La revanche des cancres

Ils ne sont pas passés par les grandes écoles, ils ne sont pas non plus diplômés de l’enseignement supérieur… et pourtant, à 25 ans à peine, ils sont déjà chefs d’entreprise.

Jason qui était en échec scolaire, dirige aujourd’hui une société d’aide à la personne et emploie 15 salariés. Après un bac pro, Paul, lui, a lancé une entreprise de lunettes fantaisie. Il est désormais invité dans les écoles de commerce pour donner des conseils aux étudiants.

Microcrédit : 1.000 euros suffisent pour créer une entreprise

Le microcrédit pour changer de vie. Ancien agent immobilier au chômage, Alain Ribaut s’est reconverti. Il est aujourd’hui négociant en vin. Son affaire, il a pu la lancer grâce à un microcrédit délivré par l’Adie, une association qui aide les personnes exclues du marché du travail à lancer leur boîte.

Grâce aux 1 000 euros qu’on lui a prêtés, Alain a pu remettre le pied à l’étrier. Et retrouver confiance. C’est que l’entrepreneur revient de loin. Il y a dix ans, il a tout perdu : faillite de son agence immobilière, chômage, divorce… “Quand vous êtes en liquidation judiciaire, interdit bancaire, que vous n’avez pas droit au chômage, ce n’est pas facile…“, raconte-t-il.

Le coup de pouce de l’Adie a payé : six après le lancement de son activité dans le vin, Alain emploie une vingtaine de commerciaux et vend 200.000 bouteilles par an. A 61 ans, il est de nouveau chef d’entreprise.

Permaculture : Forêt comestible pour auto-suffisance alimentaire

Juan Anton Mora, 78 ans, va courir 40 minutes plusieurs fois par semaine. Il organise chez lui des réunions de plusieurs jours avec des dizaines de personnes. “Chacun apporte son sac de couchage et on se débrouille“, explique-t-il.

Y-a-t-il besoin de le dire : Juan Anton a une forme impressionnante ! Comment fait-il ? Une vie saine et son envie de changer le monde doivent avoir leur rôle à jouer. Car oui, chacune de ses actions a pour but de “changer le monde” ou pour être plus précis, combattre la faim dans le monde. Rien de moins.

La société devrait être basée sur deux piliers : le “travail” (ce que nous savons faire et qui participe à la société) et la production de sa nourriture. De cette manière, quoi qu’il se passe, si nous n’avons plus de travail, nous aurons toujours de quoi manger. Il faut que tout le monde puisse manger. Et comme la nourriture vient de la terre, produisons nous-même notre propre nourriture !

Tant que nous ne dépendrons que d’un contrat salarié, notre sécurité ne tiendra qu’à un fil.

Et tout cela ne s’arrête pas à un beau discours. Juan Anton met en pratique ces conseils et il va même plus loin: il expérimente toutes les manières possibles de faciliter le travail de la terre.

Gagner en indépendance alimentaire n’est pas seulement une sécurité, c’est aussi une manière de regagner une certaine liberté dans une société où nous n’avons plus le choix (de rien).

Il faut appeler les choses par leur nom !

Quand on rentre dans une boulangerie et que le boulanger ne peut pas nous dire d’où vient sa farine, quand le marché est contrôlé par les transgéniques et que nous n’avons pas le choix de ce que nous achetons, c’est une dictature.

Quand on élit des personnes qui passent leur temps à nous mentir et qui font le contraire de ce qu’elles disent, c’est une dictature.

Il faut trouver la manière de faire les choses par nous-même. Il faut apprendre à cultiver, produire des aliments sains, établir une relation commerciale ou d’échanges de produits que nous faisons nous-même.

Une forêt comestible pour nous nourrir sans effort
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Visitez le système solaire

Vous rêvez d’explorer le système solaire mais vous n’avez pas les moyens de vous offrir un vaisseau spatial? C’est désormais possible grâce à « Eyes on the Solar System », un logiciel gratuit mis à disposition du public par la NASA.

Présenté dans cette vidéo par l’ingénieur Jon Nguyen, ce gratuiciel vous permettra de flâner en temps réel au milieu des lunes et des astéroïdes qui tournent autour de notre Soleil. Décollage dans 3, 2, 1…

Fasciné par l’astronomie depuis sa plus tendre enfance, Jon Nguyen a réalisé son rêve en obtenant un diplôme de la prestigieuse université de Los Angeles UCLA avant de rejoindre la NASA. Avec son équipe, il a développé un logiciel permettant d’observer une visualisation 3D du système solaire en temps réel.

