Immobilier : Le marché de la rénovation écolo

Chauffage, lumière, électroménager: avec la hausse des prix de l’électricité et des énergies fossiles (gaz, fioul), la maison est devenue un gouffre financier. Le secteur du bâtiment est le premier consommateur d’énergie avec 70 millions de tonnes d’équivalent pétrole. Un logement normal consomme en moyenne 400 kWh d’énergie par m² par an. Aujourd’hui, on vante les maisons positives.

Des maisons « idéales » où toutes les consommations sont calculées et optimisées. De nombreux professionnels du bâtiment se sont donc lancés sur un marché qui explose, celui de la rénovation « écolo ». On trouve de tout à tous les prix, et des gens prêts à tout pour vous vendre de « la rénovation verte».

Comment réussir à faire baisser sa facture énergétique ? Jusqu’à quelle hauteur peut-on réduire le montant de ses impôts en rénovant sa maison ? À qui profite le marché de la rénovation écolo? Comment éviter les arnaques des pros de la rénovation? Finalement, peut-on réellement faire des économies en rénovant sa maison?

Et si des robots remplaçaient tous les travailleurs ?

Remplacer la quasi totalité des travailleurs par des robots, pour gagner en productivité ? Cette idée japonaise pose de multiples questions.

La liste des pays qui connaissent un vieillissement de leur population s’allonge, conséquence d’une vie plus durable et d’une baisse de la natalité. C’est notamment le cas en Chine, résultat dans ce cas de la politique de l’enfant unique. Lorsque cette question est abordée, c’est pour souligner le mauvais rapport entre population active et inactive qui en résulte - pesant sur les systèmes de retraite par répartition - ainsi que l’augmentation des coûts médicaux afférents qui contribue à déséquilibrer les finances des systèmes de santé. Il est oublié que c’était éminemment prévisible et aurait dû faire l’objet de provisions.

Un fonds de réserve français déjà siphonné

En France, un fonds de réserve pour les retraites a bien été institué en 2001 par le gouvernement Jospin, mais il a été siphonné sous la présidence de Nicolas Sarkozy avant l’heure prévue de 2020.
Lire la suite

Seine-Saint-Denis : Ordiland, l’envers des data centers

Au nord de Paris, en Seine-Saint-Denis, se multiplient les data centers, ces hangars de serveurs indispensables au fonctionnement d’Internet. Leur besoin en énergie est colossal: ils représentent un quart de la puissance électrique supplémentaire du Grand Paris d’ici 2030. Des riveraines se plaignent de leur impact sur leur vie quotidienne.

À brûle-pourpoint, si l’on vous demandait de pointer sur une carte de France la zone de plus forte concentration de data centers, ces hangars de serveurs informatiques qui font tourner Internet, que désigneriez-vous ? Le quartier de La Défense, près des sièges des multinationales ? Grenoble la technophile, avec son « campus d’innovation » spécialisé en nanotechnologies, Minatec ? Le long du couloir rhodanien et de ses nombreuses centrales nucléaires ?

Vous auriez tort. La plus forte concentration de data centers s’étale sur Plaine Commune, l’agglomération de Seine-Saint-Denis qui regroupe au nord de Paris, Saint-Denis, Aubervilliers, La Courneuve, Stains, Saint-Ouen, Pierrefitte, Villetaneuse, Épinay et l’Île-Saint-Denis. Par quelle ruse de l’Histoire l’un des départements les plus pauvres de France, havre de cités en galère, s’est-il retrouvé terre pionnière de l’économie numérique?

Par une accumulation d’avantages topographiques et techniques méconnus du grand public: bon équipement en câbles électriques et fibre optique, bonne desserte routière, situation hors zone inondable, foncier pas cher, proximité avec la capitale.
Lire la suite

Radio Courtoisie : « Quentin Tarantino, ou le crépuscule de l’image » (Audio)

Le lundi 18 août 2014, dans l’émission “Psychologie et littérature” sur Radio Courtoisie, Quentin Debray, recevait Yannick Rolandeau, scénariste, cinéaste, enseignant aux Ateliers de l’image et du son (Marseille), collaborateur à la revue “L’atelier du roman“.

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Qui sont les personnes naturellement immunisées contre le VIH ?

Article rédigé par le Docteur Pascal Nitiema et publié le mardi 12 juillet 2011.

