contiendrait déjà des pesticides, des métaux lourds, des dioxines et de PCBs à des quantités pouvant induire une toxicité, selon le biologiste et ses confrères Robin Mesnage et Nicolas Defarge. 

Cette nouvelle étude qui a coûté une cinquantaine de millier d’euros (salaires des étudiants compris) a bénéficié du soutien des régions Île-de-France et Rhône-Alpes ainsi que des Fondations Lean Nature, Charles Léopold Mayer et du CRIIGEN.
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Musique : "Les 40 Braves" (Rediff.)

(Chanson interprétée par Irene Papas, musique de Vangelis, extraite de l’album “Odes” édité en 1979).

Au début du XIXème siècle, la Grèce est en esclavage. Quarante guerriers jeunes, forts et braves se dirigent vers Tripolitsa pour la libérer de leurs bras, leurs armes et leur sang. Ils se sentent invincibles et ils le sont. L’écho de leurs pas chante la liberté. Des années, des siècles d’esclavage s’achèvent dans leur marche .

« Où allez vous , mes braves ? » demande le vieux révolutionnaire qu’ils rencontrent sur leur route.
« A la conquête de Tripolitsa » rugissent les braves, une, deux, trois fois, de plus en plus fort.
« Où allez vous, mes fils ? » se demande le vieil homme seul, couvert de la poussière soulevée par leur marche.
« Où allez vous ? ».

Paroles d’origine de la chanson d’Irène Papas:

Σαράντα παλικάρια από τι Λε-
Μωρ’ απ’ τη Λεβαδειά
Σαράντα παλικάρια από τι Λε-
Μωρ’ απ’ τη Λεβαδειά
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Objectif Mont Blanc

Une climatologue, un physicien et un volcanologue partent à l’assaut du plus haut sommet des Alpes. À travers d’exceptionnelles images, ce documentaire raconte leur odyssée et révèle l’immense richesse d’un laboratoire naturel unique au monde.

Unesco : Les vignes françaises à l’honneur

Les climats de Bourgogne et les coteaux de Champagne ont fait ce samedi 4 juillet leur entrée au patrimoine de l’Unesco. Avec ses coteaux situés sur les hauteurs d’Épernay, c’est le berceau du champagne qui rentre au patrimoine de l’Unesco. Ici, au XVIIe siècle, le moine Dom Pérignon transforma le vin tranquille en vin effervescent.

Les vignerons espèrent que ce classement au patrimoine mondial apportera 30% de touristes supplémentaires et donnera un coup de fouet à toute la profession.

Les maisons de champagne historiques à Reims et à Épernay sont aussi classées. Une victoire pour de nombreux élus et habitants de la région qui soutiennent ce projet, porteur de développement économique. Moins touristique, le sud de la Champagne espère aussi bénéficier du classement de l’Unesco.

Le vélo : Une invention à succès

Quel que soit votre style, votre âge ou votre tenue du jour, le vélo vous accompagne partout. Un Français sur deux en possède un. Il s’en vend 340 toutes les heures. Aller au travail, se balader avec les enfants ou faire les courses… Tout le monde à une bonne raison pour choisir de pédaler.

Un moyen de transport inventé par Karl Drais. En 1817, il a l’idée de relier deux roues par un câble en bois. On appelle cela “la draisienne”. La pédale a été inventée par un Français, Pierre Michaux, 50 ans plus tard.

Avec l’apparition du Tour de France en 1903, le vélo devient populaire. C’est sous l’occupation avec la pénurie d’essence qu’il se transforme en moyen de locomotion indispensable.

Avec l’essor de l’automobile, le vélo ne devient qu’un simple loisir. Aujourd’hui, le prix moyen d’une bicyclette en France est de 305 euros. Et il y en a pour tous les goûts. La tendance du moment est au vélo électrique. Un Français sur 20 utilise aujourd’hui son vélo tous les jours.

États-Unis : A Detroit, les fermes remplacent les usines

A Detroit, l’ancien berceau automobile des États-Unis, les habitants ont investi les friches industrielles pour y cultiver des légumes. Les terrains pour ces fermes urbaines ne manquent pas dans cette ville qui a perdu la moitié de sa population en 60 ans.

