Lyon : Des poubelles plus riches que nos assiettes

La ministre de l’Écologie Ségolène Royal et la grande distribution se sont mis d’accord fin août pour renforcer la lutte contre le gaspillage alimentaire. Mais certains redistribuent déjà invendus et déchets.

Chine : Shanghai fait place nette pour accueillir Disneyland

Un parc d’attraction doit ouvrir en 2016 à Shangai, le premier en Chine. Les travaux ont pris du retard mais les autorités ont déjà commencé à faire place nette. Et pour cause : Shanghai est l’une des villes les plus polluées au monde.

Les usines de chimie, de plastique ou de verre sont donc priées d’aller polluer plus loin. La ville veut développer plus d’activités de services, au détriment des cols bleus contraints de partir toujours plus loin en banlieue pour trouver du travail.

À la cueillette aux champignons

Ça commence comme un jeu : un coup de sifflet et Daniel Maurel guide ses chasseurs de champignons dans les sous-bois. Ce mycologue expérimenté parcourt les forêts de France depuis 45 ans. Il peut reconnaître près de 800 espèces de champignons, plus ou moins connus, plus ou moins goûteux.

Bio : Que se cache-t-il derrière l’étiquette ?

Fruits et légumes, épicerie, produits frais, on trouve aujourd’hui tous les produits bio en grande surface ou en magasin spécialisé. Des produits en moyenne 30% plus chers. La feuille verte sur l’emballage garantie partout en Europe la même réglementation: sans pesticide, sans engrais chimique, sans OGM et moins d’antibiotiques en élevage. C’est souvent le logo français AB qui saute aux yeux, mais il signifie la même chose.

Pourtant difficile de connaître parfois l’origine exacte des produits. Lorsqu’elle est française, la production bio n’est pas toujours locale. De même, il existe du mauvais bio. Pour produire du goût, il faut bien choisir ses variétés et prendre le temps quitte à produire moins.

Enfin, les aliments bio sont plus intéressants nutritionnellement parlant que les autres. Le marché des produits bio a presque doublé en cinq ans, mais il représente moins de 3% de l’alimentation.

Du champ à l’assiette : Les nouveaux circuits

Acheter des aliments frais c’est l’espoir de manger plus sainement, de savoir d’où vient ce que l’on consomme et de le payer au juste prix. Et c’est exactement la promesse de nouveaux points de vente qui se multiplient partout en France : ils s’appellent « La Ruche qui dit Oui » ou « O’Tera ».

Leur principe : supprimer les intermédiaires entre producteur et consommateur. Derrière cette belle affiche, comment fonctionnent ces circuits courts ? Peut-on croire aux arguments de qualité et de juste prix mis en avant ? Comment les grandes surfaces ripostent-elles face à cette nouvelle concurrence ?

“Les routes du miel” : Un livre pour redécouvrir l’abeille

Photographe indépendant depuis 1989, Éric Tourneret est aujourd’hui internationalement reconnu comme le « photographe des abeilles ». Cela fait 10 ans qu’il travaille uniquement sur les abeilles. Depuis qu’en 2004, il a appris que l’espèce était en train de mourir à cause des pesticides. Le photographe a grandi dans la campagne. “Pour moi, un monde sans abeilles, c’était un monde sans vie“, il vit actuellement en Ardèche.

Son enfance près d’Annecy, entre lac et montagne, le sensibilise à la beauté des milieux naturels. À 17 ans, il découvre l’Afrique, le voyage, le désert, et rencontre d’autres cultures. Il est initié à la photographie dans l’univers des studios, où il côtoie des photographes de mode et de publicité, spécialistes de la lumière et de la création visuelle.

En 2004, sensibilisé à la disparition des abeilles par la lutte des apiculteurs français pour l’interdiction des insecticides systémiques, Éric commence un travail de fond sur l’apiculture en s’immergeant dans la vie de la ruche. Exposées à l’Orangerie du Sénat en 2006, ses photographies novatrices sont rassemblées dans un premier ouvrage, Le Peuple des abeilles et font l’objet de nombreuses publications dans la presse internationale.

