Maison : Les nouveaux filons pour réduire les factures

Le chauffage est le poste de dépenses sur lequel beaucoup de Français aimeraient faire des économies. Il existe des solutions pour réduire la facture énergétique comme changer de chaudière, isoler des murs ou s’équiper de fenêtres. Mais il y a des erreurs à ne pas commettre.

L’équipe du magazine s’est penchée sur les tarifs dits « imbattables » mais qui réservent parfois bien des surprises. D’autre part, les journalistes ont enquêté sur les syndics (souvent pointés du doigt par les copropriétaires), cherchant à comprendre comment ils fixent leurs honoraires, quelles sont leurs méthodes de travail et les pièges qui se cachent dans certains contrats.

Partie 1:

L’amitié à travers les âges

Philia chez les Grecs, compagnonnage des chevaliers médiévaux, amitiés intellectuelles… ou plus intimes de la modernité : 
toutes les époques et toutes les cultures attestent 
de la puissance du lien d’amitié.

Les amitiés légendaires peuplent nos imaginations : Achille et Patrocle, David et Jonathan, Montaigne et Étienne de La Boétie. L’amitié antique et médiévale se célèbre à la vie à la mort. Ce qui frappe dans l’histoire de l’Occident est l’hégémonie masculine des grandes histoires d’amitié relayée par la pensée philosophique. Dans l’Antiquité comme au Moyen Âge, l’amitié entre hommes, au cœur de la cité comme du lien féodal, est un sentiment plus important que l’amour jusqu’à l’invention de celui que l’on dit « courtois ». Censée être librement consentie, elle fait souvent l’objet d’un pacte, d’une déclaration. L’affectif rejoint l’effectif : les preuves d’amitié ne manquent pas, des services rendus aux risques pris au combat.

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Éolien français : Vents contraires sur le marché de l’air

Quelle est la réalité économique de la filière éolienne en France, dans un marché de l’énergie en crise? Que sait on de la production d’énergie éolienne en France? Elle bénéficie d’un a priori plutôt favorable, puisqu’il s’agit d’une énergie propre, renouvelable, et qu’elle vise à abaisser notre dépendance au nucléaire.

Émission “Le Magazine de la rédaction” diffusée sur France Culture le 31/10/2014

D’ailleurs la loi sur la transition énergétique récemment votée par le Parlement maintient le cap de 20% d’énergie renouvelable produite d’ici 10 ans.
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« Révolution monétaire » : Débat entre Étienne Chouard, Stéphane Laborde et Jean Baptiste Bersac

En juin dernier, le 4ème Singe et le Cercle des Volontaires se sont réunis autour d’Étienne Chouard, Stéphane Laborde et Jean-Baptiste Bersac pour une discussion sous forme de table ronde sur la monnaie et l’économie.

En cette période trouble où le modèle économique du capitalisme arrive en bout de course et n’est plus pertinent pour répondre aux attentes de demain, il est temps de proposer une alternative.

Redéfinir le modèle de la monnaie, s’en détacher et mieux, comprendre notre dépendance à celle-ci est aujourd’hui d’autant plus simple qu’internet et l’arrivé des monnaies virtuelles (type Bitcoin) est une réalité.

Cette table ronde animée par Romain du 4ème Singe, réunit et donne la parole libre à trois intervenants aux réflexions de grande qualité sur le sujet :

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Danemark : Lego, le roi de la brique

C’est l’un des jouets les plus vendus au monde: la brique Lego. Chaque année, la marque en produit 50 milliards! Grâce à elle, cette entreprise, créée il y a près de 70 ans, est devenue n°1 mondial du jouet, devant Chinois et Américains.

Usine entièrement automatisée, bataillon de designers… Jérémie Drieu et Pierre Dehoorne se sont rendus dans le berceau de la marque, un petit village au cœur du Danemark.

À quoi ressemblera l’entreprise de demain ?

À côté du vieux modèle fordo-taylorien et du plus récent de la startup, se développent de toutes nouvelles formes d’organisations entrepreneuriales. Un mouvement qui ne peut que s’accentuer, compte tenu des forces du changement actuellement à l’oeuvre. Par Patrice Geoffron, membre du Cercle des économistes.