Facile d’utilisation, ce logiciel baptisé « Eyes on the Solar System » (Regard sur le Système Solaire) possède une interface similaire à Google Earth et permet d’observer la plupart des satellites principaux autour de la Terre et du Soleil. Vous pouvez le télécharger gratuitement depuis le site Internet de la NASA.

Être ou avoir ? Pour une économie de services

Par Didier Schmitt (Conseiller scientifique auprès du Président de la Commission européenne)

Une bonne partie de notre économie est fondée sur le cercle vicieux qu’est l’acquisition, l’obsolescence et la réacquisition d’objets. Pour contrebalancer le besoin inné de posséder, un cercle plus vertueux devient impératif, avec des services moins délétères pour l’environnement, les ressources et le climat.

Axer une société sur la possession fait que la responsabilité du devenir des produits de consommation passe du producteur à l’acheteur. Ce dernier n’aura pas d’autre choix que de s’en défaire comme il peut, après usage ; d’où un gaspillage et une accumulation de déchets.

Une économie fondée sur les services aurait l’avantage de la durabilité et de la « réparabilité » des produits. En effet, un prestataire de service a tout intérêt à allonger la durée de vie d’une marchandise, surtout s’il a la responsabilité de son recyclage.

En séparant la possession de l’utilisation, on peut également rechercher un gain d’efficacité : rappelons que la voiture d’un particulier, par exemple, n’est utilisée que 5 % de son temps ; le parc automobile est donc démesuré par rapport à son utilité réelle. Se déplacer peut parfaitement se concevoir au travers d’un service.

Disposer de l’usage des choses sans devoir les posséder
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Brésil : Le premier terrain de foot éclairé par l’énergie des joueurs

Une favela de Rio de Janeiro s’est dotée en septembre dernier d’un terrain de football unique au monde. Sa pelouse artificielle convertit les déplacements des footballeurs en électricité qui alimente les projecteurs du stade.

Moins médiatisée que la dernière coupe du monde de football, l’inauguration du stade de la favela de Mineira a eu lieu le 10 septembre en présence du roi Pelé. Et pour cause, il s’agit du premier terrain de foot au monde éclairé par les joueurs. Ou plus exactement par leurs déplacements.

Les joueurs créent la lumière

L’astuce vient du sol composé de 200 plaquettes de pelouse artificielle dotée de la technologie « Pavegen » développée par l’entreprise britannique éponyme. Conçues avec 80% de matériaux recyclés, ces « plaques cinétiques » transforment les mouvements des joueurs en électricité. L’énergie ainsi générée permet d’alimenter intégralement les 6 projecteurs du stade.

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Royaume-Uni : A Londres, la cabine téléphonique rouge devient verte et solaire (Màj vidéo)

Le soleil pourrait-il sauver les célèbres mais devenues inutiles cabines de téléphones rouges et anglaises ? L’idée ici est simple. Les cabines sont en fait transformées en lieu de chargement de téléphones portables… Un service gratuit, la contrepartie réside dans le fait de devoir, ou pas, regarder des publicités pendant que cette maudite batterie d’un téléphone très énergivore reprend peu à peu des couleurs…

Frédéric Lenoir : « Guérir le monde »

Pour le philosophe Frédéric Lenoir, les crises sociales, politiques, environnementales et les crises de valeurs des dernières décennies sont toutes reliées entre elles. La vision cartésienne du monde et l’ultralibéralisme adopté par l’élite mondiale a mené à une vision dénaturalisée de l’être humain.

Nos sociétés semblent avoir oublié que nous pouvons ressentir au fond de nous même le sentiment de bonheur autrement que par la consommation, apportant un plaisir immédiat, mais qui nous envahit guère longtemps.

Pour acquérir ce sentiment de bonheur, l’être humain doit être solidaire envers autrui, mais il est bien difficile d’agir ainsi dans un monde aussi individualiste que le nôtre. Les problèmes qui nous paraissaient autrefois bien éloignés sont maintenant près de notre réalité due à l’accélération du temps et au rétrécissement de l’espace.