Quelqu’un à Ouagadougou s’écriait un jour : « Qu’ils ont de la chance ces gens qui ne peuvent pas être infectés par le VIH ! Si j’étais l’un d’entre eux, j’aurais vécu une vie de débauché sexuel. » Tous n’auraient certainement pas fait pareil, heureusement d’ailleurs. Malheureusement ces personnes immunes au VIH constituent généralement une minorité dans la population générale.

Étudier comment l’organisme de ces personnes immunes arrive à bloquer le VIH peut aider à trouver des remèdes et des vaccins contre la maladie. Il s’agira alors de mimer les stratégies utilisées par l’organisme de ces sujets résistants.

Il y a plusieurs mécanismes de résistance, et le plus étudié d’entre eux concerne un élément de cellule appelé CCR5. Il s’agit d’une mutation génétique qui par hasard, ne permet pas au virus du SIDA de pénétrer dans les cellules. En effet, lorsque le virus pénètre dans l’organisme, il a besoin de rentrer dans certaines cellules (lymphocytes, monocytes) pour survivre et se multiplier.

Tout comme le poisson doit être dans l’eau pour assurer sa survie. Le virus passe alors, par une porte située sur la cellule appelée « CCR5 ». Chez certaines personnes, la constitution de cette porte a été modifiée par erreur (mutation génétique) et n’est plus adaptée au passage du VIH. Le virus est alors facilement éliminé par l’organisme.

Lire la suite

États-Unis : 5 ans après, les Américains souffrent encore de la crise

Cinq ans après l’éclatement de la crise financière, les deux tiers des Américains se ressentent encore de ses conséquences. Plus d’un sur cinq ont reporté une décision de vie importante.

“Famille d’ouvriers agricoles itinérants. Sept enfants sans nourriture. Mère âgée de 32 ans [il s'agit de la fameuse Florence Thompson]. Père natif de Californie. Nipomo, Californie” – Photo de Dorothea Lange, 1936 (Librairie du Congrès, Washington DC)

C’est une bien intéressante étude que vient de publier la Federal Reserve sur la situation financière, et surtout le ressenti financier, des Américains. Le sondage, mené par la société GfK auprès de 4.100 personnes en septembre et en octobre 2013, soit cinq ans après le début de la crise financière, démontre la force de l’impact de la Grande Récession de 2008-2009.

Plus d’un tiers des Américains (34 %) déclarent ainsi que leur niveau de vie est moins élevé qu’en 2008. Un autre tiers (34 %) indique que leur niveau de vie est le même. Il n’en reste que 30 % pour dire que leurs revenus ont progressé.

Lire la suite

États-Unis : Le peuple des ténèbres

Saviez-vous qu’il existe des sans-abris new yorkais qui vivent là où se trouve un peu chaleur: dans d’anciens égouts et des stations de métro désaffectées?

Portraits croisés d’habitants de ce no man’s land qui racontent leur parcours et leur vie quotidienne. Les premiers habitants des tunnels sont arrivés là dans les années 1970. C’était surtout des anciens de la guerre du Vietnam, suivis plus tard par des trafiquants de drogue, des clochards, des gangsters en cavale…

Les oubliés du rêve américain. Il faut vraiment avoir le cœur accroché pour soutenir certaines images.

(Merci à Rob)

Edelweiss et lutte des classes

Inventé par des aristocrates, l’art de gravir les montagnes demeura réservé aux classes aisées jusqu’à l’irruption de l’escalade sportive, dans les années 1980. Aux temps héroïques, les alpinistes cherchaient en premier lieu à se distinguer de la masse. Leur sensibilité à la beauté des cimes et à une nature grandiose allait de pair avec leur dédain pour les rustres vivant dans ces contrées reculées.

Les découvertes scientifiques ne suscitent pas toujours l’enthousiasme. Quand des chercheurs annoncent la mise au point d’une molécule ou d’un hybride dotés de vertus miraculeuses, ils se heurtent fréquemment au scepticisme de l’opinion publique, prompte à s’inquiéter des conséquences écologiques, sanitaires ou sociales de ces innovations.

Personne, au sein de la communauté scientifique, ne s’attendait pourtant à la tempête d’indignation qui a accueilli la grande trouvaille du centre de recherches suisse Agroscope Changins-Wädenswil (ACW). En 2006, les agronomes d’ACW annoncent avoir réussi à cultiver une souche commercialement exploitable de l’edelweiss, baptisée « Helvetia ».