En 2007, il élargit ses investigations à l’international en une série de reportages sur la relation des hommes aux abeilles, de la cueillette la plus archaïque à l’apiculture industrielle et commerciale, au Népal, au Cameroun, en Russie, en Argentine, au Mexique, en Nouvelle-Zélande, aux USA, en Roumanie… Son travail est édité en 2009 sous le titre Cueilleurs de miel.
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Le danger du cholestérol : Mythe ou réalité ?

Et si le cholestérol était innocent des crimes dont on l’accuse? Si le diabolique cholestérol boucheur d’artères était un mythe? Michel Cymès et Marina Carrère d’Encausse rendent public un débat qui monte en France depuis plusieurs années.

L’idée semble folle et la question inaudible, tant l’idée s’est installée que le cholestérol est un ennemi silencieux et sournois dans l’organisme. En avoir ou pas : on ne sait pas toujours bien pourquoi mais si « on en a », c’est grave. Impossible en France, pour l’instant en tous cas, de remettre en question une science universitaire et médicale, qui n’a pourtant qu’un demi-siècle mais engendre une solide terreur populaire.

Or de plus en plus de voix s’élèvent pour dire que le cholestérol ne serait pas responsable de crises cardiaques et des accidents vasculaires cérébraux ; et que le faire baisser serait même mauvais pour l’organisme.

L’enquête très documentée de Bruno Timsit, lequel parle d’« une réalité toute autre » que ce qu’on imagine, vient démontrer à son tour qu’il serait temps de se pencher sérieusement sur ce “Cold Case affaire classée” de santé publique. Reprendre à zéro le savoir sur une molécule si précieuse pour l’organisme que treize prix Nobel ont passé leur vie à en comprendre le fonctionnement.

Expatriés français : Quelles sont leurs motivations et leurs relations avec la France ?

Selon les estimations, on dénombre entre 1,5 et 2 millions de Français établis à l’étranger, une population en croissance continue depuis plusieurs années. Pourtant, peu d’études sont réalisées auprès de cette cible qui reste assez méconnue. Pour cette raison, Ipsos et la Banque Transatlantique se sont associés pour mener une grande consultation auprès des Français établis hors de France.

Les résultats ont été dévoilés dans le cadre du colloque organisé par Hélène Conway-Mouret, Sénatrice représentant les Français établis hors de France, au Palais du Luxembourg le lundi 5 octobre 2015.

Le travail constitue la première motivation de l’expatriation
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L’Écologisme des pauvres : Étude des conflits environnementaux dans le monde

L’écologie, une préoccupation réservée aux nantis? Bien au contraire, nous explique Joan Martínez Alier, dans son ouvrage L’écologisme des pauvres, un classique de l’écologie politique. Paru en 2002, réédité en 2008 au moment de la crise financière, il est désormais traduit en français. L’auteur bâtit sa démonstration à partir de l’idée d’une écologie populaire, prenant sa source dans les conflits relatifs à la répartition des « biens » (comme le pétrole) et des « maux » environnementaux (comme la pollution).

Davantage issue des pays du Sud, elle est présentée comme le troisième courant de l’écologie, avec ses caractéristiques propres, distinctes du courant du « culte de la nature sauvage » et de « l’éco-efficacité », prévalant en Amérique du Nord et en Europe.

Des plantations d’hévéas du Brésil aux plateformes pétrolières du Nigeria, l’auteur observe les luttes liées à l’extraction des ressources du sous-sol, au stockage de déchets dangereux, à la destruction de mangroves, à la gestion de l’eau, à la pollution, à l’aménagement urbain, etc., des phénomènes contre lesquels se soulèvent ceux qui en souffrent le plus : des populations défavorisées.