La période est propice à la réflexion sur la physionomie de l’entreprise de demain, car les contours de celle d’aujourd’hui sont singulièrement floutés. Le modèle fordo-taylorien n’est pas encore totalement sorti de scène (dans les activités de services en particulier) que son successeur désigné, la gestion au plus juste (lean management), revêt déjà une teinte sépia. La mondialisation est très abrasive, érodant les modèles plus rapidement qu’au XXe siècle et troublant les clivages classiques : le débat entre les mérites du capitalisme anglo-saxon et du capitalisme nippo-germanique soulève moins de passions que dans le passé.

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Jean-Claude Lévy : « L’économie circulaire »

Jean-Claude Lévy est historien, géographe, journaliste. Il a occupé différentes fonctions dans plusieurs ministères et notamment collaboré à Révolution (hebdomadaire du Parti communiste français) dans les années 1980, à Libération, à la revue Passages.

Il est actuellement chargé d’une mission de réflexion sur la Chine, le développement durable et la coopération décentralisée au ministère des Affaires étrangères et européennes.

La planète pétrole s’enfonce dans la crise. So what ?

Au temps pour moi. J’ai fait état dans un précédent article d’une chute de la production pétrolière aux Etats-Unis en début d’année. Les extractions américaines sont entre-temps reparties à la hausse, atteignant 9,7 millions de barils par jour (Mb/j) au mois d’avril, d’après les dernières données mensuelles fournies par l’administration Obama.

Dopée depuis près de cinq ans par le boom du pétrole de schiste, la production américaine d’or noir frôle de plus en plus le record établi lors du pic historique de production de 1970. Le rythme de croissance de la production marque cependant nettement le pas, souligne l’agence Reuters, estimant qu’un tel ralentissement pourrait annoncer l’approche d’un plateau.

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Éthiopie : Omo Circus

Il y a dix ans, lorsque Jean Queyrat se rend pour la première fois dans la vallée de l’Omo, cette région reculée du grand sud éthiopien n’est guère connue que des paléontologues, de quelques anthropologues et d’une poignée de voyageurs intrépides.

Au fil du temps, il a été le témoin d’une évolution stupéfiante qui appelle à être méditée. Aujourd’hui, les “sauvages” ou les “primitifs” de l’Omo sont bien éloignées de ce qu’imagine le touriste, en général peu averti de la réalité complexe de la Corne de l’Afrique.

Ils ont compris depuis longtemps tout le parti qu’ils pouvaient tirer de la curiosité ambiguë de gens, qui font des milliers de kilomètres et payent des fortunes pour venir jusque chez eux les reluquer sous le nez. Puisqu’on les veut sauvages, ils seront des sauvages majuscules et ils n’hésitent pas en en faire des tonnes dans le pittoresque et le baroque!

Non seulement l’énorme majorité des touristes n’y voit que du feu, mais, qui plus est, elle serait furieuse qu’on démolisse un rêve qu’elle a payé si cher. C’est donc une savoureuse comédie de dupes qui se joue désormais dans l’Omo.

Économie de l’attention : comment résister à l’accaparement de nos cerveaux par les entreprises ?

Écrans publicitaires dans la rue, à la télévision, sur le smartphone jusqu’à l’intérieur d’un article. Courriels et alertes en tout genre, suggestions des moteurs de recherches, conceptions des rayonnages de supermarchés… Commerciaux et services marketing se livrent une guerre sans merci avec pour territoire à conquérir l’attention que l’on accorde à telle ou telle information : notre temps de cerveau disponible. Face à ces sollicitations de tous les instants, de grands principes pour une écologie de l’attention émergent. Réflexions.

Si vous n’avez jamais été dans une école de commerce, il y a de fortes chances pour que vous n’ayez jamais eu de cours intitulés « Psychologie du consommateur et stratégies de persuasion ». En revanche, si vous avez été à l’Institut des hautes études économiques et commerciales (Inseec), ce type d’enseignements, dispensés aux marketeurs, commerciaux et publicitaires, vous apprend quelles sont les « variables qui influencent [la] perception [du consommateur] ».

Quelle part d’attention accorde le consommateur à un produit en fonction de sa place sur un rayonnage ? Comment concevoir et utiliser le storytelling afin de « capter l’attention du consommateur et créer une connexion émotionnelle avec la marque » ? Comment mettre en place un e-mail marketing « afin d’être bien perçues et ainsi susciter l’attention des internautes » ? Telles sont les questions existentielles abordées dans les grandes écoles et les universités, de HEC à Paris Dauphine, en passant par l’École supérieure de publicité.

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Institut Tavistock : « Techniques de manipulation mentale et de contrôle social » (Audio)

AVERTISSEMENT : La rédaction de Fortune ne souscrit pas à l’ensemble des thèses et conclusions présentées par les auteurs.