L’industrie cosmétique convoite déjà la petite fleur sauvage des Alpes pour ses propriétés anti-inflammatoires, réelles ou imaginaires. La version domestiquée pourrait, selon les scientifiques, galvaniser le marché et fournir une source appréciable de revenus aux paysans de la montagne comme à la Suisse tout entière.

Lire la suite

Et si l’innovation technologique nuisait à la société humaine ?

C’est une question que se posent économistes et travailleurs au moins depuis la Révolution industrielle. Et dans le passé, la réponse était généralement un «non» franc et direct…

L’innovation est censée être le remède au marasme économique. Et si au contraire elle en était la cause ? Plus précisément : serait-il possible que l’incessante automatisation touchant tous les secteurs, des usines au commerce de détail en passant par le journalisme, ne détruise davantage d’emplois qu’elle n’en crée ?

Lire la suite

La Mort Noire (Rediff.)

La peste noire est une pandémie de peste bubonique, causée par la bactérie Yersinia pestis, qui a touché la population européenne entre 1348 et 1352. Elle n’est ni la première ni la dernière épidémie de ce type, mais elle est la seule à porter ce nom. Par contre, elle est la première épidémie de l’histoire à avoir été bien décrite par les chroniqueurs contemporains.

On estime que la peste noire a tué entre 30 et 50 % de la population européenne en cinq ans, faisant environ vingt-cinq millions de victimes. Cette épidémie eut des conséquences durables sur la civilisation européenne, d’autant qu’après cette première vague, la maladie refit ensuite régulièrement son apparition dans les différents pays touchés : entre 1353 et 1355 en France, et entre 1360 et 1369 en Angleterre, notamment.

Ce documentaire s’attache à décortiquer l’influence qu’eut sur les sociétés du XIVe siècle cette épidémie de mort noire qui frappa l’Europe avec une virulence telle qu’elle fit craindre la disparition de l’humanité. Catastrophe humaine et sanitaire, la grande peste du XIVe siècle peut en effet être considérée comme l’ouverture vers un nouveau type de société.

Philippe Coulangeon : « Classes et culture »

Il y a trente ans, « La Distinction » de Pierre Bourdieu a posé les bases d’une réintégration des éléments culturels dans la réflexion sur le capital. Cette thèse reste-t-elle valide aujourd’hui?

Philippe Coulangeon, évoque les métamorphoses de la distinction dans un monde marqué par les inégalités de patrimoine et les mutations de la légitimité culturelle.

Partie 1:

Partie 2:
Lire la suite

[Billionnaires] : le monde en route pour l’ère des hommes qui valaient mille milliards de dollars

Si la concentration du capital continue de s’accroître, il faudra attendre encore vingt-cinq ans environ pour voir une nouvelle catégorie de “super riches” se généraliser : les [billionnaires].

Atlantico : Alors que d’après Capgemini et RBC Wealth Management les personnes disposant d’un minimum d’un million de dollars à investir seraient au nombre de 13,7 millions dans le monde, les prévisions financières (notamment celles de la Banque Credit Suisse) avancent que d’ici 25 ans, le premier [billionnaire] (mille milliards de dollars) verra le jour. Est-ce vraiment plausible ? Quelles sont les données économiques et financières qui vont dans le sens d’un accroissement exponentiel de la richesse ?

Vincent Touzé : Tous les ans le Research Institute du Crédit Suisse édite un rapport sur la répartition de la richesse dans le monde et recense le nombre de milliardaires. En 2010, ils étaient environ 1.000 dans le monde. Si on prend les derniers classements Forbes et Bloomberg, Bill Gates serait toujours l’homme le plus riche du monde avec une fortune évaluée entre 69,6 et 76 milliards de dollars. On est donc loin des 1.000 milliards de dollars.

Pourtant, 1.000 milliards de dollars, ce n’est jamais que 3 fois la valorisation de Google (environ 350 milliards de dollars), une entreprise née seulement il y a une quinzaine d’année. Etant donnée la dynamique de telles entreprises, imaginer, d’ici 2025, des valorisations supérieures à 1.000 milliards ainsi qu’une forte concentration du capital entre quelques mains n’est pas inenvisageable.