Ce « cœur empirique » de l’ouvrage, dense et bien documenté, révèle des mouvements qui, certes hétérogènes, revendiquent cependant une cause commune : celle de la justice environnementale, soit davantage de justice sociale entre hommes, y compris par rapport à l’environnement.
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Italie : Du chardon pour remplacer le plastique

À Milan comme dans toute l’Italie, le sac plastique à base de pétrole est désormais interdit. Dans le pays, les sacs sont en chardon de Sardaigne, une matière première tout à fait surprenante. Au milieu de la Méditerranée, les fermiers en cultivent 500 hectares. La récolte a lieu fin août.

Tout est ensuite stocké. Les fleurs de ces chardons recèlent un trésor, aussi précieux qu’un baril de pétrole, des graines noires. De ces graines, on peut tirer une huile qui permet de fabriquer du plastique végétal, 100% biodégradables.

Les graines prennent ensuite la direction de la bioraffinerie, un ancien site pétrolier reconverti après sa fermeture. Dans cette usine, l’huile des graines est raffinée, elle passe ensuite par des kilomètres de tuyau, des chaudières à haute pression afin d’obtenir une poudre blanche. Cette poudre blanche est la matière première des sacs en plastique végétal.

Les médecines alternatives sont dans le pré

Aromathérapie, homéopathie, phytothérapie: face à la crise de l’élevage, nombre d’agriculteurs ont décidé de faire évoluer leurs pratiques vers des méthodes alternatives pour gagner en qualité, compétitivité et bien-être animal mais aussi en sérénité.

L’effet placebo

L’effet placebo a longtemps joui d’une réputation sulfureuse. Attribuer une guérison à un placebo, une substance sans effet pharmacologique, c’était considérer que la maladie était imaginaire. Mais les progrès fulgurants de la médecine sont formels : l’effet placebo a bel et bien une action thérapeutique dont on commence à découvrir les mécanismes.

En effet, la science a récemment mis en évidence qu’il modifiait des paramètres physiologiques, pouvant guérir, selon les pathologies et les expériences, jusqu’à 90 % des cas !

L’effet placebo œuvre ainsi à la frontière du psychologique et du physiologique – ouvrant une voie vers la découverte des pouvoirs fascinants de l’esprit sur le corps. Ce film propose, à partir d’une enquête rigoureuse, un nouveau regard sur notre formidable pouvoir d’autoguérison, dont certains chercheurs étudient les mécanismes pour les mettre au service de la médecine de demain.

Portugal : Lisbonne transforme ses parcs en potagers urbains

A Lisbonne, la municipalité a réagi à la crise en faisant le pari que l’agriculture urbaine pouvait avoir un rôle social. Des hectares d’espaces verts sont devenus des potagers urbains, et les parcelles attribuées sur critères sociaux à 500 familles. Une façon d’augmenter leurs revenus, tout en améliorant la résilience de la ville et en répondant au changement climatique.

Et si l’agriculture urbaine pouvait avoir un rôle social? C’est le pari qu’a fait la mairie de Lisbonne. Car avec la crise, « les gens quittaient la ville et la qualité de vie baissait », observe Duarte Mata, architecte et conseiller auprès du maire en espaces verts et développement durable.

Depuis 2008, la municipalité a décidé de revoir son approche. Au programme : jardins, vergers et potagers urbains, parcs, corridors verts et pistes cyclables pour relier tous ces espaces de respiration.

Sur 32 hectares d’espaces verts, 7 sont devenus des potagers ou des jardins urbains. Des parcelles de 50 mètres carrés pour les plus petites, 1.500 mètres carrés pour les plus grandes, ont été attribuées à 500 familles. Le but est de doubler ce chiffre d’ici 2017.
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Guinée : Le bonheur d’avoir de l’électricité

Inauguré par le président Alpha Condé, le barrage hydro-électrique de Kaléta va peut-être enfin résorber le déficit électrique de la Guinée. Depuis juin, la capitale et une partie de la Basse Guinée bénéficient de cet ouvrage. d’une capacité de 240 mégawatts. Un tiers de l’électricité produite a par ailleurs vocation à être exportée.

Le projet est une promesse de campagne d’Alpha Condé mais il s’attire aussi les critiques de l’opposition qui crie à une manœuvre électoraliste, à moins de 2 semaines de du scrutin présidentielle. Dans la capitale, habitués à quelques heures à peine d’électricité par jour, les habitants oscillent entre satisfaction et prudence.

