Grèce : « Les murailles de feu »

Dans ce roman historique nous suivons le déroulement de la vie d’un jeune Grec, Xéon, dont la Cité, Astakos, va être détruite et la population massacrée. Confronté à cette situation terrible, lors de laquelle il perd ses parents alors qu’il n’est âgé que de dix ans, il prend la décision de devenir un guerrier et de rejoindre la Cité grecque la plus réputée sur ce point: Sparte.

Ce faisant, il va être mêlé à une fabuleuse page de l’histoire antique se déroulant en 480 avant notre ère, pendant l’invasion de la Grèce par le roi de Perse Xerxès, fils de Darius: la bataille du défilé des Thermopyles.

Six jours durant, sous le regard des dieux, cet étroit passage sera le théâtre de combats sans merci, lors de laquelle trois cents spartiates et quatre mille combattants grecs d’autres cités vont opposer une résistance farouche aux armées de l’empire perse.

Celles-ci rassemblant, selon l’historien Hérodote, deux millions d’hommes, traversèrent l’Hellespont, c’est-à-dire l’actuel détroit des Dardanelles, afin d’envahir et asservir la Grèce. Racontée par un survivant, c’est ce choc inégal – et, au-delà, toute l’histoire et la vie quotidienne de Sparte – que fait revivre Steven Pressfield dans ce roman traversé par «un formidable souffle d’authenticité».
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Maison : Les nouveaux filons pour réduire les factures

Le chauffage est le poste de dépenses sur lequel beaucoup de Français aimeraient faire des économies. Il existe des solutions pour réduire la facture énergétique comme changer de chaudière, isoler des murs ou s’équiper de fenêtres. Mais il y a des erreurs à ne pas commettre.

L’équipe du magazine s’est penchée sur les tarifs dits « imbattables » mais qui réservent parfois bien des surprises. D’autre part, les journalistes ont enquêté sur les syndics (souvent pointés du doigt par les copropriétaires), cherchant à comprendre comment ils fixent leurs honoraires, quelles sont leurs méthodes de travail et les pièges qui se cachent dans certains contrats.

Partie 1:

Un humain presque parfait

Dans les laboratoires, un nouvel individu, partiellement reconfiguré, est en train d’être imaginé, testé… fabriqué. « Bientôt, promettent certains scientifiques, nous considérerons l’Homo sapiens (c’est-à-dire nous) comme une version charmante, certes, mais totalement démodée! L’Homo technologicus sera tellement mieux! »

C’est précisément ce que propose le marché de l’amélioration de l’être. « Le temps est venu, disent ses promoteurs, de passer à la vitesse supérieure » : un corps parfait et sans âge, un cerveau infaillible, une reproduction maîtrisée, et à terme… l’immortalité. Quitte à acheter quelques pièces détachées pour faire du « tuning » avec notre propre corps comme certains le font avec leur automobile.

Voyage à la recherche de cet homme du futur… hybride mi-homme mi-machine, humain génétiquement modifié. Un homme presque parfait.

L’”État islamique” : une multinationale qui brasse des millions

L’organisation djihadiste prospère via des réseaux d’économie informelle pour subvenir aux besoins quotidiens de son “califat” autoproclamé en juillet.

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C’est le groupe terroriste le plus riche de l’histoire. À la tête d’une fortune colossale évaluée à plusieurs centaines de millions de dollars, l’organisation État islamique (EI) a tout loisir de poursuivre son avancée en Syrie et en Irak, et [de] payer les quelque 30.000 djihadistes qui l’ont rejointe.

D’où tire-t-elle ce pactole ? Les regards se tournent en premier lieu vers le Golfe, où de riches donateurs ont profité de la guerre en Syrie pour financer les groupes rebelles les plus extrémistes, avec la bénédiction de leur pouvoir pressé de voir Bachar el-Assad tomber.

Or, ces dons ne représenteraient en réalité qu’une infime partie des revenus de l’État islamique. “L’EI ne reçoit qu’une proportion marginale de donations extérieures qui ne correspondent plus qu’à 2 % de leurs revenus générés annuellement“, affirme Jean-Charles Brisard, consultant international spécialiste du terrorisme, qui vient de rendre un rapport sur les sources de financement de l’EI. “Cette organisation est aujourd’hui autosuffisante.

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Seuls les riches seront immortels

Vivre plus longtemps, en bonne santé… Et même, pourquoi pas, vivre pour toujours, dans un corps synthétique qui ne connaîtra ni la maladie, ni la décrépitude, ni la mort. Financés par des multinationales et des oligarques milliardaires, de nouveaux alchimistes poursuivent ce vieux rêve de l’humanité.