Hawaï : Solar Impulse, un record technologique et humain

Solar Impulse 2 a accompli un record historique vendredi 3 juillet. L’appareil s’est posé à Hawaï après près de 8 000 km parcourus uniquement grâce à l’énergie solaire. Un exploit humain également, son pilote, André Borschberg a accumulé 117 heures de vol sans escale.

Dans son cockpit de moins de 4m², le pilote de 62 ans a souffert de la fatigue. Il n’a quasiment pas pu dormir, à part quelques brèves siestes de moins de 20 minutes.

Pour parcourir ces 8 200 km, Solar Impulse s’est reposé sur les 17.000 capteurs solaires qui alimentent quatre moteurs électriques. I

l fallait rapidement rejoindre Hawaï. Les jours raccourcissant, l’avion n’aurait pas eu assez d’heures d’ensoleillement pour recharger ses batteries. Prochaine étape : rallier la côte ouest des États-Unis.

« Jardiniers, levez-vous ! » : Chronique d’une résistance jardinière

Tournée en autoproduction, cette chronique de la résistance jardinière est destinée à faire prendre conscience aux citoyens, et particulièrement aux citadins « hors sol », de l’absurdité de la législation franco-européenne sur les semences potagères qui empêche les maraîchers de recourir comme autrefois aux graines reproductibles, gage d’autonomie et de respect du vivant.

C’est après s’être informés sur les dérives du système agro-industriel (le succès du « Monde selon Monsanto » en est l’exemple le plus parlant), qu’ils ont voulu se rendre sur le terrain à la rencontre des acteurs engagés dans la préservation de notre patrimoine alimentaire, à même le sol.

Des citoyens-jardiniers qui se battent pour que la biodiversité potagère ait encore un avenir, ce qui peut sembler compromis à la vue des dernières législations en la matière (privatisation du vivant).

Pays-Bas : La ville d’Utrecht va expérimenter le « revenu de base »

Pour éradiquer la pauvreté, il suffit de payer les pauvres. L’idée peut paraître candide mais elle a déjà fait son chemin et a même un nom: revenu de base, allocation universelle ou encore revenu inconditionnel d’existence. Ce revenu régulier, attribué sans condition, permettrait à tout citoyen, au chômage ou non, de subvenir à ses besoins essentiels.

À partir de janvier 2016, la ville d’Utrecht au Pays-Bas (300.000 habitants, 4e ville du pays) a décidé de tenter l’expérience avec un groupe de 300 citoyens au chômage et bénéficiaires des minima sociaux.

Ils recevront chaque mois entre 900 euros (pour un adulte seul) et 1.300 euros (pour un couple ou une famille). Parmi eux, une cinquantaine aura le fameux «revenu inconditionnel». La somme attribuée ne changera pas, et ce, même s’ils trouvent un travail ou une source de revenu. Les autres seront soumis aux exigences habituelles de recherche d’emploi et de revenu admissible.

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Ni Lampedusa, ni Bruxelles, être Européen !

L’Europe, ce n’est pas Lampedusa, c’est notre civilisation.
L’Europe ce n’est pas l’organisation de Bruxelles, pas davantage une monnaie ou une banque centrale.
L’Europe, ce n’est pas un espace mondialisé et sans frontière.
L’Europe, ce n’est pas le monde africain, ce n’est pas non plus une terre d’Islam. Lire la suite

Jade Allegre : « Survivre en ville quand tout s’arrête » [Archive]

Dans cette interview, Jade Allegre, médecin et naturopathe, grande habituée des missions dans des pays aux conditions sanitaires précaires, détaille le contenu de son guide “Survivre en ville… quand tout s’arrête”. Comme le déclare la doctoresse, tout un chacun devrait être en possession de ce petit livre qui peut nous sauver la vie en cas de catastrophe naturelle ou d’émeute dans une ville.

Comment rendre une eau potable ? Comment se nourrir lorsque les supermarchés ont été dévalisés? Quelles sont les règles élémentaires lorsque les conditions d’hygiène ne sont plus remplies? Combien de temps peut-on vivre sans se laver?