Émission diffusée sur la radio Méridien Zéro le 30 janvier 2015 proposant de lever un voile sur ce qui constitue le principal laboratoire de manipulation et formatage des opinions publiques occidentales, et ce depuis quasiment un siècle.

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Pour nous en donner un aperçu, les invités Thibault Philippe et Maurice Gendre proposent ci-dessous une très riche biblio et “sitographie” afin que vous puissiez compléter la présentation de ce soir.
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Chine : Le pays libéré du tabagisme

Dans quelques semaines, Beijing appliquera une nouvelle loi anti-tabac interdisant de fumer dans les espaces publics fermés, notamment dans les restaurants et les bureaux. Les publicités pour le tabac seront également prohibées dans les espaces en plein air et les transports publics, ainsi que dans la plupart des médias.

Si cette réglementation, approuvée l’an dernier par le Comité permanent de l’Assemblée populaire municipale de Beijing, parvient à s’imposer, les autorités chinoises pourraient décréter une interdiction similaire dans l’ensemble du pays.

Une baisse sensible du tabagisme se traduirait sans aucun doute par de nets avantages en matière de santé publique. Mais est-elle envisageable ?

Avec plus de 300 millions de fumeurs, la Chine représente un tiers de tous les consommateurs dans le monde, et accuse près de 2700 décès dus au tabagisme par jour. Les coûts induits par le traitement des maladies liées au tabagisme, sans parler des pertes de productivité, sont considérables.
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En 1931, Moody’s conduisait déjà la Grèce au chaos

L’économiste Jean-Marc Daniel rappelle cet épisode historique méconnu qui a vu l’agence Moody’s dégrader la note de la Grèce, générant des troubles sociaux et politiques dans le pays avant l’arrivée au pouvoir du général Metaxas, fasciné par les régimes fascistes. Moody’s exprimera ses regrets, annoncera la fin de la notation des dettes publiques avant de ressortir son funeste carnet de notes en 1975.

En 1909, John Moody, journaliste financier reconverti, crée la notation stricto sensu : sa société jauge les risques en s’appuyant sur une grille de notes, qui permet de résumer les risques pris par le créancier. S & P suit en 1916 et Fitch en 1924. La notation des États débute, elle, dès 1918…

Au début des années 1930, le Trésor américain reproche aux agences de notation de n’avoir pas vu venir les faillites en chaîne des banques et la crise boursière de l’automne 1929. Elles entreprennent dès lors d‘élargir leur champ de compétence à la dette des états. Pendant la Grande Dépression, de nombreux pays européens n’ont pu faire face à leur dette : l’Allemagne, la Grèce, la Hongrie, la Roumanie.

Mais les agences de notation ont alors essentiellement dans leur collimateur des pays latino-américains, victimes de la chute des cours des matières premières. Les agences baissent la note du Brésil et de la Bolivie, qui fera défaut en janvier 1931.
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Zanzibar : Un paradis en sursis ?

Zanzibar, “l’île aux épices” célébrée par Rimbaud, Kessel ou Conrad, est longtemps restée dans l’ombre de ses grands voisins du continent africain. Posé sur les eaux turquoise de l’océan Indien, au large de la Tanzanie, cet archipel a choisi la discrétion. Sur cet ancien confetti de l’empire britannique, plusieurs mondes cohabitent: un peu d’Angleterre, un fond d’Afrique, une pincée d’Orient et des effluves venus d’Inde.

Aujourd’hui, Zanzibar s’est ouverte au tourisme, devenant une destination des plus courues. Chaque année, 150 000 voyageurs viennent découvrir son patrimoine et ses plages. C’est encore peu, mais de grands consortiums étrangers investissent ce long radeau de sable blanc. Les côtes sont grignotées, et les droits ancestraux des agriculteurs parfois bafoués.

Épargnée jusqu’à présent par les groupes armés implantés sur le continent africain, Zanzibar apparaît comme un havre de tranquillité. Mais pour combien de temps ? Des tensions apparaissent entre les communautés chrétienne, musulmane et hindouiste qui vivaient en bonne intelligence depuis des siècles. Découverte d’un paradis en sursis.

Lin : Richesse française transformée en Asie

La France est le premier producteur mondial de lin. 70.000 hectares, 80 % de la production mondiale. Pourtant, ce trésor est loin d’être pleinement exploité.

Les fibres sont exportées en Asie où elles sont transformées. Aujourd’hui, 70 à 80% des vêtements produits en Chine repartent pour la France, la Belgique, l’Italie et d’autres pays européens.