Mais cet âge d’or sera réservé aux riches et dessinera une nouvelle lutte des classes, prophétise le magazine Aeon. L’avenir se partagera entre ceux qui auront accès aux coûteux traitements médicamenteux, aux thérapies géniques, et les autres, pour lesquels la vieillesse sera de courte durée.

Cette lutte a d’ailleurs déjà commencé. Des scientifiques américains sont en train de mettre au point des pilules antiâge qui pourront ralentir le vieillissement, ainsi que des prothèses et des implants électromécaniques qui permettront d’augmenter les capacités humaines. Des innovations qui ne seront accessibles qu’à ceux qui en auront les moyens.

De nouveaux médicaments pourraient permettre aux riches de vivre cent vingt ans ou plus, et en bonne santé. Les pauvres, eux, pourront toujours en rêver. Dans de nombreux pays, la disparité est sidérante entre les revenus des plus fortunés et ceux du reste de la population. Ainsi, depuis 1975, 80 % de la hausse des revenus aux États-Unis s’est faite au profit de seulement 10 % de la population. La vie que peuvent s’offrir les heureux élus n’a rien à voir avec le sort réservé à tous les autres.
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L’Épuisement de la Terre, l’enjeu du XXIe siècle – Daniel Nahon

Et si le véritable risque n’était pas le réchauffement climatique ? Et si c’était l’épuisement de la terre ? Comment nourrir dix milliards d’individus avec des sols surexploités ? Daniel Nahon sonne l’alarme. Les sols, soubassements féconds des civilisations humaines, s’érodent plus vite qu’ils ne se reconstituent. Ils sont la peau de la Terre. Les argiles, une poussière de minéraux, les recouvrent d’une fine pellicule. Et nous la sollicitons de plus en plus, jusqu’à la maltraiter. La Vie pourra-t-elle continuer à y puiser ses aliments ?

Les trésors de Chantilly

7.800 hectares de jardins et de forêts, des centaines de tableaux de maîtres, et des écuries plus vastes que le château lui-même : Chantilly est l’un des plus vastes domaines de France. Visite dans les secrets et les coulisses de ce joyau du XVIIème siècle, résidence des Princes de Condé.

Royaume-Uni : Londres, capitale des ultra-riches

Selon la société de conseil en immobilier Savills, Londres est devenue la ville la plus chère au monde pour vivre et travailler, détrônant Hong Kong qui occupait la première place depuis 2009.

Ceux qui y achètent ces appartements hors de prix sont généralement des investisseurs étrangers et, très souvent, ils n’occupent pas ces logements. Nos correspondants se sont intéressés aux conséquences de ce phénomène.

SNCF : Un rapport interne pointe la hausse de la masse salariale

Le document risque de faire grand bruit. La SNCF a vu sa masse salariale fortement augmenter ces dix dernières années alors même que ses effectifs baissaient de 14%. C’est ce que révèle un rapport confidentiel présenté en conseil d’administration fin septembre. Le document a été cité lundi par une lettre spécialisée, «MobiliCités».

Ainsi les effectifs de l’entreprise sont passés de 178.260 personnes à 152.968 entre 2003 et 2013. Mais entre-temps, «la masse salariale a augmenté de 1,289 milliard d’euros».

Lundi soir, la SNCF n’avait pas réagi aux sollicitations de l’AFP.

Parmi les raisons avancées de cette augmentation, estime «MobiliCités», le recours à des promotions individuelles, une augmentation de 32% en moyenne des remboursements de frais par agent et un taux d’encadrement passé de 1 pour 6,8 agents en 2003 à 1 pour 4,2 agents dix ans plus tard.

La récente réforme des retraites des cheminots, en repoussant l’âge de départ, a aussi provoqué le gonflement mécanique de la masse salariale. Du coup, «la rémunération moyenne du personnel de l’EPIC (Etablissement public industriel et commercial) SNCF augmente de 3,87% par an alors que l’inflation n’a progressé en France que de 1,56% entre 2003 et 2013», dévoile la newsletter.

Une divulgation qui tombe à point nommé…
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La mythique courbe de Phillips

Par Simon Wren-Lewis

Supposons que vous ayez une heure de cours pour enseigner les fondamentaux en macroéconomie, quelle relation seriez-vous sûr de présenter? Ma réponse serait la courbe de Phillips. La courbe de Phillips explique grandement la politique monétaire.