Pourquoi l’argile et le chlorure de magnésium sont-il si précieux dans les situations de précarité? Voici quelques questions posées à Jade Allegre, avec des réponses simples et pas toujours intuitives…

Monténégro : Aventures avec les radeliers de la Tara

Forêts inaccessibles, canyons escarpés, hauts plateaux isolés… Dans le nord du Monténégro, la rivière Tara traverse cent quarante kilomètres de massifs montagneux. Depuis des générations, des radeliers ((bateliers conducteurs de radeaux) s’aventurent sur ses rapides.

Guyane : 50 scientifiques recensent la biodiversité

L’initiative est hors-norme. 50 scientifiques ont été envoyés pour un mois en plein sud de la Guyane, dans le massif du Mitaraka, à la frontière du Brésil et du Suriname. L’endroit est accessible seulement par hélicoptère.

L’opération “Planète revisitée” s’est installée là avec deux missions: “Essayer de compléter l’inventaire du vivant, autant que faire se peut ce qui est à porté de main d’une ou deux générations si l’on s’en donne un peu les moyens et surtout de travailler sur les groupes les plus vastes et les moins connus, en particulier les invertébrés“, détaille Olivier Pascal, Coordinateur de l’opération.

Menée par le Muséum d’histoire naturelle et l’ONG Pro Natura, cette opération est un défi logistique. Avec l’aide des militaires, il a fallu déboiser une parcelle pour le campement puis installer des centaines de pièges en tout genre. Car découvrir des nouvelles espèces de jour comme de nuit est l’un des buts principaux de cette exploration botanique.

Une fois les nouvelles espèces décrites, elles viendront enrichir une large base de données accessible au public. 5.000 espèces pourraient être identifiées pour cette expédition.

Burkina Faso : Le pays poursuivra-t-il Monsanto pour son coton transgénique ?

Monsanto traverse actuellement un passage difficile au Burkina Faso. Le géant américain de la biotechnologie, qui a récemment assisté à une réduction de moitié des superficies consacrée à la culture de son coton transgénique, pourrait également faire l’objet de poursuites.

En effet, l’interprofession du coton burkinabè pense à attaquer Monsanto en raison du manque à gagner provoqué par la baisse de la qualité de la fibre issue de son coton transgénique.

Du côté du groupe, on se défend déjà en évoquant la possibilité que des facteurs autres que l’origine transgénique du coton puissent affecter la qualité des récoltes.

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Le big data au service des abeilles

Le Monde a sélectionné six innovations parmi les 30 projets finalistes du Hello Tomorrow Challenge, qui s’est déroulé les 25 et 26 juin à Paris. Parmi elles, la ruche intelligente pour aider les apiculteurs.

A 38 °C, une ruche voit naître des abeilles qui produisent du miel. A 39 °C, des faux-bourdons viennent s’ajouter à la communauté, ce qui a pour effet direct de baisser sa productivité. C’est ce type d’information qu’une équipe bulgare ­récolte et analyse depuis plus d’un an pour aider les apiculteurs à mieux gérer leurs ruches.

« La disparition massive des abeilles a un impact alarmant sur la pollinisation et la production alimentaire mondiale, rappelle Ivan Kanev, cofondateur avec Sergey Petrov de Bee Smart Technologies. Nous avons imaginé une boîte bourrée de capteurs, de la taille d’un paquet de cigarettes, que nous plaçons au cœur de la ruche pour suivre différents indicateurs tels que le degré d’humidité, la température et même les vibrations sonores que produisent les insectes. »

Cette récolte et cette analyse de « données massives » (appelées big data) permettent « d’obtenir des conditions de vie optimales dans la ruche, poursuit l’inventeur. Logiquement, les abeilles s’adaptent en cas de problème, mais si les symptômes persistent, notre boîtier envoie un signal à l’apiculteur pour qu’il intervienne  ».

L’équipe, qui a gagné le Social Impact Challenge de Berlin en septembre 2014, va installer, d’ici à juillet, 10 prototypes en Californie chez des apiculteurs volontaires et annonce une production du boîtier en Bulgarie pour la fin de l’année.