Les médias nous bombardent d’évènements négatifs se déroulant partout sur le globe et nous y assistons de manière passive, apportant un grand sentiment d’insatisfaction. Il devient donc plus difficile de cultiver notre bonheur personnel.
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Cergy-Pontoise (95) : Un mois sans voiture, une expérience écologique et économique

Des milliers d’automobilistes prennent le volant chaque jour dans l’agglomération de Cergy-Pontoise. Une cinquantaine d’entre eux ont décidé de mettre de côté leur voiture pendant un mois.

Parmi eux, Angélique Tourte, contrôleur des douanes. Elle a choisi de circuler en vélo électrique. Eric Galivel a quant à lui décidé d’opter pour le bus. Un petit peu d’attente et 50 euros l’abonnement mensuel, c’est le prix à payer pour faire baisser la pollution. “Une heure pour venir alors que d’habitude en voiture je mets un peu moins d’une demi-heure. C’est vrai que ça bouleverse le quotidien. Mais bon, on fait tous un effort pour que la planète aille mieux” a-t-il expliqué.

50% d’économie par mois

Une application a même été créée pour permettre de centraliser toutes les données des participants à l’expérience.

Les éditions précédentes, avec moins de candidats, ont donné des résultats spectaculaires. “L’année dernière, on avait constaté une diminution de 50% du budget affecté aux transports, soit une économie d’environ 115 euros par mois” confiait Angélique Bosquet, coordinatrice de “mon agglo sans auto”.

Paris : L’agence du « don en nature » lutte contre l’exclusion

Produits de beauté, vêtements, jouets, ustensiles de cuisine, tout produit non alimentaire est le bienvenue.

“Il ne suffit pas d’avoir des pâtes pour se faire à manger, il faut aussi une poêle. On reçoit des articles de qualité. Les gens qui vivent sous le seuil de pauvreté ont aussi besoin de qualité, au même titre que vous et moi” a confié un bénévole de l’agence. Souvent, ce sont des articles invendus que les entreprises reversent gratuitement à l’agence.

Tous ces objets sont ensuite redistribués à des associations de lutte contre la pauvreté. Un bon moyen de lutter contre le gaspillage. En France, chaque année, 600.000 euros de produits neufs sont détruits alors que 9 millions de Français vivent sous le seuil de pauvreté.

Les incroyables machines volantes du professeur Oehmichen

Ingénieur et bricoleur de génie, Étienne Oehmichen fut le premier à réussir un vol en hélicoptère en 1924. Une exploration passionnante des travaux du professeur, qui passa sa vie à observer les oiseaux et les insectes pour percer leurs secrets.

Tout commence avec une bobine de film retrouvée par hasard dans la région de Montbéliard. Ces images datent du début du XXe siècle. Elles montrent les premiers balbutiements d’un étrange appareil, un des ancêtres de l’hélicoptère. Cette machine a été inventée par Étienne Oehmichen, un savant et ingénieur français. Grâce à elle, il fut le premier à réussir un vol d’un kilomètre en circuit fermé.

Bricoleur de génie, pilote d’essai, mais aussi brillant naturaliste, Oehmichen a laissé derrière lui nombre d’inventions et de théories. Et pourtant, après sa mort, il a disparu complètement de l’histoire. Comment a-t-il pu sombrer dans l’oubli ?

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Jean Tirole reçoit reçoit le prix Nobel d’économie pour son « analyse de la puissance du marché et de la régulation »

Jean Tirole est l’un des économistes les plus influents de notre temps. Né le 9 août 1953, il est président de la Fondation Jean-Jacques Laffont – Toulouse School of economics (TSE), directeur scientifique de l’Institut d’économie industrielle (IDEI) à Toulouse et membre fondateur de l’Institute for Advanced Study in Toulouse (IAST). Il est aussi professeur invité au MIT et membre de l’Académie des sciences morales et politiques depuis le 27 juin 2011. Depuis 1995, il est directeur d’études cumulant à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS).

Le 13 octobre 2014, Jean Tirole reçoit le prix Nobel d’économie pour son « analyse de la puissance du marché et de la régulation ». Il fit d’importantes contributions dans plusieurs domaines de recherche, mais il a surtout clarifié comment nous pouvons comprendre et réglementer les secteurs qui sont dominés par une poignée d’entreprises.

La réglementation est complexe

Il est toujours pertinent de se demander quelles activités doivent être réalisées par l’Etat et quelles activités doivent être laissées au secteur privé. Plusieurs gouvernements ont ouvert des monopoles publics aux actionnaires privés, aussi bien dans les secteurs des réseaux ferroviaires, de distribution d’eau, de la poste, des télécommunications, que de l’éducation ou des soins de santé.