Ce sont des idées simples, mais hautement plausibles, qui m’ont amené à croire en la courbe de Phillips. Lors d’une expansion, la demande est forte par rapport à la capacité de l’économie à produire, donc les prix et salaires tendent à s’accroître plus rapidement que lors des récessions.

Cependant les travailleurs ne vont normalement pas souffrir d’illusion monétaire: lors d’une expansion, ils veulent de plus hauts salaires pour accroître l’offre de travail. Les entreprises se focalisent quant à elles sur leurs marges de profit, si bien que si les coûts augmentent, les prix augmentent également.

Comme les entreprises ne changent pas leurs prix tous les jours, elles vont aussi bien penser aux coûts courants qu’aux coûts futurs. Cela signifie que l’inflation dépend de l’inflation anticipée, aussi bien que d’un certain indicateur d’excès de demande, comme le chômage.
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États-Unis : Le business de la santé

Il ne fait pas bon tomber malade aux États-Unis. Contrairement à la France, le système de santé américain est régi par des assurances privées hors de prix. Afin de payer leurs frais médicaux, des milliers d’Américains font appel à la solidarité publique et organisent tombolas de quartiers et appels aux dons sur internet.

Quand cela ne suffit pas, les hôpitaux engagent des agences de recouvrement pour partir à la chasse de ces “mauvais payeurs” atteints d’un cancer, d’une maladie rare ou victime d’un accident.

Face à ces méthodes coup de poing, un hôpital low-cost propose des soins de qualité à bas prix. Contrairement à la pratique courante, ils affichent leurs prix avant de pratiquer les soins.

Pourquoi Total ne paie pas d’impôt sur les sociétés en France

Le groupe, qui ne paie pas d’impôt sur les sociétés en France, pourrait toucher un chèque du fisc de 80 millions en 2017 au titre du Cice et du Crédit d’impôt recherche. Ce qui suscite des critiques.

Aux hommages, quelques heures après la disparition de Christophe de Margerie, le président de Total, se mêlent aussi des critiques sur la fiscalité clémente dont profite le groupe en France. Tout en en se disant «choqué» de la mort de ce grand patron, l’ex-ministre et député PS François Lamy, a jugé qu’il n’était pas normal que le groupe puisse toucher, selon lui, 80 millions au titre du Cice.

«C’est bien le problème posé par le Crédit Impôt compétitivité emploi, qui bénéficie à toutes les entreprises, quelles qu’elles soient», a souligné ce proche de Martine Aubry sur Sud radio, qui souhaite «cibler» davantage ce dispositif. D’autres responsables politiques, comme Florian Philippot, le vice-président du FN, ont dénoncé le fait que le groupe s’était organisé pour ne pas payer «un centime d’impôts en France», ce qui «choque».

La réalité est toutefois un peu plus complexe. Voici les réponses aux principales questions que suscite le groupe sur sa fiscalité.

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Du micro au nano

Dans le premier épisode de la série documentaire Bienvenue dans le nanomonde, nous serons témoins du passage du micromonde du 20e siècle, au nanomonde du 21e siècle. Nous découvrirons comment est née l’idée d’assembler des objets atome par atome, oubliant la traditionnelle fabrication d’objets à partir de blocs de matière première.

Nous nous laisserons guider par les découvreurs et chercheurs les plus talentueux. En leur compagnie, nous irons jusqu’à la logique ultime des nanotechnologies qui, théoriquement, nous permettront d’assembler n’importe quel objet à partir d’atomes!

La France convoite le trésor des fonds souverains

Ce soir [lundi 20 octobre 2014], François Hollande doit recevoir à dîner plusieurs représentants des grands fonds souverains. Une opération séduction importante pour la France, en mal de compétitivité et engluée dans ses déficits publics.

L’Élysée déroule le tapis rouge aux grands investisseurs internationaux. Ce lundi soir, François Hollande doit recevoir à dîner plusieurs représentants des grands fonds souverains, dont Adia, le premier des Émirats arabes unis, et l’un des plus gros au monde, assis sur un trésor de guerre de 626 milliards d’euros, le China Investment Corporation (CIC), ou encore Temasek de Singapour.

Une opération séduction importante pour la France, en mal de compétitivité et engluée dans ses déficits publics.

À eux seuls, les fonds souverains représentent une manne de quelque 4.700 milliards d’euros, issus surtout des ressources pétrolières. L’événement s’inscrit dans la séquence sur l’attractivité et l’inauguration à Paris du siège de l’IIR, un club d’investisseurs internationaux, lancé en 2011 sur une initiative canadienne.
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Le décrochage de l’économie numérique

Par Myret Zaki

Il est intéressant de mettre en parallèle, d’un côté, les théories de «stagnation séculaire des économies développées», et, de l’autre, les chiffres de l’économie hyperdynamique de la Silicon Valley.