Le Monde

La médecine médiévale a t-elle sa place dans la médecine moderne ?

Retour sur l’usage thérapeutique des plantes, mais également une idée de la manière dont pourraient coexister deux médecines qu’on oppose habituellement en France.

Conjuguer par exemple les connaissances de la médecine médiévale, dite alternative avec celles de la médecine conventionnelle, dans un seul et même but qui est celui d’améliorer la qualité de vie de chacun.

Les derniers jours de l’URSS

Moscou, le 25 décembre 1991: sous les vivats de la foule, le drapeau rouge flottant sur le Kremlin est remplacé par le pavillon tricolore de la Russie impériale.

Le mythe soviétique vient de mourir. L’URSS n’a pas connu la lente agonie qu’on lui présidait. Elle n’a pas connu le destin de la Chine, qui a su négocier le virage vers l’économie libérale. Elle s’est désintégrée, dissoute dans les mouvements suivant la chute du Mur de Berlin.

Comment s’est produit ce bouleversement géopolitique majeur du XXe siècle ? Quelle est la part de calcul, de hasard et de stratégie dans les événements qui ont entraîné, en deux ans, la chute de l’empire soviétique ?

Guédelon : Renaissance d’un château médiéval

Depuis 1997, à Treigny, dans l’Yonne, l’aventure mobilise chaque année 70 professionnels. Passionnés par leur métier, ils sont tailleurs de pierre, maçons, ferronniers, charpentiers, cordiers, vanniers ou tuiliers. Leur défi? N’employer que des techniques, outils et matériaux semblables à ceux utilisés au XIIIe siècle, sous le règne de Philippe Auguste.

De mars à octobre, sous l’œil avisé des 300.000 curieux qui viennent les observer en plein travail, mais aussi des historiens et des archéologues – notamment ceux de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) –, les artisans chevronnés de Guédelon construisent un vrai château fort.

Suivant, au fil des semaines, les étapes de la construction de la chapelle seigneuriale, d’un nouveau four à tuiles et d’un moulin hydraulique, ce film met en perspective les interactions quotidiennes entre les scientifiques et les différents corps de métier engagés sur le chantier.

Nourri des explications des multiples acteurs impliqués sur ce chantier exceptionnel, ce documentaire pédagogique apporte un éclairage fascinant sur le génie des bâtisseurs du Moyen Âge.

L’usure prématurée d’une tige de bois, nécessaire au mécanisme du moulin, ou la manière dont la fenêtre à meneaux de la chapelle va être taillée et posée apportent leur lot d’informations concrètes aux archéologues. Ces derniers transmettent à leur tour leurs connaissances pour guider sur le terrain la conception et la réalisation des divers éléments du site.

Maison Écologique : Visite d’un “earthship” moderne

Un Earthship est une maison autonome, écologique, économique et saine qui annonce une révolution dans le monde car il permet à tous de prendre soin de leur besoin de base à moindre coût et en maximisant son impact positif sur l’environnement et le peuple.


Garbage Warrior, Le film des Earthships (Rediff.)

Une seule Terre, un seul océan

L’océan et l’atmosphère sont liés par des processus que nous commençons tout juste à comprendre. Comme des enfants de mêmes parents, le ciel au-dessus de nos têtes et les eaux autour ont de nombreuses caractéristiques en commun, notamment ces derniers temps le besoin d’être des zones protégées.

Nous sommes des enfants de mêmes parents collaborant à un ordre du jour partagé pour les défendre : un ordre du jour qui définira le futur de millions de frères, de sœurs, de pères, de mères, d’amis et de voisins, aussi bien que les formes de vie sur terre et dans les mers, aujourd’hui et pour les générations futures.

Par chance, les gouvernements du monde entier commencent à comprendre le défi et doivent signer deux accords importants cette année (ou du moins faire des progrès dans ce sens) : un nouveau traité international visant à protéger la vie marine dans les eaux internationales et un accord sur le changement climatique pour protéger l’atmosphère.