La plupart des fortunes sont relativement stables dans le temps. La richesse est-elle forcément amenée à s’accroître et à se concentrer dans les années qui viennent ? Sous quels effets ?
Lire la suite

Aux sources du capitalisme indien

Aujourd’hui la 10e puissance mondiale en termes de valeur nominale du PIB, l’Inde reste largement absente des travaux comparatifs sur les variétés du capitalisme contemporain. L’historien de l’économie Claude Markovits revient ici sur le rôle du colonialisme, de la diaspora ou encore de la caste sur l’évolution de l’industrie et du capitalisme en Inde.

Quel a été l’impact de la période coloniale britannique sur le développement de l’industrie et l’expansion du capitalisme après l’indépendance ?

Claude Markovits: C’est une idée fort répandue en Inde que l’héritage de la période coloniale a pesé lourd sur le développement industriel et l’expansion du capitalisme après l’indépendance. Mais, quand on cherche à définir plus précisément les aspects négatifs de l’héritage colonial, on se heurte à certaines difficultés.

Lire la suite

Alsace : Nids d’aigles

Le cadre est magnifique: un château médiéval en haut d’une colline alsacienne. On peut y admirer trois cents rapaces, certains en plein vol, d’autres dans leurs nids et s’occupant de leurs petits. Aigle royal, condor des Andes, vautour…

En Alsace, la volerie des aigles, née dans les années 60, est le premier centre de conservation et de reproduction de rapaces en France.

Netwars : La guerre sur le Net (Rediff.)

Documentaire sur la guerre informatique que se livrent discrètement les États depuis plusieurs années. La menace virtuelle devient la force la plus dissuasive qui soit.

À l’heure des automatisations et des mises en réseau, les infrastructures sont de plus en plus vulnérables à des cyberattaques. Pour protéger leurs intérêts, les États commencent à s’armer: la troisième guerre mondiale sera-t-elle informatique?

Qui finance l’Etat islamique ? Vous et moi

Les missiles tirés du ciel ne suffiront pas à stopper ou à faire reculer l’Etat islamique. C’est le Pentagone qui le dit. Alors, que faire contre ces bataillons brutaux et fanatisés qui contrôlent maintenant, sous la houlette du nouveau calife, un gros morceau de l’Irak et de la Syrie ? Il y a de la panique dans l’air. La preuve ? On cherche des coupables.

Hillary Clinton s’en prend ainsi à Barack Obama (et c’est bien la preuve qu’elle est déjà candidate, sans le dire, à sa succession). Elle reproche à son ancien patron de ne pas l’avoir écoutée, il y a deux ans, quand elle proposait d’armer la résistance syrienne modérée contre Bachar el-Assad. Le refus américain, dit-elle, a créé un vide que d’autres ont rempli. L’argent et les armes qui ont afflué par ces canaux-là sont allés aux groupes islamistes les plus extrémistes, assurant leur suprématie, d’abord en Syrie, maintenant en Irak.

Quels canaux ? Hillary Clinton ne le dit pas. Mais Dominique de Villepin casse le morceau. L’ancien premier ministre français, qui n’est pas le plus mal informé sur ces questions, dénonce le «jeu destructeur» de «l’Arabie saoudite et des monarchies conservatrices» du Golfe.

Lire la suite

États-Unis : Le business florissant des ventres à louer

Autorisée dans plusieurs États américains, la gestation pour autrui attire une clientèle étrangère aisée de plus en plus nombreuse. Outre les États-Unis, seuls quelques pays – l’Inde, la Thaïlande, l’Ukraine et le Mexique – autorisent la rémunération des mères porteuses.

Résultat, de plus en plus de candidats fortunés, homosexuels, hétérosexuels, mariés ou célibataires, font le voyage d’Asie, d’Australie et d’Europe vers les États-Unis, représentant désormais l’essentiel de la clientèle des agences de mères porteuses américaines.

De nombreux pays estiment que la maternité partagée entre la mère biologique et la mère porteuse va à l’encontre des intérêts de l’enfant. A fortiori lorsque trois femmes sont impliquées: la mère biologique, qui a donné son ovule, la mère porteuse et la “mère d’intention”, qui élèvera l’enfant.

Cette année, plus de 2.000 bébés destinés à des couples américains ou étrangers seront nés de mères porteuses aux États-Unis, soit trois fois plus qu’il y a dix ans. Une pléthore d’annonces publicitaires s’adressent aux donneuses d’ovules, aux parents d’intention et aux mères porteuses.

Lire la suite

Analyse du système de santé français (Màj)

Addendum du 15/08/2014 : Fermeture suspendue de l’unité de cancérologie de Garches