Le “cashback” : Un mode de consommation de plus en plus répandu

Pour faire des économies, certains internautes utilisent le “cashback” (de l’anglais, qui signifie “remise en argent”). Cela permet de faire des achats qui rapportent. Le système est simple. Le consommateur achète via un site qui regroupe plusieurs marques et à chaque commande, ce site lui reverse de l’argent.

Le cashback est un secteur qui revendique aujourd’hui 6 millions de transactions par mois. Il existe une dizaine de sites. Mais attention, cashback peut aussi rimer avec arnaque.

Mieux vaut veiller à bien lire les conditions d’utilisation et privilégier les sites totalement gratuits. Lorsqu’ils sont payants, ce n’est souvent pas rentable. Il faut aussi se méfier des sites aux ristournes très alléchantes. Ils incitent à multiplier les achats.

Énergies marines : La vague de fond

Les énergies marines ambitionnent d’apporter bientôt une contribution significative au mix énergétique français. Avec les deux appels d’offres importants lancés par le gouvernement en 2011 et en 2013 pour l’installation de 5 champs d’éoliennes en mer sur la façade maritime nord-ouest du pays, la France espère combler le retard enregistré dans l’exploitation des énergies marines traditionnelles par rapport à la Grande-Bretagne et au Danemark.

La France compte surtout sur son immense domaine maritime pour jouer un rôle de premier plan dans le développement d’un certain nombre d’énergies marines encore embryonnaires, celles qui se proposent d’utiliser la force des vagues et des courants marins pour produire de l’électricité.

Adoptée le 22 juillet dernier par l’Assemblée nationale après un long débat parlementaire et validée trois semaines plus tard par le Conseil constitutionnel, la loi relative à la transition énergétique pour une croissance verte finalement a été publiée au Journal officiel le 18 août 2015.

En fixant notamment comme objectif à notre économie de porter progressivement à 40 % au cours des 15 prochaines années la part des énergies renouvelables dans la production nationale d’électricité, elle devrait favoriser l’émergence d’une véritable filière industrielle nouvelle, celle des énergies marines, pour laquelle la France est particulièrement bien placée.
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La fin des lunettes ?

Qu’ils soient myopes, presbytes ou astigmates, plus de 40 millions de Français qui souffrent de troubles de la vision portent des lunettes ou des lentilles. Progrès technologiques obligent, cette époque semble révolue et on les rangera peut-être bientôt définitivement dans leur étui. Mais pourra-t-on pour autant corriger tous les défauts ?

Grâce à l’utilisation du laser et des implants, la chirurgie ophtalmique fait aujourd’hui des merveilles et permet de corriger de nombreux troubles de la vue. On dit même qu’il serait possible d’augmenter l’acuité visuelle. Depuis quelques années, des applications sur smartphone permettaient de tester seul sa vue, sans se déplacer chez un ophtalmologue.

Bretagne et Grande-Bretagne : Des maisons ou des terrains à vendre pour… 1 euro ou 1 livre !

Acheter un terrain ou une maison pour la somme symbolique de un euro. Sur le marché de l’immobilier, ce type d’annonce est en train de se développer. La raison ? Le désir de certaines communes à vouloir faire revenir des familles et donc de l’activité. À Berrien (Finistère), faute d’effectif une classe de l’école du village a failli fermer. Le rectorat est resté sourd aux appels à l’aide des parents. Alors la municipalité a opté pour une autre solution. Celle de mettre des terrains en vente pour un euro le mètre carré.

2.000 personnes ont répondu à cette annonce, mais la municipalité avait des critères de sélection bien précis. “La maison doit être construite dans un délai de trois ans. Il est interdit de revendre à un délai supérieur à un euro“, explique Marie-Pierre Coant, adjointe au maire.