La France achète donc à la Chine des vêtements fabriqués avec le lin qu’elle lui a vendu quelques mois plus tôt.

Une alimentation saine et respectueuse du climat

En décembre prochain, les chefs d’État et de gouvernements se retrouveront à Paris pour la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques, où ils devront après d’âpres négociations conclure un accord détaillé sur la réduction des émissions de carbone et l’atténuation du réchauffement planétaire.

A l’approche de cette réunion, les gouvernements devraient prendre note d’un fait crucial, mais souvent ignoré : la principale cause de la dégradation de l’environnement et de l’épuisement des ressources est le changement de notre alimentation – qui plus est, une alimentation peu propice à une vie saine.

Au cours des dernières décennies, l’augmentation des revenus a entraîné une évolution radicale des habitudes alimentaires, avec en particulier une place croissante de la viande dans l’alimentation. Étant donné que l’élevage et le transport du bétail nécessitent plus d’intrants, de terres, d’eau et d’énergie que les plantes, l’accroissement de la demande en viande épuise les ressources naturelles, exerce des pressions sur les systèmes de production alimentaire, détruit les écosystèmes et contribue fortement aux changements climatiques.

La production de viande consomme presque dix fois plus d’eau que la production de calories et de protéines végétales. Il faut par exemple 15.415 litres d’eau pour produire un kilo de viande de bœuf. C’est également une manière peu efficace de produire des aliments : 30 calories végétales sont nécessaires pour donner 1 calorie animale.
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Algérie : La mer retrouvée

C’est un géant méditerranéen, qui a longtemps tourné le dos à la mer. L’Algérie redécouvre aujourd’hui son littoral, et Thalassa nous emmène pour un voyage inédit tout au long de ces 1600 kilomètres de côtes. D’ouest en est, les paysages algériens offrent une variété fascinante.

D’Oran jusqu’à Annaba, le voyageur traverse des reliefs lunaires, des forêts épaisses, des marais multicolores et des dunes à perte de vue. De ces côtes méconnues, Thalassa propose une exploration inédite.

Les recettes-clé pour nourrir 9 milliards de personnes en 2050

Le livre «The End of Plenty: The Race to Feed a Crowded World” (“La fin de l’abondance: la course pour nourrir un monde surpeuplé“) préconise une révolution bleue et une révolution rose pour pouvoir faire face à l’augmentation de la population mondiale.

En 2050, la Terre devrait compter 9 milliards de bouches à nourrir. Il faudra alors produire autant de nourriture qu’on en a produit depuis le début de l’agriculture pour alimenter tout le monde, explique Joel K. Bourne Jr., ex-rédacteur en chef de National Geographic sur NPR, la radio publique aux États-Unis.

La hausse démographique est d’autant plus problématique qu’on est arrivé à la fin de la révolution verte du siècle dernier. Les rendements atteignent un plafond, même s’il reste des innovations à venir dans les OGM, comme le riz c4 qui pourrait augmenter la production par 50% ou le riz qui peut résister aux inondations.

Les cultivateurs marins
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Bretagne : Domespace, la maison « tournesol »

Tournez manège ! Imaginez pouvoir pivoter votre maison pour profiter sans arrêt du soleil ? Véritable nid douillet en bois, la maison-dôme de Patrick Marsilli peut tourner sur elle-même jusqu’à 330°. Le concept se veut une alternative « écologique, confortable, saine, protectrice, modulable et économique » à l’habitat traditionnel. Partons à la découverte d’un habitat alternatif hors norme.

La maison de Patrick Marsilli est le résultat d’une fascination pour la nature et ses formes courbes, desquelles les êtres vivants se sont de tous temps inspirés pour leurs logements. Nids, terriers, grottes ; yourtes, cases, kerterres… : tous ces habitats, naturels, basiques ou construits ont la particularité d’utiliser la forme sphérique, qui renvoie au ventre maternel et à diverses structures archétypales mises au jour par la science (comme la rotation des planètes par exemple).

Construite entièrement en bois non traité, certifié FSC, la maison-dôme correspond au concept « harmonique, bien plus qu’écologique ! » prôné par l’inventeur. Elle s’adapte aux idéaux et aux nécessités de chacun : la rotation peut être manuelle pour éviter d’utiliser de l’électricité mais il est aussi possible d’y ajouter des panneaux solaires…

De plus, le dôme géodésique est une architecture naturellement capable de résister à des tremblements de terre de forte magnitude et à de très fortes tempêtes.

