L’ère du pétrole à volonté ?

Il ne s’agit pas d’un canular digne du 1er avril ou d’un délire issu d’un livre de science-fiction. C’est une information vérifiée et confirmée. Après des décennies d’expériences, des scientifiques de la marine américaine ont été capables de transformer de l’eau de mer en hydrocarbures.

L’US Navy vient ainsi d’annoncer l’ère du pétrole sans limite, le Graal de l’abondance et de l’indépendance énergétique, et personne ou presque ne s’en est aperçu. L’idée semble pourtant presque simple. Les carburants fossiles sont constitués d’hydrocarbones (hydrogène et carbone).

La marine américaine a été capable d’extraire de l’hydrogène et du carbone de l’eau de mer et de le recombiner pour en faire du carburant. Le processus pourrait aussi fonctionner en théorie avec de l’air, mais l’eau de mer contient 140 fois plus de dioxyde de carbone. Le U.S. Naval Research Laboratory a même déjà utilisé le carburant issu de l’eau de mer pour faire voler un modèle réduit d’avion.

Le prix de revient de ce nouveau carburant est aujourd’hui estimé entre 3 et 6 dollars par gallon (3,7 litres). Cela reste économiquement non rentable.

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Consommation : Les promesses des circuits courts

Grossistes, traders, coopératives, acheteurs, transformateurs, vendeurs… Face à l’opacité qui semble régner dans le milieu de l’agroalimentaire, le consommateur est bien souvent perdu face à son assiette. Comment être sûr de ne pas être trompé sur la marchandise ? Face à cette interrogation, ils sont de plus en plus nombreux à faire confiance à un autre mode de consommation, celui des circuits courts.

Leur principe est simple: un intermédiaire, pas plus, entre le producteur et le consommateur! En réduisant les trajets et les frais, nous aurions tous à y gagner: des produits moins chers et une rémunération plus juste pour les agriculteurs. La promesse est-elle toujours respectée ?

En Saône-et-Loire, un éleveur de charolais parcourt 1000 km chaque week-end pour livrer au domicile de ses clients la viande des bœufs qu’il élève. Dans le Lot-et-Garonne, d’autres on choisit de s’associer pour créer un magasin d’agriculteurs, pour ne plus subir les cours du marché des fruits et légumes.

Peut-on s’affranchir facilement du réseau de la grande distribution? Quelles sont les conséquences d’un tel choix? Comment réagit la grande distribution face à cette nouvelle tendance? Loin d’être réservé à des utopistes, cette méthode de distribution est en train de devenir un marché porteur économiquement.

E-commerce, supermarchés et même produits surgelés en circuit court, les initiatives se multiplient. Pas toujours pour le meilleur…

Grèce : « Ne vivons plus comme des esclaves »

Venu des catacombes grecques de l’Europe, un murmure traverse le continent dévasté :« Na mi zisoumé san douli ».

Sur les murs des villes et sur les rochers des campagnes, sur les panneaux publicitaires vides ou détournés, dans les journaux alternatifs et sur les radios rebelles, dans les lieux d’occupation et d’autogestion qui se multiplient, tel est le slogan que la résistance grecque diffuse, jour après jour, et nous invite à reprendre en chœur sur les mélodies de ce film à ses côtés.

Un grand bol d’air frais, d’enthousiasme et d’utopies en marche, venu de la mer Égée.

Asie : Les maîtres du thé

Le thé est, après l’eau, la boisson la plus consommée au monde. Un produit simple en apparence mais qui demande beaucoup de travail, pour le faire pousser, pour récolter ses feuilles et les transformer.

A l’instar du monde du vin en Europe, il y a une civilisation du thé en Asie avec ses grands crus et ses produits d’exception. Des vallées mythiques de Darjeeling en Inde, aux collines de Shizuoka au Japon, en passant par la province du Yunan en Chine considérée comme le berceau du thé, voici une découverte surprenante et sensitive de l’Asie sous l’angle de sa boisson favorite.

Chine : Une imprimante 3D fabrique en 24 heures des maisons de 200 m², pour 4.300 €!

Il n’aura fallu qu’un seul jour pour fabriquer la première maison par impression 3D et c’est dans la ville de Shanghai que cela s’est passé il y a quelques semaines. C’est la société Shanghai WinSun Decoration Engineering Co qui est à l’origine de ce baptême dans l’industrie de la construction et explique travailler depuis plusieurs années sur la machine et les matériaux de construction.

Grâce à une imprimante 3D, une entreprise chinoise a déjà réalisé dix maison en 24 heures.

L’imprimante 3D développée par le groupe chinois est imposante, elle mesure 32 mètres de long, 10 mètres de large pour 6,6 mètres de hauteur et permet de réaliser des murs en seulement quelques heures. Aucune photo n’a toutefois été dévoilée pour le moment.