Les expériences tirées de ces privatisations ont été contrastées et il a été bien souvent plus difficile que prévu d’inciter les entreprises privées à adopter le comportement attendu.

Il y a deux grandes difficultés. Premièrement, plusieurs marchés sont dominés par un nombre réduit d’entreprises qui influencent alors les prix, le volume et la qualité du produit. La théorie économique traditionnelle n’est pas adaptée à cette situation, qualifiée d’”oligopole”. Elle est davantage adaptée à une situation de monopole ou à une situation connue sous le nom de “concurrence pure et parfaite“.
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Les graines de la permaculture

Ce documentaire s’intéresse au développement assez important de la permaculture dans le monde, à notre époque, et particulièrement dans les pays tropicaux, comme en Thaïlande. Il montre bien l’intérêt de la permaculture en tant qu’approche globale, en tant que mode de vie, car ses principes s’applique à tous les domaines essentiels de l’activité humaine: l’agriculture, la construction, la production d’énergie…

La permaculture c’est d’abord une façon de réfléchir, de se comporter, déclinée ensuite en un ensemble de pratiques visant à créer une production agricole durable, de qualité, et s’inscrivant en harmonie avec le lieu où on la pratique et ses spécificités; s’inspirant directement de la nature, des forêts, ou tout pousse sans la main de l’homme, l’agriculture permacole vise à recréer des écosystèmes autonomes de production alimentaire.

La permaculture concerne aussi le domaine des lieux de vie, avec des principes comme l’auto-construction, l’utilisation de matériaux naturels et locaux (autant que faire se peut), la conception bioclimatique, entre autres. Dans le domaine de la production énergétique la permaculture préconise l’utilisation d’énergies renouvelables, et l’utilisation de technologies appropriées pour produire notre propre électricité (éoliennes, solaire, etc.).

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Troquer des graines pour préserver la biodiversité du potager

Grainothèques et bourses aux semences permettent aux particuliers de se réapproprier leur patrimoine. « En moins de 100 ans, 95 % des variétés de choux, 91 % de variétés de maïs, 94 % de variétés de pois et 81 % de variétés de tomates ont disparu aux États-Unis », explique Dr Stephen Kampelmann, économiste à l’ULB et au Centre d’écologie urbaine.

« Semences à partager. Prenez et déposez librement les graines qui vous plaisent ». C’est en ces mots que s’annonce l’intention de la boîte en carton déposée à proximité d’ouvrages de jardinage de la bibliothèque de Waimes. « Les graines contiennent de l’information, ouvrent à la réflexion, se partagent comme un livre ou une photo et passent de main en main. Elles ont dès lors toute leur place au milieu des livres », explique Roseline Lemaire, responsable de l’établissement qui se veut en transition. Cette initiative d’emprunt gratuit de graines en tout genre vient de France, où en moins d’une année, elle a conquis 60 bibliothèques municipales.

Pourquoi inciter les particuliers à troquer les graines qu’ils cultivent dans leur jardin ? La réponse vient tout droit de Sébastien Wittevert, le fondateur de l’initiative, ancien cadre en finances de marché reconverti dans le maraîchage, « pour nous interroger sur notre héritage semencier en péril et défendre la biodiversité ». L’érosion de cette dernière est majeure. Selon la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture), en un siècle, l’humanité aurait perdu 75 % de la diversité génétique cultivée.

En outre « 75 % de l’alimentation mondiale est générée par seulement 12 plantes et 5 espèces animales. Près de 60 % des calories et protéines végétales consommées par l’humanité ne proviennent que de 3 céréales : le riz, le maïs et le blé ». Et d’ajouter, « depuis quelques années, on assiste à une terrible standardisation génétique des plantes ». Les légumes produits dans l’Union européenne seraient issus à plus de 70 % de semences hybrides, « rendant les producteurs très dépendants des multinationales agroalimentaires. »
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Finlande : La forêt regorge de petits trésors

Les forêts ne nous offrent pas que du bois, mais de petits trésors naturels qui peuvent être importants pour l‘économie des régions forestières. Que peut apporter la science dans ce domaine?

Dans la région de Carélie en Finlande, les scientifiques qui participent à un projet de recherche européen baptisé StarTree ont mis au point un système pour prévoir quelle sera l’importance de la cueillette de champignons, de plantes ou de petits fruits. Un Finlandais sur deux la pratique.