En même temps qu’ils font suite aux Objectifs de Développement Durable, ces accords vont servir de poteaux indicateurs indispensables pour indiquer le chemin à suivre pour les économies nationales du monde au cours des 15 années à venir et au-delà.
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Costa Rica : « Ma cabane au fond des bois »

Dans la forêt vierge du Costa Rica, l’ingénieur Peter Gascar et son ami Orlando Hernandez, un autochtone de la tribu des Teribe, se sont lancés dans un projet fou : construire une maison au sommet d’un arbre gigantesque en laissant le tronc intact.

Des drones pour le développement

Ces dernières années, les véhicules aériens sans pilote ont peuplé l’imagination et les cauchemars du monde entier. En avril, l’United States Navy a annoncé un programme expérimental appelé LOCUST (Low-Cost UAV Swarming Technology, ou technologie low-cost d’essaimage par véhicules aériens sans pilote), qui selon les déclarations vont permettre « de maîtriser un adversaire de manière autonome » et donc « de fournir aux marins et aux troupes d’infanterie de marine un avantage tactique décisif.  »

Avec un nom et une mission de ce genre et compte tenu des antécédents peu glorieux du point de vue éthique de la guerre des drones, ce n’est pas vraiment une grande surprise si de nombreuses personnes affichent leur répulsion face à la prolifération constante des robots volants.

Les drones de fret vont se développer dans un secteur encore plus étendu ces prochaines années, tout simplement parce que libérés de la charge des passagers humains et de leurs systèmes d’assistance respiratoire, ils voleront à un plus faible coût tout en restant aussi rapides et aussi sûrs.

Il y a de grandes chances que l’utilisation industrielle de l’espace aérien à basse altitude se maintienne. Plus de trois millions d’humains volent dans le ciel chaque jour. Chaque grande implantation humaine sur notre planète dépend d’une autre implantation par transports aériens. DJI, un fabricant de véhicules aériens sans pilote chinois, est à la recherche d’une valorisation de 10 milliards de dollars.

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Un héros des méga-données

Le Big Data (ou méga-données, en français) est la denrée la plus abondante de notre époque. A l’heure où 3 milliards d’individus sont connectés à Internet, où plus de 2 milliards possèdent des smartphones et ont un compte sur des réseaux sociaux, les données croissantes que génèrent leurs activités sont une manne, exploitée par une poignée d’entreprises qui ont pris une avance certaine dans le secteur.

Mais pour valoriser ces données, il faut arriver à les capter, les stocker, les traiter, les analyser, les visualiser et en extraire des connaissances. Seuls des algorithmes sont en mesure d’effectuer ces tâches et plus la production de données croît, plus l’enjeu réside dans la capacité d’analyse massive et en temps réel.

Ainsi, Uber, emblématique de la révolution actuelle, collecte en permanence des informations sur chaque passager, chaque requête, chaque trajet, et les utilise pour prédire à l’avance les pics d’activités, dans le temps et l’espace, afin d’optimiser le travail de ses chauffeurs. Un jeune génie français, Paul Duan, a, lui, choisi de mettre ses compétences de « data scientist » au service de l’intérêt général.

Originaire de Trappes, il a obtenu un diplôme de Sciences po Paris avant d’entamer des études de mathématiques et d’atterrir dans la Silicon Valley, chez Eventbrite, une entreprise spécialisée dans la vente en ligne de billets.
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Camif : La renaissance grâce au “made in France”

La Camif, centrale d’achat créée en 1947 et alors réservée aux enseignants, fut mise en faillite en 2008. Elle fut sauvée de justesse en 2009 par Émery Jacquillat, un entrepreneur qui a fait le pari du made in France pour la relancer.

Au début des années 1980, l’emblématique centrale de Niort (Deux-Sèvres) employait 1.000 personnes et était un grand succès : on trouvait de tout dans son catalogue de 800 pages. Mais c’est ce gigantisme qui a causé sa perte, estime le repreneur. Ce passé est révolu. Aujourd’hui, on compte 55 salariés (dont une quinzaine d’anciens) et il n’y a plus de catalogue. La Camif vend, sur internet, des meubles siglés made in France.

Émery Jacquillat a dû travailler dur pour reconquérir les anciens fournisseurs, refroidis par la chute de 2008. “A peu près 80% d’anciens fournisseurs nous ont suivi. Ça ne s’est pas fait du jour au lendemain“.