Seul hic : le prix, pas à la portée de toutes les bourses. Un exemple : pour 198 m² de plancher (110 m² de surface habitable), idéal pour 4 habitants, le prix en auto-construction est de 201.500€ TTC (en construction achevée, 324.555€ TTC). On est loin des écodômes en sacs de terre dont on vous parlait ici.

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Roumanie : Et la lumière fut…

Dans les montagne du Maramures, à la frontière de l’Ukraine, un village entier vit sans électricité depuis toujours. Lorsque la nuit tombe, c’est comme si le temps s’arrêtait : pas de réfrigérateur, pas de télévision, pas de machine à laver, encore moins d’ordinateur…

En Roumanie, à l’image de ce village, 200.000 personnes vivraient sans électricité alors que le pays est membre de l’Union européenne depuis 2007.

Devant l’inaction des autorités, un homme originaire de Bucarest a décidé de prendre les choses en main: il a monté une ONG pour installer des panneaux solaires sur le toit des écoles.

Belgique : Qui sont les chômeurs de longue durée ?

« Fainéants », « profiteurs », « bons à rien », « has been » … C’est ainsi que sont souvent stigmatisées les personnes en situation de chômage longue durée. « Les Parasites » est un documentaire de 26 minutes politiquement incorrect réalisé par Patrick Séverin.

Le reportage lance le débat en invitant 8 chômeurs belges à prendre la parole sans tabous suite à l’annonce par le gouvernement Di Rupo de leur exclusion et de l’arrêt du versement de leurs allocations, décision entrée en vigueur en janvier 2015.

La Belgique vient ainsi de renoncer à un idéal de société, puisqu’elle était le seul pays européen à octroyer les allocations chômage pratiquement à vie pour les personnes en situation particulière ne pouvant pas s’insérer en société. Celles-ci sont désormais limitées à 3 ans, exception faite pour les personnes handicapées.

Une décision populiste qui plongera quelques milliers de personnes plus profondément dans l’exclusion et qui tente de camoufler les véritables causes de l’endettement du pays.
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Touraine : À la découverte d’un long fleuve tranquille

La Loire n’est ponctuée d’aucun barrage ni tronçon rectifié, de sorte que ce long fleuve tranquille de 1.020 kilomètres de long se déploie dans un lit resté naturel.

Sur ses rives, les populations défendent leurs traditions: maisons en tuf, culture de la vigne et de variétés de légumes disparues ailleurs depuis longtemps. La vie du peintre Jean-Jack Martin est rythmée par le plus long cours d’eau français…

Polynésie : Le mystère mérou

Derrière la gueule peu avenante du mérou se cache une énigme. Un mystère bien moins limpide que les eaux de Polynésie où il batifole. Ce qui intrigue les chercheurs, c’est le curieux ballet de sa reproduction, cet énorme speed-dating qui, chaque année, à la pleine lune de juin ou de juillet, voit converger dix-huit mille poissons dans l’atoll de Fakarava, mais aussi des centaines de ­requins affamés venus profiter de l’orgie.

Pour cerner la logique de ce rassemblement unique, le biologiste et photographe sous-marin Laurent Ballesta, habitué des plongées extrêmes — on se souvient de son odyssée sur les traces du cœlacanthe —, s’est lancé un nouveau défi : s’immerger vingt-quatre heures à 20 mètres de profondeur pour une observation in situ. Cette performance humaine inédite est ­l’acmé de l’expédition dont ce film brosse le récit, entre périple high-tech et enjeux scientifiques.

Dotés d’un matériel vidéo pointu, Ballesta et son équipe cartographient les lieux en 3D, filment les attaques de requins au ralenti grâce à une caméra qui offre une précision de mille images par seconde, et jouent les limiers en eaux troubles, observateurs pointilleux d’un biotope aux beautés hypnotiques.

Météo : Un business au beau fixe

Elle dicte notre façon de nous vêtir le matin, conditionne nos sorties et peut gâcher nos congés : la météo fait la pluie et le beau temps dans notre existence, en particulier durant les vacances. L’engouement des Français pour les prévisions météorologiques est spectaculaire: c’est l’une des applications les plus consultées sur smartphone.

On supporte difficilement aujourd’hui une averse surprise sur la plage ou lors d’une balade à vélo… Certains font leurs propres prévisions en s’offrant une station météo individuelle, d’autres choisissent leur camping ou leur lieu de vacances en fonction des garanties de remboursement offertes en cas de pluie.