« Nous avons acheté les composants de l’imprimante à l’étranger, et l’avons assemblée dans une usine de Suzhou, » indique Ma Yihe, CEO de Shanghai WinSun Decoration Engineering Co. « Ce nouveau type de structure imprimée en 3D est écologique et bien plus intéressante financièrement. » La compagnie projette de développer une centaine d’usines de recyclage pour recueillir et transformer les déchets de construction en matériaux d’impression. Elle a aussi été récemment approchée par le groupe Thomson et s’intéresserait déjà à la réalisation d’une villa à l’aide de cette technologie.

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Mexique : De la pluie pour produire de l’électricité

Des étudiants mexicains ont utilisé de l’eau de pluie pour fabriquer de l’électricité et alimenter les batteries d’un quartier de Mexico.

Charger des batteries avec de l’eau de pluie : c’est la réussite de ces étudiants de l’Université technologique du Mexique (UNITEC). Le système appelé “Rain Wild” recueille la pluie sur le toit d’immeubles, elle est ensuite drainée vers un système de récupération puis vers une micro-turbine, un modèle réduit de celles employées dans les barrages.

Des essais menés dans un quartier pauvre de Mexico, Iztapalapa, ont montré que le système fournissait assez d’énergie pour charger des batteries de 12 volts portables.

L’eau récoltée est assainie

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Grèce : Retour à la terre pour échapper à la crise

Après six ans de récession dont quatre placés sous le signe d’une austérité toujours plus dure, la Grèce est exsangue. Ultime solution pour les personnes déclassées, le retour à la terre, avec son lot de désillusions… Reportage chez ces nouveaux ruraux pas toujours bien préparés à cette reconversion.

Cela fait maintenant six ans que la Grèce est en récession et quatre qu’elle subit la cure d’austérité sans précédent imposé par la Troïka. Le chômage, qui a explosé pendant la crise, est, de loin, le plus élevé de la zone euro. Selon Eurostat, il s’élève aujourd’hui 27,5% et dépasse les 58% chez les jeunes.

L’une des rares portes de sortie pour échapper au conséquence de la crise, c’est le retour à la terre. Pas si étonnant quand on se souvient que l’agriculture est resté le premier secteur de l’économie grecque jusque dans les années 1970 avant de perdre progressivement du terrain face à l’industrie et aux services.

Si on a du mal à le chiffrer avec certitude, le ministère de l’Agriculture ne faisant aucun recensement – et aucune déclaration n’étant nécessaire a moins de vouloir toucher d’hypothétiques subventions – le phénomène est réel.

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Jacques Collin : « L’intelligence des plantes est démontrée par la CIA »

Dans cette vidéo, Jacques Collin, auteur à succès des livres “L’eau, le miracle oublié.“, “L’insoutenable vérité de l’eau” et “L’eau delà de l’eau” présente des aspects méconnus des plantes utilisées pour… détecter les mensonges.

(Merci à Godefroi de Javron)

Croatie : L’écologie fait bouger la société

La Croatie est membre de l’Union européenne depuis juillet 2013. Le mouvement écologique y agite de manière surprenante la société, alors que les pressions environnementales s’accroissent de tous côtés.

Le 6 mars dernier, à 9 heures, une dizaine de militants écologistes ont joué une partie de golf devant le parlement croate à Zagreb. La presse nationale est venue nombreuse pour relayer leur message: le refus de la transformation de la côte du pays en vaste complexe immobilier touristique. L’action était signée Zelena Akcija, « Action Verte » – l’organisation écologiste la mieux connue du pays et membre de la fédération internationale des Amis de la Terre.

La côte croate, connue pour sa beauté et sa biodiversité, est à la fois une fierté nationale et une attraction touristique. Elle est aussi la proie des investisseurs, qui souhaitent y construire des appartements de luxe, des hôtels, et des golfs.

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Des maisons en déchets

Imaginez un instant que nos déchets servent de matériaux de construction. Il y a aujourd’hui, dans différents pays, une nouvelle génération d’architectes qui réfléchit à utiliser nos déchets pour en faire des maisons.

L’architecte américain Mike Reynolds habite avec sa femme, depuis 20 ans, une maison construite à base de matériaux de récupération comme des pneus usagés, des bouteilles en verre, du plastique, … C’est étonnant, elle tient toujours !

Encore faut-il savoir qu’elle a été construite dans le désert de Taos au Nouveau Mexique, USA, avec des températures extérieures allant de moins 3°C à plus 50°C ! La maison, elle, reste à température constante. Il faut la chauffer au bois durant le mois de décembre c’est tout, pas besoin d’autre chauffage ni de climatisation.

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Var (83) : Des abeilles-sentinelles pour contrôler la qualité de l’air

Au Revest-les-Eaux (Var), depuis trois ans, on fait appel à des abeilles sentinelles pour contrôler la qualité de l’air et de l’environnement à proximité d’une carrière à ciel ouvert. Il s’agit, par exemple, de surveiller leurs ailes : il ne faut pas qu’elles soient déformées, car cela indiquerait qu’elles sont touchées par un virus.