En s’appuyant sur son important fichier clients (trois millions de noms, 600.000 fidèles), il est en passe de réussir son pari. Depuis un an, la Camif regagne de l’argent. Les clients historiques n’y sont pas pour rien. “On est Camif, on restera Camif !“, clame Jean Rosset, professeur retraité.

Maroc : “Moisson” de brouillard pour fournir de l’eau

Moissonner le brouillard“: une expression très imagée qui est pourtant réalité, notamment au Maroc. Un procédé ingénieux permet de fournir de l’eau à des villageois dans le sud-ouest du pays grâce à des filets qui récupèrent les gouttelettes du précieux liquide contenu dans les nuages.

Les gouttelettes sont ensuite traitées et transportées via des canalisations vers les cinq villages en contre-bas.

Travailler moins pour gagner plus…

… Ou l’impensé inouï du salaire.

Cette conférence évoque le potentiel d’action collective que recèle de « droit du travail » : processus d’avancée historique continue de la propriété collective des travailleurs contre la propriété lucrative du capital, symbolisé dans la protection sociale, que l’on veut nous faire passer pour des « charges » !!!

Le salaire n’est pas le « prix » d’un travail (version de droite) , mais un « barème » imposé par la lutte, (version de gauche) c’est à dire un rapport de forces par lequel nous obligeons un propriétaire à payer aussi du travail libre à d’autres que nous (retraites, chômage, maladie…et bientôt pourquoi pas la jeunesse? via un salaire universel qui nous délivrerait du marché de l’emploi subordonné) ?

L’enjeu des retraites n’est pas financier (il n’y a aucun problème de financement des retraites) mais idéologique car ce sont les retraites qui sont en train de rendre visible que le salaire peut payer aussi du temps libre sans aucun danger pour l’économie. Il s’agit donc pour le capital de détruire toutes les formes de protection sociale issues de 1945 (sécurité sociale, retraite, conventions collectives, etc.).

Pour y résister il faut des syndicats, c’est à dire d’abord et avant tout des syndiqués ! Réinventer le syndicalisme est le seul moyen. L’atelier se propose de faire le point avec les participants sur leur rapport personnel au syndicalisme, et des moyens de réinventer un syndicalisme efficace et attirant, qui s’emparerait des méthodes joyeusement militantes de l’éducation populaire.

Apipuncture : Guérir de sclérose en plaques grâce au venin des abeilles

Maryse Pioch garde sur le seuil de sa maison une ruche, et utilise les abeilles comme dans une armoire à pharmacie. L’apipuncuture, c’est-à-dire l’acupuncture avec des piqûres d’abeille, lui a permis de vaincre sa sclérose en plaques. Comme elle l’explique, l’infirmière “attrape l’abeille, et la pose sur un point d’acupuncture précis“.

Face à l’inefficacité des traitements classiques, Maryse commence l’apipuncture en 2005, à un stade déjà bien avancé de la maladie. Les résultats sont visibles en trois mois seulement. “J’avais une forme de sclérose en plaques particulièrement douloureuse. Les douleurs ont cessé progressivement à 100%“, assure-t-elle.

Cette ancienne championne d’athlétisme a intensifié son traitement, avec jusqu’à 40 piqûres, trois fois par semaine. Au bout de deux ans, elle est finalement déclarée guérie.

Bangladesh : La banque centrale crée un compte pour enfant travailleur

Au Bangladesh, dans les familles les plus pauvres, les enfants participent à la survie économique du foyer, à tel point que les autorités ont décidé de ne plus ignorer les faits.
Il y a un an, la banque centrale du Bangladesh a créé un compte bancaire spécial pour les enfants qui travaillent. L’un des objectifs est de les inciter à épargner et s’assurer un meilleur avenir.

La “slow education”, ou l’éloge de la lenteur

Pour les promoteurs du mouvement “Slow education” ou “Éducation lente“, la manière d’apprendre prime sur les résultats aux examens. Découvrez comment cette philosophie se décline aux quatre coins du monde.