Sahara : Une imprimante 3D matérialise des objets dans du sable grâce à l’énergie solaire

Depuis son invention, l’impression 3D ne cesse de repousser les limites de la technologie et fait désormais partie intégrante de notre quotidien. Cela dit, celle que Markus a mise au point se différencie de ses semblables: elle fonctionne à l’énergie solaire et permet de créer des objets à partir du sable.

Markus Kayser, un artiste allemand originaire d’Hambourg a mis au point un concept d’imprimante 3D écologique alimentée par l’énergie solaire: SolarSinter. De la même façon qu’on se sert d’une loupe pour réfléchir les rayons du soleil et générer une source de chaleur, l’énorme lentille de Fresnel dont est équipée l’imprimante solaire de Markus génère assez d’énergie pour donner vie à des structures faites de sable.

De plus, contrairement aux imprimantes 3D traditionnelles qui utilisent la technologie laser pour créer des objets 3D à partir de variété de plastiques en poudre, de résines ou de métaux, la SolarSinter ne fonctionne qu’à l’aide d’éléments naturels. Les rayons du soleil remplacent le laser, de même que le sable prend la place des résines.

Après deux semaines de tests dans la partie égyptienne du désert du Sahara, la machine et les résultats obtenus ont permis à Markus de conclure que sa SolarSinter incarnait un grand pas en avant vers une nouvelle façon de produire des outils performants, grâce à deux éléments naturels: le soleil et le sable.

Ether : La future monnaie qui vaut déjà des millions

Dès l’âge de 17 ans, Vitalik Buterin, Canadien né en Russie et habitant à Toronto, s’est passionné pour le bitcoin, la principale monnaie électronique circulant sur Internet : « J’ai commencé des études d’informatique, mais au bout d’un an j’ai abandonné la fac pour me consacrer entièrement au bitcoin. Pas question pour moi de rater cette aventure. » Il participe même à un projet de création d’un système de transactions en bitcoins anonymes et intraçables.

Pourtant, il en arrive rapidement à la conclusion que le système est imparfait, et limité. A la fin de 2013, à l’âge de 19 ans, il décide d’inventer sa propre monnaie électronique, qui sera fondée sur des algorithmes encore plus sophistiqués. Il la baptise « ether » — du nom de cette entité invisible et impalpable censée englober tout l’univers.

Pour donner vie à son projet, il monte une start-up, Ethereum. Côté financement, il obtient d’abord une bourse de la Fondation Thiel (Californie) réservée aux jeunes chercheurs indépendants : 100.000 dollars sur deux ans, plus un réseau de contacts dans la Silicon Valley. Mais il compte surtout sur ses propres forces.

En juillet 2014, il commence à prévendre des futurs ethers contre des bitcoins : « J’ai découvert que des tas de gens croyaient en mon projet. Au début, nous avions fixé un cours de 2.000 ethers pour 1 bitcoin, mais très vite la demande s’est renforcée, le cours est monté à 1.300. » En six semaines, ce financement participatif inédit lui rapporte 31.591 bitcoins, soit plus de 18,4 millions de dollars.
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« Révolution monétaire » : Débat entre Étienne Chouard, Stéphane Laborde et Jean Baptiste Bersac

En juin dernier, le 4ème Singe et le Cercle des Volontaires se sont réunis autour d’Étienne Chouard, Stéphane Laborde et Jean-Baptiste Bersac pour une discussion sous forme de table ronde sur la monnaie et l’économie.

En cette période trouble où le modèle économique du capitalisme arrive en bout de course et n’est plus pertinent pour répondre aux attentes de demain, il est temps de proposer une alternative.

Redéfinir le modèle de la monnaie, s’en détacher et mieux, comprendre notre dépendance à celle-ci est aujourd’hui d’autant plus simple qu’internet et l’arrivé des monnaies virtuelles (type Bitcoin) est une réalité.

Cette table ronde animée par Romain du 4ème Singe, réunit et donne la parole libre à trois intervenants aux réflexions de grande qualité sur le sujet :

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Neurobiologie et éducation

Neurobiologiste allemand de premier plan, le Pr. Gerald Hüther dirige le département de recherche fondamentale de neurobiologie du Centre Hospitalier Universitaire psychiatrique de l’université de Göttingen et le centre de recherche préventive de neurobiologie de l’université de Göttingen et Mannheim/Heidelberg. Il est l’auteur de plusieurs livres sur le sujet.

(Merci à quarantined)