Elles collectent ce qui va être analysé

Les abeilles-sentinelles sont celles qui sont en contact direct avec l’environnement. “Elles récupèrent de l’eau, du pollen, du nectar et donc elles vont servir de biocollecteurs (…) Elles collectent les éléments qu’il y a dans l’air et nous, ensuite, on va les analyser”, explique Benjamin Poirot, docteur en biochimie, spécialiste des abeilles.

La carrière du Revest-les-Eaux entend devenir un exemple pour montrer que ce type d’exploitations peut être écologique. “Nous avons des retenues d’eau qui attirent des espèces protégées de grenouilles (…) Quand on a fini d’exploiter un endroit, on lui redonne une ondulation, on remet de la terre végétale et on replante”, expliquait une ingénieure environnement de la société exploitante au quotidien régional Var-Matin, en 2011.

Inde : Le défi de la conservation des produits frais

En Inde, le lait est une denrée essentielle de l’alimentation. Dans la plupart des villages indiens, le réseau électrique ne permet pas de conserver le lait dans de bonnes conditions, et le lait est perdu.

Mais une solution existe. Sam White et son équipe d’ingénieurs ont mis au point une batterie thermique ingénieuse capable de refroidir le lait qui fonctionne malgré les coupures de courant.

(Merci à Tilak)

« Vélorution ou le Pouvoir de la Pédale »

Le vélo est l’arme tranquille de la révolution écologique. Le vélo pourrait transformer nos sociétés cabossées. C’est le leit-motiv du journaliste Olivier Razemon, qui rappelle tout le potentiel économique du vélo et le pouvoir de transition qu’il porte en lui.

Plus d’une centaine d’amoureux de la petite reine de tous âges, beaucoup de militants, de ceux qui font la « vélorution » en deux roues tous les premiers samedis du mois dans les rues de Paris pour réclamer plus d’espace, se sont déplacés, la semaine dernière, à la Maison du vélo, près de la Bastille, à Paris.

Dehors, sur la chaussée, plein de vélos sagement garés. Comme dans son essai « poil à gratter », Le pouvoir de la pédale, au style drôle et léger, le journaliste-blogueur spécialiste des transports, d’urbanisme et des modes de vie, Olivier Razemon est invité à raconter comment le vélo pourrait transformer nos sociétés cabossées.

Les participants se sont installés dans l’atelier, entre pneus pendouillant au plafond, fourches, guidons, clés et chaînes de toutes tailles méticuleusement bien classés. Les uns prennent des notes, d’autres filment, témoignent, tous ravis d’une publication redorant les guidons d’un objet trop souvent caricaturé et catalogué selon les époques: d’abord pour les prolos, puis pour les sportifs et les loisirs, et désormais pour les bobos ou les riches, bref jamais pour soi, toujours pour l’autre, et trop peu pensé pour réparer les villes.

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Crimée : McDonald’s quitte le pays

Sans prévenir, l’Américain McDonald’s a fermé “temporairement” ses trois enseignes en Crimée, la péninsule ukrainienne devenue russe. Pour justifier cette fermeture, le géant du fast-food évoque des raisons de fabrication tout en proposant à ses employés d’aller travailler en Ukraine. Certains y voient une décision politique.

Une annonce accueillie avec ironie par les habitants. “C’est une bonne nouvelle pour tous ceux qui font attention à leur santé, à ce qu’ils mangent“, estime un Criméen.

L’ultranationaliste russe Vladimir Jirinovski suggère ainsi que la Russie ferme également les enseignes McDonald’s sur son territoire.

Permaculture : Concevoir un jardin pour nourrir une famille de 4 personnes

Dans ces vidéos, Christophe Köppel, de l’association Brin de paille, explique le fonctionnement d’un jardin cultivé avec les techniques de la permaculture, dans le quartier de Koenigshoffen à Strasbourg. Il présente toutes les informations importantes permettant de couvrir les besoins alimentaires d’une famille de 4 personnes en faisant attention à votre terre.

Partie 1:

Partie 2:
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Bretagne : La révolution localiste est en marche

Alain Glon, qui fut le patron du groupe Glon-Sanders, avait depuis quelque temps un projet de modèle économique d’un type nouveau susceptible de donner à la Bretagne un nouvel élan économique.

Ce modèle a la particularité d’être local, enraciné et solidaire, c’est-à-dire qu’il se situe aux antipodes du modèle mondialisé, déterritorialisé et financiarisé que nous subissons et qui nous a amenés au bord du précipice (nous y sommes toujours, sept ans après le début de la méga-crise que le regretté Maurice Allais avait pronostiquée dès 1992).

Le projet en cours dont le nom est « Redéo », ce qui signifie « il est nécessaire » en langue bretonne, est un projet associatif dont le but est de détourner une part, la plus importante possible, de l’épargne des Bretons (16 milliards d’euros par an) pour l’investir dans des projets entrepreneuriaux en Bretagne. Les bénéfices dégagés par ces entreprises seront, pour une part, distribués aux épargnants et, pour une autre part, réinvestis dans la région.

Un projet localiste et enraciné
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