En Angleterre, la municipalité de Liverpool est sur la même idée. Ici on vend des maisons à une livre pour repeupler des quartiers déshérités. C’est un succès. Le programme prévu pour vingt maisons tests concerne à présent 1.300 logements. Les habitants doivent restaurer les maisons achetées, venir en famille et rester cinq ans dans le quartier.

Éloge de l’oisiveté (Màj)

02/10/2015

Bertrand Russell, philosophe, mathématicien et prix Nobel de littérature, publie en 1932 un essai intitulé « Éloge de l’oisiveté ». Ce livre est un plaidoyer pour une plus juste distribution des richesses obtenues grâce aux progrès techniques de la révolution industrielle. Si ces richesses n’étaient pas accaparées par quelques-uns, le travail pénible serait considérablement réduit et chacun pourrait consacrer son temps à des activités dignes, agréables et constructives.

Le présent spectacle est une réflexion sur la place du travail dans nos vies, sur la valeur de l’argent, sur notre rapport au temps et à l’urgence. Conçu comme un assemblage ludique, on y retrouve bien sûr Bertrand Russell, mais aussi Jean de La Fontaine ou Denis Grozdanovitch, l’auteur du « Petit Traité de désinvolture » et de « L’Art difficile de ne presque rien faire ».

Le comédien Dominique Rongvaux nous y raconte aussi sa propre expérience de jeune diplômé en management confronté aux absurdités du monde de l’entreprise et sa décision de tout abandonner pour changer de vie.

« Éloge de l’oisiveté » est questionnement partagé avec le public. Les machines nous ont soulagé de nombreuses tâches ingrates, pourtant la souffrance au travail ne cesse de croître. Que signifie la sévère désapprobation morale qu’encourent la paresse et les paresseux? Comment résister à la tyrannie de l’efficacité et du rendement? Et si c’était notre liberté individuelle qui était en jeu ?

Nous voudrions rappeler, dans le brouhaha ambiant, que les choix d’organisation de la société sont multiples, que des possibilités existent en-dehors du discours majoritaire et qu’on peut vouloir travailler moins pour vivre plus.

Réflexion autour de la valeur du travail, « Éloge de l’oisiveté » est une flânerie joyeuse à la découverte des routes parallèles empruntées par ceux qui, de tout temps, échappèrent au dogme de l’activisme. Et si l’oisiveté nous mettait sur la voie d’une société plus juste favorisant l’épanouissement de chacun? :

10/09/2013

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Prêts immobiliers : Une faille juridique pourrait rapporter gros aux emprunteurs

Pour certains banquiers, l’année comprend 360 jours! C’est l’année lombarde, une pratique qui vient d’être condamnée par la Cour de cassation, et qui pourrait vous permettre de récupérer beaucoup d’argent si vous pouvez porter le dossier en justice.

Cela entraînerait en effet l’annulation pure et simple du taux d’intérêt négocié à l’ouverture du crédit, qui serait alors remplacé par ce qu’on appelle le taux légal, celui auquel les banques empruntent elles-mêmes l’argent à la banque centrale européenne. Un taux proche de 0.

L’ostéopathie a le vent en poupe

Torticolis, lumbago, entorses, troubles digestifs et du sommeil, l’ostéopathie guérirait tous ses maux. Près d’un adulte sur deux affirme avoir déjà consulté un ostéopathe. Élie-Paul Cohen est ostéopathe depuis plus de vingt ans. Sa patiente a régulièrement des problèmes de dos, pour la soulager, il va la manipuler.


L’ostéopathie a le vent en poupe

Contrairement au kinésithérapeute, l’ostéopathe agit en même temps sur les muscles, les os et les nerfs. La patiente aura besoin de trois séances à 70 euros chacune. Élie-Paul Cohen est médecin, ses consultations seront donc remboursées par la sécurité sociale. Ce n’est pas le cas de tous les ostéopathes, une grande partie d’entre eux n’est pas médecins.

La plupart vont dans des écoles privées, il y en 23 agrées par l’État. Les étudiants payent en moyenne 40.000 euros pour cinq ans d’études.