Autrefois, Météo France occupait seule le terrain, mais aujourd’hui, des start-up ont fait de la météo une activité lucrative, en développant ce qu’elles appellent la “business intelligence climatique”.

Elles proposent leurs services aux entreprises météo-dépendantes (fabricants de glaces, de boissons, jardineries, clubs de vacances…) afin qu’elles puissent ajuster leur offre saisonnière. En France, 25% du PIB serait lié aux conditions météo. Enquête sur la science du beau temps… pour éviter la dépression durant ses vacances.

Changement climatique, déplétion pétrolière, crises… Ebauche d’une vision désirable du monde en 2050

“Songez à la quantité de changements qui se sont déroulés pendant les cent dernières années, qu’il soient sociaux, techniques, culturels, politiques ou environnementaux: tous ces changements ne font pas le poids face à ce dont vous serez témoin au cours des vingt prochaines années”. Ainsi a répondu le scientifique ayant modélisé les limites de la croissance, Dennis Meadows, à la question de savoir qu’elle était sa vision d’un avenir de “descente énergétique”, question qu’a pu lui poser le “cueilleur de visions” comme il se définit lui-même, Rob Hopkins, fondateur du mouvement Transition (1).

“Comment sera ma ville, mon village, mon pays, ma planète dans ces prochaines dizaines d’années ?”

Oui, à l’heure où la finance ajoute une crise à une crise (les « subprimes », les dettes des états, la Grèce…), à l’heure où le réchauffement global et les désordres dont il est capable font suffisamment peur au G7 (2) pour que celui-ci promette très officiellement la décarbonation totale de l’économie durant ce siècle, de plus en plus de personnes devraient se poser une question: “Comment sera ma ville, mon village, mon pays, ma planète dans ces prochaines dizaines d’années ?”

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La grande braderie des résidences secondaires

Des vacances en bleu sur les bords de la Méditerranée, en vert dans la campagne normande ou en blanc face aux sommets enneigés des Alpes… Pour beaucoup de Français, la pause estivale s’apprécie, non pas dans un camping ou à l’hôtel, mais chez soi, dans sa résidence secondaire.

La maison de vacances est une particularité typiquement française. La France est le pays qui en compte le plus dans le monde, avec trois millions de biens, soit 10% du parc de logements. La crise touche aujourd’hui de plein fouet le marché des résidences secondaires. Les propriétaires cherchent à vendre vite, quitte à casser les prix !

Même dans les stations balnéaires prisées, les agences immobilières ont du mal à écouler leur stock. Et plus l’on s’éloigne du littoral, plus les prix chutent. Enquête sur cette grande braderie des résidences secondaires, dans laquelle vendeurs et acquéreurs se livrent une guerre sans pitié.

Suisse : Le secret des montres

L’horlogerie suisse a vu le jour au XVIIIe siècle au cœur de la Suisse romande. L’hiver, le travail se faisant rare à la ferme, quelques paysans se sont lancés dans la fabrication d’horloges complexes.

Au fil des siècles, l’activité d’horloger est devenue un métier d’art. Aujourd’hui, seuls quelques étudiants triés sur le volet peuvent, de simples horlogers, devenir restaurateurs – des spécialistes que s’arrachent les marques de luxe comme Cartier, Zenith ou Ulysse Nardin.

La cruelle absence d’une politique démographique européenne

Empêtrée dans ses difficultés du moment, l’Europe européenne ne voit pas arriver la prochaine crise… démographique.

En prolongeant le déficit actuel des naissances par rapport aux décès, et en excluant tout nouvel appoint migratoire, la population de l’Union est appelée à diminuer de près de 65 millions d’habitants d’ici 2060 selon certains scénarios de démographes. Et l’Europe, qui pesait encore près de 17 % du total planétaire en 1975, n’en pèserait plus que 7,5 % au milieu du siècle. Il est vraiment difficile d’imaginer dans ces conditions un continent européen dynamique et influent. Les remèdes sont connus mais difficiles à mettre en œuvre. Personne n’imagine appeler les Européens à faire des enfants pour nous “sauver” du désastre, et l’immigration ne peut servir que d’appoint. L’Europe devra donc plus que jamais miser sur la qualité de son capital humain, et non pas sur la quantité. “Il n’y a de richesses que d’hommes, oui mais… qualifiés et bien formés” dirait aujourd’hui Jean Bodin.

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Big data : Serez-vous bientôt recruté par des algorithmes?