On peine à croire que les deux soient vrais simultanément. L’un ou l’autre doit faire erreur.

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Loïc Le Ribault et le silicium organique G5

En 1971, Loïc Le Ribault invente l’Exoscopie des Quartz, une méthode révolutionnaire d’analyse des sables qui permet de retracer leur histoire géologique au moyen du microscope électronique à balayage.

Il fait de nombreuses communications sur ce sujet, notamment à l’Académie des Sciences. Des chercheurs du monde entier s’adressent à lui pour faire analyser leurs échantillons.

L’Exoscopie est alors appliquée en archéologie, travaux publics, géologie minière, sédimentologie, exploration pétrolière et océanographie. Loïc Le Ribault a alors l’idée de créer un laboratoire…

Serge Latouche : “La décroissance n’a pas à se situer sur l’échiquier politique”

Professeur émérite d’économie à l’université de Paris-Sud (Orsay), Serge Latouche est spécialiste des rapports économiques et culturels Nord-Sud et de l’épistémologie des sciences sociales. Il est l’un des fondateurs de la revue d’étude théorique et politique de la décroissance Entropia.

Rédacteur historique de la Revue du MAUSS, il dirige depuis 2013 la collection ”Les précurseurs de la décroissance” aux éditions Le Passager Clandestin. Serge Latouche est aujourd’hui considéré comme le spécialiste de la décroissance qu’il a contribuée à lancer dès le début des années 2000 grâce à des ouvrages tels que Le pari de la décroissance, Pour une société d’abondance frugale ou encore l’Age des limites.

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Mieux manger revient de plus en plus cher

Selon une étude britannique, 1.000 calories d’aliments réputés sains coûtent 9,4 euros, soit trois fois plus que 1.000 calories d’aliments moins bons pour la santé. Le fossé s’est creusé en une décennie.

Manger sain a un coût. C’est en tout cas ce que suggère une étude parue dans PLOS One : entre 2002 et 2012, un écart croissant s’est installé entre le prix des aliments sains et celui des aliments moins sains. Lorsque le prix est rapporté au nombre de calories, les aliments sains sont 3 fois plus chers en 2012 que les aliments moins bons pour la santé.

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Permaculture : Forêt comestible pour auto-suffisance alimentaire

Juan Anton Mora, 78 ans, va courir 40 minutes plusieurs fois par semaine. Il organise chez lui des réunions de plusieurs jours avec des dizaines de personnes. “Chacun apporte son sac de couchage et on se débrouille“, explique-t-il.

Y-a-t-il besoin de le dire : Juan Anton a une forme impressionnante ! Comment fait-il ? Une vie saine et son envie de changer le monde doivent avoir leur rôle à jouer. Car oui, chacune de ses actions a pour but de “changer le monde” ou pour être plus précis, combattre la faim dans le monde. Rien de moins.

La société devrait être basée sur deux piliers : le “travail” (ce que nous savons faire et qui participe à la société) et la production de sa nourriture. De cette manière, quoi qu’il se passe, si nous n’avons plus de travail, nous aurons toujours de quoi manger. Il faut que tout le monde puisse manger. Et comme la nourriture vient de la terre, produisons nous-même notre propre nourriture !

Tant que nous ne dépendrons que d’un contrat salarié, notre sécurité ne tiendra qu’à un fil.

Et tout cela ne s’arrête pas à un beau discours. Juan Anton met en pratique ces conseils et il va même plus loin: il expérimente toutes les manières possibles de faciliter le travail de la terre.

Gagner en indépendance alimentaire n’est pas seulement une sécurité, c’est aussi une manière de regagner une certaine liberté dans une société où nous n’avons plus le choix (de rien).

Il faut appeler les choses par leur nom !

Quand on rentre dans une boulangerie et que le boulanger ne peut pas nous dire d’où vient sa farine, quand le marché est contrôlé par les transgéniques et que nous n’avons pas le choix de ce que nous achetons, c’est une dictature.

Quand on élit des personnes qui passent leur temps à nous mentir et qui font le contraire de ce qu’elles disent, c’est une dictature.

Il faut trouver la manière de faire les choses par nous-même. Il faut apprendre à cultiver, produire des aliments sains, établir une relation commerciale ou d’échanges de produits que nous faisons nous-même.

Une forêt comestible pour nous nourrir sans effort
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