Chine : Le pays libéré du tabagisme

Dans quelques semaines, Beijing appliquera une nouvelle loi anti-tabac interdisant de fumer dans les espaces publics fermés, notamment dans les restaurants et les bureaux. Les publicités pour le tabac seront également prohibées dans les espaces en plein air et les transports publics, ainsi que dans la plupart des médias.

Si cette réglementation, approuvée l’an dernier par le Comité permanent de l’Assemblée populaire municipale de Beijing, parvient à s’imposer, les autorités chinoises pourraient décréter une interdiction similaire dans l’ensemble du pays.

Une baisse sensible du tabagisme se traduirait sans aucun doute par de nets avantages en matière de santé publique. Mais est-elle envisageable ?

Avec plus de 300 millions de fumeurs, la Chine représente un tiers de tous les consommateurs dans le monde, et accuse près de 2700 décès dus au tabagisme par jour. Les coûts induits par le traitement des maladies liées au tabagisme, sans parler des pertes de productivité, sont considérables.
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Italie : Contrôler la pureté des eaux traitées, c’est si simple !

En Italie, c’est une expérimentation grandeur nature à laquelle nous sommes conviés d’assister : des tomates sont cultivées sous serre sous l’œil attentif des scientifiques travaillant au “Centre commun de recherche de la Commission européenne” (JRC). Ce sont les eaux usées d’une usine une fois traitées qui sont utilisées pour les arroser.

Lorraine : A 14 ans, il invente un robot-jardinier et Google le récompense(Màj vidéo)

28/09/2015

Après avoir reçu les honneurs de Google, Eliott Sarrey a été acclamé, lundi 28 septembre, par ses camarades de classe. Une semaine après avoir été récompensé en Californie grâce à son robot jardinier, ce lauréat de 14 ans de la Google Science Fair a été reçu comme il se doit par ses camarades de classe : banderoles, félicitations, accolades…

L’apprenti ingénieur est rentré des États-Unis “avec un chèque de 10.000 euros signé par le géant Google pour développer son robot jardinier”. Il bénéficiera également d’une année d’accompagnement scientifique.


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05/08/2015

Eliott Sarrey, 14 ans, n’est pas un adolescent tout à fait comme les autres : il fait partie des 20 jeunes finalistes du concours “Google Science Fair“, qui vise à récompenser les inventeurs en herbe du monde entier. Eliott doit cette nomination à Bot2Karot, son robot-jardinier.

L’artisanat monastique a le vent en poupe

Six heures par jour, les 23 religieuses de l’abbaye de Rosans (Hautes-Alpes), travaillent au champ. Cet après-midi, sœur Véronique-Marie sème de l’épeautre, sous le regard bienveillant de la communauté. Sept hectares de terres cultivables et partout des sœurs qui débroussaillent ou s’activent autour des ruches. Ces nones vendent le produit de leur récolte pour entretenir leur bâtiment et vivre au quotidien.

Plus au sud, au monastère de Ganagobie, en dehors de leurs heures de prières, les moines élaborent des produits de soin pour le corps comme l’eau de toilette à la verveine ou à la lavande.

Aucune des deux communautés ne veut communiquer sur les sommes gagnées avec leurs productions. Seul un moine a accepté de donner quelques indices. “Faut pouvoir faire face à l’entretien de la communauté, des bâtiments et puis on donne en moyenne à peu près 10% de nos revenus“, explique le frère Robert. Une chaine de magasins spécialisée en artisanat monastique est implantée à Paris. Elle réalise aujourd’hui un chiffre d’affaires d’1,5 million d’euros avec les produits d’une centaine de monastères en France.

Il faut sauver les vergers

La saison de la récolte des pommes a commencé. Malheureusement, beaucoup de vergers sont aujourd’hui laissés à l’abandon. Si on compte près de 200.000 arbres dans le pays de Montbéliard, seuls 25% des fruits sont récoltés. Pour pallier ce problème, une association a donc décidé de proposer son aide au propriétaire.

L’association “Verger vivant” propose de récolter les fruits en lieu et place des propriétaires. Une aubaine pour ces derniers, mais aussi pour les employés de cette association. En effet, la plupart étaient éloignées du monde du travail et en grande difficulté.