L’utilisation des mégadonnées pour départager les candidats à l’embauche est encore embryonnaire, mais l’idée fait son chemin dans les entreprises. Non sans poser de questions.

Qui de l’homme et de la machine est le mieux à même de choisir un futur salarié, celui qui brillera autant par ses performances que par sa capacité à s’intégrer parmi ses collègues? Une étude de la Harvard Business Review publiée en avril 2014 a semé le doute. Deux psychologues de l’université du Minnesota ont jugé “qu’en matière de recrutement, les algorithmes font mieux que l’intuition“.

Bien paramétré, un modèle informatique capable de brasser des informations sur les candidats – depuis un CV, les réseaux sociaux, des tests de personnalité, etc. – aurait plus de chance de sélectionner les meilleures recrues que les employeurs.

Très doués pour définir les besoins d’un poste et extraire des informations à partir des profils des candidats“, les humains seraient “mauvais pour en pondérer les résultats“. Aveuglés par leur subjectivité, ils se laisseraient distraire par des éléments parasites sans lien avec la mission, contrairement aux algorithmes.
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Chine : Pollution, le pays à bout de souffle

À quelques mois de la conférence sur le climat COP21, qui se tiendra à Paris, cap sur le pays le plus pollueur de la planète: la Chine. Pékin a beau avoir annoncé sa contribution pour réduire les gaz à effet de serre, le pays peine à mettre en place une économie plus verte. Le charbon représente toujours 70 % de l’énergie consommée en Chine.

Un soleil à peine visible, un brouillard épais qui recouvre tout… Après des décennies d’industrialisation à marche forcée, la Chine est à bout de souffle. En 2014, Pékin déclarait la guerre à la pollution et promettait de fermer les usines les plus polluantes. Mais derrière les effets d’annonce, prime la réalité économique. Comment concilier croissance et écologie ?

Malgré les mesures prises, difficile de s’en prendre aux entreprises disséminées à travers ce vaste territoire.La Chine viendra-t-elle à bout de sa pollution, l’une des plus importantes de la planète, sans porter préjudice à son économie ?

Inde : Violence au pays de Gandhi

Si l’Inde, quatrième économie mondiale, se targue d’embrasser la modernité, elle demeure l’un des pays les plus inégalitaires au monde, comme le démontre cette enquête de Lourdes Picareta.

On y suit notamment le calvaire de Shabnam, adolescente issue des intouchables, menacée de mort pour avoir fait condamner ses violeurs membres de la caste dirigeante. Son village d’origine est toujours régi selon l’ancien ordre patriarcal qui légitime le viol et en impute la responsabilité à ses victimes.

Mais les grandes villes n’échappent pas non plus à ces hiérarchies brutales. Comment s’extraire de cet ordre immuable? Cette enquête glaçante expose le fonctionnement d’un système immobiliste

La classe moyenne mondiale est plus pauvre qu’on ne le pense

La pauvreté mondiale recule. Le nombre de personnes appartenant à la «classe moyenne» a doublé depuis 2001. Une partie de la population des pays émergents vit et dépense comme celles des pays développés… Mais cette fameuse classe moyenne n’est pas si riche, si étendue et si également répartie qu’on pourrait le croire.

D’après une récente étude du Pew Research Center, seules 1,7 milliard de personnes appartiennent à la classe moyenne, et beaucoup d’entre elles gagnent tout juste assez pour se retrouver classées dans cette catégorie.

Le revenu assimilé à la tranche du milieu, que gagne 13% de la population mondiale, est de 10$ à 20$ par jour (9 à 18€). Soit environ entre 270 à 540 euros par mois. C’est moins que le seuil de pauvreté français fixé à 828 euros.

Une affaire de perception

Cette relative prospérité s’est limitée à quelques régions du globe: la Chine, l’Amérique du Sud et l’Europe de l’Est. Peu de changement en revanche en Inde, en Asie du sud-est, en Afrique et en Amérique centrale.

La vaste majorité, 71% de la population mondiale, reste pauvre ou dispose de très bas revenus. C’est seulement un tout petit peu mieux qu’il y a dix ans, où elle représentait 79% de la population.

Slate

Dette publique, un siècle de bras de fer

L’échec de leurs politiques a privé les partisans de l’austérité de l’argument du bon sens économique. De Berlin à Bruxelles, les gouvernements et les institutions financières fondent désormais leur évangile sur l’éthique : la Grèce doit payer, question de principe ! L’histoire montre toutefois que la morale n’est pas le principal arbitre des conflits entre créditeurs et débiteurs.