La France veut protéger ses abeilles

Après les États-Unis, la France a lancé le mois dernier un plan d’action pour protéger les insectes dont la population est en chute libre depuis vingt ans. La production de miel a été divisée par trois.

L’assemblée a voté en mars l’interdiction des pesticides de la famille des néonicotinoïdes, toxiques pour les abeilles, à compter de janvier prochain. La population d’abeilles succombe aussi au parasite Varroa venu d’Asie.

Belgique : Dans cette forêt, tout est comestible

Dans leur jardin de Mouscron, en Belgique, Josine et Gilbert Cardon ont créé une forêt bio et comestible de 1.800 m2. L’histoire d’un « délire » qui a marché et qu’on peut visiter le jeudi après-midi.

Le sol est couvert de feuilles et de branches. La canopée qui intercepte les rayons du soleil laisse passer une lumière diffuse et apaisante. Ici, il fait bon se balader, à condition de faire un peu attention à là où l’on met les pieds et d’avoir une carte pour ne pas se perdre. Bref, c’est une véritable forêt. Sauf que tout ce qui pousse là se mange.

Dans ce jardin de 1.800 m2 trônent pas moins de 2.000 variétés d’arbres, du néflier du Japon aux figuiers en passant par les pommiers, pêchers et nashis. Sur ces arbres grimpent en prime des mûriers, des groseilles ou des ronces sans épines, tandis qu’au sol rampent plusieurs milliers d’espèces de plantes comestibles. L’ail des ours, par exemple, forme par endroit un véritable tapis et parfume tout le jardin.

Quand vient l’été, on peut donc cueillir ici plusieurs kilos de fruits et légumes très différents sans même bouger les pieds.
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Échange, troc et partage

Utiliser à plusieurs au lieu de posséder seul : cette pratique vieille comme le monde, tombée en désuétude avec l’individualisme moderne, prend une autre dimension grâce aux nouvelles technologies. Sur le long terme, ce concept pourrait forger un nouveau modèle social et représenter un mode de consommation alternatif.

Le réalisateur Jörg Daniel Hissen sillonne la France et l’Allemagne à la rencontre de ceux qui participent à l’essor de cette pratique. Comment fonctionnent leurs projets ? Quels sont leurs enjeux et leurs conséquences?

La sharing economy met à profit les nouvelles possibilités qu’offrent les réseaux sociaux pour répondre à l’impératif d’une consommation plus durable et moins nocive pour l’environnement.

Partie 1:

Partie 2:
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Automobile : Audi développe une essence synthétique à partir de plantes

En avril dernier, Audi a surpris le monde avec son développement révolutionnaire quand ils ont réussi à créer du diesel synthétique en utilisant du dioxyde de carbone et de l’eau. Mais qu’en est-il de ceux qui ont des voitures à essence ?

Heureusement, Audi a désormais une solution pour eux, car la firme a récemment annoncé qu’ils ont pu créer de l’essence synthétique, et ce qui est étonnant avec cette découverte, c’est qu’elle pourrait être viable, car c’est fabriqué en partie avec des plantes. Selon Marc Delcourt, le CEO de Global Bioenergies, le partenaire de projet d’Audi, « Pour moi, c’est un moment historique. C’est la première fois qu’on a produit de l’essence à partir de plantes. »

En fait, le programme a commencé en 2014 quand Global Bioenergies a démarré un programme pour produire de l’isobutane gazeux en utilisant des sources de biomasse renouvelables telles que le glucose de maïs. Après cela, il subissait un processus de purification et il était collecté sous une forme liquide et envoyé en Allemagne où il était converti en essence indice 100 octane.

Audi et Global Bioenergies ont collaboré pour développer la technologie au point qu’ils n’ont plus besoin de biomasse renouvelable, mais juste de l’eau, de l’hydrogène et du dioxyde de carbone. Rick Brockrath, Vice Président pour l’ingénierie chimique chez Global Bioenergies a déclaré: « Nous pensons que nous apportons de la « verdure » dans un domaine qui en a désespérément besoin. En un mot, nous allons passer d’une économie basée sur le pétrole vers quelque chose de renouvelable et avec un avenir durable. »