À la découverte des sonnailles

Ovins et bovins passent l’été en haut des montagnes accompagnés par leur cloche. Les sonnailles rythment la saison des touristes, des bergers et de leurs troupeaux. “Chaque troupeau a son propre type de sonnaille et chaque sonnaille sa propre sonorité. C’est une manière pour les bêtes de se reconnaître entre elles“. Septembre marque l’heure du retour après trois mois passés en altitude.

Chez les Daban dans les Pyrénées, on fabrique des sonnailles depuis 1795. Le processus est long. La recette est unique : le brasage à 1.200 degrés permet un savant mélange de laiton et de métal. Sortis du four, les moules d’argile sont refroidis dans l’eau puis cassés afin d’en extraire la sonnaille. Celle-ci est ensuite façonnée. Chaque année, entre 12.000 et 15.000 sonnailles sortent de l’atelier Daban. Il en existe de toutes les tailles.

Le vin surfe sur la vague du financement participatif

C’est un défi de taille. Sybil, une jeune femme de 35 ans, a repris un vignoble grâce à une société de financement participatif. Œnologue de formation, c’est la première année qu’elle dirige son propre domaine viticole: “C’est un rêve de pouvoir faire mon vin. D’arrêter de faire le vin pour les autres et de pouvoir faire ce que j’aime le plus, en liberté, sans patron“.

En réalité, les terres ont été achetées par une centaine d’associés. Un placement qui rapporte 4,5% par an, payé en bouteilles de vin.

On est propriétaire d’une partie du sol, que l’on revendra un jour. Mais le produit d’intérêt n’est pas financier. Les dividendes nous sont versées en vin et en plaisir : le plaisir du partage, le plaisir d’aider et de participer à l’installation“.

Polynésie : Le paradis solaire des Tokelau

Les trois îles de Tokelau, situées à 500 km au nord des Samoa, font partie des contrées les plus reculées de la planète. Un ferry relie toutes les deux semaines les trois atolls aux Samoa. En outre, l’archipel ne fut raccordé au réseau téléphonique mondial qu’en 1994.

Sa population vit depuis des siècles sous le système de l’inati, une forme de communisme, dans le cadre duquel tout est partagé. Tant que l’archipel était dépendant du pétrole importé des Samoa – à raison de 200 litres quotidiens –, le courant n’était disponible que quelques heures par jour.

Mais depuis 2012, une centrale solaire fonctionne 24h/24 et fournit de l’électricité de manière stable. C’est ainsi que les Tokelau sont devenues pionnières en matière d’énergies renouvelables.

Costa Rica : Démocratie Verte

Le Costa Rica mène une politique environnementale forte, couronnée de succès. De plus, le pays a trouvé un modèle économique rentable sans exploiter les ressources pétrolières se trouvant dans son sous-sol. Alors, quels enseignements pouvons-nous tirer de ce pays laboratoire? Le modèle costaricain est-il reproductible ailleurs.

Europe : La ville en vert

Comment concilier architecture et environnement ? Un tour d’Europe qui montre les pistes possibles. En matière de construction écologique, deux écoles s’affrontent.

Pour construire écolo, faut-il privilégier la construction organique, à base de bois ou de chaume, ou opter pour des matériaux de pointe? Les partisans des deux camps exposent leurs arguments.

Cinéma : “Premiers crus”

Premiers crus” de Jérôme Le Maire sort au cinéma mercredi 23 septembre. Le film a été tourné dans le vignoble bourguignon avec quelques 300 figurants et des stars comme Gérard Lanvin dans le rôle du viticulteur désabusé.

François n’a jamais pu convaincre son fils de lui succéder. Pourtant un jour, acculé, endetté, le viticulteur n’a plus que son fils pour l’aider et ce dernier finit par accepter. Le défi est énorme. Il doit redonner vie à ce qui fut un jour un grand cru.