Il fut un temps où les Etats se libéraient facilement du fardeau de la dette. Il suffisait par exemple aux rois de France d’exécuter leurs créanciers pour assainir leurs finances : une forme balbutiante, mais commune, de « restructuration » (1). Le droit international a privé les débiteurs d’une telle facilité. Il aggrave même leur situation en leur imposant le principe de continuité des engagements.

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États-Unis : La corde du diable

Le fil de fer barbelé a été inventé et breveté aux États-Unis à la fin du XIXe siècle, à l’époque de la conquête de l’Ouest. Outil à vocation agricole, il devient rapidement un agent de surveillance.

Il permit de domestiquer l’espace, de contrôler les animaux et les humains, de revisiter les notions de frontières – ainsi le mur qui barre le territoire américain aux migrants mexicains.

Grâce à une iconographie abondante et à des rencontres avec des personnages pittoresques – l’auteur d’une encyclopédie, un collectionneur ironique, un inventeur de nouvelles techniques de barbelé, ce périple à travers les États-Unis revient sur une certaine histoire du territoire, de la clôture, de la frontière…

Bons baisers de la Côte d’Azur

Avant de devenir le mythe qu’elle est aujourd’hui, la Côte d’Azur n’était qu’une beauté sauvage. Puis une communauté de happy few, des Américains des années 20 – Sara et Gerald Murphy, Fitzgerald, Hemingway, Isadora Duncan – révèlent cette bande de terre bercée par un éternel été.

Belle, radieuse, synonyme de nonchalance et de douceur de vivre, rythmée par le chant des cigales et le clapotis des vagues, la Côte d’Azur devient la muse des artistes, l’égérie de la Nouvelle Vague, le point de ralliement des stars et jet-setters. Ce document revient sur la métamorphose de ce coin de paradis en Riviera mondialement connue.

Turquie : Noisettes amères

En Turquie, des dizaines de milliers de familles kurdes se rendent chaque année dans le nord-est de la Turquie pour la récolte des noisettes. Tout le monde est mis à contribution, y compris les enfants.

Si le travail des enfants est interdit en Turquie, on estime pourtant qu’un demi-million d’entre eux travaillerait dans l’agriculture, 11 heures par jour, notamment dans les plantations de noisetiers. Avec un taux de chômage avoisinant les 35%, le travail saisonnier est devenu le seul moyen de survie pour des milliers de familles, dont les enfants sont payés 1 euro de l’heure.

Le temps des récoltes, des milliers de familles quittent leur domicile pendant pour vivre dans des camps de toile, dans des conditions sanitaires épouvantables. Les enfants travaillent et, de plus, se voient privés d’accès à l’éducation pendant plusieurs mois par an.

Trois quart des noisettes produites dans le monde proviennent des bords de la Mer Noire. La majeure partie de la récolte est exportée vers l’Allemagne et l’Italie où est installé le géant Ferrero, détenteur des marques Nutella et Kinder…

Afrique : La révolution énergétique

Imaginez que vous vous réveilliez un matin sans plus pouvoir accéder aux technologies modernes. Plus de réfrigérateur, plus de cuisinière, plus d’air conditionné. Vos enfants ne peuvent plus faire leurs devoirs après la tombée de la nuit. Vous n’êtes plus en mesure de recharger votre téléphone portable. Vous y êtes, bienvenue dans l’univers de l’Afrique non connectée – un univers dans lequel les défaillances du marché anéantissent impitoyablement toute opportunité de développement.

Près de 150 ans après l’invention de l’ampoule par Thomas Edison, quelque 620 millions d’Africains – soit deux tiers de la population de la région – vivent sans aucun accès à l’électricité. Ils sont encore plus nombreux à recourir à la combustion de biomasse pour cuisiner, plus de 90 % des populations rurales du Malawi, de Tanzanie et du Mozambique utilisant en effet de la paille, du fumier et du bois à brûler. En résulte une pollution de l’air intérieur à l’origine de 600.000 décès chaque année – frappant pour moitié les enfants de moins de cinq ans.

La communauté internationale s’est fixé pour objectif de garantir un accès universel à l’électricité et aux énergies modernes d’ici 2030. Or, le nombre d’individus privés d’électricité en Afrique sub-saharienne ne cesse d’augmenter. Dans 15 ans, si la tendance actuelle se poursuit, 15 millions de personnes supplémentaires vivront sans électricité au sein de la région.

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