Si “Premier cru” a été tourné au cœur du vignoble bourguignon, c’est avant tout une histoire de famille. Mais c’est aussi le quotidien d’hommes et de femmes qui depuis des générations vivent de ce que la terre leur a donné.

Le film est un bel hommage au monde rural. Alors à défaut d’être un grand cru, ce film nous invite à méditer sur le sens du mot famille. Il donne aussi envie de découvrir ou redécouvrir les magnifiques paysages de Bourgogne.

Kenya : Un kiosque solaire chez les Masaï

Joël Laranoi Kanunga vit au sud du Kenya, dans le village d Entosopia, au cœur de champs fertiles produisant fruits, légumes et céréales. Pour aider son village à se développer, il projette d’investir dans un kiosque solaire fabriqué en Allemagne: un bouleversement des traditions ancestrales et un gros investissement personnel.

Suisse : Un immeuble unique pour les électrosensibles

C’est à Zurich en Suisse que se trouve un lieu unique en Europe: un immeuble conçu pour les électrosensibles, ces personnes qui ne supportent pas les ondes électromagnétiques. Ici, pas de téléphone portable ni de wifi.

L’entrée de chaque appartement est constituée d’un sas pour que les visiteurs se débarrassent de leurs poussières. Le système d’aération est puissant, les murs n’ont pas de peinture et sont constitués de béton et d’enduit brut. Le sol est en céramique et une fine couche d’argent sur les fenêtres bloque les ondes.

Le bâtiment a coûté 5,5 millions d’euros, soit 20% de plus qu’un immeuble normal.

Les Français boudent de plus en plus leur banque

Les Français délaissent-ils leur agence bancaire ? Avec le développement des services sur internet, un quart des clients n’y mettent plus les pieds, révèle une étude. Par ailleurs, 32 % des clients seraient même prêts à ouvrir un compte uniquement via internet.

Conséquence? Cette petite révolution pourrait entraîner la fermeture d’un tiers des points d’accueil dans les cinq ans à venir. L’année dernière, plus d’une centaine d’agences ont déjà mis la clé sous la porte…Un phénomène qui n’est visiblement pas prêt de s’arrêter.

Chine : Le pays mise sur l’énergie solaire

La Chine a décidé de devenir dès cette année le leader mondial de l’énergie solaire. Du coup, le pays se couvre de centrales. On trouve alors dans le pays des panneaux photovoltaïques fabriqués en Chine à perte de vue (80.000 par km²). À terme, le parc solaire fera 319 km² soit trois fois la superficie de Paris.

Couvrir une telle surface de panneaux solaires ne se fera pas en un claquement de doigts. La Chine a pris conscience que sa dépendance vis-à-vis du charbon est à terme catastrophique. Des villes suffoquent et la pression de l’opinion publique monte. Problème: le développement du parc solaire a été plus rapide que celui des infrastructures. Résultat, les centrales ne fonctionnent qu’à 50% de leurs capacités.

Lons-le-Saunier (39) : Quand le bio s’impose dans les restaurations collectives

Des précurseurs. Dans cette école de Lons-le-Saunier (Jura), c’est chaque jour le même rituel avant de se mettre à table : la lecture du menu. Ce midi-là, c’est courgettes bio, camembert bio et compote bio. Que du bio au menu pour les écoliers !

Et ça fonctionne : dans cette cantine il y a trois fois moins de gaspillage qu’ailleurs. Les courgettes poussent à quelques kilomètres de l’école. Le maraîcher vend 20% de sa production à la ville et parfois même à un prix légèrement au-dessus du marché. Il livre lui-même sa production directement à la cantine. Les menus s’adaptent aux légumes de saison.

Dans cette cuisine centralisée, on prépare 5.000 repas par jour pour 60 écoles du département, trois maisons de retraite et un hôpital. Une mutualisation qui permet de réduire les coûts.

Le repas scolaire est facturé entre quatre et cinq euros aux familles, ce qui est dans la moyenne nationale. Cuisiner bio et local est une idée du maire, aujourd’hui son succès est un exemple. Du fournisseur aux consommateurs, tout le monde trouve son compte dans cette restauration de qualité.